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Régimes économique

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ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

Introduction

I) Historique :
La douane fut apparition pour la première fois en tant que service au 17e siècle avec Silly,
Ministre du Roi Henri IV qui regroupa l’ensemble des taxes douanières à l’importation et à
l’exportation et créa des fermes générales, organismes prives charges de collecter les taxes pour
le compte du trésor. On peut donc dire que Silly est le fondateur des douanes modernes.
Comme en Europe, les rois Africains prélevaient un droit de passage sur tous les biens qui
traversaient leurs territoires. Ces prélèvements étaient effectués par les représentants du Roi au
niveau des provinces et les paiements se faisaient en cauris, sel, or et esclave.
L’introduction de la douane moderne au Mali date de l’époque coloniale. Les services des
douanes étaient alors domiciliés auprès du gouverneur de l’Afrique occidentale française à
Dakar sous l’appellation de direction fédérale des douanes de l’Afrique occidentale française.
Cette direction, qui était rattachée à la direction générale des douanes française, coiffait six
directions locales appelées aussi directions territoriales réparties comme suit :
- Direction du Sénégal, soudan français et Mauritanie avec siège à Dakar ;
- Direction de la Cote d’Ivoire avec siège à Abidjan ;
- Direction de la Haute Volta avec siège à Abidjan ;
- Direction de la Guinée avec siège à Conakry ;
- Direction du Dahomey avec siège à Porto Novo ;
- Direction du Niger avec siège à Niamey.
Les directions étaient dirigées par les directeurs locaux ou territoriaux dépendant du directeur
fédéral.
La douane Malienne a été créé par ordonnance N0 14 du 28 septembre 1960 soit une semaine
après l’indépendance. On peut penser que la précipitation des autorités politiques à créer ce
service, traduit l’importance que représente la douane dans un pays, en terme d’objectif
budgétaire d’une part et de police économique d’autre part.
La douane Malienne a emprunté à la douane française, son modèle d’organisation et la
détermination de ses missions. Il faut souligner que pratiquement les missions des douanes sont
uniformes dans tous les pays et que les services des douanes du monde fonctionnent de la
même manière.
Depuis sa création, la douane a connu une grande évolution en s’adaptant constamment aux
évolutions économiques successives entreprises par notre pays.

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ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

Chapitre I : Les structures des services des douanes :


I) Généralité :
L’établissement des bureaux, brigades et postes de douane est régi par la législation de chaque
pays membre.
Les formalités douanières ne peuvent être accomplies que dans les bureaux de douane.
Toutefois, les opérations de dédouanement peuvent être effectuées dans les brigades ou postes
de douane ou dans tout autre lieu désigné par les autorités douanières.
Celles-ci sont tenues de matérialiser la présence de chaque bureau ou poste de douane par une
signalisation appropriée dont la disposition sur le terrain doit permettre aux usagers
l’accomplissement correcte de leur opération en douane et d’obtempérer aux injonctions qui
leurs sont faites, notamment en matière de conduite et de mise en douane.
La législation nationale fixe dans chaque Etat membre, les heures d’ouverture et de fermeture
des bureaux, brigades et postes de douane. La durée d’ouverture de ses structures ne peut
toutefois être inferieure a huit heures par jour ouvrable.
Les fonctions qui incombent aux services des douanes sont devenues d’une très grande
complexité, conduisant l’administration a une division non seulement du travail mais a une
délégation de l’autorité.
Cette délégation de l’autorité se traduit par une déconcentration plus ou moins poussée dont le
résultat est de conférer une partie des pouvoirs de l’administration centrale a des représentants
régionaux ou locaux.
Les modalités selon lesquelles cette déconcentration est réalisée, détermine différents types
hiérarchiques caractéristiques de la structure organique des services.
- La hiérarchie directe est un système dans lequel, depuis le sommet jusqu’à la base,
chaque chef délègue la totalité de ses pouvoirs à un chef subordonne sur une fraction de
son domaine. La structure de l’administration est représentée ainsi par une véritable
pyramide de chefs.
- La hiérarchie indirecte ou fonctionnelle est un type de structure organique dans lequel le
chef délègue une partie seulement de ses pouvoirs à des collaborateurs. Ceux-ci
n’exerçant leur autorité sur l’échelon inférieur que dans le domaine de leur compétence.
La structure organique de l’Administration des douanes résulte de la combinaison de deux types
d’hiérarchies. Les directions sont liées au directeur général des douanes par un système
d’hiérarchie fonctionnelle (délégation d’une partie de sa compétence) et les directeurs

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ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

régionaux ont la responsabilité entière des services de bureau, de brigade de leur


circonscription territoriale, sont à la tête d’un système d’hiérarchie directe a compétence totale.
Cette concentration de l’autorité entre les mains des directeurs régionaux se justifie par
l’éloignement des services et par l’unité économique de certaines régions, nécessitant l’unité de
commandement. Elle résulte aussi de la nécessite d’alléger la tache de l’administration centrale
afin que celle-ci puisse se consacrer à l’élaboration de la règlementation, à l’orientation, à
l’animation et l’organisation de l’activité du service.
II) La Direction générale des douanes :
Elle est dirigée par ;
1) Un Directeur général : il est nommé par décret pris en conseil des Ministres sur
proposition du Ministre charge des douanes. Il est chargé sous l’autorité des finances, de
diriger, coordonner, animer et contrôler les activités du service. Il possède quatre
pouvoirs qui sont :
- Le pouvoir règlementaire de décision : c’est-à-dire que le DG peut prendre des décisions
pour règlementer la forme et énonciations des déclarations, pour déterminer les
modalités d’application des acquis à caution, pour autoriser les formalités douanières en
dehors du bureau et pour fixer les règles de circulation des marchandises dans le rayon
douanier.
- Le pouvoir disciplinaire : c’est à dire qu’il a le pouvoir de sanctionner les agents en faute
commise dans l’exercice de leur fonction par l’avertissement, la mise à pied, la
suspension ou la radiation.
- Le pouvoir d’interprétation : c’est-à-dire qu’il adresse à ses services, des instructions
nécessaires à l’exécution des lois et règlements. Ces instructions pour ont but d’assurer
l’application uniforme des textes dans les services régionaux et locaux. Ces instructions
peuvent revêtir la forme de circulaire, note de service, décision, etc.
- Le pouvoir de transaction : c’est-à-dire [Link] a le droit de transiger ou de faire remise de
tout ou partie des peines encourues ou même prononcées par les tribunaux pour
infraction aux lois douanières.
2) Un Directeur général adjoint : Il assiste et seconde le DG. Il le remplace de plein droit en
cas de vacance, d’absence ou d’empêchement. Il est nommé par arrête du Ministre des
douanes. Il a le pouvoir d’assurer l’intérim, de veiller à l’exécution des tâches assignées à
la direction générale des douanes, assure toute délégation de signature que le DG lui
confie.
La direction générale comprend le staff technique et les directions.
a) Le Staff technique : il comprend les organes suivants :
- Le bureau de contrôle interne : il est chargé de contrôler les services des douanes,
analyser les rapports d’activités des structures, formuler les propositions visant à
améliorer l’organisation et le rendement du service et enfin de veiller au respect de la

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ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

discipline et de la déontologie. Ces rôles sont remplis par les contrôleurs internes
nommes par arrêté du Ministre des douanes.
- Le bureau d’étude, d’appui et de communication : il est chargé d’assister le DG en
matière d’étude et de conception. Il apporte un appui conseil aux structures de la
douane pour l’atteinte des objectifs. Il élabore et mettre en œuvre le programme de
communication et de relation publique en tenant et exploitant la boite à suggestion. Il
assure l’accueil et l’orientation des usagers du service. Il est compose d’Assistants
nommes par arrêté du Ministre des douanes.
- Le centre de formation et de perfectionnement : il est chargé d’identifier les besoins en
formation et perfectionnement des agents en programmant les stages et formation des
agents des douanes. Il élabore et mettre en œuvre les programmes de formation et de
perfectionnement des agents en évaluant les formations. Il est composé des formateurs
désignés par le DGD.
b) Les directions :
En référence au décret no 2012-145 PRM du 02 Mars 2012, elles remplacent les sous
directions dans l’organigramme de la direction générale des douanes. Les directions sont :
- La direction de l’informatique et de la statistique : elle est chargée d’élaborer et de
mettre en œuvre le programme d’informatisation de la direction générale des douanes.
Elle assure l’expansion spatiale du réseau informatique au niveau du territoire douanier
et des ports de desserte. Elle centralise, traite et diffuse les données statistiques. Enfin,
elle assure l’interconnexion du réseau informatique de la douane avec ceux des autres
services financiers.
- La direction de la règlementation, du contentieux et des relations internationales :
Elle est chargée d’élaborer la réglementation douanière, instruire les dossiers d’agrément du
commissionnaire en douane, recevoir et traiter les dossiers contentieux et représenter le service
devant le tribunal.
- La direction des recettes, planification et programme de vérification :
Elle est chargée d’élaborer les prévisions de recettes, assurer le suivi et la comptabilité des
recettes, évaluer l’influence financière des préférences tarifaires institues entre le Mali et les
pays étrangers, participer à la conception et à l’élaboration des programmes de vérification des
importations et du scanning des marchandises, élaborer et veiller à la mise en œuvre de la
réglementation relative à la valeur, à l’origine et au tarif.
- La direction de contrôle après dédouanement :
Elle est chargée de centraliser et contrôler les déclarations en douane et les documents
commerciaux, analyser les risques de fraude au niveau national et international en matière
d’opération commerciale. Elle est chargée aussi de contrôler a posteriori les opérations de
dédouanement y compris celles relatives aux exonérations.

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ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

Elle est chargée enfin de constater et de poursuivre les infractions relatives à la règlementation
des changes et au blanchiment des capitaux, rechercher, constater et poursuivre les infractions
douanières dans les écritures comptables des redevables.
- La direction de facilitation et partenariat avec des entreprises
Elle est chargée d’élaborer et de mettre en œuvre le programme en matière de facilitation et
d’assistance des entreprises, mener des études prospectives relatives aux régimes économiques
et dérogatoires, instruire les demandes relatives aux régimes économiques et aux franchises,
renforcer le partenariat douane entreprise, instruire les dossiers d’agrément des magasins et
aires de dédouanement.
- La direction du renseignement et des enquêtes douanières
Elle est chargée d’élaborer le plan directeur de lutte contre la fraude et les autres trafics illicites
et veiller à sa mise en œuvre, centraliser, exploiter et diffuser les données relatives à la fraude
douanière, contrôler la détention et la circulation des marchandises illicites et les moyens de
transport, lutter contre les stupéfiants et les autres trafics illicites.

Chap. II : Les missions du service des douanes :


Le service des douanes a trois missions essentielles à accomplir pour atteindre ses objectifs. Ce
sont : les missions fiscales, économiques et particulières.
A) Les missions fiscales :
L’action du service des douanes porte notamment sur l’assiette, le contrôle et la perception des
droits et droits accessoires à l’importation et à l’exportation, des taxes sur les chiffres
d’affaire(TVA) et des taxes spécifiques afférentes aux produits importes ; de toutes les
impositions fiscales et parafiscales frappant les marchandises à l’importation et à l’exportation
(ISCP, TCI, TDP).
Cette action de l’Administration des douanes dans le domaine fiscal s’est particulièrement
renforcée dans certains pays comme ceux en voie de développement pour les raisons
suivantes :
- D’abord les recettes douanières constituent la principale source d’alimentation du
budget ;
- Ensuite, le pays est à vocation essentiellement agricole, il s’agit d’assurer la naissance
d’une industrie nationale, instrument d’une indépendance véritable
B) Les missions économiques :
Sur le plan économique, l’action du service des douanes porte sur :

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ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

- L’application de la règlementation du commerce extérieur et des changes en veillant en


particulier au respect des règles édictées et suivant de concert avec le secteur bancaire,
le règlement financier des importations et exportations.
- L’élaboration de mesures tendant à favoriser les échanges internationaux. Ces mesures
trouvent leur champ d’application privilégié dans les régimes économiques (entrepôt,
admission temporaire, transit, exportation temporaire).
En effet, les mécanismes d’incitation économique (suspension des droits et taxes et des
mesures de prohibitions), la douane va insuffler une dynamique nouvelle à l’ensemble de
l’économie.
En permettant à nos entreprises de s’approvisionner en matière première à moindre cout, la
douane contribue à les rendre plus performantes. C’est d’ailleurs là qu’apparait le rôle
économique du droit des douanes à savoir combler la différence entre les prix nationaux et
les prix étrangers.
- L’établissement et la diffusion des statistiques du commerce en vue de l’information des
pouvoirs publics et des usagers.
C) Les missions particulières :
En dehors des fonctions indiquées ci haut, qui constituent l’essentiel de sa mission, le
service des douanes assume plusieurs autres qui présentent elles aussi beaucoup
d’intérêt et cela a différents points de vue.
Auxiliaire d’autres administrations financières, le service des douanes garantit, par son
action défensive, préventive et répressive, un important capital social, économique et
culturel. C’est ainsi qu’il veille aux respects des dispositions concernant l’hygiène, la sante,
et la moralité publique, la police sanitaire des végétaux, des animaux et des denrées
alimentaires, l’exportation des œuvres d’art et la protection du patrimoine national, la
protection de la propriété industrielle et commerciale, le contrôle de librairie.
- Au contrôle des personnes au regard des règlements de police.

II) Les spécificités de l’administration des douanes :


A L’instar de toutes les administrations publiques, l’administration des douanes exerce une
partie de la puissance publique. Cet état de chose qui trouve sa principale justification dans la
diversité et dans sa complexité des tâches confiées à cette administration, est à l’origine des
prérogatives exorbitants de droit commun reconnu par l’Etat.
Toutefois en contact permanent avec les réalités nationales, les agents des douanes doivent
nécessairement tenir compte de certains intérêts légitimes des usagers du service. C’est à ce
titre que l’on parle du caractère mixte de l’administration des douanes.
A) L’exercice de la puissance publique :

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ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

Les lois, décret, tarif et règlement dont l’administration des douanes assure l’application, ont
été édictes par voie d’autorité par le gouvernement en vue d’assurer le développement et la
prospérité de la communauté nationale.
Les intérêts particuliers doivent s’effacer devant cet intérêt général et nul ne saurait se
soustraire aux obligations qui lui sont imposées par la loi. Il appartient à l’administration des
douanes et a ses agents d’assurer fermement l’observation des règles dont ils ont la charge
d’appliquer.
B) L’Administration des douanes au service du public :
L’exercice de la puissance ne saurait cependant conduire la douane à faire abstraction de
certains intérêts légitimes des usagers. En effet, compte tenu du caractère protecteur du droit
douanier et la multiplicité des lois et règlements actuellement en vigueur, il est du devoir de
l’administration de faciliter dans toutes les mesures du possible, la tâche du commerce et de
l’industrie. Il est du devoir des agents de se mettre à la portée des déclarants, de faire montre
de compréhension, d’humilité et surtout de n’assortir l’application ferme de la législation
d’aucune sujétion unitile.

Chap III : Les services spécialises des douanes :


Les services spécialisés sont des bureaux spécialisés a compétence nationale. Ils sont
exclusivement charges de l’accomplissement des formalités afférentes a certains produits ou
certaines opérations douanières. Ils sont créés en tant que de besoin par arrêté du Ministre
charge des Finances et qui relèvent de l’autorité directe du Directeur général des douanes.
En raison de leur caractère spécifiques, les bureaux spécialises sont implantes dans le District de
Bamako. La liste des bureaux spécialisés et leurs compétences sont ainsi qu’il suit :
1 Bureau des régimes économiques (BRE) :
Ce bureau est compétent pour les opérations suivantes :
- Importation temporaire des véhicules automobiles(IT) ;
- Admission temporaire (produits destinés à recevoir une ouvraison ou un complément de
main d’œuvre, matériels d’entreprise, outils et appareils importes par les sociétés
étrangères venant effectuées les travaux au Mali, objets importes pour réparation,
emballage à remplir, emballages importes pleins et destines à être réexportées, objets
destinés à être représentes dans des foires et expositions, autres objets) ;
- Entrepôt commercial ou de stockage ;
- Entrepôt industriel ;
- Réexportation en suite de régimes économiques ;

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ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

- Mise à la consommation en régime de droit commun des véhicules, engins et


marchandises placées sous un régime économique (IT, AT, entrepôt commercial,
entrepôt industriel) ;
- Contrôle des véhicules automobiles et engins places sous régimes d’importation
temporaire et d’admission temporaire.
Le bureau des régimes économiques comprend :
Un service de bureau constitue ; v
- D’une section de visite chargée de vérification, du contrôle de la valeur et du commerce
extérieur ;
- D’une section entrepôts ;
- D’une section admission/importation temporaires ;
- D’une section comptabilité ;
- D’une unité informatique
Un service de brigade commerciale constituée d’agents regroupe en escouades, charge
d’escorter les marchandises au moment de leur entrée en entrepôt, d’assurer la surveillance
des entrepôts et de réprimer les infractions et irrégularités constatées.
2 Le bureau des exonérations douanières et des Maliens de l’extérieur(BEMEX)
Ce bureau est compétent pour toutes les marchandises exonérées partiellement ou totalement
des droits et taxes mises à la consommation en importation directe en suit de régime
économiques (entrepôt commercial ou industriel, admission temporaire, importation
temporaire) ainsi que des opérations relatives aux déménagements des Maliens de l’extérieur.
Le bureau des exonérations douanières et des Maliens de l’extérieur comprend :
a) Un service de bureau : il est constitué
- D’une section visite chargée de la vérification, du contrôle de la valeur et du commerce
extérieur :
- D’une section comptabilité ;
- D’une unité informatique.
b) Un service de brigade : il est constitué d’agents de brigades regroupe en escouade et
ayant pour mission d’escorter les marchandises exonérées jusqu’à leur destination
privilégiée et de réprimer les infractions et irrégularités constatées.
3 Le bureau des produits pétroliers(BPP).
Le Bureau des Produits Pétroliers est situé sur la route de Sénou à proximité du dépôt de
l’Office National des Produits Pétroliers. Il est dirigé par un Inspecteur des Douanes (Chef de
Bureau)

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ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

Le bureau est compétent uniquement pour le dédouanement des produits pétroliers et leurs
dérivés (essence, gasoil, fuel, goudron etc.), qui pourraient également, hormis les cas de mise à
la consommation directe, être places sous des régimes suspensifs des droits et taxes.
Il faut rappeler que le BPP, en plus de ses obligations de recouvrement au compte du budget
d’Etat et des budgets annexes, est ténu au profit d’autres services de collecter la redevance
d’usage routier versée à l’Autorité Routière. Ce fond est destiné au financement de l’entretien
routier.
Il est organisé par des structures qui comprennent :
- Un service de bureau chargé de la recevabilité des déclarations, de la vérification et de
la liquidation des droits et taxes afférents aux produits pétroliers.
- Un service de brigade chargé de la surveillance générale des manutentions au niveau
des dépôts pétroliers, de la prise en charge dans un registre de gros des acquits en
droiture pour la consommation et de l’enregistrement dans le sommier des déclarations
de mise en entrepôt.
NB : Le bureau des produits pétroliers dispose en outre de deux antennes régionales.
- L’antenne de Kayes ;
- L’antenne de Gao :

Le poids économique des produits pétroliers est énorme car ils sont utilisés dans toutes les
branches de l’Economie (industrie, agriculture, transport…). Ils constituent de ce fait la part la
plus importante des biens importés au Mali. En 2016, les importations de produits pétroliers
liquides du Mali ont atteint 1 373 533 Tonnes Métriques (TM), soit une hausse de 30% par
rapport à 2015(1 056 864) Tonnes Métriques. Il faut dire que la consommation de produits
pétroliers des secteurs miniers et de production d’énergie thermique est importante. La facture
pétrolière du Mali (produits liquides) a été estimée à 442 milliards de F CFA en 2016, soit une
hausse de 5% par rapport à 2015. Les produis pétroliers ont contribué au budget d’Etat à hauteur
de [Link] milliards de F CFA en 2016, au titre des droits et taxes perçus au cordon
douanier.

4 Le bureau de contrôle des acquits(BCA)


Ce bureau est exclusivement compétent pour le contrôle de l’apurement des titres de
transit émis par les douanes étrangères et les bureaux frontaliers du Mali.
Il est organisé des différentes structures qui sont :
a) Une unité informatique chargée :
- De centraliser les disquettes informatiques afférentes aux acquits saisis à la frontière,

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ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

- De procéder automatiquement à l’apurement des acquits et d’en établir leurs listings


faisant ressortir par bureau et pour chaque acquit, le numéro de déclarations
correspondantes ;
- D’établir par bureau les listings des acquits non apurés.
Une section de contrôle de l’apurement des acquits de Cote d’Ivoire levé sur le Mali.
Le contrôle et l’apurement sur les titres de transit suivants :
- Les D25 accompagnant les marchandises d’origine non Ivoiriennes débarquées au port
d’Abidjan et qui sont réexpédiées en transit direct sur un bureau principal, ou des
marchandises sous régime suspensif en Côte d’Ivoire :
- Les D8 accompagnant les marchandises en suit d’ouvraison en admission temporaire en
Côte d’Ivoire ;
- Les D6 ou E100 accompagnant d’une part les produits du cru et d’autre part des
marchandises ayant été nationalisées par le payement des droits et taxes en Côte
d’Ivoire.
Une section contrôle de l’apurement des acquits du Sénégal levé sur le Mali, charge de
centraliser, enregistrer et classer les acquits de transit des marchandises en provenance
du Sénégal.
Le contrôle et l’apurement portent sur les titres suivants :
- R400 pour les expéditions des produits pétroliers par fer
- Déclaration CEDEAO, model S, E et R pour le transit routier.
- TIF en suit de transit international par voie ferrée entre le Mali et le Sénégal.
Il s’agit de marchandises débarquées au port de Dakar ou de Kaolack qui sont placées dans
les entrepôts Maliens au Sénégal(EMASE), en attendant leur expédition par wagons complet
sur le Mali.
Les marchandises sont expédiées sous le couvert d’une déclaration sommaire d’expédition
ou déclaration TIF.
Une section contrôle de l’apurement des acquits sur les autres, charge de centraliser,
enregistrer, apurer et classer les acquits de transit de marchandises en provenance des
autres axes.
IL s’agit des TRIE émis par les bureaux DE Kouremale, Labbezanga, Kidal, Tessalit,
Tombouctou, Nara et par tout autre bureau qui pourrait être ouvert au transit.
5 Le guichet unique : Il a été créé par arrêté le 17 décembre [Link] rôle est de
comprimer les délais d’environ 90 jours en délai relativement courts. Les usagers qui
courraient entre structures éparses, peuvent désormais accomplir sur place les
formalités de dédouanement. Le guichet couvre le District de Bamako et Koulikoro et

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ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

abrites-en son sein les services de la direction nationale du commerce et de la


concurrence(DNCC), de l’office national du transport(ONT), des impôts, du Trésor public
et de la société en charge de la confection des plaques minéralogiques. Ce bureau est
exclusivement compétent pour connaitre les opérations douanières relatives aux
véhicules automobiles importées à destination de la région de Koulikoro et du District de
Bamako. Ce bureau a également une compétence nationale pour les régimes
économiques assignes aux véhicules.
6 Le bureau de Sadiola : Ce bureau est ouvert à toutes les opérations relatives aux biens
importes ou exportes dans le cadre du projet minier de Sadiola et Yatela.

Chap. IV : Les services extérieurs :


Ils sont constitués par les représentations des douanes du Mali à l’étranger (port de Dakar,
port d’Abidjan).
Ils sont chargés, en rapport avec les administrations douanières des pays d’accueil, de
veiller à la régularité des opérations ayant trait à la conduite en douane des marchandises à
destination du Mali.
Ils sont fermes a toutes opérations de dédouanement de marchandises.
Ils sont organisés de la manière suivante : ils comprennent :
A) Un service de bureau : il est composé de :
 D’une section manifeste et transbordement qui est charge :
- De réceptionner et de centraliser les manifestes de cargaison ;
- D’apurer les manifestes par les numéros des acquits ;
- De recevoir les déclarations de transbordement de certains produits originaires du Mali,
destines à l’exportation ;
- D’établir les états statistiques des produits agrées au STABEX.
 D’une section acquit à caution : Elle est chargée de réceptionner et de traiter les
acquits a caution, auprès des administrations douanières du pays de transit ou du
service des douanes du Mali au port.
B) Un service de brigade : Il est chargé :
- De surveiller les magasins de stockage et terre-plein ;
- D’assister au déchargement et/ ou au chargement des moyens de transport
conjointement avec les administrations douanières du pays de transit ;
- De sceller les moyens de transport après leur chargement.

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ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

Chapitre V : L’organisation territoriale :


Le code des douanes dispose dans son article 2 que le champ d’intervention du service des
douanes s’étend à l’ensemble du territoire douanier.
De même, l’article 2 al2 pose le principe de l’application uniforme des lois et règlements
douaniers sur l’ensemble du territoire douanier.
Cependant, ce principe souffre d’une exception. En effet, pour permettre une lutte efficace
contre la fraude, l’action du service des douanes est rendue plus rigoureuse dans la zone du
rayon.
Section1 : Le territoire douanier :
Le territoire douanier est la superficie du territoire national sur lequel s’applique les lois et
règlements douaniers. Au Mali, les limites du territoire douanier concorde avec celle du
territoire de la République.

Sur ce territoire, l’administration des douanes, dispose d’un certain nombre de prérogatives et
de moyens constitues par ;
A) Un droit de recherche dans les écritures (article 60 CD).
A titre général, ce droit de communication de papier et documents de toutes natures
peuvent s’exercer chez toutes les personnes physiques ou morales directement ou
indirectement intéressées à des opérations relevant de la compétence du service des
douanes : commissionnaire en douane, destinataire réels etc.
Le service des douanes peut également effectuer des recherches auprès d’autres
administrations publiques (article 59CD).
B) Un droit de contrôle de certaines marchandises sur l’ensemble du territoire
douanier. (Article 254 CD)

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ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

La liste des marchandises soumises à ces prescriptions de l’article 254 CD est fixée par
l’arrêté n0 410/MF- SG du 02 juillet 1968.
Au terme de l’article 357 du code des douanes, il existe une présomption légale
d’importation en contrebande de ces marchandises à défaut de justification d’origine ou si
les documents présentés sont faux, inexacts, incomplets ou non applicables ; elles sont
saisies en quelque lieu qu’elles se trouvent et les personnes visées à l’article 254 sont
poursuivies et punies conformément aux dispositions réprimant la contrebande.

L’ensemble de ces dispositions a pour objet de créer une présomption légale de fraude à
l’égard des marchandises qui alimentent habituellement la contrebande. Pour ces
marchandises, tout le territoire douanier est considéré comme un vaste rayon de douanes.
C) La collaboration internationale pour la recherche et la répression des fraudes
(article 282 al 2).
Les fraudes douanières peuvent trouver leur origine ou leur aboutissement à l’étranger. Il
faut fréquemment aller rechercher en dehors des frontières nationales des preuves et les
éléments d’information nécessaires aux poursuites.
Le caractère international de la fraude a donc conduit l’administration à conclure avec les
pays étrangers des accords d’assistance mutuelle prévoyant la communication réciproque
de renseignements, de documents officiels ou non, la production de pièces détenues par les
administrations étrangères et se rapportant à la fraude recherchée par l’un des
contractants.
Pendant très longtemps, la plupart des pays ne consentaient à échanger de tels
renseignements.
Mais il a fallu attendre la création de la communauté économique (CEAO) pour voir les Etats
participants, développés entre eux une étroite collaboration en vue d’échanger des
renseignements sur la fraude.
A l’heure actuelle, des accords d’assistance administrative mutuelle existe non seulement
avec les pays de l’UEMOA (Cote d’Ivoire, Sénégal, Mauritanie, Burkina Fasso) mais
également avec certains pays tiers (Togo, Benin, Algérie etc.)
Section 2 : Le rayon des douanes.
Il est constitué par une zone délimitée du territoire c’est-à-dire la portion du territoire
douanier s’étendant à partir de la frontière politique jusqu’à une limite intérieure de 20 km
en deca.

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ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

A l’intérieur de cette zone, le service des douanes exerce des pouvoirs de contrôle très
étendus, tandis que parallèlement les marchandises y sont soumises à des formalités
spéciales non seulement au moment où elles franchissent les frontières mais encore a
l’occasion de leur détention, leur circulation et leur dépôt.
A l’intérieur du rayon douanier, les marchandises ne peuvent circuler sans être accompagnées
de passavant (art 237 CD). Le passavant est document délivré par la douane qui décrit la
marchandise et indique le lieu d’enlèvement, le délai de transport, le trajet effectue et dans
certains cas le jour et l’heure d’enlèvement.

Chapitre VI : L’organisation fonctionnelle :


L’exécution des missions imparties a la douane requiert :
- D’une part l’examen et la taxation des marchandises ;
- D’autre part, la surveillance des frontières et la recherche de la fraude.
Le service de bureau assume les premières taches et les secondes sont assumées par le service
des brigades.

Section 1 : Le service de bureau :


I) Généralité :
Les bureaux sont des endroits où s’effectuent les formalités de dédouanement (Art 41 CD). Ils
sont établis et supprimes par arrêté du Ministre charge des finances sur proposition du
Directeur général des douanes.
Les bureaux des douanes ont pour taches essentielles de :
- Recevoir les déclarations des redevables ; vérifier la véracité de ces déclarations et
réprimer éventuellement les irrégularités constatées ;
- Liquider les droits et taxes exigibles ou lorsqu’il s’agit d’un régime suspensif des droits et
taxes,
- Prendre toutes dispositions utiles en vue de garantir la perception ultérieure de ces
droits. Ces trois sortes d’Operations conditionnent toute l’organisation du service de
bureau.
II) Classification des bureaux :
A) En fonction de leur implantation géographique :
Ils sont traditionnellement situes le long des frontières et dans les ports, Aéroports ou gares.

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ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

Mais les bureaux ont été progressivement implantes à l’intérieur du territoire national pour
répondre aux conditions nouvelles imposées par le développement économique. On
distingue :
1 Les bureaux de frontière ou de ligne : ils sont implantés le plus près possible des
limites territoriales du pays. Ils comprennent les ports maritimes, Aéroports et
bureaux des frontières terrestres. Dans ce dernier cas, ils sont implantés sur les
routes légales (Art 69CD). L’obligation d’emprunter les routes légales sont
impératives.
2 Les bureaux intérieurs : L’implantation des bureaux des douanes sur toute l’étendue
du territoire est la conséquence d’un certain nombre de facteurs économiques :
- Le développement du commerce et de l’industrie,
- L’apparition de nouvelles techniques de transport et de conditionnement,
- L’encombrement des bureaux frontières et les frais élevés entraines par le
stationnement des moyens de transport,
- L’évolution progressive des rôles de l’administration douanière (fiscal et répressif), en
promotion du commerce extérieur.
3 Les bureaux de contrôle nationaux juxtaposes : les bureaux des douanes des
différents pays d’une même zone ont signé des contrats de collaboration pour mieux
coordonner les activités des bureaux situés de part et d’autre des frontières.
(Harmonisation des législations). Les voyageurs sont doublement contrôlés de part et
d’autre des frontières des différents pays qui sont très proches. Pour soulager les
voyageurs, le Mali et le Sénégal ont créé un bureau de contrôle juxtapose.
B) Les bureaux en fonction de leur compétence :
C’est en application de l’article 17 du code des douanes, des arrêtés du Ministre des finances
peuvent limiter la compétence de certains bureaux de douane et designer ceux par lesquels
devront s’effectuer obligatoirement certaines opérations douanières. L’arrêté No 95-1331/MFC-
SG du 27 juin 1995 modifie et classe les bureaux en trois catégories qui sont :
D) Les bureaux principaux des douanes ou de pleines exercices ;
E) Les bureaux spécialisés ;
F) Les bureaux secondaires des douanes ont compétence limitée.
1 Les bureaux de plein exercice ou bureaux principaux : Dans ces bureaux, les marchandises
peuvent en principe être déclarées sous tous les régimes.
2 Les bureaux à compétence limitée ou bureaux secondaires : Ces bureaux ne sont ouverts
qu’a certaines opérations douanières d’une valeur inférieure ou égale à trois millions de franc.
Des dérogations peuvent intervenir de la part du DG.
3 Les bureaux spécialisés : Ce sont des bureaux dans lesquels sont déclarés uniquement une
certaines catégories de biens déterminés (produits pétroliers, marchandises exonérées,
marchandises sous régime suspensifs)

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ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

Section II : Le service des brigades :


Le service des brigades est chargé de nombreuses missions qui s’exercent dans deux cadres
différents qui sont d’une part dans les bureaux de douane et d’autre part, hors des bureaux de
douane.
I) Les missions du service des brigades dans les bureaux de douane :
Les interventions des agents de brigade dans les bureaux sont de deux ordres :
A) La participation au contrôle des Operations commerciales :
Cette participation précède, accompagne ou suit immédiatement l’action du service des
bureaux. Elle comporte.
1) La surveillance des lieux de dédouanement :
Cette mission qui comporte la surveillance générale de l’emprise du bureau se traduit plus
particulièrement par la prise en charge des marchandises, le contrôle des magasins et aires de
dédouanement et la surveillance des enlèvements
a) La prise en charge des marchandises
C’est la phase préliminaire du dédouanement des marchandises, la loi douanière imposant a
tous transporteur de présenter à un bureau de douane les marchandises qu’il veut importer ou
exporter.
Elle comporte deux aspects :
- La prise en charge physique ;
- La prise en charge dans les écritures.
La prise en charge physique consiste en premier lieu et au minimum, dans l’identification des
moyens de transport qui pénètre dans l’emprise du bureau. Si les marchandises y sont
déchargées, elle se poursuit normalement par le dénombrement et l’identification des caisses,
colis, cartons etc… dont la reconnaissance s’opère à partir des marques et numéros opposes par
l’expéditeur : C’est l’opération d’ecor.
Selon les lieux, et en fonction de l’organisation du bureau, l’ecor est ou n’est pas
systématiquement opère. Lorsqu’il y est procédé, ses résultats sont transcrits soit sur un carnet
spécial (carnet d’ecor) soit sur la déclaration sommaire.
La prise en charge dans les écritures consiste dans l’enregistrement des déclarations sommaires
(manifeste, notamment) sur un registre spécial (les registres de gros).
Elles reçoivent un numéros d’ordre et une date, et le registre reprend les énonciations
principales des déclarations sommaires. Apres accomplissement des formalités de
dédouanement, l’opération est apurée par annotation du registre.

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ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

b) Le contrôle des magasins et aires de dédouanement.


Il s’agit d’une mission générale de surveillance qui tend à :
- S’opposer à tous déchargement avant le dépôt de la déclaration sommaire ;
- Contrôler les manutentions autorisées afin de prévenir les soustractions ou substitutions
de marchandises ;
- Contrôler les transferts d’un magasin à un autre.
c) Le contrôle des enlèvements :
Les marchandises prises en charge ne peuvent être enlevées sans l’autorisation du service
des bureaux. Celle-ci revêt la forme de bons à enlever et de bons à exporter qui doivent être
présentes aux agents des brigades charges de la surveillance des lieux de dédouanement.
2) Le contrôle des transports sous douane :
Ce contrôle s’exerce pour les transports sous régime de transit par une vérification des
scellements(plombs), des véhicules eux-mêmes, des mentions portées sur les acquits à
caution, et de l’itinéraire etc.
3) La fonction de visiteur :
Le visiteur est l’agent des brigades charge d’assister l’inspecteur (ou le contrôleur des bureaux)
lors des opérations de contrôle physique des marchandises.
Il assiste à l’ouverture, au reconditionnement et à la fermeture des colis par le déclarant.
Il procède par ailleurs à certains contrôles élémentaires conformément, aux directives de
l’inspecteur (ou du contrôleur) des bureaux. Ce sont :
- Identification du véhicule ;
- Identification des colis et dénombrement ;
- Pesage ou mesurage ;
- Opposition des scelles ;
- Examen des marchandises pondéreuses ;
- Exploration du véhicule.
B) La surveillance et le contrôle des voyageurs.
Le tourisme par extension et les migrations saisonnière internationale qui l’accompagne, a
pris une place de plus en plus importante dans les économies, notamment au niveau de la
balance des paiements par les rentrées de devises qu’il permet.
Cette évolution risquait cependant d’être entravée par des formalités douanières trop
lourdes. C’est pourquoi des facilites de plus en plus large sont accordées aux voyageurs
(franchises douanières, facilite au regard des procédures de dédouanement, importation en
franchise temporaire, etc.).

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ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

Ces régimes offrent cependant de plus grande possibilités de fraude, accentuée par
l’intensité des déplacements. L’organisation des contrôles doit être adaptée à cette
situation.
2) Les missions du service des brigades hors des bureaux de douane.
Le service des brigades a une mission générale de surveillance, d’intervention et recherche
qui couvre l’ensemble du territoire douanier.
a) Les missions générales de surveillance :
Elle consiste plus particulièrement en :
- La surveillance des frontières ;
- La surveillance des transports effectue sous le régime du transit (itinéraires,
déchargement, substitution) ;
- La surveillance des aérodromes douaniers ;
- Le contrôle des véhicules étrangers circulant à l’intérieur du territoire etc.
b) Les missions d’interventions et de recherches :
La surveillance du territoire douanier ne pourrait suffire à déjouer les entreprises des
fraudeurs si elle n’était complétée :
- Par la recherche du renseignement(indicateur) ;
- Par la mise en place des dispositifs d’interventions appropries aux circonstances et
reposant sur l’utilisation des moyens légaux dont dispose le service (barrages routiers,
visites domiciliaires, etc.)
c) Les missions autres que douanières :
Les agents des douanes sont habilités à constater les infractions à la règlementation intéressant
d’autres services publics. Ce concours du service des brigades a d’autres services, porte,
notamment sur :
- Le contrôle sanitaire,
- Le contrôle des librairies,
- La protection du patrimoine artistique et culturel,
- L’application des règlements de police,
- La recherche, la prévention et la répression des trafics des stupéfiants.
III) L’organisation du service des brigades :
La brigade est la cellule de base du service de surveillance. Elle est composée d’un certain
nombre d’agents de constatation, de préposes repartis entre les escouades sous les ordres
d’un chef de brigade (inspecteur ou contrôleur de brigade).
A) L’organisation territoriale :

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ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

L’organisation et l’implantation des brigades dépendent avant tout des missions qui leurs sont
confiées. Certaines unités ont une compétence purement fonctionnelle (brigade commerciale et
touristique), d’autres ont une compétence territoriale, elles exercent leur action dans les limites
d’une zone géographique (terrestre, aérienne, maritime etc..).
1) Les brigades à compétence fonctionnelle : (les brigades commerciales et touristiques)
Elles sont implantées auprès des bureaux (routes, gares, ports et aéroports), elles remplissent
les missions suivantes :
La surveillance des lieux de dédouanement qui se traduit par :
- La prise en charge des marchandises,
- Le contrôle des magasins et aires de dédouanement,
- Le contrôle des enlèvements,
- Le contrôle des transports sous douane.
L’assistance de l’inspecteur de visite dans la vérification matérielle des marchandises et des
moyens de transport.
2) Les brigades à compétence territoriale : Elles comprennent :
a) Les brigades de première ligne : Elles sont implantées auprès de la frontière et elles sont
chargées :
- D’assurer la police du rayon,
- De rechercher, constater et réprimer les infractions douanières.
Cette surveillance de la frontière s’exerce dans une zone d’action dénommée penthiere c’est-à-
dire Pour renforcer la brigade de ligne afin de lutter contre la fraude, il a été créé la brigade
mobile d’intervention.
b) Les brigades mobiles d’intervention ou BMI :
Elles ont été créés pour permettre le parcourt incessant de l’arrière des rayons afin de renforcer
les brigades en ligne pour contrecarrer les contrebandiers.
La brigade mobile d’intervention est chargée de :
- Surveiller les intervalles compris entre les bureaux,
- Assurer la surveillance en arrière des bureaux,
- Prévenir les franchissements frauduleux de la frontière en dehors des points autorises,
- Surveiller les points perméables,
- Prêter leurs concours aux services des brigades,
- Centraliser et diffuser les renseignements sur la fraude,
- Rechercher, constater et réprimer les infractions aux lois et règlements douaniers.
Les brigades mobiles d’intervention exercent normalement leur action dans les limites
régionales.

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ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

Toutefois en cas de poursuite à vue ou de nécessité absolue, elles peuvent exercer leur action
au-delà de ces limites à charge d’en rendre compte aux directeurs régionaux intéresses. Leurs
interventions ont lieu soit d’office soit sur instruction.
c) Les postes gérant une recette
Ils sont compétents pour les contrôles des opérations commerciales et touristiques. Ils liquident
les droits et taxes sur les marchandises de faibles valeur et les objets personnels taxables
importes ou exportes par les voyageurs. Ils délivrent quittances des sommes perçues. En de
recettes, leur compétence se limite aux perceptions directes.
d) Les postes de surveillance :
Ils sont les sièges de la brigade mobile. Ils ont pour tâche de :
- S’opposer aux importations et exportations frauduleuses,
- D’obliger les transporteurs de marchandises à se présenter au bureau de douane pour y
accomplir les formalités douanières,
- D’apporter leur concours au service de bureau

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ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

SUPPORT DE COURS

ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

(DECLARANT TRANSIT)

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ORGANISATION DES SERVICES DES DOUANES

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