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Informatique - Wikipédia

L'informatique est un domaine scientifique et technique dédié au traitement automatique de l'information numérique via des programmes exécutés sur des dispositifs électroniques. Elle englobe divers champs, tels que l'informatique théorique, appliquée et quantique, et a évolué depuis les machines mécaniques jusqu'aux ordinateurs modernes. Le terme 'informatique' a été popularisé dans les années 1960 et désigne à la fois la science du traitement de l'information et le secteur industriel associé.

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L'informatique est un domaine scientifique et technique dédié au traitement automatique de l'information numérique via des programmes exécutés sur des dispositifs électroniques. Elle englobe divers champs, tels que l'informatique théorique, appliquée et quantique, et a évolué depuis les machines mécaniques jusqu'aux ordinateurs modernes. Le terme 'informatique' a été popularisé dans les années 1960 et désigne à la fois la science du traitement de l'information et le secteur industriel associé.

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Informatique

activité scientifique, technique, et industriel concernant le traitement automatique de l'information numérique

L'informatique est un domaine d'activité scientifique, technique et industriel concernant le


traitement automatique de l'information numérique par l'exécution de programmes
informatiques hébergés par des dispositifs électriques-électroniques : systèmes embarqués,
ordinateurs, robots et automates.

Informatique

Salle informatique de la bibliothèque d'Art et


d'Archéologie de Genève (2017).

Partie de Science formelle


Pratiqué par Informaticien ou
informaticienne
Champs Informatique théorique
informatique appliquée
intelligence artificielle
théorie du calcul
Objet Technologie informatique
Histoire Histoire de l'informatique

Les champs d'application sont :

l'Informatique théorique, qui concerne la définition de concepts et modèles ;

l'informatique pratique, qui s'intéresse aux techniques concrètes de mise en œuvre ;

l'informatique quantique, qui concerne les calculs complexes à faire rapidement.

Certains aspects de l'informatique sont très abstraits, comme la complexité algorithmique,


d'autres sont plus proches d'un public profane.

Ainsi, la théorie des langages demeure un domaine davantage accessible aux professionnels
formés (description des ordinateurs et méthodes de programmation), tandis que les métiers liés
aux interfaces homme-machine (IHM) sont accessibles à un plus large public.
Définitions

Le terme « informatique » résulte de l'association du terme « information » au suffixe « -ique »


signifiant « qui est propre à » :

Comme adjectif, il s'applique à l'ensemble des traitements liés à l'emploi des ordinateurs et
systèmes numériques.

Comme substantif, il désigne les activités liées à la conception et à la mise en œuvre de ces
machines. Des questions de télécommunications comme le traitement du signal ou la théorie
de l'information, aussi bien que des problèmes mathématiques comme la calculabilité s'y
rattachent.

On appelait autrefois « traitement de l'information à façon » l'emploi de machines mécaniques,


électromécaniques puis électroniques pour traiter ou produire de l'information contenue dans
des bandes perforées ou autres dispositifs à façon. Ces machines étaient regroupées dans des
« centres de productivité » et avaient pour but d'améliorer la productivité de leurs clients, soit en
facilitant leur gestion, soit par le traitement de leurs données (recensement, statistiques, bilans
comptables, etc.)1.

Dans le vocabulaire universitaire américain, l'informatique se dit « computer science »,


littéralement « la science des ordinateurs », et désigne surtout l'informatique théorique : un
ensemble de sciences formelles qui ont pour objet d'étude la notion d'information et des
procédés de traitement automatique de celle-ci, l'algorithmique.

« Computer science is no more about computers than astronomy is about


telescopes »

— Hal Abelsonnote 1.

« « computer science » n'est pas plus la science des ordinateurs que


l'astronomie n'est celle des télescopes. »

Les applications de l'informatique depuis les années 1950 forment la base du secteur d'activité
des technologies de l'information et de la communication. Ce secteur industriel et commercial
est lié à la fois aux procédés (logiciels, à l'architectures de systèmes) et au matériel
(électronique, télécommunication). Le secteur fournit également de nombreux services liés à
l'utilisation de ses produits : développement, maintenance, enseignement, assistance,
surveillance et entretien.
Étymologie

En 1957, l'ingénieur allemand Karl Steinbuch crée le terme « Informatik » pour son essai intitulé
Informatik: Automatische Informationsverarbeitung, pouvant être rendu en français par
« Informatique : traitement automatique de l'information »2.

En mars 1962, Philippe Dreyfus, ancien directeur du Centre national de calcul électronique de
Bull, utilise pour la première fois en France le terme « Informatique »3 pour son entreprise
« Société d'informatique appliquée » (SIA)4. Selon certains, ce néologisme est un mot-valise qui
agglomère « information » et « automatique », pour désigner le traitement automatique des
données5,6.

En 1966, l'Académie française consacre l'usage officiel du mot pour désigner la « science du
traitement de l'information ». La presse, l'industrie et le milieu universitaire l'adoptent dès cette
époque.

En juillet 1968, le ministre fédéral de la Recherche scientifique d'Allemagne de l'Ouest, Gerhard


Stoltenberg, prononce le mot « Informatik » lors d'un discours officiel sur la nécessité d'enseigner
cette nouvelle discipline dans les universités de son pays ; on emploie ce même terme pour
nommer certains cours dans les universités allemandes7. Le mot informatica fait alors son
apparition en Italie et en Espagne, de même qu’informatics au Royaume-Uni.

Les fondateurs de la Compagnie Générale d'Informatique (CGI) reprennent le mot


« informatique » en 19698.

Évolution sémantique

Dans l'usage contemporain, le substantif « informatique » devient un mot polysémique qui


désigne autant le domaine industriel en rapport avec l'ordinateur (au sens de calculateur
fonctionnant avec des algorithmes), que la science du traitement des informations par des
algorithmes.

Les expressions « science informatique », « informatique fondamentale » ou « informatique


théorique » désignent sans ambiguïté la science, tandis que « technologies de l'information » ou
« technologies de l'information et de la communication » désignent le secteur industriel et ses
produits. Des institutions assimilent parfois la compétence des utilisateurs dans la manipulation
des appareils à l'alphabétisation ou à la conduite automobile, comme veut le faire entendre
l'expression European Computer Driving License (traduction littérale : « permis de conduire un
ordinateur »)9,10.
Équivalents en anglais

Plusieurs termes en anglais désignent l'informatique :

informatics (en) : surtout en tant que domaine scientifique (se rencontre en Europe de
l'Ouest)11 ;

computer science : l'informatique fondamentale ou science des calculateurs, une branche de la


science en rapport avec le traitement automatique d'informations12 ;

computing : qui qualifie les activités nécessitant une masse d'opérations mathématiques et
logiques (par exemple, dans cloud computing ou decision support computing)13 ;

electronic data processing : traitement des données à l'aide de l'électronique ;

Information technology : souvent utilisé pour désigner le secteur industriel des technologies de
l'information14,15.

Dans le monde du travail, on parle volontiers d’I.T., le département informatique étant the I.T.
department16 (les autres termes ne sont quasiment jamais utilisés).

Histoire

Articles détaillés : Histoire des ordinateurs, Histoire de l'informatique et Chronologie de


l'informatique.

Depuis des millénaires, les humains ont créé et utilisé des outils aidant à calculer (abaque,
boulier, etc.), exigeant, comme les opérations manuelles, des algorithmes de calcul, dont des
tables datant de l'époque d'Hammourabi (environ 1750 av. J.-C.) figurent parmi les exemples les
plus anciens.

Si les machines à calculer évoluent constamment depuis l'Antiquité, elles n'exécutent pas elles-
mêmes l'algorithme : c'est l'homme qui doit apprendre et exécuter la suite des opérations,
comme pour réaliser les différentes étapes d'une division euclidienne. En 1642, Blaise Pascal
imagine une machine à calculer17,18, la Pascaline, qui fut commercialisée. Sept exemplaires
subsistent dans des musées comme celui des Arts et Métiers19 à Paris, et deux sont dans des
collections privées (IBM en possède une)20. Joseph Marie Jacquard avec ses métiers à tisser à
cartes perforées illustre en premier le concept de programmation, comme enchaînement
automatique d'opérations élémentaires. George Boole et Ada Lovelace esquissent une théorie de
la programmation des opérations mathématiques.

Le secteur très féminisé à ses débuts avec des pionnières comme Ada Lovelace, Grace Hopper,
Frances Allen, Adele Goldberg est devenu progressivement plus masculin avec la
professionnalisation des différents métiers dans l'informatique (premiers diplômes en
informatique21). La place des femmes en informatique décroît dès le milieu des années 1980 en
France22.

Mécanographie

Dans les années 1880, Herman Hollerith, futur fondateur d'IBM, fonde la mécanographie en
inventant une machine électromécanique destinée à faciliter le recensement en stockant les
informations sur une carte perforée23. Le gouvernement des États-Unis utilise pour la première
fois à grande échelle les trieuses et les tabulatrices lors du recensement de 1890, à la suite de
l'afflux des immigrants dans ce pays dans la seconde moitié du xixe siècle.

L'ingénieur norvégien Fredrik Rosing Bull a créé la première entreprise européenne qui a
développé et commercialisé des équipements mécanographiques. Installé en Suisse dans les
années 1930 il est ensuite venu en France pour s'attaquer au marché français. Pendant la
Seconde Guerre mondiale, René Carmille utilisait des machines mécanographiques Bull.

Les Allemands étaient équipés de machines mécanographiques avant la Seconde Guerre


mondiale. Ces équipements étaient installés dans des ateliers composés de trieuses,
interclasseuses, perforatrices, tabulatrices et calculatrices connectées à des perforateurs de
cartes. Des machines électromécaniques utilisant aussi des lampes radio comme les triodes
effectuaient les traitements. Ces lampes dégageaient de la chaleur qui attirait les insectes, et les
bugs (terme anglais pour insectes, francisé en « bogue ») étaient une cause de panne courante.

Les femmes occupent une place prépondérante au début de l'informatique dans les activités de
calcul et de programmation. Les programmeuses de l'ordinateur ENIAC en 1944 sont six
mathématiciennes : Marlyn Meltzer, Betty Holberton, Kathleen Antonelli, Ruth Teitelbaum, Jean
Bartik, Frances Spence24. Adele Goldstine est leur formatrice et elles sont surnommées les
« ENIAC girls »25.

L'informatique moderne n'a pu émerger qu'à la suite de l'invention du transistor en 1947 et son
industrialisation dans les années 1960.

Naissance de l'informatique moderne

L'informatique moderne commence avant la Seconde Guerre mondiale, lorsque le mathématicien


Alan Turing pose les bases d'une théorisation de ce qu'est un ordinateur, avec son concept de
machine universelle de Turing. Turing pose dans son article les fondements théoriques de ce qui
sépare la machine à calculer de l'ordinateur : la capacité de ce dernier à réaliser un calcul en
utilisant un algorithme conditionnel.
Après la Seconde Guerre mondiale, l'invention du transistor, puis du circuit intégré permettront de
remplacer les relais électromécaniques et les tubes à vide, qui équipent les machines à calculs
pour les rendre à la fois plus petites, plus complexes, plus économiques et plus fiables. Le
capital-risque finance des dizaines de sociétés électroniques.

Avec l'architecture de von Neumann, mise en application de la machine universelle de Turing, les
ordinateurs dépassent la simple faculté de calculer et peuvent commencer à accepter des
programmes plus évolués, de nature algorithmique.

En 1961, Marion Créhange soutient une des premières thèses en informatique en France26.

Dans les années 1970, l'informatique se développe avec les télécommunications, avec Arpanet,
le réseau Cyclades et la Distributed System Architecture (DSA) de réseau en couches, qui
donnera naissance en 1978 au modèle OSI, appelé aussi « OSI-DSA », puis aux protocoles TCP-IP
dans les années 1990, grâce à la baisse des prix des microprocesseurs. Les concepts de
datagramme27 et d'informatique distribuée, d'abord jugés risqués, s'imposeront grâce à
l'Internet.

Développement des applications informatiques

La série de livres The Art of Computer Programming de Donald Knuth, publiée à partir des années
1960, fait ressortir les aspects mathématiques de la programmation informatique28. Edsger
Dijkstra, Niklaus Wirth et Christopher Strachey travaillent et publient vers un même axe. Ces
travaux préfigurent d'importants développements en matière de langage de programmation.

L'amélioration de l'expressivité des langages de programmation a permis la mise en œuvre


d'algorithmes toujours plus sophistiqués, appliqués à des données de plus en plus variées. La
miniaturisation des composants et la réduction des coûts de production, associées à une
augmentation de la demande en traitements des informations de toutes sortes (scientifiques,
financières, commerciales, etc.), ont eu pour conséquence une diffusion de l'informatique dans
tous les secteurs économiques, ainsi que dans la vie quotidienne des individus.

Dans les années 1970, Xerox fait réaliser des études en psychologie cognitive et en ergonomie
en vue de simplifier l'utilisation des outils informatiques. L'interface graphique propose un accès
à la machine plus proche des objets ordinaires que l'interface en ligne de commande existant
jusque-là. Les constructeurs souhaitant concurrencer le géant IBM promeuvent une informatique
plus décentralisée.

La démocratisation de l'utilisation d'Internet – réseau basé sur ARPANET – depuis 1995, a


amené les outils informatiques à être de plus en plus utilisés dans une logique de réseau29
comme moyen de télécommunication, à la place des outils tels que la poste ou le téléphone. Elle
s'est poursuivie avec l'apparition des logiciels libres30, puis des réseaux sociaux et des outils de
travail collaboratif dont Wikipédia n'est qu'un des nombreux exemples.

Face à la demande pour numériser photos et musiques, les capacités de stockage, de traitement
et de partage des données explosent et les sociétés qui ont parié sur la croissance la plus forte
l'emportent le plus souvent, en profitant d'une énorme bulle spéculative sur les sociétés
d'informatique.

En France, l'informatique n'a commencé à se développer que dans les années 1960, avec le Plan
Calcul. Depuis lors, les gouvernements successifs ont mené des politiques diverses en faveur de
la recherche scientifique, l'enseignement, la tutelle des télécommunications, la nationalisation
d'entreprises clés.

Science informatique

Article détaillé : Informatique théorique.

La science informatique est une science formelle, dont l'objet d'étude est le calcul31 au sens
large, c'est-à-dire, non pas exclusivement arithmétique, mais en rapport avec tout type
d'information que l'on peut représenter par une suite de nombres.

Ainsi, textes, séquences d'ADN, images, sons ou formules logiques peuvent faire l'objet de
calculs.

Selon le contexte, on parle d'un calcul, d'un algorithme, d'un programme, d'une procédure.

Calculabilité
Article détaillé : Calculabilité.

Un algorithme est une manière systématique de procéder pour arriver à calculer un résultat32.

Un des exemples classiques est l'algorithme d'Euclide du calcul du « Plus grand commun
diviseur » (PGCD) qui remonte au moins à 300 av. J.-C., mais il s'agit déjà d'un calcul complexe.
Avant cela, le simple fait d'utiliser un abaque demande d'avoir réfléchi à un moyen systématique
(et correct) d'utiliser cet outil pour réaliser des opérations arithmétiques.

Des algorithmes existent donc depuis l'Antiquité, mais ce n'est que depuis les années 1930, avec
les débuts de la théorie de la calculabilité, que les scientifiques se sont posé les questions
« qu'est-ce qu'un modèle de calcul ? », « est-ce que tout est calculable ? » et ont tenté d'y
répondre formellement33.
Il existe de nombreux modèles de calcul, dont les deux principaux sont la « machine de Turing »
et le « lambda-calcul ». Ces deux systèmes formels définissent des objets qui peuvent
représenter ce qu'on appelle des procédures de calcul, des algorithmes ou des programmes. Ils
définissent ensuite un moyen systématique d'appliquer ces procédures, c'est-à-dire de calculer.

Le résultat le plus important de la calculabilité est probablement le fait que les principaux
modèles de calcul ont exactement la même puissance34, c'est-à-dire qu'il n'existe pas de
procédure que l'on pourrait exprimer dans un modèle mais pas dans un autre. La thèse de
Church postule que ces modèles de calcul équivalents décrivent complètement et
mathématiquement tout ce qui est physiquement calculable.

Un deuxième résultat fondamental est l'existence de fonctions incalculables, une fonction étant
ce que calcule une procédure ou un algorithme (ceux-ci désignant plutôt comment faire le
calcul). On peut montrer qu'il existe des fonctions, bien définies, pour lesquelles il n'existe pas de
procédure pour les calculer. L'exemple le plus connu étant probablement le problème de l'arrêt,
qui montre qu'il n'existe pas de machine de Turing calculant si une autre machine de Turing
donnée s'arrêtera (et donc donnera un résultat) ou non.

Tous les modèles de calcul étant équivalents, ce résultat s'applique aussi aux autres modèles, ce
qui inclut les programmes et logiciels que l'on peut trouver dans les ordinateurs courants. Il
existe un lien très fort entre les fonctions que l'on ne peut pas calculer et les problèmes que l'on
ne peut pas décider (voir Décidabilité).

Algorithmique
Article détaillé : Algorithmique.

L'algorithmique est l'étude comparative des différents algorithmes. Tous les algorithmes ne se
valent pas : le nombre d'opérations nécessaires pour arriver à un même résultat diffère d'un
algorithme à l'autre. Ce nombre d'opérations, appelé la complexité algorithmique est le sujet de
la théorie de la complexité des algorithmes, qui constitue une préoccupation essentielle en
algorithmique.

La complexité algorithmique sert en particulier à déterminer comment le nombre d'opérations


nécessaires évolue en fonction du nombre d'éléments à traiter (la taille des données) :

soit l'évolution peut être indépendante de la taille des données, on parle alors de complexité
constante ;

soit le nombre d'opérations peut augmenter selon un rapport logarithmique, linéaire,


polynomial ou exponentiel (dans l'ordre décroissant d'efficacité et pour ne citer que les plus
répandues) ;
une augmentation exponentielle de la complexité aboutit très rapidement à des durées de
calcul déraisonnables pour une utilisation en pratique ;

tandis que pour une complexité polynomiale (ou meilleure), le résultat sera obtenu après
une durée de calcul réduite, même avec de grandes quantités de données.

Nous arrivons maintenant à un problème ouvert fondamental en informatique : « P est-il égal à


NP ? »35. En simplifiant beaucoup : P est « l'ensemble des problèmes pour lesquels on connaît un
algorithme efficace » et NP « l'ensemble des problèmes pour lesquels on connaît un algorithme
efficace pour vérifier une solution à ce problème ». Et en simplifiant encore plus : existe-t-il des
problèmes difficiles ? Des problèmes pour lesquels il n'existe pas d'algorithme efficace ?

Cette question est non seulement d'un grand intérêt théorique mais aussi pratique. En effet, un
grand nombre de problématiques courantes et utiles sont des problèmes que l'on ne sait pas
résoudre de manière efficace. C'est d'ailleurs un des problèmes du prix du millénaire et le Clay
Mathematics Institute s'est engagé à verser un million de dollars aux personnes qui en
trouveraient la solution.

C'est un problème ouvert, donc formellement, il n'y a pas de réponse reconnue. Mais, en pratique,
la plupart des spécialistes [réf. nécessaire] s'accordent pour penser que P≠NP, c'est-à-dire qu'il existe
effectivement des problèmes difficiles qui n'admettent pas d'algorithme efficace.

Cryptologie
Article détaillé : Cryptologie.

Ce type de problème de complexité algorithmique est directement utilisé en cryptologie.

En effet, les méthodes de cryptologie modernes reposent sur l'existence d'une fonction facile à
calculer qui possède une fonction réciproque difficile à calculer. C'est ce qui permet de chiffrer
un message qui sera difficile à décrypter (sans la clé).

La plupart des chiffrements (méthode de cryptographie) reposent sur le fait que la procédure de
décomposition en produit de facteurs premiers n'a pas d'algorithme efficace connu.

Si quelqu'un trouvait un tel algorithme, il serait capable de décrypter la plupart des


cryptogrammes facilement. On sait d'ailleurs qu'un calculateur quantique en serait capable, mais
les calculateurs quantiques actuels n'ont pas encore cette capacité.

Autre
Article détaillé : Traitement automatique du langage naturel.
Depuis les années 1960, et à la frontière avec la logique mathématique : la correspondance de
Curry-Howard a jeté un pont entre le monde des démonstrations formelles et celui des
programmes, dans la discipline des méthodes formelles.

Citons aussi l'étude de la mécanisation des procédés de calcul et de pensée qui a permis de
mieux comprendre la réflexion humaine, et apporté des éclairages en psychologie cognitive et en
linguistique, par exemple, à travers la discipline du traitement automatique du langage
naturel36,37.

Technologies de l'information et de la communication

Article détaillé : Technologies de l'information et de la communication.

Le terme technologies de l'information et de la communication désigne un secteur d'activité et un


ensemble de biens qui sont des applications pratiques des connaissances scientifiques en
informatique ainsi qu'en électronique numérique, en télécommunication, en sciences de
l'information et de la communication et en cryptologie.

Le matériel informatique est un ensemble d'équipements (pièces détachées) servant au


traitement des informations.

Un logiciel contient des suites d'instructions qui décrivent en détail les algorithmes des
opérations de traitement d'information ainsi que les informations relatives à ce traitement
(valeurs clés, textes, images, etc.).

Les appareils en électronique numérique utilisent tous un système logique. Les entrées et sorties
des composants électroniques n'ont que deux états ; l'un correspondant à vrai, l'autre à faux. On
démontre qu'en assimilant vrai au nombre 1 et faux au nombre 0, on peut établir les règles
logiques qui fondent un système de numération binaire. Les appareils représentent toute
l'information sous cette forme.

Les appareils informatiques se décomposent en quatre ensembles qui servent respectivement à


entrer des données, les stocker, les traiter, puis les faire ressortir de l'appareil, selon les principes
de la machine de Turing et l'architecture de von Neumann. Les données circulent entre les pièces
des différentes unités par des lignes de communication, les bus. Le processeur est la pièce
centrale qui anime l'appareil en suivant les instructions des programmes qui sont enregistrés à
l'intérieur.

Appareils informatiques
Article détaillé : Appareil informatique.
Un distributeur de billets contient un
logiciel d'ordinateur.

Il existe aujourd'hui une gamme étendue d'appareils capables de traiter automatiquement des
informations. De ces appareils, l'ordinateur est le plus connu, le plus ouvert, le plus complexe et
un des plus anciens.

L'ordinateur est une machine modulable et universelle qui peut être adaptée à de nombreuses
tâches par ajout de matériel ou de logiciel.

Un système embarqué est un appareil équipé de matériel et de logiciel informatique, et affecté à


une tâche bien précise.

Exemples d'appareils :

la console de jeu est un appareil destiné au jeu vidéo, une activité que l'on peut aussi exercer
avec un ordinateur ;

le NAS (acronyme de l'anglais network attached storage, littéralement « mémoire attachée à un


réseau ») est un appareil destiné à garder des informations en mémoire et à les mettre à
disposition via un réseau informatique ;

le distributeur de billets : un automate qui distribue sur demande des billets de banque ou des
tickets de transport public ; les distributeurs sont souvent des ordinateurs effectuant un
nombre limité de tâches ;

le récepteur satellite tout comme le décodeur de Télévision Numérique Terrestre : les


émissions de télévision se font en numérique et sont captées et décodées par des appareils
informatiques ;

les appareils d'avionique sont des appareils électroniques et informatiques placés dans les
avions et les véhicules spatiaux ; ils servent à la navigation, la prévention des collisions et la
télécommunication ;

le GPS : un appareil qui affiche une carte géographique, et se positionne sur la carte grâce à un
réseau de satellites ; les cartes géographiques sont des informations créées par ordinateur ;

le téléphone mobile : initialement c'est un simple appareil analogique utilisable par un nombre
restreint d'utilisateurs, le téléphone portable numérisé est utilisable en masse et sert aussi à
jouer, à visionner des images ou des vidéos ;

Les smartphones sont de véritables ordinateurs de poche, intégrant de nombreux capteurs


(positionnement GPS, accéléromètres multi-axes, Capteur photographique, thermomètre,
hygromètre), regroupant ainsi plusieurs appareils différents dans un même boîtier ;

les systèmes d'arme sont des dispositifs informatiques qui permettent l'organisation et le suivi
des opérations militaires : positionnement géographique, calcul des tirs, guidage des appareils
et des véhicules ;

les robots sont des appareils électromécaniques qui effectuent, de manière autonome, des
tâches pour assister ou remplacer des humains ; l'autonomie est assurée par un appareil
informatique placé à l'intérieur et/ou à l'extérieur du robot.

Matériel informatique
Article détaillé : Matériel informatique.

Cette section a besoin d'être recyclée (avril 2017).


Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. ou discutez des points à
améliorer.

Le matériel informatique, ou en anglais hardware, désigne l’ensemble des composants


électroniques physiques nécessaires au fonctionnement des appareils numériques. Un boîtier
est composé de pièces centrales comme le processeur, et de pièces périphériques servant à
l’acquisition, au stockage, à la restitution et à la transmission d’informations. L’appareil se
compose d’un assemblage de pièces provenant potentiellement de divers fabricants. Le respect
des normes industrielles par ces différents acteurs rend possible l’interopérabilité et le bon
fonctionnement de l’ensemble.

Carte mère

Carte mère avec le support du


microprocesseur, les
connecteurs mémoire et
périphériques

Article détaillé : carte mère.


La carte mère est le composant central d’un ordinateur, auquel sont reliés tous les autres
éléments matériels, comme le processeur, la mémoire vive (RAM), les cartes graphiques ou
encore les dispositifs de stockage. On peut associer la carte mère, de manière métaphorique, à
la colonne vertébrale du système38, laquelle assure la communication entre ces différents
composants via des bus, des connecteurs et des circuits imprimés.

La carte mère contient aussi des puces comme le BIOS ou, sur les machines plus récentes,
l’UEFI qui permettent de démarrer l’ordinateur et de gérer les interactions de base entre les
composants.

Boîtier et périphériques

L'intérieur du boîtier d'un appareil informatique contient un ou plusieurs circuits imprimés sur
lesquels sont soudés des composants électroniques et des connecteurs. La carte mère est le
circuit imprimé central, sur lequel sont connectés tous les autres équipements.

Un bus est un ensemble de lignes de communication qui servent aux échanges d'information
entre les composants de l'appareil informatique. Les informations sont transmises sous forme
de signaux électriques. Le plus petit élément d'information manipulable en informatique
correspond à un bit. Les bus transfèrent des bytes d’informations composés de plusieurs bits en
parallèle.

Les périphériques sont par définition, les équipements situés à l'extérieur du boîtier.

Équipements d'entrée

Le boîtier avec la carte mère, le


ventilateur du processeur,
l'alimentation et la mémoire.
Carte interchangeable, circuit
imprimé assurant support et
liaison pour les composants
numériques.

Les périphériques d'entrée servent à commander l'appareil informatique ou à y envoyer des


informations.

L'envoi des informations se fait par le procédé de numérisation. Il s'agit de transformer des
informations brutes (une page d'un livre, les listes des éléments périodiques, etc.) en suite de
nombres binaires pouvant être manipulées par un appareil informatique. La transformation est
faite par un circuit électronique. La construction du circuit diffère en fonction de la nature de
l'information à numériser.

L'ensemble des dispositifs de commande et les périphériques de sortie directement associés


forment une façade de commande appelée interface homme-machine.

Stockage d'information

Une mémoire est un dispositif électronique (circuit intégré) ou électromécanique destiné à


conserver des informations dans un appareil informatique.

Une mémoire de masse : dispositif de stockage de grande capacité, souvent


électromagnétique (bandes magnétiques, disques durs), destiné à conserver longtemps une
grande quantité d'informations. Sur ces supports les données sont enregistrées dans des
fichiers.
Un disque dur : mémoire de masse à accès direct, de grande capacité, composée d'un ou
de plusieurs disques rigides superposés et magnétiques. L'IBM Ramac 305, le premier
disque dur, a été dévoilé en 1956. Le disque dur est une des mémoires de masse les plus
utilisées en informatique. Pour gérer de grandes volumétries, ces disques sont associés
par des mécanismes logiciels permettant d'étendre leur capacité (jusqu'à plusieurs Po) et
d'y intégrer une protection avancée (RAID et Réplication au niveau bloc. Réplication,
Versioning et Snapshot au niveau fichier).

Une mémoire morte (« Read Only Memory » en anglais, ou ROM) : mémoire composée de
circuits intégrés où les informations ne peuvent pas être modifiées. Ce type de mémoire est
toujours installé par le constructeur et utilisé pour conserver définitivement des logiciels
embarqués.

Une mémoire vive : mémoire composée de circuits intégrés où les informations peuvent être
modifiées. Les informations non enregistrées sont souvent perdues à la mise hors tension.

Processeur

microprocesseur.

Le processeur est le ou les composants électroniques qui exécute des instructions (calcul, choix,
gestion des taches). Un appareil informatique contient au moins un microprocesseur, voire deux,
quatre, ou plus. Les ordinateurs géants contiennent des milliers de processeurs.

Le sigle CPU (pour l'anglais Central Processing Unit) désigne le ou les processeurs centraux de
l'appareil. L'exécution des instructions par le ou les CPU influence tout le déroulement des
traitements.

Un microprocesseur multi-cœur réunit plusieurs circuits intégrés de processeur dans un seul


boîtier. Un composant électronique construit de cette manière effectue le même travail que
plusieurs processeurs.

Équipements de sortie

Les équipements de sortie servent à présenter les informations provenant d'un appareil
informatique sous une forme reconnaissable par un humain.

Un convertisseur numérique-analogique (en anglais Digital to Analog Converter ou DAC) est un


composant électronique qui transforme une information numérique (une suite de nombres
généralement en binaire) en un signal électrique analogique. Il effectue le travail inverse de la
numérisation (exemple : un lecteur de CD audio).

Un écran est une surface sur laquelle s'affiche une image (exemple : des fenêtres de dialogue
et des documents). Les images à afficher sont générées par un circuit électronique
convertisseur numérique-analogique en sortie des cartes vidéos pour l'affichage sur les écrans
analogiques. De plus en plus souvent, l'étape du DAC est supprimée grâce à la connexion
HDMI avec les écrans interprétant directement les images numériques.

Un moniteur est un écran utilisant les mêmes techniques que celles utilisées par les
téléviseurs, qui affiche des graphiques et des textes provenant de l'appareil informatique.
Une imprimante est un équipement servant à produire des informations non volatiles, sous
forme d'impression sur papier. Il peut s'agir de textes, de tableaux, de graphiques, de schémas,
de photos, etc.

Un haut-parleur ou un « jack » : on peut brancher un casque, un système d'enceintes


amplifiées, ou tout système audio, afin de reproduire les sons dans le spectre audible par les
humains, fabriqués ou passant par la carte son. Cette dernière utilisant aussi un DAC mais
aussi ADC, permettant de numériser les signaux analogiques provenant de microphones ou de
tout appareil électronique de reproduction sonore que l'on connecte au connecteur mic ou line.

Transmission par câbles.

Équipements de réseau

Les équipements de réseau servent à la communication d'informations entre des appareils


informatiques, en particulier, à l'envoi d'informations, à la réception, à la retransmission, et au
filtrage. Les communications peuvent se faire par câble, par onde radio, par satellite, ou par fibre
optique.

Un protocole de communication est une norme industrielle relative à la communication


d'informations. La norme établit autant le point de vue électronique (tensions, fréquences) que le
point de vue informationnel (choix des informations, format), ainsi que le déroulement des
opérations de communication (qui initie la communication, comment réagit le correspondant,
combien de temps dure la communication, etc.).

Selon le modèle OSI – qui comporte sept niveaux –, une norme industrielle (en particulier un
protocole de communication) d'un niveau donné, peut être combinée avec n'importe quelle
norme industrielle d'une couche située en dessus ou en dessous.

Une carte réseau est un circuit imprimé qui sert à recevoir et envoyer des informations
conformément à un ou plusieurs protocoles.
Un modem est un équipement qui sert à envoyer des informations sous forme d'un signal
électrique modulé, ce qui permet de les faire passer sur une ligne de communication analogique
telle une ligne téléphonique.

Logiciel informatique
Article détaillé : Logiciel.

Un logiciel est un ensemble d'informations relatives à un traitement automatisé, qui correspond à


la « procédure » d'une Machine de Turing. La mécanique de cette machine correspondant au
processeur.

Le logiciel peut être composé d'instructions et de données. Les instructions mettent en


application les algorithmes en rapport avec le traitement d'information voulu. Les données
incluses dans un logiciel sont les informations relatives à ce traitement ou exigées par lui
(valeurs clés, textes, images, etc.).

Le logiciel peut prendre une forme exécutable (c'est-à-dire, directement compréhensible par le
micro-processeur) ou source, c'est-à-dire que la représentation est composée d'une suite
d'instructions directement compréhensible par un individu. Ainsi donc, on peut considérer le
logiciel comme une abstraction qui peut prendre une multitude de formes : il peut être imprimé
sur du papier, conservé sous forme de fichiers informatiques ou encore stocké dans une
mémoire (une disquette, une clé USB).

Catégories de logiciels.

Un appareil informatique peut contenir de très nombreux logiciels, organisés en trois catégories :

logiciel applicatif : contient les instructions et les informations relatives à une activité
automatisée. Un ordinateur peut stocker une panoplie de logiciels applicatifs, correspondant
aux très nombreuses activités pour lesquelles il est utilisé ;
logiciel système : contient les instructions et les informations relatives à des opérations de
routine effectuées par les différents logiciels applicatifs ;

système d'exploitation : logiciel système qui contient l'ensemble des instructions et des
informations relatives à l’utilisation commune du matériel informatique par les logiciels
applicatifs ;

micrologiciel (firmware en anglais) : logiciel de bas niveau permettant la configuration, le


démarrage d'un système et de rendre celui-ci « standard » quels que soient son constructeur et
sa technologie. Un micrologiciel contient les instructions et les informations relatives au
déroulement de cette opération sur l'équipement en question. Un appareil informatique peut
contenir de nombreux micrologiciels. Chaque micrologiciel contient les instructions et les
informations relatives à tous les traitements qui peuvent être effectués par les équipements
d'une série ou d'une marque déterminée.

Un logiciel embarqué, un logiciel libre, un logiciel propriétaire font référence à une manière de
distribuer le logiciel. Voir « distribution de logiciels ».

Domaines d'activités informatisées

Lire en ligne : IEEE Computer Society - Keywords39.

Manipulation d'informations administratives : commerciales, financières, légales, industrielles


et comptables depuis 1962.

Ingénierie : conception assistée par ordinateur et fabrication assistée par ordinateur dans les
domaines de l'aéronautique, l'astronautique, la mécanique, la chimie, l'électronique et
l'informatique.

Sciences de la vie : biologie, santé.

Sciences sociales : psychologie, sociologie, économie.

Design et artisanat : architecture, littérature, musique.

Malware ou logiciel malveillant : espionnage, vol d'informations, usurpation d'identité.

Logiciel applicatif

Un logiciel applicatif ou application informatique contient les instructions et les informations


relatives à une activité automatisée par un appareil informatique (informatisée). Il peut s'agir
d'une activité de production (exemple : activité professionnelle), de recherche, ou de loisir.

Par exemple, une application de gestion est un logiciel applicatif servant au stockage, au tri et
au classement d'une grande quantité d'informations. Les traitements consistent en la collecte
et la vérification des informations fraîchement entrées, la recherche d'informations et la
rédaction automatique de documents (rapports).
Un autre exemple, un jeu vidéo est un logiciel applicatif servant à jouer. Les traitements
consistent en la manipulation d'images et de sons, la création d'images par synthèse, ainsi que
l'arbitrage des règles du jeu.
Logiciel système

Un logiciel système contient les instructions et les informations relatives à des opérations de
routine susceptibles d'être exécutées par plusieurs logiciels applicatifs. Un logiciel système sert
à fédérer, unifier et aussi simplifier les traitements d'un logiciel applicatif. Les logiciels systèmes
contiennent souvent des bibliothèques logicielles.

Lorsqu'un logiciel applicatif doit effectuer une opération de routine, celui-ci fait appel au logiciel
système par un mécanisme appelé appel système. La façade formée par l'ensemble des appels
systèmes auquel un logiciel système peut répondre est appelée Interface de programmation ou
API (acronyme de l'anglais Application programming Interface).

Un logiciel applicatif effectue typiquement un grand nombre d'appels système, et par


conséquent, il peut fonctionner uniquement avec un système d'exploitation dont l'interface de
programmation correspond. Le logiciel est alors dit compatible avec ce système d'exploitation, et
inversement.

Système d'exploitation

Article détaillé : Système d'exploitation.

Le système d'exploitation est un logiciel système qui contient l'ensemble des instructions et des
informations relatives à l’utilisation commune du matériel informatique par les logiciels
applicatifs.

Les traitements effectués par le système d'exploitation incluent : répartition du temps


d'utilisation du processeur par les différents logiciels (multitâche), répartition des informations
en mémoire vive et en mémoire de masse.

En mémoire de masse, les informations sont groupées sous forme d'unités logiques appelées
fichiers.

Les traitements effectués par le système d'exploitation incluent également les mécanismes de
protection contre l'utilisation simultanée par plusieurs logiciels applicatifs d'équipements de
matériel informatique qui par nature ne peuvent pas être utilisés de manière partagée (voir
Exclusion mutuelle).

POSIX est une norme industrielle d'une interface de programmation qui est appliquée dans de
nombreux systèmes d'exploitation, notamment la famille UNIX.
Environnement graphique

Environnement graphique.

L’environnement graphique est le logiciel système qui organise automatiquement l'utilisation de


la surface de l'écran par les différents logiciels applicatifs et redirige les informations provenant
des dispositifs de pointage (souris).

L'environnement graphique est souvent partie intégrante du système d'exploitation.

Système de gestion de base de données

Une base de données est un stock structuré d'informations enregistré dans un dispositif
informatique.

Un système de gestion de base de données (sigle : SGBD) est un logiciel système dont les
traitements consistent à l'organisation du stockage d'informations dans une ou plusieurs bases
de données. Les informations sont disposées de manière à pouvoir être facilement modifiées,
triées, classées, ou supprimées. Les automatismes du SGBD incluent également des protections
contre l'introduction d'informations incorrectes, contradictoires ou dépassées40.

Micrologiciel

Puce contenant un micrologiciel.

Dans un équipement informatique utilisation d'un équipement matériel déterminé, opération de


routine. Un micrologiciel contient les instructions et les informations relatives au traitement de
cette opération sur l'équipement en question. Chaque micrologiciel contient les informations
relatives à tous les traitements de routine qui peuvent être effectués par les équipements
d'une série ou d'une marque déterminée.
BIOS (acronyme de l'anglais Basic Input Output System) : nom du micrologiciel incorporé à
la carte mère d'un ordinateur, qui est développé spécifiquement pour celle-ci. Il contient
toutes les routines spécifiques : boot ou démarrage du système d'exploitation, gestion des
entrées-sorties, gestion de l'énergie et du refroidissement, etc. C'est à lui que s'adresse le
système d'exploitation pour effectuer une grande diversité de tâches.

Dans un appareil électronique : les micrologiciels sont utilisés pour réaliser des automatismes
difficiles à concevoir uniquement avec des circuits électroniques. Par exemple, dans des
appareils électroménagers (lave-linge, lave-vaisselle) ou les moteurs (calcul de la durée
d'injection).

Le micrologiciel est souvent distribué sur une puce de mémoire morte faisant partie intégrante
du matériel en question. Il peut être mis à jour soit en changeant la ROM ou pour les systèmes
les plus récents en réécrivant la mémoire flash.

Utilisations et domaines d'activités

Article connexe : Application (informatique).

Le traitement de l'information s'applique à tous les domaines d'activité et ceux-ci peuvent se


trouver associés au mot « informatique », comme dans « informatique médicale », où les outils
informatiques sont utilisés dans l'aide au diagnostic (ce champ d'activité se rapportera plutôt à
l'informatique scientifique décrite ci-dessous), ou dans « informatique bancaire », désignant des
systèmes d'information bancaire qui relèvent plutôt de l'informatique de gestion, de la
conception et de l'implémentation de produits financiers qui relèvent plutôt de l'informatique
scientifique et des mathématiques, ou encore de l'automatisation des salles de marché qui en
partie relève de l'informatique temps réel.

On peut dire de l'informatique, capable de traiter mathématiquement des commandes de


langage formel, qu'elle réalise le projet de la modernité juridique. (la gouvernance) De la sorte,
l'informatique a une fonction politique, conformément à la pensée cybernétique41. L'informatique
déploie des machines à gouverner, qui complètent et se synchronisent avec les lois et
procédures.

Les grands domaines d'utilisation de l'informatique sont :

Informatique de gestion
informatique en rapport avec la gestion de données, à savoir le traitement en masse de
grandes quantités d'information. L'informatique de gestion a de nombreuses applications
pratiques dans les entreprises : manipulation des informations relatives aux employés,
commandes, ventes, statistiques commerciales, journaux de comptabilité générale y compris,
en son temps, le calcul du décalage pour les déclarations de TVA à récupérer et gestion de la
production et des approvisionnements, gestion de stocks et des inventaires, etc. Ce domaine
est de loin celui qui représente la plus forte activité.
Informatique scientifique42
consiste à aider les ingénieurs de conception dans les domaines de l'ingénierie industrielle à
concevoir et dimensionner des équipements à l'aide de programmes de calcul : réacteurs
nucléaires, avions et automobiles (langages souvent employés : historiquement le Fortran, de
plus en plus concurrencé par C et C++). L'informatique scientifique est surtout utilisée dans les
bureaux d'étude et les entreprises d'ingénierie industrielle car elle permet de simuler, par la
recherche opérationnelle ou par itération, des scénarios de façon rapide et fiable. :Par
exemple, l'écurie italienne de Formule 1 Scuderia Ferrari s'est équipée en 2006 avec un des
plus puissants calculateurs du monde afin de permettre les essais numériques de sa
monoplace et accélérer la mise au point de ses prototypes ;
Informatique embarquée
consiste à définir les logiciels destinés à être embarqués dans des dispositifs matériels
autonomes interagissant avec leur environnement physique. L'informatique embarquée assure
alors parfois le pilotage de systèmes électromécaniques plus ou moins complexes. Elle est
ainsi à rapprocher de la production de systèmes informatiques temps réel tant le temps
devient une préoccupation clef lorsque l'informatique est acteur du monde réel. Elle trouve
aussi ses domaines d'applications dans de nombreux objets de notre vie quotidienne en
enrichissant les performances et les fonctionnalités des services proposés. :Historiquement
d'abord liés à l'aéronautique, le spatial, l'armement, le nucléaire, on en trouve aujourd'hui de
nombreuses illustrations dans notre vie quotidienne : automobile, machine à laver, téléphone
portable, carte à puce, domotique, etc.
Ingénierie des connaissances
forme d'ingénierie informatique, qui consiste à gérer les processus d'innovation, dans tous les
domaines, selon des modèles assez différents de ceux jusqu'alors employés en informatique
de gestion. Cette forme d'ingénierie permettra peut-être d'accroître la cohérence des trois
domaines, qui sont la gestion, le temps réel, et le scientifique dans l'organisation des
entreprises. Elle s'intéresse plus au contenu et à la qualité des bases de données et de
connaissances qu'à l'automatisation des traitements. Elle se développe déjà beaucoup aux
États-Unis.
Les applications du renseignement économique et stratégique
font appel aux techniques de l'information, notamment dans l'analyse du contexte, pour la
recherche d'informations (moteurs de recherche). D'autre part, dans une optique de
développement durable, il est nécessaire de structurer les relations avec les parties prenantes,
ce qui fait appel à d'autres techniques telles les protocoles d'échange et les moteurs de règles.

Exemples de domaines d'utilisation

Les différents domaines d'utilisation de l'informatique sont les suivants :

Automatique : appareils de régulation tels le pilote automatique.

Bio-informatique : outils d'aide dans la recherche en biologie.


Bureautique : outils d'aide au travail de bureau : rédaction de documents commerciaux et
correspondance.

Calcul parallèle : pour des applications qui demandent de nombreux calculs : prévisions météo
ou image de synthèse.

Cryptographie : déchiffrage d'informations chiffrées par un code secret.

Domotique : commande d'appareils domestiques et systèmes d'alarme.

Exploration de données : extraction automatique de connaissances.

Gestion de contenu : collecte des documents électroniques d'une entreprise : mail, fax,
contrats.

Hypermédias : manipulation de documents de présentation contenant des vidéos, des images


et du son.

Imagerie informatique : création ou manipulation d'images : images de synthèse, traitement


d'images, jeux vidéo, simulateurs de vol.

Informatique décisionnelle : analyses et statistiques en vue d'aide à la décision pour les


responsables d'entreprise.

Informatique de gestion : manipulation en masse de grandes quantités d'informations : listes


de clients, des fournisseurs, de produits.

Informatique industrielle : utilisation dans des chaînes de fabrication industrielles.

Informatique médicale : manipulations d'images médicales (scanner, échographies), dossiers


médicaux.

Informatique musicale : composition musicale.

Instrumentation : collecte d'informations provenant de capteurs, lors d'expériences


scientifiques.

Linguistique informatique : correction d'orthographe, traduction automatique.

Logiciels malveillants : logiciels mal intentionnés qui s'installent et agissent à l'insu de


l'utilisateur : vol d'informations, falsification, usurpation d'identité.

Nanotechnologie : aide à la recherche en nanotechnologie.

Publication assistée par ordinateur : outils de création de la presse et du livre.

Robotique : pilotage des machines autonomes que sont les robots.

Télécommunications : transmission d'informations.


Terminologie de l'informatique

Article détaillé : Terminologie informatique.

L'informatique est un secteur d'activité scientifique et industriel important dans le monde. Les
produits et services de cette activité s'échangent dans le monde entier. Les produits immatériels
tels que les connaissances, les normes, les logiciels ou les langages de programmation circulent
très rapidement par l'intermédiaire des réseaux informatiques et de la presse spécialisée, et sont
suivis par les groupes de veille technologique des entreprises et des institutions. Les matériels
informatiques peuvent être conçus sur un continent et construits sur un autre.

L'anglais international est la langue véhiculaire du secteur d'activité. Il est enseigné dans les
écoles43. C'est la langue des publications scientifiques ainsi que de nombreux ouvrages
techniques. La grande majorité des langages de programmation utilisent le vocabulaire anglais
comme base. Les termes peuvent provenir des instituts de recherche, des entreprises, ou des
organismes de normalisation du secteur. De nombreux néologismes sont des abréviations ou
des mots-valise basés sur des mots en anglais. Le grand nombre d'anglicismes reflète la
domination actuelle des États-Unis sur ce marché44.

L'usage d'abréviations joue le même rôle que celui des formules chimiques : l'ébauche d'une
nomenclature internationale qui facilite l'accès des lecteurs non anglophones à la littérature
informatique. Il existe en outre, un phénomène d'emprunt lexical réciproque entre les langages
de programmation – dont le lexique est basé sur l'anglais – et le jargon informatique45.

En France, dans le cadre du dispositif d'enrichissement de la langue française mis en place par la
loi Toubon et son décret d'application (1996), la Commission spécialisée de terminologie et de
néologie de l’informatique et des composants électroniques (CSTIC), implantée au sein du
ministère de l’Économie et de l'Industrie, a pour missions de46 :

repérer les nouvelles notions anglo-américaines qui ont tendance à s‘implanter dans leur
langue d’origine ;

rechercher pour chacune un équivalent français, transparent, auto-explicatif et formé selon les
canons de la langue française ;

établir une définition « claire et compréhensible par un large public », non spécialiste,
éventuellement accompagnée d’une (de) note(s) précisant la notion.

Les termes proposés sont publiés au Journal officiel de la République française et sont
enregistrés dans la base terminologique FranceTerme47.

Au Québec, l'organisme chargé de la terminologie informatique est l’Office québécois de la


langue française (OQLF). Cet organisme propose, officialise et diffuse les termes français à
utiliser dans le domaine de l’informatique, conformément à la politique linguistique québécoise
et à la Charte de la langue française48. L'OQLF propose des termes en français en informatique
comme dans les autres domaines d'activité dans son Grand dictionnaire terminologique.

Marché de l'informatique

Article connexe : Terminologie de la distribution informatique.

On trouve dans le monde environ un milliard de micro-ordinateurs49, trois cent mille stations de
travail, quelques dizaines de milliers de mainframes, et deux mille superordinateurs en état de
marche.

On ne connaît pas avec certitude la part de marché occupée par l'industrie des systèmes
embarqués, mais on estime que l'informatique représente le tiers du coût d'un avion ou d'une
voiture50.

La distribution des produits informatiques est faite sous la forme de multiples canaux de
distribution, parmi lesquels on compte la vente directe, le commerce en ligne, les chaînes de
revendeurs, les groupements de revendeurs, la vente par correspondance.

Les grossistes informatiques ont un rôle clef dans la distribution informatique et sont un point
de passage quasi obligé pour les sociétés qui ont choisi la vente indirecte (par un réseau de
revendeurs). Les grossistes, qu'ils soient généralistes ou spécialisés, adressent la multitude de
petits points de vente ou les sociétés de service pour lesquelles l'activité de négoce représente
un volume d'activité faible.

Aujourd'hui, la plupart des constructeurs sont spécialisés soit dans le matériel, soit dans le
logiciel, soit dans les services.

Apple et Oracle (Sun) sont parmi les seuls constructeurs spécialisés à la fois dans le matériel et
le logiciel. IBM et HP sont parmi les seuls constructeurs spécialisés à la fois dans le matériel et
les services.

Dans le sultanat d'Oman entre 2002 et 2005, 16 % des ventes concernaient du logiciel, 30 %
concernait des ordinateurs, 28 % concernait des services, et 25 % concernait des équipements
de transmission51.

En Autriche, en 2007, 21 % des ventes concernent le logiciel, 34 % concernent le matériel, et 45 %


concernent des services52.
Histoire

Historiquement, le matériel informatique était distribué par les grands constructeurs qui
traitaient en direct avec leurs clients ; la plupart de ceux-ci étant de grandes entreprises ou des
organismes publics. Les logiciels étaient créés par les clients. Les constructeurs fournissaient
uniquement un système d'exploitation, et assistaient leurs clients par l'organisation de cours de
programmation à la formation des analystes programmeurs. Au fur et à mesure de la baisse des
prix des systèmes, le marché s'est élargi, obligeant plusieurs constructeurs à se structurer pour
mieux diffuser leur produit et à s'appuyer sur des partenaires.

Ces partenaires étaient au départ mono-marque et travaillaient souvent sous la forme d'agent
semi-exclusif, puis ils se sont transformés au fil du temps en revendeurs indépendants multi-
marques.

Dans les années 1980, en même temps que les premiers mini-ordinateurs, sont apparus les
premiers éditeurs spécialisés dans le logiciel.

Depuis 1987, le marché du micro-ordinateur est le principal secteur du marché informatique, et


les micro-ordinateurs, initialement utilisés à des fins domestiques, sont désormais largement
utilisés dans les entreprises et les institutions, où ils tendent à remplacer les stations de travail
et les mainframes.

Du fait de la croissance très rapide du marché, vecteur de forte concurrence, de nombreuses


sociétés ont disparu dans les années 1980. Des quatorze grands fabricants de l'époque, en 1997
il n'en reste plus que deux (Intel et AMD)53.

Marché du matériel

L'ordinateur est un appareil modulable, construit par assemblage de composants de différentes


marques.

Le développement et la construction des composants est le fait de quelques marques très


spécialisées. La majorité des constructeurs d'ordinateurs sont des assembleurs : un assembleur
est une société qui vend des ordinateurs construits par assemblage de composants provenant
d'autres marques, y compris de concurrents.
Loi de Moore

Alignement à la loi de Moore.

En 1965, Gordon Earle Moore, cofondateur d'Intel, un grand fabricant de microprocesseurs,


émettait la Loi de Moore. Cette loi, basée sur l'observation, prédit que la complexité des
microprocesseurs devrait doubler tous les deux ans.

Offre en matériel

Article connexe : Liste de constructeurs informatiques.

Le matériel informatique est aujourd'hui produit par diverses multinationales, majoritairement du


Japon et de Taïwan. Exemples :

En Autriche par exemple, les principales marques d'ordinateur sont, en 2007 : Hewlett-Packard
(Palo Alto, États-Unis), Dell, (Round Rock, États-Unis), Fujitsu (Japon), Siemens (Berlin,
Allemagne), Sony (Tokyo, Japon) et Acer (Taïwan)52.

Les principales marques de consoles de jeux sont en 2007 : Sony (Tokyo, Japon), Nintendo
(Kyoto, Japon), et Microsoft (Redmond, États-Unis)54.

Marché du logiciel

La fabrication d'un logiciel (développement) demande très peu de moyens techniques, et par
contre beaucoup de temps et de savoir-faire.

Il existe aujourd'hui un très grand nombre d'auteurs de logiciels, il peut s'agir de multinationales
comme Microsoft, de petites entreprises locales, voire de particuliers ou de bénévoles.

Les grosses entreprises, utilisant du matériel informatique pour leurs propres besoins, ont
souvent des équipes spécialisées, qui créent des logiciels sur mesure pour les besoins de
l'entreprise. Ces logiciels ne seront jamais mis sur le marché. Un progiciel est un logiciel prêt-à-
porter et générique prévu pour répondre à un besoin ordinaire. Par opposition à un logiciel
spécifique, qui est développé sur mesure en vue de répondre au besoin d'un client en particulier.
La création de logiciels spécifique est le principal sujet de contrats de services des entreprises
informatiques.

Dans des secteurs industriels comme l'aviation, des équipes créent des logiciels pour les
systèmes embarqués de ce secteur. Ces logiciels ne sont jamais mis sur le marché séparément.

Un logiciel étant un ensemble d'informations, il peut être transmis par les moyens de
télécommunications. Le téléchargement est l'opération qui consiste à utiliser un réseau de
télécommunication pour récupérer un logiciel en provenance d'un autre appareil. Le commerce
en ligne est l'activité qui consiste à vendre des logiciels (ou d'autres biens) en les distribuant par
des réseaux de télécommunication comme Internet.

Types de logiciels

On peut distinguer quatre grands types de logiciels : libres, propriétaires, shareware, freeware, en
fonction du type de contrat de licence qui régit leur distribution, utilisation et copie.

Un logiciel libre (ou open source) est un logiciel que l'on peut utiliser, étudier, modifier et
redistribuer librement. Un tel logiciel peut être soumis au droit d'auteur (sous une certaine
licence) ou non (dans le domaine public). Les logiciels libres sont souvent distribués
gratuitement.

Un logiciel propriétaire peut être utilisé, mais ne peut pas être ni étudié, ni modifié, ni
redistribué librement. Ces logiciels sont le plus souvent distribués par l'intermédiaire de
réseaux de vente et, pour certains d'entre eux, associés de manière plus ou moins licite, à la
vente d'un micro-ordinateur.

Un gratuiciel (en anglais freeware) est un logiciel qui peut être distribué gratuitement. L'auteur
se réserve le droit exclusif de le modifier.

Un partagiciel (ou shareware) est un logiciel propriétaire qui est gratuit pendant une période
d'essai et payant ensuite. De nombreuses variantes de shareware existent, selon le paiement
demandé (qui est parfois un don à une organisation caritative, l'envoi d'une carte postale à
l'auteur, etc.) et le fonctionnement du logiciel à la fin de la période d'essai (le logiciel peut
tomber en panne, ou alors il reste utilisable mais importune l'utilisateur en l'avertissant de
façon répétée qu'il doit acheter le produit, etc.).

Un micrologiciel (ou firmware) est un logiciel incorporé dans un matériel informatique, et


indissociable de celui-ci.

Terminologie de la distribution de logiciels

Article détaillé : Terminologie de la distribution informatique.


Offre générale en logiciels

Il existe aujourd'hui une offre très large de logiciels, de tous les types : libres, propriétaires,
shareware et freeware.

L'industrie du logiciel est un des principaux secteurs économiques en Europe et aux États-Unis.
De nombreux constructeurs de logiciels sont aux États-Unis. La création de logiciels applicatifs
représente 52 % de l'activité55.

Si le Japon est un des pays les mieux équipés en matériel informatique, on y trouve les plus
grands fabricants de matériel, il n'en va pas de même pour le logiciel, et de nombreux logiciels
posent des problèmes pour l'écriture de textes en utilisant l'alphabet japonais56.

Il existe en 2008 environ quatre-vingts systèmes d'exploitation différents. Le marché est


largement occupé par la famille Windows : cette famille de systèmes d'exploitation, propriété de
Microsoft (Redmond, États-Unis) occupe environ 90 % du marché des systèmes d'exploitation
pour ordinateurs personnels. La société Microsoft a fait l'objet de divers procès pour
monopolisation du marché57.

En 2019, le marché des smartphones, tablettes et objet connectés a fortement évolué et utilise
très majoritairement le système Android développé par Google.

Offre en logiciels libres

GNU est un projet de système d'exploitation lancé en 1985, entièrement basé sur des produits
open source. Linux est un système d'exploitation open source, écrit par une équipe de plus de
3 200 bénévoles. La valeur de revente de Linux est estimée à plus de 1,4 milliard de dollars57.

L'offre en logiciels libres consiste notamment en des ensembles qui contiennent à la fois des
produits GNU et Linux. Ils sont distribués avec des magazines, ou mis à disposition pour le
téléchargement.

Aujourd'hui la majorité des téléphones portable sont basés sur des systèmes d'exploitation
libres : OS X a été développé à partir de Free BSD, Android est quant à lui basé sur un système
Linux classique. Ce qui fait des systèmes Open Source Linux et Free BSD les systèmes les plus
répandus sur le marché du téléphone portable.
Copie et Contrefaçon

Vendeur à la sauvette de contrefaçons.

La Contrefaçon numérique consiste à utiliser ou à mettre à disposition tout ou partie d'un logiciel
alors que sa licence ne l'autorise pas, les éditeurs logiciel parlent volontiers de pirates pour
désigner les auteurs voir, les utilisateurs de ces contrefaçons.

La licence d'utilisation s'apparente à un contrat (dont la valeur juridique varie selon les pays)
accepté implicitement par tout acheteur d'un logiciel (ou explicitement lors de l'installation ou du
premier lancement de celui-ci).

Par une licence propriétaire, l'éditeur octroie le droit, généralement exclusif et non transmissible,
à l'acheteur d'utiliser le logiciel. Si une copie de ce logiciel est mise à disposition d'autrui,
l'utilisation par autrui est alors une violation des clauses du contrat de licence et la mise à
disposition est considérée comme un acte de contrefaçon.

La vente de licences d'utilisation est la première source de revenus de nombreux éditeurs


logiciels et la copie voir la diffusion illégale représente pour eux un important manque à gagner.
La contrefaçon touche le marché du logiciel comme les marchés d'autres biens immatériels tels
que la musique ou la vidéo.

Les éditeurs vendent souvent leur logiciel accompagné de services tels que garantie et mises à
jour, des services qui ne sont, la plupart du temps, disponibles que sur les logiciels légalement
utilisés.

Le nombre de copies de logiciels vendues par des contrefacteurs est plus ou moins élevé selon
les pays. Selon la Business Software Alliance, en Algérie 85 % des logiciels vendus en 2008
seraient issus du piratage58. Toujours selon la Business Software Alliance, au Luxembourg, ce
taux aurait été de 21 % en 2007, ce qui serait le taux le plus bas du monde59.

Marché des services


Cette section doit être actualisée. (avril 2017)
Il manque des informations récentes pertinentes et vérifiables, et certains passages peuvent
annoncer des événements désormais passés, ou des faits anciens sont présentés comme
actuels. Mettez à jour ou discutez-en.

Le passage d'un marché industriel60 de produits à un marché des services est relativement
récent et en forte progression61. Le commerce de services consiste principalement en la vente et
l'exécution de mandats concernant des modifications sur des systèmes d'information
d'entreprises ou de collectivités.

Les systèmes d'information des entreprises sont parfois composés de centaines d'ordinateurs,
sur lesquels sont exécutés des centaines de logiciels de manière simultanée. Il existe de
nombreux liens entre les différents logiciels et les différents ordinateurs, et le simple fait
d'arrêter un seul des éléments risque de déranger des milliers d'usagers, voire de provoquer le
chômage technique de l'entreprise.

Selon le cabinet Gartner Dataquest, les services informatiques ont généré 672,3 milliards de
dollars dans le monde en 2006. Soit un marché en augmentation de 6,4 % par rapport à 200562.

Un consultant est une personne chargée d'une mission de services.

Offre en services

Une SSII (abréviation de Société de Service en Ingénierie Informatique) est une société qui met
à disposition des spécialistes pour des missions de service sur des systèmes informatiques.

De nombreuses SSII se trouvent aux États-Unis et en Inde. Parmi les leaders du marché on trouve
IBM – la plus ancienne société d'informatique encore en activité –, ainsi que EDS, Accenture et
Hewlett-Packard, toutes originaires des États-Unis.

Les principaux sujets des mandats sont la création de logiciels sur mesure, la mise en place de
progiciels et la modification des fichiers de configuration en fonction des besoins, des
opérations de réglage, d'expertise et de surveillance du système informatique. En France la
majorité des constructeurs de logiciels sont des SSII.

SAP désigne par abus de langage un progiciel de gestion intégré pour les entreprises, construit
par la société SAP AG (Walldorf, Allemagne). L'adaptation aux besoins des entreprises de ce
logiciel riche et multi-fonctionnel est une activité courante des SSII.
Métiers et activités

IBM PC 5150

L'informaticien est d'une manière générale une personne qui travaille dans le secteur de
l'informatique. Il existe dans ce secteur diverses activités qui sont orientées vers la création de
logiciels ou la maintenance d'un système informatique – matériel et logiciels.

Le secteur dépend également des activités des fabricants de semi-conducteurs et de pièces


détachées, des assembleurs, ainsi que des fournisseurs de télécommunications et des services
d'assistance.

Maintenance d'un système informatique

La maintenance d'un système informatique consiste à la préparation d'ordinateurs tels que


serveurs, ordinateurs personnels, ainsi que la pose d'imprimantes, de routeurs ou d'autres
appareils. L'activité consiste également au dépannage des machines, à l'adaptation de leur
configuration, l'installation de logiciels tels que systèmes d'exploitation, systèmes de gestion de
base de données ou logiciels applicatifs, ainsi que divers travaux de prévention des pannes, des
pertes ou des fuites d'informations telles que l'attribution de droits d'accès ou la création
régulière de copies de sauvegarde (backup en anglais).

Le directeur informatique décide des évolutions du système informatique dans les grandes
lignes, conformément à la politique d'évolution de la société qui l'emploie. Il sert d'intermédiaire
entre les fournisseurs et les clients (employés de l'entreprise), ainsi que la direction générale. Il
propose des budgets, des évolutions, puis mandate des fournisseurs pour des travaux.

L'ingénieur système travaille à la mise en place et l'entretien du système informatique : la pose de


matériel informatique, l'installation de logiciels tels que systèmes d'exploitation, systèmes de
gestion de base de données ou logiciels applicatifs, et le réglage des paramètres de
configuration des logiciels.
L'administrateur de bases de données est chargé de la disponibilité des informations contenues
dans des bases de données et la bonne utilisation des systèmes de gestion de base de données
– les logiciels qui mettent à disposition les informations et qui occupent une place stratégique
dans de nombreuses entreprises. Il s'occupe des travaux de construction, d'organisation et de
transformation des bases de données, ainsi que du réglage des paramètres de configuration du
système de gestion de base de données et de l'attribution de droit d'accès sur le contenu des
bases de données.

Le responsable d'exploitation veille à la disponibilité constante du système informatique. Il


effectue des tâches de sauvegarde régulière en vue de prévenir la perte irrémédiable
d'informations, organise les travaux de transformation du système informatique en vue de limiter
la durée des mises hors service et attribue des droits d'accès en vue de limiter les possibilités de
manipulation du système informatique au strict nécessaire pour chaque usager – ceci en vue de
prévenir des pertes ou des fuites d'information.

Création de logiciels

Le développement de logiciels consiste à la création de nouveaux logiciels ainsi que la


transformation et la correction de logiciels existants. En font partie la définition d'un cahier des
charges pour le futur logiciel, l'écriture du logiciel dans un ou l'autre langage de programmation,
le contrôle du logiciel créé, la planification et l'estimation du budget des travaux.

Dans une équipe d'ingénieurs, le chef de projet est chargé d'estimer la durée des travaux, d'établir
un planning, de distribuer les tâches entre les différents membres de l'équipe, puis de veiller à
l'avancée des travaux, au respect du planning et du cahier des charges. Le chef de projet
participe également à la mise en place du logiciel chez le client et récolte les avis des usagers.

L'analyste-programmeur est chargé d'examiner le cahier des charges du futur logiciel, de


déterminer la liste de toutes les tâches de programmation nécessaire pour mettre en œuvre le
logiciel. Il est chargé de déterminer les automatismes les mieux appropriés en fonction du cahier
des charges et des possibilités existantes sur le système informatique. L'analyste-programmeur
est ensuite chargé d'effectuer les modifications nécessaires dans le logiciel, de rédiger ou de
modifier le code source du logiciel et de vérifier son bon fonctionnement.

L'architecte des systèmes d'informations est chargé de déterminer, d'organiser et de


cartographier les grandes lignes de systèmes informatiques ou de logiciels. Il réalise des plans
d'ensemble, détermine les composants (logiciel et matériel) principaux de l'ensemble, ainsi que
les flux d'informations entre ces composants. Lors de la création de nouveaux logiciels il est
chargé de découper le futur logiciel en composants, puis d'organiser et de cartographier le
logiciel et les produits connexes.
Sous-traitance, infogérance, intégration

Les entreprises et les institutions qui ont un système informatique de grande ampleur ont
souvent une équipe d'informaticiens qui travaillent à la maintenance du système ainsi qu'à la
création de logiciels pour le compte de l'entreprise. Cette équipe, dirigée par le directeur
informatique peut faire appel à des éditeurs de logiciel ou des sociétés de services en ingénierie
informatique (abréviation SSII) pour certains travaux. Par exemple, lorsque l'équipe interne est
trop peu nombreuse ou ne possède pas les connaissances nécessaires. Les entreprises peuvent
également faire appel à des consultants – des employés d'une société tierce – pour prêter main-
forte ou conseiller leur équipe sur un sujet précis.

L'infogérance consiste à déléguer toute la maintenance du système d'information à une société


de services. Ces services sont parfois réalisés offshore : des équipes délocalisées (parfois
situées dans un pays lointain) pilotent les ordinateurs à travers les réseaux informatiques
(télémaintenance).

L'intégration verticale consiste pour une société informatique à non seulement créer un logiciel,
mais également travailler sur des opérations antérieures et postérieures au développement du
logiciel en question, tels que le management du système d'information, l'aide à la décision de la
direction des systèmes d'information, les opérations de migration ou les services d'assistance.

En cloud computing, un site informatique - matériel, logiciel et raccordements réseau -


appartenant à un fournisseur, est mis à disposition des consommateurs en libre-service payé à
l'usage. Selon le service offert, la responsabilité du système d'exploitation, des logiciels moteurs
et des logiciels applicatifs incombe soit au fournisseur soit au consommateur.

Informatique et développement durable

Article détaillé : Informatique durable.

On applique souvent l'adjectif « virtuel » ou « immatériel » aux produits de l'informatique, ce qui


pourrait laisser croire que l'informatique est peu consommatrice de ressources naturelles. Jean-
Marc Jancovici montre que la dématérialisation, souvent présentée comme une solution pour le
développement durable de l'économie, ne s'est pas accompagnée d'une diminution des flux
physiques par rapport aux flux d'information63. En pratique, dans les années 2010, les directions
des systèmes d'information sont généralement tenues à l'écart des programmes de
développement durable des entreprises.

On se rend compte aujourd'hui, avec les premières études des experts en informatique verte (TIC
durables), que l'informatique serait directement à l'origine de 5 % des émissions de gaz à effet de
serre de la France64. L'informatique générerait également une forte consommation d'électricité.
Mais les impacts environnementaux sont surtout concentrés lors de la fabrication des
équipements et leur fin de vie. Les principaux impacts sont l'épuisement des ressources
naturelles non renouvelables et les pollutions (eau, air, sol) qui dégradent les écosystèmes65.

L'application des principes de développement durable à l'informatique donne naissance aux TIC
durables. Elle englobe les trois piliers du développement durable (environnement, social,
économique) et se caractérise par une double démarche (souvent menée en parallèle) :

le premier périmètre, désigné par le terme informatique écoresponsable (ou officiellement éco-
TIC en France et Green IT 1.0 en anglo-américain) désigne l'ensemble des méthodes qui
réduisent l'impact de l'informatique sur l'environnement par une démarche écoresponsable
(écoconception, économies d'énergie, gestion des déchets). Elle s'applique principalement au
matériel informatique, aux flux (kWh électriques, papier, etc.), ainsi qu'aux méthodes de
développement logiciel qui diminuent leur empreinte ressource ;

le deuxième périmètre, parfois désigné par écoinformatique (ou Green IT 2.0 en anglo-
américain), désigne la réduction de l’empreinte écologique de la société grâce aux
technologies de l'information et de la communication : c'est l'utilisation des TIC pour
réorganiser et optimiser les processus métiers en fonction de leur empreinte écologique grâce
à l'analyse du cycle de vie (ACV) ;

À terme, le développement durable devrait faire évoluer les modèles employés en informatique. Il
est, en effet, nécessaire d'expliciter la sémantique des données, documents ou modèles, ce qui
relève de la branche de l'informatique appelée représentation des connaissances. Plusieurs
projets en écoinformatique se déroulent dans le cadre d'initiatives telles que le web
sémantique [réf. souhaitée].

Enseignement

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France
Article détaillé : Études d'informatique en France.

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Notes et références

Notes
1. Cette citation est souvent attribuée à tort à Edsger W. Dijkstra. (en) Voir la page Edsger W.
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Articles connexes
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Abréviations en informatique

ADSL

Base de données

Bug

Bus de contrôle

Bus de données

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Carte mère

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Clavier d'ordinateur

Cohérence du langage naturel


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Superordinateur

Système embarqué

Tablette tactile

Ultraportable

Wi-Fi
Liens externes

Ressource relative à l'audiovisuel : France 24 ([Link]


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