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Les Cités Du Vésuve CM1: Présentation, Éruption, Redécouverte

Le document traite des cités du Vésuve, notamment Pompéi et Herculanum, en abordant leur histoire, leur destruction lors de l'éruption de 79, et leur redécouverte au XVIIIe siècle. Il souligne les défis de conservation et de sur-tourisme auxquels ces sites font face aujourd'hui, ainsi que les méthodes archéologiques utilisées pour préserver les vestiges. Enfin, il évoque les techniques de construction romaine et les différences socio-économiques au sein de ces cités antiques.

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Les Cités Du Vésuve CM1: Présentation, Éruption, Redécouverte

Le document traite des cités du Vésuve, notamment Pompéi et Herculanum, en abordant leur histoire, leur destruction lors de l'éruption de 79, et leur redécouverte au XVIIIe siècle. Il souligne les défis de conservation et de sur-tourisme auxquels ces sites font face aujourd'hui, ainsi que les méthodes archéologiques utilisées pour préserver les vestiges. Enfin, il évoque les techniques de construction romaine et les différences socio-économiques au sein de ces cités antiques.

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Les cités du Vésuve

CM1 : Présentation, éruption, redécouverte


vendredi 7- mardi 11 nov : voyage possible à Naples, Pompéi et Herculanum.
TD : Damay sera là au début, à la fin ça sera Acolat et Maligorne.
Rapport CM/TD : Cm prend des exemples de villes, les TD prennent des sujets de
l’empire romain, ils creusent.

Pompéi, cité romaine depuis -80, existe depuis le IVe av, mais on étudie celle de 79,
quand elle est ensevelie par le Vésuve.

Vidéo drone de la ville : Disparité d’élévation dans la zone de la ville, et on a aussi


des toits modernes, on a de rares bâtiments modernes au milieu du site. Aucun toit
n’est d’origine, reconstruit à partir des 60s.
Question de conservation : comment restaurer les restaurations des années 40/60 ?

Remise en place de la décoration peinte de l’amphithéâtre, découverte dès les années


1840 (?), les voyageurs décrivent ce qu’ils voient. Les voyageurs avaient interdiction
de prendre des notes, car le roi de Naples voulait garder l’exclusivité.
10 ans plus tard, les nouveaux voyageurs disent que les fresques ont disparu.

Les maisons les plus belles à Pompéi ont en fait été restaurées.
Maison des Vetti, ouverte après 20 ans de restauration.

Pompéi : 3M de visiteurs/an, 2e lieu d’Italie le + visité, du coup problème de sur-


tourisme.
Dès que vous fouillez, vous détruisez.

Webographie :
Pompei in pictures : Site non officiel, ressources photos, cartographiques et
patrimoniales, riche bibliographie.
AD79 : liste de liens, visite des sites.
Proxima veritati : Carte interactive, vues à 360 d’Herculanum
Pompei inside : site officiel de Pompéi

Plan du cours :

Chap 1 : intro : les sites « du Vésuve » dans le passé et aujourd'hui


I) l’éruption et la destruction des cités (l’apport des nouvelles fouilles)
II) la redécouverte au XVIIIe
a) Herculanum (1709/38)
b) Pompéi (1748)
Chap 2 : Des sites témoins de la construction à la romaine
Chap 3 : Pompéi, vie privée, vie publique

Carte des sites du Vésuve : Herculanum, Pompéi, Oplontis ; mais aussi toutes les
villae autour de Pompéi.
Quand on monte au Vésuve, on a dû mal à distinguer Pompéi au milieu de la masse
urbaine.

L’éruption était tellement énorme qu’elle a fait avancer le rivage.


On a le Vésuve, et à côté le Mont Sommae, c’est un reste de la couronne de l’ancien
Vésuve, qui était beaucoup plus gros.
Le Vésuve était en forme de cone avant, car on a une fresque qui représente ce qu’on
suppose être le Vésuve.
Serpent qui s’approche d’un autel = protecteur des lieux, il vient chercher les
offrandes des hommes. La montagne offre aux hommes un vin très spécial, le vin de
Campanie (région de Naples) est réputé.

Les vignes étaient basses, et au dessus on avait des arbres. Le Vésuve est calme, donc
on pense pas que c’est un volcan (terme anachronique), donc on imagine pas ce qui
va arriver.

Aujourd'hui encore on a quelques serres, mais surtout des zones urbaines, là


récemment.

Pompéi : 66ha non fouillées (??). Giuseppe Fiorelli, archéologue qui fouille Pompéi,
numérote des zones (numérotage en escargot, de I à IX, le dernier est au centre).

On a des zones non fouillées, et donc à 5m de haut comparé à ce qui a été déterré,
mais du coup la terre pousse le mur vers les zones fouillées.
Ils amenuisent aussi les pentes, et mettent des géotextiles pour controler la
végétation.

On photographie chaque découverte pour documenter, c’est aussi pour faire du


sensationnel.

Fouilles de la région V en 2018 : découverte de la fresque de Léda et le cygne, et la


maison est appelée maison de Léda.
Directeur de Pompéi : G. Zuchtriegel, il publie beaucoup.

Civita Giuliana : villa en zone péri-urbaine. Découverte par la police. Zuchtriegel


argumente en faveur des zones pour les pauvres, et à la Civita Giuliana il y a des
zones pour les esclaves.

Comment visiter Pompéi ?


Division en région, insula, entrée (ex : IX, 9, 3 = insula des Chastes Amants). On
entre pas dans l’insula des chastes amants, on peut monter sur des passerelles.

Auttel de sacrifice, avec serpents représentés, découvert en 2024.

On a eu des gens qui se sont installés dans des ruines.

Zone en train d’être fouillée : travaux récents d’hissage du sol…

On avait une boulangerie et blanchisserie découvertes, ils étaient en travaux donc on


a des restes de travaux. On est en train de découvrir une « salle dionysiaque ».
On a aussi une salle noire, salle de réception avec murs noirs, et des fresques dessus
(ex : un chien, qui s’appelle Alexandre). Remontées de sel qui vont pénétrer dans les
pigments et blanchir les couleurs.

Vivacité des couleurs de la peinture, imitation marbre.

On a laissé dans le moment : donc on a un tas d’huîtres, car la nacre de sa coquille va


permettre la brillance des enduits. Amphores à l’envers parce qu’elles étaient en train
de sécher.
Salle dionysiaque, avec des colonnes rouges et des personnages de taille
impressionnantes, des bacchantes.

Trous dans les murs : Pompé a déjà été fouillé et pillé avant, commençant juste après
l’éruption.
Toutes les zones n’étaient pas habitées, on avait aussi des zones de jardins et de
vignes, soit un grand jardin d’agrément soit des champs intra-muros.

Herculanum aujourd'hui :

là aussi, au milieu de la zone urbaine, l’Herculanum actuelle est sur une partie de
l’Herculanum antique, donc fouilles impossibles, théâtre sous la ville visitable sur
autorisation. À Herculanum, on a parfois des toits conservés.
Herculanum était en front de mer, car le rivage a avancé avec l’éruption.

I) L’éruption de 79 et la destruction des cités campaniennes


Seul auteur témoin : Pline le Jeune, Lettres. Dans ses lettres, il écrit à Tacite parce
que celui-ci lui a demandé comment est mort son oncle Pline l’Ancien. Un émissaire
de Pompéi a demandé de l’aide à Pline l’Ancien, qui était chargé d’une flotte à
Misenum.
Pline le J disait que Misène s’est retrouvée dans le noir en plein jour.
Les moines au Moyen Âge disaient que ça s’est passé au mois d’aout, mais les
recherches disent que c’est le mois d’octobre, car on avait des fruits récoltés
seulement en septembre/octobre.

On a eu des tremblements de terre dans les années précédentes. On a eu une colonne


de cendre de 30 km de haut, puis le vent va pousser le nuage vers le sud est.
On a plus jamais eu d’éruptions comparables au Vésuve depuis 79. On a des éclairs
aussi, des évènements météorologiques.

Pline dit que le nuage s’étire en forme de paparasol (???), arbre méditerranéen, donc
ce type d’éruption est appelé « éruption plinienne », éruption imprévisible et très
dangereuse.

Première phase : On a des dépots de pierres ponces et de lapilli (matériaux légers), et


ce pendant presque 24h. Chutes de pierre. Particules légères. Ceux qui ont fui
immédiatement on survécu, mais la plupart se sont terrés chez eux, peur et espoir que
ça s’arrête.
Sauf qu’au bout de quelques heures, le nuage retombe et c’est ce qu’on appelle une
nuée ardente, ou flux pyroclastique, c’est-à-dire que ça a tout brûlé. Avalanche de
neige, mais avec des cendres à 1100°. Ça incendie tout, onde de choc avant.

À Herculanum, plus proche du Vésuve, la première des 6 nuées ardentes a tout tué,
on avait 250-300°, la chair fond.
Pompéi n’a pas été touchée par les 3 premières nuées, peut-être des survivants à la 4 e,
mais tout le monde est mort à la 6e.

Cachettes à Herculanum dans les voûtes du port, ils espéraient un secours par voie
maritime, les gens sont morts alors qu’ils dormaient, soumis à 280°.

Passage d’oxygène dans les matériaux volcaniques : Herculanum, 20m de couches,


donc pas de décomposition des matériaux, on a conservé beaucoup de bois, alors qu’à
Pompéi et Oplontis le bois a fini par se décomposer.

II) La redécouverte du XVIIIe à aujourd'hui


A) Herculanum

On veut juste récupérer des beaux objets, on ne veut pas avancer la compréhension de
l’architecture si c’est pas beau.
Herculanum est redécouverte en 1709, parcelle louée par un paysan au prince
d’Elboeuf. En voulant creuser un puits, il découvre des marbres sculptés. Ils
récupèrent des statues en marbre.
Mais Elboeuf ne poursuit pas.
Donc le roi de Naples décide de mener les fouilles à son bénéfice, il veut avoir une
belle collection. Ils exploitent des forçats qui descendent dans des seaux, fouilles
souterraines.

XIXe : on dégage à l’air libre, au bénéfice du roi de Naples. On a des statues, des
mosaïques, des fresques découpées. Le problème c’est qu’on sait pas d’où elles
viennent précisément.

B) Pompéi

On fouille à partir de 1748. On fouille les forums et amphithéâtre, bâtiments très


hauts donc c’est ceux qui sortent de terre. Pompéi va être dégagé très vite car lapilli
plus friables.

Bien avant 1748, on avait déjà eu des récupérations : 1592, canal construit au milieu
de Pompéi donc y a eu des récupérations.

On descend facilement à Pompéi, puis on s’écarte des bâtiments publics qu’on a


dégagé et on va explorer les rues avoisinantes. Mais la méthode de fouille est
horizontal, donc ça détruit les couches supérieures.

REPRISE :
Pompéi ça va beaucoup plus vite que Herculanum, jusqu’en 1960 où on a l’arrêt des
fouilles jusqu’à aujourd'hui.
On peut pas reprendre Herculanum parce que c’est souterrain et maintenant y a des
habitations au-dessus.

Anastylose : remontage, reconstruction, à partir d'éléments d'origine, d'un monument


en ruine.
Les colonnades d’un forum n’ont été remontées que très tard.

Site vers 1850 : fouillent l’intérieur du péristyle, l’intérieur des colonnades, puis
l’extérieur.

Comment conserver le matériel sculpté ? Jusqu’au XXe, la problématique du musée


se pose. L’Antiquarium, est créé en 1875 mais dans le « temple de Vespasien » on
avait laissé des éléments sculptés stockés ici.

Fouilles « tardives » : la maison des Vettii (1893) qui est protégée immédiatement.
Très connue car c’est la plus belle. Fouillée par un descendant de Giuseppe Fiorelli,
grand archéologue de la fouille à partir de 1863, qui avait décidé de laisser en place
les peintures et éléments sculptés = début de la problématique de médiation et de la
compréhension in situ, tout est laissé en place et ça c’est novateur. On va aussi
replanter les jardins.
Au moment de la fouille, on voit des bosses au niveau du sol antique, en creusant on
voit les plates bandes donc on peut savoir que ça a été planté. Pour la maison des
Vettii, on sait pas exactement quelles plantes plantées. Donc on a planté des rosiers,
etc, car ils ont reproduit les plantes peintes sur le péristyle autour. Mais elles sont un
peu envahissantes.
15 ans de travaux (2008-23), ils ont démonté le toit du XIXe pour mettre un plus
léger.

Bombardements pendant la guerre, en septembre 1943, par les américains : maison


d’Epidius Rufus détruite.
Restauration des édifices après la guerre, même certains qui n’ont pas été touchés par
les bombes.

Problème de conservation sur les parties non fouillées : on met des étais (des murs)
(?) pour contenir la terre, mais problème de mauvaises herbes, même si maintenant y
a un entretien constant. Autre problème : infiltration de la pluie dans la terre et dans
les murs antiques, humidité donc remontée de sel qui blanchissent les murs.

C) Les corps des habitants et l’archéologie

Très peu de corps retrouvés à Herculanum.


Corps sur un lit, au sacellum des Augustales (là où vivent les prêtres du culte
impériale) : on analysé, le cerveau a été VITRIFIÉ, similaire à de l’obsidienne, donc
c’est supérieur à 250/60 degrés, mais moins que 500 degrés car sinon c’est trop.

Pompéi : plus de traces de squelettes, mais au début des fouilles on balançait les
squelettes dans un panier.
1930s, Maiori, archéologue de Pompéi, dit avoir retrouvé dans la maison du
Ménandre les corps de pilleurs de tombe, avec une lampe et des pioches. Mais la
reconstitution dans la vitrine qu’a fait Maiori est bullshit : on a plusieurs morceaux de
corps pour un même squelette, donc peut-être que c’était des habitants qui essayaient
de sortir.

Méthode de fouille de Giuseppe Fiorelli, directeur des fouilles en 1863 : les corps
sont conservés dans une gangue de matériaux avec les nuées ardentes, puis la pluie va
solidifier, donc le corps est conservé à l’intérieur.
Fiorelli comprend que quand on avait une cavité on avait un corps, donc on faisait
couler du platre et on extrayait, ça permettait de conserver la forme du corps, des
vêtements et même des expressions (mais en fait c’est les anciens archéologues qui
sculptaient les expressions).
Vêtements d’esclaves retrouvés.
Animaux aussi : squelettes de mulets dans une boulangerie.

Les moulages sont encore faits de nos jours, surtout dans le mobilier.

III) Des sites témoins de la construction et de la décoration à la


romaine
Problématique : est-ce qu’il y a des goûts architecturaux, des évolutions ?
Pompéi traduit certains aspects mais n’est pas une ville modèle.
Elle a un destin particulier : en 62, Sénèque nous dit qu’elle a connu un grand
tremblement de terre.
Pendant l’éruption elle était alors en gros travaux, l’aqueduc ne fonctionnait pas.
C’était une ville en travaux constants.

Donc les interprétations sont une lecture des gestes de l’archéologue.


Lors des premières fouilles, le roi de Naples prend les plus belles sculptures. Il veut
reproduire l’otium romain, c’est-à-dire la vie à la romaine aisée, décors somptueux et
tout, mais la réalité c’est pas ça : à Pompéi on a des riches et des gens simples qui
dorment dans une mezzanine au-dessus de leur atelier, qui n’ont pas de cuisine, etc.

A) Un tableau des techniques de construction romaine et des parements

Parement = les romains font semblant d’avoir un beau matériau pour construire.

Le plus simple et moins cher c’est l’opus testaceum (en briques), ça va vite. Façade
en brique, et épaisseur à l’intérieur rempli d’une couche de petites pierres et de
mortier.
On découvre qu’il y a différents types de dommages : fractures/fissures, mais aussi la
gite (?), c’est-à-dire que ça penche. Hélène Desalle, archéologue à Paris, a pu prouver
que les romains ont refait des réparations après le tremblement de 62. Si on a un mur
avec juste le coin en brique, c’est parce qu’il a été réparé, c’est la brique qu’on utilise
pour les réparations.
Opérations préventives aussi : on bouche des ouvertures car on sait qu’on arrivera pas
à la réparer.

On sait pas l’importance du séisme de 62, mais ça a dû être important.

Opus (travail/technique) quadratum, assez rare à Pompéi/Herculanum : pierres de


taille, collées de manière soignées.
Influences étrusques, latines et grecques à Pompéi, notamment on a un temple
dorique à la grecque, c’est-à-dire qu’on pouvait rencontrer de n’importe quel côté
(alors qu’un temple à la romaine on peut rentrer que par l’escalier central).
Les romains sont des tricheurs : font croire que c’est des gros blocs de marbres, mais
en fait c’est seulement un parement de marbre, plaqué sur de la brique. On met de
l’enduit puis on sculpte pour faire croire à de l’opus quadratum.

Opus incertum (pierres irrégulières) : prenez des pierres, cassez-les, puis on les place
sur le mur pour en faire une façade malgré tout régulière, pour l’intérieur on s’en fout
car ça se voit pas.
Les maisons à Pompéi n’ont pas conservé leurs étages : soit on voit les trous des
poutres qui soutiennent l’étage, soit un escalier entièrement en pierre ou un escalier
avec les 3 premières marches en pierre puis le reste était en bois.

Basilique de Pompéi : mur intérieur en opus incertum, parement imitant l’opus


quadratum, colonnes construites en opus testaceum.
Pareil pour la maison des Ceii, de plus le proprio veut montrer l’ancienneté de sa
famille en mettant des chapiteaux cubiques de style samnite. On a aussi un graffiti
électoral.

Opus reticulatum : pierres en losange, forment un filet régulier. On va prendre des


pierres de différentes couleurs, ça fait des lignes polychromes.

Opus Vittatum : grosses pierres alignées, ça reste plus petit que le quadratum.

Herculanum : reste d’un thermopolium, taverne un peu fast-food où on a des grands


fours chauds, le gars te sers dans un plat et tu peux manger sur place ou emporter
chez toi.

Alternance briques/pierres : opus mixtum.

Le stuc, l’enduit utilisé pour masquer et anoblir, peut aussi être utilisé sur des
colonnes : ex à Porta Nocera, colonnes en briques stuquées.

Fenêtres conservées, avec des grilles en fer/terre cuite/hublots, qui donnent sur la rue.

Bois carbonisé : ne reste plus qu’une enveloppe, l’intérieur est foutu. On arrive à
conserver des façades et volets en bois qu’on a réussi à conserver.

Thermes suburbains, à Herculanum : empreinte de vasque avec éclats de verre insérés


dans la matière volcanique entrée par la fenêtre à double vitrage.
À Herculanum, on a conservé des grands morceaux de verre, alors que c’est très rare.
On vitrait les fenêtres quand on avait des salles thermales.

Symboles de phallus porte-bonheur dans la rue : soit en plaque, soit en relief.


Ex : phallus ailé encastré dans une forme de temple.
B) Des sources de connaissances précises sur la décoration

éléments de décorations retirés donc on a pas le contexte in situ, les murs entier
n’intéressaient pas les scientifiques avant le XIXe, le roi de Naples voulait seulement
les beaux tableaux. Donc on a un énorme corpus de fouille décontextualisé.

Praedia de Julia Felix : traces de découpage d’un médaillon au milieu d’un mur. Donc
toutes les fouilles avant Fiorelli, on a toujours des lacunes.

Positano, villa découverte il y a moins de 100 ans : on a trouvé des fragments de


fresque (7000) et on a reconstitué.

Maison de la Chasse : trouvée dans les 1830s, magnifique car elle avait des parois de
bleue magnifique. Photo des années 1960, le bleu s’est encrassé. Restauré depuis,
mais toujours moins beau.
Maison de Lucretius Fronto : jardin. Décor en 3 registres : le socle, registre médian et
le haut.

Mégalographie du thiase dionysiaque : salle rouge partout, thème lié à Dionysos, on a


des servantes de Bacchus (des bacchantes) qui dansent. Au-dessus on avait des
natures mortes. Sol en marbre, très cher. Densité de rouge et surtout différentes
nuances de rouges représentées. Écho stylistique entre les vraies colonnes et les
fausses colonnes peintes. On a même des ombres qui sont faites.

Villa des papyri, Herculanum, pièce découverte puis refermée immédiatement, non
ouverte au public. Comme la pièce est au sous-sol, les couleurs sont conservées mais
problème d’humidité.

Corniche peinte, plafond en stuc, peint en alternance.

Jaune et rouge sans séparation : le pigment jaune tourne rouge avec la chaleur. Si
dans le coin (partie la plus reculée de la pièce) c’est jaune, alors tout le mur est jaune.

A) La technique de la fresque et des stucs

Il faut être rapide.


Standard = 3 couches, en fonction des régions on peut en avoir jusqu’à 6.

Mur, deux couches de transition et la couche de décor, appelée fresque.


Couche 1 : Arricio ; Couche 2 = Intonaco.

Décoration rapide car le platre et le mortier sèchent rapidement.


Plus on va vers la couche peinte, plus la composition est fine, on peut même mettre
du marbre broyé/en poudre.

L’éruption a causé des fractures.

Reconstitution :
Tracés préparatoires (?), godet pour les peintures, etc.

Choix : irrégularité du mur, volonté d’avoir un haut niveau de peinture, plus on met
du marbre plus c’est cher et renommé.

Tector, applique l’enduit, puis le pictor, fait les couleurs.


Deux pictors : pictor parietus, celui qui peint le mur. Pictor imaginarius, celui qui fait
des portraits, des figures au milieu des murs.
Stucateur : celui qui fait les frises en stuc.

Parietus trace des repères avec des pointes sur le mur.

Pain de pigment, qu’il faut broyer. La dernière couche doit être peinte dans la
journée. Si on laisse sécher le pigment dans la couche finale d’enduit, on a un
séchage avec une réaction qui laque la surface du mur, le pigment rentre dans la
couche humide.
Si on peint pas sur l’humide on a pas cette carbonatation, technique appelé « a
fresco » en italien (peindre « sur le frais »), ce qui rend le pigment plus durable.

Picter le mur peint pour avoir une meilleure adhérence et on repeint dessus avec un
enduit supplémentaire, il a alors une meilleure adhérence.

Désastre de la conservation :
Villa des Mystères, quand on l’a découverte elle était intacte. Mais avec les
altérations, on a une chute d’enduit, noircissement de certaines couleurs (notamment
certains rouges), donc on s’est basé sur des photos pour reproduire, on a nettoyé et les
restaurateurs ont remis des enduits.

La technique :
La stèle de Sens révèle des personnages travaillant dans une pièce. Ils construisaient
des petits échafaudages pour atteindre le haut du mur.
Aujourd'hui on a laissé des tas de chaux volontairement laissés au sol en 79 car la
maison était en travaux.
Pictor arietus (varietus??)…

Trois registres :
Le socle, le registre médian, le registre supérieur

Pinceau et godet pour appliquer la peinture avec délicatesse.

Imaginarius arrive en dernier, après que l’arietus ait fini, il lui a laissé des carrés
vides car les grandes scènes sont réservées à l’imaginarius. On applique une trace
humide pour que son enduit colle mieux, car le reste aura séché.

Traces :
Traces d’impression sur un stuc en travaux, le tector s’est appuyé sur le stuc et a
laissé des marques de doigts, et on a aussi des marques du tissu de ses habits, c’est un
accident et ça a été conservé seulement grâce à l’éruption qui a empêché la fin des
travaux.

Quand l’enduit est frais, il faut séparer des sections, donc on utilise une corde qu’on
tend afin de marquer une séparation. Une fois les travaux fait on ne voit plus la trace.
Traces de spirale, utilisé pour faire un motif avec peut-être des feuilles, cette spirale a
été faite avec un compas.
Le peintre a fini le socle, il faisait le motif.

L’incision est le moyen de marquer la position des motifs. Il faut évaluer sa position
par rapport à un autre. Les marques apposées (tête, bras, etc) vont servir à apposer
une symétrie ou une répétition s’il fait le motif plusieurs fois.
Une fois que les marques ont été faites, le peintre dessine son personnage (tracé en
sinopia, pourtour du personnage qui est peint de manière très claire) puis le peint.

Le résultat final est lisible en même temps que la sinopia, on voit que c’est en décalé
car il arrive qu’on change de plan en cours.

Insula des Chastes Amants : dessin préparatoire encore visible.

Maison de Cerere : enduit tombé = dessous la sinopia de chapiteau. On découvre des


graffiti où on a mis des petits bonhommes. On avait fait un dessin de chapiteau pour
montrer qu’on prévoyait de peindre un chapiteau.

Maison des Amours Dorés : sur le mur, un motif régulier (comme du papier peint).
On peut démontrer que il y a eu un dessin préparatoire avec des lignes directrices.
Selon le mur de la maison, on peut constater que le peintre n’a pas suivi le dessin
préparatoire, il a décalé les choses.

Deux théories : soit c’est plusieurs personnes ; soit c’est le même mais il est fatigué
quand il arrive à fin (a commencé à gauche).

« Maison des Amours Dorés » grâce à ces murs dorés, mais aussi grâce à des
médaillons sur les murs.

Pigments :
Les pigments sont majoritairement végétaux. On pense que y a beaucoup de pigments
dorés, mais en fait c’est à cause de la lumière qui est différente.

Éclairage le soir : faiblement éclairé. Restitution de la salle en rouge = lampes


proches des figures.

Pigments :
Craie pour le blanc, permet de diluer d’autres pigments aussi, pour les éclaircir ;
coraux broyés mais coûte plus cher, parfois on le met sous du rouge qui coûte cher.
Suie pour le noir
Terres rougeâtres ou ocre chauffées pour les rendre plus rouge, c’est un rouge de
base. Rouge célèbre de Pompéi : cinabre, dont Pline l’Ancien disait que le problème
du cinabre c’est qu’il noircit avec le temps. Resplendissant mais non durable.
Violet : vient du murex, coquillage qu’on trouve sur les rivages orientaux de la
Méditerranée, notamment retrouvé à Tyr. L’exploitation du murex a été telle sous
l’empire romain qu’il a failli disparaître.
Malachite pour le vert.
Bleu : éventuellement du lapis-lazuli, mais le plus couramment utilisé c’est le bleu
égyptien.
Aujourd'hui on fait beaucoup de recherches sur le bleu égyptien, on passe les murs à
l’infrarouge. On voit que dans des pigments blancs on a mis du bleu égyptien, mais
ça ne se voit pas. On a compris que pour rendre brillante la peinture on pouvait mettre
soit sous la dernière couche du bleu, soit mélanger avec la couleur qu’on veut
appliquer. Il n’est pas fait pour être vu, visible seulement à l’infrarouge. Inventé par
les égyptiens, fabriqué avec de la silice, de la chaux et du cuivre, ça permet d’éviter
de recourir à des lapis-lazuli, etc.

La température moyenne de chauffe pour le bleu égyptien est entre 850 et 950°. On
fait varier la dose de cuivre pour tirer sur les variantes de bleu, selon la dose de cuivre
et la température de cuisson.
Plus on met des particules fines dans une autre couleur, plus elle est réfléchissante.
Donc quand on a perdu des pigments avec le temps, les passer à l’infrarouge permet
de voir le motif original, car il a été mêlé à du bleu égyptien.
Rendement d’un mur :
Si un mur est altéré, est-ce qu’on peut le comprendre ?
Deux choix : abandonner ou essayer de compléter le mur, pour suivre les pas du
peintre. On fait des traces de dessins pour essayer de comprendre des traces de
panneaux en s’inspirant des restes qu’on a.

Projet Vesuvia : une archéologue, qui travaille sur une maison d’Herculanum, essaie
de comprendre quels fragments dans les musées peuvent appartenir à la maison. À
partir des fragments d’archives, elle ajoute des archives graphiques des découvreurs.
Elle va virtuellement repositionné les choses. Elle ajoute aussi la perception antique
de la pièce, avec la lumière de l’époque car on avait un candélabre.

La peinture décorative était aussi extérieure. Maison du Bicentenaire = restes de


décoration à damier.
Peinture figurative sur un mur extérieur : serpents porte-bonheur, qui se dirigent vers
un autel. En fait c’est un lupanar, là on a les deux génies des protecteurs des lieux.

Stucs peints : en haut des murs, on a des corniches. En fait on avait des moules, et on
répétait le motif dans le stuc frais. Première étape = le gars fait son stuc, sculpte la
corniche ; deuxième étape = un gars applique les motifs avec des moules.
Troisième étape : on a un gars qui peint les motifs modelés.

Mise en relief des motifs par rapport au fond.

Maison de l’Ephèbe : petit temple pour laraire : tout est stuqué, effet coqué/relief.

Le stuc est utilisé aussi dans la fausse architecture : fausse colonne dans un coin,
stuquée, masse de couche qui crée une sculpture.

Faire une corniche en haut du troisième registre permet de poursuivre une idée de
corniche qu’on retrouve dans les peintures.

Parfois on avait des couches de peinture très épaisses à la place du stuc.

Ex : Maison des Cervi, Herculanum, effet de relief sur un motif de vase en peinture.

Ex : Villa de Positano : figures en blanc, on a rajouté des figures stuquées sur le mur
peint. Figures avec trous noirs = ils avaient des attaches métalliques, qui servaient à
agrémenter. Les Amours, sur ce mur, devait avoir des arcs = élément de parure très
fin et très riche.
Thermes de Stabie, plafond : médaillons stuqués, donc en relief, de même que la
figure centrale en relief car stuquée.
La plupart du temps, les plafonds sont très endommagés car les étages se sont
effondrés à cause du poids des cendres.

Les sols servent aussi à comprendre la fonction des pièces.

B) Les styles décoratifs à la lecture du corpus pompéien

On ne peignait pas que sur les murs, on peignait sur bois aussi. Quelques exemples de
peintures trouvées par terre à Herculanum, et qui était encadrées de bois, c’était des
peintures destinées à être accroché et changé de place, c’est une peinture sur chevalet.
= MAIS c’est rare.

Avec les cartes du site, on a pu quantifier les modes décoratifs sur le site de Pompéi.

4 styles : Dominance du quatrième style, lors de l’éruption la plupart des maisons


était dans la mode la plus récente.
Le troisième style tombait en désuétude.
Pourquoi les 3 premiers styles sont restés ?

3e style = on a pas fini les travaux et mise à jour. On a eu un tremblement de terre


terrible en 62, et donc les proprios en ont profité pour se mettre au goût du jour. Les
deux derniers styles se cotoient car la ville est en travaux.

Premier style : on en trouve très peu. Quand on en trouve, c’est que le proprio est
d’une ancienne famille donc il veut le montrer, montrer l’ancrage de sa demeure.

chercheur allemand August Mau, il théorise sur les différents styles, propose des
dates, schématise ce qu’il voit.
Critiqué au XXe, mais de nos jours on utilise encore le classement de Mau.
Maintenant on sait qu’il y a des tardifs, des précoces, etc.

Premier style dit « de maçonnerie » (200-80 av JC) :


Maçonnerie car c’est comme si on avait cherché des pierres de taille, etc. On trouve à
la maison du Samnite à Herculanum, Maison de Salluste à Pompéi.
C’est un style qu’on trouve dans des cités grecques, fait alterner des panneaux avec
des bandeaux plus étroits, joue sur des oppositions de couleur. Ça se reconnaît
facilement.

Maison du Faune : très mal conservée. Panneaux un peu plus complexes, avec des
faux pilastres et frise horizontal. Sur la partie haute, une fausse porte avec une
architecture en relief, des colonnettes posées sur une console. C’est de la peinture
imitant des panneaux plaqués.

Maison du Prince de Naples : Faux premier style, on est dans un style ultra tardif,
choix de résurrection du premier style mais on est à l’époque du 4e style, il imite le
premier style mais il est neuf, plus léger, imite des pavements de marbre blanc de
manière plus soft.

On ne numérote pas les styles après Mau parce que c’est pas les mêmes genres.
Imitation de marbre veiné.

Deuxième style (80av – début Ier apr) :


Pas que de la peinture, on joue sur des jeux de perspective, de jeu de lumières,
colonnes fictives, etc.
On joue sur la verticalité sur les 3 registres.

Exemples :
Villa de Poppée à Oplontis.

IIe style : Organisation souvent symétrique, avec un mur mis en avant au centre.
Vitruve a décrit ce style. Les dimensions de la pièce vont générer un décor. Les
descriptions de Vitruve ont fait qu’on appelle ce style « théâtral ».
Très grosse charge décorative, grosse colonnes peintes sur le mur et font comme une
avancée sur le reste de la décoration. Masques de théâtre, drapés, etc = c’est très
chargé.
Colonnes sur piédestaux.

Représentation du ciel, un peu caché comme si on était dans un bâtiment.

On peut avoir un écho entre l’architecture fictive (colonnes peintes) et architecture


réelles (en face d’elles, des vrais colonnes dans la pièce).

Ces décorations avec des grandes figures à la place des bâtiments sont un sous-style
du 2e style appelés mégalographies.

Cubiculum de la Villa de P. Fannius Synistor à Boscoreale, actuellement au MMA de


New York :
Intégralité de ce qu’on a énuméré : offrandes, vases sur piédestaux, tholos, fontaines,
boucliers suspendus (= avec la perspective on a l’impression qu’on a accroché soi-
même les boucliers et masques de théâtres).

Mégalographies : presque ou totalement à taille humaine, en perspective grâce aux


colonnes. La plus connue est celle de la Villa des Mystères.
La plus connue, celle de la maison du Tiase (?).

Villa des Mystères : 4 murs dont deux pas trop visibles. Question de l’interprétation,
débats.

Redecouverte, on découvre des nuances de pourpres après décrassement. Scènes


d’une mère et ses filles, avec des satyres : mariage ou initiation dionysiaques ?

L’ordre dans lequel on lit les scènes influe sur leur interprétation. On arrive juste à
reconnaître les satyres et Dionysos.

IIe style : le jardin. Mélange de plantes et animaux, pas toujours sensé se cotoyer,
dans une idée d’harmonie et de fertilité.
Teintes de verts bleutés.
Idée de séparation entre le fictif et le réel avec le mobilier : piliers et statues, vasque.
Souvent on a un jeu entre réel et imaginaire.

Fontaine fictive avec l’oiseau qui va boire est une représentation typique des
mosaïques et fresques romaines.

Mode lancée sûrement par la villa de Livie, « Prima Porta », avec des fresques de
jardins partout.

Maison de Vénus à la coquille, Pompéi : fresque avec guirlande, représenté des jets
d’eaux. Dans un autre panneau, guirlande végétale avec des oiseaux, masque théâtral
et séparation imaginaire/réel avec une sorte de barrière peinte, avec un piédestal
avancé, avec le dieu Mars dessus, donc ça fait penser qu’il est avancé vers nous.

Maison des Ceii, jardin (ou cour) intérieur : l’idée de jardin est illustrée par les murs.
On a une rigole, et devant la fontaine on a une nymphe qui tient un vase d’eau. Au
dessus, paons avec guirlandes végétales. On a aussi des paysages sauvages, animaux
sauvages (lions, gazelles) = chasse sauvage.

On représente l’Egypte mais de manière idéalisée, on la représente comme une terre


légendaire : Nil paisible avec animaux extraordinaires, des pygmées, des sanctuaires
partout.

Ce n’est pas parce qu’on ne parle pas de peinture de jardin qu’il n’y a pas de
végétaux : il y a souvent des touffes végétales à la base du socle.
3e style (début : années 20) :

Les styles peuvent tous être mélangés, peu importe la période, donc les dates ne sont
pas essentielles.
3e style = abandon de la lourdeur. Donc on l’appelle le style à candélabre, en
opposition aux colonnes peintes du 2e style.

Villa de Boscotrecase : même pas de variante de couleurs entre les panneaux, dans le
niveau médian. Pas de figure de perspective.
Au milieu du panneau, on a souvent une insertion de panneau.

Scène sacro-idyllique : montrer la nature avec un sanctuaire, quelques personnages


humains comme des bergers qui viennent faire un sacrifice.

Guirlandes très fines comparé au 2e style. Vignettes qui apparaissent, avec un


sujet/motif récurrent, là à l’égyptienne avec des singes et humains à tête d’animaux,
ne représentent pas une scène de mythe à l’égyptienne, c’est juste quelque chose de
répétitif.

Villa des mystères : pareil, oiseaux et figures d’hommes à tête d’animaux. C’est un
motif à la mode.

4e style « fantastique » :

Lors de l’éruption, on est en plein 4e style.


On peut le confondre avec le 3e style.
Le 4e style, c’est un mélange entre le 2e et le 3e style. Influence de la Maison Dorée de
Néron. C’est le + nombreux car tremblement de terre en 62 donc on répare et refait
les maisons.

Le 4e style est lourd car on a la réapparition des colonnes mais moins en perspective,
ouvertures au-delà du mur qu’on avait pas dans le 3e style, mais il reste que le
panneau médian est beaucoup encore sur fond uni avec des tableaux accrochés.

Retour architecture 2e style.


Travail sur la symétrie. La qualité des tableaux mythologiques, de grande taille et
racontant des épisodes mythologiques.
Le socle reste relativement dépouillé (comme le 3e style).

Le 4e style, il faut chercher les effets d’architecture peints pour le différencier du 3 e


style.

Frises à foison.
Tableaux centraux : scènes mythologiques. Tableaux sur les côtés : paysages.

Registre inférieur : on vous suggère un jardin, pas le sujet principal mais c’est présent
en bas, permanence de la végétation dans la peinture à partir du IIe style.

Nouvelles fouilles :
Fond blanc, médaillon représentant un Amour.

Maison des Amours Dorés :


Tentative originale, pas attribuable à un style. Médaillons sur feuille d’or.

Quelques témoignages de peinture sur du marbre : trouvé principalement à


Herculanum, mais dans les premières années de fouilles donc on a pas le contexte de
l’emplacement. Grande dextérité de l’artiste. Mais dès l’extraction c’était peu visible.
De nos jours c’est brun, mais à l’époque on avait aussi du rose, du bleu, du vert. C’est
très rare et difficile de peindre sur du marbre.

C) Les sujets des thèmes décoratifs muraux

Pléthore de thèmes mythologiques, mais il n’y a pas que ça.

Comment l’art romain va permettre de déterminer des pratiques civilisationnelles ?

Information sur des pratiques romaines.


Ex : boulanger. Celui qui vend le pain, qui le fait, c’est un affranchi. Représentation
d’une distribution de pain = l’homme en toge n’est pas le boulanger mais le patron,
qui offre du pain pour avoir un lien de clientèle avec le client, importance des
relations lors des élections.
Le patron est toujours quelqu’un de riche et puissant dans la cité.

Natures mortes (xenia) qui définissent un mode de vie et une alimentation :


On représente des coupes et plats en verre, avec leurs imperfections.

Pinax de la Maison du Cryptoportique : volets peints (nous montre comment ils


marchaient), coq qui observe un panier de fruits.
Scène de banquet, Fresque dee la maison du triclinium : Hommes et femmes
allongés, petit esclave qui apporte à manger. On a des dialogues : « je vais chanter »
« d’accord, fais à ton aise ».

On retrouve un ameublement typique : convives qui entourent une table tripode,


coussins, etc.

Les contenants sont les mêmes que dans les représentations.

Autre thématique : les paysages.


Souvent c’est des panneaux de petites tailles, parfois des grands.

Beaucoup de fresques qui montrent des paysages de villa maritime : villa en bord de
mer, avec parfois aménagement de quais et bateaux. Autoreprésentation ?

Contraste du fond noir, pas de distinction entre mer et rivage.

Maison des Vettii, scène de naumachie ou d’entraînement militaire : on a des bateaux


militaires, avec des rames, un éperon à l’avant et soldats à l’intérieur.
On pense que c’est des bateaux miniatures, avec une exagération sur le nombre de
gens dessus, et le plan d’eau n’existe pas = scène de naumachie, reconstitution
théâtrale d’une bataille maritime, pour le plaisir des spectateurs.

Autre exemple : fresque de gladiateurs, ça montre la passion du propriétaire pour ça.


Mauvaises proportions mais travail sur les ombres et les blessures/sang qui s’écoule.
Effort du plissé du vêtement aussi. Beaucoup de détails juste pour un socle.

Témoignage sur les pratiques culturelles : adoption des romains du théâtre à la


grecque.
Maison du Ménandre : Acteur comique, représenté car il porte un masque. Tous les
acteurs (comiques et tragiques) portent un masque représentant des archétypes. On
joue encore les comédies et tragédies grecques.
Scènes de l’Illiade : le propriétaire proclame sa connaissance de la culture grecque.

Musiciens au théâtre, devant la scène.

Masques théâtraux : ils ont une grande importance…

Portraits : Montrer sa culture, sa connaissance du théâtre, sa connaissance littéraire.


Ce n’est pas parce qu’on trouve un portrait dans une maison adossée à une
boulangerie que le gars représenté était boulanger.

On a des infos sur la manière d’écrire, représentation d’une femme avec tablette à
écrire.
Instruments d’écriture dans la Praedia de Julia Felix :
Boîte en bois pour se promener sans devoir tenir son papyrus dans la main.

Représentation de Ménandre : on le sait car son parchemin le présente. Spéculation :


autre homme représenté en face, probablement un auteur de tragédie, en opposition à
Ménandre l’auteur de comédie.

Donc dans la même maison on a une scène de théâtre, la représentation de Ménandre,


une scène mythologique avec Artémis = il montre qu’il est très cultivé.

Abus :
Maison des Epigrammes grecques. Un érudit italien parle latin et sûrement grec aussi.
Dans cette maison, on a un mythe représenté dans une scène théâtral, et en bas on a
un poème en grec.

Les sujets érotiques dans le lupanar :


1er étage reconstruit au XIXe. Au rdc on a les chambres des prostituées, et au dessus
du mur on a des représentations érotiques.

Lits représentés : les lits en bois sont mal conservés, mais dans des maisons plus
riches on a trouvé des montants de lit en bronze.

On a retrouvé les empreintes de fibres qui servaient de sommier.

Thermes suburbains :
Adossés aux remparts, à l’extérieur de la ville.
On a un ensemble de scènes érotiques dans le vestiaire, numérotées.
Soit il y avait des prostituées disponibles pour les baigneurs, soit une numérotation de
casiers.

Figures à la mode :
Les cupidons : de la figure isolée aux artisans.

Maison des Vettii : amours parfumeurs, forgerons, les Amours remplacent les
hommes.
Les amours font une course de chars avec des biches.
Scènes très précises, les + recopiés car les plus détaillés. Pas de représentation
particulière liée à l’amour, on représente des Eros juste parce qu’ils sont à la mode.
Construction d’une plinthe sur 4 lignes parallèles incisées dans toute la pièce. Les
personnages allongés n’ont pas le droit de dépasser la ligne, mais les végétaux ont le
droit et les personnages debout remplissent toutes les lignes.

Sujets à la mode : les thèmes nilotiques (égyptiens) et animaux imaginaires. Les


artisans n’ont jamais vu les animaux qu’ils peignent.
Combat du pygmée : le pygmée est une proie des animaux, parfois scène comique. Le
pygmée est toujours ridicule : armé de façon dérisoire, se bat contre un animal à sa
taille (échassiers).

Le Nil : canards, nénuphars, hippopotames, crocodiles.

Pour conclure : ça fait l’originalité du corpus de la région du Vésuve, cette


conservation des fresques et peintures. La peinture ne s’arrête pas en 79, elle perdure
jusqu’à l’antiquité tardive, mais la conservation des corpus ne permet pas de
catégoriser des mouvements de la peinture comme là.

On a d’autres sujets.

D) La mosaïque

Décoration noble :
opus tessellatum, mosaiques de tesselles, compositions à base de tesselles, cubes de
pierres naturels de différentes couleurs pour pouvoir dessiner des tableaux.
+ la tesselle est fine, + le dessin est de haut niveau. On va jusqu’à 1mm de côté. Les
plus courantes sont de 1cm de côté.
Celles qui font quelques millimètres sont très rares, on les retrouve surtout dans les
villas impériales. (les plus impressionnantes sont au musée du Vatican et le musée du
Capitole, viennent de la villa de Hadrien). Quand c’est de la haute facture, on voit pas
que c’est de la mosaïque.

Les tesselles tiennent grâce à des couches préparatoires :


couche épaisse, puis couche de sable fin (quelque chose entre deux??), va permettre
de fixer la tesselle.

Sol qu’on peut inonder, l’eau va glisser sur les tesselles.

Deux types de mosaïques : géomatriques et figuratives.


Mosaïques géométriques, les plus basiques.
Emblema, motif central en marbre au milieu de la mosaïque de sol, c’est déjà un
signe de haute facture.

Grande qualité des mosaïques géométriques, ça demande beaucoup de travail. Si on


inclut un motif, ça demande un calcul à l’artisan pour pouvoir placer de façon
ordonnée et géométrique.

Les tesselles ne vont pas être taillées de la même façon, pour un virage on va faire
une tesselle qui englobe une autre tesselle, c’est pas la même taille.

Polychromie aussi, mais on en a beaucoup moins qu’en Afrique du Nord.

Maison de l’atrium à mosaïque, Herculanum : carrés blancs et noirs, entrelacés.


Damier = c’est simple à faire.

Maison du Sanglier I : représentation d’un sanglier se faisant attaquer sur la


mosaïque, et autour on a des motifs géométriques. Gros travail : besoin de recouper
les tesselles pour les formes arrondies.

Maison du Faune : Opus sectile (taille du marbre), système de triangle.


Varier les couleurs de marbre = montrer qu’on est riche, car on les fait venir de loin.

Autre exemple : inclusion de motifs de couleur différente en marbre au sein d’une


même mosaïque.

Maison du relief de Télèphe (Herculanum) : maison la plus riche dans l’usage du


marbre, en marbre du sol jusqu’à la mi-hauteur. Colonnettes, plaques de marbres,
dans différentes couleurs. C’est le plus grand luxe possible, avoir du plaquage de
marbre. Mais comme Pompéi et Herculanum n’ont pas des résidences impériales ou
de gouverneurs, on trouve assez peu de richesse comme ça. Quand on a un motif
polychrome en marbre, on affiche sa richesse.

Opus sectile utilisé ailleurs : Thermopolium, Pompéi : c’est une taverne, contenant
pour boissons et ragoûts, en marbre.

Les mosaïques figuratives :

Motifs qui sont souvent en noir sur fond blanc, mais en terme de facture, la nécessité
de rendre un rendu fin nécessitera que le motif figuratif soit coupés de lignes
blanches sur le fond noir, on peut pas juste donner la silhouette du personnage,
l’artiste montre l’épaisseur du corps, le détail des muscles, plissé de la peau, donc
utilise des tesselles blanches très fines.

En Italie, au IIe, la pratique la plus courante n’est pas la mosaïque en couleur. C’est
un choix décoratif qui va concerner les emblema, motif figuratifs centraux.

Ex : Thermes du Sarno, avec du rouge dans sa gueule, vert sur le sol.


On fait des petites tesselles pour donner les détails de l’animal, les muscles ou la
gueule.

Emblema : Animaux soit seuls soit plusieurs, comme un sanglier chassé par des
chiens.

Autre ex : chien, avec le collier et la langue rouges.


Lacunes : quand on a pas de restauration, les tesselles se désolidarisent.

Maison de Caesius Blandus : Petit oiseau représenté avec des tesselles rouges et
vertes. Le motif nécessite que les tesselles de fond (blanches) tournent autour du
motif. Les tesselles de motif sont plus petites ;

Maison de l’Ours Ferito :


Ours représenté en brun, rouge car il est blessé, bleu dans les pattes. Formule
d’inscription : Have.

Maison du poète tragique : chien représenté, portant un collier rouge, avec marqué
Cavec an em, c’est-à-dire « attention au chien ».

Maison du Faune : mosaïque de seuil à l’entrée, sur le trottoir, marqué « Have » au


milieu du trottoir. Plus belle maison de Pompéi, et la plus riche. Entrée en marbre.

Have, formule de bienvenue la plus courante dans la mosaïque.

Exception : Maison de Siricus, « Salve lucrum », « bienvenue à la prospérité ».

Mosaïque aquatique (nilotique), Maison du Faune : couleurs, dextérité du mosaïque


pour faire des yeux/becs petits, formes d’ondes sur l’eau.

Emblema dans la Villa de Cicéron, fouillée en 1763 : mosaïque qui représente des
comédiens jouant des musiciens ambulants, extrait de la pièce de Ménandre
« Theophoroumene ». Mosaïque signée Dioscourides de Samos l’a fait.
Mode de recourir à des artistes grecs. Il vient de Samos, île grecque, et ne signe que
l’emblema de la villa de Cicéron.
Soin apportés aux traits des masques, des cheveux.

Mosaïque polychrome : Maison d’Orion, mosaïque découverte en 2019, deux scènes :


serpent en bas, scène d’Orion en haut. Serpent : complexité, on a un dégradé qui
permet de différencier le haut et le bas du serpent, qui est replié sur lui-même.

Mosaïques érotiques : la plupart détruites ou mises dans le cabinet secret du roi de


Naples.

Mosaïques murales
Choix réservé à un contexte qui est celui d’une niche de fontaine. Tesselles choisies à
partir de pâtes de verre colorées, car contact avec l’eau.

Dégradé de vert, de bleu. Représentation de vasques avec des fleurs et des


coquillages.
À côté de la vasque (réelle, pas en mosaique), mosaique de Neptune et Amphitrite,
encadrés par des colonnes en mosaïques. Coexistence pâte de verre/pierre classique.

Maison du squelette : Niche, on avait un fond en pâte de verre, de l’eau jaillissait et


on banquetait sur les côtés.

Les plus belles mosaïques ont été retirées très tôt, et on les retrouve au musée de
Naples, retirées de leur contexte.

Maison de l’Ours Ferito : fontaine au fond de la maison, divinité dans l’abside,


coquillages de part et d’autre, fontaine avec au-dessus scène de chasse.
Fontaine : alignement de plusieurs types de coquillages différents dessus, un triton
représenté au centre, polychromie, et divinités dans la niche, encadrées par d’autre
coquillages. Le bassin est représenté comme une caverne, avec des rochers.
Le bassin est peint en bleu. Peintures de canard et de végétation autour du bassin, qui
devaient s’abîmer très vite à cause de l’eau.

Édicule de fontaine : Vénus à la coquille sortant de l’eau, avec d’autres divinités


autour. Contrastes remarquables.

Maison de la Grande Fontaine : Dieu représentation de l’Océan, on le reconnaît car


ses cheveux et sa barbe ressemblent à des roseaux, couleurs vert/bleu.

Maison du « laraire à l’extérieur » : décorée de mosaïques et coquillages, et sur les


côtés on avait des peintures qui complétaient le thème du jardin. C’était laissé à l’air
libre, donc les peintures ont totalement disparues.
E) Les statues

a) Des références culturelles et esthétiques

On ne trouve pas de statues car elles ont été récupérées peu de temps après l’éruption,
pour récupérer les matériaux et les statues de culte car les temples sont des édifices
élevés.

On en trouve plus à Herculanum qu’à Pompéi.

Modèles classiques :
Les romains cultivés se doivent de faire référence à un modèle culturel commun.
Ex : Doryphore (porteur de lance) de Polyclète. Retrouvé à la Palestre, copie du
Doryphore de Polyclète. C’est la statue la + complète de ce modèle qu’on a retrouvé.
C’est un canon des proportions et de la beuaté des statues grecques, donc repris par
les grecs.
Autre exemple : buste du Doryphore, retrouvé à la villa des papyri à Herculanum, on
le reconnaît car c’est la même coupe de cheveux et expression. Villa des papyri :
propriétaire très riche et cultivé, plus de 400 sculptures. Ce buste est signé en grec
« Apollonios d’Athènes, fils d’Archias, a fait cela ».

Contrapposto typique du doryphore.

Pareil, on copie les Amazones de Phidias. Buste en bronze à la villa des papyri.
On a aussi dans cette villa des Papyri une sttaue de + de 2m de Athéna Promachos
(??).

Hermès assis, copie d’un type Lysippéen.

Donc dans les cités du Vésuve, on a une grande reprise des canons grecs, comme
l’Apollon citharède.

Apollon archer du temple de Pompéi, bronze antique restauré. Il n’a pas été trouvé
dans le temple de Pompéi d’Apollon. Ses fragments ont été trouvés dans la rue à côté.
On a trouvé des fragments en 3 phases : juin 1817, octobre 1818 et un fragment en
1818.
Comme l’Apollon était fragmenté, il a fallu le restaurer. Restauré par la fondation
Getty à Los Angeles en 2010.
Les rayons X prouvent que au moment où on met en place la statue au XIXe, on a
mis des tiges en fer à l’intérieur et on a fait des soudures. Les savants du musée Getty
ont montré que la draperie était mal formulée dans sa recomposition, le bout de
draperie qui pend vers le bas a été rajouté au XIXe. L’interprétation de la draperie
était fausse, car alors on avait de nouvelles infos dessus.

Donc le Musée Getty a refait la fin de la draperie.


Dessins d’analyse des savants lors des fouilles en 1818 : ils ont la même
représentation que le savants de 2010. C’est lors des restauration en 1860 qu’on a mal
interprété.

Deux statues dans le temple d’Apollon : Apollon archer qu’on a vu, et statue de
Diane (Artémis en grec), et elle a des yeux incrustés. Yeux évidés dans lesquels on
mettait des yeux amovibles !
En général on ne voyait pas les statues. Dans les statues en marbre, les yeux étaient
peints. Statues de bronze, les yeux pouvaient donner de la couleur. Pâte de verre pour
la rétine, cils en argents.

Parfois les pompéiens ont oublié de récupérer les choses précieuses. On a trouvé un
laraire avec les trois statues de culte en place, la triade capitoline : Junon, Jupiter (au
centre) et Minerve.

Malheureusement les archives de fouilles au XIXe ne nous disent pas comment


étaient disposées les statues.
On a une photo du XIXe, mais c’est une mise en scène.

Autre stéréotype : la Vénus callipyge (« qui a de belles fesses »), on a trouvé 4 statues
de tailles humaines.
Les Vénus foisonnent car c’est la divinité tutellaire de Pompéi.
Ex : Vénus anadyomène, retrouvée dans un jardin. Thématique de la Vénus qui sort
du bain et essore ses cheveux, très courante. On trouve des statues dans beaucoup de
niches.

Vénus « au bikini », avec parures en or, qui est dans le cabinet secret, car elle
s’appuie sur un Éros ithyphallique (au sexe dressé).

Vénus à la pomme : classique aussi. Extrêmement polychrome. Il faut casser cette


idée de statues antiques blanches, la couleur est omniprésente dans les statues.

Le type éphèbique : polychrome, homme qui porte un candélabre. Attitude et


proportions parfaites d’un athlète. Mais disproportions des bras et mains sur une
statue.
Apollon-Kouros de la maison de Julius Polybius, style « archaïsant hellenistique » :
n’a pas le contrapposto, assez figé avec le sourire, sculpture des sourcils et cheveux
perlés de manière répétitive, tout ça est typique des statues archaïsantes.

On montre que les modèles circulent : Apollon de Piombino au Louvre, similaire à


notre Apollon. Autre Apollon, au musée du Pirée.

Thématique du satyre, multiples à Pompéi et Herculanum.

Villa des papyri : grand bassin, et sur un piédestal, on avait :


- Un satyre ivre jeune
- Un satyre ivre vieux, sur une peau de bête.

Les rochers sur lesquels ils sont ont été ajoutés à leur découverte. Ivres car penchés et
bouche ouverte, ça montre les muscles des abdominaux.

Faune de la maison du Centenaire : servait de porte fontaine, il est représenté ivre.

Silène de la maison de Popidius Priscus : Satyre qui porte un serpent, qui porte un
plateau. Ivre encore (disciples de Dionysos).

Scènes classiques : Satyres poursuivant des nymphes, liés aux textes poétiques.
Ex : Groupe statuaire près d’un bassin d’une villa impériale en banlieue de Pompéi.
On croirait que c’est une Ménade qui repousse un satyre, mais si on fait le tour de la
statue c’est un hermaphrodite.

Bacchus d’Herculanum, bronze polychrome, le bronze fait des tâches de couleurs sur
la peau de panthère que porte le dieu, tâches métalliques (d’argent ; de fer) qui
représente le pelage tacheté.

Péplophores ou Danaïdes, 6 statues à la villa des Papyri. Elles ne font pas partie du
même groupe statuaire dans la disposition dans la villa, probablement le même
artiste. 3 autour d’un petit bassin.
Elles ont des yeux amovibles ; plissé des vêtements très fin, polychromie sur certains
vêtements.
Elles ont été patinées car abîmées.

Statuette d’ivoire de la déesse indienne Lakshmi (déesse de la fécondité et de la


beauté), elle montre la diversité des liens culturels de Pompéi. Les historiens pensent
qu’elle a été assimilée à une Vénus féconde, mais stylistiquement on est sûr qu’elle
vient d’Inde. => Cas unique.

b) Un ancrage dans l’histoire : Des statues de la famille impériales…

Temples du culte impérial à Pompéi ont été trouvés vides.


À Herculanum, on a trouvé une « basilique » = terme faux, c’est un temple du culte
impérial, donc un Augusteum. On déborde de la personne de l’empereur pour
célébrer la famille impériale. On est plus sous les julio-claudiens, pourtant les
Flaviens (comme Titus, qui règne pendant l’éruption) se rattachent aux julio-
claudiens.

Auguste divinisé est représenté sous les traits de Jupiter, tenant le faisceau et le
foudre.
On a aussi Claude divinisé, et Livie.

Femmes d’empereur et femmes de la famille impériale pouvaient figurer dans les


bâtiments publics, comme Antonia Minor au théâtre d’Herculanum, on la reconnaît
aux traits du visage.

« Basilique » (Augusteum) d’Herculanum : On reconnaît les statues aussi car il y a


des inscriptions sur les niches, on avait plusieurs statues.
Statue de bronze de Claude (reconnaissable par ses traits et aussi une inscription).

L’empereur en place avait sa statue au centre, mais on a conservé des julio-claudiens


a sa gauche et droite. Titus est au centre, mais on sait pas si c’est Auguste, Claude ou
Vespasien. On sait pas car les visages ont été restaurés et ne ressemblent plus à des
romains.

Derrière Titus, fresque avec Jupiter, tenant son sceptre, avec le symbole de l’aigle et
trônant au dessus des hommes.

Statue de Titus : armé et polychrome.

Les julio-claudiens sont les plus célébrés car il n’y a que 2 flaviens qui ont régné en
79.
Statue de Tibère : habits religieux, devait tenir un instrument de sacrifice.

Marché de Pompéi : niches autour de l’axe de l’entrée, où on a trouvé des statues.


Dès le XIXe on a voulu dire que c’était des statues impériales, mais de nos jours on
est pas sûr.
On sait que des statues de notables, d’évergètes, sont mêlés aux statues d’empereurs
dans les lieux publics.

Grand évergète d’Herculanum : Marcus Nonius Balbus, on a des statues de lui


partout.
Grand évergète de Pompéi : Marcus Holconius Rufus. Qualifié de protecteur de la
colonie. Statue sur piédestal, sur un carrefour stratégique, sur le trottoir.
REPRISE :

Statue de femme, sans doute une notable évergète, a reprise l’entreprise de son père.
Posture du drapé caractéristique de Herculanum.

Couleur, mise en faveur de la parure et de la coiffure. Superposition d’un manteau sur


une tunique, deux types de drapé, l’un plus épais que l’autre.
Coiffure à la mode julio-claudienne.

La plus connue des représentations de femme évergète est Eumachia, riche donatrice
de Pompéi et prêtresse, on a associé un lieu du forum avec sa tombe.
Sur la colonnade du forum, elle affirme être prêtresse de Pompéi. Elle a financé un
bâtiment commercial, pour la confrérie des foulons.

Elle représente une personne de l’élite, remerciée par une statue honorifique. Elle a
une dignité

c) Un ancrage dans le quotidien et la famille

Les enfants sont représentés aussi, mais seulement un rôle décoratif, ils ne sont pas
remerciés ou honorifiés.
Enfants ou cupidons, enfants potelés tenant un accessoire, qui cache l’abducation
d’eau.

Polychromie : cheveux blonds, polychromie sur le tissu du vêtement.

Pilier hermaïque du père de Caecilius Jucundus, Pompéi. Ceux qui rentrent chez le
maître de maison prend compte de l’importance de la famille, de l’ancienneté et du
respect du fils pour le père.

Animaux : des milliers d’animaux sculptés. Permet de montrer la virtuosité du


sculpteur, on a des cochons, lapins, etc.
Sculpture de biche se faisant attaquer par quatre chiens.

d) Des petits objets d’art rarement conservés ailleurs

Bijoux en forme de conque.

Bracelet de femme avec marqué « le maître a donné à sa servante ».


Bula (?), bijou au niveau du cou, qui montre qu’on est fils de citoyen, et ce jusqu’à sa
majorité.

Grand nombre de miroirs : objet en métal suffisamment brillant, poli, pour qu’il y ait
un reflet. Sculptés d’un côté, lisse de l’autre. Travail sur le manche aussi.

Cadres de lits, deux personnes représentés dessus.

Question des facs similés en bois pour les expositions.


Pour la conservation, on fait des moulages.

On ne se rend pas compte pour l’instant de l’ampleur des objets du quotidien.

Maison à la cloison de bois, Herculanum : paroi de bois qui pouvait se replier et


déplier, avec des parures en bronzes et argent.
Les objets de bronze et argent sont plus rares que les parures de marbre.
Ex : Trésor de Ménandre.

Importance des statues dans les lieux publics, offerts par les évergètes pour parer les
lieux.

Moulage d’une pièce entière, « chambre des esclaves », rend compte du quotidien
pompéien, on a la moulure des lits.

Autres fouilles : décorations méticuleuses qui décorait le haut du lit avec des
lamelles, des colonnettes et des fuseaux, tous en ivoir.

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