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TIAMBOU HAMIDOU Ibrahim, originaire de Namaro, a vécu un enlèvement par des djihadistes après avoir refusé de leur prêter des produits alimentaires. Pendant deux mois, il a été retenu en otage, forcé à travailler et menacé de mort, avant de s'échapper lors d'une fusillade. Après avoir trouvé refuge à Niamey, il a été conseillé de quitter le pays en raison des menaces persistantes sur sa vie.

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TIAMBOU HAMIDOU Ibrahim, originaire de Namaro, a vécu un enlèvement par des djihadistes après avoir refusé de leur prêter des produits alimentaires. Pendant deux mois, il a été retenu en otage, forcé à travailler et menacé de mort, avant de s'échapper lors d'une fusillade. Après avoir trouvé refuge à Niamey, il a été conseillé de quitter le pays en raison des menaces persistantes sur sa vie.

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Je suis TIAMBOU HAMIDOU Ibrahim, je suis originaire de Namaro dans la région de

Tillabéry. Mon père est commerçant et au fil du temps, j’entreprenais toutes les
activités avec lui.

Nous avons une boutique et faisons la ronde des marches des villages voisins.

Un jour, les djihadistes sont venus pillés la boutique de mon père sous prétexte que
nous vendons des cigarettes pratique qui selon eux, est contre la religion musulmane.

Avant ce pillage, ils viennent souvent à 2/3 INDIVIDUS pour prendre des produits
alimentaires en prêt et la dette s’accumulait devenant ainsi une dette s’élevant à
600000f.

Pour un petit commerce de boutique comme la nôtre, c’était de trop pour le budget.

Un jour, j’avais systématiquement refusé de leur accorder le prêt vu la somme énorme


accumulée. Et donc, ils ont automatiquement répliqué en nous disant que nous allons
en subir les conséquences de ce refus.

Un jour en revenant du marché hebdomadaire de GOTHEYE, ils ont intercepté notre


véhicule qui transportait les marchandises. L'attaque du véhicule a eu lieu à
BOMBOULASSA.

Le chauffeur et moi avions essayé de nous echapper sauf qu’ils ont tirés sur nous et
malheureusement le chauffeur avait perdu la vie. Ils m’ont capturé par la suite et ont
brulé la voiture et y compris les marchandises restantes, tout cela devant moi.

C’est pendant cette attaque, qu’ils m’ont enlevé et m’ont transporté dans un endroit
qui m’est inconnu et ont par la même occasion, demandé une rançon à mon père pour
ma libération.

Cet enlèvement avait duré 2 mois, et pendant ce temps, ils continuaient de menacer
mon père d’un coté et moi de l'autre, insinuant qu’il allait m'ôter la vie si toutefois il ne
paie pas la rançon ; et a coté ils me forçaient à exécuter des travaux comme : griller de
la viande ; poser du thé et souvent des travaux mécaniques sur leurs motos. C ‘était
mon quotidien durant les 2 mois passés avec eux sans pour autant savoir où nous
étions.

Un jour, dès l’aube, des échanges de tirs dont j’ignore l’origine, retentaient. Et c’est
dans cette embuscade, que plusieurs otages dont moi s’étaient échappés. J'ai couru
sans m’arrêter pendant presque 4h tout en cherchant soit un abri sûr soit une route
dans l’idée de voir des automobilistes qui peuvent m’aider à atteindre un village
proche.
Après une recherche épuisante, j’avais pu trouver un autocar qui transportait des
vaches celui-ci m’avait secouru après lui avoir dit que j’étais en danger et m’avait
amené dans un village (TORODI).

Une fois sur place, je lui ai demandé s’il pouvait m’aider à atteindre NIAMEY vu que ma
vie était menacée chez moi. Il avait répliqué en disant que ce n’était pas son itinéraire
mais m’a quand même donné 1000f pour gérer le transport jusqu’à NIAMEY.

Une fois à NIAMEY, j’ai très vite contacté mon père pour lui en faire part de ma liberté et
de tout ce que j’ai enduré. Il m’avait automatiquement dit qu’un retour était impossible,
mais de quand même contacter son fournisseur résidant à NIAMEY pour une éventuelle
solution, vu qu’à part les attaques ils orchestraient des enlèvements aussi.

Le fournisseur m’avait hébergé chez lui et pendant ce temps ils continuaient de


menacer mon père sous prétexte qu’il savait bien où je me cachais et qu’il devait me
livrer. Celui-ci essayait tout de même de leur faire comprendre que je n’étais pas en vie
mais suite. Quelques jours après, le fournisseur de mon père m’informait qu’avec un
commun accord avec mon père, ils ont décidé que je devais quitter le pays. Selon eux
les djihadistes s’avaient que j’étais en vie et que je m’étais juste évadé, et qu’ils allaient
me retrouver avec ou sans l’aide de mon père.

C'était le fournisseur de mon père qui s’était occupé de toutes les paperasses jusqu’à
la veille de mon départ, jour où j’avais su que j’allais quitter le pays.

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