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S Logique

La logique, définie comme l'art et la science du raisonnement, est essentielle pour articuler des idées de manière cohérente et produire de nouvelles connaissances. Elle se divise en logique empirique, fondée sur l'expérience, et logique scientifique, qui inclut la logique matérielle et formelle. Ce document présente également les concepts fondamentaux de la logique ancienne d'Aristote, notamment la définition, l'expression, les propriétés et la classification des concepts.

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La logique, définie comme l'art et la science du raisonnement, est essentielle pour articuler des idées de manière cohérente et produire de nouvelles connaissances. Elle se divise en logique empirique, fondée sur l'expérience, et logique scientifique, qui inclut la logique matérielle et formelle. Ce document présente également les concepts fondamentaux de la logique ancienne d'Aristote, notamment la définition, l'expression, les propriétés et la classification des concepts.

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O.

INTRODUCTION GENERALE

0.1. Définition et importance de la Logique


De son origine grecque, logos (raison, langage), la Logique est la science
ou la technique (au sens d’instrument) de raisonnement. En tant que technique de
raisonnement, la Logique aide à enchainer avec cohérence les idées (concepts) pour
aider à produire des nouvelles idées (concepts).
La cohérence ne signifie rien d’autre que l’harmonie et l’ordre qui doit
régner entre les idées combinées, ou la grande rigueur, c’est-à-dire l’exactitude, la
conformité qu’on doit trouver entre les connaissances nouvelles et les idées
combinées qui les ont engendrées. Pour le dire autrement, selon Aristote lui-même,
« La logique est l’art qui dirige l’acte même de la raison et nous fait procéder avec
ordre, facilement, et sans erreur »1. Elle est art2 et une science.
La logique est un art parce qu’elle dirige les opérations de la raison vers
une action efficace, à savoir, la confection de raisonnements corrects. La logique est
même l’art des arts, c’est-à-dire l’art par excellence qui dirige tous les autres arts.
Par ailleurs, la logique est une science, car elle prétend expliquer par les
causes et même par les causes les plus élevées. Elle cherche et met à jour les notions
et les principes par lesquels l’esprit humain se dirige dans ses actions, car c’est elle
qui met en ordre tout ce qui touche à la parfaite régularité des opérations de l’esprit.
0.2. Place de la logique en l’homme
L’homme appartient au genre animal et, en tant que tel, il a
en commun avec les autres animaux des fonctions psychiques telles que la
sensation, la peur, la colère, l’affection,… Cependant, la capacité de penser et
d’enchaîner avec cohérence les idées est le propre de l’homme seul ; c’est la
preuve de sa supériorité dans le règne animal, dans la mesure où la logique
est le siège de la pensée. L’homme en effet, écrit Blaise Pascal, est grand par la
pensée. Mais qu’est-ce que la pensée ?
La pensée est liée à la capacité consciente de l'homme. Etre
conscient, ce n'est pas seulement savoir que l'on est joyeux ou triste, que l'on
connaît une situation de bien-être ou de souffrance morale ou physique, mais c'est la
capacité de savoir qu'on sait et qu’on est capable de prendre du recul par rapport à ce
qui se fait pour mieux se projeter dans l’avenir. Cette capacité permet à l’homme de
modifier et de s’affranchir (se libérer) des représentations empiriques et concrètes
1
[Link], Commentaires des Seconds analytiques, I, lect.1, n° 1-2.
2
L’art est une connaissance pratique ou opérative qui règle l’activité extérieure de l’homme.
1

pour arriver à généraliser, à particulariser ou à universaliser, de réfléchir


correctement.
La pensée ne se confond pas avec le psychisme en général, avec
toutes sortes d'états psychiques qu’on retrouve chez tous animaux (les hommes et
les bêtes), tels que colère, joie, douleur, la tristesse, …. La pensée est plutôt une
fonction psychique supérieure particulière, parce qu’elle est créatrice de savoir.
Le siège de la pensée en l’homme c’est la raison, qui aide à guider
l’esprit pour enchaîner et articuler correctement les idées, autrement dit à réfléchir
de manière constante, à juger avec pertinence et, surtout, à décider de manière
judicieuse afin d’éviter l’égarement3. C’est cela le travail qu’accomplit la logique en
l’homme.
0.3. Subdivision de la Logique
Mais la connaissance en l’homme ne provient pas que de la
science, des études ; elle découle aussi des habitudes, des coutumes. En effet,
l’homme acquiert la connaissance empiriquement ou scientifiquement. Il existe
donc un savoir, une logique empirique et un savoir ou une logique scientifique.
La logique empirique c’est la sagesse populaire et naturelle, la
connaissance séculaire acquise et transmise oralement de génération en
générations en tablant sur les coutumes, les habitudes, les modèles et les
exemples des prédécesseurs ou, pour ainsi dire, sur l’éclairage de la raison naturelle
appelée le bon sens.
La logique empirique ne perçoit l’objet qu’en fonction d’un point de
vue limité ; elle est, pour ainsi dire, insuffisante, contingente et relative. A cause de
cette double limitation, elle doit être dépassée et abandonnée au profit de la
Logique scientifique qui, elle, repose sur des principes généraux et
universels.
La Logique scientifique est matérielle ou formelle. La logique
matérielle, dite Logique de la vérité, se confond avec la logique des
sciences ; tandis que la Logique validité correspond à la logique formelle.
La Logique matérielle, désignée également par Logique Majeure,
Logique des sciences ou Logique de la vérité dans chaque discipline scientifique ;
elle se confond avec la méthodologie des sciences et l’épistémologie.
En revanche, la Logique formelle porte uniquement sur la forme (et
non le contenu ou la matière) du raisonnement. Elle est, également, désignée par

3
Cfr MUTUNDA Mwembo, Eléments de logique, Kinshasa, MédiasPaul, 2006.
2

Logique mineure ou Logique de la validité4.


La Logique formelle comporte deux parties : la logique ancienne et
la logique moderne classique et la Logique moderne non classique. La logique
formelle ancienne n’est pas formalisée, tandis que la Logique formelle moderne est
à la fois formelle et formalisée.
La logique ancienne, appelée aussi Logique d’Aristote, étudie le
syllogisme et les propositions analysées ai si que celles dites non analysées, à
savoir les syllogismes hypothétiques, le syllogisme disjonctif, le syllogisme
conjonctif.
La logique moderne est à la fois classique et non classique. La partie
classique n’admet que deux valeurs de vérité, le vrai et le faux, exprimées en
un langage symbolique, c’est-à-dire comme un système de signes ayant leurs modes
d’emploi. La logique moderne non classique est plurivalente, en ce sens qu’elle
admet d’autres valeurs que le « vrai » ou le « faux.
0.4. Contenu du cours
Le présent cours de Logique porte uniquement sur les deux
parties de la Logique formelle / mineure) : la Logique ancienne et la Logique
moderne (classique). Il commence par préciser la spécificité de la logique moderne
par rapport à la logique ancienne ou formelle. Elle examine ensuite les symboles
propositionnels, les symboles logiques (connecteurs) et leur interprétation ainsi que
la formalisation.
Enfin, nous abordons quelques méthodes de décision sémantiques :
tables de vérité, décision indirecte, mises en forme normale conjonctive, mises en
forme normale disjonctive, arbres logiques, algèbre de Boole, tableaux sémantiques,
déduction naturelle.
BIBLIOGRAPHIE
- MUTUNDA Mwembo, Eléments de logique, Kinshasa, Cerdaf, 2001.
- KINANGA Masala, Initiation à la logique I. Logique fondamentale,
Kinshasa, Science et discursivité, 2007.
- MAYOLA, Mavunza Lwanga, Logique et argumentation. Rhétoricité de la
palabre africaine, Kinshasa ;, Science et discursivité, 2003.
- PHOBA Mvika, Notions de logique formelle, Kinshasa, PUZ, 2007.

4
Au sujet de la différence entre validité et vérité, Logique mineure et logique majeure, Joseph Dopp écrit : « Les
problèmes qui concernent la systématisation2 du savoir scientifique firent l’objet de ce qu’on appela, au XVIe siècle, la
Logique mineure et, au XIXe siècle, la Logique formelle. Les problèmes qui concernent la vérité des jugements firent
l’objet de ce qu’on appela la Logique majeure et, au XIXe siècle, la Logique matérielle. La logique matérielle est
considérée aujourd’hui comme ne faisant plus partie de la logique proprement dite ».
3

- CHAUVINEAU, J., La logique moderne, Paris, PUF, 1966.


- DOPP, J., Leçons de logique formelle. Deuxième partie. Logique moderne I,
Louvain, Edition de l’Institut de philosophie, 1950.
- MEYER, M, Logique, langage et argumentation, Paris, Hachette, 1892, 142 p.
- MWENZE Chirhulwire Nkingi, D., Logique et argumentation. Communiquer,
c’est argumenter, Kinshasa, Médiaspaul, 2006, 143 p.
- NKOMBE, O., Essai de logique générative, Kinshasa, Médiaspaul, 2006, 143 p
- VERNEAU, Histoire de la philosophie moderne, Paris, Beauchesne et fils,
1963
- WOLTON, D., (Dir), Argumentation et rhétorique, Paris, 1995, 327 p.
4

PREMIERE PARTIE : LA LOGIQUE ANCIENNE

La Logique ancienne a été élaborée par Aristote, en tant


qu’instrument ou outil permettant de raisonner valablement, d’articuler correctement
les idées et connaissances pour permettre de produire des idées et connaissances
nouvelles.
Selon son inventaire, Aristote, la logique accomplit trois opérations
mentales : la conception, le jugement et le raisonnement. D’où les trois éléments de la
Logique ancienne :
 Le concept
 La proposition
 Le raisonnement.
5

CHAPITRE I : LE CONCEPT

1.1. Définition du concept


Le concept est la représentation5 abstraite et générale d’une chose, d’un
fait ; c’est donc un contenu de pensée considéré comme une idée abstraite, séparée de
la réalité. En d’autres termes, le concept est l’acte mental par lequel l’esprit pense et
perçoit l’objet ou le référant, qui existe en dehors de la pensée, dans son essence ou dans
son universalité, sans en affirmer ou nier.
En tant que représentation mentale, le concept est une idée générale
différente de l’image, qui est une idée concrète.
Le concept Homme, par exemple, est une idée, une représentation générale, commune
à toutes les espèces du genre humain : Paul, Maurice, Obama, Hussein, Kapinga,…).
Exemples :
- Concepts : homme, garçon, fille, étudiant, animal, maison, arbre, triangle.
- Images : cet homme, l’arbre qui est devant l’auditoire, le professeur Abe.
1.2. Expression du concept
Le concept peut être exprimé graphiquement, verbalement ou
gestuellement. L’expression verbale du concept est le mot, tandis que la
graphique ou l’écrit est le terme.
Mais le concept peut également être exprimé par une œuvre d’art, par une
sculpture, par une statue, par une mimique ou par un geste.

Synthèse : Expressions Verbale= le mot

Graphique = le terme

1.3. Propriétés
Le concept a deux propriétés : la compréhension et l’extension.
1.3.1. La compréhension (autrement désignée par intension ou connotation) est
l’ensemble de notes intelligibles qui rentrent ou forment la compréhension

5
La représentation désigne étymologiquement « l'action de replacer devant les yeux de quelqu'un »1. La représentation
apparaît d'abord comme une présentification : il s'agit de rendre quelque chose d'absent présent (penser à une table fait
apparaître en esprit une table). Cette notion d'origine latine garde tout son sens étymologique mais revêt des acceptions
sensiblement distinctes suivant le contexte dans lequel elle est utilisée
6

(définition) d’un concept.


Exemple : homme : substance corporelle, vivant, sensible, raisonnable.
1.3.2. L’extension (la dénotation) est l’ensemble d’individus auxquels s’étend la
définition d’un concept.
Exemple : Homme a comme extension : Paul, Albert, Monique, Kasongo, Kapinga,
Michel, Alphonsine, Marco, Magloire, Maurice, Mokasa, Kabanga, Monsengo, Mbo.
1.4. Classification du concept
Les concepts peuvent être classifiés du point de vue de la
compréhension et du point de vue de l’extension (quantité) du sujet.
1.4.1 Du point de vue de la compréhension, on distingue entre des concepts simples
et des concepts complexes.

Compréhension=définition, caractéristique

Synthèse : Propriété
Extension= Nombre, énumération

C onc ept s si m pl es

Synthèse : Compréhension
C o n c e p t s c o m p l ex e s

[Link]. Les concepts simples sont des concepts indéfinissables, en ce que leur
compréhension est extrêmement pauvre et ne renferme aucune note extérieure.
Exemples : Etre, substance, possible, les sentiments (la joie, la peine, la tristesse, la
douleur), les couleurs (jaune, rouge, vert, gris). Les sentiments et les couleurs, par
exemple, sont indéfinissables : on les ressent mais on ne les définit pas par des
paroles ou des termes.
[Link]. Les concepts complexes sont ceux dont la compréhension comporte
plusieurs notes définitionnelles. Exemple : homme, étudiant, enfant, père, parent,
Jean, éléphant.
1.4.2. Du point de vue de l’extension, il existe des concepts concrets et des concepts
généraux.
[Link]. Le concept concret s’oppose au concept abstrait. Le concept concret exprime
quelque chose de palpable ou d’identifiable ; ils sont soit singuliers soit collectifs.
[Link].1. Le concept singulier est celui dont l’extension ne comprend qu’un seul
suppôt. Dopp parle d’un concept qui connoterait l’exclusivité et qui serait défini
comme ne pouvant être réalisé que par un seul objet concret6. En d’autres termes,

6
J. DOPP, Leçons de logique formelle, p.93
7

un concept concret revoit distinctement à un et un seul individu (objet), sinon il


devient confus.
Exemple : Abe est professeur de logique en G1 polytechnique ; Obama est
président des USA.
[Link].2. Les concepts concrets collectifs désignent une collection d’objets
appartenant à un même ensemble.
Exemples : les étudiants de l’URKIM ; les joueurs de Daring ; ces enfants ; les
citoyens de la RDC ; les Université d’Afrique.
N.B. : Un concept concret est susceptible d’être déconcrétisé et de devenir général
(particulier ou universel). La déconcrétisation s’effectue en faisant précédé le
concept concret par la particule Tout équivalent à, un certain.
Par exemple, pour déconcrétiser « Obama est président des USA », on userait
de l’expression : « Tout équivalent à/un certain Obama est président des USA ».
[Link]. Un concept général est abstrait ou déconcrétisé parce que son extension
reste vague et indéterminée.
Par exemple, lorsque je dis : « Tout homme ; certains étudiants ; la plupart d’enfants
; un homme ; aucun pays ; nul poisson ; beaucoup d’écoles ; quelques rues »,
je n’en connais pas la quantité ou le nombre exact.
Les concepts généraux se présentent sous deux formes possibles : la
forme particulière et la forme universelle.
Les concepts généraux universels sont ceux dont l’extension est frappée
d’une indétermination totale. Exemple : Tout/l’homme est omnivore ; Aucun homme
n’est Dieu ; Personne n’est omniprésent. Tandis que les concepts généraux particuliers
sont frappés d’une indétermination partielle, c’est-à-dire que l’indétermination ne porte
que sur une partie de leur extension. Exemple : Certains étudiants sont malins ;
beaucoup d’enfants chantent ; quelques pays sont développés.
Observation : La négation de Tout/Tous donne lieu à des jugements particuliers
affirmatifs ou négatifs, dits jugements amphibologiques. Par exemple
quand je dis : « Tous les étudiants ne sont pas malhonnêtes », cela
signifie que certains étudiants sont malhonnêtes mais d’autres ne le
sont pas.
C onc ept s conc r ets ( si n gul i er, co l l ect if)

Synthèse : Extension
C o n c ept s gén ér a u x ( pa r t i c u l i er s, u n i v er sel )
1.5. La hiérarchie logique des concepts
La hiérarchie logique est le processus de génération qui va du
8

genre à l’individu en passant par les espèces, en vertu du principe logique


fondamental que l’extension d’un concept est inversement proportionnelle à sa
compréhension : quand l’extension croît, la compréhension décroît, vice versa. Il
s’établit, donc, entre des concepts un ordre de subordination, qui va du genre à
l’espèce.
Exemple entre substance, sensible, mammifère, bipède, raisonnable
et Pierre, il s’établit la hiérarchie logique suivante :
 Substance est le genre de sensible tandis que sensible est en même temps
l’espèce de substance que le genre de mammifère ;
 mammifère est en même temps l’espèce de sensible que le genre de
bipède ;
 bipède est en même temps l’espèce de mammifère que le genre de
raisonnable ;
 raisonnable est en même temps l’espèce de bipède que le genre de Pierre.
Le concept qui a la plus grande extension (le genre) est en même
temps qu’il a la plus faible compréhension.
Le concept qui occupe la position inférieure a la plus petite extension
mais en même temps une plus grande compréhension.
La hiérarchie logique débute par le genre suprême et se termine par
l’individu.
Le genre suprême est le concept qui a la plus grande extension (en
même temps la plus petite compréhension), tandis que l’individu est le concept
concret qui est en même temps celui qui a la plus faible extension (mais qui a en
même temps la plus grande compréhension).
Bref, l'espèce est une division du genre. Il y aurait une hiérarchie des
divisions de l'être allant des individus aux genres, le passage du genre à l'espèce se
faisant par la conservation des caractéristiques communes essentielles et l'ajout de la
différence spécifique.
Exemple d’une hiérarchie logique
Du concept Homme, par exemple, on peut établir la hiérarchie logique
suivante :
9

G/E Substance

Compréhension
E/G Animal

Extension
E/G Vertébré
G/E Mammifère
E/G Bipède
E/G Homme
G/E Africain
E/G Professeur
(Individu) Professeur de logique

Dans cette hiérarchie, Animal est le genre suprême, tandis qu’Abe


l’individu. Cette hiérarchie peut se lire de la manière suivante : Animal est le genre
de vertébré ; vertébré espèce d’Animal ; vertébré est le genre de mammifère ;
mammifère est le genre d’homme ; homme l’espèce de mammifère, homme
est le genre d’africain ; africain espèce d’homme ; africain est le genre d’homme de
congolais; congolais espèce d’homme ; congolais est le genre de professeur, professeur
espèce de professeur de logique ; professeur de logique est le genre d’Abe, Abe est
l’individu.
La hiérarchie logique témoigne de la capacité intellectuelle de l’esprit
humain à établir des liens de génération (tel concept provient de tel, ainsi de suite) ou
des corrélations entre des différents concepts.
10

CHAPITRE II : LE JUGEMENT

2.1. Définition du jugement


Le jugement est l’acte mental par lequel l’esprit arrive à combiner
deux concepts. En d’autres termes, le jugement est l’acte mental par lequel l’esprit
affirme ou nie un rapport de convenance ou de disconvenance entre deux
concepts ou deux jugements.
Exemples :
 Paul est intelligent ;
 Maurice mange ;
 S’il est content, il danse.

2.2. Types de jugement


Il existe deux types de jugements : le jugement simple et le
jugement complexe ou composé.
Exemples :
- Le père est heureux (jugement simple).
- Les enfants jouent (jugement simple).
- La pluie ne tombe pas et les enfants jouent (jugement complexe).
- S’il joue, il gagne (jugement complexe).
- La mangue est tombée ou elle est sur l’arbre (jugement complexe).
2.3. Expression du jugement
Tout comme le concept, le jugement peut être exprimé verbalement,
graphiquement (par écrit) ou gestuellement. L’expression verbale du jugement
s’appelle proposition.
A cet effet, il importe de préciser que la logique formelle s’intéresse,
uniquement aux jugements déclaratifs, les seuls susceptibles d’être vrais ou faux, et
non aux jugements qui expriment tantôt un souhait, tantôt un ordre ou une
question, tantôt une prière. Car ces types de jugements ne sont ni vrais ni faux.
Par exemple (quelques énoncés qui n’intéressent pas la Logique formelle) :
1) Etes-vous étudiants ?
2) Je souhaite que vous réussissiez en première session
3) Il est possible que le pays soit développé dans cinq ans
4) Il est nécessaire que l’homme se nourrisse pour vivre longtemps.
11

2.4. Propriétés du jugement


Le jugement est susceptible d’être vrai ou faux. Un jugement vrai
énonce une affirmation, le jugement faux exprime une négation.
2.5. Structure du jugement (simple)
Le jugement comporte trois éléments : le sujet, la copule et le
prédicat. Exemple : la mangue (Sujet) est (Copule) mûre (Prédicat).
a) Le sujet est l’élément qui accomplit l’action ;
Exemples :
- Eterna part. Le sujet qui accomplit l’action de partir est Eterna
- Herna ne veut pas manger. Le sujet qui n’accomplit pas l’action de manger est
Herna.
b) La copule sert à mettre en relation le sujet et le prédicat. Elle s’exprime
généralement par l’une des formes de l’indicatif du verbe être. La copule est
affirmative ou négative. La copule affirmative exprime le rapport de convenance
entre le sujet et le prédicat, tandis que la négative exprime celui de
disconvenance.
Exemples :
- Paul est malade. Il y a rapport de convenance entre Paul et maladie.
- Paul n’est pas malade. Il y a un rapport de disconvenance entre Paul et
malade.
Remarque :
Dans une proposition déclarative, la copule (le verbe être) peut être
dégagée de n’importe quel verbe d’action. Dans ce cas, c’est le participe présent
dégagé qui est l’attribut du sujet.
Exemples :
- Paul mange = Paul est mangeant
- Nous parlons = nous sommes parlant
c) Le prédicat ou attribut, est la qualité que l’on affirme ou nie du sujet.
Exemples :
- Paul est malade : l’attribut ou la qualité affirmée du sujet Paul c’est malade
- Paul mange (Paul est mangeant) : l’attribut ou la qualité affirmée du sujet
Paul c’est mangeant
Remarque importante : la qualité de la copule influe sur la quantité du prédicat. Le
12

prédicat d’une copule affirmative est particulier ; le prédicat d’une copule


négative est universel.
Exemples :
 Tout homme est intelligent. Intelligent étant prédicat d’une copule
affirmative, est particulier
 Certains hommes ne sont pas intelligents. Intelligent étant prédicat d’une
copule négative, est universel.
2.6. Classification des jugements
La classification des jugements s’effectue de divers points de vue.
Par exemple :
 Du point de vue du rapport entre le sujet et le prédicat ;
 Du point de vue de la qualité ou la forme ;
 Du point de vue de la quantité ;
 Du point de vue de la qualité et la quantité ;
 Du point de vue de la compréhension du sujet par rapport au prédicat ;
 Du point de vue de la modalité ;
 Du point de vue de la complexité.
2.61. Au point de vue du rapport entre le sujet et le prédicat

En tenant compte de la position du prédicat par rapport à celle du sujet,


on distingue entre des jugements prédicatifs ou attributifs, des jugements existentiels
et des jugements relationnels.
[Link]. Les jugements précatifs (attributifs ou déclaratifs) sont les jugements
logiques par excellence, en ce qu’ils ne font qu’affirmer ou nier l’attribut d’un sujet.
Par exemple : l’homme est intelligent (H est I) ; l’homme n’est pas une bête (H
n’est pas B). Mbo parle (M est P)
[Link]. Les jugements existentiels sont ceux dont le verbe être sert à exprimer
l’existence d’un objet. Ils n’ont pas la structure S est P, mais uniquement : S est.
Exemple : Dieu est, signifie Dieu existe.
[Link]. Les jugements relationnels expriment, simplement, une relation entre deux
concepts ou jugements dont ne saurait dire que l’un est sujet ou prédicat de l’autre.
Par exemple, quand je dis : « Paul est plus âgé que Pierre », « Kinshasa est au nord
de Brazzaville »,... il n’y a pas de rapport de prédication entre soit Paul et Pierre,
soit entre Kinshasa et Brazzaville.
13

2.6.2. Au point de vue de la compréhension du prédicat par rapport au sujet

En tenant compte de la compréhension du prédicat par rapport au sujet,


on cherche simplement à savoir si oui ou non le prédicat est une note intelligible du
sujet. De ce point de vue, on distingue entre les jugements analytiques et les
jugements synthétiques.
[Link]. Un jugement est analytique lorsque son prédicat fait nécessairement
partie des éléments de la compréhension de son sujet. Le jugement
analytique exprime un caractère de nécessité entre le prédicat et le sujet.
Exemple : l’homme est raisonnable. La qualité raisonnable fait partie de la
compréhension de l’homme. Il suffit de définir le concept homme
par compréhension pour y trouver compris la qualité raisonnable.
[Link]. Un jugement est synthétique lorsque son prédicat n’est pas une note
nécessaire de la compréhension de son sujet. Le jugement synthétique, qui
repose seulement sur l’expérience, traduit un rapport de contingence entre le sujet
et le prédicat.
Exemple : Abe est professeur. La qualité de professeur n’est nécessairement lié à
l’être de la personne de Abe, parce qu’il peut ne plus continuer à
exercer la fonction de professeur un jour.
2.6.3. Au point de vue de la qualité

Un jugement est susceptible d’avoir deux et deux qualités


seulement : le vrai (l’affirmatif) et le faux (le négatif).
Un jugement est affirmatif lorsque sa copule établit un rapport de
convenance entre son sujet et son prédicat. Le jugement est négatif lorsque la copule
établit un rapport de disconvenance entre le sujet et le prédicat. Exemple d’un
jugement :
 Affirmatif : l’homme est raisonnable
 Négatif : l’homme n’est pas une bête
2.6.4. Au point de vue de la quantité

La quantité d’un jugement se détermine par la quantité de son sujet.


De ce point de vue, on distingue entre des jugements concrets et des jugements
généraux. Les jugements concrets sont singuliers ou collectifs, tandis que les
jugements généraux sont particuliers ou universels.
Le jugement est concret, lorsque son sujet peut être
immédiatement perçu par le sens, être désigné ou palpable. Le jugement est
assimilable à un jugement universel.
14

Exemples :
 Ce garçon chante bien ;
 Abe est professeur ;
 Les étudiants de G1 ;
 Les joueurs de l’équipe nationale de la RDC.
Un jugement est général lorsque l’extension de son sujet est
indéterminée. Cette indétermination peut être partielle ou totale. En cas
d’indétermination partielle, on a affaire à un jugement particulier ; en revanche
lorsque l’indétermination est totale le jugement est universel.
L e s j u g e m e nt s gé n é r a u x s o n t i d en t i fi é s g r â c e a u x quantificateurs : les
quantificateurs de particularisation et les quantificateurs d’universalisation.
- Quantificateurs de particularisation : certain, quelque, nombre de, beaucoup, les
adjectifs et articles indéfinis etc. Exemple : Certains étudiants sont absents. -
Quantificateur d’universalisation : tout, tous, nul, aucun, l’article défini, les articles
indéfinis (voir note supérieure), etc. Exemple : Tout enfant a un père ; Aucun enfant
n’est majeur.
2.6.5. Au point de vue combiné de la qualité et de la quantité

En combinant la qualité et la quantité des jugements, on trouve


quatre types de jugements, dont deux affirmatifs et deux négatifs :
- Le Jugement Affirmatif universel (symbolisé par la lettre U) et 1e Jugement
Affirmatif particulier (symbolisé par la lettre I) ;
- Le Jugement Négatif universel (symbolisé par la lettre E) et 1e Jugement Négatif
affirmatif particulier (symbolisé par la lettre O)
Les anciens ont usé des mnémotechniques pour permettre
d’identifier facilement les quatre jugements :
[Link]. Le jugement Affirmatif universel est symbolisé par la lettre A, premier
voyelle du mot Affirmo. Exemple, A : Tout homme est mortel.
[Link]. Le jugement Particulier Affirmatif est symbolisé par la lettre I,
deuxième voyelle du mot Affirmo.
Exemple I : Quelques hommes sont malins.
[Link]. Le jugement Négatif universel est symbolisé par la lettre par la lettre E,
première voyelle du mot nego. Exemple : Aucun homme n’est immortel.
[Link]. Le jugement Négatif particulier est symbolisé par la lettre O, deuxième
voyelle du Nego. Exemple : Quelques hommes ne sont pas malhonnête.
15

2.6.6. Le carré logique

Les quatre jugements sont en relation d’opposition : A et E, E et A ;


I et O, O et I ; A et I, I et A ; E et O, O et E ; A et O, O et A ; E et I, I et E. Ces
différentes oppositions forment ce qu’on appelle le carré logique :
A E

I O
2.6.7. Les jugements complexes ou composés

Le jugement est complexe lorsqu’il est constitué des deux ou


plusieurs propositions. Il existe plusieurs types de complexité, notamment la
conjonction, la disjonction, l’implication, la double implication.
[Link]. Le jugement conjonctif
Un jugement complexe est conjonctif lorsqu’il est constitué des deux
jugements reliés par une conjonction : et, ni, car, mais, pourtant, ni, donc, ainsi,
enfin. La conjonction est symbolisée par ( ). Paul est brave et Monique est
gentille.
Exemple : Il est étudiant mais il ne paie pas les frais académiques.
[Link]. Le jugement disjonctif
Un jugement complexe est disjonctif lorsque les jugements qui le
constituent s’excluent. Il existe deux types de disjonction : la disjonction
exclusive et la disjonction non exclusive.
La disjonction est non exclusive lorsque les deux propositions liées
par la disjonction ne sont pas incompatibles. La disjonction non exclusive est
symbolisée par la lettre V.
Exemple : Paul est brave ou Monique est une fille gentille (P V Q).
La disjonction est exclusive lorsque les deux propositions liées par
la disjonction sont incompatibles. La disjonction exclusive est symbolisée par la
lettre W.
Exemples : Paul est un garçon ou Paul est une fille (P W Q) ; Il est mort ou il est
vivant ; Paul a échoué ou il a réussi.
[Link]. Le jugement conditionnel
Un jugement complexe est conditionnel ou hypothétique lorsque il
est composé des deux jugements, de telle sorte que le premier appelé
16

l’antécédent implique le second appelé le conséquent.


Le jugement conditionnel est exprimé par la flèche de la conséquence :
(P →Q).
Exemple : S’il pleut, la terre est humide.
[Link]. Le jugement modal
La modalité est la caractéristique dévolue à un objet de posséder des
modes. Kant distingue trois types de modalité : la modalité apodictique, la modalité
assertorique et la modalité problématique. Il existe donc, de ce point de vue, des
jugements apodictiques, assertoriques et des jugements problématiques.
Un jugement est apodictique lorsqu’il exprime une nécessité,
établissant un lien analytique entre le sujet et le prédicat. Exemples : (Il est
nécessaire que) le vent se déplace ; (Il est nécessaire que) l’homme est raisonnable,
(Il est nécessaire que) le football est un sport.
Le jugement assertorique énonce un fait qui est, mais qui pourrait ne
plus être sans que cela n’entraîne une contradiction. Exemples : (Il est un fait que)
Abe est professeur de Logique en G1, (Il est un fait que) Obama est président des
USA, (Il est un fait que) cet étudiant a fait une distinction ; (Il est un fait que) la
RDC n’est pas un pays développé ; (Il est un fait que) le cours de logique se donne
chaque mercredi.
Un jugement problématique énonce un fait susceptible de se réaliser
uniquement dans le futur, c’est-à-dire qui n’a pas encore eu lieu mais qui
pourrait bien se réaliser un jour. Exemples : Il deviendra ingénieur dans cinq
ans ; La RDC sera développée ; Paul sera élu député national.
17

CHAPITRE III. LE RAISONNEMENT

3.1. DEFINITION DU RAISONNEMENT


Le raisonnement est l’acte mental qui permet de passer de certains
jugements à d’autres jugements, en les reliant entre eux13. C’est donc un
enchaînement cohérent de jugements.
Le raisonnement est la démarche de la pensée (de l’esprit pensant) qui,
à partir de certaines connaissances consignées dans les prémisses, mène à une
connaissance nouvelle consignée dans la conclusion, sans devoir recourir à des
observations sensibles14.
Exemple : Tout homme est intelligent
Or les étudiants sont des hommes.
Donc les étudiants sont intelligents.
3.2. PROPRIETES DU RAISONNEMENT
Le raisonnement est susceptible d’être valide ou non valide, correct ou
non correct, cohérent ou non cohérent.
3.3. EXPRESSION DU RAISONNEMENT
Le raisonnement s’exprime au moyen de l’argument. Celui-ci est une
démarche par laquelle une personne ou un groupe de personnes entreprend
d’amener un auditoire à adopter une position en vue d’arriver à tirer une
conséquence15.
3.4. TYPOLOGIE DES RAISONNEMENTS
Il existe, globalement, trois formes de raisonnement : le raisonnement
inductif, le raisonnement par analogie et le raisonnement déductif.
3.4.1. L’induction

L’induction est une forme de raisonnement qui procède du


particulier au général. L'induction présuppose que, si une affirmation est vraie dans
un certain nombre de cas observés, elle sera aussi vraie dans des cas similaires,
mais non observés. La probabilité que l'affirmation soit juste dépend du nombre de
cas observés. Les sondages d'opinion où les réponses apportées par un faible
pourcentage de la population totale sont projetées sur le pays entier représentent une
des formes les plus simples de l'induction.
L’induction procède de l’observation des faits, des données
singulières de l’expérience à l’affirmation d’une vérité générale sous forme de
principe ou de loi. En d’autres termes, l’induction est l’inférence qui procède des
18

cas concrets ou particuliers à des propositions générales universelles.


L’induction amplifie les résultats de l’observation en les étendant à des
cas non encore observés, mais qui présentent les mêmes traits
caractéristiques. C’est ainsi qu’on dit que l’induction est amplifiante. C’est cette
capacité d’amplification qui fait avancer la science. En effet c’est à partir de
l’observation effectuée sur certains faits que le scientifique prend le risque
raisonné d’extrapoler les conclusions sur des faits similaires mais qui n’ont pas fait
l’objet d’observation. Cette extrapolation lui permet de dégager des
hypothèses qu’il va soumettre à la vérification, afin d’arriver à dégager des lois
générales.
Exemple : Le zinc conduit du courant, le cuivre conduit du courant, le fer
conduit du courant, Or le zinc, le cuivre et le fer sont des métaux. Donc
les métaux conduisent du courant.
Remarque importante
L’induction permet d’aboutir au général à partir des faits observés
individuellement. Cette décision ne constitue pas moins un risque à prendre, dans la
mesure où elle peut donner lieu à une généralisation abusive. Mais ce risque à
prendre est indispensable, car il rend possible l’innovation et fait avancer la
science. Ainsi, pour minimiser l’incidence de l’erreur, le scientifique devra-t-il
prendre le maximum de temps de vérification et d’expérimentation pour éviter
toute extrapolation ou généralisation abusive.
3.4.2. L’analogie

L’analogie est une relation de ressemblance ou de similitude entre


deux entités ou plus. Par exemple, on établit souvent une analogie entre le cœur
humain et une pompe mécanique.
En logique, l’analogie est une forme d’induction qui pose que, si deux
entités ou plus sont similaires par un ou plusieurs aspects, il existe alors une
probabilité qu’elles soient similaires par d’autres aspects. Par exemple, si un étudiant
maîtrise parfaitement l’art de la dissertation à l’école, qu’il réussit ses examens
d’admission à l’université et qu’il s’y distingue par la suite, il est probable qu’un
second étudiant maîtrisant brillamment l’art de la dissertation et réussissant ses
examens se distinguera lui aussi à l’université.
Comme on peut le remarquer à travers les exemples qui précèdent,
l’analogie repose sur l’association, la ressemblance, la correspondance, la
parenté ou la similitude des faits. Un raisonnement par analogie conclut d’une
ressemblance partielle à une ressemblance plus générale, ou d’une simple
ressemblance, similitude des faits ou des événements à une loi ou une décision à
19

prendre.
Malgré ses limites, l’analogie est très utilisée en science,
notamment en médecine. En effet, la vie étant un état complexe, échappant à
l’observation rigoureuse, la médecine pédiatrique recourt souvent à l’analogie. Par
exemple, si l’enfant Margaux qui a développé une fièvre de 38° accompagnée des
maux de tête et de convulsion a été guéri par la quinine, il est normal que l’enfant
Crispin du même âge présentant les mêmes signes cliniques guérisse par la même
médication administrée à Margaux.
3.4.3. LA DEDUCTION

La déduction est un raisonnement qui conclue d’une ou de


plusieurs propositions initiales appelées prémisses (ou propositions données =
déduction immédiate) à une proposition spécifique qui en est la conséquence
nécessaire (ou Transformées = déduction immédiate).
Il existe deux types de déduction : la déduction immédiate et la
déduction médiate. La déduction est immédiate lorsque l’antécédent ne
comporte qu’une seule prémisse ; en revanche lorsque l’antécédent est formé des deux
ou plusieurs prémisses, la déduction est dite médiate ou syllogistique.
A. LA DEDUCTION IMMEDIATE
a) Définition
La déduction immédiate est une inférence ou une opération
logique qui permet de conclure à partir d’une prémisse unique appelée la
Donnée (D) à une conclusion également unique appelée la Transformée (T) :
D T
La déduction immédiate porte, notamment, sur les opérations
suivantes : la négation, l’obversion, la contradiction, la contrariété, la subcontrariété,
la subalternation, la conversion, la concrétisation, la particularisation.
Pour conclure, la procédure à suivre est la suivante :
1° Identifier l’opérateur logique ;
2° Appliquer la règle de déduction correspondante ;
3° Dégager la conclusion générale.
I. LA NEGATION
a) Définition
La négation est l’opération qui permet de conclure d’une Donnée concrète7 à une

7
Une Donnée concrète est une proposition (jugement) dont le sujet est un concept concret (singulier ou collectif).
20

transformée correspondante (concrète) de qualité différente.


b) Règle d’application
Deux propositions liées par la négation ne peuvent être ni vraies ni
fausses à la fois. Si l’une est vraie, l’autre doit être fausse.
c) Formule d’application : V/F D F/ V T
d) Application :
1° S’il est vrai que Kinshasa n’est pas une ville propre, alors il est faux de dire que
Kinshasa est une ville propre
II. L’OBVERSION
a) Définition
L’obversion est l’opération logique qui permet de conclure d’une
Donnée concrète ou générale à une Transformée correspondante (concrète ou
générale) de qualité différente, mais dont le prédicat est le contradictoire du
prédicat de la Donnée.
Trois leçons peuvent être tirées de la définition de l’obversion :
- l’obversion s’applique sur toutes les propositions (les concrètes et les générales) ;
- l’obersion change de qualité à la Transformée, c’est-à-dire A devient E, E
devient A, I devient O (pour les propositions générales) ; le négatif devient
l’affirmatif et l’affirmatif le négatif (pour les propositions concrètes) ;
- le prédicat de la Transformée est le contradictoire du prédicat de la
Donnée (par exemple mangeant devient non-mangeant, élève devient non-
élève).
b) Règle d’application
Deux propositions obverties sont vraies ou fausses à la fois.
V/F D V/FT
-V/F DA/E/I/O V/FTE/A/O/I
d) Applications :
1. Pour les V DA F TOpropositions concrètes :

« Marco est un garçon »


1° Trouver la proposition obvertie, à savoir :
« Marco n’est pas non- garçon »
V/F D VF/T
2°Application la règle de l’obvervion,
 S’il est faux que Marco est un garçon, alors il est faux de dire que Marco n’est
21

pas non garçon


 S’il est vrai que Marco est un garçon, alors il est vrai de dire que Marco n’est
pas non-garçon.
2. Pour les propositions générales : « Tout homme est intelligent »
1° Trouver la proposition obvertie, à savoir : V/F DA/E/I/O V/F TE/A/O/I

« Aucun homme n’est non intelligent »


2° Appliquer la règle de l’obversion, en ce qui concerne les propositions
générales.
Ce qui donne le résultat suivant :
V/FA/E/I/O V/FTA/E/I/O
- S’il est vrai que tout homme est intelligent, alors il est vrai de dire qu’aucun
homme n’est non-intelligent ;
III. LA CONTRADICTION
a) Définition
La contradiction est l’opération logique qui modifie à la fois
qualité et la quantité d’une proposition générale :
A O; O A;E I; I E.
b) Règle application
La contradiction change nécessairement de valeur de vérité : si A est
vrai, O est faux ; si E est faux, I est vrai, vice versa :
- 1° Trouver la contradictoire
- 2°Appliquer la règle de la contradiction c) Application
Avec :
V/F DA/E/I/O V/FTO/I/E/A
1. A : « les enfants dorment avant les parents » vrai
« Les enfants dorment avant les parents » (faux)
Nous avons les résultats suivants :
- S’il est vrai les enfants dorment avant les parents, alors il est faux de dire que
quelques enfants ne dorment pas avant les parents :
- S’il est faux que les enfants dorment avant les parents, alors il est vrai de dire
que quelques ne dorment pas avant les parents : FDA VTO
2. E : « Aucun homme n’est femme » vrai
22

« Aucun homme n’est femme » faux


Nous avons les résultats suivants :
S’il est vrai qu’aucune femme n’est homme, alors il faux de dire que quelques
femmes sont des hommes. S’il est faux qu’aucune femme n’est homme, alors il
est faux de dire que quelques femmes sont hommes :

V DE F TI

3. I : « Quelques poissons sont aveugles » (Vrai).


« Quelques poissons sont aveugles » (faux).
Nous aurons les résultats suivants :
S’il vrai que quelques poisons sont aveugles, alors il est faux qu’aucun
poisson n’est aveugle : VDI FTE
S’il est faux quelques poisons sont aveugles, il est vrai que qu’aucun poisson
n’est aveugle :
4. O : « Quelques étudiants n’ont pas réussi en logique » (vrai)
« Quelques étudiants n’ont pas réussi en logique » (faux).
Nous avons les résultats suivants : V D0 VTA

S’il est vrai que quelques étudiants n’ont pas réussi, alors il faux de dire que tous
les étudiants ont réussi : V DI V TE

- S’il est faux que quelques étudiants n’ont pas réussi, alors il est vrai de dire
que tous les étudiants ont réussi : F D° VT
A

IV. LA CONTRARIETE
a) Définition
La contrariété est l’opposition entre deux propositions générale
universelle de qualité différente : A E;E A
b) Règle d’application
Deux propositions contraires peuvent être fausses à la fois, mais
jamais vraies à la fois : V/F DA/E F/?TE/A
N.B. : L’expression peut être fausse à la fois sous-entend qu’il y a incertitude, à dire
si c’est faux ou vrai. Pour éclater l’incertitude, on déroge au formalisme en
concrétisant.
c) Application
23

1. Avec la Vrai
A : « L’homme est un omnivore »
V/F DA/E F/ ?TE/A
E : « Aucun poisson n’est raisonnable »
Nous aurons les résultats suivants :
Pour la proposition A :
- 1° Trouver la contraire : aucun homme n’est omnivore
- 2° Appliquer la règle de contraire pour obtenir la conclusion :
S’il est vrai que l’homme est omnivore, alors il est faux de dire qu’aucun homme
n’est omnivore.
- 3° Formule :
VDA F TE

Pour la proposition E :
- 1° Trouver la contraire : Tout poisson est raisonnable
- 2° Appliquer la règle de la contrariété pour obtenir la conclusion :
S’il est vrai qu’aucun poisson n’est raisonnable, alors il est faux de dire que tout
poisson est raisonnable.
2. Avec la Faux
A : « Tout homme est un omnivore »
E : « Aucun poisson n’est raisonnable »
Nous aurons les résultats suivants :
Pour la proposition A :
- 1° Trouver la contraire : Aucun homme n’est omnivore
- 2° La question à laquelle on doit répondre est de savoir s’il est vrai que tout
homme est omnivore, que dire de « Aucun homme n’est omnivore » ?
- 3° Appliquer la règle de la contrariété : s’il est vrai que l’homme est
omnivore, alors il est ? (vrai ou faux) qu’aucun homme n’est omnivore.
FDE ? TA
- 4° Formule :
5° Comme il y a incertitude de la transformée, autrement dit comme la conclusion
est V/F TE. Il faut éclater l’incertitude, c’est-à-dire matérialiser le jugement. Partant
de la connaissance matérielle de l’homme, à savoir qu’il est omnivore, notre
conclusion sera : s’il est faux que tout homme est omnivore, alors il est faux
24

qu’aucun homme n’est omnivore.


Pour la proposition E :
1° Trouver la contraire : Tout poisson est raisonnable
- 2° La question à laquelle on doit répondre est : s’il est faux aucun poisson n’est
raisonnable, que dire de « Tout poisson est raisonnable » ?
- 3° Appliquer la règle de la contrariété : s’il est faux qu’aucun poisson n’est
raisonnable, alors il est ? (vrai ou faux) que tout poisson est raisonnable.
4° Formule : FDE ? TA

5° Eclater l’incertitude : Je sais qu’aucun poisson n’est raisonnable, donc j’aurai :


s’il est faux qu’aucun poisson n’est raisonnable, donc il faux de dire que tout
poisson est raisonnable.
V. LA SOUS-CONTRARIETE
a) Définition
La sous contrariété est l’opposition entre deux propositions
particulières de qualités différentes : opposition entre I et O, vice versa :
I O; O I.
b) Règle d’application
Deux propositions
sous-contraires peuvent être
vraies à la fois, mais jamais
fausses à la fois. De la fausseté d’une donnée particulière, on infère la vérité de sa
sous-contraire, mais de la vérité on aboutit à une incertitude : V/F
V/FDI/O ? VTO/I

c). Application
- S’il est vrai que quelques étudiants ont payé leurs frais académiques, alors il est
vrai que certains autres ne l’ont pas fait : V DI VT°
- S’il est vrai que certains étudiants ont payé leurs frais académiques, s’il est faux
que certains autres ne l’ont pas fait : V DI F T°

- S’il est faux que certains étudiants n’ont pas payé leurs frais académiques, alors
il est vrai que certains l’ont fait : F D° VTI
VI. LA SUBALTERNATION
a) Définition
25

La subalternation est l’opération qui transforme une universelle, la


subalternante en une particulière correspondante, la subalternée.
Exemples : Tout enfant a un parent / Quelques enfants ont des parents
b) Règle d’application
Quand la subalternante est vraie, la subalternée est aussi vraie, mais
si l’une est fausse, l’autre ne l’est pas nécessairement.
-S’il est vrai que tout enfant a un père, alors il vrai que quelques enfants ont des
pères :
-S’il est faux qu’aucun homme n’est voleur, alors il vrai que quelques hommes ne
sont pas voleurs : V/FD/ A/E V/? TI / o

VII. LA CONVERSION VD/ A VTI


a) Définition
La conversion est l’opération qui permute le sujet et le prédicat d’un
jugement. « Convertir un jugement général c’est, donc, former un nouveau jugement
dans lequel le concept qui intervenait dans le premier jugement un prédicat est
devenu sujet, et son sujet prédicat, de telle manière que la vérité du premier jugement
entraîne la vérité du second »
Il existe trois types de conversion :
- la conversion simple ou parfaite
- la conversion imparfaite
- la conversion par contraposition. F DE VTo
Les scolastiques ont inventé trois mnémotechniques pour
permettre d’identifier ces trois types de conversion : Feci, pour la conversion
simple ; Eva pour la conversion imparfaite, Asto, pour la conversion par
contraposition :

VII. 1. LA CONVERSION SIMPLE OU PARFAITE (simpliciter)

a) Définition
La conversion est simple quand la D et la T ont la même quantité.
Seules la E et la I se convertissent simplement, suivant le mnémotechnique Feci.
b) Règle d’application
La conversion simple ne change pas de valeur de vérité : la Vrai entraîne la Vrai
26

; la Faux entraîne la Faux: V/FDE/I V/FTE/I


c) Application
-S’il est vrai qu’aucun enfant n’est malheureux, alors il est vrai qu’aucun
malheureux n’est enfant : VDE VTE
-S’il est vrai que certains enfants sont malheureux, alors il est vrai que certains
malheureux sont enfants : VDI VTI
VII. 2. LA CONVERSION IMPARFAITE OU PAR ACCIDENT
a) Définition
La conversion est imparfaite lorsque la D et la T n’ont pas la
même quantité. La conversion est imparfaite ne s’applique que sur la E et la A,
suivant le mnémotechnique Eva.
b) Règle d’application
La conversion imparfaite conserve la valeur Vrai mais pas nécessairement la
Faux :
V/FDE/A V/ ?To/I
c) Application
-S’il est vrai qu’aucun vice n’est beau, alors il est vrai que quelques beaux ne sont
pas vice : VDE VTo
-S’il est faux que l’homme est immortel, alors il est faux que quelques immortels
sont hommes : FDA FTI

VII. 3. LA CONVERSION PAR CONTRAPOSITION

a) Définition
La conversion par contraposition est l’opération qui consiste à
permuter les contradictoires du sujet et du prédicat ou, comme précise Dopp : « à
pratiquer successivement une obversion et une conversion ».
b) Règle d’application
La conversion par contraposition ne s’applique que sur la A et la O,
suivant le mnémotechnique Asto. Elle ne change pas de valeur de vérité :
V/FDA/O V/F TA/O
C) Application
-S’il est vrai que tout homme est intelligent, alors il est vrai tout non-intelligent est
non-homme : V/F A/O V/FA/O
27

- S’il est faux que quelques hommes ne sont pas mortels, alors il est faux que
quelques non mortels ne sont pas non hommes : FD O FD O
VIII. LA CONCRETISATION

a) Définition
La concrétisation est l’opération qui transforme une proposition
universelle affirmative (A) ou négative (E) en une concrète correspondante.
b) Règle de la concrétisation
La concrétisation conserve nécessairement la valeur Vrai, mais pas
nécessairement la Faux. De la vérité d’un jugement universel, on conclura toujours à
la vérité d’un jugement concret, qui gardera la même qualité et le même prédicat
c) Application
-S’il est vrai que les poissons sont des vertébrés, il est vrai que le Libundu est un
vertébré: VDA VT
-S’il est faux que tout enfant va à l’école, alors il est vrai que Marco va à l’école
: FDA VT
IX. LA PARTICULARISATION

a) Définition : La particularisation est l’opération qui transforme une concrète en la


particulière correspondante ayant le même sujet et le même prédicat.
b) Règle d’application de la particularisation
La particularisation conserve nécessairement la valeur Vrai, mais pas
nécessairement la Faux. De la vérité d’un jugement concret, on conclura
toujours à la vérité d’un jugement particulier, qui gardera la même qualité et le
même prédicat : V/D V/ ?TI/O
c) Application
-S’il est vrai que Mbala Biscotte est joueur, alors il est vrai qu’un certain Mbala
Biscotte est un joueur : VD VTI
-S’il est faux que l’actuel Pape est italien, alors il est vrai qu’un certain Pape est
Italien : FD VTI
X. EXERCICE D’APPLICATION GENERALE : VDA ?

-Négation : pas d’application


-Obversion : VDA FTE
-Contradiction : VDA FTO
-Contradiction : VDA FTO
28

-Contrariété : VDA ? TE
- Subalternation : VDA VTI
-Conversion imparfaite : VT A VTI
-Conversion par contraposition : VTA VTA
- Concrétisation : VTA VTI
Synthèse : VDA8 VTI3 /A1//FT1/O1/E1/ ?TE1

B. LA DEDUCTION MEDIATE OU LE SYLLOGISME

La déduction médiate ou le syllogisme est l’opération qui recourt à


des intermédiaires, c’est-à-dire à deux ou plusieurs prémisses pour dégager une
inférence, une conclusion ou une troisième proposition nouvelle, qui se dégage
nécessairement des deux premières. En d’autres termes, le syllogisme est un
argument composé de deux propositions, les « prémisses », et d’une troisième
(proposition) déduite des deux premières, la « conclusion ». La logique est appelée
à déterminer les types de syllogismes valides, et à exclure ceux qui ne le sont pas.
Exemples :
Tout homme est raisonnable
Or les étudiants sont des hommes
Donc les étudiants sont raisonnables
Il existe trois types des syllogismes catégoriques:
- Le syllogisme simple ou catégorique à prémisses générales ;
- Le syllogisme d’exposition ou syllogisme catégorique à prémisses concrètes ;
- Le syllogisme composé ou le syllogisme modal.
B.1. LE SYLLOGISME CATEGORIQUE A PREMISSES GENERALES
a) Définition
Désigné également par syllogisme simple ou régulier, le
syllogisme catégorique à prémisses générales est un procédé de raisonnement qui
permet de dégager une conclusion, à partir de deux propositions données.
Exemple : Tout homme est intelligent
Or les étudiants sont les hommes.
Donc les étudiants sont intelligents
b) Structure
29

Le syllogisme régulier comporte 3 Termes et 3 propositions. Les trois


termes sont le petit terme (P), le moyen terme (M) et le grand terme (G). Les trois
propositions sont la majeure (M), la Mineure (Mi) et la conclusion (C).
B.1.1. Les termes
Le moyen terme (M) est le terme le plus important. Il est commun aux
deux prémisses et se reconnaît en ce qu’il n’apparaît jamais dans la conclusion.
Il occupe différentes positions dans les prémisses : tantôt il est sujet, tantôt il est
prédicat.
Les deux termes extrêmes, le Petit (P) et le Grand (G), sont
respectivement sujet et prédicat de la conclusion. Le petit terme est le terme
autre que le moyen terme dans la mineure ; il est toujours sujet dans la
conclusion. Le grand terme est le terme autre que le moyen dans la majeure ; il est
toujours prédicat dans la conclusion.
Exemple :
- Majeure : Tout homme est intelligent
M G
- Mineure : Or Marco est un homme
P M
- Conclusion : Donc Marco est un intelligent
P G
c) Les propositions
Les trois propositions du syllogisme régulier, sont : 2 Prémisses (la
Majeure et la Mineure) et la conclusion : Prémisse majeure (Ma), Prémisse mineure
(Mi) + Conclusion.
La Majeure est formée par le Grand terme et le Moyen terme. La
conclusion est la proposition qui se dégage des prémisses. Elle a comme sujet le petit
terme et comme conclusion le grand terme.
Ainsi, la structure du syllogisme régulier se présente-elle comme suite :

Ma : G M M G
Mi : P M M P
Concl. P G P G
30

B.1.2. LES REGLES DU SYLLOGISME CATEGORIQUE

Le syllogisme catégorique repose sur huit (8) règles. Les quatre


premières concernent les concepts (des jugements et de la conclusion), et les
quatre dernières les jugements (leur qualité et leur quantité)16.
B.1.2.1. LES REGLES CONCERNANT LES CONCEPTS.
Règle 1 : Le syllogisme ne peut avoir, ni plus ni moins, que trois termes : le
Moyen Terme (M), le Grand Terme (G) et le Petit terme (P), gardant partout les
mêmes sens.
Exemples des deux syllogismes non valides :
1) Les musiciens sont des vedettes
Or les vedettes sont des bateaux Donc les bateaux sont des musiciens
Explication sur l’invalidité de ce syllogisme :
Ce syllogisme est invalide parce que le mot vedette est pris dans deux sens
différents : dans la majeure il désigne un être humain ; tandis que dans la
mineure il signifie embarcation. Ce qui donne lieu à quatre concepts : musicien, être
humain, embarcation, bateau.
2) Tout bavard est sot
Or le sot est un mot à trois lettres17
Donc certains mots à trois lettres sont bavards
Explication sur l’invalidité de ce syllogisme :
Ce syllogisme est invalide parce que le mot sot signifie, tout à la fois, une qualité
reconnue à un être humain que des lettres de l’alphabet.
Règle 2 : Règle dite du latius, les termes ne peuvent recevoir dans la
conclusion une extension plus grande que dans les prémisses. En d’autres
termes, si un extrême (G ou P) est pris particulièrement dans les prémisses, il ne peut
être pris universellement dans la conclusion.
1. Un syllogisme non valide
Certains étudiants ne sont pas malins Or les voleurs sont malins
Règle 3 : Le moyen terme ne doit pas être repris dans la conclusion.
1. Exemple d’un syllogisme valide :
- Les hommes sont des vertébrés
- Or les filles sont des hommes
- Donc les filles sont des vertébrés
31

2. Exemple d’un syllogisme non valide : - La papaye est comestible


- Or la papaye est bonne
- Quelque (étant) bonne est papaye
Règle 4 : Pour que la conclusion soit valable, le moyen terme doit être pris
universellement au moins une fois.
1. Exemple d’un syllogisme valide
Les congolais sont africains
Or les africains sont des hommes
Donc quelques hommes sont congolais
2. Exemple d’un syllogisme non- valide
- Les congolais sont africains
Or quelques africains sont noirs
B.1.1.2. LES REGLES CONCERNANT LES PROPOSITIONS
Règle 5 : Deux prémisses affirmatives ne peuvent engendrer une conclusion
négative.
Exemple :
- Les enfants sont gentils
- Or ils sont beaux
- Donc quelques (étant) beaux sont gentils.
Règle 6 : Deux prémisses négatives n’autorisent aucune conclusion
Exemple d’un syllogisme qui n’autorise pas de conclusion :
Aucun enfant n’est salarié
Or quelques salariés ne sont pas contents
Règle 7 : La conclusion suit le parti de la prémisse la plus faible : le négatif est
plus faible que l’affirmatif ; le particulier est plus faible que l’universel.
Exemples de :
1) Une conclusion suivant la prémisse qualitativement faible, la négative :
- Tout poisson vit dans l’eau
- Or aucun poisson n’est intelligent
- Donc quelque (étant) intelligent ne vit pas dans l’eau
2) Une conclusion suivant la prémisse quantitativement faible, la particulière :
32

 Tout enfant a des parents


 Or quelques enfants vont à l’école
 Donc quelque allant à l’école a des parents
Règle 8 : Deux prémisses particulières ne donnent pas de conclusion. 1. Exemples
d’un raisonnement non concluant :
- Quelques fleurs sont mortelles
- Or quelques aliments sont mortels
B.1.2. FIGURES ET MODES DU SYLLOGISME CLASSIQUE
B.1.2. 1. Les figures
Les figures du syllogisme classique sont suggérées par les positions
qu’occupe le Moyen terme dans les deux prémisses. En effet, le moyen terme qui
n’apparaît jamais dans la conclusion peut occuper différentes positions dans les
deux prémisses. Il y occupe tantôt la position de sujet, tantôt celle de prédicat.
En tant que suppôt commun aux deux prémisses majeure et mineure et
intermédiaire entre Petit et Grand termes, la position du Moyen terme est
indispensable pour permettre de conclure. Les différentes positions que ce terme
occupe dans les prémisses donnent lieu à ce qu’on appelle les figures de
syllogisme, que Dopp a regroupées à quatre18 :
- Sub-prae
- Prae-prae
- Sub-sub
- Prae-sub.
Figure 1 : Sub-prae (SP) : le moyen terme est sujet dans la Majeure (Sub) et
prédicat dans la Mineure (Prae)
M G
P M
Exemple :
- La vertu est louable : M G
- Or la bonté est une vertu : P M
- Donc la bonté est louable : P G
Figure 2 : Prae-prae (PP) : le moyen terme est prédicat dans les deux prémisses.
G M
33

P ____ M
Exemple :
- La mangue est un fruit :G M
- Or la poule n’est pas un fruit :P M
- Donc la poule n’est pas la mangue :P G
Figure 3 : Sub-sub (SS) : le moyen terme est sujet dans les deux prémisses. Exemple
M G
M ___ P
Exemple : La République Démocratique du Congo est un grand pays : M G
- Or la République Démocratique du Congo est agressée: M P
- Donc quelque (pays) agressé est un grand pays : P G
Figure 4 : Prae-sub (PS) : le moyen terme est prédicat dans la majeure (Prae) et
sujet dans la Mineure (Sub).
Exemple :
G M
M P
- La maman de Marco est Rogina
- Or Rogina est une fonctionnaire
- Donc quelque (étant) fonctionnaire est la maman de Marco
En tableau, les quatre figures concluant du syllogisme catégorique se
présentant comme suit :
4ième
Figure 1ère figure 2ième figure 3ième figure figure
Propositions Sub-prae Prae-prae Sub-sub Prae-sub

Majeure M G G M M G G M

Mineure P M
P M M P M P

B.1.2. 2. Les modes


En combinant les propositions A,E,I,O donnent lieu à divers modes
M M P
de chaque figure. Les modes sont les formes possibles que prenne le syllogisme
34

dans les diverses figures suivant la qualité et la quantité des propositions19. A priori,
on pourrait imaginer pour chaque figure 64 modes différents.
Les anciens ont trouvé des mnémotechniques qui permettent
d’identifier les différents modes concluants du syllogisme classique20 .

Figure Mode 1ère figure 2ième figure 3ième figure 4ième figure
(Sub-Prae) Prae-Prae Sub-Sub Prae-Sub
Mode Barbara (AAA) Cesare (EAE) Darapti (AAI) Bamalip (AAI)
Mode Celarent (EAE) Camestres Felapton (EAO) Calemes (AEE)
Mode Darii (AII) (AEE)
Festino (EIO) Disamis (IAI) Fesapo (EAO)
Mode Ferio (EIO) Baroco(AOO) Bocardo (OAO) Fresison (EIO)
Ferison (EIO) Dimatis (IAI)
Datisi (AII)
[Link].3. Application sur les figures et les modes du syllogisme catégorique
Exemple :
Figure 1 : mode Barbara
 A Tout a un parent
 A Or Théodore Olivier est un enfant Ŕ
 A Donc Théodore Olivier a un parent.
Figure 2, mode Cesare
 E : nulle université n’a de voyous Ŕ
 A : Or la rue a des voyous
 E : Donc aucune rue n’est l’université
Figure 2, mode Baroco
 A Les églises sont sacrés
 Quelques lieux ne sont pas des églises
 Donc quelques lieux ne sont pas sacrés
Figure 3, mode Bocardo
 O : bon nombre d’enfant n’a pas reçu des vaccins
 A : Or toute personne est raisonnable
 O : Donc quelques heureux ne sont pas en chômage
Figure 4, mode Bamalip
 A :l’avi on est un appareil volant
35

 A : Or tous les appareils volant sont coûteux


 I : Donc certain (objets) coûteux sont des avions B.
1.3. La démonstration des syllogismes
a) Définition de la démonstration du syllogisme
La démonstration est l’opération qui consiste à ramener un
syllogisme à l’un des modes de la première figure, les syllogismes de la
première figure étant considérés comme les seuls syllogismes parfaits.
b) Règle de démonstration
Pour effectuer la démonstration, il suffit de pratiquer quelques
opérations indiquées par les consonnes mnémotechniques s, p, m, c figurant
dans les modes des syllogismes à convertir.
La démarche à suivre est la suivante :
1° Concluez le syllogisme et dégagez-en la figure et le mode ;
2° Identifiez la règle de la consonne mnémotechnique correspondante ;
3° Appliquez la règle de démonstration et décidez si l’on est parvenu à l’un des
modes de la première figure ;
4° Concluez la démonstration par la décision finale c’est ce qu’il fallait démontrer
(cqfd).
- Règle 1 : La consonne s indique qu’il faut pratiquer la conversion simple sur la
voyelle qui précède s.
Exemple 5 : figure 2, mode Cesare : pratiquer la conversion simple sur la voyelle qui
précède s, c’est-à-dire la proposition E.
 E : Nulle université n’a des voyous
 A : Or la rue a des voyous
 E : Donc aucune rue n’est l’université
Application de la règle 1 de démonstration :
En effectuant la conversion simple sur la consonne s de Cesare, c’est-à-dire sur la
E, on aboutit au résultat suivant :
 E : Aucun voyou n’est universitaire
 A : Or la rue a des voyous
 E : Donc aucune rue n’est universitaire
Résultat final : 1ère figure, mode Celarent.
36

Règle 2 : La consonne p indique qu’il faut pratiquer la conversion par accident sur la
voyelle qui précède p.
Exemple 9 : figure 3, mode Darapti
 A : Les professeurs sont adorables
 A : Or les professeurs sont intelligents
 I : Donc quelques intelligents sont adorables
Application de la règle 2 :
En effectuant la conversion par accident sur la A de la Mineure, on aboutit au
résultat suivant :
 A :Les professeurs sont adorable
 I : certains intelligents sont professeurs
 I : Donc quelques intelligents sont adorables
Résultat final : 1ère figure : mode Darii cqfd
Règle 3 : La consonne m indique qu’il faut permuter les deux prémisses. Mais
pour le faire, il faut commencer par les autres opérations pour terminer par la
permutation. Exemple :
Figure 2, mode Camestres
- A Les congolais sont africains
- E Or aucun asiatique n’est africain
- E Donc aucun asiatique n’est congolais
Application de la règle 3, c’est-à-dire conversion simple sur la E
(Mineure) et la E (conclusion), puis permutation :
1ère étape : application de la règle de la consonne sur les deux E de la Mineure et
de la conclusion :
- A Les congolais sont africains
- E Or aucun africains n’est asiatique
- E Donc aucun congolais n’est asiatique
2ème étape : application de la règle de la permutation des prémisses :
- E Aucun africain n’es asiatique
- A Or les congolais sont africains
- E Donc aucun congolais n’est asiatique
37

Résultat final : 1ère figure, mode Celarent, cqfd


Règle 4 : La consone c indique que le syllogisme ne peut être réduit que par
l’absurde. Seuls les modes Baroco et Bocardo connaissent la démonstration par
absurde.
Exemples :
A) Sur Baroco
- A Tout travailleur mérite un salaire
- O Certains joueurs ne méritent pas de salaire
- O Donc certain joueur ne sont pas des travailleurs
Application de la règle de la démonstration par absurde :
1°. Opérer la contradiction des deux o :
- Tout joueur mérite un salaire
- Tout joueur est travailleur
2°. Permutez les termes de la Majeure :
- Tout méritent salaire est travailleur 3°.
Résultat
- A Tout méritant un salaire est travailleur
- A Or tout joueur mérite un salaire
- A Donc tout joueur est travailleur
Résultat final : 1ère figure, mode Barbara, cqfd.
B) Sur Bocardo :
- O Certains auditoire n’ont pas de portes
- A Or tout auditoire a des bancs
- O Donc certaines (salles) ayant des bancs n’ont pas de porte.
Application de la règle de la démonstration par absurde :
1°. Transformez les O en leurs contradictoires respectives, permutez-les
ensuite. Ce qui donne le résultat suivant :
- A Tout ce qui a des bancs a des portes
- A Or tout auditoire a des bancs
- A Donc tout auditoire a des portes
Résultat final : 1ère figure, mode Barbara, cqfd.
38

EXERCICES D’APPLICATION
Concluez et démontrez les raisonnements suivants :
1) Tout étudiant est intelligent. Or les étudiants ont chacun une nationalité
2) Aucun congolais n’est rwandais. Or les rwandais sont africains
3) Les signes sont mammifères. Or certains mammifères ne sont pas
comestibles
4) La plupart des pêcheurs ont une pirogue. Or les pêcheurs sont des
responsables
5) Les pêcheurs ont chacun une pirogue. Or la pirogue est un moyen de
transport
6) La tempête donne nouvelles. Or la tempête est un vent violent
7) Bon nombre d’enfant sont scolarisés. Or certains enfants sont sages
8) Le poisson vit dans l’eau. Or certains poissons ne sont pas gros
9) Le poisson vit dans l’eau. Or certains poissons sont originaires de l’Asie
10) Certains étudiants sont malins. Or certains malins sont gentils
11) Aucun homme n’est immortel. Or tout homme est intelligent.
B.2. LE SYLLOGISME D’EXPOSITION OU LE SYLLOGISME
CATEGORIQUE A PREMISSES CONCRETES
B.2.1. Définition
Le syllogisme d’exposition est un raisonnement qui prend appui sur deux
jugements catégoriques de prédication ayant en commun un même sujet concret8.
B.2.2. Structure du syllogisme d’exposition
Le syllogisme d’exposition se présente sous trois formes possibles :
1ère forme : Avec deux prémisses affirmatives ;
2 ème forme : Avec une prémisse affirmative et une prémisse négatives
3ème forme : Avec deux prémisses négatives.
B.2.3. Règle du syllogisme d’exploitation
La règle générale est que le syllogisme d’exploitation n’est

8
J. Dopp, Leçon de logique formelle partie. Logique ancienne. La logique des
jugements prédicatifs, Louvain, éd. De l’Institut Supérieure de
Philosophie, 1949, p.135
39

concluant que lorsque, au moins l’une de ses prémisses est positive. Cette règle peut
être éclatée en trois :
1°. De deux prémisses affirmatives ayant un même sujet concret, on peut
conclure à deux jugements généraux particuliers. Les deux conclusions ont comme
termes les prédicats de chacune des prémisses. Les prédicats des deux prémisses
deviennent respectivement, dans les deux conclusions, sujet et attributs. Dans la
première conclusion, le prédicat de la première concrète est sujet et celui de la
deuxième, son attribut dans la deuxième, le prédicat de la deuxième concrète devient
sujet et celui de la première l’attribut. Exemple :
 Cet enfant est malade.
 Or il intelligent
 Donc quelque étant malade est intelligents
 Donc quelque étant intelligent est malade
2°. D’une prémisse affirmative et d’une négative ayant un même sujet concret, on
ne peut aboutir qu’à une seule conclusion négative. Dans la conclusion, le prédicat de
la prémisse affirmative est sujet, celui de la négative l’attribut.
Exemple :
 Mbala est joueur.
 Or Mbala n’es pas étudiant
 Donc quelques (étant) joueur n’est pas étudiant.
3°. De deux prémisses négatives, on ne peut rien conclure. Exemple :
La République Démocratique du Congo n’est pas un pays européen.
Or la RDC n’est pas un pays développé.

EXERCICES D’APPLICATION
1) Paul est dangereux ; Or Paul est mon ami
2) Bénédicte est la fille de Rogina ; Or ma Gloire est le fils de Rogina
3) Les Simba ont été battus par les Rwandais ; Or les Simba sont congolais
4) Kisantu est une cité ; Or Kisantu n’est pas riche
5) Cette courbe est continue ; Or cette courbe n’admet la dérivée
6) Judas est apôtre ; Or Judas a trahi
7) Cette situation me tourmente ; Or cette situation n’est pas insoluble
40

8) Kisimba est étudiant ; Or Nzalu est aussi étudiant


9) Lomami est une rivière ; Or Lomami n’est pas rivière Mongo
10) Jésus fut juif ; Or Jésus est adoré par les congolais
B.3. LES SYLLOGISMES COMPOSEES

Un syllogisme est dit composé lorsque sa Majeure est une proposition


composée ou complexe. On peut distinguer : le syllogisme hypothétique ou
conditionnel, le syllogisme conjonctif ou copulatif, le syllogisme disjonctif (la
disjonction exclusive et non exclusive). Nous nous intéresserons au syllogisme
conditionnel et à la disjonction exclusive.
B.3.1. LE SYLLOGISME HYPOTHETIQUE OU CONDITIONNEL
Le syllogisme hypothétique est un raisonnement conditionnel dont la
Majeure est constituée d’un antécédent appelé également condition (P) et d’un
conséquent appelé aussi conditionné (Q).
Il est concluant suivant deux figures (Ponendo ponens) et quatre
modes (Tollendo tollens). Chaque figure comprend quatre modes possibles.
Tableau des figures et des modes concluant du syllogisme hypothétique

Mode 1 ière figure : Ponendo-ponens 2ième


figure : Tollendo-tollens
P→Q P→Q
Mode 1 Or P Or ˜Q
Donc Q Donc ˜P

P→˜Q P→˜Q
Mode 2 Or P OrQ
Donc ˜Q Donc ˜P

˜ ˜
P→Q P→Q
Mode 3 Or˜P Or ˜Q
Donc Q Donc P
˜
P→˜Q ˜
P→˜Q
Mode 4 Or˜ P Or Q
Donc ˜Q Donc P
41

Application sur Figure 1 (Ponendo-ponens) et ses modes


Figure 1, mode 1 : S’il chante, l’auditoire bouge P Q
Or il chante Or P
Donc l’auditoire bouge Donc Q
˜
Figure 1, mode 2 : S’il dort, il ne saura pas travailler P Q
Or il dort Or P
Donc il ne saura pas travailler Donc ˜Q
Figure 1, mode 3 : S’il ne mange pas, il travaille bien P Q
Or il ne mange pas Or P
Donc il travaillera bien Donc Q
Figure 1, mode 4 : Si Paul ne vient pas, Didier n’est pas fâché ˜ P Q
Or Paul ne vient pas Or P
Donc Didier n’est pas fâché Donc ˜Q
Application, série 2 : (Tollendo-tollens) et ses modes
Figure 1, mode 1 : Si Giro arrive, Dodé voyage P Q
Or Gode ne voyage pas Or Q
Donc Giro n’arrive pas Donc ˜P
Figure 1, mode 2 : S’il pleut, la lune n’apparait pas P Q
Or la lune apparait Or Q
Donc il ne pleut pas Donc ˜P
˜
Figure 1, mode 3 : Si papa n’arrive pas, maman dort P Q
Or maman ne dort pas Or ˜ Q
Donc papa arrive Donc P
Figure 1, mode 4 : Si le bus n’arrive pas, les cours n’ont lieu ˜P ˜
Q
Or les cours ont lieu OrQ
Donc le bus arrive Donc P

Application, série 3 : combinaison du Ponendo ponens avec le Tollendo tollens.


Exemple :
42

1) «… Paul ne chante pas


Donc le soleil ne s’élève pas
2) Le poisson n’est pas cuit
Donc la fête ne commence pas
3) Or le professeur n’a pas promis d’interrogation.
Donc le jour n’est pas ouvrable
4) Laetitia ne pleure pas,…
Or Axel n’est pas arrivé (Complétez et indiquez les figures et les
modes des du raisonnement)
Exercice 1 : «… Paul ne chante pas
Donc le soleil ne s’élève pas.
B.3.2. LE SYLLOGISME DISJONCTIF
Le syllogisme disjonctif est un syllogisme composé, dont la majeure est
une disjonction. Il existe deux types de disjonction : la disjonction exclusive et la
disjonction non-exclusive (inclusive). La disjonction exclusive symbolisée par la
lettre w, la non-exclusive par la lettre v. la logique formelle, porte seulement sur la
disjonction exclusive.
Le raisonnement disjonction a deux figures concluantes (le Ponendo
tollens et le Tollens ponens) et quatre modes concluant.
B. Tableau des figures et des modes concluants du syllogisme disjonctif

Mode Figure 1 :Ponendo tollens Figure 2 :Tollendo ponens

PwQ PwQ
Mode 1 Or P/Q Or ˜P/˜Q Donc Q/P
Donc ˜Q/˜P

P w ˜Q P w ˜Q
Mode 2 Or P/˜Q Or ˜P/Q
Donc Q/˜P Donc ˜ Q/P
˜
PwQ ˜PwQ
Mode 3 Or ˜P/Q Or P/˜ Q
Donc ˜Q/P Donc Q/˜ P
43

˜
P w ˜Q ˜
P w ˜Q Or P/Q Donc ˜ Q/˜P
Mode 4 Or ˜/˜Q
Donc Q/P

E. Application sur
1° Ponendo tollens
44

˜ ˜
Il ne joue pas ou il dort PwQ Il ne joue pas ou il dort PwQ

Or il ne joue pas Or ˜P Or il dort Or Q

Donc il ne dort pas Donc ˜Q Donc il joue PwQ


Donc P

Il ne pense pas ou il ne lie ˜ Il ne pense pas ou il ne lie ˜


P w ˜Q P w˜ Q
pas pas

Or il ne pense pas Or ˜ P Or il ne lie pas Or ˜Q

Donc il lie Donc Q Donc il pense Donc P

2° Tollendo ponens

Il pleure ou il dort PwQ Il pleure ou il dort PwQ

Or il pleut pas Or ˜P Or il ne dort pas Or ˜Q

Donc il dort Donc Q Donc il pleur Donc ˜P

Il pleure ou il ne dort pas P w ˜Q Il pleure ou il ne dort P w ˜Q


pas
Or il ne pleut pas Or ˜P Or il dort Or Q

Donc il ne dort pas Donc ˜ Q Donc il pleur Donc P

˜ ˜
Il ne joue pas ou il dort PwQ Il ne joue pas ou il dort PwQ

Or il ne joue Or P Or il ne dort pas Or ˜Q

Donc il dort Donc Q Donc il ne joue pas Donc ˜P


pas

Il ne pense pas ou P w ˜Q Il ne pense pas ou PwQ


45

Figure 2, il ne lie pas Or P il ne lie pas Or ˜Q

mode 4 Or il pense Donc ˜Q Or il lie Donc ˜P

Donc il ne lie pas Donc il ne pense pas

3° Combinaison du Ponendo tollens avec le Tollendo ponens


Si on ne précise rien, il faut travailler sur toutes les deux figures du
syllogisme disjonctif :
Exemple :
 «~.. Paul n’arrive pas
 Donc le bateau n’a pas chaviré
Marche à suivre :
1° Identifiez les propositions du syllogisme en partant de celle qui est déjà indiqué de
par sa position dans la Majeure.
Le syllogisme disjonctif a deux proposition, P et Q. la structure de la
Majeure est P w Q venant en première position et Q en deuxième, dès qu’une
proposition est identifiée, on sait que l’autre proposition est celle qui n’est
pas encore identifiée. Ainsi, par la position qu’elle occupe dans la majeure, la
proposition Paul n’arrive pas est la Q, tandis que le bateau n’a pas chaviré est
la P.
2° Reconstituez la structure incomplète «~. Q ; Donc «~˜P
3° Parcourez le tableau des figures et modes concluant pour arriver à trouver les
figures et les modes susceptibles de faire compléter logiquement votre
raisonnement dont la structure est encore incomplète. Ce qui vous les
éventualités suivantes :
Figure 1, mode 2
P w ˜Q Le bateau a chavire ou Paul n’arrive pas
Or ˜Q Or Paul n’arrive pas
Donc ˜P Donc le bateau n’a pas chavire
Figure 2, mode 4
P w ˜Q Le bateau n’a pas chavire ou Paul n’arrive pas
Or Q Or Paul arrive
Donc ˜P Donc le bateau n’a pas chavire
46
B.3.3. Exercices sur le syllogisme composé
Par exemple, sans préciser le type du syllogisme complexe, il vous est demande de
compléter un raisonnement et d’en trouver les figures ainsi que les modes
concluants possibles.
 «~.. Paul n’arrive pas
 Donc le bateau ne chavire pas
Quelles sont les figures et les modes possibles ?
B.3.4. LE SYLLOGISME MODAL
A. Définition
Le syllogisme modal est syllogisme dont les prémisses sont des
propositions modales22. Pour rappel, on distingue trois modalités : la modalité
apodictique, la modalité assertorique et la problématique.
La modalité apodictique exprime une vérité de droit, une nécessité ;
l’assertorique exprime une vérité de fait, c’est-à-dire un acte qui ou pourrait ne
pas être sans contradiction ; la problématique n’exprime pas un fait mais est
présentée à tiré de possibilité devant se réaliser dans le fait futur. De manière
opératoire, les trois modalités peuvent être réduites aux deux modalités de
nécessiter et de possibilité.
La nécessité étant symbolisée par , la possibilité par .
Ainsi :
- Il est nécessaire que l’homme, s’écrit-il p
- Il est possible que l’homme mange, s’écrit-il p.
Ces modalité correspondent respectivement, en combinant le point de
vue de la quantité et de la qualité des propositions, à l’affirmative universelle
(A) et à l’Affirmative particulière (I). En leur appliquant la règle de la
contradiction, autrement dit en les niant, on obtient les propositions
contradictoires, la proposition E et la O. Ainsi :
- IŒ ’est pas nécessaire que l’homme mange, la O s’écrit ˜ p - IŒ
’est pas possible que l’homme mange, la E s’écrit ˜p.
Quatre modalités correspondant aux quatre propositions du carré logique
 Nécessité : A, p
 Impossibilité : E, ˜p
 Possibilité : I, p
47
 Contingence :O, ˜ p
B. Application
Exemple :
- A il est nécessaire que l’homme mange pour vivre - I Or il est
possible que l’homme étudié
- I Donc il est possible que quelque étudiant mange
Figure 3, mode Datisi
Démonstration
 A : il est nécessaire que l’homme mange
 I : Or il est possible que quelques étudiant soit homme
 I : Il Donc il est possible que quelque étudiant mange
Figure 1, mode Darii.
Exemple 2 :
- O : il est possible que quelques homme soient immortels = O EI
- A : Or il est nécessaire que l’homme soient raisonnable =A AA
- O : Donc il n’est pas nécessaire que quelques raisonna immortels
Figure 3, mode Bocardo
Démonstration
- A : il est nécessaire que tout raisonnable soit immortel
- A : or est nécessaire que l’homme soit raisonnable
- A : il est nécessaire que tout soit homme soit raisonnable
Figure 1, mode Barbara, Cqfd
B.3.5. EXERCICE D’APPLICATION
Complétez est démontrez les raisonnements suivants :
1) Le coq chante «~. Donc la terre bouge.
«~. Le coq chante. Or la terre bouge
2) La terre bouge si et seulement si le mode change. Donc le mode change
3) La terre bouge si et seulement si le mode change. Or la terre bouge
4) La terre bouge ou le mode change. Donc le mode ne change pas
5) Il est nécessaire que l’homme mange. Or il est possible que l’homme soit
astronaute
48
6) Il est possible que la terre tourne. Or il est impossible que la terre soit
éternelle.
B.4. QUELQUES VARAIANTES RHETORIQUES DU SYLLOGISME

Le raisonnement syllogistique ne présente toujours pas la


structure élémentaire des deux prémisses et d’une conclusion. Il existe une variété
de syllogismes qui, tout en respectant les règles du syllogisme classique, présentent des
structures particulières : certains n’expriment pas toutes leurs prémisses, d’autres
enchaînent ou font accompagner leurs prémisses des preuves. Il s’agit de :
l’Enthymème, l’Epichérème, la Polysyllogisme, le Sorite23.
3.4.1. L’ENTHYMEME

Très souvent, les dialogues ne prennent pas la forme de suites de


syllogismes complets alignant trois termes provenant des trois propositions. Il
arrive qu’on sous-entende certains termes, les supposant évidents ou notoires.
C’est ainsi que, traitant de l’enthymème, Alain Boyer titre : « Cela va sans dire
»24.
Que faut-il comprendre par là ?
a) Définition : l’Enthymème est un syllogisme dont une des prémisses, ou même
la conclusion, reste sous-entendue25.
b) Exemples : 1° Jésus, tu es le fils de Dieu
2° Jeune homme, tu seras magistrat
3° Vous êtes acquitté !
c) Reconstitution de ces trois syllogismes : 1° Jésus est fils de Dieu
Or tu es Jésus
Donc tu es fils de Dieu
Première figure, mode Barbara
 Tout jeune homme étudiant le droit peut devenir magistrat
 Or Kasongo est un jeune homme étudiant le droit
 Donc Kasongo peut devenir magistrat
Première figure, mode Barbara.
 Tout innocent est acquitté
 Or Hassan est innocent
 Donc Hassan est acquitté
[Link]. EPICHEREME
49
a) Définition
L’Epichérème est un syllogisme dans lequel l’une ou l’autre des
prémisses, ou toutes deux, étant contestées, sont accompagnées de leur preuve,
qui peut être elle-même un syllogisme. La plupart de discours, textes, dissertations,
sont émis sous forme d’épichérèmes.
b) Exemple : Pour prouver qu’Archias mérite de bénéficier de la citoyenneté romaine,
Cicéron fait accompagner ses arguments des preuves
Majeure : Rome a toujours vénéré les grands hommes, qui se sont illustrés par des
hauts faits, chevaleresques, militaires ou culturels et qui ont, d’une certaine
manière contribué à son rayonnement et à son essor.
Mineure : Or Archias est un grand homme de culture. La poésie est une activité
culturelle sublime. Car, ni la force physique et brutale, ni les fauves, ni
la tempête du désert ne peuvent résister à la voie du poète.
Conclusion : Donc, Rome doit accorder le droit de cité à Archias. Car la
république ne doit pas se dédire.
[Link]. LE POLYSYLLOGISME

a) Définition
Le polysyllogisme est une suite de syllogismes enchaînés. Un premier
syllogisme, appelé prosyllogisme fournit une conclusion, qui sert de majeure, ou de
mineure, à un syllogisme ultérieur, appelé épisyllogisme.
b) Exemple
 Ma : Tout homme est raisonnable
 Mi : Or les raisonnables sont vivants
 Donc certains vivants sont des hommes
 Mi : Or les congolais sont des hommes
 C : Donc les congolais sont vivants
 Mi : Or les baluba sont des congolais
 C : Donc les baluba sont vivants
c) Sortes de polysyllogisme
Il existe deux types de polysyllogisme : le polysyllogisme
progressif et le polysyllogisme régressif.
Le Polysyllogisme est progressif si la conclusion du
prosyllogisme sert de majeure à l’épysyllogisme.
50
 Ma : Tout pays a une capitale
 Mi : Or la RDC est un pays
 C /Ma : Donc la RDC a une capitale
 Mi : Or la RDC est un pays africain
 C : Donc un pays africain a une capitale, etc.
Le polysyllogisme est régressif si la conclusion du
prosyllogisme sert de mineure à l’épisyllogisme. Exemple26 :
 Mi : Cette rivière fait du bruit
 Maj : Tout ce qui fait du bruit remue
 Con : Donc cette rivière remue
 Maj : Or rien de ce qui remue n’est gelé
 Con : Donc cette rivière n’est pas gelée
 Maj : Or rien de ce qui est non gelé ne peut me porter
 Con : Donc cette rivière ne peut me porter
[Link]. LE SORITE

a) Définition
Le sorite est un polysyllogisme dans lequel toutes les conclusions
intermédiaires sont sous-entendues :
b) Exemple :
 Toute nation est une communauté d’hommes
 Or le la RDC est une nation
 Or toute communauté d’hommes a ses lois internes
 Donc la RDC a ses lois internes
c) sortes de sorites
Il existe deux types de sortes de sorite : le sorite d’Aristote et le sorite
de Goclenius.
Le sorite d’Aristote est formé d’une suite de propositions, telle que
le prédicat de la première proposition devienne le sujet de la deuxième, le
prédicat de la deuxième le sujet de la troisième, et ainsi de suite jusqu’à la
conclusion qui unit le sujet de la première au prédicat de l’avant-dernière.
Exemple :
 Tout enfant a un père
51
 Or tout ayant un père est vivant
 Or tout vivant respire
 Donc tout enfant respire
Le sorite de Goclenius est formé d’une chaîne de propositions, telle
que le sujet de la première proposition devienne le prédicat de la deuxième, le
sujet de la deuxième le prédicat de la troisième, et ainsi de suite jusqu’à la
conclusion qui unit le sujet de l’avant-dernière au prédicat de la première
proposition.
Exemple :
 Les congolais sont champions d’Afrique
 Or les kinois sont des congolais
 Or Margaux est kinoise
 Donc Margaux est championne d’Afrique
[Link]. LE DILEMME

a) Définition
Le dilemme est un raisonnement qui combine, dans la Majeure, une proposition
disjonctive avec deux ou plusieurs propositions conditionnelles. On pose ou
on nie, dans la mineure, les deux ou plusieurs propositions conditionnelles qui
énoncent que, quelle que soit la possibilité envisagée, la conséquence est la même
dans tous les cas, aussi bien pour chacune d’elles que pour la totalité du
raisonnement. La disjonction doit être exclusive ou non inclusive27.
Le dilemme est un procédé argumentatif très prisé en droit, souvent pour
décourager l’interlocuteur. En effet, pour acculer un adversaire, on lui pose une
alternative et on lui laisse le choix entre deux parties, puis on lui prouve que, dans les
deux cas, il ne peut récolter aucun bon résultat.
c) Exemples :
1. Pour décourager quelqu’un à beaucoup étudier, un rhétoricien (sophiste) lui dit :
 Si tu étudies beaucoup, tu n’auras n’aura pas facilement du travail ou tu
vieilliras vite. Si tu vieillis, tu diminues les chances d’avoir du travail. Donc,
n’étudiez pas beaucoup.
2. Le litige ayant opposé le philosophe Protagoras, qui enseignait l’art de plaider, et
son élève Eulathus :
 Eulathus étant pauvre, le maître avait accepté de lui prodiguer son
enseignement sans demander d’honoraires, à la condition cependant que
l’élève le paierait le jour où il aurait gagné son premier procès. Mais
52
Eulathus, l’enseignement terminé, ne plaida aucune cause.
Lassé d’attendre, Protagoras lui réclama ses honoraires en justice, en avançant
l’argumentation suivante :
 « Si Eulathus perd ce procès, il doit me payer, à cause du jugement. Si
Eulathus gagne ce procès, il doit également me payer, à cause de notre
contrat. Eulathus doit perdre ou gagner ce procès, il doit me payer ».
Mais Eulathus répliqua :
 « Si je perds le procès, je ne dois rien payer, vu notre contrat. Si je gagne le
procès, je ne dois rien payer, vu le jugement. Je dois perdre ou gagner le
procès, je ne dois rien payer ».
c) Règles du dilemme
Le dilemme repose sur, au moins, trois règles :
1° Il faut que la disjonction soit complète, pour ne pas verser dans le
sophisme
2° Il faut que le conséquent de chaque membre, dans la mineure, suive
légitiment
3° Il faut que la conclusion soit rigoureuse, de manière que le dilemme ne puisse
être rétorqué, c’est-à-dire de lanière que la même conclusion soit déduite.
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TABLE DES MATIERES

O. INTRODUCTION GENERALE .............................................................................. 0


0.0. But et Objectifs du cours.......................................... Erreur ! Signet non défini.
0.1. Définition de la logique ...................................................................................... 0
0.2. Place de la logique en l’homme .......................................................................... 0
0.3. Logique empirique et Logique scientifique ........................................................ 1
0.4. Les principes fondamentaux de la logique .............. Erreur ! Signet non défini.
A. Principe d’identité................................................... Erreur ! Signet non défini.
B. Principe de non-contradiction ................................. Erreur ! Signet non défini.
C. Principe du tiers-Exclu............................................ Erreur ! Signet non défini.
0.5. Subdivision de la Logique scientifique .................... Erreur ! Signet non défini.
0.6. Contenu du cours ................................................................................................ 2
BIBLIOGRAPHIE ..................................................................................................... 2
PREMIERE PARTIE : LA LOGIQUE ANCIENNE ................................................... 4
CHAPITRE I : LE CONCEPT ...................................................................................... 5
1.2. Expression du concept ........................................................................................ 5
1.3. Propriétés ............................................................................................................ 5
1.4. Classification du concept .................................................................................... 6
1.5. La hiérarchie logique des concepts ..................................................................... 7
CHAPITRE II : LE JUGEMENT ................................................................................ 10
2.1. Définition du jugement ..................................................................................... 10
2.2. Expression du jugement .................................................................................... 10
2.3. Propriétés du jugement ..................................................................................... 11
2.4. Structure du jugement (simple)......................................................................... 11
2.5. Classification des jugements ............................................................................. 12
2.5.1. Au point de vue du rapport entre le sujet et le prédicat ............................. 12
2.5.2. Au point de vue de la compréhension du prédicat par rapport au sujet ..... 13
2.5.3. Au point de vue de la qualité ...................................................................... 13
2.5.4. Au point de vue de la quantité .................................................................... 13
2.5.5. Au point de vue combiné de la qualité et de la quantité ............................ 14
2.5.6. Le carré logique .......................................................................................... 15
2.5.7. Les jugements complexes ou composés ..................................................... 15
[Link]. Le jugement conjonctif ........................................................................ 15
[Link]. Le jugement disjonctif ......................................................................... 15
[Link]. Le jugement conditionnel .................................................................... 15
[Link]. Le jugement modal............................................................................... 16
CHAPITRE III. LE RAISONNEMENT ..................................................................... 17
3.1. DEFINITION DU RAISONNEMENT ............................................................ 17
3.2. PROPRIETES DU RAISONNEMENT ........................................................... 17
3.3. EXPRESSION DU RAISONNEMENT ........................................................... 17
3.4. TYPOLOGIE DES RAISONNEMENTS......................................................... 17
3.4.1. L’induction ................................................................................................. 17
54
3.4.2. L’analogie ................................................................................................... 18
3.4.3. LA DEDUCTION ...................................................................................... 19
A. LA DEDUCTION IMMEDIATE ................................................................ 19
I. LA NEGATION ............................................................................................ 19
II. L’OBVERSION ........................................................................................... 20
III. LA CONTRADICTION ............................................................................. 21
IV. LA CONTRARIETE .................................................................................. 22
V. LA SOUS-CONTRARIETE ........................................................................ 24
VI. LA SUBALTERNATION .......................................................................... 24
VII. LA CONVERSION ................................................................................... 25
VII. 1. LA CONVERSION SIMPLE OU PARFAITE (simpliciter) ................... 25
VII. 2. LA CONVERSION IMPARFAITE OU PAR ACCIDENT ................. 26
VII. 3. LA CONVERSION PAR CONTRAPOSITION ...................................... 26
VIII. LA CONCRETISATION ............................................................................ 27
IX. LA PARTICULARISATION ........................................................................ 27
X. EXERCICE D’APPLICATION GENERALE : VDA ? .................................. 27
B. LA DEDUCTION MEDIATE OU LE SYLLOGISME ................................. 28
B.1. LE SYLLOGISME CATEGORIQUE A PREMISSES GENERALES ... 28
B.1.2. LES REGLES DU SYLLOGISME CATEGORIQUE ............................. 30
B.1.2.1. LES REGLES CONCERNANT LES CONCEPTS............................ 30
B.1.1.2. LES REGLES CONCERNANT LES PROPOSITIONS .................... 31
B.1.2. FIGURES ET MODES DU SYLLOGISME CLASSIQUE .................. 32
B.1.2. 1. Les figures .......................................................................................... 32
B.1.2. 2. Les modes ........................................................................................... 33
[Link].3. Application sur les figures et les modes du syllogisme catégorique
Exemple : .......................................................................................................... 34
1.3. La démonstration des syllogismes .................................................................... 35
B.2. LE SYLLOGISME D’EXPOSITION OU LE SYLLOGISME
CATEGORIQUE A PREMISSES CONCRETES ............................................... 38
B.2.1. Définition................................................................................................ 38
B.2.2. Structure du syllogisme d’exposition ..................................................... 38
B.3. LES SYLLOGISMES COMPOSEES .......................................................... 40
B.3.1. LE SYLLOGISME HYPOTHETIQUE OU CONDITIONNEL ........... 40
B.3.4. LE SYLLOGISME MODAL ................................................................. 46
B.3.5. EXERCICE D’APPLICATION ............................................................. 47
B.4. QUELQUES VARAIANTES RHETORIQUES DU SYLLOGISME ........ 48
3.4.1. L’ENTHYMEME ....................................................................................... 48
[Link]. EPICHEREME ........................................................................................ 48
[Link]. LE POLYSYLLOGISME ....................................................................... 49
[Link]. LE SORITE ............................................................................................. 50
[Link]. LE DILEMME......................................................................................... 51

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