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FICHE 1: La Création Des Instruments de Paiement Quelles Sont Les Mentions Obligatoires de La Lettre de Change, Du Chèque Et Du Billet À Ordre ?

Le document traite des mentions obligatoires des instruments de paiement tels que la lettre de change, le billet à ordre et le chèque, ainsi que des sanctions en cas de non-respect de ces mentions. Il aborde également la validité des engagements signés par des mineurs et les implications de la signature sans pouvoir. Enfin, il explique le mécanisme de transmission de la lettre de change, notamment l'endossement et ses effets juridiques.

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FICHE 1: La Création Des Instruments de Paiement Quelles Sont Les Mentions Obligatoires de La Lettre de Change, Du Chèque Et Du Billet À Ordre ?

Le document traite des mentions obligatoires des instruments de paiement tels que la lettre de change, le billet à ordre et le chèque, ainsi que des sanctions en cas de non-respect de ces mentions. Il aborde également la validité des engagements signés par des mineurs et les implications de la signature sans pouvoir. Enfin, il explique le mécanisme de transmission de la lettre de change, notamment l'endossement et ses effets juridiques.

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FICHE 1: la création des instruments de paiement

Quelles sont les mentions obligatoires de la lettre de change, du chèque et du


billet à ordre ?

A. Lettre de change (8 mentions – art. 149)


1. Dénomination « lettre de change »
2. Mandat pur et simple de payer une somme déterminée
3. Nom du tiré
4. Indication de l’échéance
5. Lieu de paiement
6. Nom du bénéficiaire
7. Date et lieu de création
8. Signature du tireur

B. Billet à ordre (7 mentions – art. 228)


1. Clause « à ordre » ou dénomination du titre
2. Promesse pure et simple de payer une somme déterminée
3. Indication de l’échéance
4. Lieu de paiement
5. Nom du bénéficiaire
6. Date et lieu de souscription
7. Signature manuscrite du souscripteur

C. Chèque
Même si non détaillé dans ton texte, on rappelle classiquement :
1. Dénomination « chèque »

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2. Mandat de payer une somme déterminée
3. Nom du tiré (banque obligatoirement)
4. Lieu du paiement
5. Date et lieu de création
6. Signature du tireur

III. Expliquez les sanctions du non-respect des mentions obligatoires

1. Pour la lettre de change


• Le titre ne vaut pas comme lettre de change (nullité cambiaire)
• Mais il peut être converti :
• en billet à ordre
• en simple reconnaissance de dette
• Certaines mentions sont suppléées par la loi (échéance, lieu de création,
etc.)

2. Pour le billet à ordre


• Même sanction : annulation comme billet à ordre
• Peut être réduit en :
• promesse de payer
• reconnaissance de dette
• Certaines mentions bénéficient de suppléance (échéance, lieu)

3. Pour le chèque
• Absence de mentions essentielles = nullité du chèque
• Valeur possible : simple mandat de paiement ou écrit civil

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IV. Yao, âgé de 16 ans, endosse une lettre de change. Que penser ?

1. Validité de la lettre de change


• Elle reste valable → indépendance des signatures (art. 153)
• La signature du mineur est sans effet, mais n’annule pas l’effet pour les
autres signataires.

2. Validité de son engagement


• Il est incapable commercialement → engagement nul pour Yao.
• Le porteur ne peut exercer aucun recours cambiaire contre lui.
• Il ne reste responsable que dans la limite de son enrichissement sans
cause (art. 36 loi 2019-572).

V. Analyse de la règle : “Quiconque appose sa signature sans pouvoir… est


obligé lui-même.” Quelles hypothèses ?

Trois hypothèses se dégagent :

1. Représentant sans pouvoir


Il signe pour le compte d’autrui sans y être autorisé →
- Il devient personnellement tenu comme s’il était le tireur.

2. Représentant qui dépasse ses pouvoirs

Il possède un mandat mais agit au-delà →


-Il est tenu personnellement.

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3. Représenté prétendu peut être libéré

Si le soit-disant représenté paie malgré tout →


- le faux représentant peut exercer un recours identique à celui du représenté contre les
autres signataires.
VI. Si un titre émis en paiement ne vaut finalement pas comme effet de commerce, les
obligations s’éteignent-elles ? Quelle est la valeur de cette traite irrégulière ?

1. Les obligations sont-elles éteintes ?


Non.
L’effet irrégulier ne libère pas le débiteur de la dette initiale.

2. Quelle est la valeur de la traite irrégulière ?


Selon la théorie de la réduction / conversion :
• Elle peut valoir billet à ordre
• Ou reconnaissance de dette
• Ou simple preuve d’une obligation civile

Donc elle ne vaut pas comme lettre de change, mais elle garde une valeur juridique.

QUESTION REPONSE

1. Qu’est-ce qu’une lettre de change ?


La lettre de change est un écrit par lequel une personne (le tireur) donne l’ordre à l’un
de ses débiteurs (le tiré) de payer à une certaine date une somme déterminée à un
bénéficiaire.

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(Selon la doctrine, car il n’existe pas de définition légale.)

2. Quelles sont les trois fonctions essentielles de la lettre de change ?


-Transporter la monnaie, historiquement pour éviter le transport physique de
fonds.
-Servir de moyen de paiement, permettant au créancier de régler un tiers.
-Servir d’instrument de crédit, notamment grâce à l’escompte bancaire.

3. Que se passe-t-il si une lettre de change est tirée en plusieurs exemplaires ?


Les exemplaires doivent être numérotés, sinon chacun est considéré comme une lettre
distincte.
Le tiré doit demander la restitution des autres exemplaires avant de payer, sinon il
risque de payer deux fois.

4. Quelles sont les 8 mentions obligatoires de la lettre de change ?


1. Dénomination « lettre de change »
2. Mandat pur et simple de payer une somme déterminée
3. Nom du tiré
4. Échéance
5. Lieu de paiement
6. Nom du bénéficiaire
7. Date et lieu de création
8. Signature du tireur

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5. Quelle est la sanction de l’absence d’une mention obligatoire dans la lettre
de change ?
La lettre ne vaut pas comme lettre de change (nullité cambiaire).
Cependant, elle peut être :
• suppléée par la loi pour certaines mentions (échéance, lieu),
• convertie en billet à ordre ou en reconnaissance de dette (théorie de la
réduction).

6. Quels types d’irrégularités peuvent affecter une lettre de change ?


• Omission : la mention n’apparaît pas.
• Inexactitude : la mention est erronée.
• Altération : modification unilatérale d’une mention inscrite.

7. Quelle est la sanction en cas d’inexactitude d’une mention ?


Les signatures fausses ou imaginaires n’obligent pas leur auteur,
mais les obligations des autres signataires restent valables, selon le principe de
l’indépendance des signatures.

8. Qu’arrive-t-il en cas d’altération d’une lettre de change ?


Les signataires postérieurs à l’altération sont tenus selon le texte altéré, fondé sur la
théorie de l’apparence.

9. Le consentement du tireur peut-il être vicié ?


Oui. Le consentement doit être libre (sans erreur, dol ou violence) et se matérialise par
la signature.

10. Le représentant peut-il signer une lettre de change ?

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Oui, deux cas existent :
• Tirage pour compte : le tireur signe en son nom mais pour un donneur
d’ordre.
• Tirage par mandataire : il signe au nom d’autrui avec indication de sa
qualité.

11. Que se passe-t-il si le mandataire dépasse ses pouvoirs ou signe sans


mandat ?
Selon l’art. 153 :
• Il est obligé personnellement, comme un tireur ordinaire.
• Il peut toutefois exercer les mêmes droits que le représenté s’il paie
l’effet.

12. Les mineurs peuvent-ils s’engager par lettre de change ?


Non.
La signature du mineur est nulle, mais la lettre reste valable pour les autres signataires
(indépendance des signatures).

13. Un mineur qui a signé une lettre de change doit-il restituer quelque chose ?
Oui, il doit restituer ce dont il s’est enrichi sans cause, selon la loi de 2019 sur la
minorité.

14. La cause est-elle exigée dans la lettre de change ?


Non, l’engagement cambiaire est abstrait, la cause n’est pas opposable au porteur de
bonne foi (art. 160).

15. Quelles sont les mentions obligatoires du billet à ordre ?

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7 mentions :
1. Dénomination du titre ou clause « à ordre »
2. Promesse de payer
3. Échéance
4. Lieu de paiement
5. Nom du bénéficiaire
6. Date et lieu de souscription
7. Signature manuscrite du souscripteur

16. Comment est sanctionnée l’omission d’une mention obligatoire dans le


billet à ordre ?
Le billet ne vaut pas comme billet à ordre, sauf si la loi prévoit une suppléance
(échéance, lieu).
Il peut être converti en promesse de payer ou en reconnaissance de dette.

17. Quelle condition est indispensable pour émettre un chèque ?


Avoir un compte bancaire ouvert, conformément aux articles 10, 43 et 45 du
règlement.

18. Le compte bancaire est-il obligatoirement un compte de dépôt ?


Le texte montre que non : d’autres types de comptes peuvent servir de support à
l’émission de chèques selon la pratique bancaire.

19. Une lettre de change payable à vue doit-elle être acceptée ?


Oui, elle doit être présentée deux fois :

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• une fois pour faire courir le délai,
• une seconde fois pour exiger le paiement.
20. Que vaut le paiement effectué sur un seul exemplaire d’une lettre tirée en
plusieurs exemplaires
Il est libératoire, mais le tiré doit exiger la restitution des autres exemplaires pour éviter
un double paiement.

21. Une lettre de change peut-elle être tirée sur soi-même ?


Oui. Le tireur peut se désigner comme tiré → c’est un engagement unilatéral de payer.

22. Que se passe-t-il si un titre émis en paiement ne vaut finalement pas


comme effet de commerce ?
Les obligations entre les parties ne sont pas éteintes.
Le titre irrégulier vaut :
• reconnaissance de dette
• ou billet à ordre selon les mentions présentes.

23. Pourquoi la date de création est-elle importante dans la lettre de change ?


Elle permet de :
• déterminer l’échéance,
• apprécier la capacité du tireur,
• résoudre les questions de droit international (extranéité).

24. La lettre de change peut-elle contenir des mentions facultatives ?


Oui. Elles ne doivent pas porter atteinte à :
• la nature du titre

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• sa valeur cambiaire
Elles proviennent de la pratique (domiciliation, clauses de circulation, etc.).

25. Le chèque est-il un instrument de crédit ?


Non
Le chèque est payable à vue : il est un instrument de paiement, contrairement à la lettre
de change et au billet à ordre

FICHE 2: La circulation de la letter de change

RÉPONSES AUX QUESTIONS POSÉES

1. Définissez le mode de transmission de la lettre de change.


La lettre de change peut être transmise de deux façons :
• Par endossement, qui consiste en la signature au dos du titre permettant
de le transférer à un tiers.
• Par cession de créance, utilisée lorsque l’endossement intervient après
le protêt ou après le délai pour dresser le protêt.

2. Distinguez l’endossement translatif de l’endossement de procuration

Endossement translatif Endossement de procuration

Transfère la propriété du titre à Ne transfère pas la propriété :


l’endossataire. l’endossataire est seulement mandataire

L’endossataire devient titulaire de tous les L’endossataire n’a que le droit d’encaisser
droits attachés au titre pour le compte de l’endosseur

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L’endosseur reste garant du paiement L’endossataire doit rendre compte de sa
gestion et restituer les fonds au mandant.

Il est irrevocable Le mandat est revocable par l’endosseur

3. Expliquez le mécanisme de l’endossement de garantie ou pignoratif.


L’endossement pignoratif consiste à mettre la lettre de change en gage pour garantir
une créance.
• La propriété reste à l’endosseur.
• L’endossataire (créancier gagiste) reçoit le titre en garantie, non en pleine
propriété.
• Il peut encaisser la lettre à son échéance si la dette garantie n’est pas
payée.
• Il ne peut endosser le titre qu’à titre de procuration.

4. Qui a la qualité de porteur de bonne foi et quels sont ses droits ?

Le porteur de bonne foi est celui qui :


1. Justifie d’une suite ininterrompue d’endossements, même si le dernier est
en blanc.
2. N’a pas agi sciemment au détriment du débiteur.

Ses droits :
• Il bénéficie du principe d’inopposabilité des exceptions : le débiteur ne
peut lui opposer les exceptions fondées sur des rapports personnels antérieurs.
• Il peut exercer tous les droits attachés à la lettre contre tous les
signataires (tireur, endosseurs, tiré accepteur).

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5. Peut-on dire que la lettre de change est véritablement une forme de cession
de créance ? Pourquoi ?

Non, ce n’est pas une véritable cession de créance, même si elle peut y ressembler.
Raisons :
-L’endossement transfère des droits cambiaires autonomes, indépendants de la
créance initiale.
-L’endosseur est garant non seulement de l’existence de la créance, mais aussi
de la solvabilité du débiteur, ce qui n’existe pas en cession de créance.
-La cession n’intervient que lorsque l’endossement est tardif (après protêt ou
après le délai légal).

6. Quelles sont les trois catégories de clauses d’endossement translatif ?


• L’endossement nominatif
• L’endossement au porteur
• L’endossement en blanc

7. Pourquoi la date d’endossement est-elle importante ?


La date permet :
• de vérifier la capacité et les pouvoirs de l’endosseur ;
• de savoir si la transmission doit se faire par endossement ou par cession
de créance ;
• de déterminer si l’endossement a eu lieu avant ou après le protêt.

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8. L’endossement partiel est-il possible ? Pourquoi ?
Non, il est interdit.
L’endossement doit être pur et simple, contrairement à l’acceptation ou à l’aval où le
caractère partiel peut exister.

9. Quels sont les effets principaux de l’endossement translatif ?


-Transmission de la propriété et des droits cambiaires.
-Garantie solidaire du paiement par les endosseurs.
-Inopposabilité des exceptions au porteur légitime et de bonne foi.

10. Quelles personnes peuvent être actionnées sur la base de la lettre de change
?
• Le tireur,
• Les endosseurs,
• Le tiré accepteur.
Le tiré non accepteur ne peut pas être actionné cambiairement.

11. Quelles exceptions restent opposables au porteur ?


Celles qui se rattachent à la lettre elle-même, notamment :
• Les exceptions fondées sur une irrégularité de forme (car apparentes).
• L’exception d’incapacité, selon les règles jurisprudentielles.

12. Quels sont les effets de l’endossement de procuration vis-à-vis des tiers ?
• L’endossataire peut exercer tous les droits du titre.
• Il ne peut endosser qu’à titre de procuration.

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• Le tiré qui paie entre ses mains se libère à l’égard du propriétaire réel,
l’endosseur.

13. Que se passe-t-il si la date d’échéance de la lettre arrive avant la date de la


créance garantie dans l’endossement pignoratif ?
• L’endossataire encaisse la lettre à son échéance.
• Le gage se reporte alors sur la somme encaissée (exception au droit
commun du gage).

14. Que se passe-t-il si la créance garantie arrive à échéance avant la lettre ?


• Le débiteur doit payer la dette.
• En cas d’incapacité, le créancier gagiste peut réaliser le gage.

15. Pourquoi l’endossement de procuration ne transfère-t-il pas la propriété ?


Parce que la mention même (« pour encaissement », « par procuration »…) indique un
simple mandat et non un transfert de droits.

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FICHE 3: LES GARANTIES DE PAIEMENT DE LA LETTRE DE
CHANGE

I – CONTRÔLE DE CONNAISSANCES : Questions / Réponses

1. Définissez les notions suivan tes : la provision, l’acceptation, l’aval et la


solidarité.

✔ Provision
La provision est la créance que le tireur détient sur le tiré et qui doit exister à
l’échéance de la lettre de change. Elle doit être une somme d’argent, liquide et exigible
à l’échéance, et d’un montant au moins égal au montant de la lettre.

✔ Acceptation
L’acceptation est l’engagement autonome et cambiaire par lequel le tiré (ou un tiers
intervenant) signe la lettre pour promettre de la payer à l’échéance. Elle fait présumer
la provision chez l’accepteur.

✔ Aval
L’aval est un cautionnement cambiaire : un tiers (donneur d’aval) garantit le paiement
de la lettre pour le compte d’un signataire (avalisé). Il s’engage à payer si l’avalisé est
défaillant.

✔ Solidarité
Tous les signataires de la lettre (tireur, accepteur, avalistes, endosseurs) sont
solidairement tenus envers le porteur. Le porteur peut donc agir contre n’importe
lequel d’eux pour le montant total.

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2. Que vous inspire l’expression « Provisions en marchandises » ?
Cette expression est incorrecte juridiquement.
La provision doit être une somme d’argent.
Une créance portant sur des marchandises, un service ou une livraison ne peut pas
constituer une provision valable tant qu’elle n’est pas convertie en dette pécuniaire.

3. Quel est le rôle de la provision ?


La provision joue trois rôles essentiels :
-Garantie de paiement pour le porteur : elle constitue une sûreté réelle
transférée aux porteurs successifs.
-Fondement du recours extra cambiaire : le porteur peut agir sur la base de la
propriété de la provision même sans acceptation.
-Crédibilité du titre : lorsque la provision existe dès l’émission, elle renforce la
confiance dans la traite et facilite son escompte.

4. Comment se fait la preuve de l’existence de la provision ?


• En cas de non-acceptation : la preuve incombe au tireur (droit commun).
• En cas d’acceptation :
• La provision est présumée chez le tiré accepteur.
• Cette présomption est irréfragable dans les rapports cambiaires et simple
dans les rapports extra cambiaires.

5. Que savez-vous de la validité des effets de complaisance ?

Les effets de complaisance sont nuls car :

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• Le signataire complaisant n’a pas l’intention de s’obliger réellement.
• L’effet a un but frauduleux : obtenir artificiellement du crédit au moyen
d’un titre fictif.
• Ils reposent sur l’absence d’une véritable provision ou créance.
Ces lettres n’opèrent donc aucun engagement cambiaire valable.

6. Présentez les conditions et les effets de l’acceptation de la lettre de change.

Conditions
A. Conditions de fond
• Capacité commerciale du tiré.
• Consentement valide.
• Acceptation pure et simple (mais peut être partielle).
• Toute modification vaut refus d’acceptation.

B. Conditions de forme
• Mention « accepté » ou équivalent + signature.
• Signature manuscrite en principe.
• La simple signature du tiré au recto vaut acceptation.
• Acceptation par acte séparé = pas d’effet cambiaire, seulement
reconnaissance de dette.

Effets

A. En cas d’acceptation
1. Porter / tiré accepteur
• Obligation cambiaire de payer.

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• Acceptation irrévocable dès que le titre est remis.
• Le porteur peut agir en paiement forcé ou dommages-intérêts.
2. Tiré accepteur / tireur
• Le tiré conserve un recours contre le tireur s’il n’a pas reçu provision.
3. Tireur / porteur impayé
• Le tireur reste tenu : l’acceptation ne le libère pas.

B. En cas de refus
• Biffage possible avant restitution.
• Le tiré non accepteur n’est pas tenu cambiairement.
• Obligation de retourner la lettre dans un délai raisonnable.
• Possibilité de dresser un protêt faute d’acceptation.
• Recours anticipé ouvert au porteur.

7. Le principe de la solidarité cambiaire est-il absolu ?


La solidarité cambiaire est large mais pas absolue.
• Tous les signataires sont solidaires entre eux.
• Le porteur peut agir contre n’importe lequel pour le total.
• MAIS :
• L’interruption de prescription contre un signataire n’interrompt pas la
prescription contre les autres.
• Certaines exceptions personnelles ne sont pas opposables.
Il s’agit donc d’une solidarité spéciale, différente de la solidarité civile classique.

QUESTIONS – RÉPONSES COURS

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1. Qu’est-ce qu’une acceptation ?
C’est la signature du tiré ou d’un tiers qui promet de payer la lettre de change à
l’échéance.

2. L’acceptation est-elle obligatoire ?


Non. Elle est généralement facultative, sauf si une clause impose la présentation à
l’acceptation.

3. Que signifie “biffer l’acceptation” ?


Cela veut dire barrer ou supprimer la mention d’acceptation.
Si cela est fait avant que la lettre soit rendue au porteur, cela vaut refus d’acceptation.

4. Où se présente la lettre pour acceptation ?


Au domicile du tiré ou de la personne désignée pour accepter.

5. Quand l’acceptation devient-elle irrévocable ?


Dès que la lettre est signée et remise au porteur.

6. Qu’est-ce que la provision ?


C’est la somme d’argent que le tiré doit au tireur et qui doit exister à l’échéance pour
permettre le paiement de la lettre.

7. La provision doit-elle exister au moment où la lettre est créée ?


Non. Elle doit exister au moment du paiement, pas forcément à l’émission.

8. La provision peut-elle être en marchandises ?


Non. La provision doit obligatoirement être en argent.

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9. Qui doit constituer la provision ?
Le tireur doit créer la provision chez le tiré.

10. Comment prouve-t-on la provision ?


• Si la lettre est acceptée : la provision est présumée.
• Si la lettre n’est pas acceptée : le tireur doit prouver qu’elle existe.

11. À quoi sert la provision ?


Elle sert de garantie de paiement pour le porteur de la lettre.

12. Qu’est-ce qu’un effet de complaisance ?


C’est une lettre de change signée pour rendre service, sans intention réelle de payer.

13. Les effets de complaisance sont-ils valables ?

Non. Ils sont nuls car ils sont frauduleux.

14. Qu’est-ce que l’aval ?


C’est une garantie : une personne promet de payer si celle qui est garantie ne paie pas.

15. Comment donne-t-on un aval ?


En écrivant une mention comme « bon pour aval » et en signant la lettre, ou en
utilisant un acte séparé.

16. Pour qui peut-on donner un aval ?

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Pour n’importe quel signataire : tireur, tiré, endosseur.

17. Que se passe-t-il quand l’avaliste paie ?


Il peut réclamer l’argent à la personne qu’il a garantie (recours subrogatoire).

18. Qu’est-ce que la solidarité cambiaire ?


Tous les signataires de la lettre sont responsables ensemble : le porteur peut réclamer
la totalité à n’importe lequel.

19. La solidarité cambiaire fonctionne-t-elle comme en droit civil ?


Non. Elle est spéciale : par exemple, interrompre la prescription contre un signataire
ne l’interrompt pas pour les autres.

20. Que peut faire le porteur si le tiré refuse d’accepter ?


Il peut faire un protêt faute d’acceptation et exercer ses recours plus tôt contre les
autres signataires.

FICHE4: Le paiement de la lettre de change

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1. Quel est le fait générateur de la présentation de la lettre de change au
paiement ?
Le fait générateur, c’est-à-dire l’élément qui rend la lettre de change exigible, est
l’arrivée du terme (l’échéance).
En principe, la lettre ne peut être présentée au paiement qu’à la date inscrite dans ses
mentions :
• payable à vue,
• à un certain délai de vue,
• à un certain délai de date,
• à jour fixe.

Des exceptions permettent une présentation avant (escompte, endossement pignoratif)


ou après l’échéance (si l’échéance tombe un jour non ouvrable).

2. Le porteur est-il toujours obligé de présenter la lettre de change au paiement


à l’échéance ?
Oui.
Contrairement au créancier de droit commun, le porteur est obligé de présenter la
lettre à l’échéance.
S’il ne la présente pas, il est considéré comme porteur négligent et encourt la
déchéance de ses recours cambiaires.

À quelles sanctions s’expose le tiré en cas de paiement avant l’échéance ?


Le tiré peut payer avant l’échéance, mais à ses risques :
le paiement n’est libératoire que s’il a agi de bonne foi et en vérifiant :
• la régularité de la chaîne des endossements,
• l’absence de fraude ou faute lourde.

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S’il paie avant l’échéance sans vérifier, il risque de devoir payer une seconde fois si un
porteur légitime se manifeste ensuite.

3. Qu’appelle-t-on effet de renouvellement et quel est son régime juridique ?

Un effet de renouvellement est une nouvelle lettre de change émise pour remplacer
une précédente non réglée à l’échéance.
Régime juridique :
• il ne constitue pas une novation, sauf mention expresse ;
• la première lettre n’est donc pas éteinte automatiquement par l’émission
d’une nouvelle ;
• le tireur ou accepteur reste engagé tant que l’ancienne lettre n’est pas
restituée ou annulée.

4. Que peut faire un porteur pour se faire payer en cas de dépossession de son
titre ?
En cas de perte ou vol (perte au sens large), le porteur peut :
• faire opposition au paiement (article 180) ;
• demander au tribunal une ordonnance pour recevoir paiement, en
apportant :
• la preuve de sa propriété (livres de commerce, etc.),
• une caution solvable, pour garantir le paiement au véritable propriétaire si
nécessaire.

La procédure varie selon que :


• d’autres exemplaires subsistent,
• la lettre a été acceptée ou non.

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5. En cas de non-paiement de la lettre de change, que doit faire le porteur ?
Il doit faire dresser un protêt faute de paiement dans les deux jours ouvrables suivant
le refus de payer.
Le protêt est un acte authentique dressé par :
• notaire,
• huissier,
• ou toute personne habilitée.

Le protêt contient :
• transcription complète de la lettre,
• la sommation de payer,
• les motifs du refus,
• la présence ou absence du tiré.

Il peut y être dispensé (clause “sans protêt”, force majeure, procédure collective).

6. Quels sont les recours dont dispose le porteur ?


A. Si le porteur est diligent :
Il bénéficie de tous les recours cambiaires contre :
• le tireur,
• les endosseurs,
• l’avaliste,
• le tiré accepteur.
Il peut exercer ses recours :
• à l’échéance (si non-paiement),
• avant l’échéance (refus d’acceptation, procédure collective, insolvabilité
du tiré, saisie infructueuse…).

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Étendue du recours :
• montant de la lettre,
• intérêts éventuels,
• frais de protêt,
• autres frais,
• intérêts légaux à partir de l’échéance.

B. Si le porteur est négligent :


Il perd ses recours cambiaires, mais conserve trois recours :
-Contre le tireur qui n’a pas fourni la provision (action fondée sur
l’enrichissement sans cause).
-Contre le tiré accepteur, car la négligence du porteur ne lui porte pas préjudice.
3.-Recours extra-cambiaires fondés sur les rapports fondamentaux (créance,
valeur fournie).

7. Prescription des recours


Il existe trois délais :
-3 ans contre le tiré accepteur (à compter de l’échéance).
-1 an pour le porteur contre tireur et endosseurs (à compter du protêt ou du
délai de protêt).
-6 mois entre endosseurs (à compter du remboursement).
La prescription peut être interrompue par :
• action en justice,
• reconnaissance de dette,
• acte d’exécution forcée (commandement, saisie).

YANN DIBI MASTER 1 RECHERCHE UCAO-UUA


En cas de novation (jugement, reconnaissance par acte séparé), la prescription devient
celle du droit commun.

YANN DIBI MASTER 1 RECHERCHE UCAO-UUA

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