Prostatites aigues
Dr Mohamed Mokhtar Mballa
Service d’Urologie
Hôpital De l ’Amitié
prostatites Aigues
◼ Infection et/ou inflammation du parenchyme prostatique
◼ Fréquence: augmente avec l’age (10% homme 40-80 ans feront
une prostatite aigue)
◼ Germes: E. Coli 80%
◼ Toute infection urinaire fébrile chez un homme est une prostatite
jusqu’à preuve du contraire
◼ Diagnostic clinique +++(troubles mictionnels et fièvre)
prostatites Aigues
◼ Confirmation diagnostic par toucher rectal et ECBU
◼ 30% des prostatites aigues s’accompagnent d’un toucher rectal non
douloureux
◼ Urgence mais le pronostic est globalement bon si traitement efficace
◼ Traitement dure 3-6 semaines
◼ Il faut prescrire un antibiotique pour les formes simples et deux pour
les formes sévères.
physiopathologie
➢ la glande prostatique jouant le rôle de« barrière » anatomique
contre une potentielle contamination ascendante des voies
urinaires.
➢ Les mécanismes de contamination de la prostate sont;
❖ Reflux intra prostatique du fait d’un obstacle sous vésical(HBP,
sténose de l’urétre
❖ Contamination directe depuis l’urétre (endoscopie, biopsie
prostatique)
❖ Voie hématogène
❖ Contamination depuis le rectum par les lymphatique:rare
DIAGNOSTIC
▪ Patient > 50 ans
▪ Tableau septique associant
➢ syndrome infectieux : fièvre (température ≥ 38 °C et souvent à 40 °C) des
frissons, une sensation de malaise
➢ symptômes urinaires avec des brûlures mictionnelles, une
pollakiurie, une impériosité mictionnelle, une dysurie ;
➢ douleurs pelviennes, périnéales,urétrales, péniennes, parfois
rectales ;
➢ prostate douloureuse au toucher rectal.
DIAGNOSTIC
Examen clinique recherchera :
➢ Le premier temps de l’examen évalue la gravité de l’infection:
signes de sepsis
➢ Le toucher rectal doit être prudent et peut trouver une prostate
inflammatoire:
▪ Très douloureuse (succulente)
▪ Chaude
▪ Œdémateuse
▪ Un abcès doit être recherché (mou et rénitent)
➢ L’examen doit s’attacher à rechercher,une rétention,et un terrain à
risque
DIAGNOSTIC
➢ des signes d’une épididymite ou une orchi-épididymite associée,
des signes d’une pyélonéphrite associée.
❑ Le diagnostic peut être moins évident dans ses formes atypiques
avec :
➢ un syndrome infectieux prédominant ;
➢ des signes urinaires prédominants ;
➢ l’absence de douleur prostatique au toucher rectal.
➢ Un tableau d’infection urinaire fébrile chez l’homme doit faire
évoquer a priori le diagnostic de prostatite aiguë
EXAMEN COMPLEMENTAIRE
▪ ECBU ET HEMOCULTURE SONT SYSTEMATIQUE
▪ Le prélèvement sanguins sont inutile au diagnostic mais utile à
l’évaluation de la gravité( NFS,CRP, créatinémie ,glycémie a jeun)
▪ Le dosage du prostate spécifique antigène (PSA) est inutile et n’est
pas recommandé au cours d’un épisode de prostatite.
▪ Aucun bilan radiologique nécessaire dans les formes habituelles
▪ Echographie prostatique si on suspecte une complication (abcès)
Diagnostic differentiel
◼ Urétrite
◼ orchi-epididymite
◼ Cystite
◼ Pyélonéphrite
◼ Appendicite aigue
prostatites Aigues / Traitement
◼ C’est une urgence
◼ L’hospitalisation:
❖ formes sévères et compliquées
❖ Traitement per os impossible
❖ Terrain à risque
prostatites Aigues / Traitement
Le traitement associe
➢ Etiologique
❖ Antibiothérapie; 3 à 6 semaines
Bonne diffusion prostatique
(fluoroquinolones, céphalosporines 3 générations)
❖ Améliorer vidange vésicale: alpha-bloquant, drainage des urines.
➢ Symptomatique: antalgique, anti-inflamatoire, repos au lit,
abstinence sexuelle
complications
◼ Précoces
➢ Abcès prostatique
▪ Terrain à risque ;diabète, hémodialyse chronique, déficience
immunitaire
▪ Doit être rechercher en cas de persistance ou d’aggravation de la
symptomatologie de prostatite aigue au- delà de 72 heures.
➢ Bactériémie
▪ Survenir souvent après un geste endo-uretral ou après ponction
biopsique de prostate
complications
➢ Epididymite aigue
▪ Son diagnostic est facile et peut être associée
▪ L’association à une urétrite ou à une orchi-epididymite chez
l’homme jeune doit évoquer le rôle d’un germe sexuellement
transmissible
◼ TARDIVES
▪ Prostatite chronique
▪ dysurie
conclusion
◼ Toute infection urinaire fébrile chez l’homme adulte est une
prostatite aiguë jusqu’à preuve du contraire.
◼ Le diagnostic positif de prostatite aiguë repose principalement sur
l’association de troubles du remplissage vésical à un syndrome
infectieux.
◼ Les quatre facteurs de risque de complication d’une prostatite aiguë
sont: la prostatite récidivante, les antécédents urologiques et les
anomalies morphologiques de l’appareil urinaire, enfin les autres
maladies évolutives responsables d’un déficit immunitaire.
▪ Les deux examens complémentaires principaux sont l’ECBU et
l’échographie pelvienne postmictionnelle.
◼ La persistance ou l’aggravation des symptômes de prostatite aiguë
au-delà de 72 heures doit faire rechercher un abcès prostatique.
◼ La prévention de la prostatite aiguë repose principalement sur un
contrôle de stérilité des urines (ECBU) avant tout geste endo-
urologique, et sur le lavement rectal associé à une
antibioprophylaxie avant biopsies de prostate.
◼ Le traitement d’une prostatite bactérienne aiguë repose sur une
antibiothérapie adaptée et prolongée pendant 3 à 6 semaines.