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Cours Prothese

Une amputation est une opération chirurgicale pour enlever une partie d'un membre, souvent due à des maladies, des accidents ou des conflits. La rééducation est essentielle après l'amputation et implique plusieurs étapes, y compris l'appareillage avec des prothèses adaptées. Les prothèses, qu'elles soient endo ou exo, sont conçues pour remplacer des membres ou des organes altérés, et leur durée de vie varie selon plusieurs facteurs.

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Cours Prothese

Une amputation est une opération chirurgicale pour enlever une partie d'un membre, souvent due à des maladies, des accidents ou des conflits. La rééducation est essentielle après l'amputation et implique plusieurs étapes, y compris l'appareillage avec des prothèses adaptées. Les prothèses, qu'elles soient endo ou exo, sont conçues pour remplacer des membres ou des organes altérés, et leur durée de vie varie selon plusieurs facteurs.

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Prothèse

Qu’est ce qu’une amputation


Une amputation est une opération chirurgicale qui consiste à enlever une partie de
membre. L’indication médicale est posée lorsque la région touchée ne peut pas
être conservée. Les causes sont :
• Les maladies (l’insuffisance artérielle des membres inférieur, le diabète, le tabagisme et l’hypertension artérielle en
sont les principales raisons, de meme certaines infections graves touchant l’os et les tissus mous.
• Les accidents (de la route, du travail, domestiques…)
• les guerres et les explosions

L’amputation est rarement une urgence sauf en cas d’infection non contrôlable ou
dans certains types de traumatisme.
Lors de l’intervention chirurgicale et après avoir enlevé la partie atteinte de votre
membre, le chirurgien utilise les muscles et la peau afin de former votre moignon
(nom donné au membre résiduel après amputation).
Allez-vous avoir mal après l’opération ?
Deux types de douleur peuvent être observés :
• Des douleurs au niveau du site opéré (douleur du moignon). Elles répondent
généralement bien aux antalgiques («antidouleurs ») habituels.
• Des douleurs fantômes générées par les nerfs qui ont été sectionnés (ressemble a la
sensation d’avoir encore votre membre amputé). Elles sont traitées par des
médicaments comme les neuroleptiques (médicaments exerçant une action
calmante sur le système nerveux). Elles se présentent comme des douleurs réelles qui
sont projetées et ressenties dans le membre du corps absent. L’intensité, la fréquence
et la durée sont variables d’une personne à l’autre.
Il est important de prendre en charge les deux types de douleur car, non traitées,
elles peuvent être responsables de tension musculaire, de perte d’appétit et de
déprime. Parlez en à votre équipe soignante qui peut faire appel à une équipe
spécialisée si besoin.
Quand débuter la rééducation ?
Votre rééducation comporte trois étapes : avant l’appareillage, appareillage provisoire, appareillage définitif.
 Avant l’appareillage
- Quand le moignon est cicatrisé il faut le nettoyer et prendre soin.
- Un physiothérapeute participe à la rééducation en proposant une série d’exercices visant à développer l’aisance
lors des transferts de votre lit vers la chaise roulante, nécessaires pendant les premières semaines.
- entraînez avec le patient la force de bras ainsi que le membre du côté opposé à l’amputation.
 Appareillage provisoire
une première prothèse est réalisée à l’hôpital. Selon l’évolution de votre moignon et l’avis de votre chirurgien, le
physiothérapeute débute avec le patient autres exercices d’équilibre et de marche; ils ont pour objectif de vous aider à
retrouver une autonomie optimale.
 Appareillage définitif
La meilleure prothèse est toujours celle qui est la mieux adaptée pour le patient. Elle dépend du niveau d’amputation,
de l’âge ou potentiel physique et des souhaits d’activité ou de loisirs. Elle est faite sur mesure. Le prothésiste :
• explique les possibilités d’appareillage, aider dans vos choix et, si besoin, faire essayer certains éléments du
prothèse, pour trouver le meilleur compromis
• fabriquer et adapter votre prothèse et ceci régulièrement sur le long terme.
Définition d’une prothèse
• Une prothèse est une pièce, appareil destiné à reproduire et à remplacer
aussi fidèlement que possible dans sa fonction, sa forme ou son aspect
extérieur un membre, un fragment de membre ou un organe partiellement
ou totalement altéré ou absent (d'apr. Sournia 1973)
• Il existe deux types de prothèse :
o Une endo-prothèse qui est une prothèse interne à l'organisme. Elle rentre donc dans
la catégorie des dispositifs médicaux (DM) et plus particulièrement des dispositifs
médicaux implantables (DMI).
par exemple: prothèse du genou ou du hanche
o Une exo-prothèse qui a pour but de remplacer une articulation ou un membre à la
suite d'une amputation.
Définition d’une prothèse
Il existe un nombre important de zones d’appareillage susceptibles de nécessiter la
pose d’une prothèse. Les membres inférieurs sont ceux, les premiers, en ont
bénéficié.
 La pose de prothèses de hanche est maintenant parfaitement maîtrisée et les
techniques se sont bien modernisées depuis les premiers essais des années 1940.
 Les prothèses de genou sont également largement pratiquées de nos jours.
 Du point de vue des membres amputés, de très gros progrès ont aussi permis de
faire apparaître des prothèses de jambes tout à fait esthétiques.
 Les prothèses tibiales ou de pied sont capables d’imiter à la perfection la partie saine
opposée, notamment grâce à des techniques de moulage de grande précision.
 Il existe aussi un nombre considérable de modèles de prothèses de pied en fonction des
budgets, des besoins ou même du sport que l’on souhaite pratiquer.
 Entre les deux, les prothèses de cheville sont capables de prouesses grâce à l’emploi de
nouveaux matériaux.
Définition d’une prothèse
• Au niveau des membres supérieurs, les prothèses d’épaule se démocratisent
peu à peu.
• De même, les prothèses de coudes, qui étaient jusqu’ici peu nombreuses, se
font plus fréquentes, ce qui autorise des interventions plus sûres et mieux
maîtrisées.
• Les prothèses de mains sont aussi d’un esthétisme surprenant. Elles
peuvent devenir « intelligentes » grâce aux procédés myoélectriques qui
autorisent une grande variété de gestes contrôlés directement par le sujet,
comme il le ferait avec une main normale.
la prise en charge de la pose d’une prothèse
Les prothésistes-orthésistes sont les professionnels qui fabriquent et adaptent les
prothèses pour remplacer un membre amputé. Ils réalisent aussi des orthèses et des
corsets orthopédiques qui ont pour fonction de soutenir différentes régions du corps en
fonction des besoins du patient.
Bien sûr, la rééducation est essentielle dans le parcours de soin des personnes ayant
bénéficié de la pose d’une prothèse, quelle qu’elle soit. Elle s’effectue en fonction de l’état
du patient, de la prothèse et de la technique employée.
Le plus souvent, la première étape consiste à faire fonctionner la prothèse, puis on se
concentre sur la récupération de la mobilité de l’articulation et le retour de la force
musculaire (rôle du physiothérapeute et de l’ergotherapeute).
Le prix des prothèses mérite d’être mentionné, car il varie en fonction de multiples facteurs
qu’il ne faut pas négliger, surtout dans le cas de prothèses destinées à remplacer des
membres amputés. Les modèles sont innombrables et leur prix dépend des matériaux
utilisés, de la taille, des fonctionnalités et des techniques employées par le prothésiste. Il
faut aussi s’intéresser à leur remboursement, car les coûts sont extrêmement élevés.
Les types de prothèse
Habituellement, elles reprennent la forme et
l’aspect de l’organe qu’elles remplacent. Ces
organes extérieurs peuvent d’abord être en
métal ; il s’agit alors soit d’acier inoxydable
(alliage acier-inox et chrome-cobalt), soit de
métal à base de titane, soit d’un alliage nickel-
titane. Ils sont également fabriqués à base de
céramique – notamment l’alumine et la zircone
de polymères (l’éthylène pour les prothèses de
hanche et de genou, et l’élastomère pour les
implants digitaux), ou encore de silicone.
Les types de prothèse
Les endo-prothèses sont des prothèses particulières puisqu’elles s’intègrent à un
organe. Elles se posent sous anesthésie générale (l’anesthésie peut être locale ou
loco-régionale pour la prothèse urétrale). Les prothèses urétérales et biliaires
s’apparentent à des stents.
• Le stent est un ressort métallique qui, placé dans un canal, évite que celui-ci ne se rétrécisse
après avoir été chirurgicalement traité.
• Les prothèses valvulaires qui prennent place dans le cœur. Elles se composent d’une partie
fixe (la collerette et d’une autre mobile qui s’ouvre et se ferme.
• Les prothèses vasculaires sont employées lorsqu’une artère a été détériorée ou s’est
fragilisée comme c’est le cas avec un anévrisme artériel (c’est souvent l’aorte abdominale
qui menace de se rompre). Le principe est assez simple puisqu’il s’agit de remplacer la partie
défectueuse par une prothèse vasculaire qui assurera la continuité de l’artère.
• Prothèses digestives, tels ques les prothèses oesophagiennes qui sont des tubes que l’on
place dans l’œsophage et permettent de libérer l’oesophage lorsque celui-ci a été obstrué,
notamment par une tumeur. Autres exemples: les prothèses urétrales, les prothèses
biliaires,
Les types de prothèse

La prothèse totale: permet de recréer l’anatomie normale d’une


articulation, il s’agit d’un dispositif articulaire qui vient en remplacement
d’une articulation qui, pour diverses raisons, ne fonctionne plus
normalement.
La prothèse partielle: par exemple dans le cadre d’une prothèse de hanche,
une prothèse partielle, ne remplacera que la tête fémorale par une prothèse
métallique. De même pour le genou.
L’orthese .
Quelle est la durée de vie d’une prothèse ?
La durée de vie d’une prothèse dépend de l’utilisation qu’on en fait, de
son matériau, de sa localisation et de la qualité de l’os. En moyenne, on
estime que :
• la durée de vie est de 15 ans pour une prothèse de hanche ou de
genou (peut aller jusqu’à 20 ans).
• Une prothèse d’épaule dure en moyenne 20 ans (plutôt une quinzaine
d’années pour les prothèses inversées),
• pour le coude va de 7 ans (pour les prothèses semi-contraintes) à 20
ans (pour une prothèse non contrainte).
• Les prothèses lombaires sont les plus durables : 30 à 40 ans.
Quels sont les risques après la pose d’une prothèse ?

Il existe quelques risques qui sont susceptibles d’apparaître suite à la pose d’une
prothèse, notamment une infection qui peut survenir dans l’année (infection
nosocomiale) ou une infection tardive qui peut entraîner des douleurs aiguës, de
la fièvre et provoquer le descellement de la prothèse.
On observe aussi une usure (normale au fil des ans) qui se traduit par des
douleurs, une raideur de l’articulation, notamment en cas de prothèse de genou,
d’épaule, de coude.
Enfin, des douleurs et oedèmes (inflammations) peuvent subvenir, ainsi qu’une
algodystrophie (raideur associée à des troubles circulatoires) et une fracture de la
prothèse.
Les prothèses des membres inférieurs
Les prothèses ont aujourd’hui suffisamment évolué pour répondre à de nombreuses
attentes. Elles peuvent servir à un usage quotidien classique, mais également être
spécialisées pour pratiquer des activités sportives (du vélo avec un système d’attache
rapide à la pédale intégré à la prothèse, de l’athlétisme avec une lame flexible en fibre
de carbone, de la natation avec un système de blocage de la cheville lors de la nage).
• Les prothèses de fémur:
Elles compensent la perte du membre inférieur amputé en s’adaptant sur le moignon.
Elles sont fabriquées sur mesure. Les patients peuvent être jeunes, l’amputation
intervenant plus souvent suite à un accident qu’à une maladie (qui concerne
davantage les personnes âgées et est souvent plus localisée).
Les prothèses actuelles ont beaucoup évolué. Sans même évoquer les modèles
robotisés qui intègrent des processeurs et une intelligence artificielle, tout est fait
pour faciliter la vie du patient.
Les prothèses des membres inférieurs

Une telle prothèse se compose de plusieurs éléments.


- Le manchon est la partie qui fait le lien entre le moignon et l’emboîture ; il
doit être confortable, amortir les chocs et la pression.
- L’emboîture est la structure de la prothèse, elle prend place dans le
manchon. C’est elle qui supporte le poids du patient. C’est cette partie qui
est chargée de transmettre les mouvements du moignon dans le reste de la
prothèse au cours de la marche.
- Enfin, une mousse vise à reproduire le galbe du mollet et la forme de la
cheville en s’inspirant de la jambe opposée, valide.
Les prothèses des membres inférieurs
La prothèse proprement dite est choisie en fonction des
besoins du patient. Elle peut être légère et apporter de la
stabilité pour les personnes sédentaires, ou être
essentiellement fonctionnelle pour favoriser la marche et
limiter la fatigue (soit pour la marche rapide, soit pour les
terrains accidentés).
La prothèse doit être en mesure de répondre aux différentes
sollicitations de son utilisateur en fonction de ses besoins.
Elle est renouvelée tous les 5 ans, mais il est possible de la
réparer ou de l’ajuster autant que nécessaire en fonction des
évolutions de l’usager.
Remarque : il est essentiel d’entretenir quotidiennement la
prothèse, le manchon et le moignon en les nettoyant
soigneusement et avec des produits spécifiques.
Les prothèses des membres inférieurs
• Les prothèses du pied:
Différents modèles de prothèse de pied existent.
• La classe I concerne les patients dont le périmètre de marche
excède 500 m et qui se déplacent à plus de 3 km/h ;
• la classe II est conçue pour les patients dont le périmètre de
marche excède 500 m, qui se déplacent à plus de 3 km/h et qui
ne présentent pas d’autre handicap ; la classe III est pour les
patients qui se déplacent rapidement (au moins 4,5 km/h) ou
qui pratiquent une activité sportive.
• La prothèse de cheville
Les prothèses de cheville restent relativement rares avec
seulement 1 000 poses chaque année en France. Néanmoins, 80 %
des patients sont satisfaits après avoir été opérés. En effet,
quelques chirurgiens ont aujourd’hui une expérience suffisante
pour procéder à cette intervention. La rééducation est
particulièrement importante, car il s’agit d’une articulation à la fois
mobile et portante.
Types d’emboîture

Il existe deux types d’emboîtures, celle pour les prothèses hautes et celles pour les prothèses
basses.
- Les prothèses hautes remontent jusqu’au genou et ont l’avantage d’augmenter le bras de
levier.
- De ce fait, elles offrent un meilleur appui au sol et facilitent le déroulé du pas au cours de la
marche.
- Elles peuvent être équipées ou non d’une partie arrière. Sans partie arrière, un manchon en
mousse permet l’adaptation à la prothèse par le biais d’une emboîture cylindrique ; le patient
passe le manchon puis le glisse dans l’emboîture, et l’adaptation se fait grâce à la mousse.
Avec une partie arrière, la prothèse haute peut être enfilée directement après le manchon.
Contrairement à la précédente, il n’y a pas de mousse, c’est le sanglage postérieur qui assure
le maintien de la prothèse. Il faut néanmoins faire attention lors de la mise en place du
manchon.
Types d’emboîture

- Les prothèses basses ont l’avantage d’être plus esthétiques, mais sont moins stables, ce qui
oblige le patient à avoir un bon tonus musculaire et suffisamment de dynamisme pour assurer
sa stabilité. Là encore, deux modèles existent : le pied en silicone, qui peut être rigide et solide
mais lourd, ou souple, à couleur personnalisée et moulé sur le patient ; la coque basse, semi-
rigide, qui se colle à une prothèse de pied.
Les prothèses des membres supérieurs

Il existe plusieurs types de prothèse des membres


supérieurs ; en fonction de l’effet recherché, l’accent
sera mis sur l’aspect esthétique ou fonctionnel. Par
ailleurs, plusieurs emboîtures (avec ou sans
manchon) existent, aussi bien pour le bras que pour
les avant-bras.
Les prothèses des membres supérieurs

- Les prothèses du bras essentiellement esthétiques sont réalisées en


silicone. Leur teinte est personnalisée pour se rapprocher le plus possible de
la couleur de la peau du patient.
- Les prothèses d’épaule ont pour triple objectif la cessation de la douleur, la
restauration de la mobilité articulaire et la restauration de la force
musculaire.
- S’agissant du coude, on choisira d’implanter une prothèse totale ou partielle
en fonction de l’origine des douleurs et de l’état de santé du patient.
- Enfin, il est possible, pour les prothèses de main, de s’orienter soit sur des
modèles prioritairement esthétiques, soit sur des modèles fonctionnels
myoélectriques.
Les prothèses des membres supérieurs
• Les prothèses du bras peuvent être réalisées en résine
transparente à partir d’un moulage du membre opposé (pour
obtenir une parfaite symétrie) avant d’être colorées, ou
choisies parmi une large sélection de formes.
• Ce sont essentiellement les prothèses de main (totales ou
partielles) qui ont tout intérêt à être réalisées de la façon la plus
esthétique possible.
• En revanche, les prothèses esthétiques ne permettent pas de
bouger la main et sont recouvertes d’un gant en PVC résistant à
l’usure, ou en silicone, d’aspect naturel et résistant à la
salissure, mais fragile.
• Les prothèses de main doivent également être fonctionnelles
de façon à permettre la réalisation d’actions courantes. Il est
ainsi possible d’ajouter des articulations aux doigts afin de
taper à l’ordinateur, par exemple. Ce type d’adaptation
fonctionnelle est également possible sur les prothèses de bras
et d’avant-bras.
Les prothèses myoélectriques

• Les prothèses classiques peuvent, en outre, avoir un aspect fonctionnel


grâce à un système de câblage. Pour cela, la prothèse articulée est
interchangeable en fonction des besoins. Si, par exemple, on souhaite
manger, elle peut s’équiper d’une cuillère, si on souhaite porter un sac, elle
peut se munir d’un crochet, etc.
• Dans le domaine des prothèses fonctionnelles, ce sont les prothèses
myoélectriques qui sont les plus intéressantes, puisqu’elles fonctionnent
grâce aux contractions musculaires du patient.
• Lorsque ce dernier souhaite faire un geste, il envoie un signal électrique
depuis son cerveau. Puis, grâce aux électrodes placées sur la peau, ce signal
est capté et transmis à un moteur intégré.
Les prothèses myoélectriques
- Le patient peut ainsi contrôler la flexion et l’extension du coude ou l’ouverture et
la fermeture de ses doigts.

- En fonction de l’évolution du modèle, il est même possible de contrôler la vitesse


du mouvement. Il ne s’agit que d’une question de réglages réalisés par le
prothésiste.

- L’autonomie des piles intégrées varie de 48 à 234 heures, et les coudes articulés
pèsent de 700 à 960 g en fonction des modèles.

- Ils permettent de soulever des charges allant jusqu’à 6 kg. L’amplitude du


mouvement est comprise entre 15 et 145°.
Les prothèses myoélectriques

- Ce type de prothèse n’est cependant pas toujours efficace, car certaines


personnes ne parviennent pas à atteindre le seuil de déclenchement
suffisant.
- L’impulsion musculaire est alors trop faible pour activer la prothèse.
- Il existe également des articulations mécaniques de poignet sur lesquelles
on peut fixer une main myoélectrique. Ce type de matériel permet
simplement de maintenir le poignet dans une position.
Les prothèses fluidhand

- sont des modèles hydrauliques encore marginaux et extrêmement coûteux.


- Elles procurent cependant un très grand confort.
- Cette prothèse est composée de commandes hydrauliques et d’un processeur qui
permettent, via une pompe, d’envoyer de la pression dans des coussinets
contrôlant l’ouverture et la fermeture de l’articulation.
- Le procédé est le même qu’une prothèse myoélectrique : l’information passe par
des capteurs musculaires disposés sur le bras. Le principal avantage est de
permettre un contrôle individuel des doigts.
- L’aspect esthétique peut également être pris en compte avec des matières allant
jusqu’à reproduire la pilosité. On ne peut qu’espérer que ce type de prothèses haut
de gamme se démocratise progressivement dans les années à venir.
Le processus d’appareillage
La rééducation et la prise en charge
- La rééducation est une étape essentielle de la reprise de l’activité suite à la pose
d’une prothèse de genou et de hanche.
- Elle est également fondamentale pour les membres supérieurs (prothèse de coude
et d’épaule notamment).
- Elle doit néanmoins être mise en place en fonction de l’état de santé du patient et
en tenant compte des douleurs post-opératoires, du type de prothèses mises en
place et de la technique de pose employée.
- De manière générale, on commence à faire fonctionner la prothèse avant même de
chercher la récupération de la mobilité de l’articulation et le retour de la force
musculaire.
Remarque : une « rééducation » pré-opératoire est fortement conseillée pour préparer
l’articulation à la véritable rééducation post-opératoire et de façon générale, pour réduire
le temps de récupération.
Processus d’évaluation

Avant de débuter l’évaluation, il faut bien savoir ce qu’on évalue:


le patient
échelles spécifiques aux amputés portant entre autre sur l’appareillage,
échelles globales portant sur l’équilibre/ la déambulation/ la qualité de vie/ l’impact
psychologique/ la douleur.

29
Processus d’évaluation

On débute par les Echelles d’évaluation de la prothèse du membre supérieur, il est le


plus important d’évaluer :
 Les performances mono manuelles avec la prothèse, ils sont évaluées par le SHAP
(Southampton Hand Assessment Procedure), test spécifique de la prothèse.
 Les performances bimannuelles :pas de test spécifiques.
 Echelle non spécifique: La DASH(Disability of the Arm Shoulder and Hand)
 Les échelles de qualité de vie utilisées après une amputation du membre supérieur,
ne sont pas spécifiques sont essentiellement le NHP (échelle de Nottingham health
profile)(validée et traduite), le SF 36 (validée /traduite).
Processus d’évaluation:
• Les bilans les plus utilisés avec tels patients sont :
Echelles d’équilibre tells que Test time up and go,Berg standing balance et
autres.
Echelles des AVQ tells que Indice de BARTHEL, MIF,..
Echelles de la Qualité de la Vie on nomme certains qui sont Spécifiques à
l’amputé: PPA, Peq (prosthectic evaluation questionnaire) de même pour le
QTFA, l’OPUS (orthotics and prostectics users survey), le TAPE(Trinity
Amputation and prostectic experiences scales).
Echelles de déambulation plus de 35 échelles sont répertoriées on nomme :
test de 2 mn: distance parcourue pendant 2 mn à vitesse confortable, avec
les aides echniques habituelles, en intérieur et terrain plat.
Houghton Scale qui est spécifique pour une personne amputee,
• 31


Processus d’évaluation:
Houghton Scale qui est spécifique pour une personne amputée :
Prend en compte la marche, la durée du port de la prothèse, son utilisation, la marche en
extérieure, la sensation d’équilibre, distingue les amputés tibiaux, fémoraux et bilatéraux. Il
est Facile, rapide, sensible aux changements. Il contient:
1/ Portez vous votre prothèse
- moins de 25% du temps de marche (1 à 3h) 0 pt
- entre 25 et 50% (4 à 8h) 1 pt
- plus de 50% du temps de marche(12 à 16h) 2 pts
- pendant tous les déplacements du temps d’éveil 3 pts
2/ Utilisation de la prothèse à la marche
- juste pour aller chez le médecin ou en CRF 0 pt
- à la maison 1 pt
32
Processus d’évaluation:
- occasionnellement à l’extérieur 2 pts
- à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. 3 pts
3/ En extérieur
- utilisation de la prothèse au fauteuil roulant 0 pt
- prothèse utilisée avec 2 cannes ou un déambulateur 1 pt
- prothèse utilisée avec 1 canne 2 pts
- prothèse utilisée sans aide. 3 pts
4/ Type de marche extérieure, le sujet se sent –il instable?
- marche en surface plate oui/non -1 pt
- montée descente escaliers oui/non -1 pt
- marche sur terrain irrégulier oui/non -1 pt 33
Processus d’évaluation:
Nottingham health profile pour qualité de vie d’une personne avec amputation de
membre supérieur, il est formé de 38 items à réponses fermées (oui/non):1 point par
réponse positive, 0 par réponse négative.
Les items sont regroupés en 6 catégories:
mobilité (8 items)
isolement social (5 items)
douleur (8 items)
réactions émotionnelles (9 items)
énergie (3 items)
sommeil (5 items)
34
Processus d’évaluation:
Durant l’hospitalisation, Une évaluation cognitive préopératoire est un outil essentiel
pour aider l'équipe à travailler efficacement avec le patient pour:
 Raccourcir le séjour hospitalier aigu
 Optimiser la réhabilitation
 Mesurer tout changement par rapport à la ligne de base préopératoire
 Utiliser efficacement la prothèse
 Retour à la vie indépendante ou semi-indépendante.
Une évaluation neuropsychologique est habituellement capable de distinguer la
fonction normale de la fonction anormale, d'identifier les forces cognitives et les
déficits, et de répondre aux questions diagnostiques liées aux dysfonctionnements
cognitifs.
35
Objectifs de la prise en charge
• L’objectif principal de la prise en charge d’une personne avec amputation est
d'optimiser l'état de santé, la fonction, l'indépendance et la qualité de vie des
patients amputés d'un membre inférieur.
• La ligne directrice de la pratique clinique sera de bien choisir le cadre conceptuel
(MDH PPH 2) sur lequel on va se baser pour intervenir, et de préciser les objectifs et
les désirs de nos patients avant d’intervenir dans la section suivante au va
présenter quelques objectifs spécifiques, ces objectifs ne sont pas présentés selon
un cadre précis mais il revient à nous en temps qu’ergothérapeute de les bien
classifier.
• on cite au niveau de :

36
Objectifs de la prise en charge
Douleur postopératoire
 Réduire les douleurs résiduelles des membres, améliorer l'efficacité de l'adaptation
et réduire les interférences avec la fonction quotidienne
 Réduire la douleur des membres fantômes
 Diminuer la consommation de stupéfiants (quantité et type de médicaments contre
la douleur tout au long de la phase d'intervention chirurgicale aigüe et au début de
la prothèse).
Santé physique
 Réduire le risque d'effets indésirables dus à des périodes d'immobilisation
prolongée:
 Diminuer les contractures
 Diminuer l'incidence des ulcères de pression 37
Objectifs de la prise en charge
 Diminuer l'incidence de la thrombose veineuse profonde
 Améliorer l'état physique (par exemple, l'équilibre, l'amplitude normale du
mouvement, en particulier au niveau des hanches et des genoux, augmenter la
force et l'endurance pour maximiser l'utilisation efficace d'une prothèse)
Fonction
 Améliorer l'état fonctionnel (p. Ex. Mobilité indépendante du lit, transfert
indépendant, mobilité en fauteuil roulant, démarche et sécurité)
 Améliorer la mobilité (par exemple, la distance de déplacement, les heures de port
de la prothèse, l'utilisation d'un appareil fonctionnel et la capacité de monter /
descendre les escaliers)
 Améliorer la qualité de vie / diminuer la limitation des activités (p. Ex. Activités de la
vie quotidienne [AVQ], loisirs, activité physique au-delà de l'AVQ.
38
Objectifs de la prise en charge
Soutien psychologique et bien-être
 Réduire les comorbidités psychologiques pré et postopératoires (par exemple, les
troubles dépressifs et anxieux)
 Améliorer la qualité de vie
 Diminuer le fardeau de la maladie physique et mentale / émotionnelle
Satisfaction du patient
 Améliorer la satisfaction à l'égard du niveau de compétences et du niveau d'autonomie
que chaque patient a pu atteindre
 Pour les patients recevant des prothèses, améliorer la satisfaction de la prothèse
(confort, fonctionnalité et cosmesis)
 Améliorer la satisfaction à l'égard de l'évolution des soins et de la situation à la sortie 39
Objectifs de la prise en charge

Réintégration (diminution des restrictions de participation)


 Améliorer les rejets (rejet dans l'environnement le moins restrictif)
 Améliorer les résultats professionnels
 Améliorer la participation récréative
 Maximiser la participation communautaire

40
Conseils pour le membre résiduel et la prothèse :
Le membre résiduel doit être correctement préparé et maintenu pour un ajustement
prothétique optimal ou une fonction sans prothèse.
• Cela nécessite :
• un contrôle de la forme et du volume des membres
• Un contrôle de la douleur et de la sensibilité
• l'intégrité de la peau et des tissus.

Deux objectifs importants dans la gestion des membres résiduels (dans le cas d’une
amputation du membre inferieur surtout) sont :
• de prévenir les contractures à la fois à la hanche et au genou
• de protéger le membre amputé des traumatismes extérieurs. 41
Conseils pour le membre résiduel et la prothèse :
 La gestion du volume des membres est un problème critique tout au long de la vie
de l'individu, le patient doit orienter vers :
• Optimiser la gestion globale des liquides en contrôlant l'insuffisance cardiaque
congestive, l'insuffisance rénale ou les traitements de dialyse.
• Encourager le patient à maintenir un poids corporel stable.
• Décourager le positionnement dépendant du membre résiduel dans un fauteuil
roulant.
De même Le patient doit être éduqué sur les soins et la gestion du membre
résiduel, y compris:
• Bonne technique d'enfilage et de retrait de la prothèse
• Ajustement du pli de la prothèse pour le changement du volume du membre, le cas
échéant
• Une bonne hygiène du membre résiduel et de la prothèse
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Quelques conseils pour le membre résiduel et la
prothèse :
• Inspection quotidienne du membre résiduel pour détecter des signes de
distribution anormale de la pression.
• Les interventions visant à prévenir la contracture à la hanche et au genou doivent
être envisagées de façon continue, en particulier au début de la période
postopératoire et lorsque le patient est un ambulateur intermittent ou marginal.
• Initier des programmes d'exercices pour renforcer les muscles et ainsi que des
exercices d'amplitude active et passive.
• La peau et les tissus mous doivent être surveillés régulièrement pour détecter toute
lésion mécanique de la peau liée à une distribution anormale de la pression ou à des
signes et symptômes d'infection.
• Les patients doivent être informés qu'un poids corporel stable est essentiel au
succès à long terme.
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Les domaines d’intervention physiques
•réadaptation physique:
la réadaptation physique comprend des évaluations et des activités qui améliorent
tout le système musculo-squelettique et inclure la gamme de mouvement (rom),le
renforcement, la forme cardiovasculaire et l'équilibre.
•ROM
le contexte du mouvement maximale (rom) du membre résiduel est primordiale pour
réussir utilisation de prothèse. une combinaison d'évaluation rom, d'intervention et
d'éducation peut réduire le risque de contractualisation.
•Renforcement musculaire
contexte les membres inférieurs devraient être renforcés pour contrôler le membre
prothétique et prévenir l'atrophie musculaire. le renforcement des membres
supérieurs est important pour les transferts, l'ambition avec un dispositif d'assistance
et la mobilité des fauteuils roulants.

• 44
Les domaines d’intervention physiques

 Équilibre
les patients atteints d'une amputation des membres inférieurs courent un risque accru
de chute, parce que la perte de membre influe gravement sur le solde dynamique et
statique d'un patient. celles-ci les limitent souvent leurs activités, ce qui entraîne
d'autres limitations d'équilibre et fonction (miller & deathe, 2004).
 Réhabilitation fonctionnelle
La réhabilitation fonctionnelle comprend l'évaluation et les activités, telles que les
activités de la vie quotidienne , les transferts et la mobilité, qui sont réalisés pour
objectif fonctionnel.
 Mobilité et équipement
la formation à la mobilité influence directement et positivement la qualité de vie du
patient avec une amputation des membres inférieurs en augmentant l'indépendance
et la fonction du patient.
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