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Corrds 02

Le document présente un corrigé d'exercice sur les suites et séries de fonctions, en se concentrant sur des propriétés de continuité et de convergence dans un espace vectoriel de fonctions continues. Il aborde des concepts tels que la norme, les fonctions lipschitziennes, et démontre que certaines parties de l'espace sont fermées. Enfin, il traite du développement ternaire et de la définition d'une fonction par une série, tout en incluant des exemples de code pour illustrer les concepts.

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Lycée Lakanal, Sceaux 06/10/2025

MP – Mathématiques
A. Troesch

DS no 2 : Suites et séries de fonctions

Corrigé de l’exercice – (Calcul d’une distance)


Soit E l’espace vectoriel des fonctions continues de r0, 1s dans R, muni de la norme } ¨ }8 . On considère la partie de
A définie par " ż1 *
A “ f P E, f p0q “ 0 et f ptq dt ě 1
0

1. ‚ On commence par montrer la continuité de φ : f ÞÑ f p0q. Soit f et g deux applications de C 0 pr0, 1s, Rq. On
a alors
|φpf q ´ φpgq| “ |f p0q ´ gp0q| ď }f ´ g}8 .

Ainsi, φ est 1-lipschitzienne donc continue sur C 0 pr0, 1s, Rq .


ş1
‚ Soit ψ : f ÞÑ 0 f ptq dt. On raisonne de même. Soit f et g deux applications de C 0 pr0, 1s, Rq. On a alors
ˇż 1 ˇ ż1 ż1
ˇ ˇ
|ψpf q ´ ψpgq| ď ˇ f ptq ´ gptq dtˇ ď
ˇ ˇ |f ptq ´ gptq| dt ď }f ´ g}8 dt “ }f ´ g}8 .
0 0 0

Ainsi, ψ est aussi 1-lipschitzienne, donc ψ est continue sur C 0 pr0, 1s, Rq .
2. On peut écrire A sous la forme
A “ φ´1 pt0uq X ψ ´1 pr1, `8rq.
Or, φ´1 pt0uq et ψ ´1 pr1, `8rq sont fermés car image réciproque de fermés par des fonctions continues. Ainsi,
A est fermé en tant qu’intersection de deux fermés. En déduire que A est une partie fermée de C 0 pr0, 1s, Rq, } ¨
}8 q.
3. Soit f P A. Alors, par positivité de l’intégrale,
ż1
}f }8 ´ f ptq dt ě 0,
0

donc ż1 ż1
}f }8 “ }f }8 dt ě f ptq dt ě 1.
0 0

De plus, puisque }f }8 ´ f est continue et positive, par propriété de stricte positivité de l’intégrale, le cas
d’égalité est obtenu si et seulement si }f }8 ´ f “ 0 sur r0, 1s, ce qui n’est pas possible puisque }f }8 ´ f p0q ě 1.
Ainsi, on a nécessairement l’inégalité stricte }f }8 ą 1 .
4. Soit n ě 1. On considère la fonction fn défini par morceaux par :
# ` ˘
1
1 ` 1 x si x ď α
fn pxq “ α 1 n
1` n si x ą α.

‚ Pour commencer f est bien continue sur r0, 1s, puisque


ˆ ˙ ˆ ˙
1 1 1 1
lim fn pxq “ 1` α“ 1` “ f pαq et lim fn pxq “ 1 ` “ f pαq.
xÑα´ α n n xÑα` n

‚ Par ailleurs, fn p0q “ 0.

1
‚ Pour le dernier point, on aura besoin d’ajuster α. On commence par calculer l’intégrale en gardant le
paramètre α :
ż1 ˆ ˙ż α ż1ˆ ˙
1 1 1
fn ptq dt “ 1` t dt ` 1` dt
0 α n 0 a n
ˆ ˙ 2 ˆ ˙
1 1 α 1
“ 1` ` p1 ´ αq 1 `
α n 2 n
ˆ ˙
´ α¯ 1
“ 1´ 1`
2 n

Il faut bien entendu choisir α P r0, 1s pour que les domaines soient cohérents et α ‰ 0 pour que la fonction
fn soit bien définie. L’existence d’un tel α peut provenir d’un argument sur les limites la limite quand α Ñ 1
1
étant strictement plus grande que 1). On peut aussi poser une valeur explicite de α, par exemple α “ 2n .
Ainsi, ż1 ˆ ˙ˆ ˙
1 1 1 1
fn ptq dt “ 1 ´ 1` “1` ´ ě 1,
0 2n n 2n 2n2
puisque n2 ě n.
Ainsi, pour un tel choix de α, fn P A .
5. ‚ Pour tout f P A, }f }8 ą 1, donc
dp0E , Aq “ inf }f }8 ě 1.
f PA

1
‚ Pour chaque fn , on choisit un αn de sorte que fn P A. On a alors }fn }8 “ 1 ` , et donc
n
dp0E , Aq “ inf }f }8 ď inf }fn }8 “ 1.
f PA nPN

‚ Par conséquent, dp0E , Aq “ 1 .

Corrigé du problème 1 – Développements ternaires et fonction de Cantor-Lebesgue, CCINP MP 2020

Partie I – Développement ternaire

Étude de l’application σ
˚
1. ‚ On montre que ℓ8 est un sous-esapce vectoriel de RN .
˚
˚ On a bien ℓ8 Ă RN .
˚ La suite nulle est bornée, donc ℓ8 ‰ ∅.
˚ Une combinaison linéaire de suites bornées est encore bornée, donc ℓ8 est stable par combinaisons
linéaires.
˚
On en déduit que ℓ8 est un espace vectoriel sur R , en tant que sev de RN .
‚ On montre que } ¨ }8 est une norme sur ℓ8 .
˚ Bonne définition : soit u “ pun q P ℓ8 . Alors t|un |, n P N˚ u est une partie non vide et majorée de R,
donc admet une borne supérieure dans R. Cela justifie la bonne définition de }u}.
˚ Séparation : La suite nulle 0 vérifie évidemment }0} “ 0. Réciproquement, si u “ pun q P ℓ8 vérifie
}u}8 “ 0, alors pour tout n P N˚ , |un | ď 0, donc un “ 0. Ainsi, u “ 0.
˚ Homogénéité : soit u “ pun q P ℓ8 et λ P R. Alors

}λu}8 “ supp|λun |q “ |λ| sup |un | “ |λ|}u}8 .


nPN nPN˚

˚ Inégalité triangulaire : soit u “ pun q et v “ pvn q deux éléments de ℓ8 . Alors pour tout n P N˚ ,

|un ` vn | ď |un | ` |vn | ď }u}8 ` }v}8 .

Ainsi, }u}8 ` }v}8 majore t|un ` vn |, n P N˚ u, donc

}u ` v} “ sup |un ` vn | ď }u}8 ` }v}8


nPN˚

2
On en déduit que } ¨ }8 est une norme sur ℓ8 .
Ne perdez pas de temps sur ce type de question, mais soyez quand même assez précis et complet, surtout
en début de copie. Il est indispensable que toutes les propriétés définissant une norme soient mentionnés
(y compris la bonne définition), et que la manipulation sur les bornes supérieures pour obtenir l’inégalité
triangulaire soit propre.
2. Soit u “ pun qnPN˚ P ℓ8 . On a alors, pour tout n P N˚ ,
ˇ u ˇ }u}
ˇ nˇ 8
ˇ nˇ ď n ,
3 3
terme général d’une série géométrique convergente. Ainsi, par théorème de comparaison des séries à termes
ř un
positifs (TCSTP), 3n converge absolument, donc converge .

3. ‚ Linéarité :
˚ σ est bien à valeurs dans R
˚ Par propriété de linéarité sur les sommes séries convergentes, si u et b sont deux éléments de ℓ8 et λ P R,
`8 `8 `8
ÿ ÿ un ÿ vn
σpa ` λbq “ f racun ` λvn 3n “ ` λ “ σpuq ` λσpvq.
n“1 n“1
3n n“1
3n

Ainsi, σ P Lpℓ8 , Rq.


‚ Continuité : soit u et v deux éléments de ℓ8 . Alors
ˇ ˇ
ˇ `8 ˇ `8
ˇ ÿ un ´ vn ˇ ÿ }u ´ v}8 1{3 1
|σpuq ´ σpvq| “ ˇ ď “ ¨ }u ´ v}8 “ }u ´ v}8 .
ˇn“1 3n ˇ n“1 3n
ˇ
1 ´ 1{3 2

Ainsi, σ est lipschitzienne, donc continue .


4. Soit t “ ptn qnPN˚ P T . Comme T Ă ℓ8 , on peut utiliser ce qui précède.
‚ La suite t étant positive, on a de façon immédiate σptq ě 0.
‚ De plus, la question précédente montre que σ est 21 -lipschitzienne. Or, }t}8 ď 2, donc
1
σptq “ |σptq ´ σp0q| ď }t ´ 0}8 ď 1.
2

Ainsi, σptq P r0, 1s .

5. ‚ Pour commencer, σpτ q “ 31 x .


‚ Ensuite,
`8
ÿ 2 1{32 1
σpτ 1 q “ n
“2 “ .
k“2
3 1 ´ 1{3 3

Ainsi, σpτ q “ σpτ 1 q, et τ ‰ τ 1 , donc σ n’est pas injective sur T (τ et τ 1 sont bien deux éléments de T )

Développement ternaire propre

On fixe x P r0, 1r. On définit une suite tpxq “ ptn pxqqnPN˚ par :
X \
@n P N˚ , tn pxq “ t3n xu ´ 3 3n´1 x .

6. Soit n P N. Alors X \ X \
3n´1 x ď 3n´1 x ă 3n´1 x ` 1,
d’où X \ X \
3 3n´1 x ď 3n x ă 3 3n´1 x ` 3,
et par conséquent, X \ X \
3 3n´1 x ď t3n xu ď 3 3n´1 x ` 2,

On en déduit que tx pxq P v0, 2w, donc que tpxq P T .


7. ‚ D’après la question précédente, pour tout n ě 2,
1
xn ´ xn´1 “ tn pxqge0,
3n
donc pxn q est croissante.

3
‚ De même, pour tout nge2,
1 2
xn ´ xn´1 “ tn pxq ď n ,
3n 3
donc
1 1 2
yn ´ yn´1 “ xn ´ xn´1 ` ´ n´1 “ xn ´ xn´1 ´ n ď 0.
3n 3 3
Ainsi, pyn q est décroissante .
‚ De façon évidente, yn ´ xn ÝÑ 0.
Ainsi, pxn q et pyn q sont adjacentes, donc convergent vers une limite commune ℓ .
Par ailleurs, pour tout n P N˚ ,
1
3n x ´ 1 ă t3n xu ď 3n x, donc: x´ ă xn ď x.
3n
D’après le théorème d’encadrement, on en déduit que ℓ “ x.
Ainsi, xn ÝÑ x et yn ÝÑ x .
Par télescopage, on a donc
`8
ÿ tn pxq `8
ÿ
“ xn ´ xn´1 “ x ´ x0 ,
n“1
3n n“1

où x0 “ txu “ 0. Ainsi,
`8
ÿ tn pxq
x“
n“1
3n

Soit τ 2 la suite telle que


@n P N˚ , τ 2 pnq “ 2.
Alors τ 2 P T et un calcul facile montre que σpτ 2 q “ 1. Le début de la question montre que par ailleurs, pour
tout x P r0, 1r, x “ σptpxqq. Enfin, σpT q Ă r0, 1s d’après Q4.
Par conséquent, σ définit une surjection de T dans r0, 1s .

La suite tpxq “ ptn pxqqnPN˚ est appelée développement ternaire propre de x.


8. Voici deux version, la deuxième étant une condensation de la première.
import math

def flotVersTern(n,x):
T=[]
for k in range(1,n+1):
[Link]([Link](3**k * x)-3*[Link](3**(k-1) * x))
return T

def flotVersTernBis(n,x):
return [[Link](3**k * x)-3*[Link](3**(k-1) * x) for k in range(1,n+1)]

9. Pour faire simplement (mais pas efficacement) :


def ternVersFlot(L):
x=0
for i in range(len(L)):
x+= L[i]/3**(i+1)
return x

Pour gagner en efficacité, on pourrait mettre en place l’algorithme de Hörner pour ne pas calculer toutes les
puissance de 13 du début.

Partie II – Étude d’une fonction définie par une série

4
Dans cette partie, on définit une fonction φ à l’aide d’un développement en série analogue au développement ternaire
propre d’un réel, mais où la suite ptn qnPN˚ est remplacée par une fonction numérique à valeurs dans l’intervalle r0, 2s.

Pour tout réel x on pose :


`8
ÿ 1 ` sinpnxq
φpxq “ .
n“1
3n

Étude de l’application φ
10. ‚ Pour tout x P R, ˇ ˇ
ˇ 1 ` sinpnxq ˇ
ˇ ˇď 2 ,
ˇ 3n ˇ 3n
terme général d’une série convergente. Donc par TCSTP, la somme définissant φ est absolument convergente,
donc convergente. Ainsi, φ est bien définie sur R .
On remarque que le majorant utilisé ne dépend pas de x. Ainsi, on a en fait montré la convergence normale
de la série définissant φ sur R, donc la convergence uniforme. C’est un point qu’on utilisera plus tard.
‚ On utilise le théorème de dérivation des séries de fonctions :
1 ` sinpnxq
(H1) les fonctions fn : x ÞÑ sont à valeurs dans R de dimension finie.
3n
(H2) Les fonctions fn sont de classe C 1 sur R.
ř
(H3) fn converge simplement
(H4) Pour tout n P N, ˆ ˙
1 n 1 n 1
fn pxq “ n cospnxq, donc: }fn }8 ď n “ o .
3 3 2n
ř ř
Par théorème de comparaison, }fn1 }8 est convergente, donc fn1 converge normalement, donc uni-
formément sur R.
On déduit du théorème de dérivation des séries de fonctions que φ est de classe C 1 sur R.
11. Puisque sinpnxq “ ei nx , et par caractérisation de la convergence dans C par la partie réelle et la partie imaginaire
(ici, c’est en fait la continuité de Im qui est en jeu, et qui provient de son caractère lipschitzien), on peut
intervertir lim et Im. Ainsi, pour x P R,
˜ ¸
`8 `8 ˆ i nt ˙ `8
ÿ 1 1 ÿ e 1 ÿ ei nx
φpxq “ n
` n Im n
“ ` Im .
k“1
3 3 k“1 3 2 n“1
3n

On calcule alors
`8
ÿ ei nx ei x {3
n
“ ix
n“1
3 1 ´ e3
ei x

3 ´ ei x
ei x p3 ´ e´ i x q

9 ` 1 ´ 6 cospxq
3 cospxq ` 3 i sinpxq ´ 1
“ .
10 ´ 6 cospxq

Ainsi, pout tout x P R,


1 3 sinpxq
φpxq “ ` .
2 10 ´ 6 cospxq

12. D’après l’argument donné dans la question 10, on peut dériver φ terme à terme :
`8
ÿ n cospnxq 1 3 cospxqp10 ´ 6 cospxqq ´ 18 sin2 pxq
“ φ pxq “ .
n“1
3n p10 ´ 6 cospxqq2

Après simplification,
`8
ÿ n cospnxq 18 ` 30 cospxq
n

n“1
3 p10 ´ 6 cospxqq2

5
13. D’après la remarque ř faite dans la question 10 (cela peut aussi être vu comme conséquence du théorème de
dérivation), la série fř ş uniformément convergente sur R, donc aussi sur le segment r0, πs. Ainsi, par
n est
théorème d’interversion / ,
˜ ¸
żπ ÿ ż π dx ż 3n sinpnxq
`8
φpxq dx “ n
` dx
0 n“1 0 3 0 3n
`8 `8
ÿ π ÿ cosp0q ´ cospnπq
“ n
`
n“1
3 n“1
n3n
`8
ÿ 1 ´ p´1qn
π
“ `
2 n“1 n3n
`8
ÿ 1 ` p´1qn´1
π
“ `
2 n“1 n3n

En utilisant l’expression de φ trouvée dans la question 11, on obtient donc, après simplification des constantes :
żπ `8
ÿ 1 ` p´1qn´1
sinpxq
dx “
0 10 ´ 6 cospxq n“1
n3n`1

14. Par un calcul direct, on obtient


żπ ıπ ˆ ˙
sinpxq 1” 1 16 1
dx “ lnp10 ´ 6 cospxqq “ ln “ ln p2q
0 10 ´ 6 cospxq 6 0 6 4 3
Comme on l’a vu dans le cours, pour tout x Ps ´ 1, 1r,
ÿ xn
lnp1 ´ xq “ ´ .
n“1
n

Ainsi, pour retrouver les puissances de 3, on peut remarquer que


1 ` 13
ˆ ˙
lnp2q “ ln
1 ´ 13
ˆ ˙ ˆ ˙
1 1
“ ln 1 ` ´ ln 1 ´
3 3
ÿ p´1qn´1 ÿ 1
“ ` .
n“1
n3n n“1
n3n

On retrouve donc bien


żπ `8
ÿ 1 ` p´1qn´1
sinpxq
dx “ .
0 10 ´ 6 cospxq n“1
n3n`1

Partie III – Développements ternaires aléatoires

NDLR : Le contexte de cette partie a légèrement été modifié pour se placer dans le cadre de variables aléatoires finies
sur un univers fini, afin de respecter le cadre du programme de première année.

Dans cette partie, pTn,N qně1,N ě2 est une suite de variables aléatoires finies réelles, mutuellement indépendantes,
définies sur un même espace probabilisé fini pΩ, Pq et vérifiant :

@n ě 1, @N ě 2, Tn,N pΩq “ t0; 1; 2u.


1 2
avec PpTn,N “ 0q “ PpTn,N “ 1q “ et PpTn,N “ 2q “ 1 ´ .
N N
Soit N ě 2 fixé. On pose :
N
ÿ Tn,N
XN “ .
n“1
3n
On admet que XN est une variable aléatoire réelle définie sur pΩ, Pq.

6
15. On commence par calculer
ˆ l’espérance
˙ et la variance des variables Tn,N :
1 2
‚ EpTn,N q “ `2 1´ “ 2 ´ N3
N N
‚ Par théorème de transfert : ˆ ˙
2 1 2 7
EpTn,N q“ ` 22 1 ´ “4´ .
N N N
‚ D’après la formule de Koenig-Huygens,
ˆ ˙2
2 2 7 3 5 9
VpTn,N q “ EpX q ´ EpXq “ 4 ´ ´ 2´ “ ´ 2 .
N N N N
Par linéarité de l’espérance, on obtient donc :
N 1
´ 3N1`1
ˆ ˙
ÿ EpTn,N q 3 3
EpXN q “ “ 2 ´ ,
k“1
3n N 1 ´ 13

d’où ˆ ˙ˆ ˙
3 1
EpXN q “ 1´ 1´ n .
2N 3
Par additivité de la variance de variables indépendantes, et quadraticité, on obtient :
N N
1 19 ´ 9N1`1
ˆ ˙ÿ ˆ ˙ÿ
5 9 1 5 9
VpXN q “ ´ 2 “ ´ ,
N N n“1
9n N N 2 n“1 9n 1 ´ 19

et donc ˆ ˙ˆ ˙
1 5 9 1
VpXN q “ ´ 2 1´ N .
8 N N 9

16. D’après l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev,


VpXN q
Pp|XN ´ EpXn q| ě εq ď .
ε2
Or, d’après la question précédente, VpXN q ÝÑ 0, donc par encadrement,

lim Pp|XN ´ EpXN q| ě εq “ 0 .


N Ñ`8

17. Puisque
|XN ´ 1| ď |XN ´ EpXN q| ` |EpXN q ´ 1|,
pour que |XN ´ 1| ě ε, il est nécessaire qu’au moins une des deux quantitiés |XN ´ EpXN q| ou |EpXN q ´ 1|
soit plus grande que 2ε . Ainsi,
" * " *
1 1
t|Xn ´ 1| ě 1u Ă |XN ´ EpXN q ě Y |EpXn q ´ 1| ě .
2 2
Par croissance de la probabilité, et par inégalité de Boole (PpA Y Bq ď PpAq ` PpBq), on en déduit que
´ ε¯ ´ ε¯
Pp|XN ´ 1q| ě εq ď P |XN ´ EpXN q| ě ` P |EpXN q ´ 1| ě
2 2

À N fixé, La variable |EpXN q ´ 1| est constante, et donc


#
ε
´ ε¯ 1 si |EpXN q ´ 1| ě 2
P |EpXN q ´ 1| ě “
2 0 sinon.

Or, d’après le résultat de la question 15, EpXN q ÝÑ 1, donc il existe N0 tel que pour tout N ě N0 , |EpXN q´1| ă
ε
2 . Alors, pour tout N ě N0 ,
´ ε¯
Pp|XN ´ 1q| ě εq ď P |XN ´ EpXN q| ě ÝÑ 0,
2
d’après la question 16. On en déduit, par théorème d’encadrement, que

lim Pp|XN ´ 1| ě εq “ 0 .
N Ñ`8

7
Partie IV – Fonction de Cantor-Lebesgue

Dans cette partie, on va définir et étudier la fonction de Cantor-Lebesgue.

Étude d’une suite de fonctions


18. Les graphes des 3 fonctions :

On montre par récurrence que pour tout n P N, fn est à valeurd dans r0, 1s.
‚ C’est évident pour f0 .
‚ Soit n P N tel que fn pr0, 1sq Ă r0, 1s. Alors, d’après les expressions définissant fn`1 , (les coefficients multi-
plicatifs ou additifs s’appliquant à tous les éléments de l’intervalle)
˚ fn`1 pr0, 13 sq Ă 12 fn pr0, 1sq Ă 12 r0, 1s “ r0, 12 s Ă r0, 1s ;
˚ fn`1 pr 13 , 23 sq “ t 12 u Ă r0, 1s
˚ fn`1 pr 23 , 1sq “ 12 ` 21 fn pr0, 1sq Ă 12 ` 12 r0, 1s “ r 12 , 1s Ă r0, 1s.
Par conséquent, fn`1 pr0, 1sq Ă r0, 1s.
‚ D’après le principe de récurrence, pour tout n P N, fn pr0, 1sq Ă r0, 1s .
19. On procède encore une fois par récurrence sur n P N, pour montrer que
1
}fn`1 ´ fn }8 ď
3 ¨ 2n`1
la norme infinie étant prise sur l’intervalle r0, 1s.
1
‚ Pour n “ 0, le maximum de |fn`1 ´ fn | est atteint aux deux points 3 et 32 . On obtient alors
1 1 1 1
}f1 ´ f0 }8 “ ´ “ “ .
2 3 6 3 ¨ 21
1
‚ Soit n P N tel que }fn`1 ´ fn }8 ď 3¨2n`1 . On a alors :
˚ pour tout x P r0, 31 s,
1 1
|fn`2 pxq ´ fn`1 pxq| “ |fn`1 p3xq ´ fn p3xq| ď }fn`1 ´ fn }8 ;
2 2
˚ pour tout x P r 13 , 23 s,
1
|fn`2 pxq ´ fn`1 pxq| “ 0 ď }fn`1 ´ fn }8 ;
2
˚ pour tout x P r 23 , 1s,
1 1
|fn`2 pxq ´ fn`1 pxq| “ |fn`1 p3x ´ 2q ´ fn p3x ´ 2q| ď }fn`1 ´ fn }8 .
2 2
Ainsi, d’après l’hypothèse de récurrence,
1 1 1 1
}fn`2 ´ fn`1 }8 ď }fn`1 ´ fn }8 ď ¨ “ .
2 2 3 ¨ x2n`1 3 ¨ 2n`2
1
‚ D’après le principe de récurrence, on en déduit que pour tout n P N, }fn`1 ´ fn }8 ď (affirmation
2 ¨ 3n`1
équivalente à celle de l’énoncé).
ř
20. La convergence uniforme de pfn q équivaut à la convergence uniforme de la série pfn`1 ´ fn q. ř
Or, puisque
1
ř
2¨3n`1 est le terme général d’une série convergente, par TCSTP, }f n`1 ´ fn }8 converge, donc fn`1 ´ fn
coneverge normalement sur r0, 1s, donc aussi uniformément
On en déduit que pfn q converge uniformément sur r0, 1s , vers une fonction f .
21. ‚ Pour tout x P r0, 1s, et tout n P N,
0 ď fn pxq ď 1.
Donc, en passant à la limite, par conservation des inégalités larges, f pxq P r0, 1s. Ainsi, f est à valeurs dans r0, 1s .

8
‚ Soit n P N. On montre par récurrence que la fonction fn est croissante.
˚ C’est trivial pour f0 .
˚ Supposons fn croissante, pour n P N. Alors
— par composition de fonctions croissantes, fn`1 est croissante sur r0, 13 s, r 13 , 23 s et r 23 , 1s. De plus,
1 1 1 2 1 2 1
fn`1 pr0, sq Ă r0, s, fn`1 pr , sq “ t u, fn`1 pr , 1sq Ă r , 1s,
3 2 3 3 2 3 2
ce qui permet d’obtenir la croissance sur r0, 1s.
— Par principe de récurrence, fn est croissante pour tout n P N.
Soit alors x ă y dans r0, 1s. On a alors, pour tout n P N,
fn pxq ď fn pyq.
Par conservation des inégalités, en passant à la limite lorsque n Ñ `8, on obtient donc
f pxq ď f pyq.

Ainsi, f est croissante .


‚ Les fonctions fn sont continues (encore une récurrence, sur le même principe qu’avant, en vérifiant les
limites à gauche et à droite en 31 et 23 , qui ne posent pas de problème en remaquant que pour tout n P N,
fn p0q “ 0 et fn p1q “ 1, ce qu’il faudrait aussi démontrer par récurrence au préalable). De plus, fn converge
uniformément vers fn sur r0, 1s. On en déduit que f est continue .
‚ Enfin, on a déjà démontré que f pr0, 1sq Ă r0, 1s (question 18). De plus, f est continue sur r0, 1s, et f p0q “ 0,
f p1q “ 1. D’après le théorème des valeurs intermédiaires, on en déduit que tout y P r0, 1s est dans l’image
de f .
Ainsi, f est surjective de r0, 1s dans r0, 1s .

Corrigé du problème 2 – Séries de Dirichlet et théorème de la progression arithmétique

Partie I – Demi-plan de convergence absolue

1. La convergence de la série définissant Lpa, s0 q implique la convergence vers 0 de son terme général. Ainsi,
an n´s0 ÝÑ 0. On en déduit que
an “ op|ns0 |q.
Puisque
ns0 “ es0 lnpnq “ eReps0 q lnpnq ei Imps0 q lnpnq ,
on en déduit que
an “ opnReps0 q q.
Si s vérifie Repsq ą Reps0 q ` 1, on a alors
an n´s “ opnReps0 q |ns |q “ opnReps0 q´Repsq q
Puisque Repsq ´ Reps0 q ą 1, on peut alors poser α Ps1, Repsq ´ Reps0 qr, et on en déduit que

|an n´s | “ opn´α q .

2. Pour tout σ ą σconv ` 1, on a donc |an n´s | “ opn´α q, pour


ř une valeur de α ą 1. Par comparaison à une série
de Riemann de paramètre α ą 1, on en déduit donc que an n´s est absolument convergente.
Ainsi, La est absolument convergente pour au moins une de σ, ce qui assure la bonne définition de σabs . De
plus, pour tout σ ą σconv ` 1, σ ě σabs . Ainsi, σabs ď σconv ` 1 .
3. ‚ Soit σ ą σabs . Par définition de σabs , il existe s0 tel que Reps0 q Psσabs , σr, et tel que
ÿ |an | ÿ |an |
´s

|n 0 | n´Reps0 q
soit convergente. Soit alors s P Pσ . On a alors
|an n´s | “ |an |n´Repsq ď |an |n´Reps0 q .
Ce majorant est indépendant de s, et est le terme général d’une série convergente. Ainsi, an ns converge
ř

normalement sur Pσ , donc converge uniformément sur Pσ . L’argument qu’on a donné montre aussi la
convergence absolue .

9
‚ Puisque les fonctions s ÞÑ an n´s sont continues sur Pσ , on déduit du théorème de continuité des limites
uniformes que La est continue sur Pσ , et ceci pour tout σ ą σabs . Comme tout s P Pσabs est dans l’un des
Pσ pour σ ą σabs (il suffit de prendre σ Psσabs , Repsqr), on en déduit que La est continue sur Pσabs .
4. On procède de même, en montrant que La est de classe C p , pour tout p P N˚ , sur tout Pσ , σ ą σabs .
Soit donc p P N˚ , et σ ą σabs . Soit fn : s ÞÑ an n´s . On vérifie les hypothèses du théorème de la classe C p des
séries de fonctions :
(H1) les fn sont à valeurs dans C, donc un C-evn de dimension finie.
(H2) les fn sont toutes de classe C p sur sσ, `8r.
(H3) Soit j P v0, pw. Pour tout s Psσ, `8r,
fnpjq psq “ an p´ lnpnqqj n´s .
Ainsi,
|fnpjq psq| ď |an | lnpnqj n´σ .
Or, par croissance comparée, étant donné τ Psσabs , σr,
|an | lnpnqj n´σ “ op|αn |n´τ q,
ř
D’après la question 3, an n´τ est absolument convergente, donc par théorème de comparaison asymp-
totique des séries, la série de terme général |an | lnpnqj n´σ est convergente. Par théorème de comparaison,
ř pjq
en en déduit la convergence simple de fn sur sσ, `8r.
(H4) L’argument précédent montre même leur convergence normale, puisqu’on est passé par une majoration
ř ppq
par le terme général d’une série convergente indépendante de s. Ainsi, en particulier, pour j “ p, fn
est normalement convergente, donc uniformément convergente sur sσ, `8r.
D’après le théorème de la classe C p pour les séries de fonctions, on en déduit donc que Lα est de classe C p sur
sσ, `8r. Comme c’est vrai pour tout p P N˚ , La est de classe C 8 sur sσ, `8r. Comme c’est vrai pour tout
s ą σabs , en prenant l’union de ces domaines, on obtient la classe C 8 de La sur sσabs , `8r .
De plus, on peut alors dériver terme à terme. Ainsi, pour tout p P N˚ , et tout s Psσabs , `8r,
`8
ÿ an
Lppq
a psq “ s
¨ p´ lnpnqqp .
n“1
n

5. ‚ On calcule la somme des modules dans R :


`8 `8
ÿ lnpnqk ÿ ÿ lnpnqk
|an |n´σ |x ´ σ|k “ |an |n´s |x ´ σ|k
k! n“1
k!
pn,kqPN˚ ˆN k“0
`8
ÿ
“ |an |n´σ elnpnq|x´σ|
n“1
`8
ÿ
“ |an |n´pσ´|x´σ|q ă `8,
n“1

car |x ´ σ| ă ε, donc σ ´ |x ´ σ| ą σ ´ ε ą σabs , et la convergence est assurée par la question 3.


‚ On peut alors sommer sans les valeurs absolues et refaire à peu près le même calcul :
`8
ÿ `8 `8
ÿ p´ lnpnqqk ÿ
an n´s px ´ σqk “ an n´s e´ lnpnqpx´sq
n“1 k“0
k! n“1
`8
ÿ
“ an n´s nσ´x
n“1
`8
ÿ
“ an n´x “ Lpa, xq.
n“1

‚ D’un autre côté (et c’est là qu’on utilise la sommabilité, dans le point précédent, elle ne sert pas), on peut
utiliser le théorème de Fubini :
`8
ÿ `8 `8
ÿ `8
ÿ p´ lnpnqqk ÿ p´ lnpnqqk
an n´s px ´ σqk “ an n´s px ´ σqk
n“1 k“0
k! k“0 n“1
k!
`8 `8
ÿ px ´ σqk ÿ
“ an n´s p´ lnpnqqk ,
k“0
k! n“1

10
et finalement, on obtient bien, grâce au point précédent et au résultat de la question 4 :

`8
ÿ px ´ σqk
@x Psσ ´ ε, σ ` εr, Lpa, xq “ ¨ Lpkq
a pσq .
k“0
k!

Ainsi, en tout point σ ą σabs , on dispose d’une boule centrée en ce point telle que La soit somme de sa série
de Taylor sur cette boule. C’est cette propriété qui définit l’analycité de La sur sσabs , `8r.
On aurait pu essayer de montrer directement la convergence de la série de Taylor en majorant le reste de
Taylor (par exemple par l’inégalité de Taylor), mais cette majoration n’a rien d’évident (en fait, je m’y suis
cassé les dents avant d’opter pour cette version basée sur des propriétés de sommabilité).
6. (a) On vérifie les hypothèses du théorème de dérivation, pour la série de fonctions fn : x ÞÑ bn px ´ x0 qn . Les
dérivées successives faisant apparaître des facteurs polynomiaux, il va falloir englober ces facteurs polyno-
miaux dans une majoration de la raison en x. Pour cela, il va être nécessaire de se placer sur des intervalles
plus petits que sx0 ´ ε, x0 ` εr. On va donc se placer sur les segments. Soit p P N˚ .
(H1) Les fonctions sont à valeurs dans C de dimension finie.
(H2) Les fn sont de classe C p sur J “sx0 ´ ε, x0 ` εr.
(H3) Pour tout j P v0, pw,

@x P J, fnpjq pxq “ bn npn ´ 1q ¨ ¨ ¨ pn ´ j ` 1qpx ´ x0 qn´j .

Ainsi, avec y Ps|x ´ x0 |, εr, on obtient, par croissances comparées, l’estimation asymptotique

fnpjq pxq “ op|an |y n´j q.

Par le résultat admis (utilisé en t “ x0 ` y P J), |bn |y n´j est le terme général d’une série convergente,
ř pjq
donc fn converge simplement sur J.
(H4’) On doit être un peu plus précis dans la majoration effectuée pour obtenir la convergence uniforme pour
j “ p. On montre la majoration sur tout segment ra, bs Ă J. Pour cela, on passe par une majoration
intermédiaire, et indépendante de x. On note δ “ maxp|a ´ x0 |, |b ´ x0 |q ă ε. Alors

@x P ra, bs, |fnppq pxq| “ |bn |npn ´ 1q ¨ ¨ ¨ pn ´ p ` 1qδ n´j .

En prenant comme avant r Psδ, εr,

|bn |npn ´ 1q ¨ ¨ ¨ pn ´ p ` 1qδ n´j “ op|bn |rn q,

qui par le résultat admis, est le terme général d’une série convergente. Ainsi, d’après le théorème de
comparaison asymptotique des séries, la série de terme général |bn |npn ´ 1q ¨ ¨ ¨ pn ´ p ` 1qδ n´j est le
ř ppq
terme général d’une série convergente, et est indépendant de x P ra, bs. On en déduit que fn est
normalement convergente sur ra, bs, donc uniformément convergente.
D’après le théorème de dérivation des séries de fonctions, on en déduit que f est de classe C p sur J, et ceci
pour tout p P N. Donc f est de classe C 8 sur J .
De plus, on peut dériver terme à terme, et en dérivant p fois, il vient :
`8
ÿ
@x P J, f ppq pxq “ bn npn ´ 1q . . . pn ´ p ` 1qpx ´ x0 qn´p .
n“p

En évaluant en x0 , on obtient donc


f ppq px0 q
bp “ .
p!

(b) Soit K “sy0 ´ η, y0 ` ηrĂ J. En utilisant la formule du binôme, il vient, pour tout x P K :
`8 `8 n
ˆ ˙
ÿ
n
ÿ nÿ
f pxq “ bn px ´ y0 ` y0 ´ x0 q “ bn px ´ y0 qk py0 ´ x0 qn´k .
n“0 n“0 k“0
k

Justifions la sommabilité de la famille bn nk px ´ y0 qk py0 ´ x0 qn´k 0ďkďn afin de pouvoir faire l’interversion
` ` ˘ ˘

de sommes. Pour cela, on travaille dans R :


`8 n ˇ ˆ ˙ ˇ `8 n ˆ ˙ `8
ˇbn n px ´ y0 qk py0 ´ x0 qn´k ˇ “ n
ÿ ÿ ˇ ˇ ÿ ÿ ÿ
k n´k
|b n | |x´y 0 | |y0 ´x 0 | “ |bn |p|x´y0 |`|y0 ´x0 |qn .
n“0 k“0
ˇ k ˇ
n“0 k“0
k n“0

11
Or, puisque Bpy0 , ηq Ă Bpx0 , εq, |y0 ´ x0 | ` η ď ε. Ainsi, puisque |x ´ y0 | ă η, |x ´ y0 | ` |y0 ´ x0 | ă ε, et le
résultat admis amène donc la convergence de cette série. Par conséquent,
`8 n ˇ ˆ ˙ ˇ
ˇbn n px ´ y0 qk py0 ´ x0 qn´k ˇ ă `8,
ÿ ÿ ˇ ˇ
n“0 k“0
ˇ k ˇ

ce qui équivaut à la sommabilité de la famille bn nk px ´ y0 qk py0 ´ x0 qn´k 0ďkďn . On peut donc intervertir
` ` ˘ ˘

les deux sommes, et on obtient


`8
ÿ `8ÿ ˆn˙ `8
ÿ `8
ÿ ˆn˙
f pxq “ bn px ´ y0 qk py0 ´ x0 qn´k “ px ´ y0 qk bn py0 ´ x0 qn´k .
k“0 n“k
k k“0 n“k
k
`8 ˆ ˙
ÿ n
En posant ck “ bn py0 ´ x0 qn´k , on obtient bien
n“k
k

`8
ÿ
@y P K, f pxq “ ck px ´ y0 qk .
k“0

De plus, d’après la question 6(a), on a alors

f pkq py0 q
@k P N, ck “ .
k!
On vient de montrer qu’une fonction développable en série entière au point x0 , avec un rayon ε, est analytique
sur le disque de convergence Bpx0 , εq.
7. (a) En particulier, f est analytique en σabs . On dispose donc de δ ą 0 tel que
`8
ÿ f pnq pσabs q
@x Psσabs ´ δ, σabs ` δr, f pxq “ px ´ σabs qn .
n“0
n!

Soit alors ε “ 4δ . On a alors, en posant σ0 “ σabs ` ε, sσ0 ´ 3ε, σ0 ` 3εrĂsσabs ´ δ, σabs ` δr, et il résulte
donc de la question 6(b) que pour tout y Psσ0 ´ η, σ0 ` ηr,
8
ÿ f pkq pσ0 q
f pyq “ px ´ σ0 qk .
k“0
k!
En particulier, pour y “ σ0 ´ 2ε “ σabs ´ ε, il vient
8 8 pkq
ÿ f pkq pσabs ` εq ÿ La pσabs ` εq
f pσabs ´ εq “ p´2εqk “ p´2εqk ,
k“0
k! k“0
k!
puisque f et La coïncident sur l’ouvert sσabs , `8r.
pkq
On peut donc utiliser l’expression de La trouvée dans la question 4, pour obtenir finalement
8 ÿ 8
ÿ an p´ lnpnqqk p´2εqk
f pσabs ´ εq “ ¨ .
k“0 n“1
nσabs `ε k!

(b) Il y a encore une fois une interversion de somme à justifier. On remarque ici que puisque an ě 0, la somme
est en fait à termes positifs, les deux signes qui alternent se compensant. On est donc dans le cadre des
familles sommables positives où tout est permis ! Ainsi, en travaillant directement dans R :
8 ÿ 8
ÿ an lnpnqk p2εqk
f pσabs ´ εq “ ¨
k“0 n“1
nσabs `ε k!
8 ÿ 8
ÿ an lnpnqk p2εqk

n“1 k“0
nσabs `ε k!
8
ÿ an
“ σabs `ε
e2ε lnpnq
n“1
n
8
ÿ an
“ σabs `ε
n2ε
n“1
n
8
ÿ an
“ σabs ´ε
n“1
n

12
Ce calcul montre que la somme est finie, donc convergente, donc absolument convergente (puisqu’à termes
positifs). Or, σabs ´ ε ă σabs , et cette convergence contredit donc la définition de σabs .
On a donc démontré le théorème de Landau : si a est positive, La n’admet pas de prolongement analytique à un
intervalle sσ0 , `8r contenant strictement sσabs , `8r.

Partie II – Demi-plan de convergence

On s’intéresse dans cette partie au domaine de définition de La . On suppose toujours que la série Lpa, sq converge au
moins pour une valeur, ce qui nous assure la bonne définiion de σconv .
8. ‚ Soit pα, βq P pR˚` q2 tels que α ă β, et soit z tel que Repzq ą 0. En particulier, z ‰ 0. Ainsi
żβ ıβ
1” 1
e´tz dt “ ´ e´tz “ pe´αz ´ e´βz q.
α z α z

Par conséquent
ˇż ˇ
ˇ β ˇ
´αz ´βz ´tz
´e | “ |z| ˇ e dtˇ
ˇ ˇ
|e
ˇ α ˇ
żβ
ď |z| |e´tz | dt
α
żβ
“ |z| e´tRepzq dt
α
|z| ” ´tRepzq ıβ
“´ e ,
Repzq α

et donc en fin de compte :

|z|
|e´αz ´ e´βz | ď pe´αRepzq ´ e´βRepzq q .
Repzq

‚ On obtient alors :

|n´ps´s0 q ´ pn ` 1q´ps´s0 q | “ |e´ps´s0 q lnpnq ´ e´ps´s0 q lnpn`1q |


|s ´ s0 |
ď pn´Reps´s0 q ´ pn ` 1q´Reps´s0 q q ,
Reps ´ s0 q

en utilisant l’inégalité précédente avec z “ s ´ s0 , α “ lnpnq et β “ lnpn ` 1q, qui respectent les conditions
requises.
9. ‚ Par définition de la convergence en s0 , pAn q est une suite convergente, donc bornée d’après le cours. Il existe
donc M ą 0 tel que pour tout n P N˚ , |An | ă M .
‚ En posant A0 “ 0, on obtient alors, pour N P N˚ ,
N
ÿ N
ÿ
an n´s “ pAn ´ An´1 qn´ps´s0 q
n“1 n“1
N
ÿ N
ÿ
“ An n´ps´s0 q ´ An´1 n´ps´s0 q
n“1 n“1
N
ÿ Nÿ
´1
“ An n´ps´s0 q ´ An pn ` 1q´ps´s0 q
n“1 n“0
Nÿ
´1
“ An pn´ps´s0 q ´ pn ` 1q´ps´s0 q q ` AN N ´ps´s0 q .
n“1

Mais d’après la question précédente,

|s ´ s0 |
|An pn´ps´s0 q ´ pn ` 1q´ps´s0 q q| ď M pn´Reps´s0 q ´ pn ` 1q´Reps´s0 q q.
Reps ´ s0 q

13
´Reps´s0 q
ř d’une série téléscopique convergente (car n
Ceci est le terme général ÝÑ 0, puisque Reps ´ s0 q ą 0).
Ainsi, par TCSTP, An pn´ps´s0 q ´ pn ` 1q´ps´s0 q q converge absolument, donc converge. De plus, pAN q
étant bornée, et N ´ps´s0 q étant de limite nulle (car Reps ´ s0 q ą 0), on a également AN N ´ps´s0 q ÝÑ 0.
N Ñ`8
N
ÿ
an n´s admet une limite finie, donc
ř
Par conséquent, an n´s est convergente .
n“1
10. Soit s P Pσconv . On a alors Repsq ą σconv . Par définition de σconv , il existe donc s0 tel que σconv ď Reps0 q ă Repsq,
et tel que Lpa, σ0 q soit convergente. On déduit de la question précédente que Lpa, sq est également convergente.
Ainsi, Lpa, sq est convergente sur Pσconv .
11. On fait une transformation d’Abel, mais avec les restes, en sommant cette fois de p à N ,
N
ÿ N
ÿ
an n´s “ pRn´1 ´ Rn qn´ps´s0 q
n“p n“p
Nÿ
´1 N
ÿ
“ Rn pn ` 1q´ps´s0 q ´ Rn n´ps´s0 q
n“p´1 n“p
Nÿ
´1
“ Rn ppn ` 1q´ps´s0 q ´ n´ps´s0 q q ´ RN N ´ps´s0 q ` Rp´1 p´ps´s0 q .
n“p

Puisque la convergence est acquise, on peut passer à la limite lorsque N Ñ `8 :


`8
ÿ `8
ÿ
an n´s “ Rn ppn ` 1q´ps´s0 q ´ n´ps´s0 q q ` Rp´1 p´ps´s0 q .
n“p n“p

Ainsi, en majorant comme plus haut


ˇ ˇ
ˇ `8 ˇ `8
|s ´ s0 | ÿ ´Reps´s0 q
ˇÿ
an n´s ˇ ď Mp´1 ´ pn ` 1q´Reps´s0 q q ` Mp´1 p´Reps´s0 q
ˇ
ˇ pn
ˇn“p ˇ Reps ´ s0 q n“p
|s ´ s0 | ´Reps´s0 q
ď Mp´1 p ` Mp´1 p´Reps´s0 q
Reps ´ s0 q
|s ´ s0 | ´Reps´s0 q
ď 2Mp´1 p ,
Reps ´ s0 q

du fait que |s ´ s0 | ě Reps ´ s0 q.


12. (i) Soit A une partie bornée de Pσ , où σ ą Reps0 q. On a alors, pour tout s P A, Reps ´ s0 q ą σ ´ Reps0 q,
et de plus, il existe M 1 tel que pour tout s P A, |s ´ s0 | ď M 1 . Ainsi, puisque p´Reps´s0 q ď 1, pour tout
s P A, ˇ ˇ
ˇ `8 ˇ 2Mp´1 M 1
ˇÿ ´s ˇ
ˇ an n ˇ ď ÝÑ 0,
ˇn“p ˇ σ ´ Reps0 q pÑ`8
ř
puisque Mp´1 ÝÑ 0, du fait de la convergence de an n´s0 . Cette majoration étant indépendante de s P A,
on en déduit que le reste Rp´1 de la série de terme général an ns converge uniformément vers 0 sur A,
ř
donc la série an n´s converge uniformément sur A .
|s ´ s0 | 1
(ii) Un peu de géométrie élémentaire montre que pour tout s P Bα , ď . Ainsi, pour tout
Reps ´ s0 q cospαq
s P Bα , ˇ ˇ
ˇ `8 ˇ 2M
ˇÿ ´s ˇ p´1
ˇ an n ˇ ď ÝÑ 0.
ˇn“p ˇ cospαq
ř
La encore, la majoration est indépendante de s, d’où la convergence uniforme de an n´s sur Bα .
13. Soit σ ą σconv , et B une partie bornée de Pσ . Par définition de σconv , il existe σ0 tel que σconv ď Reps0 q ă σ.
ř
On peut alors utiliser la question 12(i), qui montre la convergence uniforme de an n´s sur Pσ .
14. Les fonctions s ÞÑ an ns étant continues sur tous les Pσ , σ ą σconv , on déduit du théorème de continuité des
séries de fonctions que La est continue sur tous les Pσ , σ ą σconv , donc aussi sur leur union.
Ainsi, La est continue su Pσconv .

14
Partie III – Convergence de produits

15. Soit p P N˚ et n ą p. On montre par récurrence sur n ą p la propriété :


n´p
˜ ¸
n
ź ÿ ÿ
Ppnq : p1 ` hk psqq “ 1 ` hi1 psq ¨ ¨ ¨ hiℓ psq .
k“p`1 ℓ“1 p`1ďi1 㨨¨ăiℓ ďn

‚ Pour n “ p ` 1, le membre de droite est


˜ ¸
ÿ1 ÿ ÿ
1` hi1 psq ¨ ¨ ¨ hiℓ psq “ 1 ` hi1 psq “ 1 ` hp1 psq,
ℓ“1 p`1ďi1 㨨¨ăiℓ ďp`1 p`1ďi1 ďp`1

ce qui correspond bien aussi au membre de gauche. D’où Ppp ` 1q, ce qui constitue notre initialisation.
‚ Soit n ą p. On suppose la propriété Ppnq vérifiée. Alors, par l’hypothèse de récurrence,
˜ n´p
˜ ¸¸
n`1
ź ÿ ÿ
p1 ` hk psqq “ 1 ` hi1 psq ¨ ¨ ¨ hiℓ psq p1 ` hn`1 psqq
k“p`1 ℓ“1 p`1ďi1 㨨¨ăiℓ ďn
n´p
ÿ ÿ
“ 1 ` hn`1 psq ` hi1 psq ¨ ¨ ¨ hiℓ psq`
ℓ“1 p`1ďi1 㨨¨ăiℓ ďn
n´p
ÿ ÿ
` hi1 psq ¨ ¨ ¨ hiℓ psqhn`1 psq.
ℓ“1 p`1ďi1 㨨¨ăiℓ ďn

La première somme compte tous les produits de hi sans hn`1 , la deuxième compte tous les produits de hi
avec hn`1 et constitués d’au moins un facteur. Il ne manque alors que le produit de l’unique facteur hn`1 ,
qui constitue le terme avant la première somme. Ainsi, on a bien tous les produits non triviaux de hi , d’où
Ppn ` 1q.
‚ D’après le principe de récurrence, on en déduit que Ppnq est vraie pour tout n ą p.
ř
16. Soit s P I. La série hi étant positive et convergente, on peut regrouper les ℓ sommes du produit, et on obtient
ÿ
Rp psqℓ “ |hi1 psq| . . . |hiℓ psq |.
pi1 ,...,iℓ qPpNXrp`1,`8rqℓ

Notons
Ap,ℓ,n “ tpi1 , . . . , iℓ q, p ` 1 ď i1 ă ¨ ¨ ¨ ă iℓ ď nu et Bp,ℓ “ tpi1 , . . . , iℓ q, p ` 1 ď i1 ă ¨ ¨ ¨ ă iℓ u.
Alors Ap,ℓ,n Ă Bp,ℓ , donc
ˇ ˇ ˇ ˇ
ˇ ÿ ˇ ˇ ÿ ˇ
ˇ ˇ ˇ ˇ
ˇTp,ℓ psq ´ hi1 psq ¨ ¨ ¨ hiℓ psqˇ “ ˇ
ˇ ˇ hi1 psq ¨ ¨ ¨ hiℓ psqˇˇ
ˇ
ˇ pi1 ,...,iℓ qPAp,ℓ,n ˇ ˇpi1 ,...,iℓ qPBp,ℓ zAp,ℓ,n ˇ
ÿ
ď |hi1 psq| ¨ ¨ ¨ |hiℓ psq|
pi1 ,...,iℓ qPBp,ℓ zAp,ℓ,n

ď Rp psqℓ ,

car Bp,ℓ zAp,ℓ,n Ă pN X rp ` 1, `8rqℓ .


Une majoration similaire montre que |Tp,ℓ psq| ă Rp psqℓ , du fait que Bp,ℓ Ă pN X rp ` 1, `8rqℓ .
ř
17. Soit ε ą 0. Soit ε1 “ min pε, 1q. Par hypothèse |hi | converge uniformément sur I, donc Rn converge unifor-
1
mément vers 0. Il existe donc p0 tel que pour tout p ě p0 , }Rp }8 ă ε3 . Ainsi,
pε1 qℓ
}Rpℓ }8 ď .
3ℓ
La question 16 associée à la question 15 amène alors
ˇ ˜ n´p
¸ˇ n´p ˇˇ ˇ
ˇ źn ÿ 0 ˇ ÿ0 ˇ ÿ ˇ
ˇ
p1 ` hk psqq ´ 1 ` Tp0 ,ℓ ˇ ď ˇTp0 ,ℓ psq ´ hi1 psq ¨ ¨ ¨ hiℓ psqˇˇ
ˇ ˇ
ˇ ˇ
ˇ ˇ
k“p0 `1 ℓ“1 ˇ ℓ“1 pi1 ,...,iℓ qPAp0 ,ℓ,n
ˇ
n´p
ÿ0
ď }Rp0 }ℓ8
ℓ“1
`8
ÿ ε1 {3
ď }Rp0 }ℓ8 ď .
ℓ“1
1 ´ ε1 {3

15
ε1
Puisque 3 ď 13 , on obtient
ˇ ˜ ¸ˇ
ˇ ź n n´p
ÿ0 ˇ 3 ε1
p1 ` hk psqq ´ 1 ` Tp0 ,ℓ ˇ ď ¨ ă ε .
ˇ ˇ
ˇ
ˇ ˇ 2 3
k“p `1
0 ℓ“1

Par ailleurs, par choix de ε1 , on a pour tout s P I,


1
|Tp0 ,ℓ psq| ď |Rp0 psq|ℓ ď }Rp0 }ℓ8 ď .
3ℓ
ÿ
Ainsi, la série Tp0 ,ℓ est normalement convergente sur I, donc aussi uniformément .
ℓě1
`8
ÿ
18. Soit T “ Tp0 ,ℓ . Alors il existe N0 tel que pour tout n ě N0 , et tout s P I,
ℓ“1
ˇ ˇ
ˇ`8 ˇ
ˇÿ
Tp0 ,ℓ ´ T psqˇ ď ε.
ˇ
ˇ
ˇ ˇ
ℓ“1

Soit alors n ě N0 ` p0 . Par inégalité triangulaire, on a alors, pour tout s P I,


ˇ ˜ ¸ˇ ˇn´p ˇ
n
ˇ ź n´p
ÿ0 ˇ ˇ ÿ0 ˇ
|Qn psq ´ p1 ` T psqq| ď ˇ p1 ` hk psqq ´ 1 ` Tp0 ,ℓ ˇ ` ˇ Tp0 ,ℓ ´ T psqˇ ă 2ε,
ˇ ˇ ˇ ˇ
ˇ ˇ ˇ ˇ
k“p0 `1 ℓ“1 ℓ“1

car n ´ p0 ě N0 . Les rangs N0 et p0 étant indépendants de s, on a bien montré que :


Qn converge uniformément vers 1 ` T sur I .
19. On a alors, pour tout s P I,

0 ´1

Pn psq “ p1 ` hk psqqQn psq.


k“1

0 ´1

Puisque les hk sont bornés, il en est de même de p1 ` hk psqq. Notons M un réel tel que
k“1


0 ´1

@s P I, p1 ` hk psqq ď M
k“1
.
On a alors
ˇ ˇ
ˇ pź
0 ´1 ˇ
ˇPn psq ´ p1 ` hk psqqp1 ` T psqqˇ ď M |Qn psq ´ p1 ` T psqq| ď M }Qn ´ p1 ` T q}8 ÝÑ 0.
ˇ ˇ
ˇ ˇ
k“1

Ainsi, pPn q est uniformément convergente sur I.

Partie IV – Décomposition en produit eulérien

20. On travaille dans R, toutes les opérations sur les sommes étant alors admissibles dans ce contexte. Soit n P N˚ ,
et j0 P N˚ . On pose Pn,j0 “ tpjn , j ě j0 u. On a alors, pour tout s ě c,
`8 `8
ÿ |appjn q| ÿ |apkq| ÿ |apkq| ÿ |apkq|
“ ď ď ,
j“j0 pjs
n kPPn,j0
ks kPP
kc j
kc
n,j0 k“pn0

puisque Pn,j0 Ă tk P N˚ , k ě pjn0 u.


ÿ |apkq| ř`8 |appjn q|
La série c
étant convergente par définition de c, on en déduit que la somme j“j0 |pjs
est finie,
˚
k n |
kPN
appjn q
donc la série de terme général est absolument convergente, donc convergente. On a alors :
pjs
n
ˇ ˇ
ˇ `8 `8 `8
ˇ ÿ appjn q ˇ ÿ |appj q| ÿ |apkq|
ˇ
n
js
ď js
ď ÝÑ 0,
k c j0 Ñ`8
ˇ ˇ
ˇj“j pn ˇ j“j pn j0
0 0 k“pn

16
en tant que reste d’une série˜convergente.¸ Ce majorant de limite nulle étant indépendant de s P rc, `8r,
`8
ÿ appj q
n
cela justifie bien que le reste js
converge uniformément vers 0 sur rc, `8r, donc que la série
j“j0 pn ˚ j0 PN
`8
ÿ appjn q
js
converge uniformément sur rc, `8r .
j“1 pn

appj q
21. ‚ La série définissant hn est uniformément convergente sur rc, `8r, et pour tout j P N˚ , la fonction s ÞÑ pjsn
n
sont continues sur rc, `8r. Ainsi, par théorème de continuité des séries de fonctions, hn est continue sur
rc, `8r.
appj q
‚ Pour tout j P N˚ , pjsn ÝÑ 0, et la série est uniformément convergente au voisinage de `8. Ainsi, d’après
n ř
le théorème de la double limite (ou interversion limite/ ), on obtient
`8
ÿ appjn q
lim hn psq “ lim , donc: lim hn psq “ 0 .
sÑ`8
j“1
sÑ`8 pjs
n
sÑ`8

22. ‚ On majore le reste, bien défini dans R : pour s ě c :


ˇ ˇ
`8 `8 ˇ `8
ˇ ÿ appjn q ˇ
ÿ ÿ ˇ
|hn psq| “
ˇj“1 pjs
ˇ ˇ
n“n0 n“n0 n ˇ
`8
ÿ `8
ÿ |appjn q|
ď
n“n0 j“1 pjs
n
ÿ |apkq|

`8
ks
Ţ
kP Pn0 ,j
n“n0

ÿ |apkq|
ď
kěp
ks
n0

ÿ |apkq|
ď ÝÑ 0
kěp
kc
n0

ř
Cela montre à la fois la convergence de |hn | (le majorant trouvé pour ses restes étant fini), et sa convergence
uniforme sur rc, `8r (le majorant obtenu tout à la fin étant indépendant de s et de limite nulle, ce qui montre
la convergence uniforme du reste vers 0).
‚ Soit n P N˚ . Puisque hn Ñ 0 en `8, hn est bornée au voisinage de `8, disons sur un intervalle rd, `8r,
avec d ą c. De plus, hn est continue sur le segment rc, ds, donc bornée (théorème des bornes atteintes).
`8
ź
On en déduit que hn est bornée sur rc, `8r. D’après la partie III, le produit p1 ` hn q est uniformément
n“1
convergent sur rc, `8r, c’est-à-dire
˜ ¸
`8 `8
ź ÿ appjn q
1` converge uniformément sur rc, `8r.
n“1 j“1 pjs
n

23. On développe le produit (fini) :


˜ ¸ ˜ ¸
N K N K
ź ÿ appjn q ź ÿ appjn q
1` sj
“ sj
n“1 j“1 pn n“1 j“0 pn
ÿ appj11 q ¨ ¨ ¨ appjNN q
“ N

pj1 ,...,jn qPv0,KwN


ppj11 ¨ ¨ ¨ pjN qs
N
ÿ appj11 ¨ ¨ ¨ pjN q
N ,
pj1 ,...,jn qPv0,KwN
pj11 ¨ ¨ ¨ pjN

par multiplicativité de a. Les entiers s’écrivant ainsi sont exactement les éléments de ApN, Kq, et leur décopo-

17
sition sous cette forme est unique, donc
˜ ¸
N K
ź ÿ appjn q ÿ apkq
1` “ .
n“1 j“1
psj ks
kPApN,Kq

24. Par le résultat


´ ¯ admis ou rappelé dans le préambule sur les familles sommables (ce qui est à la fois le cas de la
apkq
famille ks et de la famille obtenue en développant le produit), on peut passer à la limite lorsque K Ñ `8,
et récupérer la somme sur l’union des domaines ApN, Kq, pour K P N˚ , c’est-à-dire ApN q. Ainsi,
˜ ¸
N `8
ź ÿ appℓ q ÿ
1` “ .
j“1 ℓ“1
psℓ
nPApN q

ď
Enfin, on fait tendre N vers `8, et toujours d’après le même résultat, puisque ApN q “ N˚ , on obtient
N PN˚

˜ ¸
`8 `8 `8
ź appℓ q
ÿ ÿ apkq
1` “ “ Lpa, sq .
j“1 ℓ“1
psℓ k“1
ks

Cette convergence est uniforme sur rc, `8r, d’après la question 22.
25. On suppose de plus dans cette question que a est strictement multiplicative. Dans ce cas, pour tout n P N˚ ,
`8
ÿ appjn q
`8
ÿ appn qj ÿ ˆ appn q ˙j
`8
1` “ “ .
j“1 psj
n j“0
psn j j“0
psn

Puisque cette série est convergente sur rc, `8r (par définition de c), la raison de son terme géométrique est
nécessairement dans Bp0, 1q, et donc

appjn q 1
1 ` sum`8
j“1 “ .
psj
n 1 ´ appn qp´s
n

Ainsi, le résultat de la question précédente amène, pour s P rc, `8r,

ź 1 ź 1
Lpa, sq “ ´s “ ,
1 ´ appn qpn 1 ´ appqp´s
nPN˚ pPP

avec convergence uniforme sur rc, `8r. L’expression étant vrai sur tout rc, `8r, avec c ą σabs , elle est vrai sur
sσabs , `8r (mais on peut perdre la convergence uniforme).
26. Le cas de la fonction ζ correspond au cas particulier où pour tout n P N˚ , an “ 1, ce qui définit bien une
fonction strictement multiplicative. De plus, puisque ζpsq est absolument convergente sur s1, `8r, σabs ď 1 (on
peut même montrer que c’est égal, mais on n’en a pas besoin ici). Ainsi, d’après la question précédente, pour
tout s ą 1,
ź 1
@s ą 1, ζpsq “ ,
pPP
1 ´ p´s

ce produit étant uniformément convergent sur tout rc, `8r.

Partie V – Caractères de Dirichlet

27. ‚ Soit χ1 et χ2 dans DirpDq. Alors :


˚ χ1 χ2 est D périodique,
˚ pour tout pm, nq P Z2 ,

χ1 χ2 pmnq “ χ1 pmqχ1 pnqχ2 pmqχ2 pnq “ pχ1 χ2 qpmqpχ1 χ2 qpnq.

˚ Pour tout m tel que m ^ D ‰ 1, χ1 pmq “ 0, donc aussi χ1 χ2 pmq “ 0.


˚ Pour tout m tel que m ^ D ‰ 0, χ1 pmq ‰ 0, χ2 pmq ‰ 0, donc aussi χ1 χ2 pmq ‰ 0.

18
Ainsi, χ1 χ2 P DirpDq .
‚ Montrons que DirpDq est un groupe. Le produit définit bien une loi interne d’après le point précédent. Il
est clairement associatif, par associativité du produit dans C. Le catactère 1D est clairement dans DirpDq
et est élément neutre. Il reste donc à étudier l’existence des inverses.
Étant donné χ P DirpDq, on définit κ par
#
0 si m ^ D ‰ 1
κpmq “
χpmq´1 sinon.

On vérifie sans peine que κ est un caractère de Dirichlet, et qu’il s’agit de l’inverse de χ.
Ainsi, DirpDq est un groupe .
‚ De plus, pour tout k P v1, Dw tel que k ^ D “ 1, sa classe k est inversible dans l’anneau Z{DZ (par
Bezout). Ainsi, k est un élément du groupe pZ{DZqˆ des inversibles de Z{DZ. Par le théorème de Lagrange,
admis dans l’énoncé, il admet donc un ordre nk tel que k nk ” 1 rDs. La multiplicativité de χ amène alors
χpkqnk “ 1, et donc χpkq P Unk . On en déduit qu’il y a un nombre fini de possibilités de définir χpkq. Comme
χpkq est aussi imposé lorsque k ^ D ‰ 1, et comme χ est entièrement déterminé par ses valeurs sur v1, Dw,
on en déduit qu’il y a un nombre fini d’applications χ possibles.
Ainsi, DirpDq est fini .
28. Soit χ P DirpDq. En vertu de la question 25, il suffit de montrer que σabs ď 1. Cela provient du fait que,
puisqu’elle est périodique, χ est bornée. Ainsi, il existe M tel que pour tout s ą 1 et tout n P N˚ ,

|χpnq| M
s
ď s,
n n
ce qui assure la conevergence absolue par comparaison. Ainsi, σabs ď 1, et la question 25 amène
ź 1
@s ą 1, Lpχ, sq “ ´s
,
pPP
1 ´ χppqp

avec convergence uniforme du produit sur tout rc, `8r, c ą 1.


29. Soit χ P DirpDqzt1D u. Il existe donc a P Z tel que χpaq ‰ 1 et a ^ D “ 1. L’application x ÞÑ ax étant
une bijection de pZ{DZqˆ dans lui-même (l’inverse étant obtenu en multipliant par a´1 ), on en déduit, par
périodicité de χ, que
D´1
ÿ D´1
ÿ D´1
ÿ D´1
ÿ
χpkq “ χpakq “ χpaqχpkq “ χpaq χpkq.
k“0 k“0 k“0 k“0

D´1
ÿ
Comme χpaq ‰ 1, il en découle que χpkq “ 0 .
k“0

Par périodicité, la somme sur n’importe quelle période est nulle, et donc en particulier,
n`D
ÿ n
ÿ n`D
ÿ
χpkq “ χpkq “ χpkq “ 0.
k“1 k“1 k“n`1

Ainsi, la somme partielle est D-périodique, donc ne prend que D valeurs distinctes au plus, et est donc bornée .
30. Pour s ą 0, on peut donc faire une transformation d’Abel (ou directement utiliser le critère d’Abel, ce que je
ř χpnq 1
vais m’autoriser à faire ici) pour obtenir la convergence de ns , puisque ns est décroissante de limite nulle,
et χpnq à somme partielle bornée.
Ainsi, Lpχ, nq converge pour tout s ą 0, ce qui assure que σconv ď 0 .
Puisque Lpχ, 0q diverge grossièrement, par l’étude de la partie II (montrant notamment que le domaine de
convergence est un demi-plan), on en déduit que σconv “ 0 .
La question 2 permet alors de conclure que σabs ď 1 .
31. D’après la description de 1D , et d’après la question 28, pour tout s ą 1,
ź ` ˘
1 ´ p´s
pPP, p|D ź ` ˘
Lp1D , sq “ ś ´s
“ ζpsq ¨ 1 ´ p´s ,
pPP p1 ´ p q pPP, p|D

19
d’après la question 26.
On fait une comparaison série/intégrale pour obtenir un équivalent de ζpsq quand s Ñ 1` :
ż `8 ż `8
1 1
s
dt ď ζpsq ď 1 ` dt,
1 t 1 ts
c’est-à-dire :
1 1
ď ζpsq ď 1 ` .
s´1 s´1
Par théorème d’encadrement pour les équivalents,
1
ζpsq „ .
sÑ1` s´1
ź ` ˘
Soit α “ 1 ´ p´1 , bien défini puisque le produit est fini (D ayant un nombre fini de diviseurs premiers).
pPP, p|D
On en déduit que
α
Lp1D , sq „ .
sÑ1` s´1

32. ‚ On a déjà montré que Φ est à valeurs dans C˚ (et même dans U). Pour tout pχ1 , χ2 q P DirpDq2 ,

Φpχ1 χ2 q “ χ1 ppqχ2 ppq “ Φpχ1 qΦpχ2 q,

donc Φ est bien un morphisme de groupes


‚ Son image ΦpDirpDqq est donc un sous-groupe fini G de C˚ . Soit g P G. Par le théorème de Lagrange, g est
d’ordre fini, donc il existe n tel que g n “ 1, et donc g est dans U. Soit g P G l’élément distinct de 1 de plus
petit argument α dans s0, 2πr. Alors, par stabilité du groupe, pour tout k P Z, ei kα P G. S’il existe g 1 P G
ne s’écrivant pas ainsi, g 1 “ ei β , avec
kα ă β ă pk ` 1qα.
On a alors eipβ´kαq P G, et cet élément contredit la minimalité de α.
De même, si 2π R Zα, il existe k P Z tel que

kα ă 2π ă pk ` 1qα ă 2π ` α,

et epk`1qα est un élément de G contredisant la minimalité de G. Ainsi, il existe dppq tel que α “ dppq , et ce
qui précède montre alors que G “ Udppq .
33. On regroupe les facteurs 1 ´ χppqp´s suivant la valeur de χppq. Pour tout ω P ImpΦq “ Udppq , si χ0 est tel que
Φpχ0 q “ ω,

χ P Φ´1 pωq ðñ Φpχq “ Φpχ0 q


ðñ Φpχχ´1
0 q“1
ðñ χχ´1
0 P KerpΦq
ðñ χ P KerpΦqχ0 .

La multiplication par l’élément inversible χ0 étant une bijection, le cardinal de KerpΦqχ0 est égal à celui de
KerpΦq, c’est-à-dire hppq.
Ains, pour tout ω P ImpΦq “ Udppq , le facteur 1 ´ χppqp´s apparaît exactement hppq fois dans le produit. de
plus, tous les facteurs du produit sont de cette forme. Ainsi,
¨ ˛hppq
ź ź
p1 ´ χppqp´s q “ ˝ p1 ´ ωp´s q‚ .
χPDirpDq ωPUdppq

34. Or, on a, par factorisation, l’identité polynomiale


ź
pX ´ ωq “ X dppq ´ 1,
ωPUdppq

et donc, en évaluant en ps , ź
pps ´ ωq “ pdppqs ´ 1.
ωPUdppq

20
En divisant par pdppqs , il vient alors
ź
p1 ´ ωp´s q “ p1 ´ p´dppqs q.
ωPUdppq

Ainsi,
ź ź
F psq “ p1 ´ χppqp´s q´1
pPP χPDirpDq
¨ ˛´hppq
ź ź
“ ˝ p1 ´ ωp´s ‚
pPPD ωPUdppq
ź
“ p1 ´ p´dppqs q´hppq
pPPD

1
35. Juste l’idée, car le détail nécessite une mise en place un peu technique. On développe en séries chaque 1´p´dppqs
´dppqs
(en reconnaissant la somme d’une série géométriqueb de raison p ). Les termes de la série obtenue sont tous
de la forme an´s , avec a entier positif. On développe formellement le produit partiel ensuite, les coefficients
restent tous de cette forme aussi. Multiplier par le terme d’indice N ` 1 du produit ne modifie pas les premiers
coefficients de la somme ainsi obtenue, ce qui permet de justifier que cette description persiste à l’infini (mais
la mise en place rigoureuse est un peu dure).
36. Supposons qu’il existe χ ‰ 1D tel que Lpχ, 1q “ 0. Alors, d’après le point admis, il existe un prolongement
analytique de F sur R tout entier. Or, le développement esquissé dans la question précédente montre que les
apnq ne peuvent pas être nuls àpcr (il y a dans le développement des termes p1sj qui interviennent avec des p
aussi grands qu’on veut, et qui ne sont pas compensés, puisque tous les coefficients sont positifs). Ainsi, comme
apnq est à valeurs dans N, on en déduit que la suite apnq ne tend pas vers 0. On en déduit que Lpa, 0q est
divergente, et que l’abscisse de convergence vérifie donc σconv ě 0. Donc σabs ě 0. La question 34 montre que
ces abscisses sont bien définies et sont dans R. Mais alors, l’existence d’un prolongement analytique de F à R
tout entier contredit le théorème de Landau de la question 7.
Ainsi, pour tout χ ‰ 1D , Lpχ, 1q ‰ 0 .
On admet que s’il existe χ ‰ 1D tel que Lpχ, 1q “ 0, alors on peut prolonger F en une fonction analytique
sur R tout entier (il y a un gros loup, là). Trouver une contradiction et en déduire que pour tout χ ‰ 1D ,
Lpχ, 1q ‰ 0.

Partie VI – Le théorème de la progression arithmétique de Dirichlet

36. Par de résultat admis sur log, pour tout z P Bp0, 1q,
ˇ ˇ
ˇ `8
ˇ ÿ zn ˇ
ˇ
|z ` logp1 ´ zq| “ ˇ ˇ
ˇn“2 n ˇ
`8
ÿ |z|n
ď
n“2
n
˜ ¸
`8
1 ÿ |z|n´2
“ |z|2 ` |z|2
2 n“3
n
`8
1 2 |z|2 ÿ n´2
ď |z| ` |z|
2 2 n“3
1 2 |z|2 |z|
“ |z| ` ¨ .
2 2 1 ´ |z|
t
La fonction t ÞÑ 1´t est croissante sur r0 12 s. Ainsi, pour tout |z| tel que |z| ď 21 ,

1 2 |z|2 1{2
|z ` logp1 ´ zq| ď |z| ` “ |z|2 .
2 2 1 ´ 1{2
1
Appliquons cela à z “ χppqp´s , de module p´s ď 2 (puisque p ě 2, p étant premier) et sommons. Pour tout
s ą 1,

21
ÿ ÿ ÿ `8
ÿ
|χppqp´s ` logp1 ´ χppqp´s | ď p´2s ď p´2 ď n´2 “ ζp2q .
pPPD pPPD pPPD n“1

37. En se servant des propriétés admises du log,


ź ÿ
log Lpχ, sq “ log p1 ´ χppqp´s q´1 “ ´ logp1 ´ χppqp´s q,
pPPD pPPD

le passage au produit infini découlant de la continuité du log (vérifiable par théorème sur les séries). De plus,
par le résultat admis,
1 ÿ ÿ
Fa psq “ χpaqχppqp´s .
φpDq pPP
χPDirpDq D

Ainsi,
ˇ ˇ
ˇ ˇ
ˇFa psq ´ 1 ˇď 1
ˇ ÿ ˇ ÿ ÿ
χpaq log Lpχ, sq |χpaq||χppqp´s ` logp1 ´ χppqp´s |
ˇ φpDq ˇ φpDq
ˇ χPDirpDq ˇ χPDirpDq pPPD
1 ÿ
ď ζp2q,
φpDq
χPDirpDq

ce qui est borné, puisque DirpDq est fini. Comme le majorant indépendant de s, cette différence reste bornée
quand s Ñ 1` .
38. Dans cette somme, seul le logp1D , sq diverge quand s Ñ 1´ , d’après la question 35 et la continuité des Lpχ, sq
en 1 (obtenue par 30 et 14). Donc la somme elle-même diverge, et on en déduit que Fa psq diverge quand s Ñ 1´
Comme Fa est décroissante de la variable s, on en déduit que

Fa psq ÝÑ `8
sÑ1`

39. Cela ne pourrait pas être le cas si la somme était finie. Or, le support de cette somme est exactement l’ensemble
des nombres premiers congrus à a modulo D. Donc cet ensemble doit être infini .

Sujet conçu d’après l’ouvrage de Pierre Colmez, Éléments d’analyse et d’algèbre (et de théorie des nombres).

F I N

22

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