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Cours Installation

Les énergies renouvelables sont des sources d'énergie inépuisables à l'échelle humaine, issues de phénomènes naturels comme le soleil, le vent, et les marées. Parmi elles, on trouve l'énergie solaire, éolienne, marémotrice, géothermique et de la biomasse, chacune ayant ses propres méthodes de production et applications. Les installations photovoltaïques, qui convertissent l'énergie solaire en électricité, peuvent être autonomes ou raccordées au réseau, et utilisent divers composants comme des panneaux solaires et des régulateurs de charge.

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Cours Installation

Les énergies renouvelables sont des sources d'énergie inépuisables à l'échelle humaine, issues de phénomènes naturels comme le soleil, le vent, et les marées. Parmi elles, on trouve l'énergie solaire, éolienne, marémotrice, géothermique et de la biomasse, chacune ayant ses propres méthodes de production et applications. Les installations photovoltaïques, qui convertissent l'énergie solaire en électricité, peuvent être autonomes ou raccordées au réseau, et utilisent divers composants comme des panneaux solaires et des régulateurs de charge.

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Les Energies Renouvelables

• Définition
• L’énergie solaire
• L’énergie éolienne
• L’énergie marémotrice
• L’énergie géothermique
• La biomasse
1. Définition:

Une énergie renouvelable est une source d’énergie qui


se renouvelle assez rapidement pour être considérée
comme inépuisable à l’échelle de l’homme.

Les énergies renouvelables sont issues de phénomènes


naturels réguliers ou constants provoqués par les astres,
principalement le Soleil (rayonnement), mais aussi la Lune
(marée) et la Terre (énergie géothermique).

Aujourd'hui, on assimile souvent par abus de langage les


énergies renouvelables aux énergies propres.
2
2. l’énergie solaire:
L'énergie solaire est une source d'énergie renouvelable qui
dépend du soleil. Cette énergie est disponible en tout point sur
la terre.

Les rayons solaires reçus sur l’enveloppe terrestre, créent de la


chaleur qui servira comme source d’énergie propre.

Les rayons solaires peuvent être convertis en courant électrique


à partir de panneaux photovoltaïques ou des centrales solaires
thermiques.
2.1 Chauffe eau solaire :

4
2.2 Centrales solaires :
Ce sont Centrales électriques utilisant des concentrateurs
solaires (miroirs paraboliques ou cylindroparaboliques)

5
Déjà dans l’antiquité, les Grecs allumaient la
flamme des Jeux olympiques à l’aide d’un miroir
parabolique (skafia)
Centrales électriques thermiques solaires (miroirs plans)

Puissance qui peut atteindre 150MW


(californie « solar two »)
Fours solaires (ici four d’Odeillo dans les Pyrénées-Orientales)

Température qui peut atteindre 3800°C  traitement thermique de


certains matériaux – puissance 1000kW 7
2.3. Energie solaire photovoltaïque :

L’énergie solaire photovoltaïque provient de la conversion de la


lumière du soleil en électricité au sein de matériaux semi-
conducteurs comme le silicium ou recouverts d’une mince couche
métallique.

L’électricité produite est disponible sous forme d’électricité directe


ou stockée en batteries (énergie électrique décentralisée) ou en
électricité injectée dans le réseau.

8
Désignation des composants PV
3. Energie éolienne :

Elle utilise la force du vent. Celui-ci est


dû à des différences de pressions
atmosphériques locales qui proviennent
de différences d'échauffement de l'air
par le soleil.

10
3. Energie maré-motrice :
L'énergie marémotrice est issue des mouvements de l'eau créés
par les marées et causés par l'effet conjugué des forces de
gravitation de la Lune et du Soleil. Elle est utilisée soit sous
forme d'énergie potentielle - l'élévation du niveau de la mer,
soit sous forme d'énergie cinétique - les courants de marée
Usine marémotrice (de la Rance en
Bretagne) : qui utilise l’énergie due
aux marées

La + grande au monde Puissance 240MW

Hydroliennes : qui utilisent la force des courants marins

13
4. Energie géothermique :

La géothermie consiste à capter la chaleur contenue dans


la croûte terrestre pour produire du chauffage ou de
l’électricité.

14
Applications suivant la profondeur :

• Production d’électricité (en France centrale géothermique de


Bouillante en Guadeloupe qui permet l’alimentation de 9% de besoins
de l’île)

• Réseaux de chauffage urbain

• Chauffage et climatisation individuelle

Centrale géothermique en Islande


15
5. Energie de la biomasse :

La biomasse (ensemble de la matière végétale) est une véritable


réserve d’énergie, captée à partir du soleil grâce à la
photosynthèse.

(processus biologique au cours duquel les végétaux utilisent, grâce à


l'énergie lumineuse, le gaz carbonique et l'eau pour produire des
sucres (amidons notamment) et rejeter de l'oxygène).

17
Combustion de résidus
forestiers dans chaudière

Production
d’énergie par

Fermentation (méthanisation) :
production de biogaz ou
biocarburants 2 grandes tours de biométhanisation, production du
biogaz à partir de la partie organique des déchets

18
Leçon 2 :

Généralités sur les installations photovoltaïques

1. Introduction :
Une installation PV est un circuit électrique qui utilise l’énergie solaire comme source primaire. La
conversion de cette énergie solaire en électrique se fait à l’aide des cellules PV à base des semi-
conducteurs (photodiodes ou phototransistors)
On distingue 2 types des installations PV :
- Installation PV autonome : qui utilise un système de stockage de l’énergie électrique (batteries)
- Installation PV raccordée au réseau électrique : qui permet d’injecter l’énergie PV produite dans
un réseau électrique (BT, MT ou HT)

2. Structures d’une installation PV :


Elle dépend du type de l’installation (autonome ou raccordée au réseau).
2.1. Structure d’une installation PV autonome :

Panneaux PV, Contrôleur/régulateur de charge, onduleur autonome

2.2. Structure d’une installation raccordée au réseau électrique :

Champ PV, Onduleur réseau, compteur de production d’énergie, réseau

1
3. Les principaux composants d’une installation PV :

Les principaux composants d’une installation PV.

3.1. Les principales technologies solaires photovoltaïques


On peut distinguer trois grandes familles de cellules solaires :
 les cellules au silicium cristallin, pour lesquelles l'élément actif est le silicium dopé dans la masse. Bien

que plus ancienne, cette technologie représente encore 90 % des parts de marché du fait de sa
robustesse et de ses performances (rendement modules allant de 12 à 20 % pour une durée de vie de 30
ans environ) ainsi que des investissements importants qui lui ont été destinés, que ce soit pour la
transformation du silicium, l'élaboration des cellules ou l'assemblage des modules.
Cette famille des cellules PV comporte 2 types : monocristallin et le polycristallin
 les cellules à base de couches minces qui ont en commun le procédé de dépôt du matériau semi-

conducteur à faible épaisseur sur des substrats variés et donnant un aspect uni, produisant des modules
de rendement légèrement inférieur (de 7 à 13 %). La part de marché pour l'ensemble de ces technologies
est d'environ 10 % et reste relativement stable : ces filières ont perdu l'avantage de leur moindre coût de
production avec les investissements massifs consentis dans le silicium au début des années 2000.
 les cellules à base de photovoltaïque organique, segment sur lequel la recherche s'intensifie dans la

perspective de produire des cellules à très bas coût pour des applications nouvelles. Leur principe de
fonctionnement est basé sur les cellules à colorant de Michael Gräetz, avec des variations sur le type de
matériaux utilisés. Avec des rendements de l'ordre de 3 à 5 %, leur point faible reste aujourd'hui encore
leur durée de vie limitée.

Enfin, la famille des hybrides présentée sur l'illustration ci-dessous rassemble les cellules mettant en
présence des technologies de natures différentes pour atteindre des rendements optimisés.

2
Principales technologies des cellules solaires PV.
Le graphique suivant illustre l’évolution du marché mondial de production des panneaux PV :

3.2. Caractéristiques d’un champ PV


Le panneau PV :

Structure d’un panneau PV

3
Puissance crête des modules PV
La "puissance-crête" est une donnée normative utilisée pour caractériser les cellules et modules
photovoltaïques, mesurée lors d'un test effectué en laboratoire, sous une irradiation de 1000 W/m 2 et à
une température de 25°C, la lumière ayant le spectre attendu après la traversée de 1.5 fois l’épaisseur de
l’atmosphère (Air Mass 1.5).
Elle correspond à la puissance que peut délivrer une cellule, un module ou un champ photovoltaïque dans
ces conditions standard (STC)
Rendement des modules
Le rendement des modules varie entre 12 et 20%
Les performances des modules sont variables selon la technologie utilisée et les caractéristiques définies
par le fabricant, mais les modules les plus courants délivrent une puissance nominale de quelques
centaines de watts sous une tension d'une trentaine ou quarantaine de volts.
Plusieurs modules peuvent être connectés électriquement entre eux, en série ou en parallèle, de façon à
délivrer la puissance et la tension désirée. La puissance totale d'un système photovoltaïque (et donc
l'énergie qu'il produira) est directement proportionnelle au nombre de modules et à leur puissance
individuelle.
Les modules qui forment ensemble une série doivent impérativement être installés dans un même plan
(même inclinaison par rapport à l'horizontale et même orientation par rapport au Sud), faute de quoi la
productivité de l'ensemble s'alignera à tout instant sur le moins ensoleillé des modules, occasionnant
ainsi des pertes
Limitation des pertes modules PV
Diodes bypass :
En plus de la perte d’énergie engendrée par la moindre irradiation, le photovoltaïque réagit de manière
sensible aux ombrages. En effet, lorsqu’une cellule est ombragée, elle devient équivalente à une
résistance et absorbe à ce titre l’énergie produite par les cellules voisines non ombragées. Cette énergie
se transforme alors en chaleur et risque de dégrader la cellule masquée (effet point chaud : Hot Spot).

[Link] infrarouge du panneau PV b. Marche normal (sans ombrage) c. Cellule ombragée

4
Afin de lutter contre ce phénomène, les modules
intègrent des diodes de by-pass placées en
parallèle des cellules et dont le rôle est de
détourner le courant provenant des autres
cellules. Cet effet qui se produit au niveau d’une
cellule peut aussi se retrouver de la même
manière à l’échelle d’une série de modules, du
fait de leur mise en série.

[Link] du panneau PV par des diodes de bypass

Traitement anti-reflet
L'incidence des rayons lumineux sur les modules photovoltaïques ne permet pas de recueillir l'intégralité
de l'énergie : une partie du rayon est réfléchie. Pour diminuer cette perte optique, certains modules
photovoltaïques sont équipés en face avant de verres spéciaux avec un traitement permettant de retenir
(par réfraction) les rayons lumineux.
Sur certains modules, notamment les panneaux photovoltaïques à concentration, le concept est poussé
jusqu'à son maximum.
3.3. Régulateur de charge PV/ régulateur solaire :
Le régulateur de charge/décharge est associé à un générateur photovoltaïque, il a pour rôle, entre autres, de
contrôler la charge de la batterie et de limiter sa décharge. Sa fonction est primordiale car elle a un impact
direct sur la durée de vie de la batterie.
On trouve sur les installations plusieurs technologies de contrôleur de charge :
 Régulation tout ou rien (TOR) par coupure électromécanique. Ce type de régulateur n'est plus
commercialisé et est amené à disparaitre.
 Régulation MLI (Modulation de Largeur d'Impulsion) avec deux types de couplage sur la batterie.
 Couplage direct appelé régulateur PWM (Pulse With Modulation).
 Couplage par adaptateur d'impédance appelé régulateur MPPT (Maximum Power Point Tracking).
Fonction d’un régulateur de charge PV :
a/ Régulation PWM (Pulse Width Modulation)
Le régulateur est inséré entre le champ photovoltaïque et la batterie. Il est composé d'un interrupteur
électronique fonctionnant en MLI (Modulation de Largeur d'Impulsion) et d'un dispositif anti-retour
(diode).

5
L'ouverture et la fermeture de l'interrupteur électronique s'effectuent à une certaine fréquence, ce qui
permet de réguler le courant de charge en fonction de l'état de charge avec précision.
Lorsque la tension batterie est inférieure à la tension de limitation du régulateur, l'interrupteur est
fermé. La batterie se charge alors avec le courant correspondant à l'ensoleillement. On est en phase
"Bulk".
Lorsque la tension batterie atteint un seuil de régulation prédéterminé, l'interrupteur s'ouvre et se
ferme à une fréquence fixe pour maintenir un courant moyen injecté dans la batterie. La batterie est
chargée, on est en phase "Floating".

Attention
Le régulateur PWM ne peut fonctionner qu'exclusivement avec des modules photovoltaïques 36 ou 72
cellules (12V ou 24V).
b/ Régulateur MPPT (Maximum Power Point Tracking)
Le régulateur de charge est composé d'un convertisseur DC/DC à découpage de haut rendement qui
assure trois fonctions :
- Détection de la puissance maximale du champ photovoltaïque tant que la batterie n'est pas chargée.
- Conversion DC/DC.
- Régulation de la tension de sortie en fonction de la phase de charge (Bulk, Absorption et Floating).
A savoir
Le convertisseur DC/DC est utilisé comme abaisseur de tension. Ce qui signifie que la tension MPP du
générateur photovoltaïque doit toujours être supérieure à la tension batterie.
Le champ solaire est connecté à l'entrée du régulateur et la batterie à sa sortie. Lorsque la tension
batterie est inférieure à la tension de régulation, le régulateur fait fonctionner le générateur
photovoltaïque à puissance maximale Pmpp et transfère cette puissance à la sortie.
Par conception, le régulateur MPPT permet un gain de production de 5 à 30% par rapport à un régulateur
PWM. Ce gain augmentera en hiver et pendant les périodes de faible ensoleillement.
Le régulateur de charge MPPT permet une plus grande souplesse au niveau du choix des panneaux. En
effet, tous les types de module photovoltaïque peuvent être utilisé du moment que l'on reste dans les
tolérances de tension (V) et de courant (A) du régulateur.

6
Le tableau suivant illustre une étude comparative entre les 2 types de régulateurs solaires :
Contrôleur de charge PWM Contrôleur de charge MPPT
Charge de la batterie via un convertisseur abaisseur de
Couplage direct du champ PV sur le batterie
tension
La tension nominale de la chaîne PV doit être compatible La tension nominale de la chaîne PV peut être
avec la tension batterie supérieure à la tension batterie
Gain énergétique maximal lorsque la température des
Optimisation énergétique lorsque la température des
modules est basse et que la batterie est faiblement
modules est élevée et que la batterie est presque chargée.
chargée
Typiquement adapté pour des petits systèmes PV < 200Wc Plus adapté pour des puissances PV > 200Wc
Possibilité d'utiliser des modules quelque soit le
Nécessite l'utilisation de modules de 36 ou 72 cellules
nombre de cellules
Champ PV dimensionné en courant (basé sur le courant de Champ PV dimensionné en puissance (basé sur le
charge de la batterie) courant max de charge x la tension batterie)
Câble PV de grosse section et nécessite une boîte de Possibilité de s'affranchir de boîte de jonction dans
jonction quand la puissance le justifie certains cas et de réduire la section des câbles

3.4. Les batteries solaires :


Il existe quatre principaux types de batteries solaires utilisées pour stocker l’électricité produite par les
installations photovoltaïques : les batteries au plomb (plomb ouvert, AGM et Gel) et la batterie lithium.
a/ Types des batteries solaires
Il existe plusieurs types de batteries au plomb : la batterie “ plomb ouvert “, la batterie AGM et la
batterie gel, chacun de ces modèles présentant des caractéristiques différentes.
 La batterie à plomb ouvert :

Jusqu’à tout récemment, la batterie plomb ouvert était la seule technologie de batterie solaire pratique
pour stocker l’électricité solaire. Ce type de batterie solaire fonctionne notamment avec une solution
d’acide sulfurique liquide. Il s’agit du même type de batterie dans la voiture, mais les versions de
stockage solaire sont beaucoup plus volumineuses.

On l’entrepose plutôt dans des endroits frais ou climatisés, car la chaleur réduit considérablement sa
durée de vie. Il faut aussi que le lieu soit aéré, car en se chargeant la batterie plomb ouvert libère de
l’hydrogène.

7
La batterie plomb ouvert a donc pour elle d’afficher un coût initial bas, mais le compromis se
présente sous forme de maintenance – chaque mois, vous devez vérifier le niveau d’eau, en ajoutant
de l’eau distillée pour la maintenir à niveau.

 La batterie solaire AGM :

Elle se présente sous la forme d’une batterie au plomb scellée. Son principal avantage est le fait
qu’elle ne nécessite pas d’entretien. Elle présente en plus l’intérêt d’être étanche et de ne pas dégager
d’hydrogène ni de chaleur durant les cycles de charge ou de décharge. Plus adaptée aux utilisations
quotidiennes, elle peut faire l’objet d’une utilisation régulière, sans que ses performances en soient
affectées.

Comme toutes les batteries au plomb, la batterie solaire AGM est particulièrement sensible à
l’élévation de la température. Elle est également plus chère que sa version au plomb ouvert et
présente une faible durée de vie en cyclage en plus de présenter une profondeur de décharge de 80 %
en général.

8
 La batterie solaire Gel
La technologie de la batterie solaire gel a tendance à supplanter les autres modèles à base de plomb de part
ses caractéristiques plus performantes. Sur le marché du solaire, elle est considérée comme l’évolution haut
de gamme des batteries au plomb.

Les batteries gel, à l’instar des batteries AGM, sont étanches et ne nécessitent pas d’entretien sous forme
d’ajout d’eau distillée. Elles supportent également mieux les décharges profondes. À 50 % de décharge, elles
peuvent durer plus de 1000 cycles. En termes de durée de vie, cela représente entre 6 et 10 ans pour une
application solaire.

Notez néanmoins que la batterie gel supporte mal une vitesse élevée de charge et de décharge. Il lui faut
donc une application en décharge lente pour optimiser son nombre de cycles. De plus, elle présente un prix
élevé : environ le double de la batterie plomb ouvert. Il faudra également la conserver dans un lieu frais ou
climatisé.

 La batterie solaire maison lithium


Ce n’est pas un hasard si les batteries solaires lithium comptent parmi les plus populaires du marché.
En pleine expansion, cette technologie se retrouve partout dans notre quotidien : dans nos voitures et
nos smartphones.
Les batteries au lithium sont plus légères et plus compactes que les batteries au plomb. Elles peuvent
également être déchargées plus profondément que les batteries au plomb. Elles sont particulièrement
sollicitée pour leur durée de vie étendue : elles peuvent monter jusqu’à 6 000 cycles à un taux de
décharge de 80%.
Côté bilan écologique, la batterie lithium fait aussi figure de bon élève comparativement aux batteries
au plomb : son niveau de recyclage est proche de 70 %.

9
Batterie solaire lithium de LG

b/ critères de choix d’une batterie solaire


Les considérations relatives au choix d’une batterie incluent évidemment le coût, mais aussi la durée de
vie, la capacité de stockage et la profondeur de décharge.
+ La capacité de stockage des batteries :
L’énergie stockée dans une batterie, appelée capacité de la batterie, est mesurée en wattheures (Wh), en
kilowattheures (kWh) ou en ampères-heures (Ah). Elle détermine le volume d’énergie pouvant être
emmagasinée par la batterie solaire puis redistribuée dans la maison.
La capacité en wattheures (Wh) d’une batterie solaire se calcule à partir de l’intensité de la batterie
(donnée en ampère Ah) et en la multipliant par la tension exprimée en volt.
EXEMPLE : Une batterie de 12 volts ayant une capacité de batterie de 500 Ah permet de stocker environ
100 Ah x 12 V = 1 200 Wh ou 1,2 kWh
+ La profondeur de décharge :
En fonction de la technologie utilisée, et afin de prolonger la durée de vie des batteries solaire, celles-ci ne se
déchargent jamais complètement. C’est pourquoi les batteries sont largement “surdimensionnées” par
rapport à l’installation en place, de façon à ce qu’elles ne se déchargent pas au-delà d’un certain seuil. Si ce
seuil est donné par le fabricant à 50% par exemple, alors seulement 50% de la capacité de la batterie peut
être utilisée, pas davantage. Cette méthode permet de mieux préserver les batteries solaires sur la durée.
+ L’espérance de vie d’une batterie solaire :
La durée de vie d’une batterie est généralement évaluée en nombre de cycles qu’elle peut effectuer avant de
ne plus être fonctionnelle, c’est à dire sa capacité à se charger et à se décharger. Chaque batterie réduira
10
lentement sa capacité au fur et à mesure du temps qui passe et de la profondeur quotidienne de décharge.
Moins une batterie effectuera de cycles, moins elle s’usera rapidement. On estime qu’une batterie sera
bientôt inefficace lorsqu’elle aura perdu environ 20% de sa capacité d’origine.

3.5. L’onduleur solaire:


Il permet de convertir l'électricité produite par le champ PV avec un maximum d'efficacité et en toute
sécurité vers le réseau électrique ou le récepteur indépendant. En moyenne, l’onduleur a une durée de
vie de 8 à 12 ans.

Dans sa conversion, l'onduleur cherche à chaque instant le point maximal de fonction (MPP) en fonction
des caractéristiques I/U du champ photovoltaïque qui dépendent des conditions météorologiques.

L’onduleur est géré par un microprocesseur et garantit que le courant produit répond exactement aux
normes fixées par le gestionnaire du réseau (voltage, fréquence, émission d'harmoniques, etc...). Il assure
aussi la sécurité du système entier par une protection de découplage
Il existe 2 types des onduleurs solaires :

a-/ Les onduleurs "avec transformateur" : permettent d'assurer l'isolation électrique ("galvanique" -très
important pour des problèmes d'isolements sur les champs PV-) de la partie ou se trouvent les modules et de la
partie "réseau". Leur rendement oscille entre 64 et 96 %. Il en existe deux variantes :
 à transformateur "basse fréquence": Situé en aval de l'étape de conversion continu-alternatif, il
travaille à 50 Hz environ. Il est solide et simple mais présente l'inconvénient d'être encombrant et plus
lourds (10 kg par kW de puissance).
 à transformateur "haute fréquence" :Il est situé entre deux étapes de conversion de l'onduleur et
travaille à quelques milliers de Hz. Il est moins lourd mais nécessite plus de composants.
b-/ Les onduleurs sans transformateurs : ne bénéficient pas de l'isolation galvanique et peuvent être
à l'origine de courants de fuite capacitifs. Ils présentent l'avantage d'être plus légers (5 kg par kW) que les
modèles "à transformateur", moins chers et d'un meilleur rendement (98% pour les meilleurs en 2009).
Aujourd'hui, une garantie sur cinq ans est devenue la norme chez les constructeurs.
Le choix de l'onduleur se fait aussi en fonction de la manière dont on veut combiner le champ photovoltaïque
et l'onduleur.

3.6. Les appareils de coupure


Les coffrets électriques et les appareils de coupure doivent être conformes aux normes : UTE C 15-712, NFC
15-100 et EN 61439-1.
Dans les coffrets DC, on trouve un interrupteur sectionneur.

11
Dans les coffrets AC, on trouve le disjoncteur différentiel.

3.7. Les appareils de protection


En DC, on trouve : le module parafoudre et le fusible

En AC, on trouve : Le module parafoudre, Le fusible et le disjoncteur

12
Schéma électrique unifilaire d’une installation PV raccordée au réseau basse tension.

13
Leçon 3 :

Caractéristiques techniques des composants d’une installation PV


1. Introduction :
On distingue deux types des installations PV :
- Installation raccordé au réseau électrique : à basse tension (BT), à moyenne tension (MT)
ou à haute tension (HT),
- Installation autonome : ou encore site isolé : qui nécessite un système de stockage de
l’énergie en absence du soleil
Selon chaque type d’installation, on trouve des composants fondamentaux qui assurent le bon
fonctionnement du système PV.

2. Composants d’une installation PV


La figure1 illustre un exemple d’une installation PV raccordée au réseau électrique. Ensuite, la
figure 2 représente une installation PV autonome.

Figure 1. Installation PV raccordée au réseau.

Figure 2. Installation PV autonome.


2.1.Générateur photovoltaïque :
Ou encore champ PV. Il est composé d’un ensemble des panneaux PV, montés en série
ou en parallèle en une ou plusieurs rangées.

Les principales caractéristiques d’un panneau PV sont :


Dimensions Module : Longueur x largeur x épaisseur
Poids : En kg
Puissance nominale Pmpp* : en Watts
Tension à puissance max. Vmpp* : En Volt (V)
Courant à puissance max. Impp* : En Ampères (A)
Tension en circuit ouvert Voc : (V)
Courant de court-circuit Isc : (A)

* Les caractéristiques électriques sont données selon STC (valeurs aux Conditions de test
standardisées (STC): irradiation 1000W/m², température de cellule 25°C, masse d'air 1,5)

2.2. Coffret DC:


C’est un boitier qui porte des appareils électriques de coupure et de protection.

Généralement, on trouve :
- Un interrupteur sectionneur : qui permet d’établir ou d’interrompre le courant électrique
provenant du générateur PV (champ PV). Il est caractérisé par le calibre en (A) et la
tension d’utilisation en (V)
- Le parafoudre est une protection de l’installation photovoltaïque contre les surtensions
causées par la foudre (sur les panneaux ou autre partie courant continu). Le parafoudre
est caractérisé par le pouvoir de coupure en (KA).
- Un jeu des fusibles : caractérisés par le calibre I(A), la tension d’emploi Ue (V) et la
taille (Longueur x diamètre)
2.3. Contrôleur de charge DC:
C’est un régulateur électronique de tension obtenue du champ PV. La sortie du contrôleur
de charge permet d’utiliser sa tension de sortie pour charger les batteries.

Un contrôleur de charge est caractérisé par :


- Type de la technologie : MPPT ou PWM
- La tension d’entrée : Vin (V)
- La tension de sortie : Vout (V)
- Le courant de charge : I (A)

2.4. Les batteries de stockage:


Elles constituent le système du stockage de l’énergie produite par le champ PV. On
caractérise la batterie par :
- Son type de la technologie
- La tension de service (V)
- La capacité du stockage (Ah)

2.5. L’onduleur:
C’est l’équipement qui permet de convertir le courant continu du système PV en courant
alternatif (monophasé ou triphasé).

Un onduleur est caractérisé par :


- Son type : monophasé ou triphasé
- Sa technologie : MPPT, SINUS
- Puissance : en KW
- Tension d’entrée : (Vin min) et (Vin max)
- Tension de sortie : Vout
- Fréquence de sortie : en Hz

Le tableau ci-dessous illustre une fiche technique de 2 onduleurs solaires


Dans une fiche technique, on retrouve toujours deux parties distinctes :

 Paramètres côté continu de l'onduleur


o Puissance d'entrée maximale
o Tension d'entrée maximale
o Plage de tension MPPT
o Courant d'entrée maximal
 Paramètres côté alternatif de l'onduleur
o Tension de sortie de l'onduleur
o Courant de sortie de l'onduleur
o Puissance de sortie de l'onduleur

2.6. Coffret AC:


C’est un boiter comportant des appareils de coupure et de protection du circuit alternatif
(AC). Il se compose de :
- Un disjoncteur différentiel : caractérisé par le nombre des poles, le calibre I en (A), la
tension d’emploi Ue en (V) et la sensibilité du déclencheur différentiel IΔ en (mA).
- Des modules parafoudres ac, pour la protection contre les surtensions. Un parafoudre est
caractérisé par son pouvoir de coupure Pdc dn KA et sa tension d’utilisation.

Coffret AC Disjoncteur différentiel Modules parafoudres AC


Leçon 4 :

Conducteurs et câbles dans une installation photovoltaïque


1. Introduction:
Les conducteurs sont des éléments capables de transporter l'énergie électrique d'un point à un autre.
On distingue les conducteurs nus (aucune isolation électrique) et les Conducteurs isolés.
Les conducteurs sont souples (câblage industriel) ou rigides (câblage bâtiment).
Quand plusieurs conducteurs isolés sont réunis dans une même gaine isolante, ils portent le nom
du câble.
Dans une installation PV en site isolé, on produit de l’énergie sous forme de courants électriques
continus basse tension (12, 24, 48V). Cette énergie étant relativement coûteuse, il y a lieu de
minimiser les pertes dans l’installation, de la production jusqu’à la consommation. Outre les pertes
inévitables dues à l’électronique (contrôleur de charge, onduleur) et au stockage (batterie dont le
facteur de Peukert = taux de restitution de l’énergie stockée, il est d’environ 0,9), le plus souvent
des pertes d’énergies importantes sont dues à un mauvais choix du câblage (sections de câbles
insuffisantes), ou une mauvaise qualité de connexions (les connecteurs MC3, MC4).

2. Choix des câbles pour une installation PV

Les câbles recommandés côté DC sont en cuivre souple (multibrin), qui permet d’assurer des
connexions de qualité optimale, donc de minimiser les pertes d’énergie par chute de tension.

On recherchera, en principe, à maintenir la chute de tension entre les panneaux solaires (ou
l’éolienne) et les batteries à un niveau inférieur à 5%.

Il existe une relation mathématique entre :


* La chute de tension, notée « dU », exprimée en % (2.5% en 12 V et 5% en 24 V ou plus)
* La section de câble utilisée, notée « S », exprimée en mm²
* La distance à parcourir, notée « D », exprimée en m
* ρ: résistivité du matériau du câble
* L’intensité circulant dans le câble, notée « I », exprimée en A
* La tension d’utilisation, notée « U », exprimée en V :

D’où l’expression de la section du câble :

S = (ρ x 2 x D x I) / (dU x U)
En utilisant les catalogues des constructeurs des câbles (exemples tableaux en annexe), on choisit
ainsi la section minimale qui correspond au résultat du calcul de la section S obtenue de
l’expression ci-dessous.
3. Les différents types de câbles
En standard, on distingue des câbles solaires de section 4 et 6 mm², adaptés à tous les cas des
installations PV.
La mise en série et en parallèle des batteries s’effectue avec des câbles à cosses pré montées de
section 16mm², 25mm² et 35mm².
Dans le cas du câblage des convertisseurs (régulateur de charge ou onduleur), Etant donné
que les courants d’entrée (côté CC) peuvent être très élevés (jusqu’à 250A pour un convertisseur
de 3000VA en 12V !), il y a lieu, d’une part, de raccourcir au maximum la distance entre la batterie
et le convertisseur, et de s’assurer d’autre part que, même avec cette distance très courte, la chute
de tension soit minimale. Il faut ainsi choisir des convertisseurs fournis avec leurs câbles DC.
Pour les installations de pompage, on utilise le câble immergeable en cuivre souple à 4
conducteurs (3+T) en section 4mm², 6mm² et parfois 10mm².
Pour assurer des connexions parfaites, il faut utiliser les câbles solaires avec connecteurs MC4.
Les manchons et cosses à sertir en cuivre étamé selon la norme NF C 20130.

IMPORTANT : par convention internationale, le conducteur positif est toujours ROUGE, le


conducteur négatif est BLEU ou NOIR. Exceptionnellement, le conducteur positif peut être
NOIR, à la condition expresse d’être clairement identifié par des bagues ROUGES et que le
conducteur négatif soit de couleur BLEUE. Le conducteur de terre est toujours VERT-JAUNE.

4. Connectique pour panneaux solaires

C’est l’ensemble des connecteurs utilisés dans le câblage d’une installation PV. Des connecteurs
MC3 et MC4 sont destinés pour relier les panneaux solaires.
Les connecteurs solaires seront installés pour relier les panneaux photovoltaïques à la boite de
jonction ainsi qu'au régulateur solaire. Les connecteurs solaires doivent être sertis sur des câbles
solaires.

Connecteur MC4 male Connecteur MC4 femelle Adaptateur MC4 multi-contact


Connecteur MC 3 male Connecteur MC 3 femelle Adaptateur MC3 multi-contact
Tableau 1. Sections des câbles pour Installation PV 12 V

Tableau 2. Sections des câbles pour Installation PV 24 V


Leçon 5 :

Les étapes du processus d’une installation PV

1. Introduction :
Une installation PV correcte est obtenue lorsque plusieurs conditions sont satisfaites :
- Un dimensionnement adéquat de l’installation : c’est la phase d’étude du projet
d’installation PV. On commence par le cahier des charges du client qui doit comporter
toutes les données nécessaires pour répondre à son besoin en énergie.
- Un bon choix des équipements PV à installer
- Une planification correcte des travaux d’installations PV
- Un respect des règles de sécurité lors des travaux d’installations
- Une conformité aux règles techniques et aux normes en vigueur

2. Les étapes du processus d’installation d’un système PV :


Étape 1 : Installation du montage
La première étape consiste à fixer les supports qui supporteront les panneaux solaires. Il peut s’agir
de supports de toit ou de supports encastrés, selon les besoins. Cette structure de base assure le
support et la solidité. Il faut faire attention à la direction dans laquelle les panneaux PV
(monocristallins ou polycristallins) seront installés. Pour les pays de l’hémisphère nord, la
meilleure direction pour faire face aux panneaux solaires est le sud car il reçoit un maximum de
lumière solaire. Les directions Est et Ouest feront également l’affaire. Pour les pays de
l’hémisphère sud, la meilleure direction est le nord.
En Tunisie, l’angle d’inclinaison varie selon la région de 25° à 40°. Certaines installations
comportent un suiveur solaire pour augmenter l’efficacité de la conversion.

Étape 2 : Installer les panneaux solaires


Elle consiste à fixer les panneaux solaires avec la structure de montage. Cela se fait en serrant les
écrous et les boulons. On prend soin de bien fixer l’ensemble de la structure pour qu’elle soit solide
et dure longtemps.
Étape 3 : Effectuer le câblage électrique
L’étape suivante consiste à faire le câblage électrique. Des connecteurs universels comme le MC4
sont utilisés lors du câblage car ces connecteurs peuvent être connectés avec tous les types de
panneaux solaires. Ces panneaux peuvent être connectés électriquement les uns aux autres en
séries successives :
Connexion en série : Dans ce cas, le fil positif (+) d’un module PV est connecté au fil négatif (-)
d’un autre module. Ce type de câblage augmente la correspondance de tension avec l’entrée de
l’onduleur.
Connexion en parallèle : Dans ce cas, la connexion est faite du positif (+) au positif (+) et du
négatif (-) au négatif (-). Ce type de câblage permet d’augmenter le courant de sortie du champ
PV.

Étape 4 : Connexion du système au Solar Inverter


Cette étape consiste à connecter le système à un onduleur solaire. Le fil positif du panneau solaire
est connecté à la borne positive de l’onduleur et le fil négatif est connecté à la borne négative de
l’onduleur.
L’onduleur solaire est ensuite connecté à la batterie solaire et à l’entrée du réseau pour produire
de l’électricité.

Étape 5 : Connexion de l’onduleur solaire et de la batterie solaire


Elle consiste à connecter l’onduleur solaire et la batterie solaire. La borne positive de la batterie
est reliée à la borne positive de l’onduleur et le négatif à la borne négative. La batterie est
nécessaire dans un système solaire hors réseau pour stocker l’électricité de secours.

Étape 6 : Connecter l’onduleur solaire au réseau


Elle consiste à raccorder l’onduleur au réseau. Pour effectuer cette connexion, une prise normale
est utilisée pour se connecter au tableau de distribution de l’alimentation principale. Un câble de
sortie est connecté au tableau électrique qui fournit l’électricité à la maison.
Étape : 7 : Démarrage du Solar Inverter
Maintenant que tous les câblages et les connexions électriques sont faits, on mettra l’onduleur en
marche en allumant l’interrupteur principal de la maison. La plupart des onduleurs solaires sont
équipés d’un affichage numérique pour montrer les statistiques concernant la production et
l’utilisation de l’unité solaire.
Leçon 6 :
Points clés pour une installation PV performante

1. Performance du Champ Photovoltaïque :


1.1. Influences des masques
Lors de la conception d'un système, il est donc important de prendre en compte tout obstacle
susceptible d’ombrager le champ photovoltaïque et d'en écarter les surfaces actives autant que
possible.
Les masques lointains sont définis comme étant ceux générés par les bâtiments et autres
obstacles bordant la parcelle (constructions, montagnes, végétation…). Les masques proches
sont ceux créés par les éléments du bâtiment lui-même (cheminées, tourelles de ventilation,
acrotères…) situés à proximité du champ photovoltaïque. L’ombrage mutuel des séries de
capteurs lorsqu’elles sont trop proches les unes des autres est aussi considéré comme masque
proche.
Pour quantifier les masques lointains, on utilisera des relevés sur sites reportés sur des
diagrammes de courses du soleil, appelés "relevés de masques".

En ce qui concerne les masques proches on utilisera une modélisation en 3 dimensions


(longueur, largeur et élévation des obstacles) de l’environnement proche des modules lors de la
simulation de production. De manière plus intuitive, on pourra utiliser aussi la règle des 18°.
Cette règle consiste à interdire la pose de modules dans une zone dont le périmètre correspond à
3 fois (tan 18°) la hauteur de l’obstacle autour de celui-ci. La perte d’énergie engendrée sera
alors négligeable car l’ombre se produira uniquement lorsque le rayonnement solaire marquera
un angle inférieur à 18° avec l’horizontal.

Une troisième solution pour caractériser les masques consiste en l’utilisation d’appareils dédiés
dotés d'une lentille « œil de poisson » venant à l’emplacement futur des modules et retranscrivant
les masques « perçus » par les capteurs. Cette solution convient à la fois pour des masques
lointains et proches si l’installation n’est pas trop grande. Ce type d'appareil, de part son coût, est
réservé aux professionnels.
1.2. Température des modules
La température de fonctionnement a une influence très nette sur la performance des modules. Les
caractéristiques données par les constructeurs annoncent des valeurs de dégradation de puissance
de l’ordre de 0,4 % par °C d’élévation. Les températures atteintes vont dépendre bien sûr de la
rigueur du climat mais aussi du mode d’intégration favorisant ou non la ventilation du module
lors de son fonctionnement. On favorisera les solutions bien ventilées pour obtenir une meilleure
production.

1.3. Appairage des modules


Les modules présentent naturellement des caractéristiques différentes (même très peu) pouvant
créer des déséquilibres lors de leur association au sein d'un champ photovoltaïque. On appelle
cette différence de performance entre modules d'une branche ou entre branches mises en
parallèles le "mismatch". Ces déséquilibres dégradent le MPP (point de performance maximal)
des séries de modules et conduisent à une baisse d'énergie exploitable. Afin de limiter ce
phénomène, on triera les modules associés afin d'avoir des courants les plus homogènes
possibles. En fonction de la tolérance sur les puissances, cette pratique pourra réduire les pertes
par mismatch de 1,5% à 0,4% pour une dispersion de 10%. En pratique, les modules sont triés
selon leur courant de MPP dès que la tolérance de puissance individuelle des modules dépasse
8%. Ce tri s'effectue à partir des caractéristiques mesurées en sortie d'usine par les fabricants
(flash test).
1.4. Câblage des séries

Un câblage judicieux des séries de module en fonction des ombrages sur l'installation permet de
minimiser la perte engendrée par les masques. En effet, on cherchera à éviter au maximum les
différences d'éclairement au sein d'une même série. C'est pourquoi on associera autant que possible les
modules ombragés en même temps au sein d'une même série.

2. Pertes dans les câbles


Alors que la norme NF C15-100 accepte des chutes de tension dans les câbles de 3% pour des
installations de consommation en basse tension, pour la production photovoltaïque, on limitera
cette valeur à 1%, que ce soit du côté modules (courant continu) ou en aval de l’onduleur
(courant alternatif). Cette valeur est d’ailleurs adoptée par le guide UTE C15-712-1. Ce choix de
conception permet de gagner facilement des "points" de rendement.

3. Performances de l'onduleur
3.1. Performance :
La performance de l'onduleur est sa capacité à restituer l'énergie présentée à son entrée avec un
minimum de perte. Au sein du système photovoltaïque, les pertes engendrées par l'onduleur
dépendent de 4 facteurs :
 son rendement intrinsèque
 sa puissance nominale vis-à-vis de la puissance du champ photovoltaïque
 son adaptation à la plage de tension des modules, fortement dépendante de la température
atteinte par ceux-ci
 sa température de fonctionnement

3.2. Rendement :
Le rendement correspond au rapport entre la puissance de sortie et la puissance d'entrée, il est
exprimé en pourcentage. Il est égal à 98% en moyenne en 2018 (94,4% en 2007). Une
température trop élevée diminue le rendement de l'onduleur.
La puissance d'entrée délivrée par le champ photovoltaïque dépend du nombre de modules, de la
puissance individuelle de chacun d'eux, de l'ensoleillement instantané et peut se trouver limitée
par une trop forte température ou un mauvais dimensionnement des connectiques.
rendement=\frac{P_{sortie}}{P_{entrée}}
Le rendement des onduleurs ne cesse d’augmenter depuis ces dernières années. Cette
amélioration participe, bien entendu, à la constante diminution des coûts de l’électricité générée
par le PV. Il y a 25 ans, 90% était considéré comme un très bon rendement des onduleurs. .
L’autre amélioration notable est celle du « rendement européen», qui prend en compte
l’efficacité à charge partielle de l’onduleur. Plusieurs valeurs de rendement sont données dans les
fiches techniques des onduleurs. À cause d’un mauvais rendement à charge partielle, la valeur du
Rendement européen est plus faible que celle du rendement maximal mais c'est elle qui est la
plus proche de la réalité du fonctionnement de l’élément : le rendement européen est le plus
proche de la réalité de fonctionnement de l'élément.
Il y a 25 ans, il pouvait atteindre jusqu’à 5% de moins que le rendement maximal alors
qu’aujourd’hui la différence est comprise entre 1 et 2%, pour les meilleurs modèles.
Les valeurs du rendement pour un même onduleur peuvent varier sensiblement avec la tension
d'entrée considérée (voir partie sur la performance des onduleurs), et décroître si l’onduleur
fonctionne dans un milieu à température ambiante élevée. Si un isolement galvanique n’est pas
requis, quelques points de rendements pourront être gagnés grâce à l’utilisation d’onduleurs sans
transformateur.
Le rendement maximal est encore amené à augmenter jusqu’à 99% dans les prochaines années.
Cette augmentation est possible en optimisant les composants utilisés afin d'avoir le moins de
pertes de chaleur possible. Diviser les pertes thermiques par 2, c'est augmenter de 1% l'efficacité
(de 98% à 99%) mais aussi améliorer la durée de vie des composants de l'onduleur, très sensibles
à la chaleur. Moins de pertes thermiques signifient également que les systèmes de
refroidissements ne sont plus nécessaires et que les dimensions des boîtiers des onduleurs
peuvent être réduites.

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