Compta Géné Module 1 - Cod
Compta Géné Module 1 - Cod
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I Présentation du cours
Le cours d’initiation à la comptabilité générale est destiné à inculquer aux futurs gestionnaires et
auditeurs des notions renforcées de comptabilité afin de les rendre aptes à
- maîtriser le contenu des états financiers et les processus conduisant à leur élaboration.
Ce cours n’est pas conçu pour former des comptables. Il est élaboré pour permettre aux
gestionnaires et auditeurs d’être sensibilisés aux caractéristiques de la comptabilité et de pouvoir
utiliser cette fonction comme une des bases de leur processus de prise de décision. Il est présenté
dans cette optique.
Le contenu des thèmes privilégie l’aspect conceptuel des opérations, leur finalité et leur impact
attendu pour un responsable. Les caractéristiques techniques ne sont que marginalement traitées.
Dans chaque chapitre le contenu donne la priorité aux objectifs et finalités, sujets qui intéressent
d’avantage les gestionnaires et les auditeurs.
Une place de choix est enfin accordée aux cas pratiques et aux sujets de discussion et d’échanges
entres les auditeurs pour mieux illustrer les développements théoriques et surtout permettre aux
apprenants de mieux situer les thèmes dans un contexte opérationnel vivant et concret. Ce choix
est fait dans tous les modules présentés ci dessous.
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II Présentation des thèmes
Les principaux thèmes abordés dans ce cours d’initiation ont été regroupés en dix modules,
chacun faisant l’objet d’un cours. Le tableau suivant donne des indications quant au contenu de
chaque module.
Module 2 Le patrimoine
La présentation
Les emplois
Les ressources
Le suivi
Le bilan, sa conception, ses finalités
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MODULE 1
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I Notion d’entreprise et d’opérations
L'entreprise est une organisation qui met en oeuvre des moyens matériels et humains plus ou moins
importants, dans le but de produire, échanger ou faire circuler des biens ou des services.
Un individu ou un groupement d'individus exerçant une activité destinée à la satisfaction des besoins
d'autres individus constitue une entreprise.
11 TYPOLOGIES D’ENTREPRISE
Les entreprises de distribution achètent des biens en vue de la revente en l'état sans
transformation ;
Les entreprises de production ont pour but la fabrication de produits finis à partir de matières
premières ;
Les entreprises de services exercent leur activité dans les transports, les banques, les
assurances, l'hôtellerie, le spectacle, l'éducation...
Cette importance peut être également déterminée par le chiffre d’affaires, le total de bilan ou
d’autres critères en fonction des caractéristiques que veut donner l’entité de classification. Ainsi
existe il plusieurs types de classement d’une entreprise selon sa taille.
L'activité essentielle de l'entreprise consiste à acheter ou à produire des biens ou des services en vue
de les vendre. Pour réaliser ces objectifs elle doit se procurer des capitaux et les utiliser
judicieusement. Une bonne gestion doit se traduire par la réalisation de bénéfices.
12 LES OPERATIONS
Les Opérations d’une entreprise consistent en l’utilisation de facteurs (biens matériels, ressources
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humaines, capitaux) en vue de la production des biens et des services.
- la collecte des ressources de capital : toute entreprise collecte des fonds auprès de son ou de
ses créateurs pour disposer des moyens de financement requis à son expansion. Cette collecte
se fait à la création mais également encours d’activité en cas de besoins
- l’utilisation des biens matériels : l’entreprise acquiers des biens mobiliers ou immobiliers
nécessaires à son activités. Ses biens acquis deviennent ainsi sa propriété
- l’utilisation des ressources humaines : l’entreprise recrute du personnel qui met à sa disposition
ses compétences et donc concoure à la création de richesse à la quelle l’entreprise se destine.
En contrepartie, elle rémunère le personnel sous forme de salaires et d’avantages divers
- l’utilisation des autres facteurs de production : l’entreprise a d’autres besoins pour exercer ses
activités (énergie, communication, fournitures, prestations de services divers…), ses biens ou
ses services sont fournis par des partenaires contre rémunération
- la production de bien : l’entreprise combine les matières premières, les outils de production et
les autres facteurs de production pour produire des biens ou livrer des services. Elle peut
également acheter et revendre en l’état des biens (négoce)
- la fourniture de services : les services sont produits par l’entreprise et livrés aux partenaires
(clients) sous une forme plus ou moins élaborée.
Combien ai-je vendu de biens ou de services ? Combien la production de ces biens ou de ses
services m’a-t-elle coûtée ?
Combien ai-je de biens immobilier ? De biens mobiliers ? D’outils de productions ? De machines à
outils ? Pour quelle valeur ? Que valent – ils aujourd’hui ? Quelle est leur efficacité dans la
production ? Permettent – ils de créer suffisamment de richesse ?
Ai-je produit assez ? Ai-je tout vendu ? Combien me reste de biens en stocks ? Que vaut – il ?
Mes clients me doivent – ils de l’argent ? Combien ? Ai-je la possibilité de leur réclamer mes
sous ? Et mes fournisseurs ? Leur dette est elle échue ?
De quelle trésorerie dispose je à la banque ? Et la caisse ? Est elle alimentée ? Ma trésorerie me
permet – elle de faire face à mes engagements ? Mes impôts ? Combien dois je à l’Etat ?
Les questions peuvent être ainsi posées à l’infini sur tous les aspects de la gestion de l’entreprise.
Elles sont posées tous les jours par les responsables. Leur réponse leur permet d’en savoir plus
sur leurs activités, d’identifier des difficultés et de prendre des mesures de corrections appropriées.
Ces réponses, pour le gestionnaire, revêtent une importance capitale, plus significative que les
sujets sur lesquelles elles portent.
Ces réponses sont données par la comptabilité. Elle fournit directement certaines informations et
sert de support à la fourniture d’autres. La comptabilité est donc un élément vital pour l’entreprise
car permet de fournir les informations appropriées sur les activités et servant de support à la prise
des décisions importantes de gestion. En cela elle est stratégique.
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Que est ce que c’est que donc la comptabilité ?
Une science pour certains, un outil pour d’autres, un art pour d’autres encore ! En tout état de
cause, elle utilise des méthodes.
Elle peut donc être considérée comme une technique d'information quantitative décrivant, en unités
monétaires, l'activité et la situation de l'entreprise. Cet outil permet d'informer les dirigeants et les
gestionnaires de l'entreprise ainsi que tous les partenaires économiques : investisseurs, banquiers,
fournisseurs, clients, personnel et syndicats, administrations
Acquisitions d'immobilisations :
de marchandises et d'emballages
de matières premières et de fournitures
de produits fabriqués : finis ou intermédiaires.
e) la trésorerie
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II Notion de flux, d’emplois et de ressources
Les opérations de l’entreprise se traduisent par des échanges constants avec ses partenaires.
Ces derniers (banquiers, fournisseurs, clients, Etat, salariés, propriétaire…) lui procurent des
biens, valeurs, services et elle en fait de même.
Ce sont les supports de ces échanges qui sont désignés par le terme « flux ».
Les flux ou mouvements de biens, de services et de monnaie qui traversent l'entreprise
modifient son patrimoine (l’augmentent ou le diminuent). Durant l'année, les flux sont enregistrés en
comptabilités de manière à pouvoir suivre les modifications apportées aux différents éléments du
patrimoine.
L'enregistrement comptable des opérations effectuées par l'entreprise nécessite une analyse
préalable des flux concernés :
Flux financiers :
flux de créances ou de dettes : créances acquises sur des clients, dettes aux
fournisseurs.
Pour chaque opération, la valeur de l'emploi est égale à la valeur de la ressource correspondante.
Pour un ensemble d'opérations, nous aurons donc l'égalité suivante :
En somme dans toute opération, il y a un double traitement à faire : sa destination en emploie et son
origine en ressource.
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Dans les faits, l'analyse comptable des opérations se fait au jour le jour, dans l'ordre chronologique :
Ce dernier, coté, paraphé et numéroté de façon continue par l'autorité compétente doit être
conservé pendant dix ans.
Les enregistrements effectués dans le journal doivent être justifiés par des pièces, datées,
conservées, classées dans un ordre défini dans le document décrivant les procédures et
l'organisation comptables.
L'ensemble des comptes constitue le GRAND LIVRE où sont reportés tous les
enregistrements effectués dans le journal :
les flux qui entrent (emplois) dans l'entreprise sont inscrits au Débit des comptes.
les flux qui en sortent (ressources) sont inscrits au Crédit des comptes
Périodiquement (au moins à la fin de chaque mois) on établit une BALANCE, où sont reportés
1° OPERATIONS AU COMPTANT
Les opérations au comptant sont caractérisées par l'échange de flux simultanés et de sens
opposés :
■ des RECETTES (ou flux de trésorerie entrant) : elles proviennent essentiellement des ventes de
marchandises, de produits fabriqués ou de prestations de services facturés aux clients ;
■ des DEPENSES (ou flux de trésorerie sortant) : elles sont employées à payer les achats, les
salaires, les impôts, les services
Les flux réels sont la contrepartie directe des flux monétaires ; on distingue :
■ Les FLUX REELS de SORTIE qui sont la contrepartie des recettes et sont constitués
essentiellement par des produits, source d'enrichissement pour l'entreprise :
a. ventes de marchandises
b. ventes de produits fabriqués
c. ventes de services
■ Les FLUX REELS D’ENTREE qui sont la contrepartie des dépenses et qui
comprennent :
Des acquisitions d'immobilisations ou biens durables tels que : les immobilisations incorporelles
(clientèle, logiciels, achalandage..), des immobilisations corporelles (terrains, bâtiments, matériel,
mobilier,
installations, aménagements, agencements...), les immobilisations financières (titres de
participation) ;
La différence entre les produits générés par les flux réels qui sortent de l'entreprise, et les charges
entraînées par les flux réels qui entrent dans l'entreprise constitue un enrichissement ou
RESULTAT BENEFICIAIRE.
En dehors du commerce de détail, les opérations au comptant sont rares : il est d'usage que
l'entreprise qui fournit des biens à une autre entreprise lui consente des délais de paiement. On
dit alors que le fournisseur a consenti un crédit à son client : il acquiert une CREANCE sur son
CLIENT tandis que ce dernier contracte une DETTE envers son FOURNISSEUR.
■ lorsqu'un flux réel de sortie n'est pas compensé par un flux monétaire (recette),
l'entreprise qui fournit le bien ou le service acquiert une créance sur son client ;
■ lorsqu'un flux réel d'entrée n'est pas compensé par un flux monétaire (dépense)
l'entreprise qui reçoit le bien ou le service contracte une Dette envers son fournisseur.
Ces flux seront compensés lors du règlement du fournisseur par son client :
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■ La CREANCE sera RECOUVREE par l'entreprise après paiement du prix par son client ; on
constate les mouvements suivants :
La dette sera réglée par l'entreprise après paiement du prix à son fournisseur ce qui se
traduit par les mouvements suivants.
Les créances et les dettes ne concernent pas uniquement les clients et les fournisseurs.
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22 - ANALYSE COMPTABLE DES FLUX
■ L'EMPLOI, point d'arrivée du flux, destination du mouvement ; l'emploi correspond à l'utilisation qui
a été faite de la ressource : flux entrant dans l'entreprise
a) Flux réels d'entrée avant pour contrepartie une sortie de trésorerie ou dépense :
Les flux réels d'entrée réglés au comptant, qui correspondent à des emplois de Ressources,
peuvent concerner notamment :
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immobilisations incorporelles (clientèle, achalandage, logiciels.)
Exemple Acquisition d'une machine à écrire coûtant 380 000 F ; le règlement est effectué PAR
CHEQUE DE VIREMENT POSTAL.
b) Flux réels de sortie ayant pour contrepartie une entrée de trésorerie ou recette
Les flux réels de sortie encaissés au comptant sont constitués essentiellement par des ressources
crées ou PRODUITS, qui sont une source d'enrichissement pour l'entreprise : ventes de marchandises,
de produits fabriqués ou de services.
Ces ressources ont le plus souvent pour contrepartie des flux d'entrée de trésorerie ou recettes en
espèces, par chèques ou par virements bancaires ou postaux.
Exemple : Vente de 120 000 F de marchandises dont le prix est encaissé au comptant en espèces.
Les entrées de monnaie (arrivées de flux de trésorerie) peuvent avoir pour contrepartie, des sorties de
monnaie (sorties de flux de trésorerie).
L'entreprise qui a fourni le flux réel de biens ou de services acquiert une créance sur son client qui
n'a pas encore payé. De son côté, l'entreprise qui a reçu le flux réel a une dette envers son
fournisseur
La créance et la dette sont les deux faces d'une même situation : elles sont dues au décalage dans le
temps entre le flux réel et le flux monétaire qui en est la contrepartie.
Les créances (emplois réversibles) et les dettes (ressources fournies) n'ont aucune incidence sur le
résultat
Lorsqu'un flux réel de sortie de biens ou de services (vente de biens ou de services ) n'a pas pour
contrepartie un flux monétaire (recette), l'entreprise qui fournit le bien ou le service acquiert une
créance sur son client.
Les créances sont des emplois qui sont la contrepartie des flux réel de sortie de bien ou de services.
Les recouvrements des créances sont des ressources, contrepartie du payement du prix par le client
(entrée d'un flux monétaire ou emploi)
Lorsqu'une entreprise constate qu'un flux réel d'entrée de biens, ou de services n'est pas
compensé par une sortie de monnaie, elle contracte une dette envers son fournisseur.
Les dettes sont des ressources qui sont employées à obtenir des biens, des services ou de la
monnaie. Le règlement des dettes est un emploi de ressources, contrepartie du paiement du prix
au fournisseur (sortie d'un flux monétaire ou dépense).
Exemple
Le 1er octobre, nous recevons une facture du fournisseur Boubacar : achat de marchandises 1
200 000 FCFA. Le 10 novembre, nous réglons cette facture au moyen d'un chèque tiré sur ECO
BANK.
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III Suivi comptable des flux
Le chef d'entreprise a besoin d'informations fréquentes sur ses recettes, ses dépenses, ses créances
et ses dettes :
Pour pouvoir répondre à toutes ces questions, on regroupe sur un même document les informations
de même nature. Le document où ces informations sont centralisées est UN COMPTE :
le côté gauche appelé DEBIT est réservé aux flux d'entrée ou EMPLOIS
le côté droit intitulé CREDIT est réservé aux flux de sortie ou RESSOURCES
Nous observons :
o Pour chaque compte, il est prévu un intitulé et un numéro conformes au plan comptable.
o La partie gauche appelée débit est réservée aux emplois : entrées d'espèces ou recettes.
o La partie droite appelée crédit est réservée aux ressources : sorties d'espèces ou dépenses.
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o Le mot «libellé » signifie commentaire sur l'opération : nature de l'opération, pièce
justificative.
o Le «solde à nouveau » est l'avoir en caisse au début de la période. Pour déterminer l'avoir en fin
de période on calcule le nouveau solde : total débit de la période - total crédit de la période.
L'inscription d'une somme dans un compte est appelée «imputation » : Débiter un compte c'est
inscrire une somme au débit d'un compte ; Créditer un compte c'est inscrire une somme au crédit
d'un compte.
Un compte est «débité » si, pour l'opération qui le concerne, il enregistre un EMPLOI.
Il est «crédité » si, pour l'opération qui le concerne il enregistre une RESSOURCE.
Totaux
Observons :
o Les colonnes de sommes sont regroupées : les Entrées de monnaie sont toujours inscrites au
débit et les sorties au crédit.
o Ce tracé permet de déterminer les soldes au jour le jour : si le solde est débiteur
l'entreprise dispose d'un avoir en banque ; si le solde est créditeur cela signifie que la banque
consent une ouverture de crédit (ou découvert).
o Le solde est «débiteur » si le total du débit (ancien solde débiteur + mouvements débiteurs) est
supérieur au total du crédit (ancien solde créditeur + mouvements créditeurs) ; dans le cas
contraire le solde est créditeur ; si le total du débit est égal au total du crédit on dit que le solde
est nul ou que le compte est «soldé ».
A chaque nature d’opération correspond un compte déterminé. Les comptes logent les
mouvements intervenant par nature.
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33 LE PRINCIPE DE LA PARTIE DOUBLE
REGLE DE BASE
34 EXERCICES D’APPLICATION
Cas 1 : Il vous est demandé d’analyser, dans chaque opération suivante, les informations sous
forme de flux, par des schémas. Ensuite, vous devez les repartir en emploie et en ressources.
Enfin, vous devez les enregistrer en débit et en crédit :
- achat d’un véhicule pour 350 000 FCFA au comptant par chèque bancaire
- achat de marchandises pour 100 000 FCFA et paiement du fournisseur deux mois plus tard
- vente de marchandises pour 500 000 FCFA au comptant
- la banque nous a prêté 1 000 000 FCFA ; six mois plus tard, nous la remboursons et
payons des intérêts pour 150 000 FCFA
Cas 2 : il vous est demandé de fournir des exemples issus de votre quotidien et ensuite de les
résoudre au moyen des trois étapes :
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