Les Cités Du Vésuve CM1: Présentation, Éruption, Redécouverte
Les Cités Du Vésuve CM1: Présentation, Éruption, Redécouverte
Pompéi, cité romaine depuis -80, existe depuis le IVe av, mais on étudie celle de 79,
quand elle est ensevelie par le Vésuve.
Les maisons les plus belles à Pompéi ont en fait été restaurées.
Maison des Vetti, ouverte après 20 ans de restauration.
Webographie :
Pompei in pictures : Site non officiel, ressources photos, cartographiques et
patrimoniales, riche bibliographie.
AD79 : liste de liens, visite des sites.
Proxima veritati : Carte interactive, vues à 360 d’Herculanum
Pompei inside : site officiel de Pompéi
Plan du cours :
Carte des sites du Vésuve : Herculanum, Pompéi, Oplontis ; mais aussi toutes les
villae autour de Pompéi.
Quand on monte au Vésuve, on a dû mal à distinguer Pompéi au milieu de la masse
urbaine.
Les vignes étaient basses, et au dessus on avait des arbres. Le Vésuve est calme, donc
on pense pas que c’est un volcan (terme anachronique), donc on imagine pas ce qui
va arriver.
Pompéi : 66ha non fouillées (??). Giuseppe Fiorelli, archéologue qui fouille Pompéi,
numérote des zones (numérotage en escargot, de I à IX, le dernier est au centre).
On a des zones non fouillées, et donc à 5m de haut comparé à ce qui a été déterré,
mais du coup la terre pousse le mur vers les zones fouillées.
Ils amenuisent aussi les pentes, et mettent des géotextiles pour controler la
végétation.
Trous dans les murs : Pompé a déjà été fouillé et pillé avant, commençant juste après
l’éruption.
Toutes les zones n’étaient pas habitées, on avait aussi des zones de jardins et de
vignes, soit un grand jardin d’agrément soit des champs intra-muros.
Herculanum aujourd'hui :
là aussi, au milieu de la zone urbaine, l’Herculanum actuelle est sur une partie de
l’Herculanum antique, donc fouilles impossibles, théâtre sous la ville visitable sur
autorisation. À Herculanum, on a parfois des toits conservés.
Herculanum était en front de mer, car le rivage a avancé avec l’éruption.
Pline dit que le nuage s’étire en forme de paparasol (???), arbre méditerranéen, donc
ce type d’éruption est appelé « éruption plinienne », éruption imprévisible et très
dangereuse.
À Herculanum, plus proche du Vésuve, la première des 6 nuées ardentes a tout tué,
on avait 250-300°, la chair fond.
Pompéi n’a pas été touchée par les 3 premières nuées, peut-être des survivants à la 4 e,
mais tout le monde est mort à la 6e.
Cachettes à Herculanum dans les voûtes du port, ils espéraient un secours par voie
maritime, les gens sont morts alors qu’ils dormaient, soumis à 280°.
On veut juste récupérer des beaux objets, on ne veut pas avancer la compréhension de
l’architecture si c’est pas beau.
Herculanum est redécouverte en 1709, parcelle louée par un paysan au prince
d’Elboeuf. En voulant creuser un puits, il découvre des marbres sculptés. Ils
récupèrent des statues en marbre.
Mais Elboeuf ne poursuit pas.
Donc le roi de Naples décide de mener les fouilles à son bénéfice, il veut avoir une
belle collection. Ils exploitent des forçats qui descendent dans des seaux, fouilles
souterraines.
XIXe : on dégage à l’air libre, au bénéfice du roi de Naples. On a des statues, des
mosaïques, des fresques découpées. Le problème c’est qu’on sait pas d’où elles
viennent précisément.
B) Pompéi
Bien avant 1748, on avait déjà eu des récupérations : 1592, canal construit au milieu
de Pompéi donc y a eu des récupérations.
REPRISE :
Pompéi ça va beaucoup plus vite que Herculanum, jusqu’en 1960 où on a l’arrêt des
fouilles jusqu’à aujourd'hui.
On peut pas reprendre Herculanum parce que c’est souterrain et maintenant y a des
habitations au-dessus.
Site vers 1850 : fouillent l’intérieur du péristyle, l’intérieur des colonnades, puis
l’extérieur.
Fouilles « tardives » : la maison des Vettii (1893) qui est protégée immédiatement.
Très connue car c’est la plus belle. Fouillée par un descendant de Giuseppe Fiorelli,
grand archéologue de la fouille à partir de 1863, qui avait décidé de laisser en place
les peintures et éléments sculptés = début de la problématique de médiation et de la
compréhension in situ, tout est laissé en place et ça c’est novateur. On va aussi
replanter les jardins.
Au moment de la fouille, on voit des bosses au niveau du sol antique, en creusant on
voit les plates bandes donc on peut savoir que ça a été planté. Pour la maison des
Vettii, on sait pas exactement quelles plantes plantées. Donc on a planté des rosiers,
etc, car ils ont reproduit les plantes peintes sur le péristyle autour. Mais elles sont un
peu envahissantes.
15 ans de travaux (2008-23), ils ont démonté le toit du XIXe pour mettre un plus
léger.
Problème de conservation sur les parties non fouillées : on met des étais (des murs)
(?) pour contenir la terre, mais problème de mauvaises herbes, même si maintenant y
a un entretien constant. Autre problème : infiltration de la pluie dans la terre et dans
les murs antiques, humidité donc remontée de sel qui blanchissent les murs.
Pompéi : plus de traces de squelettes, mais au début des fouilles on balançait les
squelettes dans un panier.
1930s, Maiori, archéologue de Pompéi, dit avoir retrouvé dans la maison du
Ménandre les corps de pilleurs de tombe, avec une lampe et des pioches. Mais la
reconstitution dans la vitrine qu’a fait Maiori est bullshit : on a plusieurs morceaux de
corps pour un même squelette, donc peut-être que c’était des habitants qui essayaient
de sortir.
Méthode de fouille de Giuseppe Fiorelli, directeur des fouilles en 1863 : les corps
sont conservés dans une gangue de matériaux avec les nuées ardentes, puis la pluie va
solidifier, donc le corps est conservé à l’intérieur.
Fiorelli comprend que quand on avait une cavité on avait un corps, donc on faisait
couler du platre et on extrayait, ça permettait de conserver la forme du corps, des
vêtements et même des expressions (mais en fait c’est les anciens archéologues qui
sculptaient les expressions).
Vêtements d’esclaves retrouvés.
Animaux aussi : squelettes de mulets dans une boulangerie.
Les moulages sont encore faits de nos jours, surtout dans le mobilier.
Parement = les romains font semblant d’avoir un beau matériau pour construire.
Le plus simple et moins cher c’est l’opus testaceum (en briques), ça va vite. Façade
en brique, et épaisseur à l’intérieur rempli d’une couche de petites pierres et de
mortier.
On découvre qu’il y a différents types de dommages : fractures/fissures, mais aussi la
gite (?), c’est-à-dire que ça penche. Hélène Desalle, archéologue à Paris, a pu prouver
que les romains ont refait des réparations après le tremblement de 62. Si on a un mur
avec juste le coin en brique, c’est parce qu’il a été réparé, c’est la brique qu’on utilise
pour les réparations.
Opérations préventives aussi : on bouche des ouvertures car on sait qu’on arrivera pas
à la réparer.
Opus incertum (pierres irrégulières) : prenez des pierres, cassez-les, puis on les place
sur le mur pour en faire une façade malgré tout régulière, pour l’intérieur on s’en fout
car ça se voit pas.
Les maisons à Pompéi n’ont pas conservé leurs étages : soit on voit les trous des
poutres qui soutiennent l’étage, soit un escalier entièrement en pierre ou un escalier
avec les 3 premières marches en pierre puis le reste était en bois.
Opus Vittatum : grosses pierres alignées, ça reste plus petit que le quadratum.
Le stuc, l’enduit utilisé pour masquer et anoblir, peut aussi être utilisé sur des
colonnes : ex à Porta Nocera, colonnes en briques stuquées.
Fenêtres conservées, avec des grilles en fer/terre cuite/hublots, qui donnent sur la rue.
Bois carbonisé : ne reste plus qu’une enveloppe, l’intérieur est foutu. On arrive à
conserver des façades et volets en bois qu’on a réussi à conserver.
éléments de décorations retirés donc on a pas le contexte in situ, les murs entier
n’intéressaient pas les scientifiques avant le XIXe, le roi de Naples voulait seulement
les beaux tableaux. Donc on a un énorme corpus de fouille décontextualisé.
Praedia de Julia Felix : traces de découpage d’un médaillon au milieu d’un mur. Donc
toutes les fouilles avant Fiorelli, on a toujours des lacunes.
Maison de la Chasse : trouvée dans les 1830s, magnifique car elle avait des parois de
bleue magnifique. Photo des années 1960, le bleu s’est encrassé. Restauré depuis,
mais toujours moins beau.
Maison de Lucretius Fronto : jardin. Décor en 3 registres : le socle, registre médian et
le haut.
Villa des papyri, Herculanum, pièce découverte puis refermée immédiatement, non
ouverte au public. Comme la pièce est au sous-sol, les couleurs sont conservées mais
problème d’humidité.
Jaune et rouge sans séparation : le pigment jaune tourne rouge avec la chaleur. Si
dans le coin (partie la plus reculée de la pièce) c’est jaune, alors tout le mur est jaune.
Reconstitution :
Tracés préparatoires (?), godet pour les peintures, etc.
Choix : irrégularité du mur, volonté d’avoir un haut niveau de peinture, plus on met
du marbre plus c’est cher et renommé.
Pain de pigment, qu’il faut broyer. La dernière couche doit être peinte dans la
journée. Si on laisse sécher le pigment dans la couche finale d’enduit, on a un
séchage avec une réaction qui laque la surface du mur, le pigment rentre dans la
couche humide.
Si on peint pas sur l’humide on a pas cette carbonatation, technique appelé « a
fresco » en italien (peindre « sur le frais »), ce qui rend le pigment plus durable.
Picter le mur peint pour avoir une meilleure adhérence et on repeint dessus avec un
enduit supplémentaire, il a alors une meilleure adhérence.
Désastre de la conservation :
Villa des Mystères, quand on l’a découverte elle était intacte. Mais avec les
altérations, on a une chute d’enduit, noircissement de certaines couleurs (notamment
certains rouges), donc on s’est basé sur des photos pour reproduire, on a nettoyé et les
restaurateurs ont remis des enduits.
La technique :
La stèle de Sens révèle des personnages travaillant dans une pièce. Ils construisaient
des petits échafaudages pour atteindre le haut du mur.
Aujourd'hui on a laissé des tas de chaux volontairement laissés au sol en 79 car la
maison était en travaux.
Pictor arietus (varietus??)…
Trois registres :
Le socle, le registre médian, le registre supérieur
Imaginarius arrive en dernier, après que l’arietus ait fini, il lui a laissé des carrés
vides car les grandes scènes sont réservées à l’imaginarius. On applique une trace
humide pour que son enduit colle mieux, car le reste aura séché.
Traces :
Traces d’impression sur un stuc en travaux, le tector s’est appuyé sur le stuc et a
laissé des marques de doigts, et on a aussi des marques du tissu de ses habits, c’est un
accident et ça a été conservé seulement grâce à l’éruption qui a empêché la fin des
travaux.
Quand l’enduit est frais, il faut séparer des sections, donc on utilise une corde qu’on
tend afin de marquer une séparation. Une fois les travaux fait on ne voit plus la trace.
Traces de spirale, utilisé pour faire un motif avec peut-être des feuilles, cette spirale a
été faite avec un compas.
Le peintre a fini le socle, il faisait le motif.
L’incision est le moyen de marquer la position des motifs. Il faut évaluer sa position
par rapport à un autre. Les marques apposées (tête, bras, etc) vont servir à apposer
une symétrie ou une répétition s’il fait le motif plusieurs fois.
Une fois que les marques ont été faites, le peintre dessine son personnage (tracé en
sinopia, pourtour du personnage qui est peint de manière très claire) puis le peint.
Le résultat final est lisible en même temps que la sinopia, on voit que c’est en décalé
car il arrive qu’on change de plan en cours.
Maison des Amours Dorés : sur le mur, un motif régulier (comme du papier peint).
On peut démontrer que il y a eu un dessin préparatoire avec des lignes directrices.
Selon le mur de la maison, on peut constater que le peintre n’a pas suivi le dessin
préparatoire, il a décalé les choses.
Deux théories : soit c’est plusieurs personnes ; soit c’est le même mais il est fatigué
quand il arrive à fin (a commencé à gauche).
« Maison des Amours Dorés » grâce à ces murs dorés, mais aussi grâce à des
médaillons sur les murs.
Pigments :
Les pigments sont majoritairement végétaux. On pense que y a beaucoup de pigments
dorés, mais en fait c’est à cause de la lumière qui est différente.
Pigments :
Craie pour le blanc, permet de diluer d’autres pigments aussi, pour les éclaircir ;
coraux broyés mais coûte plus cher, parfois on le met sous du rouge qui coûte cher.
Suie pour le noir
Terres rougeâtres ou ocre chauffées pour les rendre plus rouge, c’est un rouge de
base. Rouge célèbre de Pompéi : cinabre, dont Pline l’Ancien disait que le problème
du cinabre c’est qu’il noircit avec le temps. Resplendissant mais non durable.
Violet : vient du murex, coquillage qu’on trouve sur les rivages orientaux de la
Méditerranée, notamment retrouvé à Tyr. L’exploitation du murex a été telle sous
l’empire romain qu’il a failli disparaître.
Malachite pour le vert.
Bleu : éventuellement du lapis-lazuli, mais le plus couramment utilisé c’est le bleu
égyptien.
Aujourd'hui on fait beaucoup de recherches sur le bleu égyptien, on passe les murs à
l’infrarouge. On voit que dans des pigments blancs on a mis du bleu égyptien, mais
ça ne se voit pas. On a compris que pour rendre brillante la peinture on pouvait mettre
soit sous la dernière couche du bleu, soit mélanger avec la couleur qu’on veut
appliquer. Il n’est pas fait pour être vu, visible seulement à l’infrarouge. Inventé par
les égyptiens, fabriqué avec de la silice, de la chaux et du cuivre, ça permet d’éviter
de recourir à des lapis-lazuli, etc.
La température moyenne de chauffe pour le bleu égyptien est entre 850 et 950°. On
fait varier la dose de cuivre pour tirer sur les variantes de bleu, selon la dose de cuivre
et la température de cuisson.
Plus on met des particules fines dans une autre couleur, plus elle est réfléchissante.
Donc quand on a perdu des pigments avec le temps, les passer à l’infrarouge permet
de voir le motif original, car il a été mêlé à du bleu égyptien.
Rendement d’un mur :
Si un mur est altéré, est-ce qu’on peut le comprendre ?
Deux choix : abandonner ou essayer de compléter le mur, pour suivre les pas du
peintre. On fait des traces de dessins pour essayer de comprendre des traces de
panneaux en s’inspirant des restes qu’on a.
Projet Vesuvia : une archéologue, qui travaille sur une maison d’Herculanum, essaie
de comprendre quels fragments dans les musées peuvent appartenir à la maison. À
partir des fragments d’archives, elle ajoute des archives graphiques des découvreurs.
Elle va virtuellement repositionné les choses. Elle ajoute aussi la perception antique
de la pièce, avec la lumière de l’époque car on avait un candélabre.
Stucs peints : en haut des murs, on a des corniches. En fait on avait des moules, et on
répétait le motif dans le stuc frais. Première étape = le gars fait son stuc, sculpte la
corniche ; deuxième étape = un gars applique les motifs avec des moules.
Troisième étape : on a un gars qui peint les motifs modelés.
Maison de l’Ephèbe : petit temple pour laraire : tout est stuqué, effet coqué/relief.
Le stuc est utilisé aussi dans la fausse architecture : fausse colonne dans un coin,
stuquée, masse de couche qui crée une sculpture.
Faire une corniche en haut du troisième registre permet de poursuivre une idée de
corniche qu’on retrouve dans les peintures.
Ex : Maison des Cervi, Herculanum, effet de relief sur un motif de vase en peinture.
Ex : Villa de Positano : figures en blanc, on a rajouté des figures stuquées sur le mur
peint. Figures avec trous noirs = ils avaient des attaches métalliques, qui servaient à
agrémenter. Les Amours, sur ce mur, devait avoir des arcs = élément de parure très
fin et très riche.
Thermes de Stabie, plafond : médaillons stuqués, donc en relief, de même que la
figure centrale en relief car stuquée.
La plupart du temps, les plafonds sont très endommagés car les étages se sont
effondrés à cause du poids des cendres.
On ne peignait pas que sur les murs, on peignait sur bois aussi. Quelques exemples de
peintures trouvées par terre à Herculanum, et qui était encadrées de bois, c’était des
peintures destinées à être accroché et changé de place, c’est une peinture sur chevalet.
= MAIS c’est rare.
Avec les cartes du site, on a pu quantifier les modes décoratifs sur le site de Pompéi.
Premier style : on en trouve très peu. Quand on en trouve, c’est que le proprio est
d’une ancienne famille donc il veut le montrer, montrer l’ancrage de sa demeure.
chercheur allemand August Mau, il théorise sur les différents styles, propose des
dates, schématise ce qu’il voit.
Critiqué au XXe, mais de nos jours on utilise encore le classement de Mau.
Maintenant on sait qu’il y a des tardifs, des précoces, etc.
Maison du Faune : très mal conservée. Panneaux un peu plus complexes, avec des
faux pilastres et frise horizontal. Sur la partie haute, une fausse porte avec une
architecture en relief, des colonnettes posées sur une console. C’est de la peinture
imitant des panneaux plaqués.
Maison du Prince de Naples : Faux premier style, on est dans un style ultra tardif,
choix de résurrection du premier style mais on est à l’époque du 4e style, il imite le
premier style mais il est neuf, plus léger, imite des pavements de marbre blanc de
manière plus soft.
On ne numérote pas les styles après Mau parce que c’est pas les mêmes genres.
Imitation de marbre veiné.
Exemples :
Villa de Poppée à Oplontis.
IIe style : Organisation souvent symétrique, avec un mur mis en avant au centre.
Vitruve a décrit ce style. Les dimensions de la pièce vont générer un décor. Les
descriptions de Vitruve ont fait qu’on appelle ce style « théâtral ».
Très grosse charge décorative, grosse colonnes peintes sur le mur et font comme une
avancée sur le reste de la décoration. Masques de théâtre, drapés, etc = c’est très
chargé.
Colonnes sur piédestaux.
Ces décorations avec des grandes figures à la place des bâtiments sont un sous-style
du 2e style appelés mégalographies.
Villa des Mystères : 4 murs dont deux pas trop visibles. Question de l’interprétation,
débats.
L’ordre dans lequel on lit les scènes influe sur leur interprétation. On arrive juste à
reconnaître les satyres et Dionysos.
IIe style : le jardin. Mélange de plantes et animaux, pas toujours sensé se cotoyer,
dans une idée d’harmonie et de fertilité.
Teintes de verts bleutés.
Idée de séparation entre le fictif et le réel avec le mobilier : piliers et statues, vasque.
Souvent on a un jeu entre réel et imaginaire.
Fontaine fictive avec l’oiseau qui va boire est une représentation typique des
mosaïques et fresques romaines.
Mode lancée sûrement par la villa de Livie, « Prima Porta », avec des fresques de
jardins partout.
Maison de Vénus à la coquille, Pompéi : fresque avec guirlande, représenté des jets
d’eaux. Dans un autre panneau, guirlande végétale avec des oiseaux, masque théâtral
et séparation imaginaire/réel avec une sorte de barrière peinte, avec un piédestal
avancé, avec le dieu Mars dessus, donc ça fait penser qu’il est avancé vers nous.
Maison des Ceii, jardin (ou cour) intérieur : l’idée de jardin est illustrée par les murs.
On a une rigole, et devant la fontaine on a une nymphe qui tient un vase d’eau. Au
dessus, paons avec guirlandes végétales. On a aussi des paysages sauvages, animaux
sauvages (lions, gazelles) = chasse sauvage.
Ce n’est pas parce qu’on ne parle pas de peinture de jardin qu’il n’y a pas de
végétaux : il y a souvent des touffes végétales à la base du socle.
3e style (début : années 20) :
Les styles peuvent tous être mélangés, peu importe la période, donc les dates ne sont
pas essentielles.
3e style = abandon de la lourdeur. Donc on l’appelle le style à candélabre, en
opposition aux colonnes peintes du 2e style.
Villa de Boscotrecase : même pas de variante de couleurs entre les panneaux, dans le
niveau médian. Pas de figure de perspective.
Au milieu du panneau, on a souvent une insertion de panneau.
Villa des mystères : pareil, oiseaux et figures d’hommes à tête d’animaux. C’est un
motif à la mode.
4e style « fantastique » :
Le 4e style est lourd car on a la réapparition des colonnes mais moins en perspective,
ouvertures au-delà du mur qu’on avait pas dans le 3e style, mais il reste que le
panneau médian est beaucoup encore sur fond uni avec des tableaux accrochés.
Frises à foison.
Tableaux centraux : scènes mythologiques. Tableaux sur les côtés : paysages.
Registre inférieur : on vous suggère un jardin, pas le sujet principal mais c’est présent
en bas, permanence de la végétation dans la peinture à partir du IIe style.
Nouvelles fouilles :
Fond blanc, médaillon représentant un Amour.
Beaucoup de fresques qui montrent des paysages de villa maritime : villa en bord de
mer, avec parfois aménagement de quais et bateaux. Autoreprésentation ?
On a des infos sur la manière d’écrire, représentation d’une femme avec tablette à
écrire.
Instruments d’écriture dans la Praedia de Julia Felix :
Boîte en bois pour se promener sans devoir tenir son papyrus dans la main.
Abus :
Maison des Epigrammes grecques. Un érudit italien parle latin et sûrement grec aussi.
Dans cette maison, on a un mythe représenté dans une scène théâtral, et en bas on a
un poème en grec.
Lits représentés : les lits en bois sont mal conservés, mais dans des maisons plus
riches on a trouvé des montants de lit en bronze.
Thermes suburbains :
Adossés aux remparts, à l’extérieur de la ville.
On a un ensemble de scènes érotiques dans le vestiaire, numérotées.
Soit il y avait des prostituées disponibles pour les baigneurs, soit une numérotation de
casiers.
Figures à la mode :
Les cupidons : de la figure isolée aux artisans.
Maison des Vettii : amours parfumeurs, forgerons, les Amours remplacent les
hommes.
Les amours font une course de chars avec des biches.
Scènes très précises, les + recopiés car les plus détaillés. Pas de représentation
particulière liée à l’amour, on représente des Eros juste parce qu’ils sont à la mode.
Construction d’une plinthe sur 4 lignes parallèles incisées dans toute la pièce. Les
personnages allongés n’ont pas le droit de dépasser la ligne, mais les végétaux ont le
droit et les personnages debout remplissent toutes les lignes.
On a d’autres sujets.
D) La mosaïque
Décoration noble :
opus tessellatum, mosaiques de tesselles, compositions à base de tesselles, cubes de
pierres naturels de différentes couleurs pour pouvoir dessiner des tableaux.
+ la tesselle est fine, + le dessin est de haut niveau. On va jusqu’à 1mm de côté. Les
plus courantes sont de 1cm de côté.
Celles qui font quelques millimètres sont très rares, on les retrouve surtout dans les
villas impériales. (les plus impressionnantes sont au musée du Vatican et le musée du
Capitole, viennent de la villa de Hadrien). Quand c’est de la haute facture, on voit pas
que c’est de la mosaïque.
Les tesselles ne vont pas être taillées de la même façon, pour un virage on va faire
une tesselle qui englobe une autre tesselle, c’est pas la même taille.
Opus sectile utilisé ailleurs : Thermopolium, Pompéi : c’est une taverne, contenant
pour boissons et ragoûts, en marbre.
Motifs qui sont souvent en noir sur fond blanc, mais en terme de facture, la nécessité
de rendre un rendu fin nécessitera que le motif figuratif soit coupés de lignes
blanches sur le fond noir, on peut pas juste donner la silhouette du personnage,
l’artiste montre l’épaisseur du corps, le détail des muscles, plissé de la peau, donc
utilise des tesselles blanches très fines.
En Italie, au IIe, la pratique la plus courante n’est pas la mosaïque en couleur. C’est
un choix décoratif qui va concerner les emblema, motif figuratifs centraux.
Emblema : Animaux soit seuls soit plusieurs, comme un sanglier chassé par des
chiens.
Maison de Caesius Blandus : Petit oiseau représenté avec des tesselles rouges et
vertes. Le motif nécessite que les tesselles de fond (blanches) tournent autour du
motif. Les tesselles de motif sont plus petites ;
Maison du poète tragique : chien représenté, portant un collier rouge, avec marqué
Cavec an em, c’est-à-dire « attention au chien ».
Emblema dans la Villa de Cicéron, fouillée en 1763 : mosaïque qui représente des
comédiens jouant des musiciens ambulants, extrait de la pièce de Ménandre
« Theophoroumene ». Mosaïque signée Dioscourides de Samos l’a fait.
Mode de recourir à des artistes grecs. Il vient de Samos, île grecque, et ne signe que
l’emblema de la villa de Cicéron.
Soin apportés aux traits des masques, des cheveux.
Mosaïques murales
Choix réservé à un contexte qui est celui d’une niche de fontaine. Tesselles choisies à
partir de pâtes de verre colorées, car contact avec l’eau.
Les plus belles mosaïques ont été retirées très tôt, et on les retrouve au musée de
Naples, retirées de leur contexte.
On ne trouve pas de statues car elles ont été récupérées peu de temps après l’éruption,
pour récupérer les matériaux et les statues de culte car les temples sont des édifices
élevés.
Modèles classiques :
Les romains cultivés se doivent de faire référence à un modèle culturel commun.
Ex : Doryphore (porteur de lance) de Polyclète. Retrouvé à la Palestre, copie du
Doryphore de Polyclète. C’est la statue la + complète de ce modèle qu’on a retrouvé.
C’est un canon des proportions et de la beuaté des statues grecques, donc repris par
les grecs.
Autre exemple : buste du Doryphore, retrouvé à la villa des papyri à Herculanum, on
le reconnaît car c’est la même coupe de cheveux et expression. Villa des papyri :
propriétaire très riche et cultivé, plus de 400 sculptures. Ce buste est signé en grec
« Apollonios d’Athènes, fils d’Archias, a fait cela ».
Pareil, on copie les Amazones de Phidias. Buste en bronze à la villa des papyri.
On a aussi dans cette villa des Papyri une sttaue de + de 2m de Athéna Promachos
(??).
Donc dans les cités du Vésuve, on a une grande reprise des canons grecs, comme
l’Apollon citharède.
Apollon archer du temple de Pompéi, bronze antique restauré. Il n’a pas été trouvé
dans le temple de Pompéi d’Apollon. Ses fragments ont été trouvés dans la rue à côté.
On a trouvé des fragments en 3 phases : juin 1817, octobre 1818 et un fragment en
1818.
Comme l’Apollon était fragmenté, il a fallu le restaurer. Restauré par la fondation
Getty à Los Angeles en 2010.
Les rayons X prouvent que au moment où on met en place la statue au XIXe, on a
mis des tiges en fer à l’intérieur et on a fait des soudures. Les savants du musée Getty
ont montré que la draperie était mal formulée dans sa recomposition, le bout de
draperie qui pend vers le bas a été rajouté au XIXe. L’interprétation de la draperie
était fausse, car alors on avait de nouvelles infos dessus.
Deux statues dans le temple d’Apollon : Apollon archer qu’on a vu, et statue de
Diane (Artémis en grec), et elle a des yeux incrustés. Yeux évidés dans lesquels on
mettait des yeux amovibles !
En général on ne voyait pas les statues. Dans les statues en marbre, les yeux étaient
peints. Statues de bronze, les yeux pouvaient donner de la couleur. Pâte de verre pour
la rétine, cils en argents.
Parfois les pompéiens ont oublié de récupérer les choses précieuses. On a trouvé un
laraire avec les trois statues de culte en place, la triade capitoline : Junon, Jupiter (au
centre) et Minerve.
Autre stéréotype : la Vénus callipyge (« qui a de belles fesses »), on a trouvé 4 statues
de tailles humaines.
Les Vénus foisonnent car c’est la divinité tutellaire de Pompéi.
Ex : Vénus anadyomène, retrouvée dans un jardin. Thématique de la Vénus qui sort
du bain et essore ses cheveux, très courante. On trouve des statues dans beaucoup de
niches.
Vénus « au bikini », avec parures en or, qui est dans le cabinet secret, car elle
s’appuie sur un Éros ithyphallique (au sexe dressé).
Les rochers sur lesquels ils sont ont été ajoutés à leur découverte. Ivres car penchés et
bouche ouverte, ça montre les muscles des abdominaux.
Silène de la maison de Popidius Priscus : Satyre qui porte un serpent, qui porte un
plateau. Ivre encore (disciples de Dionysos).
Scènes classiques : Satyres poursuivant des nymphes, liés aux textes poétiques.
Ex : Groupe statuaire près d’un bassin d’une villa impériale en banlieue de Pompéi.
On croirait que c’est une Ménade qui repousse un satyre, mais si on fait le tour de la
statue c’est un hermaphrodite.
Bacchus d’Herculanum, bronze polychrome, le bronze fait des tâches de couleurs sur
la peau de panthère que porte le dieu, tâches métalliques (d’argent ; de fer) qui
représente le pelage tacheté.
Péplophores ou Danaïdes, 6 statues à la villa des Papyri. Elles ne font pas partie du
même groupe statuaire dans la disposition dans la villa, probablement le même
artiste. 3 autour d’un petit bassin.
Elles ont des yeux amovibles ; plissé des vêtements très fin, polychromie sur certains
vêtements.
Elles ont été patinées car abîmées.
Auguste divinisé est représenté sous les traits de Jupiter, tenant le faisceau et le
foudre.
On a aussi Claude divinisé, et Livie.
Derrière Titus, fresque avec Jupiter, tenant son sceptre, avec le symbole de l’aigle et
trônant au dessus des hommes.
Les julio-claudiens sont les plus célébrés car il n’y a que 2 flaviens qui ont régné en
79.
Statue de Tibère : habits religieux, devait tenir un instrument de sacrifice.
Statue de femme, sans doute une notable évergète, a reprise l’entreprise de son père.
Posture du drapé caractéristique de Herculanum.
La plus connue des représentations de femme évergète est Eumachia, riche donatrice
de Pompéi et prêtresse, on a associé un lieu du forum avec sa tombe.
Sur la colonnade du forum, elle affirme être prêtresse de Pompéi. Elle a financé un
bâtiment commercial, pour la confrérie des foulons.
Elle représente une personne de l’élite, remerciée par une statue honorifique. Elle a
une dignité
Les enfants sont représentés aussi, mais seulement un rôle décoratif, ils ne sont pas
remerciés ou honorifiés.
Enfants ou cupidons, enfants potelés tenant un accessoire, qui cache l’abducation
d’eau.
Pilier hermaïque du père de Caecilius Jucundus, Pompéi. Ceux qui rentrent chez le
maître de maison prend compte de l’importance de la famille, de l’ancienneté et du
respect du fils pour le père.
Grand nombre de miroirs : objet en métal suffisamment brillant, poli, pour qu’il y ait
un reflet. Sculptés d’un côté, lisse de l’autre. Travail sur le manche aussi.
Importance des statues dans les lieux publics, offerts par les évergètes pour parer les
lieux.
Moulage d’une pièce entière, « chambre des esclaves », rend compte du quotidien
pompéien, on a la moulure des lits.
Autres fouilles : décorations méticuleuses qui décorait le haut du lit avec des
lamelles, des colonnettes et des fuseaux, tous en ivoir.