Devant ce tableau on évoque :
*un LES : devant l’age, la notion de photosensibilité, la notion d’arthralgies inflammatoires, le
macules hyperpigmentées malaires réalisant un aspect d’ailes de papillon respectant les sillons
nasogeniens, s’étendant secondairement au front, le discret erytheme en bande epargnant les
articulations digitales au niveau des dos de la main, les macules hyperpigmentées au niveau de la
muqueuse jugale, rapportées dans pls case reports dans la littérature, signant parfois une poussée de
la maladie, mais le sexe, l’absence d’ulcerations buccales, d’alopecie ne sont pas en faveur
On complètera par une biopsie qui montrera dans ce cas une atrophie du corps muqueux, une
dermite d’interface vacuolaire de la couche basale de l'épiderme, des nécroses kératinocytaires, un
infiltrat lymphocytaires périvasculaires et péri-annexiel et un oedeme du derme, l’IFD retrouvera des
dépôts d’immunoglobulines (IgG, A ouM) et/ou de complément (C1q, C3) à la jonction
dermoépidermique.
*Une maladie d’Addisson : devant la notion d’anorexie, de fatigue et d’amaigrissement non chiffré,
les macules hyperpigmentées au niveau de la muqueuse jugale et de la levre inferieure, mais les
lesions cutanées siègeant au niveau des zones exposées (pas de lesions au niveau des plis et des
zones de frottement) n’est pas en faveur, par ailleurs pas d’hypotension, pas d’hypoglycemie, iono
correct. On a compléter par une cortisolémie.
*Un lichen pigmentogène : devant la notion d’aggravation des lesions à l’exposition solaire, leur
aspect fait de macules hyperpigmentées homogenes symetriques siegant au niveau des zones
photoexposées, l’atteinte de la muqueuse jugales mais le sexe, l’absence de prurit, la non
amelioration avec le trio de kligman et l’acide azelaique ne sont pas en faveur.
La biopsie retrouvera dans ce cas dermite lichénoïde d'interface, avec une vacuolisation de la couche
basale, une incontinence pigmentaire, et un infiltrat lymphocytaire superficiel, souvent associé à des
necroses keratinocytaires et parfois à une atrophie épidermique.
*Sd de Laugier Hunziker devant l’age adulte et l’atteinte de la muqueuse jugale acquise mais la
photosensibilités et les lesions hyperpigmentées du visage ne sont pas en faveur
*Une origine carentielle :
La pellagre peut donner lieu à une pigmentation qui prédomine aux zones photoexposées ou parfois
à un tableau pseudoaddisonien.
La carence en folates et/ou en vitamine B12 peut s’accompagner d’une hypermélanose diffuse ou
localisée aux dos des mains et des doigts et sur les ongles mais pas d’anemie chez ce patient et le dos
des mains et les ongles sont indermnes de lesions hyperpigmentées
La carence en vitamine C (scorbut) peut également s’accompagner d’une hyperpigmentation diffuse,
pseudoaddisonienne, à côté du classique purpura périfolliculaire.
*Une cause médicamenteuse : éliminée par l’interrogatoire.