Compta Géné Cod Module 4
Compta Géné Cod Module 4
Acte uniforme de l’OHADA du 17 avril 1997 relatif au Droit Commercial Général (article
14) :
« Tout commerçant, personne physique ou morale doit tenir un journal,
enregistrant au jour le jour ses opérations commerciales. Il doit également tenir
un grand livre, avec balance générale récapitulative, ainsi qu’un livre d’inventaire»
Ces textes donnent un fondement juridique à la tenue des documents comptables qui sont présentés
dans le présent module.
I LE JOURNAL
Chaque opération doit faire l'objet d'un double enregistrement :
D’une part, dans les comptes afin de réaliser un classement des opérations selon leur nature
Économique : immobilisations, stocks, créances, dettes, charges, produits, etc.
D'autre part dans un Journal afin de classer les opérations par ordre chronologique.
1° DEFINITION
Le journal est un livre coté et paraphé par les autorités compétentes dans chaque Etat, dont la loi
impose la tenue à tout commerçant. Il est destiné à enregistrer, sans blanc ni altération, dans un
ordre chronologique, tous les mouvements affectant le patrimoine de l'entreprise.
2° CONTENU DU JOURNAL
Pour toute opération enregistrée dans le journal, il est obligatoire de préciser les informations
suivantes :
a. La date de l'enregistrement ;
b. L’imputation de chaque somme, c'est à dire le compte prévu par le SYSCOA dans lequel
la somme doit être inscrite ;
3° FORME DU JOURNAL
■ Le livre - journal doit être tenu sans blanc ni altération d'aucune sorte : il est donc interdit
de gommer ou de raturer.
■ Le livre - journal doit être coté et paraphé : chaque page doit être numérotée et signée par
le greffier du tribunal d'instance.
■ la date de l'enregistrement
■ les numéros et les intitulés des comptes débités et crédités
■ les sommes correspondantes
■ le libellé justificatif
Le total de la colonne débit doit être égal au total de la colonne crédit du journal ; ces totaux sont
inscrits au bas de chaque page et reportés au début de la page suivante.
1° DEFINITION
Le grand-livre est un document qui regroupe l'ensemble des comptes de l'entreprise où sont
reportés ou inscrits simultanément au journal compte par compte les différents mouvements.
Le grand-livre fait partie des livres comptables et autres supports dont la tenue est obligatoire.
Toutefois il n'est soumis à aucun formalisme particulier : la cote et le paraphe ne sont pas exigés. Il
est généralement constitué de fiches ou feuillets mobiles.
Nous avions déjà présenté l'ensemble des comptes ou grand-livre de l'entreprise NDOUR à la
page 15. Les comptes contenus dans un grand-livre comprennent :
On distingue :
On distingue :
Nous avons vue que les opérations effectuées par l'entreprise sont enregistrées en deux temps :
■ dans un deuxième temps. l'article du Journal est reporté sur les comptes (débit et crédit)
appropries du grand-livre ,
Toutes les opérations inscrites dans le journal sont donc reportées dans le grand-livre. Pour
vérifier l'exactitude de ces reports il convient de présenter périodiquement (au moins une fois
par mois) une balance des comptes.
Celle procédure de traitement des informations comptables est appelée système classique
traditionnel.
1° DEFINITION
La balance est un tableau où sont reportés tous les comptes du grand-livre. Pour chaque
compte il convient d'inscrire :
Si pour chaque opération inscrite dans le journal et reportée sur le grand-livre le total des emplois
est égal au total des ressources, pour un ensemble d'opérations nous devons obtenir les
égalités suivantes :
La balance est un instrument de contrôle qui permet de vérifier l'exactitude des reports du
journal aux comptes du grand livre. Les égalités suivantes doivent être vérifiées :
Total des soldes d'ouverture débiteurs = Total des soldes d'ouverture créditeurs
La balance est aussi un instrument de gestion qui permet de suivre l'évolution de l'entreprise :
Montant des investissements, des stocks, des créances, de la trésorerie, des dettes, des
charges et des produits etc.
Si le bilan n'est établi qu'une fois l'an, la balance doit être dressée au moins une fois par mois.
IV LES DOCUMENTS DE SYNTHESE ANNEXES
« L’état annexé comporte tous les éléments de caractère significatif qui ne sont pas mis en
évidence dans les autres états financiers.( A.U. OHADA – 1re Partie – Titre 1 – Chapitre 3 –
Article 33).
L'annexe est rendue obligatoire par l’OHADA (contrairement au plan OCAM) et est exigée pour
les grandes entreprises et les entreprises moyennes relevant des deux systèmes plus évolués
(normal et allégé).
Il doit être modulé en fonction du caractère significatif des informations fournies. Dans le
système normal, le caractère significatif est présumé de façon irréversible, alors qu'il doit être
établi en fonction de seuils de signification dans le système allégé.
La première partie de l’état annexé porte sur les règles et les méthodes comptables
adoptées par l’entreprise pour la confection de ses états financiers: dans cette partie, le
responsable explique aux utilisateurs des états financiers comment il s’y est pris pour les
concevoir. Il explique les grandes options comptables parmi les règles existantes. Il retrace
également les principes comptables observés qui sont légaux et notamment les interprétations
particulières ayant eu une incidence sur les résultats et le patrimoine décrits. Il met un accent
particulier sur les dérogations aux règles qu’il a effectuées et donne les explications
appropriées. La portée de cette partie de l’annexe est didactique et vise à faire comprendre
aux utilisateurs les hypothèses prises et les conditions dans lesquels les états financiers sont
conçus. Dans le but de faciliter leur compréhension des comptes de l’entreprise.
Cette partie est la plus importante de l’annexe car c’est elle qui permet de comprendre le
contenu des documents de synthèse (bilan, compte de résultat, Tableau de financement) et le
développement qui est fait du contenu de ceux-ci dans la seconde partie de l’annexe.
Les tableaux indiqués ci dessus sont ceux qui sont obligatoirement servis selon la réglementation.
L’entreprise peut parfaitement y ajouter d’autres tableaux et informations qu’elle juge importantes à
savoir.
Chaque tableau permet de comprendre les flux intervenus pendant l’exercice et qui permettent de
donner l’explication du solde figurant au bilan ou au compte de résultat.
* La dernière partie de l’état annexé porte sur toutes les informations jugées importante
mais qui n’ont pas été indiquées dans les deux précédentes parties : Le but de l’annexe étant
de donner des informations adéquates, toute donnée jugée significative doit être fournie dans cette
partie.
V LE TABLEAU DE FINANCEMENT (TABLEAU DES EMPLOIES ET DES RESSOURCES)
Le tableau des emploies et ressources récapitule les flux intervenus pendant l’exercice. Il ne
considère par les stocks constitués (biens stockés, créances obtenues, dettes constatées…),
contrairement au bilan. Il porte uniquement sur les mouvements et retrace les variations du
patrimoine. C’est un tableau dynamique dont la portée est l’analyse des mouvements.
- photographie à une date t, le bilan reflète la situation de l’entreprise à cette date. Dès
lors, il doit être comparé à des bilans antérieurs.
Il devient alors possible de construire des tableaux récapitulatifs des flux. En ne retenant
parmi les flux comptables que ceux ayant affecté la trésorerie, on construira des tableaux de
flux financiers, ou « tableaux de financement ».
Il existe deux grandes familles de tableaux de financement qui sont les plus couramment
utilisées.
Le tableau préconisé par l’OHADA figure parmi ceux conçus sur cette logique « emplois
ressources ».
ICI, l’autofinancement est traité comme un poste de passif, parmi les autres
ressources longues.
Ici les flux liés à l’activité (opération d’exploitation) sont mis en valeur, et la place de
l’autofinancement ressort nettement. Ces tableaux (emplois ressources ou flux de
trésorerie) offrent des modes de représentation différents des mêmes flux, mais une lecture
attentive de l’un ou de l’autre de ces tableaux ne saurait induire des commentaires
contradictoires.
Nature du TAFIRE
Il fait apparaître « les flux d’investissement et de financement, les autres emplois et ressources
financières et la variation de trésorerie ». (A.U. OHADA – 1re Partie – Titre 1 – Chapitre 3 –
Article 32)
Structure du TAFIRE
PREMIERE PARTIE
Elle prépare la présentation de la 2ème partie du tableau et permet de calculer les indicateurs
suivants :
* CAFG = EBE + Produits encaissables après EBE - Charges décaissables après EBE
(résultats/cessions d'actifs immobilisés non inclus)
* VAR. BFE = VAR. STOCKS + VAR. CREANCE - VAR. DETTES (HAO exclues).
DEUXIEME PARTIE
Le manuel doit :
être mis à jour lors de toutes modifications touchant l’organisation et les procédures
Les acteurs doivent être formés au manuel des procédures. Un acteur doit vérifier
régulièrement le suivi des prescriptions du manuel de procédures par les acteurs.
D’autres documents peuvent être exigés par la réglementation et qui revêtent quelque fois un
caractère comptable ou utilise des informations comptables :
Le bilan social : inspiré de l'école anglo-saxonne, il est institué par le Système Comptable
OHADA. Il récapitule en un document unique, les principales données chiffrées permettant
d'apprécier la situation de l’entreprise dans le domaine social.
Le livre de paie : non prévu par le Système Comptable mais imposé par le code du travail.
Remarques
1- les documents et livres comptables ainsi que les pièces justificatives doivent être conservés
pendant 10 ans.
2- le journal et le livre d’inventaire doivent être impérativement cotés et paraphés.
3- les documents informatiques sont admis. Ils peuvent tenir lieu de journal et de livre d’inventaire
à condition qu’ils soient identifiés, numérotés et datés dès leur établissement avec la garantie
du respect de la chronologie des opérations, de l’irréversibilité et de la durabilité des
enregistrements.