DM LangagesFormels
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Younesse Kaddar
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Exercice 1
1.
R ∗
Lpal ≝ {w$w ∣ w ∈ {a, b} }
Pour abréger les notations, x dénotera un élément quelconque de l’alphabet de pile {A, B, ⊥}.
a, x/xA | b, x/xB b, B/ | a, A/
$, x/x , ⊥/
⊥ q_0 q_1 q_f
reconnaît Lpal .
en effet :
on voit aisément que tout mot de Lpal est reconnu par Apal
et réciproquement : si w′ est reconnu par Apal , alors il existe γ tel que :
∗ ∗
∈ {a, b, $} ∈ Γ
w
q0 , ⊥ ⟶A qf , γ
Or, la seule transition allant en qf est (q1 , ⊥, ε, qf , ε), où ⊥ est le fond de pile. Donc γ = ε .
On peut ensuite remarquer qu’au cours de l’exécution de Apal sur w , le nombre de transitions effectuées de q0 à
′
est de la forme :
w1 w2 wi
q0 , ⊥ ⟶A q0 , γ ⟶A ⋯ ⟶A q0 , γ ⎞
1 i
$ ⎟
⟶A q1 , γ ⎟
i
⎟
wi+1 wi+2 w2i ⎟
′ ′ ⎟⊛
⟶A q1 , γ ⟶A ⋯ ⟶A q1 , γ
1 i ⎟
⎟
⎟
=⊥ ⎟
ε
⎠
⟶A qf , ε
où ∀j, wj ∈ {a, b}
R
w$w
où w ∈ {a, b}
∗
, par induction sur la taille (impaire) de w′ .
si |w′ | = 1 : alors w′ = $ nécessairement, et le résultat est acquis.
si w′ ≝ w1 ⋯ wi $wi+1 ⋯ w2i (où i ≥ 1 ∧ ∀j, wj ∈ {a, b} , par ⊛) et |w| > 1 :
⊛
≝ ⊛
Par ⊛, et comme les transitions de q0 dans lui-même ne font qu’ajouter un symbole au-dessus du sommet de
la pile, et les transitions de q1 dans lui-même ne font que supprimer le symbole de sommet de pile, on a :
w2 w3 wi
q0 , ⊥ ⟶A q0 , ζ ⟶A ⋯ ⟶A q0 , ζ
1 i ⎞
$ ⎟
⟶A q1 , ζ ⎟
i
⎟
wi+1 wi+2 w2i−1 ⎟
q1 , ζ
′
⋯ q1 , ζ
′
⎟ ⊛ ⊛
⟶A ⟶A ⟶A
1 i ⎟
⎟
⎟
=⊥
⎟
ε
⎠
⟶A qf , ε
(avec w2 ⋯ wi , wi+1 ⋯ w2i−1 éventuellement vides) : le premier symbole ajouté sur la pile est le dernier
enlevé.
Donc w2 ⋯ wi $wi+1 ⋯ w2i−1 ∈ L(Apal ) , et par hypothèse d’induction :
R
wi+1 ⋯ w2i−1 = (w2 ⋯ wi )
Supposons maintenant que w1 = a . Par définition de Apal , A est le premier symbole ajouté (au-dessus du
fond de pile) : par ⊛, il apparaît donc (d’après les considérations précédentes) qu’il a été enlevé par la
transition
w2i
′ ′
q1 , γ ⟶A q1 , γ
i−1 i
=⊥
′ R R
w ≝ w1 w2 ⋯ wi $(w2 ⋯ wi ) w2i = w1 w2 ⋯ wi $(w2 ⋯ wi ) w1
R
= w1 w2 ⋯ wi $(w1 w2 ⋯ wi )
Lpal ≝ {w$w
R ∗
∣ w ∈ {a, b} } est déterministe.
2.
R +
Lh ≝ {w$(h(w)) ∣ w ∈ Σ }
Pour abréger les notations, x dénotera un élément quelconque de l’alphabet de pile Σ ∪ {⊥}.
On pose
où :
δ ≝ {(q0 , x, a, q0 , xa) ∣ a ∈ Σ}
∪ {(q0 , x, $, q1 , x)}
∪ {(q1 , a, h(a), q1 , ε) ∣ a ∈ Σ}
∪ {(q1 , ⊥, ε, qf , ε)}
$, x/x , ⊥/
⊥ q_0 q_1 q_f
reconnaît Lpal .
en effet :
on voit aisément que tout mot de Lpal est reconnu par Apal
et réciproquement : si w′ ∈ Σ ∪ Δ ∪ {$} est reconnu par Apal , on montre de la même manière que dans la
question précédente qu’on a :
w
w
q0 , ⊥ ⟶A qf , ε
w
Et que q0 , ⊥ ⟶A qf , ε est de la forme :
w1 w2 wi
q0 , ⊥ ⟶A q0 , γ ⟶A ⋯ ⟶A q0 , γ
1 i ⎞
$ ⎟
⟶A q1 , γ ⎟
i
⎟
wi+1 wi+2 w2i ⎟
q1 , γ
′
⋯ q1 , γ
′ ⎟⊛
⟶A ⟶A ⟶A
1 i ⎟
⎟
⎟
=⊥
⎟
ε
⎠
⟶A qf , ε
où ∀j, wj ∈ Σ ∪ Δ
R
w$(h(w))
R
wi+1 ⋯ w2i−1 = (h(w2 ⋯ wi ))
Si w1 ≝ a ∈ Σ :
Par définition de Apal , a ∈ Σ est le premier symbole ajouté (au-dessus du fond de pile) : par ⊛, il apparaît
donc qu’il a été enlevé par la transition
w2i
′ ′
q1 , γ ⟶A q1 , γ
i−1 i
=⊥
Dans δ, la seule transition allant de q1 dans q1 et qui remplace a ∈ Σ par ε est (q1 , a, h(a), q1 , ε). Donc :
Par suite :
′ R
w = w1 w2 ⋯ wi $(h(w2 ⋯ wi )) w2i
R
= aw2 ⋯ wi $(h(w2 ⋯ wi )) h(w1 )
R
= w1 w2 ⋯ wi $(h(w1 )h(w2 ⋯ wi ))
R
= w1 w2 ⋯ wi $(h(w1 w2 ⋯ wi )) (car h est un morphisme)
Si w1 ≝ d ∈ Δ :
Dans δ, les seules transitions qui étiquetées par des lettres (de l’alphabet d’entrée) appartenant à Δ vont
de q1 à q1 .
Donc la transition
w1
q0 , ⊥ ⟶A q0 , γ
1
ne peut pas avoir lieu, ce qui contredit ⊛. Ce cas est donc exclus.
Dans tous les cas, le résultat est acquis.
1. La seule ε-transition est (q1 , ⊥, ε, qf , ε), et il n’existe aucune autre transition depuis q1 , ⊥
2. Pour tous q ∈ {q0 , q1 , qf }, z ∈ Σ ∪ {⊥} , b ∈ Σ ∪ Δ ∪ {$} , il existe au plus une transition depuis q, z en lisant b :
alphabet de pile alphabet d'entrée
Si q = q0 :
si b ∈ Σ : La seule transition applicable est (q0 , z, b, q0 , zb).
si b ∈ Δ ou b = $ : aucune transition n’est applicable.
Si q = q1 :
si b ∈ Σ : aucune transition n’est applicable.
si b ∈ Δ : si z ∈ Σ et b = h(z) , la seule transition applicable est (q1 , z, h(z), q1 , ε).
Sinon : aucune transition n’est applicable.
si b = $ : la seule transition applicable est l’ε-transition précédemment citée
Si q = qf : aucune transition n’est applicable.
Lh ≝ {w$(h(w))
R
∣ w ∈ Σ
+
} est déterministe.
3.
Soit L un langage régulier. Montrons qu’il est déterministe hors-contexte.
A ≝ ⟨Q, Σ, δ, q0 , F ⟩
qu’on peut supposer déterministe et sans ε-transition, quitte à le déterminiser (avec l’automate des parties par exemple).
L’idée est cet automate peut être vu comme un automate à pile qui n’utilise pas sa pile : si on pose
′
AP DA ≝ ⟨Q, Σ, {⊥}, δ , q0 , ⊥, F ⟩
avec
′ ′ ′
δ ≝ {(q, ⊥, a, q , ⊥) ∣ (q, a, q ) ∈ δ}
(où q ′ ) dans δ .
′ ′
(q, z, b, q ) ∈ Q
Exercice 2
Soit L un langage hors-contexte.
Montrons que
il existe un DPDA A ≝ ⟨Q, Σ, Γ, δ, q0 , z0 ⟩ tel que L = N (A) si, et seulement si L est déterministe et préfixe.
⟹ :
Supposons qu’il existe un DPDA A ≝ ⟨Q, Σ, Γ, δ, q0 , z0 ⟩ tel que L = N (A) .
L est déterministe
On construit, de la même manière que dans le cours, l’automate à pile suivant :
′ ′
A ≝ ⟨Q ⊔ {qf }, Σ, Γ ⊔ {⊥}, δ , q0 , ⊥z0 , {qf }⟩
où
′
δ ≝ δ ∪ {(q, ⊥, ε, qf , ε) ∣ q ∈ F }
'
q_3
, ⊥/
, ⊥/
⊥z_0 ⋯ q_2 q_f
, ⊥/
q_1
NB : on rajoute un nouveau fond de pile ⊥, et pour chaque q ∈ Q tel que la pile est “vide” (avec notre nouveau fond), on
ε
ajoute l’ε-transition q, ⊥ ⟶ qf , ε
′
De plus, A est clairement déterministe, puisque pour tous (q, z)) ∈ Q ⊔ {qf } × Γ ⊔ {⊥} :
L est préfixe
Si n’était pas le cas, il existerait un mot w ≝ w1 w2 ∈ L avec w1 ∈ L .
de longueur ≥1
w1
⎧q ,z ⟶
0 0 A q1 , ε (car w1 ∈ L)
⎨ w1 w2
⎩ ′ +
q0 , z 0 ⟶ A q , γ ⟶ A q2 , ε (car w2 ∈ L et |w2 | > 0)
1
′
q = q1
1
{
γ = ε
Et
w2
+
q1 , ε ⟶ A q2 , ε
devient alors absurde puisque qu’aucune transition ne peut partir de (q1 , ε), car la pile est vide.
⟸ :
′
Supposons qu’il existe un DPDA A ′ ′ ′ ′
≝ ⟨Q , Σ , Γ , δ , q , z , F ⟩
′
0
′
0
′
reconnaissant L et que L est préfixe.
Notons déjà qu’on peut supprimer toutes les transitions sortant d’un état final de A sans changer le langage reconnu
′
w
w2
w1
′ ′ ′ ′ + ′ ′
q ,z ⟶A ′ q ,γ ⟶ A′ q ,γ (avec |w2 | > 0)
0 0 F F 2 2
′
∈F
nécessairement : w1 w2 ′
∉ L(A ) = L .
w1
Par l’absurde : si w1 w2 ′
∈ L(A ) = L , alors comme w1 ∈ L (puisque q0′ , z0′ ⟶A ′ q
′
F
,γ
′
F
) et |w2 | ,
> 0 L ne serait pas
′
∈F
préfixe.
′ ′
Pour ne pas alourdir les notations, on note encore A ′ ′
≝ ⟨Q , Σ , Γ , δ , q , z , F ⟩
′ ′
0
′
0
′
l’automate obtenu en supprimant toutes
les transitions sortant d’un état final.
On construit alors, de la même manière que dans le cours, l’automate à pile (qui accepte par pile vide) suivant :
′ ′ ′ ′ ′
A ≝ ⟨Q ⊔ {qf }, Σ , Γ ⊔ {⊥}, δ, q , ⊥z ⟩
0 0
où
′ ′ ′
δ ≝ δ ∪ {(q, z, ε, qf , ε) ∣ q ∈ F ⊔ {qf }, z ∈ Γ ⊔ {⊥}}
'
q_3'
, z/
, z/
, z/
⊥z_0' ⋯ q_2' q_f
, z/
q_1'
NB : on rajoute un nouveau symbole de fond de pile ⊥, et on ajoute des ε-transitions partant des anciens états finals vers
un nouvel état qf qui vide la pile.
Pour tout langage hors-contexte L, il existe un DPDA A ≝ ⟨Q, Σ, Γ, δ, q0 , z0 ⟩ tel que L = N (A) si, et seulement si L
est déterministe et préfixe.
Exercice 3
1.
Comme on l’a vu en TD, l’automate A suivant (avec Σ ≝ {a, b}, Γ ≝ {A, B, ⊥} ) reconnaît
L ≝ {a b
n n
∣ n > 0} ∪ {a b
n 2n
∣ n > 0} :
b, A/
q_2
En effet :
Tout mot de L est clairement reconnu, et réciproquement, si w ≝ w1 ⋯ wm+n ∈ L(A) (où les wi ∈ {a, b} ):
w1 wm ε wm+1 wm+n ε
q0 , γ ⟶ ⋯ ⟶ q0 , γm ⟶ q1 , γm ⟶ ⋯ ⟶ q1 , γm+n ⟶ q3 , ⊥
0
=⊥
ε
Comme l’exécution est acceptante, elle se termine nécessairement par l’unique transition q1 , ⊥ ⟶ q3 ,⊥ , et
la pile est dans le même état qu’au départ (il n’y a que le fond de pile) :
γ = ⊥ ⊛
m+n
Or :
toutes les transitions de q0 dans q0 empilent un A, et seulement à la lecture de la lettre a. Donc :
⎧ w1 = ⋯ = wm = a
⎪
i fois
⎨
⎩
⎪
∀i ∈ ⟦1, m⟧, γ = ⊥A ⋯ A (par une récurrence immédiate sur m)
i
l’unique transition de q0 vers q1 est une ε-transition qui laisse la pile inchangée
toutes les transitions de q1 dans q1 dépilent un A, et seulement à la lecture de la lettre b. Donc, de même (par une
récurrence immédiate sur n) :
⎧ wm+1 = ⋯ = wm+n = b
⎪
m−(i−m)=2m−i fois
⎨
⎩
⎪
∀i ∈ ⟦m + 1, m + n⟧, γ = ⊥ A⋯A ⊛ ⊛
i
⎧ ⊥ par ⊛
⎪
γ = ⎨⊥ A⋯A par ⊛ ⊛
m+n
⎩
⎪
2m−(m+n)=m−n fois
Il vient que m − n = 0 , et
w = w1 ⋯ wn wn+1 ⋯ w2n ∈ L
n n
= a = b
w1 wm ε wm+1 wm+n ε
q0 , γ ⟶ ⋯ ⟶ q0 , γm ⟶ q2 , γm ⟶ ⋯ ⟶ q2 , γm+n ⟶ q3 , ⊥
0
=⊥
ε
ε
Comme l’exécution est acceptante, elle se termine nécessairement par l’unique transition q2 , ⊥ ⟶ q3 ,⊥ , et
unique état final
γ = ⊥ ⊛
m+n
Or :
On montre de même que précédemment que :
⎧ w1 = ⋯ = wm = a
⎪
i fois
⎨
⎩
⎪
∀i ∈ ⟦1, m⟧, γ = ⊥A ⋯ A
i
l’unique transition de q0 vers q2 est une ε-transition qui laisse la pile inchangée
toutes les transitions de q2 dans q2
remplacent le haut de la pile par un B si c’est un A
ou
dépilent le haut de la pile si c’est un B
et seulement à la lecture de la lettre b. Donc :
wm+1 = ⋯ = wm+n = b
Et
m−1 m−1
γ = ⊥A B γ = ⊥A
m+1 m+2
m−2 m−2
γ = ⊥A B γ = ⊥A
m+3 m+4
m−3 m−3
γ = ⊥A B γ = ⊥A
m+5 m+6
m−i/2
⊥A si i est pair
∀i ∈ ⟦1, n⟧, γ = { ⊛ ⊛
m+i m−(i+1)/2
⊥A B sinon
γ = ⊥ par ⊛
m+n
et
m−n/2
⊥A si n est pair
γ = { par ⊛ ⊛
m+n m−(n+1)/2
⊥A B sinon
w = w1 ⋯ wm wm+1 ⋯ wm+2m ∈ L
m
= a 2m
= b
L ≝ {a b
n n
∣ n > 0} ∪ {a b
n 2n
∣ n > 0} est algébrique.
2.
a).
′
Soit w ∈ L(A ) .
′
L’exécution de A sur w est de la forme :
w1 w2 wm
⟶ A
′ (qm+1 , 1), γ ⟶ A
′ ⋯ ⟶ A
′ (qm+n , 1), γ
m+1 m+n
∈F
(puisque qu’il n’existe aucune transition allant d’un état de Q × {1} vers un état de Q × {0})
où
w = w1 ⋯ wm g(wm+1 ) ⋯ g(wm+n )
q0 , q1 , ⋯ , qm−1 ∉ F
qm ∈ F
′ ′
qm+n ∈ F puisque w ∈ L(A ) et l’ensemble des états finals de A est F × {1}
w1 , ⋯ , wm ∈ {a, b, ε}
′
Par définition de δ , l’exécution
w1 w2 wm
q0 , z 0 ⟶ A q1 , γ ⟶A ⋯ ⟶A qm , γ
1 m
∈F
Ainsi :
b).
′
Soit w ∈ L(A ) .
w = w1 ⋯ wm g(wm+1 ) ⋯ g(wm+n )
w1 ⋯ wm ∈ L = L(A)
′ ′
w ≝ w w
1 2
où w′1 ∈ L(A), w
′
2
∈ {c}
∗
d).
′
Soit w ∈ L(A ) .
D’après b) :
′ ′
w ≝ w w
1 2
′
w ∈ L(A) = L
1
′ ∗
w ∈ {c}
2
Et d’après a) :
′ ′ ′ ′
L ∋ h(w) = h(w )h(w ) = w h(w )
1 2 1 2
∗
∈L ∈{b}
′
w = w ∈ L
1
′ ′
w h(w ) ∈ L
1 2
+
∈L ∈{b}
′ ′ n 2n
⎧ w h(w ) = a b ∈ L
⎪ 1 2
′ n n
⎨w = a b ∈ L
1
⎩
⎪ ′ n
h(w ) = b
2
Donc
′ ′ n n n
w = w w = a b c
1 2
et on a montré que :
′ n n n
L(A ) ∈ {a b c ∣ n > 0} ∪ L
3.
Soit n > 0 .
′
Montrons que an bn cn ∈ L(A ) .
Remarquons que
n n n n n n
a b c = a b g(b )
Or, comme
n 2n
a b ∈ L
n n
a b ∈ L
A est déterministe
telle que
q1 (resp. q2 ) est le premier état final par lequel passe toute exécution acceptante de A sur an bn (resp. an b2n ) (A est
déterministe)
on prend cette précaution à cause de l’existence éventuelle d’ε-transitions dans A partant de q1 (resp. q2 ) dans
autre état final
n n
a b
il vient donc que, hormis q1 , aucun état par lequel passe l’exécution q0 , z0 ⟶
∗
A
q1 , γ
1
n’est final
De fait :
n n
a b
toute transition de q0 , z0 ⟶
∗
A
q1 , γ
1
est de la forme :
′
(q, z, d, q , γ) ∈ δ
où
d ∈ {a, b, ε}
q ∉ F
n
b
la première transition de q1 , γ1 ⟶
∗
A
q2 , γ
2
est de la forme :
′
′
(q, z, d, q , γ) ∈ δ
où
d ∈ {b, ε}
q = q1 ∈ F
n
b
′
(q, z, d, q , γ) ∈ δ
où
d ∈ {b, ε}
Donc l’exécution
n n n n
a b g(b) =c
∗ ∗
(q0 , 0), z0 ⟶ A′ ( q1 , 0), γ ⟶ A′ ( q2 , 1)
1
∈F ∈F
n n n ′
a b c ∈ L(A )
n n n ′
{a b c ∣ n > 0} ⊆ L(A )
4.
D’après 2. c) et 3. :
n n n ′ n n n
{a b c ∣ n > 0} ⊆ L(A ) ⊆ {a b c ∣ n > 0} ∪ L
n n n ∗ ′ ∗ n n n ∗ ∗
{a b c ∣ n > 0} ∩ {a, b, c} c ⊆ L(A ) ∩ {a, b, c} c ⊆ ({a b c ∣ n > 0} ∩ {a, b, c} c) ∪ (L ∩ {a, b, c} c)
n n n
= {a b c ∣n>0}
n n n
= {a b c ∣n>0} = ∅
Donc
′ ∗ n n n
L(A ) ∩ {a, b, c} c = {a b c ∣ n > 0}
Or
′
L(A ) ∩ {a, b, c} c
∗
est algébrique, en tant qu’intersection d’un langage algébrique et d’un langage régulier (d’après le
corollaire 1 de la section “Théorème de Bar-Hillel” du cours)
n
{a b c
n n
∣ n > 0} n’est pas algébrique (d’après l’EX 2. 1) du TD5) :
Supposons que L n
≝ {a b c
n n
∣ n ≥ 0} est algébrique.
Soit G = ⟨N , Σ, P , S⟩ telle que
L(G) = L
K est l’entier donné par le lemme d’Ogden, dont l’énoncé est rappelé ici.
Soit w = a
K
b
K
c
K
(où les a sont distingués, par exemple).
Il existe w = αuβvγ tq αun βvn γ ∈ L pour tout n, et u ≠ ε ou v ≠ ε (par le point c) du lemme d’Ogden).
Comme αu 2 2
βv γ ∈ L ⊆ a b c
∗ ∗ ∗
, u ne contient que des a ou que des b ou que des c, et de même pour v.
Or un des deux mots parmi u et v est non vide, et on n’a pas les trois lettres dans ces deux mots, donc
n
αu βv γ ∈ L
n
pour tout n, c’est absurde.
L ≝ {a b
n n
∣ n > 0} ∪ {a b
n 2n
∣ n > 0} n’est pas déterministe.
Exercice 4
1.
Réduisons le complémentaire du problème de correspondance de Post au problème de l’intersection vide Pint_vide
n ∈ N
+
u1 , ⋯ , un ∈ Σ
P ost
+
v1 , ⋯ , vn ∈ Σ
P ost
On construit, de la même manière que dans l’exercice 1, deux automates à pile déterministes Au et Av reconnaissant
respectivement :
R +
Lu ≝ {w$(hu (w)) ∣ w ∈ Σ }
et
R +
Lv ≝ {w$(hv (w)) ∣ w ∈ Σ }
De plus :
ui ⋯ ui = vi ⋯ vi
1 k 1 k
donc
et
R
Lu ∋ ai1 ⋯ ai $(hu (ai1 ) ⋯ hu (ai ))
k k
R
= ai ⋯ ai $(hv (ai ) ⋯ hv (ai )) ∈ Lv
1 k 1 k
Donc Lu ∩ Lv ≠ ∅
Si Lu ∩ Lv ≠ ∅ :
Alors il existe :
R
Lu ∋ ai1 ⋯ ai $(hu (ai1 ) ⋯ hu (ai ))
k k
R
= aj ⋯ aj $(hv (aj ) ⋯ hv (aj )) ∈ Lv
1 r 1 r
Comme $ ∉ Σ :
a i 1 ⋯ a i k = a j1 ⋯ a jr
{
hu (ai1 ) ⋯ hu (aik ) = hv (aj1 ) ⋯ hv (ajr )
Donc k ,
= r (i1 , ⋯ , ik ) = (j1 , ⋯ , jk ) , et :
On a montré que :
l’instance de problème de correspondance de Post est positive si, et seulement si l’instance (Lu , Lv ) de Pint_vide est
négative.
Soit :
l’instance de problème de correspondance de Post est négative si, et seulement si l’instance (Au , Av ) de Pint_vide est
positive, et
On a réduit co − P CP , qui est indécidable, à Pint_vide : Pint_vide est donc indécidable.
2.
a).
On réduit Pint_vide à ce problème Pinclusion .
¯
¯¯¯
¯¯¯
On construit l’automate à pile déterministe A2 qui reconnaît Σ avec le théorème de clôture par complémentation.
∗
∖L(A2 )
De plus :
∗ ¯
¯¯¯
¯¯¯
L(A1 ) ∩ L(A2 ) = ∅ ⟺ L(A1 ) ⊆ Σ ∖L(A2 ) = L(A2 )
d’où :
¯
¯¯¯
¯¯¯
(A1 , A2 ) est une instance positive de Pint_vide si, et seulement si (A1 , A2 ) est une instance positive de Pinclusion .
On a donc réduit Pint_vide , qui est indécidable, à Pinclusion : Pinclusion est donc indécidable.
b).
On réduit Pint_vide à ce problème Puniv .
¯
¯¯¯
¯¯¯ ¯
¯¯¯
¯¯¯
On construit les automates à pile déterministes A1 et A2 qui reconnaissent respectivement Σ et Σ , avec
∗ ∗
∖L(A1 ) ∖L(A2 )
Puis, on construit l’automate à pile Aunion reconnaissant Σ (d’après l’EX 3. 3) du TD4), les langages
∗ ∗
∖L(A1 ) ∪ Σ ∖L(A2 )
De plus :
∗ ∗
L(A1 ) ∩ L(A2 ) = ∅ ⟺ Σ ∖(L(A1 ) ∩ L(A2 )) = Σ
∗ ∗ ∗
⟺ Σ ∖L(A1 ) ∪ Σ ∖L(A2 ) = Σ
= L(Aunion )
d’où :
(A1 , A2 ) est une instance positive de Pint_vide si, et seulement si Aunion est une instance positive de Puniv .
On a donc réduit Pint_vide , qui est indécidable, à Puniv : Puniv est donc indécidable.