0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues4 pages

Cours 1

Le document traite des édentements partiels, définis comme l'absence d'une ou plusieurs dents dans l'arcade dentaire, et présente leur classification, étiologie, symptomatologie et formes cliniques. Il aborde également les conséquences d'un édentement non traité, notamment l'aggravation des troubles fonctionnels et les complications associées. Enfin, il distingue entre édentement acquis, congénital et apparent/inapparent, en détaillant les facteurs étiologiques et les implications cliniques de chacun.

Transféré par

Jsd 18
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues4 pages

Cours 1

Le document traite des édentements partiels, définis comme l'absence d'une ou plusieurs dents dans l'arcade dentaire, et présente leur classification, étiologie, symptomatologie et formes cliniques. Il aborde également les conséquences d'un édentement non traité, notamment l'aggravation des troubles fonctionnels et les complications associées. Enfin, il distingue entre édentement acquis, congénital et apparent/inapparent, en détaillant les facteurs étiologiques et les implications cliniques de chacun.

Transféré par

Jsd 18
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

15/10/22

COURS 1 : EDENTEMENTS PARTIELS

Examen théorique : 60% de la note finale.


30 QCM et 1 question éliminatoire
Language : 2.2 pour l’incisive latérale maxillaire pas 22 par exemple

I) Edentement partiel
A) Définition
Etat pathologique de l'ADM (appareil dento-maxillaire) caractérisé par l'absence d'une ou plusieurs unité(s)
dento-parodontale(s) au niveau d'une arcade dentaire après éruption dentaire (sinon on parle d'anodontie
partielle). Peut aller de l’absence d’une seule dent, à la présence d’une seule dent.

B) Classification
Édentement :
- réduit (1 à 3 dents)
- étendu (4 à 9 dents)
- sous-total (10 à 15 dents par arcade)

C) Facteurs étiologiques directs


- Complication de la carie dentaire
- Parodontopathies
- Infection et nécrose des os maxillaires
- Traumatisme aigu (accident) et chronique (prothèse incorrecte, dysfonction occlusale)
- Extraction de nécessité : À des fins orthodontiques, prothétiques (migration vers horizontale ou
inclinaison +30°), à cause d'irradiations (dent située dans la zone irradiée), à cause de maladies in situ
- Kystes maxillaires, tumeurs dento-maxillaires
- Hypodontie (absence de développement)

D) Facteurs individuelles favorisants


- Âge
- Hygiène
- Facteurs somatiques

II) Symptômatologie de l’édentement


A) Troubles fonctionnels
La symptomatologie est déterminée par :
- Topographie de l’édentement
- Extension de l’édentement
- Etiologie de l’édentement.

Symptomatologie atténuée lors de l'absence de modification fonctionnelle importante (ex : édentement


unidentaire latéral).
Symptomatologie accentuée lorsqu’il y a d'importantes complications locales et à distance (ex : édentement
frontal = urgence prothétique, nombre important de dents absentes).

1
Esthétique :
- Groupe frontal : grave = urgence prothétique
- Groupe latéral : moyen = l’étage inférieur de la face est plus réduit donc perte de la DVO, ↓ de la
visibilité des lèvres, accentuation des sillons péri-oraux et les joues se creusent. Peut également
être visible avec le sourire.
Masticatoire : Groupe frontal : moins grave = affecte l'incision et la prise alimentaire. Quand il y a usure
dentaire, le bord incisal devient surface dentaire
- Groupe latéral : grave = perte des dents cuspidées qui assurent la trituration. On a donc une ↓ de
l'efficacité masticatoire due à la ↓ du relief occlusal, aux habitudes alimentaires, à la mastication, à
la salivation ; la trituration est très ↓ engendrant une stagnation prolongée dans l'estomac
provoquant des troubles digestifs
Phonétique :
Groupe frontal : grave = prononciation difficile (linguo/labio-dentaux : V, T, F, D, S, Z)

Auto-entretien :
Auto-protection : c’est la capacité du système à se protéger contre l'action de certains facteurs extérieurs
pathogènes. Cette fonction est affectée en présence de tout édentement non-soigné. Ex : perte de points de
contact > lésion de la papille gingivale, récession gingivale, possible poche parodontale > perte finale de la
dent.

Au niveau de l’ADM, elle se manifeste de deux façons :

Grâce à la morphologie dentaire :


- Protection de la papille sous les points de contact interdentaires (niches parodontales)
- Convexités coronaires latérales orientent le glissement du bol alimentaire en dehors de la gencive
marginale (pas d'agression mécanique directe par les aliments)

Grâce à la compensation réciproque et fonctionnelle des dents frontales et latérales :


- Protection des dents frontales : en inocclusion grâce à l'engrenage des dents LAT antagonistes lors
des mouvements de mastication qui prennent à leur compte les forces masticatoires
- Protection des dents latérales : incision = propulsion des dents LAT vers l'avant = désengrenage =
transmission des forces para-axiales dominantes -> les dents frontales assurent le dégagement des
dents LAT dans la propulsion et la latéralité.
- Interférences occlusales et contacts prématurés : ils affectent la fonction d'auto-protection des
composants de l'ADM au cours du mouvement de la mandibule. Cette désharmonie fonctionnelle
apparait par l’absence d'antagonistes et par l'absence de contacts interdentaires connectée à
l'édentation > favorise la migration des dents voisines et antagonistes vers la brèche édentée ce
qui augmente le risque d'occlusion dysfonctionnelle (traumatisante pour la dent et l'ATM)
Auto-nettoyage :
- Est assuré par les formations mobiles péri-dentaires : joues, langue, lèvres > les muscles entraînent
les aliments qui restent bloqués dans les zones des embrasures dentaires.
- Est facilité par la consommation d'aliments à consistance dure : fruits et légumes crus favorisent la
sécrétion salivaire, et les Ig dans la salive donnent une immunité orale. Dépend du volume et de la
viscosité de la salive.

B) Ampleur du trouble fonctionnel


L'ampleur dépend de :
- Extension de l'édentement
- Topographie (moins grave pour M2mand que pour les incisives centrales)
- Étiologie
- Âge de l'édentation (= temps passé entre édentation et traitement)

2
COURS 1 : EDENTEMENTS PARTIELS
III) Formes cliniques de l’édentement partiel
3 formes cliniques : l'édentement partiel acquis, congénital et inapparent/apparent

A) Edentement partiel acquis


Fréquence : 60-65% de la population européenne (exception : moindre dans les pays nordiques car prévention
plus importante)
1) Facteurs étiologiques directs
- Caries sans traitement, complications
- Parodontopathies
- Traumatismes aigus (accidents) et chroniques (interférences occlusales)
- Processus inflammatoire des os maxillaires (abcès, phlegmons, ostéomyélite avec élimination de
séquestre osseux avec la dent, kystes maxillaires)
- Processus tumoraux bénins (tumeurs avec myéloplaxes)
- Processus tumoraux malins (carcinomes)

2) Facteurs étiologiques indirects


- Résistance des tissus dentaires (héritage génétique)
- Résistance des tissus durs à l'attaque microbienne
- Composition et volume de la salive
- Facteurs neuroendocriniens (maladies générales qui affectent le parodonte)
- Facteurs de nutrition (pendant période de formation des germes dentaires)
- Facteurs culturels-éducationnels (éducation affectant des groupes de populations à partir de certaines
pratiques : tatouage dentaire, dépouillement conique, mastication de tabac)
- Hygiène bucco-dentaire (plaque muco-bactérienne, brossage avec dentifrice adéquat)
- Âge : la résistance des tissus baisse avec l'âge. La perte des dents connaît un rythme plus rapide chez
les vieux (dents dévitalisées non-protégées, fractures radiculaires)
- Sensibilité au stress mécano-fonctionnel et émotionnel (émotions négatives favorisent le
déclenchement des parodontopathies, comme pour le diabète).

3) Edentement de nécessité
- Conséquence de l'extraction afin de suivre un certain plan de traitement thérapeutique
- But orthodontique : créer l'espace nécessaire pour corriger les anomalies dento-maxillaires
- But prothétique : dents limitant les espaces dentaires et ne pouvant être utilisées en tant que pilier
pour les PPF (ex: migration verticale, inclinaison non-utilisable, dents mobiles)
- But radiothérapique : les dents infectées situées dans la zone qui sera irradiée, avant de commencer la
radiothérapie.
- Extraction d'un foyer infectieux : on enlève les dents qui peuvent entraîner une bactériémie

B) Edentement partiel congénital


Anodontie : absence de tous les germes dentaires (cause génétique due à une mutation récessive homozygote)
Hypodontie (anodontie partielle) : absence congénitale de certaines dents sur l'arcade dentaire (<6 dents sinon
on parle d'oligodontie) : Les causes =
- Diminution du nombre de dents due à l'évolution de l'homme moderne (hypofonction masticatoire
car la nourriture est partiellement pré-machée). C’est souvent la dernière dent d'un groupe dentaire
qui est concernée : IL max, PM2 max, M3 mand
- Concerne surtout les dents définitives (rarement les dents temporaires)
- Variantes cliniques de l'édentement congénital : réduit, étendu (groupe dentaire), total (à cause des
dysplasies ectodermiques)
- Diagnostic différentiel de l'édentement partiel acquis avec l'édentation apparente ou l'hypodontie :
c’est subjectif et on le sait grâce à l'anamnèse et à l’objectif par examen clinique et contrôle radio.

3
C) Edentement partiel apparent et inapparent
apparent inapparent
Des dents sont apparemment manquantes mais le patient a toutes ses dents. Des dents sont manquantes mais il n'y a pas
- Inclusion dentaire : due à une insuffisance d'espace nécessaire sur l'arcade d'espace libre.
pour l'éruption des dents ou à une malposition intra-osseuse de la dent - Forme d'édentement partiel dans
- Éruption tardive : rachitisme : Fréquent pour les Canines et molaires lequel l'espace édenté est
maxillaires, et les M3 et Canines mandibulaires. complètement fermé par la migration
Peut être confondu avec édentement partiel acquis horizontale des dents voisines
Diagnostic différentiel avec un édentement acquis : examen clinique + RADIO ++ - Se produit quand l'édentation est
survenue à un jeune âge.

IV) Evolution de l’édentement partiel non-soigné


- Aggravation des troubles fonctionnels de l'ADM par l'extension de l'édentement (conséquence de
l'épuisement de la capacité d'adaptation) jusqu'à l'édentement total
- Complications locales, loco-régionales et à distance (générales) de la cavité buccale.

Vous aimerez peut-être aussi