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Cours Pollution

Le document traite de la pollution et de l'environnement, en définissant l'environnement, son historique et les impacts des activités humaines. Il aborde les effets néfastes de l'homme sur l'environnement, notamment la pollution des sols, ainsi que les efforts positifs pour la protection de l'environnement. Enfin, il décrit les techniques de dépollution des sols pollués et les méthodes de traitement des polluants.

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Cours Pollution

Le document traite de la pollution et de l'environnement, en définissant l'environnement, son historique et les impacts des activités humaines. Il aborde les effets néfastes de l'homme sur l'environnement, notamment la pollution des sols, ainsi que les efforts positifs pour la protection de l'environnement. Enfin, il décrit les techniques de dépollution des sols pollués et les méthodes de traitement des polluants.

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Cours Pollution

1. Définition de l’environnement :
L’environnement est défini comme l’ensemble des éléments qui entourent une espèce. Ces éléments contribuent
pour certains à assurer les besoins naturels des espèces.
L’environnement peut être également défini comme la composition de conditions naturelles physiques, chimiques
ou biologiques qui agissent sur les organismes vivants et les activités humaines.

1.1 Définition générale :


D’une façon plus générale, l’environnement est considéré comme l’ensemble des facteurs qui ont une influence
sur le milieu des êtres humains. Cette définition met l’homme au centre de la civilisation.
Une notion beaucoup plus large de l’environnement concerne la protection du milieu naturel, l’aménagement du
territoire et la protection des sites naturels ou historiques.

1.2 Définition juridique :


En 1967, une première directive européenne définissait juridiquement l’environnement comme étant : l’eau, l’air
et le sol, ainsi que les rapports de ces éléments entre eux d’une part, et avec tout organisme vivant d’autre part.
Actuellement, la définition suivante existe dans les textes juridiques : « ensemble des éléments qui dans la
complexité de leurs relations constitue le cadre, le milieu et les conditions de vie de l’homme tels qu’ils sont ou
tels qu’ils sont ressentis. »
En Algérie, la législation définit l’environnement dans la loi n° 03-10 du 19 juillet 2003 comme suit : « les
ressources naturelles abiotiques et biotiques telles que l’air, l’atmosphère, l’eau, le sol et le sous-sol, la faune et
la flore y compris le patrimoine génétique, les interactions entre lesdites ressources ainsi que les sites, les paysages
et les monuments naturels. »

2. Bref historique :
Avant le 19e siècle, la notion d’environnement avait une consonance de respect de la vie et des êtres vivants. Les
concepts d’environnement économique, naturel ou urbain ne semblaient pas exister.
A partir du 19e siècle, le milieu artistique tel que le mouvement du romantisme a mis en avant la beauté des
paysages naturels sauvages et donc la nécessité de préserver ces biens précieux.
Le premier site naturel protégé a été créé en 1864 aux Etats Unis par le président Lincoln sous forme de parc
national dans YosemiteValley. Plusieurs parcs nationaux ont été créés depuis dans différents pays du monde.
En 1896, Arrhenius étudie l’effet de l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère. Il a cité pour la première fois la
vapeur d’eau et le CO2 comme gaz à effet de serre.
A la fin du 19e siècle, les premières catastrophes écologiques apparaissent avec le développement de la révolution
industrielle, qui a provoqué une très forte élévation de la consommation des ressources naturelles.

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Le 20e siècle a connu les premières catastrophes écologiques visibles, comme les marrées noires et la pollution
industrielle. Les scientifiques commencent à comprendre les phénomènes de pollution et à mettre en garde la
communauté internationale contre les effets de cette pollution. Suite à une prise de conscience de ces problèmes,
plusieurs conférences internationales ont eu lieu et des protocoles ont été signés.
La première conférence internationale a été celle de Stockholm en 1972, suivie de celle de Rio de Janeiro en
1990. La législation Algérienne en matière de protection de l’environnement comporte plusieurs lois qui ne
cessent d’évoluer dan le temps en fonction des nouvelles données.
Les premières lois datent de 1978 et 1983 et portent sur la protection des sites et la création de parcs nationaux.
Des lois plus récentes dont les dernières datent de 2015 portent sur la création de l’Observatoire National de
l’Environnement et du Développement Durable ainsi que la Caisse Nationale de l’Environnement, sans compter
les autres lois et décrets portant sur la protection du littoral et le développement des énergies propres.

3. L’homme et l’environnement :
L’homme est le premier responsable des changements qui se déroulent dans l’environnement de par ses activités
et son mode de vie qui ne cessent d’évoluer. Il a des effets néfastes et des effets bénéfiques sur l’environnement.

3.1 Effets néfastes de l’homme sur l’environnement :


Parmi les effets destructeurs de l’homme sur l’environnement, l’augmentation de la population mondiale entraine
la construction d’habitations de plus en plus nombreuses et l’extension des villes. Cette extension provoque
l’apparition de chantiers de construction, le terrassement des terrains et le développement des routes et liaisons
entre les villes, ce qui modifie considérablement le paysage et transforme la nature. Les moyens de transport de
plus en plus nombreux provoquent la pollution atmosphérique.
Les quantités énormes de déchets ménagers dus à l’augmentation de la population mondiale sont très difficiles
voire impossibles à gérer à l’heure actuelle, malgré les différentes techniques qui existent pour les détruire en
minimisant la pollution.
L’extraction des minerais et matériaux nécessaires à la construction comme la roche, le sable et le gravier extraits
des carrières modifient également le paysage et déstructurent le milieu naturel alentours. La déforestation et la
création de barrages jouent aussi un rôle néfaste dans la destruction de l’équilibre des milieux naturels et
contribuent à la disparition d’espèces animales et végétales.
L’industrie produit des déchets en tous genres : solides, liquides ou gazeux qui constituent actuellement un réel
problème environnemental. L’industrie chimique provoque la pollution des eaux des rivières et des cours d’eau
en les rendant impropres à la pêche et à la consommation. La qualité de l’eau se dégrade et des dizaines de
maladies des hommes, de la faune et de la flore aquatiques apparaissent.
Les marrées noires dues au déversement des hydrocarbures dans les mers et océans sont de véritables catastrophes
écologiques car elles causent la perte de centaines de poissons et d’oiseaux marins.
La pêche intensive est à l’origine de la disparition de certaines espèces marines et de la diminution des réserves
mondiales de poisson.

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Enfin, l’introduction de certaines espèces dévastatrices produit la destruction de l’équilibre naturel et provoque
l’extinction des espèces originaires du milieu en question.

3.2 Effets positifs de l’homme sur l’environnement :


L’homme a aussi des effets favorables sur l’environnement. La législation en faveur de l’écologie dans presque
tous les pays du monde le prouve.
Les tendances actuelles à travers le monde pour réduire la pollution commencent à être palpables. Certains
déchets industriels ou ménagers sont recyclés. La loi règlemente de plus en plus le rejet des déchets nocifs. Ces
derniers sont triés, valorisés et traités dans des lieux adaptés comme les incinérateurs, ou encore transformés en
énergie. Le recyclage permet aussi de récupérer la matière première et donc de l’économiser, tout en l’empêchant
de polluer la nature.
Les STEP (Stations d’Epuration) des eaux usées permettent également de récupérer les résidus d’épuration des
eaux et d’en faire du biogaz utilisé pour produire de l’énergie thermique et électrique.
La protection des forêts contre la désertification et la déforestation est aussi une action favorable de l’homme sur
l’environnement. La faune et la flore sont sauvegardées et les espèces qui y vivent sont ainsi préservées. La
création des parcs nationaux et des réserves protégées ainsi que la règlementation de la chasse et de la pêche
permettent actuellement de réduire d’une manière significative les effets destructeurs de l’homme sur la nature.

4. Polluants présents dans le sol :


4.1 Introduction :
Beaucoup de substances parviennes dans le sol peuvent être dangereuses pour les micro-organismes (Les plantes,
les animaux, et aussi les êtres humains). Une telle pollution peut agir de deux façons. D’une part les substances
elle-même peuvent être directement nuisible pour les plantes, les animaux, et les êtres humains, et d’autre part
ces composes peuvent être enlevés du sol par lessivage.

Si l’apport d’une substance, notamment difficilement dégradable, est plus important que sa disparition par
lessivage, par dégradation, ou par consommation dans les cultures, alors cette substance s’accumule dans le sol.

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Les pollutions peuvent être importantes, cette pollution du sol peut apparaitre de différentes manières. Une grande
partie des composées, qui ont des influences sur les sols et sur les organismes qu’ils contiennent, provient
directement de l’air (par disposition sèches) ou arrivent avec les précipitations (dépositions humides).

4.2. Acidification des sols :


4. 2. 1. Sols et pH :
Le pH d’in sol est d’une grande importance, particulièrement pour sa capacité à mettre des substances à la
disposition des plantes. Une introduction élevée d’acide dans le sol conduit chez les plantes a une diminution de
la croissance.
- Dans un sol qui fonctionne normalement, des réactions ont lieu, au cours desquelles il se forme des protons.
La respiration des organismes du sol libère de grandes quantités de CO2, qui forme des protons avec l’eau du
sol, selon la réaction suivante :

Remarque :
• HCO3- : ion de bicarbonate ou hydrogénocarbonate.
• Le bicarbonate ou l'hydrogénocarbonate sont des sels de l'acide carbonique.

En outre, des engrais qui ont des effets acides, comme le sulfate d’ammonium qui diminue le pH des [Link]
ce sont les précipitations (pluie, neige……) qui leur apportent le plus d’acidité.
Pour une pluie propre (pH voisin de 5,6), devient pluie acide quand les gaz acides comme SOX et NOX se
dissolvent dans les gouttes de pluie.

4. 2. 2. Le sol et sont effet tampon :


En fonction de sa composition, le sol est capable de fixer les protons, réversiblement ou irréversiblement des
différents constituants des sols qui contribuent à cet effet tampon. Quand les acides parviennent sur le sol, ce sont
d’abord les carbonates qui réagissent.

4. 3. Pesticides :
Un pesticide est une substance utilisée pour lutter contre des êtres vivants nuisibles à l’homme de façon directe
ou indirecte. Selon les organismes qu’ils combattent, on peut répartir des pesticides, on différents groupes.

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A coté des propriétés souhaité, les pesticides peuvent aussi avoir des propriétés non souhaites comme le montre
le tableau suivant :

4. 4. Contamination :
Les contaminations du sol peuvent être diffuses ou ponctuelle. Dans les contaminations diffuses il ya un ou
plusieurs composées dangereux, dont les concentrations varient peu, et dans la plupart des cas, les surfaces
concernés sont très étendues.

En général, les contaminations sont diffuses lorsque les polluants sont émis :
- A partir de sources non stationnaires (automobiles).
- A partir de sources très étendues (dépôts de produits en agriculture).
- A partir d’un grand nombre de sources (véhicules, foyers domestiques).
Dans les contaminations ponctuelles du sol, il s’agit de grandes quantités de polluants dans un domaine délimité
par des clôtures, des bâtiments, et des cités contaminés.
Sur le plan chimique on distingue plusieurs groupes de pesticides, qui ont des persistances différents. La quantité
totale des hydrocarbures chlorés, qui ont la persistance la plus forte et qui sont encor utilisées aujourd’hui, dépasse
celle des autres groupes comme le montre le tableau qui suit :

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4.5. Formules chimiques de quelques pesticides :
(DDT) Methoxy éthyle mercure
Pichloram Acétate de phényle mercure

4.6. Conséquences de la pollution des sols par l’agriculture :


On peut distinguer, parmi les divers produits chimiques utilisés en agriculture, des substances minérales et des
composés organiques de synthèse. Ces derniers sont responsables de la pollution des sols.

4.7. Le problème des fertilisants :


Les engrais chimiques sont dispersés dans les sols afin d’accroître les rendements des végétaux cultivés. Il faut
donc restituer aux sols des substances sous forme de :
PO4 -3, NO3-, Ca2+, Mg2+…ect. Parmi les engrais chimiques les plus utilisés on a les Nitrates d’ammonium, Ca
(NO3)2, SO4 -2(NH4+)2 . Dans les conditions actuelles, des grandes quantités de ces fertilisants sont utilisés chaque
année en agriculture. La consommation mondiale d’engrais a été multipliée par 6 entre 1945 et 1965.
Pour des raisons de prix de revient, ces substances ne sont pas pur, il existe a l’état de trace de nombreux métaux
toxique et peut mobile dans les sols tel que :
Arsenic (2.2 - 1.2 ppm) Plomb (7 - 90 ppm)
Cadmium (50 - 170 ppm) Nickel (7 -30 ppm)
Chrome (60 - 240 ppm) Vanadium (20 -180 ppm)
Cobalt (0 - 9 ppm) Zinc (50 - 1430 ppm)
Cuivre (4 - 80 ppm)

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Introduction :

La dépollution des sols (ou réhabilitation des sols) consiste principalement à rendre le sol et le sous-sol d'une
zone apte à un nouvel usage industriel ou un usage résidentiel, voire apte à un retour à la nature ou à un usage
agricole, après qu'il a été pollué par une activité ou un accident industriel.

En effet, la présence de polluants dans le sol pose des problèmes de toxicité dès lors que ces polluants peuvent
migrer (sous l'effet de l'écoulement des eaux, de la manipulation de la terre, de plantations, de l'acidification du
milieu…) ; une fois dans la chaîne alimentaire ils entrent en contact avec l'homme via son alimentation.

Plusieurs grandes méthodes existent pour extraire tout ou partie des polluants d'un sol, ou pour les y détruire
(quand il s'agit de polluants dégradables). Elles dépendent du type de polluant (hydrocarbures, métaux lourds,
produits chimiques divers, etc.) et de la nature du terrain (perméable ou non, granuleux, présence d'eau, pH, etc.).

7. Dépollution des sols pollués :

Les techniques de traitement des sols pollués sont classées en quatre grandes catégories : les procédés
physicochimiques, thermiques et biologiques ainsi que le confinement. Leur choix dépend de la taille du chantier,
du type de pollution, de la nature du sol, des délais de décontamination, des risques pour les opérateurs et des
coûts des traitements. Elles se distinguent par leur mode de mise en œuvre : techniques ex situ (hors site et sur
site) ou techniques in situ.

7.1 Les techniques où le sol n'est pas déplacé :


Les techniques in situ sont directement effectuées dans le sol par des procédés qui permettent de traiter les
polluants sans excavation. Certaines techniques consistent à injecter de l'air, des bactéries ou des nutriments
pour décomposer biologiquement ou physiquement les polluants et les aspirer sans détruire le sol (venting ou
bioventing). Le traitement s'effectue en général dans les 10 premiers mètres. Si ces procédés peuvent présenter
un rendement de 80 à 90 %, ils sont souvent longs et s'avèrent donc moins adaptés aux projets de site
immobilier à réaliser dans l'urgence.
D'autres techniques comme l'oxydation chimique consistent à injecter un oxydant sous forme liquide ou
gazeuse qui entrera directement en contact avec le polluant pour aboutir à sa destruction ou à sa transformation
en un composé moins toxique.
La pollution peut également être confinée pour éviter sa migration. Le confinement est souvent utilisé pour un
traitement combiné du sol et de la nappe phréatique.
Les terres peuvent par ailleurs être stabilisées : cette stabilisation physico-chimique consiste à limiter la
mobilité du polluant grâce à une réaction chimique qui le transforme en une forme moins soluble et/ou moins
toxique par la mise en œuvre de mécanismes physico-chimiques.
Une technique plus récente consiste à extraire les polluants du sol via des végétaux : la phytoextraction. Cette

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technique émergente est principalement appliquée aux pollutions par des métaux. Les plantes peuvent
également permettre de stabiliser la pollution : on parle alors de phytostabilisation.

7.2 Les traitements après excavation des terres :


Le même type de techniques a été mis au point pour être appliqué sur les terres après excavation. Certaines
peuvent être mises en œuvre sur le site même via des installations temporaires. Cela permet de pouvoir réutiliser
les terres après dépollution. Les terres polluées sont mises de côté et subissent des traitements biologiques,
physico-chimiques ou thermiques (désorption thermique). Les terres polluées peuvent également être confinées,
stabilisées ou lavées sur site. Cette dernière technique consiste à extraire les polluants à l'aide d'eau ou de solvants.
Les polluants sont ainsi transférés dans l'eau ou le solvant qui sera ensuite traité.
Lorsque le terrain ne le permet pas, les terres excavées sont traitées hors du site, dans des centres de traitement
fixes. Ces centres peuvent être des installations de lavages de terres, de désorption thermique, de stabilisation, de
traitement biologique ou encore d'incinération et des cimenteries. Les terres peuvent également être envoyées en
installations de stockage de déchets dangereux (ISDD), non dangereux (ISDND) ou inertes (ISDI).

4. Introduction :
Un polluant est une substance liquide, solide ou gazeuse, qui se trouve dans un environnement dans lequel elle
ne devrait pas exister, ou qui est présente dans son environnement habituel mais à un taux anormalement élevé,
pouvant ainsi avoir un effet nocif, provoquer une nuisance ou une gêne.
Les polluants représentent un déséquilibre dans la composition d’un milieu. Ils reflètent une instabilité anormale.
Les polluants peuvent être classés en polluants atmosphériques, polluants de l’eau et polluants
du sol.
4.1 Effets globaux de la pollution :
Les effets globaux de la pollution se résument dans ce qui suit :
- effets sur la santé : mort, maladies respiratoires, cancers. Ces effets concernent les humains et les animaux,
- effets sur l’environnement naturel : destruction de la biodiversité, restriction des forêts et des cours d’eau
avec la faune et la flore qu’ils contiennent,
- effets sur l’agriculture : destruction des terres agricoles, restriction des activités comme la pêche,
- effets sur l’environnement construit par l’homme : attaque des bâtiments, des monuments historiques, bruit,
odeurs,
- effets sur l’atmosphère : réduction de la clarté et de la visibilité de l’atmosphère, phénomènes destructeurs
comme le smog ou les pluies acides.

4.2 Polluants atmosphériques :


Les polluants atmosphériques sont les polluants de l’air sous forme de gaz (ou de fumées et vapeurs) ou de
particules. Ils sont classés en :
- polluants primaires : substances polluantes émises directement de la source dans l’atmosphère,
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- polluants secondaires : ils ne sont pas directement émis des sources mais sont formés dans l’atmosphère à
partir des polluants primaires, qui sont alors appelés « précurseurs ».
Il est à noter qu’un polluant peut être à la fois primaire et secondaire.
Les principales causes de la pollution atmosphérique sont soit naturelles comme :
- les éruptions volcaniques,
- les feux naturels à grande échelle. soit liées à l’activité humaine comme :
- la production de l’énergie thermique : au niveau domestique ou industriel,
- combustion des combustibles fossiles,
- industrie : en raison de ses besoins propres en énergie ou à cause des émissions spécifiques dues aux processus
de fabrication ou aux traitements spécifiques,
- transports : terrestre, aérien et naval. C’est la première cause de pollution mobile et de proximité,
- traitement des déchets : décomposition des déchets, incinération,
- activités agricoles : engrais, décomposition des matières organiques,
Les mécanismes de la formation de la pollution atmosphérique sont les suivants :
- émissions : les polluants sont émis dans l’atmosphère à partir des différentes sources,
- réactions chimiques : ces réactions ont lieu dans l’atmosphère et créent, modifient ou détruisent les polluants,
- transport et dispersion : les conditions climatiques comme le vent ou la pluie transportent les polluants
atmosphériques loin des sources,
- déposition : sur la surface de la Terre par la pluie par exemple.
Les facteurs qui influencent la pollution atmosphérique sont la quantité des polluants émis par les sources ainsi
que les conditions climatiques. La vitesse du vent a une influence sur la concentration et la diffusion des polluants.
L’ensoleillement peut provoquer des réactions photochimiques qui produisent des polluants secondaires. La
température inverse qui consiste à la création de zones de blocage empêche la diffusion des polluants.
Les principaux polluants atmosphériques sont les suivants :

4.2.1 Composés carbonés :


Ce sont le monoxyde de carbone CO et le dioxyde de carbone CO2.
Le monoxyde de carbone CO est un gaz inodore et incolore qui est toxique car il bloque l’hémoglobine. Il entraine
des vertiges, nausées et pertes de connaissance qui peuvent entrainer la mort. L’émission du CO est le résultat de
toute combustion d’un carburant contenant du carbone qui se déroule avec une quantité insuffisante d’air. Il se
forme suivant la réaction :

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Le fonctionnement normal d’un moteur à essence émet une grande quantité de CO. Les foyers industriels comme
les fours n’émettent pas beaucoup de CO. Si la combustion se déroule avec une quantité suffisante ou un excès
d’air, tout le CO se transforme en CO2.
Le CO2 est un gaz à effet de serre qui est l’un des premiers responsables du réchauffement climatique. C’est un
produit « normal » de la combustion. Il provoque l’étouffement.

4.2.2 Composés azotés :


Ce sont les oxydes d’azote NO et NO2 généralement désignés sous le nom de NOx ainsi que N2O et
l’ammoniaque NH3.
Le NO provient de la combustion. Les réactions qui mènent à sa formation sont complexes mais la plus simple
d’entre elles est la suivante :

Ces réactions se déroulent à température élevée. C’est un gaz qui n’est pas très nocif mais il est le précurseur de
NO2 qui est beaucoup plus dangereux : c’est un puissant irritant des voies respiratoires qui provoque la détresse
respiratoire et des oedèmes pulmonaires.

4.2.3 Composés soufrés :


Ce sont des oxydes de soufre SO2 et SO3 et plus rarement H2S. L’anhydride sulfureux
SO2 est produit par la combustion suivant la réaction :

Le SO2 se forme lors de la combustion des carburants soufrés comme le gazole, lors du raffinage du pétrole et
lors de la fusion des métaux. Il diminue l’immunité et peut agir sur le système respiratoire. En plus de sa toxicité,
il provoque les pluies acides. Il est aussi le précurseur du SO3 :

4.2.4 Composés organiques :


Ils sont volatils ou aromatiques, ou encore carbonylés ou carboxyles :
- Les hydrocarbures aromatiques comme le benzène contenu dans l’essence produisent des leucémies, des
troubles du système nerveux et hépatique.
- Les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques HAP modifient les gènes et provoquent des cancers.
- Les aldéhydes et formaldéhydes sont irritants et intoxiquent les gènes.
- Les hydrocarbures imbrulés ou HC imbrulés sont des carburants qui n’ont pas eu le temps de brûler dans les
moteurs. Les moteurs à essence sont de grands émetteurs de HC imbrulés.

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4.2.5 Métaux lourds :
Ils résultent de l’incinération des déchets ou du carburant. Ce sont des métaux comme le plomb contenu dans
certaines essences, le zinc des lubrifiants, le cadmium. Ils attaquent le système nerveux. Le plomb provoque le
saturnisme. Ils peuvent se fixer à long terme dans les os et provoquer des maladies.

4.2.6 Particules :
Les particules sont de la poussière solide ou liquide. Elles sont caractérisées par plusieurs groupes :
- particules dont le diamètre est inférieur à 100 μm : elles sont dites inhalables car elles rentrent dans la bouche
et le nez,
- particules dont le diamètre est inférieur à 10 μm : elles sont dites particules fines, car elles rentrent profondément
dans le système respiratoire,
- particules dont le diamètre est inférieur à 4 μm : elles sont dites respirables car absorbées par le système
respiratoire et le sang,
- particules dont le diamètre est inférieur à 0,1 μm : elles sont appelées ultrafines.
Le moteur Diesel produit beaucoup de particules. En plus d’être nocives pour la santé, elles se déposent sur les
bâtiments et monuments et les abiment.

4.2.7 Chlorofluorocarbones (CFC) :


Le chlore présent dans l’atmosphère provient principalement des chlorofluorocarbones ou CFC. En 1928 Thomas
Midgely a fabriqué une nouvelle espèce chimique appelée CFC-12 (dichlorodifluorométhane), pour remplacer
les produits réfrigérants hautement toxiques et inflammables tels que l’ammoniac. Il a prouvé que le CFC-12
n’était ni toxique, ni inflammable et avait les propriétés thermiques d’un excellent réfrigérant. En 1930, Dupont
et General Motors ont commencé à commercialiser les CFC sous le nom du Fréon. D’autres CFC ont été par la
suite produits en grandes quantités. Ils ont été utilisés en tant que réfrigérants et propulseurs dans les sprays
d’aérosols.
Les CFC se composent de fluor, de carbone et de chlore. Les formules chimiques de quelques CFC sont données
dans le tableau 4.1. Ils ne sont ni solubles dans l’eau ni réactifs.
Cette stabilité fait qu’ils ne peuvent être détruits que par des radiations UV hautement énergétiques. Leur
utilisation par l’homme entraîne leur présence dans l’atmosphère, ils sont en effet bien mélangés à la troposphère
dès la première année de leur émission.
Les CFC atteignent la stratosphère à travers la région tropicale de la troposphère, ils sont alors lentement
transportés vers la partie supérieure de la stratosphère où ils sont détruits par les radiations UV du Soleil, c’est
pour cela que leur concentration est faible dans les hautes altitudes.

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Une molécule de CFC peut mettre environ une année pour atteindre la région supérieure de la stratosphère à partir
de la région tropicale de la troposphère. Cependant, la grande partie de l’air subit une recirculation avant d’arriver
à la partie supérieure de la stratosphère, chose qui ralentit la circulation des CFC et réduit le nombre de molécules
qui atteint la partie supérieure de la stratosphère. Il est en effet estimé que le temps que met le CFC-12 pour être
réduit à 63% est approximativement 120 ans.

4.2.8 Dioxines et furannes :


Les dioxines sont des molécules de polychorodibenzodioxine (ou PCDD) et polychorodibenzofuranne (ou
PCDF). Elles ont été décelées en 1977 dans les incinérateurs.
Les dioxines proviennent des phénomènes naturels comme les éruptions volcaniques ou les incendies de forêts.
Elles proviennent surtout de la combustion, des huiles usagées ou apparaissent au cours du refroidissement des
gaz de combustion lors du processus d’incinération des déchets. Ce sont des polluants organiques persistants dans
l’environnement.
Elles peuvent être stockées dans les graisses animales et entrent ainsi dans la chaine alimentaire. Ces espèces sont
dangereuses pour la santé : elles diminuent l’immunité provoquent des lésions dermiques et des cancers.

4.2.9 Unités de mesure des polluants atmosphériques :


Les deux unités utilisées pour exprimer la quantité des polluants atmosphériques sont :
- ppm ou particule par million : c’est une unité de référence. La concentration en ppm par unité de volume est
donnée par la formule suivante :

Cppm est la concentration en ppm par unité de volume,


Ci est la concentration de l’espèce i en moles par unité de volume,
Cair est la concentration de l’air en moles par unité de volume.

- Micro gramme par unité de volume : la concentration en μg/m3 est donnée par la formule suivante :

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mi est la concentration en μg/m3,
Ci est la concentration de l’espèce i en moles par unité de volume,
Mi est la masse molaire de l’espèce i.

La conversion du μg/m3 en ppm se fait par la formule suivante :

R est la constante des gaz parfaits, P la pression en Pa et T la température en K.

4.3 Polluants de l’eau


L’utilisation de l’eau, quelle qu’elle soit, produit de la pollution. Polluer l’eau est modifié sa composition et ses
caractéristiques physico-chimiques en y ajoutant des produits solubles ou insolubles. Ceci entraine la perturbation
de l’équilibre biologique et empêche l’utilisation de l’eau pour la consommation. Les rejets industriels en eau
sont les eaux qui sont rejetées par les usines après avoir contribué au processus de fabrication. Ces eaux
appartiennent à différentes catégories :
- eaux de fabrication : ces eaux contribuent à la fabrication des différents produits.
Elles sont en contact avec des solides, des liquides et des gaz et deviennent ainsi chargées de produits toxiques.
Les rejets de ces eaux sont continus ou discontinus,
- rejets des circuits de refroidissement : ces eaux ne sont en général pas polluées et peuvent être recyclées. Les
rejets de purge des circuits de refroidissement sont par contre très minéralisées,
- eaux de lavage et de nettoyage : elles sont abondantes et chargées de détergents ou d’hydrocarbures,
- eaux usées : elles contiennent des matières organiques biodégradables, de la graisse quand il s’agit des eaux
des cantines. Elles peuvent être traitées et recyclées. Les boues de stations d’épuration sont utilisées pour la
fabrication du biogaz.
- rejets accidentels : ils sont ponctuels et parfois très polluants.
Les types de pollution de l’eau sont les suivants :
- pollution insoluble : de particules ou de liquide insoluble qui provoque le changement de couleur, la nuisance
à l’appareil respiratoire des poissons et rend l’eau opaque aux rayons du soleil ce qui nuit aux plantes en
empêchant la photosynthèse,
- pollution toxique : les produits toxiques sont nombreux : les produits minéraux comme les métaux lourds, les
acides et les bases, et les produits organiques,
- pollution organique : rejets des eaux usées et des eaux de l’industrie agroalimentaire. Elles ne sont pas toxiques
en elles-mêmes mais favorisent la prolifération des bactéries lors de leur décomposition,
- pollution azotée et phosphorée : résultat du déversement des engrais et des produits de cokerie, d’industrie
agroalimentaire et des laveries industrielles.

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Les composés azotés et phosphorés perturbent l’équilibre biologique du milieu aquatique, et rendent l’eau
impropre à la consommation,
- pollution radioactive : c’est le rejet de produits radioactifs dans l’eau à proximité des centrales nucléaires,
- pollution thermique : elle consiste à rejeter des eaux à des températures élevées, en sachant que les poissons
ne résistent pas à une température supérieure à 35°C.
Le prélèvement et l’échantillonnage sont nécessaires pour contrôler la qualité de l’eau et pour connaitre le niveau
de pollution. Le traitement des eaux avant rejet est préconisé dans toutes les activités industrielles.

4.4 Ozone :
L’ozone est une molécule formée de trois atomes d’oxygène, sa formule chimique est donc O3. Environ 90% de
l’ozone de l’atmosphère est contenu dans la stratosphère, les 10% restants existent dans la troposphère. Les
différents instruments de mesure montrent que la concentration de l’ozone est la plus élevée entre 15 et 30 km de
la surface de la Terre. Etant donné que la plus grande partie de l’ozone est contenue dans la stratosphère, on
appelle cette région la couche stratosphérique d’ozone.
Il existe en effet deux « types d’ozone » selon l’endroit où il se trouve : l’ozone stratosphérique qui se trouve
dans les hautes zones de l’atmosphère et forme la couche d’ozone est bénéfique. Il très important pour la vie sur
Terre car son rôle est d’absorber les radiations nocives de l’ultra violet qui proviennent du Soleil. L’ozone formé
sur la surface de la Terre qui s’appelle ozone troposphérique est par contre un polluant.

4.4.1 Ozone stratosphérique :


La stratosphère est une couche de l’atmosphère qui s’étend entre la tropopause et 47 km d’altitude. La température
s’accroît lentement dans cette partie de l’atmosphère
Le Soleil émet différents types de rayonnements dont la majeure partie est située dans le domaine visible du
spectre électromagnétique dans lequel les longueurs d’onde varient de 400 à 700 nm. Cependant, il produit aussi
des rayonnements appartenant au domaine spectral de l’ultra violet dont la longueur d’onde se situe entre 100 et
400 nm. Ces rayons UV détruisent les molécules d’ADN qui contiennent le code génétique et par conséquent
endommagent les cellules ou provoquent encore le développement de formes dangereuses du cancer de la peau.
La couche d’ozone a pour rôle d’absorber les rayons UV et donc de réduire considérablement leur présence dans
l’environnement immédiat de la Terre.
Dès que le chlore est libéré des CFC par les rayons UV, il peut jouer le rôle de catalyseur dans la destruction de
l’ozone. En effet, les atomes Cl réagissent avec le méthane pour former du HCl, qui peut servir à transformer les
CFC qui sont non réactifs, à des atomes réactifs de chlore. Ceci montre bien l’ampleur de la destruction de l’ozone
par les CFC.
La concentration du HCl est faible dans la partie inférieure de la stratosphère tandis qu’elle augmente
sensiblement dans sa partie supérieure. En fait, il a été remarqué une hausse de cette concentration dés le début
des années 1990, ceci va de paire avec les quantités de CFC que rejette l’homme.

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La destruction de l’ozone peut aussi se faire dans des cycles qui impliquent la présence d’espèces chimiques
contenant de l’azote sous forme réactive des NOx. Les NOx trouvent leurs origines dans la troposphère. Environ
90% du NOx stratosphérique provient du N2O de la troposphère. Il se dissocie en produisant un radical libre :
l’oxygène O.
D’autres espèces chimiques détruisent aussi l’ozone, comme le méthane, le chlore et le brome.

4.4.2 Ozone troposphérique :


La troposphère est située entre la surface de la Terre et l’altitude de 11 km environ.
C’est une région caractérisée par la diminution de la température avec l’altitude. L’ozone troposphérique se trouve
donc dans les régions immédiates de la surface de la Terre. C’est un polluant secondaire pernicieux qui est toxique
pour les humains et les plantes. Il est formé par oxydation des composés organiques volatiles et du CO en présence
des NOx suivant le schéma simplifié suivant :

Les NOx et OH jouent le rôle de catalyseurs, c’est-à-dire qu’ils accélèrent la formation de l’ozone sans être
consommés. Ces réactions sont photochimiques, c’est-à-dire qu’elles ont besoin de rayons UV pour avoir lieu.
C’est pour cela que la pollution d’ozone connait des pics dans les villes (présence d’émissions des moteurs) quand
il fait chaud ou en présence d’humidité.
L’ozone troposphérique provoque l’irritation des yeux, des voies aériennes supérieures, toux, maux de tête,
difficultés respiratoires dues au caractère très oxydant de l’ozone. Il est particulièrement dangereux pour les
populations à risque.

4.5 Impacts de la pollution


La pollution produit des phénomènes nocifs et destructeurs pour l’environnement, la santé et la vie en général.
C’est le résultat de ces phénomènes qui a poussé les humains à prendre la pollution au sérieux et à préserver
l’environnement.

4.5.1 Effet de serre et réchauffement climatique


La pollution entraine un changement climatique. Ce phénomène est bien connu et prouvé par les scientifiques
depuis longtemps. Il résulte du déséquilibre entre l’énergie sortante et l’énergie entrante dans la surface de la
Terre qui devraient être constantes. Tout apport de rayonnement supplémentaire provoque un déséquilibre et une
hausse de température. Les gaz qui produisent le réchauffement climatique sont le CO2, le méthane, les CFC et
l’ozone troposphérique. Leur réduction pourrait diminuer considérablement le réchauffement climatique. Le

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changement de climat global augmente les effets de la pollution atmosphérique en élevant la température, chose
qui contribue à former l’ozone troposphérique. Il augmente aussi les effets de stagnation qui altère la qualité de
l’air. De la durée de vie des gaz à effet de serre dépend l’impact du changement climatique qui dure ainsi des
années, des décennies ou des siècles.
Il est à noter que le réchauffement climatique et la couche d’ozone sont des phénomènes distincts. Leurs causes
sont différentes et les méthodes pour les éradiquer aussi.

4.5.2 Pluies acides :


Les pluies acides ont été identifiées au 19e siècle par le pharmacien Anglais Robert Angus Smith qui a mesuré
des taux d’acidité élevés dans l’eau de la pluie qui tombait sur les zones industrielles anglaises. Plus tard, des
biologistes américains et canadiens ont constaté l’altération des eaux des lacs et la diminution de la population
des poissons.
Le pH de l’eau est égal à 7. La pluie contient des impuretés et des acides naturels comme le CO2 ainsi que des
bases naturelles comme l’ammoniaque et le carbonate de calcium. A l’état normal, la pluie doit avoir un pH
compris entre 5 et 7. Les pluies acides produisent des pH inférieurs à 5. Ceci se produit quand de grandes quantités
de polluants comme le SO2 et les NOx sont dans l’atmosphère. Ce sont les premiers responsables de ces pluies.
Ces deux polluants s’oxydent dans l’atmosphère en formant des acides qui, en se dissolvant dans l’eau des nuages
libèrent des ions H+ :

Les activités agricoles répandent dans l’atmosphère de l’ammoniaque qui pourrait neutraliser le H+ en le captant
pour se transformer en NH4 +, mais cet effet est illusoire car NH4 + à son tour libère H+ quand il est dans
l’atmosphère.
Dans les régions qui contiennent naturellement des bases comme les océans (riches en ions de carbonate CO3 2-
), les pluies acides sont rapidement neutralisées et n’ont presque pas d’effets sur l’environnement. Mais pour les
régions qui n’ont pas assez de capacité à neutraliser les acides, ces pluies causent de sérieux dégâts dans les
plantes, les cours d’eau comme les lacs et les fleuves et dans les sols et terres agricoles.

4.5.3 Smog :
Le smog est un terme anglais formé des deux mots : smoke qui veut dire fumée et fog qui veut dire brouillard.
C’est un type de pollution qui se manifeste par du brouillard qui réduit la visibilité. On distingue deux types de
smog : le smog industriel et le smog photochimique.
- Smog industriel : dans le smog industriel, les émissions de SO2 jouent un rôle capital. Il se forme dans les
zones industrielles froides et humides. Les basses températures contribuent au phénomène d’inversion qui bloque

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les polluants tandis que l’humidité favorise l’oxydation rapide du SO2 pour former de l’acide sulfurique et des
particules de sulfate. Ce type de pollution est très fréquent dans les zones où il y a combustion produisant du SO2
et cause parfois des dégâts importants, comme à Londres en 1952 ou encore à Liège en Belgique en 1930 où 60
personnes sont mortes. La réglementation en matière de pollution permet à l’heure actuelle de réduire ce
phénomène, qui persiste cependant dans certains pays comme en Chine.
- Smog photochimique : c’est un problème qui persiste. La cause principale est les véhicules de transport urbain
émettant des NOx et des COV qui réagissent en présence des UV pour former de l’ozone. Ce type de smog est
fréquent en été quand l’ensoleillement est important et le vent est faible, favorisant la stagnation
des polluants. C’est un problème récurrent dans les grandes métropoles américaines et européennes.

4.5.4 Eutrophisation
L’eutrophisation est un phénomène qui touche les milieux aquatiques à circulation réduite. Elle est le résultat
d’accumulation d’éléments qui nourrissent les algues, comme l’azote et le phosphore. Ces éléments provoquent
la prolifération importante de certaines algues, ce qui conduit à la désoxygénation du milieu aquatique en
question, y rendant ainsi toute vie impossible. Les raisons de l’eutrophisation sont :
- les rejets de matières organiques dans les cours d’eau,
- le déversement d’engrais dans les cours d’eau,
- le déversement des eaux de pluie urbaines chargées en matières organiques.

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