COURS D’IRRIGATION
PLAN
Introduction
Bases théoriques de l’irrigation
Paramètres et Systèmes d’irrigation
Monitoring de l’irrigation
Introduction
L’agriculture est l’activité humaine la plus consommatrice d’eau : elle
utilise environ 70% des prélèvements d’eau effectués mondialement dans
le monde. L’irrigation a permis d’augmenter considérablement les
productions agricoles, mais si elle est utilisée avec excès, elle peut mener
à des désastres écologiques. La désertification et l’assèchement des
aquifères sont des conséquences majeures d’une mauvaise gérance de la
ressource.
L’irrigation peut être définie comme l’ensemble des opérations
culturales destinées à apporter artificiellement – par le truchement
du sol- la quantité d’eau nécessaire (et seulement nécessaire) aux
plantes pour permettre leur développement normal.
On parle d'arrosage pour les petites surfaces (jardinage) réservant
le terme d'« irrigation » pour les surfaces plus importantes.
Gestion de l’eau : Processus complexe de prise de décisions visant
les objectifs suivants :
Satisfaction des besoins, efficience, économie, santé, préservation de
l’environnement, assurer la durabilité des infrastructures.
Avantages de l’irrigation
L’irrigation permet de :
Faire face à l'irrégularité des pluies par des irrigations de
complément en saison humide ;
Multiplier le nombre de campagnes de culture par an ;
Rendre possible la pratique de cultures qui seraient impossibles sans
elle (blé, riz, canne à sucre, certaines cultures maraîchères, etc.) ;
Favoriser l’exploitation de terrains inexploitables en culture
pluviale ;
Encourager les agriculteurs à utiliser les intrants agricoles.
L’irrigation permet donc l'accroissement de la production agricole par
l’augmentation :
des rendements agricoles
de la superficie cultivée
de l'intensité culturale.
L'irrigation est également une assurance de revenus pour de nombreux
agriculteurs, en particulier pour des cultures spéciales (fruits, légumes...).
Elle peut contribuer à réduire l’exode rural.
L’irrigation constitue donc un moyen de lutte contre la pauvreté en milieu
rural dans les PVD.
CH .1 : LES BASES THEORIQUE
1.1. Les rapports eau – sol
Principales forces qui agissent sur l’eau dans le sol:
1. Forces de gravité
2. Forces hydrostatiques,
3. Forces de capillarité,
4. Forces d’adsorption et,
5. Les forces osmotiques
Les forces de capillarite
Elles existent si et seulement si les particules de terre sont
suffisamment proches de telle sorte que l’eau intercalaire soit
assimilable a de l’eau dans un tube capillaire ⇒Elles sont
importantes dans les micropores,
Plus la teneur en eau du sol est faible, plus la tension est
importante,
Les pores les plus grands sont ceux qui se vident en premiers
lorsque l’on soustrait de l’eau du sol
Les forces d’adsorption
Adsorption : phénomène de pénétration et de permanence d’un
liquide dans un solide.
Dans le cas présent, elle correspond a la formation d’un léger voile
autour des particules de sol
Plus le voile est léger, plus la force d’adsorption est importante
La tension osmotique
Elle est due a la présence d’ions dans l’eau et revêt une importance
une diminution de la teneur en eau du sol ⇒ augmentation de la
capitale dans les sols salins
concentration, donc des pressions osmotiques
Propriétés physiques et hydrodynamiques
Les caractéristiques physiques du sol
La texture du sol caractérise la nature, la taille et les
pourcentages relatifs des particules solides qui le
constituent : sables, limons et argiles.
La structure caractérise la façon dont les particules du sol
sont associées entre elles.
La perméabilité : Elle représente la facilité avec la quelle un
fluide peut traverser le milieu poreux
Propriétés physiques et hydrodynamiques
Les états de l’eau dans le sol
Capacité maximale (ou capacité totale) : Elle correspond à la
terre gorgée d’eau. Tous les vides sont remplis d’eau. On dit
que le sol est à son point de saturation
Capacité de rétention, ou capacité au champ ou limite de
saturation capillaire : C’est le pourcentage d’eau qu’un sol
peut contenir dans ses vides de petite taille après
ressuyage. Les forces de pesanteur l’emportent sur les
forces moléculaires
Le point de flétrissement (Hf) : C’est le taux d’humidité du
sol à partir duquel la plante ne peut plus puiser l’eau du sol
(eau très liée au sol).
Etats de l’eau dans le sol
Il existe plusieurs états de l’eau dans le sol:
1. L'eau d'infiltration qui descend sous l'influence de la pesanteur
de la surface du sol vers la nappe.
2. L'eau de la nappe dont le niveau supérieur coïncide avec celui
de l'eau dans un puits d'observation (nappe libre).
3. L'eau hygroscopique fixée par adsorption à la surface des
particules du sol;
4. L'eau capillaire retenue par les forces de capillarité dans les
interstices entre les particules du sol;
L’eau capillaire
On distingue:
l'eau capillaire isolée qui se trouve dans les zones au-dessus de la
nappe et qui n'occupe qu'une partie des pores, l’autre partie étant
occupée par l'air.
l'eau capillaire continue située immédiatement au-dessus de la
nappe et constituant ce qu'on appelle souvent la "frange capillaire »
dont la hauteur λ est parfois désignée sous le terme de "hauteur
capillaire".
Etats de l’eau dans le sol
Nappe libre
Nappe forcée ou captive
1.2 :Rapports eau – plante
L’eau est un élément essentiel pour la plante.
Elle intervient dans la photosynthèse,
Elle dissout et transporte les substances nutritives,
Elle intervient dans de nombreuses réactions biochimiques,
Elle est indispensable pour la régulation thermique
1.2.1. Eau de constitution et eau de végétation
Au cours de son cycle, les quantités d’eau utilisées par la plante sont
énormes.
Une faible partie constitue l’essentiel des tissus végétaux (70 a 90%
du poids): eau de constitution
La plus grande partie est rejetée dans l’atmosphère par le processus
de transpiration: eau de végétation
1.2.2. phénomène d’absorption de l’eau
En règle générale, les plantes tirent l’eau a travers le système
racinaire
L’activité d’absorption varie en fonction de la profondeur
Profondeur agrumes Maïs
(cm)
0 – 30 37% 42%
30 – 60 30% 28%
60 – 90 15% 19%
90 – 120 11% 11%
120 – 180 7% 0
1.2.3. l’évapor
ation
C’est le processus par lequel un corps liquide passe a l’état gazeux
Elle peut concerner un plan d’eau ou un sol
Elle dépend
1. Des paramètres climatiques: température, rayonnement, vent,
humidité de l’air et de la pression atmosphérique
2. De variables pédologiques: l’évaporation dépend de la chaleur
spécifique, de la conductibilité thermique et de la couleur du terrain
3. Des états de surface: un sol labouré évapore moins qu’un sol non
labouré. La couverture végétale réduit l’évaporation car fait de
l’ombre au sol et brise la vitesse du vent. Le paillage réduit
l’évaporation
1.2.4. L’évap
otranspiration
ET : quantités d’eau consommées par les plantes et celles
directement évaporées par le sol
ETR : ET réelle
ETM: ET lorsque l’eau n’est pas un facteur limitant = besoins en eau
ETP = ETM d’une culture de référence (gazon ras)
CH.2 : Paramètres de l’irrigation
2.1. Déficit pluviométrique (DP)
Le DP est comme la différence entre l’ETp et la hauteur des
précipitations (P) pour un intervalle de temps donne (d’habitude un
mois)
DP = ETp - P
Si DP < 0 ETp < P ⇒inutile d’irriguer
Si DP > 0 ETp > P ⇒ irrigation
2.2. Quantités d’eau d’irrigation
Il n’est pas toujours nécessaire que l’eau d’irrigation remplace le
DP car les plantes peuvent puiser dans le "stock utilisable" (ou
"eau accessible) du sol qui s’est formé pendant les mois
où les valeurs P > Etp
Reserve utile ou stock utilisable
La réserve utile (RU) qui est la quantité maximale d’eau retenue par
le sol et qui est utilisable par les plantes.
Reserve facilement utilisable RFU
La fraction de la RU que les cultures peuvent utiliser sans effort
excessif constitue la « réserve facilement utilisable »
Elle dépend essentiellement de:
surplus des précipitations antérieures.
la nature du sol,
la profondeur du sol,
la profondeur des racines,
La réserve de survie (RS).
Lorsque l’humidité du sol est proche du point de flétrissement, l’eau est
extraite du sol avec difficulté, cette fraction est appelée « réserve de
survie » (RS).
RFU = 2/3 RU et RS = 1/3 RU
Humidité au point flétrissement = 55 % humidité à la
capacité de rétention
Réserve utile = 45 % humidité à la capacité de rétention.
2.3. Déficit agricole (DA)
Le DA est la « différence entre le déficit pluviométrique et la fraction K de
RFU (variation de stock d’eau) pour la période concernée »
DA=(ETp – P)- K R
CH .3 : LES SYSTEMES D’IRRIGATION
3.1. MISE EN PLACE D’UN SYSTÈME D’IRRIGATION
Lors de la mise en place d'un système d'irrigation, l'ordre logique des
démarches à suivre est le suivant:
1. évaluation des besoins en eau des plantes cultivées;
2. détermination des doses et de la fréquence des arrosages;
3. choix, dimensionnement et budgétisation du système d'irrigation.
Un logiciel d'aide à la gestion de l'irrigation a été mis au point par la FAO.
Ce logiciel permet le calcul des besoins en eau et des quantités d'eau
d'irrigation nécessaires aux cultures. Il offre également la possibilité de
développer un calendrier d'irrigation en fonction de diverses pratiques
culturales, d'évaluer les effets du manque d'eau sur les cultures et
l'efficience de différentes pratiques d'irrigation
3.2. ELEMENTS D’UN RESEAU D’IRRIGATION
D’amont en aval un réseau d’irrigation est compose de:
Un ouvrage de mobilisation de la ressource en eau;
Des ouvrages de transport et distribution de l’eau (irrigation et
drainage);
Des ouvrages annexes (régulation, sécurité, …);
Un réseau de circulation
3.3. SYSTEMES D'IRRIGATION
Les systèmes d'irrigation se regroupent en 2 grandes catégories :
les systèmes gravitaires et,
les systèmes sous pression
3.3.1. les systèmes gravitaires
Irrigation par planche: consiste a faire couler une mince lame
d’eau sur un sol incliné de 0,2 a 3%. Le débit dépend de la largeur et
de la longueur de la planche
irrigation en bassin (plus connue) : l'eau est apportée sous forme
d'une nappe dans un bassin (qui peut être cloisonné) aménagé sur
un sol nivelé (pente de 0,1 à 1 %) ;
irrigation à la raie : l'eau est apportées par ruissellement dans des
sillons séparés d'une distance de 0,6 m à 1,25 m ; le sol est nivelé
(pente de 0,2 à 3 %) ;
irrigation par siphon ou rampes à vannettes : l'eau est amenée
à la raie par des siphons ou des rampes à vannettes qui permettent
la réduction de l'érosion en tête de la raie, une meilleure maîtrise
des débits et de l'uniformité de répartition de l'eau.
3.3.2. Irrigation sous pression
Dans cette famille on retrouve l’aspersion et l’irrigation localisée.
irrigation par aspersion : épandage de l'eau sous forme de
pluie avec régulation et uniformité de la dose apportée à
condition que la zone ne subisse pas des vents supérieurs à 4
m/s ; les systèmes d'irrigation par aspersion sont soit fixes,
soit mobiles;
irrigation localisée : l'eau circule dans des tuyaux souples
de petit diamètre disposés à la surface du sol et sont munis de
dispositifs " égoutteurs " qui apportent l'eau au pied des
végétaux ; les systèmes d'irrigation localisée les plus
répandus sont : le goutte à goutte (indiqué pour le
maraîchage) et le micro-jet (indiqué pour l'arboriculture).
Les systèmes d'irrigation sous pression engendrent une économie d'eau
moyenne de 30 à 60 % par rapport aux systèmes gravitaires. Les
systèmes d'irrigation localisée, quant à eux, peuvent engendrer une
économie d'eau allant jusqu'à 50 % par rapport aux systèmes par
aspersion (limitation maximale de l'évaporation et de la percolation car
l'eau est livrée à faible dose n'humidifie qu'une fraction du sol ). Les
systèmes d'irrigation localisée occasionnent les plus-values suivantes :
prévention du développement des mauvaises herbes et possibilité de
fertilisation. Ils ne sont par contre pas adaptés si les cultures emblavées
sont à enracinement profond ainsi que si les eaux sont trop chargées
(sable, limon, matière organique, fer,…qui peuvent obstruer les tuyaux) ou
trop salées (pas de lessivage). L'irrigation par aspersion est recommandée
dans les cas de sols à faible profondeur, de sols légers et perméables, en
cas de relief trop accidenté ainsi qu'en cas d'utilisation d'eau salée.
3.3.3. Entretien et maintenance des systèmes d'irrigation
Un bon entretien des systèmes d'irrigation est indispensable si on veut
maintenir le potentiel d'économie d'eau et éviter le gaspillage. Parmi les
principaux problèmes relatifs à l'entretien du système d'irrigation, on
retiendra :
l'état défectueux des régulateurs de pression ou des limitateurs de
débits ;
les fuites dans les conduites et canalisations d'adduction d'eau ;
l'état défectueux des canaux et des raies.
Ces éléments conduisent notamment à une réduction de la durée de vie
du matériel, une dérégulation de l'uniformité spatiale de la répartition
d‘eau, une surconsommation d'eau, des problèmes de distribution d'eau
(qui peuvent pénaliser les exploitants situés en extrémité du système
d'adduction) et des conflits d'usagers.
3.3.4. Maitrise de l’eau en irrigation
2 niveaux de maitrise
Maîtrise totale de l’eau : Quantité d’eau, entre moment d’apport
et moment d’évacuation maîtrisée
Maîtrise partielle de l’eau : Quantité d’eau, entre moment
d’apport et moment d’évacuation non maîtrisé
Cas des irrigations par épandages de crues : ouvrages agissant
sur les régimes des cours et les déterminants hydrologiques
(direction, vitesse, violence, etc.)
Les bas-fonds
Situes en amont des réseaux hydrographiques, les bas-fonds sont
les axes de convergence préférentielle des eaux de surface, des
écoulements hypodermiques et des nappes phréatiques :
Bas-fonds
Les bas-fonds présentent en général une toposéquence
permettant de définir classiquement trois zones ayant chacune
ses caractéristiques et ses aptitudes propres :
• le lit mineur
• le bas de pente
• le haut de pente
Typologie suivant la morphologie :
1. Bas-fonds encaissés : Axes de drainage bien marqués
2. Bas-fonds concaves : Berges plus adoucies.
3. Bas-fonds plats :
Profil transversal fond plat
Vocations des bas-fonds :Riziculture,Pâturage,Maraîchage,Pisciculture
Pourquoi aménager les bas-fonds
Un régime hydrique instable : variations de la date de début
et de fin des inondations, de la profondeur de la lame d'eau.
Ecoulements importants des crues pouvant endommager la
culture
Incertitudes sur la dynamique de la nappe phréatique
peuvent entraîner un tarissement précoce
==èEfficacité des intrants et de la lutte contre les adventices
faibles .
Objectifs et types d’aménagement de bas-fonds
OBJECTIFS
Il faut aménager les bas-fonds pour permettre de :
- laminer et étaler la crue (une + grande surface humectée);
- prolonger la présence de la lame d'eau ;
- favoriser la recharger la nappe phréatique, retarder sa descente
- évacuer l’excès d’eau (Drainage);
- Etc.
Objectifs et types d’aménagement de bas-fonds
TYPES
Les bas-fonds aménagés simples : Diguettes, digues déversantes,
digues filtrantes,……
Les bas-fonds améliorés : Collecteur central, Petite retenue;……
Les diguettes en terre suivant les courbes de niveau (DCN)
Diguettes en terre compactée implantée selon les courbes
de niveau permettant de retenir une lame d’eau de 10 à 20
cm d’épaisseur
Rôle est d’étaler la crue sur le bas-fond et retenir ne lame
d’eau dans les rizières
Hauteur : 15 à 30 cm
Distance entre 2 diguettes : 15 à 50 m
Dénivelée de 5 à 30 cm
Les crues sont évacuées par débordement sur la crête des
diguettes
Aménagement comportant des digues déversantes
Micro barrage constitué d’un muret de 0,6 à 1 m
Stockage de l’eau des crues en amont et à constitution une lame
d’eau favorable au riz.
Rôle de déversoir pour l’évacuation des crues.
En Remblais compacté recouvert d’un perré maçonné et muni d’un
petit bassin de dissipation en perré maçonné du coté aval
Muni de pertuis de vidange
Le collecteur central (CC)
Il est muni de Digues déversantes et d’un collecteur (ou
drain) central dont la fonction est de réduire les effets des
crues et des excès d’eau en facilitant leur évacuation
rapide ;
Il est dimensionné pour évacuer la crue décennale en 72
heures.
A la fin de la saison des pluies, il permet de retenir les
écoulements, faisant office alors de canal d’irrigation. Il est
taillé dans le lit mineur.
Diguettes revêtues
Diguettes selon courbes de niveau protégées avec des
enrochements (moellons de 20 cm) posés sur un filtre.
- Toutes les diguettes sont revêtues + planage horizontal
- Une diguette sur 2 est revêtue + planage horizontal
- Toutes les diguettes sont revêtues + planage sommaire
- Toutes les diguettes à moitié revêtue + planage horizontal
Bas-fond avec petite retenue
Existence d’une petite retenue permettant de faire des irrigation
d’appoint au cours de la campagne humide
III. Les ouvrages de mobilisation des ressources en eau
3.1 Les ouvrages de MRE souterraines
3.1.1. Les puits
Puisard busé
[Link]. Définition et composition
Ouvrage de grand diamètre destiné à capter l’eau de la nappe
souterraine.
Il est qualifié de moderne car il comporte des buses en béton armé
sur toute sa profondeur
composées d’un cuvelage et d’un captage, d’une dalle de fond et
d’une margelle en béton haut en moyenne de 0,80 mètres et ayant
un diamètre intérieur de 1,80 m en général.
La margelle est de plus en plus couverte.
En surface ils sont généralement munis d’abreuvoirs pour
l’abreuvement du bétail.
Les moyens d’exhaure de l’eau sont la puisette ou dans certains cas
la pompe a motricité humaine.
3.1.2. Le forage
[Link]. Généralités
Ouvrage de petit diamètre (supérieur ou égal à 4 pouces) destiné à
capter l’eau des aquifères profonds.
Il est équipé d’un tubage et d’une superstructure, et est prévu pour
recevoir un dispositif de pompage (le forage est alors "équipé").
[Link].Moyens d’exhaure de l’eau
Deux types de pompes
Les pompes submersibles électriques et,
Les pompes a motricité humaine
Pompe a balancier
Le chadouf (ou shadouf) est un appareil à bascule servant à puiser l'eau
d'un puits ou d'un point d'eau. Il est employé en zone d'agriculture
irriguée
Pompe a pedales
La vis sans fin ou vis d’Archimède
Le premier type de vis d'Archimède est une machine élévatoire
fonctionnant à pression atmosphérique. On la trouve généralement en
entrée de station d’épuration ou dans des postes de drainage de terres
agricoles .
C'est la forme spécifique du rotor qui fait que le liquide remonte le long de
la vis. Physiquement les paramètres majeurs d'influence sont le diamètre
extérieur, le pas des spires, le nombre de spires, l'angle d'inclinaison et la
vitesse de rotation.
La section de passage qu'offre ce système à débit équivalent est supérieur
aux pompes centrifuges. C'est pour cela qu'on la trouve généralement
dans les réseaux d'assainissement.
[Link] ouvrages de MRE de surface
[Link] boulis
[Link]. généralités
un Bouli est une retenue d'eau circulaire de 4 à 6 m de profondeur
bordée de parcelle de maraîchage, protégée par une digue de même
forme tenant lieu de brise-vent et de collecteur d'eau.
Sur le versant extérieur de cette digue, l'on peut pratiquer un
reboisement.
Le tout, entouré par une clôture grillagée.
Les principaux éléments constitutifs du bouli sont :
- le chenal d’alimentation ;
- le bassin de sédimentation ;
- le seuil ;
- le réservoir (bassin) ;
- la digue de protection
Il est utilisé pour la satisfaction des besoins en eau:
domestiques ,
Des cultures (céréales, fourrage, maraichage,…)
abreuvement du bétail (abreuvoirs hors zone grillagée),
3.2.3. les barrages
Fonctions générales d’un barrage
[Link]. Etanchéité
La fonction fondamentale d’un barrages est d’être étanche a l’eau
On distingue :
1. l'étanchéité propre du barrage qui est liée à sa constitution, et
donc peut aisément être maîtrisée et contrôlée,
2. l'étanchéité de la cuvette qui dépend de la géologie du site
(nature des terrains, état de fracturation, réseaux karstiques
éventuels, ...), elle est établie lors du choix du site et peut
éventuellement être traitée sur des zones de faible étendue,
3. l'étanchéité de la liaison barrage - sol de fondation; la zone de
pied de barrage est celle des plus fortes pressions, et le terrain peut
être en partie remanié lors de la construction de l'ouvrage, cette
zone doit donc être contrôlée et traitée soigneusement.
[Link]. Stabilité
Les barrages sont soumis aux efforts liés à l'action de l'eau :
1. la pression hydrostatique sur les parois en contact avec la retenue
2. la pression dynamique exercée par les courants d'eau
3. la pression interstitielle des eaux d'infiltration dans le sol de
fondation (sous pression) qui non seulement réduisent les actions de
contact du sol sur son support mais réduisent aussi la résistance de
ces terrains.
On doit prendre en compte le poids propre du barrage et les
actions de liaison du sol de fondation.
On devra vérifier :
1. la stabilité d'ensemble de l'aménagement (barrage et massif de
fondation) qui dépend des qualités du massif de fondation,
2. la stabilité propre du barrage sous l'ensemble des actions
extérieures
3. la stabilité interne du barrage sous les sollicitations.
[Link].Equipements de sécurité et d'entretien
Il s'agit de prises d'eau commandées par des vannes et protégées par
grilles permettant d'évacuer rapidement tout ou partie de la retenue. Le
problème est d'éviter les dégradations, dues à la puissance de
l'écoulement, aussi bien pour l'ouvrage que pour les rives en aval de
l'ouvrage.
évacuateurs de crue :
Il s'agit de trop plein permettant de limiter le niveau d'eau dans le barrage
lorsque le débit d'alimentation devient trop important. L'évacuation se fait
par le haut du barrage soit le long d'un canal à l'air libre
vidanges de fonds :
Il s'agit de prises d'eau situées au point bas du barrage permettant la
vidange pour l'entretien. En sortie, on cherche à réduire la vitesse de
l'écoulement par élargissement des conduites et éventuellement
projection dans l'air.
[Link] les différentes catégories de barrages
Il existe 2 grandes catégories de barrages:
1. Les barrages fixes et ,
2. Les barrages mobiles
[Link] Les barrages fixes
Il existe 2 sous catégories:
1. Les barrages en béton et,
2. Les barrages en remblais ou matériaux meubles
4. Les ouvrages de régulation et de sécurité
Les ouvrages de régulation et de protection regroupent plusieurs
catégories d’ouvrages :
les ouvrages de transport : canaux, conduites,
les ouvrages de protection : bassin de tranquillisation, déversoirs
latéraux, siphons.
Leurs rôles sont le transport et la répartition de l’eau en fonction des
besoins du réseau et la protection du système.
4.2. les ouvrages de transport: les Canaux
Les canaux sont des ouvrages hydrauliques linéaires qui
permettent le transport de l’eau à surface libre. On rencontre
dans les domaines suivants:
Adduction d’eau potable,
irrigation,
Assainissement (évacuation des eaux usées et/ou de pluies),
navigation.
Dans un canal, on a un écoulement à surface libre obéit à des lois
hydrauliques a surface libre.
Caractéristiques des canaux
Pentes des talus et vitesse admissible
La pente du canal doit être telle que la vitesse assure un débit
suffisant sans entraîner une érosion du fond et des parois et sans
provoquer de dépôts. elle varie de 1/10 000 (10 cm/km) à 1/100 (10
m/km).
Un canal ne doit pas avoir de contre pente
Les pentes des talus des canaux trapézoïdaux varient de 2/3 pour
les canaux en terre à 1/1 pour les canaux revêtus.
Les canaux rectangulaires ont toujours des parois verticales et sont
toujours revêtus.
Les vitesses d’écoulement sont comprises entre 0,5 et 1m/s pour
les canaux en terre et entre 0,75 et 1,5 m/s pour les canaux
revêtus.
Revêtement des canaux
Le revêtement d’un canal remplit trois fonctions
essentielles
1. diminuer la rugosité des berges et faciliter l’écoulement de l’eau;
2. assurer l’étanchéité des berges du canal ;
3. accroitre la résistance des talus à l’érosion
Les canaux trapézoïdaux peuvent ne pas être revêtus tandis que les
canaux rectangulaires sont toujours revêtus.
Différents types de revêtement :
Revêtement en maçonnerie
type de revêtement moins onéreux mais exécution lente ;
par ailleurs il entraîne des frottements élevés et donc des vitesses faibles
Revêtement en béton
forme de béton appliqué directement sur le canal avec ou sans
armatures ou bien d’un revêtement préfabriqué. L’épaisseur varie
de 5 cm à 15 cm.
Ces revêtements résistent à l’érosion et permettent de grandes
vitesses d’écoulement, ce qui entraîne la réduction de la section du
canal.
Ils sont par contre coûteux et sensibles aux sous-pressions et aux
variations de températures
4.3. Les déversoirs
Ce sont des orifices de grandes ou dimensions, ouverts à la partie
supérieure.
La crête constitue le seuil du déversoir, les côtés sont les joues. Les
déversoirs fournissent régulation statique et sûre.
Le déversoir ou seuil sert a maintenir devant chaque prise un plan
d’eau compatible avec son fonctionnement.
Différents types de déversoirs
On distingue 4 familles :
les déversoirs à mince paroi
les déversoirs à seuil épais
les canaux jaugeurs à ressaut (Venturis, Parshall)
les canaux calibrés (type H Flume, ...)
Le siphon
Placé sur les berges des canaux ou le bord des bassins, le siphon
permet d’évacuer tous les excès de débit entrainant une hausse du
niveau normal d’eau. Jouant le même rôle qu’un déversoir de trop
plein, les siphons sont 40 a 50 fois moins encombrants pour la
même élévation et le même débit a évacuer.