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Chapitre 1

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Section 1 : Objectif de la norme - ddéfinitions et nomenclature des comptes

I. Objectif de la norme

L'objectif de la NCT 5 révisée consiste à prescrire le traitement comptable pour les


immobilisations corporelles de sorte que les utilisateurs des états financiers puissent
distinguer les informations relatives aux investissements d'une entreprise dans ses
immobilisations corporelles et celles relatives aux variations de ces investissements. Les
questions fondamentales concernant la comptabilisation des immobilisations corporelles
portent sur la comptabilisation des actifs, la détermination de leur valeur comptable ainsi
que des dotations aux amortissements et des pertes de valeur correspondantes.

II. Définitions

Selon la NCT 05 Révisée, les termes suivants ont la signification indiquée ci-après :

▪ Les immobilisations corporelles : sont les éléments d'actif physiques et tangibles


qui :

a. Ayant un potentiel de générer des avantages futurs, sont détenus par une
entreprise soit pour être utilisés dans la production ou la fourniture de biens
et de services, soit pour être loués à des tiers, soit à des fins administratives
et de soutien à leur activité ;

b. Sont censés être utilisés sur plus d'un exercice.

▪ L’amortissement est la répartition systématique du montant amortissable d'un actif


sur sa durée d'utilité.

▪ La durée d'utilité est :

a. Soit la période pendant laquelle l'entreprise s'attend à pouvoir utiliser un


actif ;

b. Soit la période correspondant au nombre d'unités de production (ou


l'équivalent) que l'entreprise s'attend à obtenir de l'actif.

▪ Le montant amortissable est le coût d'un actif, ou tout autre montant substitué au
coût, diminué de sa valeur résiduelle.

▪ Le coût est le montant de liquidités ou d'équivalents de liquidités payé ou la juste


valeur de toute autre contrepartie donnée pour acquérir un actif au moment de son
acquisition ou de sa production.

▪ La valeur résiduelle d'un actif est le montant estimé qu'une entreprise obtiendrait
actuellement de la sortie de l'actif, après déduction des coûts de sortie estimés, si
l'actif avait déjà l'âge et se trouvait déjà dans l'état prévu à la fin de sa durée
d'utilité.

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▪ La juste valeur est le prix auquel un actif pourrait être échangé entre un acheteur
et un vendeur, normalement informés et consentants, dans une transaction
équilibrée.

▪ La valeur comptable est le montant pour lequel un actif est comptabilisé après
déduction du cumul des amortissements et du cumul des pertes de valeur
(constatées directement ou via un compte de provision pour dépréciation).

▪ La valeur récupérable est le montant que l'entreprise compte obtenir de l'usage


futur d'un actif, y compris sa valeur résiduelle de cession.

▪ Une perte de valeur est le montant de l'excédent de la valeur comptable d'un actif
sur sa valeur récupérable.

III. Nomenclature comptable :

221. Terrains.
2213. Terrains nus.
2214. Terrains aménagés.
2215. Terrains bâtis.
2216. Agencements & aménagements des terrains.

222. Constructions.
2221. Bâtiments.
2225. Installations générales, agencements & aménagements des constructions. 2226.
Ouvrages d'infrastructure.
2227. Constructions sur sol d'autrui.

223. Installations techniques, matériel et outillage industriels.


2231. Installations techniques.
2234. Matériel industriel.
2235. Outillage industriel.
2237. Agencements & aménagements du matériel & outillage industriels.

224. Matériel de transport


2241. Matériel de transport de biens.
2244. Matériel de transport de personnes.

228. Autres immobilisations corporelles.


2281. Installations générales, agencements et aménagements divers.
2282. Équipement de bureau.
2286. Emballages récupérables identifiables.

23. Immobilisations en cours.


232. Immobilisations corporelles en cours.
238. Avances & acomptes versés sur commandes d'immobilisations corporelles.

24. Immobilisations à statut juridique particulier.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

28. Amortissements des immobilisations.


282. Amortissements des immobilisations corporelles (même ventilation que celle du compte
22).

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284. Amortissements des immobilisations à statut juridique particulier.

29. Provisions pour dépréciation des immobilisations.


292. Provisions pour dépréciation des immobilisations corporelles (même ventilation que celle
du compte 22).
293. Provisions pour dépréciation des immobilisations en cours (même ventilation que celle du
compte 23).
294. Provisions pour dépréciation des immobilisations à statut juridique particulier.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

636. Charges nettes sur cessions d'immobilisations et autres pertes sur éléments non récurrents
ou exceptionnels.

637. Réduction de valeur.

6811. Dotations aux amortissements des immobilisations incorporelles et corporelles.

6816. Dotations aux provisions pour dépréciation des immobilisations incorporelles et corporelles.

736. Produits nets sur cessions d'immobilisations et autres gains sur éléments non récurrents ou
exceptionnels.

7811. Reprises sur amortissements des immobilisations incorporelles et corporelles.

1. Les terrains (compte 221)

Sont comptabilisés comme tels, les dépenses relatives à l’acquisition, la viabilisation,


l’agencement et l’aménagement des terrains.

Une distinction doit être opérée entre les terrains nus, terrains aménagés et terrains bâtis.
Les dépenses de viabilisation et d’aménagement des terrains sont constatées aussi dans
ce compte mais dans une rubrique distincte « agencements et aménagements des terrains».

Sont considérés des aménagements de terrains les dépenses relatives aux clôtures, aux
mouvements de terre, au drainage, au défrichement, etc. Ces dépenses sont identifiées
dans un sous-compte distinct afin de pouvoir suivre correctement leur amortissement.

Ne sont pas considérés des immobilisations corporelles les terrains détenus par les
promoteurs immobiliers en vue d’y construire leurs complexes immobiliers : ces terrains
sont classés parmi les stocks de l’entreprise.

2. Les constructions (compte 222)

Sont comptabilisées comme telles les dépenses relatives aux éléments suivants :

▪ Les bâtiments : ce compte regroupe les dépenses relatives aux fondations et leurs
appuis, les murs, les planchers, les toitures, ainsi que les aménagements faisant
corps avec eux.

Les bâtiments peuvent être classés en bâtiments à usage administratif, à usage


industriel, ou non affectés aux opérations professionnelles tel le cas des bâtiments
loués ou affectés au personnel, etc.

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Une deuxième distinction se basant sur la nature de la construction peut aussi être
opérée. Dans ce cas, on peut distinguer entre les constructions en dur, des
constructions en dur couvert de charpente et des constructions légères.

▪ Les installations générales : Il s’agit de l’ensemble des éléments dont la liaison


organique est la condition nécessaire de leur utilisation et qui sont distincts des
unités techniques annexées à des installations d’exploitation ou de transport par
canalisation, il en est ainsi par exemple des installations téléphoniques, des
installations de chauffage et de climatisation, des installations de douche du
personnel, des groupes électrogènes…

▪ Les agencements et les aménagements : sont tous les travaux destinés à mettre les
bâtiments en état d’utilisation. Retenons dans ces travaux à notre avis : les
dépenses relatives à la construction de cloison, d’installation de faux plafond…

▪ Les ouvrages d’infrastructure : ce sont les ouvrages destinés à assurer les


communisations sur terre, sous terre, par fer et par eau, ainsi que les barrages pour
la retenue des eaux et des pistes d’aérodrome, on peut citer à titre d’exemple, les
chemins de fer, les canalisations et conduites d’eau, les ports…

▪ Les constructions sur sol d’autrui : ce compte doit regrouper toutes les dépenses
engagées par l’entreprise en vue de construire et de rendre utilisable un bâtiment
érigé sur un terrain n’appartenant pas à l’entreprise. Le regroupement des dépenses
normalement comptabilisées dans des comptes distincts (dépenses de construction,
d’aménagement et d’installations générales) est à notre avis nécessaire, dans le cas
des constructions sur sol d’autrui, du fait que tous ces éléments sont soumis aux
mêmes restrictions juridiques.

3. Les Installations techniques, matériel et outillage industriel (compte 223)

Ce sont les immobilisations qui se rattachent directement à l’activité industrielle ou


commerciale de l’entreprise. Il s’agit de :

▪ Installations complexes spécialisées.

▪ Matériels industriels, c’est-à-dire l’ensemble des équipements et machines utilisés


pour l’extraction, la transformation, le façonnage, le conditionnement des matières
ou fournitures et aux prestations de services.

▪ Outillages industriels, c’est-à-dire les instruments dont l’utilisation,


concurremment avec un matériel, spécialise ce matériel dans un emploi déterminé.

▪ Agencements et aménagements des matériels et outillages industriels.

4. Le matériel de transport (compte 224)

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Il s’agit du matériel destiné au transport des biens et des personnes. Ce matériel est destiné
à être utilisé en dehors des murs des usines de l’entreprise. Tout matériel utilisé pour
déplacer les biens dans l’usine est comptabilisé parmi le matériel industriel tel le cas des
chariots élévateurs qui sont considérés comme matériel de manutention et non de
transport.

5. Les autres immobilisations corporelles (comptes 228)

▪ Agencements et aménagements divers : ce compte est utilisé lorsque l’entreprise


n’est pas propriétaire de ces éléments, c’est-à-dire quand ils sont incorporés dans
des immobilisations dont elle n’est pas propriétaire ou sur lesquelles elle ne
dispose d’aucun autre droit réel.

▪ Équipements de bureau : il s’agit des matériels de bureau et informatique, du


mobilier et ameublement dont dispose l’entreprise.

▪ Emballages récupérables : il s’agit des emballages durables et identifiables détenus


par l’entreprise et qui sont consignés aux clients.

6. Les Immobilisations en cours (compte 23)

Le compte « Immobilisations en cours » a pour objet de faire apparaître la valeur des


immobilisations non encore achevées à la fin de chaque exercice ainsi que les avances et
acomptes versés. Les immobilisations inscrites au compte « 232 Immobilisations
corporelles en cours » sont :

▪ Soit créées par les moyens propres de l'entreprise ;

▪ Soit résultant des travaux de plus ou moins longues durées confiées à des tiers sous
la responsabilité de l'entreprise.

Dans le premier cas, le coût de ces immobilisations est porté au débit du compte « 232
Immobilisations corporelles en cours » par le crédit du compte « 72 Production
immobilisée ». Dans le second cas, le compte 238 (ou le compte 237) est débité des
avances à la commande et des acomptes représentant les règlements partiels effectués par
l'entreprise au fur et à mesure de l'avancement des travaux.
Le coût d'une immobilisation est viré, selon le cas, du compte 23 au compte « 22
Immobilisations corporelles » lorsque cette immobilisation est terminée. Les avances et
acomptes versés par l'entreprise à des tiers pour des opérations en cours sont portés au
compte 238 lorsqu'ils ont pour objet l'acquisition d'une immobilisation corporelle.

7. Immobilisations à statut juridique particulier (compte 24)

Ce compte est destiné à enregistrer les immobilisations obtenues ou contrôlées par


l'entreprise sous un régime juridique particulier. Ce compte est ventilé dans les mêmes
conditions que le compte « 22 Immobilisations corporelles ». Il implique, pour les
entreprises concernées, la constatation dans les passifs des obligations correspondantes.

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Section 2 : Conditions de prise en compte des immobilisations corporelles

I. Les conditions de prise en compte :

Un élément des immobilisations corporelles doit être inscrit à l'actif lorsque :

a. il est probable que les avantages futurs associés à cette immobilisation


bénéficieront à l'entreprise ; et

b. le coût de cette immobilisation pour l'entreprise peut être mesuré de façon


fiable.

L'assurance du respect du premier critère ne peut être obtenue que si l'entreprise supporte
les risques et bénéficie des avantages économiques inhérents à la détention de l'actif. Cette
assurance existe lorsque les risques et les produits ont été transférés à l'entreprise.

Avant ce transfert, l'opération d'acquisition de l'immobilisation peut être abandonnée sans


engendrer de pénalités importantes, et par conséquent, l’actif n'est pas pris en compte.

Le deuxième critère de prise en compte des immobilisations est satisfait lorsque


l'entreprise peut identifier la contrepartie cédée en vue d'acquérir et de mettre en service
l'immobilisation. Pour ce faire, on se réfère à la contrepartie, en liquidités ou autrement,
de l'échange qui constitue une mesure objective de la valeur d'une immobilisation.

II. Application des règles de prise en comptes :

L'application de ces deux critères peut poser en pratique certaines difficultés. Une
appréciation est nécessaire pour appliquer ces critères aux circonstances propres à chaque
entreprise. Il en est ainsi, notamment pour :

1. Eléments de faibles valeurs : certains éléments de faible valeur individuelle, tels


que les moules, outils et matrices. Il est opportun de regrouper ces éléments et
d'appliquer les critères à leur valeur globale,

2. Pièces de rechange principales : les pièces de rechange principales (c'est-à-dire


celles des tinées à remplacer ou à être intégrées à un composant de l'immobilisation
principale) et les équipements en instance dont l'utilisation est supérieure à une
année. Ces pièces et équipements sont comptabilisés en immobilisations
corporelles,

3. les pièces de rechange et le matériel d'entretien dont l'utilisation est


irrégulière et ne pouvant être utilisés qu'en association avec un élément des
immobilisations corporelles : Ces pièces et matériel sont comptabilisés en
immobilisations corporelles.

4. Approche par composants : Dans certains cas, un actif corporel peut être
composé de parties apportant un flux d'avantages futurs différents ou ayant des
durées d'utilité spécifiques. Dans ce cas, ces différentes parties sont prises en

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compte séparément. A titre d'exemple, un avion et ses moteurs ou son intérieur
(sièges), une centrale électrique et ses turbines doivent être comptabilisés
séparément puisque ces éléments ont des durées d'utilité différentes.

5. Actifs de soutien et coûts initiaux : L'acquisition de biens de soutien tels que le


matériel de formation, de sécurité, de protection de l'environnement, tout en
n'augmentant pas directement les avantages futurs se rattachant à une
immobilisation donnée, peut se révéler nécessaire pour que l'entreprise puisse tirer
profit des avantages économiques futurs de ses autres immobilisations.

Lorsque tel est le cas, de telles acquisitions d'immobilisations ont qualité pour être
comptabilisées comme éléments d'actif parce qu'ils conditionnent la réalisation
d'avantages futurs ou ils permettent à l'entreprise de tirer des avantages futurs des
actifs liés supérieurs à ceux que l'entreprise aurait pu obtenir sans leur acquisition.
Toutefois ces actifs ne sont constatés que dans la mesure où leur valeur comptable
et de celle des actifs liés ne sont pas supérieures à la valeur récupérable de cet actif
et de ses actifs liés.

A titre d'exemple, un confectionneur de tissus délavés peut devoir installer une


station d'épuration des eaux usées afin de se conformer à des obligations
environnementales sur la fabrication de tels produits. Une telle station est
comptabilisée comme actif dans la mesure où elle est récupérable parce que, sans
cet investissement, l'entreprise n'est pas en mesure de fabriquer ni de vendre ses
produits.

III. Évaluation initiale des immobilisations corporelles

Une immobilisation corporelle qui remplit les conditions de comptabilisation en tant


qu'actif doit être évaluée initialement à son coût.

Le coût d'une immobilisation corporelle est la contrepartie, monétaire ou autre, cédée


pour l'acquérir et de la mettre en état de marche en vue de l'utilisation prévue.

Ce coût correspond initialement à :

▪ Son coût d'acquisition en cas d'acquisition à titre onéreux

▪ Sa juste valeur (ou valeur vénale) en cas d'acquisition à titre gratuit

▪ Son coût de production si elle est produite par l'entreprise.

1. Acquisition à titre onéreux


1.1. Principe de base :
Sont inclus dans le coût :
(a) le prix d'achat, y compris les droits et taxes supportés et non récupérables, après
déduction des remises et rabais commerciaux ;

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(b) les frais directs tels que commissions et frais d'actes, les honoraires des
architectes et ingénieurs, les frais de démolition et de viabilisation, les frais de
préparation du site, les frais de livraison et de manutention initiaux et les frais
d'installation ;
(c) l'estimation initiale des coûts relatifs au démantèlement et à l'enlèvement de
l'immobilisation et à la remise en état du site sur lequel elle est située.
Sont exclus du coût :
(a) Les frais généraux ne sont admis à être inclus dans le coût d'acquisition d'une
immobilisation corporelle que s'il est démontré que ces frais se rapportent
directement à l'acquisition ou à la mise en état d'utilisation de cet actif.
(b) Les frais de démarrage et les frais analogues qui ne peuvent pas être
directement affectés à l'acquisition ou à la mise en état de fonctionnement d'un
actif, n'entrent pas dans la détermination du coût de cet actif.
(c) Les pertes d'exploitation initiales, supportées après la mise en service mais
avant que l'actif parvienne à la performance prévue, sont constatées en charges.
1.2. Application pratique du principe :
▪ Coût d’entrée d’un terrain : Le coût d'un terrain comprend tous les frais engagés pour
son acquisition ainsi que tous les frais nécessaires pour le rendre approprié à
l'utilisation prévue, tels que :
(1) le prix d'achat ;
(2) les frais engagés pour conclure l'achat (commissions, frais d'acte et
honoraires) ;
(3) les frais de viabilisation du terrain (nivelage, remplissage, drainage et
nettoyage) ;
(4) les frais engagés pour libérer le droit de propriété de toute dépendance
(mainlevée d'hypothèque, rachat de servitude) ;
(5) les taxes non récupérables (droit d'enregistrement, droit de la conservation
foncière, TVA non récupérable, etc...).
Lorsque le terrain acquis comprend un bâtiment destiné à la démolition en vue de libérer
le terrain, les frais de démolition de la construction nets des produits tirés de la vente des
matériaux récupérés sont incorporés au coût d'origine du terrain. Certaines dépenses sont
portées en agencements et aménagements des terrains, telles les dépenses de clôture,
l'aménagement du paysage, les trottoirs et les aires de stationnement.

Certaines dépenses telles que la participation au pavage ou à l'éclairage de la rue, le raccordement


aux égouts et la participation au système d'évacuation et de drainage des eaux peuvent faire l'objet
d'un traitement différent selon l'analyse qui en est faite ;

- si elles valorisent le terrain, ces dépenses sont incorporables au coût d'origine du terrain;
- si elles sont nécessaires à l'activité de la société, ces dépenses constituent une
immobilisation amortissable (aménagements) ;
- si elles ne constituent en fait qu'une participation à des dépenses d'équipements publics,
ces dépenses peuvent être portées en charges à répartir.

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▪ Coût d’entrée d’une construction : Le coût d'une construction acquise comprend tous les
frais directement engagés pour la réaliser ou l'acquérir.
(1) Le prix d'achat ;
(2) Les honoraires d'acte et d'intermédiaires ;
(3) Les droits d'enregistrement et taxes non récupérables.

▪ Coût d’entrée des équipements et matériels : Le coût du matériel et des outillages comprend
notamment les éléments suivants :
(1) Le prix d'achat ;
(2) Les frais d'acte ;
(3) Les frais de transport et de manutention ;
(4) Les frais d'assurance-transport ;
(5) Les frais de préparation et d'installation de la machine ;
(6) Les frais de mise en marche ;
(7) Les impôts et taxes non récupérables.

Exemple n°1 :

La société XYZ a acheté au cours de l’exercice N un matériel industriel et a effectué les dépenses
suivantes en dinars :
Prix d’achat du matériel (acquis de l’étranger) 64 000,000
Droit de douane 4 000,000
TVA récupérable 13 000,000
Frais de transport 1 000,000
Frais d'installation et de montage 1 500,000

Le fournisseur étranger a été payé à crédit (2 mois) et les autres créditeurs/débiteurs divers ont
été payés par chèque bancaire.

T.A.F: Déterminer le coût de la machine, et passer l’écriture comptable correspondante.

Correction :
Détermination du coût de la machine :

Prix d’achat 64 000,000 Oui


Droit de douane 4 000,000 Oui car taxes non récupérables
TVA récupérable 13 000,000 Non car récupérable
Frais de transport 1 000,000 Oui
Oui car c’est une phase indispensable
Frais d'installation et de montage 1 500,000
avant de pouvoir utiliser la machine
-----------------------------------------…/…/N-------------------------------
Mat industriel 70 500,000
TVA déductible 13 000,000

532 Banque 19 500,000


404 Frs d’immobilisations 64 000,000
---------------------------------------- -------------------------------

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2. Acquisition à tempérament (paiement du prix différé)

Le coût d'une immobilisation corporelle est le prix comptant équivalent à la date de


comptabilisation. Si le règlement est différé au-delà des conditions habituelles de crédit,
la différence entre le prix comptant équivalent et le total des paiements est comptabilisée
en charges financières sur la période de crédit (sauf exception prévue par la NCT 13 :
incorporation dans le coût d’un autre actif).

Exemple n°2 :

Dans le cadre de la rénovation de son usine, la société XYZ a acheté le 01/01/N un matériel
industriel pour 300.000 DT payable par trois tranches d’égal montant. La première tranche est
versée à la date de livraison du matériel tandis que la deuxième et la troisième tranche sont
payables respectivement au
31/12/N et 31/12/N+1.
Il est à signaler que pour le matériel le taux d’intérêt applicable sur le marché est de 8%.
T.A.F: Déterminer le coût de la machine, et passer l’écriture comptable correspondante aux :
01/01/N, 31/12/N et 31/12/N+1.
Correction :
Echéances à payer :
01/01/N 31/12/N 31/12/N+1
------------------------------------------------------------------------------------------------------------>
100 000 DT 100 000 DT 100 000 DT
1/ Prix au comptant du matériel industriel :
Prix d’acquisition au comptant = 100 000 + 100 000 / (1+8%) + 100 000 / (1+8%)2
= 100 000 + 92 592,593 + 85 733,882
= 278 326,475 DT
Frais financiers à différer sur la période de paiement = 300 000 – 278 326,475
= 21 673,525
-----------------------------------------01/01/N-------------------------------
Mat industriel 278 326,475
Charges constatées d’avances 21 673,525
532 Banque 100 000
404 Frs d’immobilisations 200 000
---------------------------------------- -------------------------------

Au 31/12/N :
Etalement des frais financiers : calcul de la partie relative à l’exercice N
Prix au comptant = 278 326.475
Paiement effectué = -100 000,000
--------------------
Restant (crédit fournisseur) = 178 326,475

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Ce crédit fournisseur va générer des charges financières supportés par la société et calculé
comme suit pour l’année N :
178 326,475 * 8% = 14 266,118
-----------------------------------------31/12/N-------------------------------
65 Charges financières (R ) 14 266,118

471 Charges constatées d’avances 14 266,118

---------------------------------------- 31/12/N -------------------------------


404 Frs d’immobilisations 100 000,000

532 Banque 100 000


---------------------------------------- -------------------------------

Après paiement de la première tranche, la valeur actualisée de la dette est alors de

178 326.475 + 14 266,118 – 100 000,000 = 92 592,593

Au 31/12/N+1

Frais financiers rattachés à l’exercice N+1

➔ Soit 100 000,000 – 92 592,593 =7 407,407


➔ Soit 92 592,593 * 8% =7 407,407

-----------------------------------------31/12/N+1-------------------------------
65 Charges financières (R ) 7 407,407

471 Charges constatées d’avances 7 407,407

---------------------------------------- 31/12/N -------------------------------


404 Frs d’immobilisations 100 000,000

532 Banque 100 000

---------------------------------------- -------------------------------

3. Acquisition à un prix global

Lorsque le coût d’acquisition d’un groupe d’actifs est réglé au moyen d’une somme
globale, il en résulte un problème particulier de ventilation du prix forfaitaire. Dans ce
cas on répartit le montant global au prorata des justes valeurs respectives au moment de
l’acquisition. On fait donc l’hypothèse que les coûts varient en proportion directe de la
valeur marchande. On peut se baser sur une évaluation indépendante effectuée par un
expert dans le domaine.
Néanmoins, il ne faudrait pas se baser sur la valeur comptable des actifs telle qu’elle
apparait dans les livres du vendeur.

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Exemple n°3 :
Le 1er Avril N, la société « ALICE » a acheté une partie de l’actif de l’entreprise «
AHLEM » à un prix global de 360 000 DT. Les valeurs concernant les biens, acquit par
la société « ALICE » en vue de leur utilisation, se répartissent comme suit :
Elément VCN chez « AHLEM» Valeur d’expertise
Terrain 120 000 160 000
Construction 180 000 240 000
Machine 100 000 80 000
La société « ALICE » a engagé aussi les frais suivants :
- Frais d’acte et commission : 12 000 DT.
- Droit d’enregistrement : 15 000 DT.
Les amortissements sont pratiqués selon le mode linéaire et les durées d’amortissement
sont les suivants : Matériel : 10 ans – Construction : 20 ans.
TAF: Déterminer le coût d’achat de chaque élément et passer les écritures comptables
nécessaires chez la société « ALICE » en N (présenter les calculs).
Correction :
On doit se baser sur la valeur de l’expertise et non ceux chez le vendeur.
- Coût d’entrée du terrain = 360000 * ((160000 / (160000+240000+80000))
= 120 000
- Coût d’entrée de la construction = 360000 * ((240000 / (160000+240000+80000))
= 180 000
- Coût d’entrée de la Machine = 360000 * ((800000 / (160000+240000+80000))
= 60 000
4. Acquisition par voie d’échange
Le coût d'entrée des immobilisations acquises par voie d'échange est différent selon la
nature de l'actif échangé :
(a) Actif de nature différente : évaluation à la juste valeur de l'actif reçu. La juste
valeur de l'actif reçu équivaut à la juste valeur de l'actif donné en échange, ajustée
du montant de la soulte éventuelle en liquidités ou équivalent de liquidités versée
ou reçue. Le gain ou la perte résultant de l'échange doit être constaté en résultat
comme pour toute cession.
(b) Actif de même nature ou participation dans un actif de même nature :
évaluation à la valeur comptable de l'actif cédé. Un actif de même nature est un
actif dont la juste valeur et l'utilisation dans une même branche d'activité sont
similaires. Dans ce type d'échange, ni charge, ni produit n'est dégagé de la
transaction, car le coût de l'actif acquis est égal à la valeur comptable de l'actif
cédé. Toutefois, la juste valeur de l'immobilisation reçue peut mettre en évidence
une réduction de la valeur de l'immobilisation cédée. La valeur de l'actif cédé
servant de référence à l'évaluation est alors diminuée du montant de la réduction
de valeur correspondante. Cette valeur diminuée est celle affectée à l'actif reçu.
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Le coût d'un actif détenu par un preneur dans le cadre d'un contrat de location-
financement est déterminé selon les principes fixés dans la norme comptable NC 41
relative aux Contrats de location.

5. Immobilisation corporelle financée par une subvention d’investissement :

La subvention d'investissement se rapportant à un actif n'est pas déduite du coût de cet


actif.

6. Immobilisation produite en interne (par l’entreprise pour elle-même)

Le coût d’un bien produit par l’entreprise pour elle-même est déterminé en utilisant les
mêmes principes que pour les biens acquis. Si l’entreprise produit des biens analogues en
vue de les vendre dans le cadre de son exploitation normale, le coût de ce bien est en
général le même que le coût de production des biens destinés à la vente selon la NCT 04
Stocks.

En règle générale, le coût de production est déterminé par l’addition des éléments
suivants:

- Le prix d’achat hors taxes récupérables des matières consommées. Les rabais,
remises et ristournes obtenues doivent être déduits du prix d’achat.

- Les frais accessoires, c’est à dire les charges directement liées à l’acquisition pour
la mise en état d’utilisation du bien ou pour son entrée en magasin, tel est le cas :

- Des frais de transport, d’installation et de montage ;

- Des droits de mutation, honoraires ou commissions et frais d’actes.

- Les charges directes de production : Ce sont les charges nécessaires à la mise en


état de fonctionnement de l’immobilisation, conformément à l’utilisation prévue.
Elles comprennent le coût de préparation du site, les frais de livraison et de
manutention initiaux, les frais d’installation ou les honoraires d’architectes ou
d’ingénieurs.

- Une juste part des charges indirectes de production, dans la mesure où elles
peuvent être raisonnablement rattachées à la production du bien.

Doivent être exclus du coût de production, les éléments suivants :

- Les frais de démarrage et les frais analogues qui ne peuvent pas être directement
affectés à la mise en état de fonctionnement d’un bien ;

- Les pertes d’exploitation initiales, supportées après la mise en service mais avant
que le bien parvienne à la performance prévue ;

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- Les frais d’administration générale et la quote-part de charges correspondant à la
sous-activité.

- Le coût des montants anormaux de gaspillage liés aux matières premières, à la main
d’œuvre et aux autres ressources utilisées pour la production du bien.

- Les profits internes à l’entreprise (en cas d’utilisation d’un prix de cession interne).

- Les charges financières peuvent être incluses dans le coût de production dans les
conditions prévues par la norme NCT 13 : Charges d’emprunt.

Règles de l’affectation des coûts

Les règles diffèrent selon la destination de la dépense engagée. Il peut en effet s’agir de
dépenses spécifiquement destinées à la réalisation de l’immobilisation ou de charges
d’exploitation dont une partie est affectée à la production de l’immobilisation.

▪ Dépenses spécifiquement destinées à la production de l’immobilisation

Lorsque les dépenses engagées sont spécifiques à l’immobilisation produite et se


rapportent exclusivement à celle-ci, il n’est pas nécessaire de transiter par les comptes de
charges. Ces dépenses peuvent être imputées directement aux comptes d’immobilisations
en cours appropriés.

▪ Dépenses engagées dans le cadre de l’exploitation et affectées à la production


de l’immobilisation

Ces dépenses sont normalement constatées dans leurs comptes de charges appropriées au
fur et à mesure de leur engagement. A la fin de la période comptable, ces comptes de
charges sont contrebalancés en :

• Débitant le compte d’immobilisations en cours ; et en


• Créditant le compte 72 « Production immobilisée »
------------------------ ----------------------------
222 Constructions
72 Production immobilisée
------------------------ ----------------------------
IV. Traitements des coûts ultérieurs (dépenses postérieures):
Après la date d’acquisition ou de production d’une immobilisation, les entreprises sont
souvent amenées à engager des dépenses sur ladite immobilisation.
Le principal problème posé consiste à savoir comment ces dépenses seront
comptabilisées. Le traitement comptable des dépenses postérieures nécessite une analyse
de la nature et des buts de ces dépenses. Il faut, en fait, savoir :
- Si les coûts sont engagés uniquement pour maintenir le potentiel de service de
l’immobilisation.
- Si les coûts engagés augmentent le potentiel de service de l’immobilisation.

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1. Maintien du potentiel de service

Les dépenses de maintien du potentiel de service englobent les frais d’entretien, de réparation et
de remplacement mineurs. Ces frais n’augmentent pas le potentiel de service et n’entraînent
aucun accroissement des avantages économiques futurs des immobilisations auxquelles ils se
rapportent : Les frais engagés pour maintenir le niveau de service actuel doivent être passés
en charges.

Par exemple, les frais de service après-vente, ou de révision des installations et de l’équipement
sont généralement inscrites en charges parce qu’ils servent à maintenir, et non à augmenter, le
niveau de performance détermine.

1. Augmentation du potentiel de service

Les coûts ultérieurs relatifs à une immobilisation corporelle déjà prise en compte doivent
être ajoutées à la valeur comptable de l'actif lorsqu'il est probable que des avantages
futurs, supérieurs au niveau de performance initialement évalué de l'actif existant,
bénéficieront à l'entreprise.
Les coûts ultérieurs à une immobilisation corporelle ne sont inclus dans la valeur
comptable de cette immobilisation que s'il est démontré que les avantages économiques
futurs de l'actif existant, excédant le niveau normal antérieurement déterminé,
bénéficieront à l'entreprise. Ces coûts peuvent inclure :

(a) la modification d'une unité de production permettant d'allonger sa durée


d'utilité, ou l'augmentation de sa capacité,

(b) l'amélioration de parties machines permettant d'obtenir une amélioration


substantielle de la qualité de la production.

(c) l'adoption des nouveaux processus de production permettant une


réduction substantielle des frais d'exploitation initialement prévus.

Les coûts relatifs aux réparations ou à l'entretien des immobilisations corporelles qui sont
encourus afin de restaurer les avantages futurs qu'une entreprise peut escompter du niveau
de performance antérieurement déterminé de l'actif concerné, sont, en général, inscrites
en charges. Par exemple, les frais de service après-vente, ou de révision des installations
et de l'équipement sont généralement inscrits en charges parce qu'ils servent à maintenir,
et non à augmenter, le niveau de performance déterminé.

Le traitement comptable approprié des coûts encourus postérieurement à l'acquisition


d'une immobilisation corporelle dépend des conditions prévalant lors de l'évaluation et de
l'enregistrement de l'immobilisation correspondante et de la recouvrabilité ou non du coût
subséquent.

Ainsi par exemple, lorsque la valeur comptable d'une immobilisation corporelle tient déjà
compte d'une diminution des avantages futurs, le coût subséquent en vue de rétablir les
avantages économiques futurs attendus de l'immobilisation est immobilisée, à condition
que la valeur comptable n'excède pas le montant récupérable de l'immobilisation. Tel est
le cas notamment lorsque le prix d'achat reflète déjà l'obligation pour l'entreprise

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d'engager ultérieurement des coûts qui seront nécessaires pour mettre l'actif en état de
fonctionnement. On peut citer, à titre d'exemple, l'acquisition d'un immeuble exigeant une
rénovation. En de telles circonstances, les coûts sont ajoutés à la valeur comptable de
l'actif dans la mesure où ils pourront être récupérés lors de l'utilisation future de cet actif.

Des éléments essentiels de certaines immobilisations corporelles peuvent avoir à être


remplacés à intervalles réguliers. Par exemple, au bout d'un certain nombre d'heures
d'utilisation, un four peut avoir besoin d'un nouveau revêtement intérieur, ou bien les
intérieurs d'avions tels que les sièges et les cuisines peuvent devoir être renouvelés
plusieurs fois au cours de la vie de l'appareil. Ces éléments sont comptabilisés comme des
actifs distincts parce qu'ils ont des durées d'utilités différentes de celles des
immobilisations corporelles auxquelles ils se rattachent. En conséquence, dès lors que les
critères de constatation figurant au paragraphe 8 sont satisfaits, les coûts encourus pour
remplacer ou renouveler un tel élément sont comptabilisées comme l'acquisition d'un actif
distinct et l'actif remplacé est ramené à sa juste valeur.

Exemple n°4 :
L’entreprise « Héla » a réalisé au courant du mois de décembre N les dépenses suivantes:

1- Le 2/12, réfaction de la toiture afin d’éviter les infiltrations des eaux pluviales qui
s’amplifient d’un mois à un autre. Le coût de cette dépense est de 12.300,000.
2- Le 5/12, transformation des moteurs de certaines machines pour qu’elles puissent
fonctionner au gaz de ville au lieu du gas-oil. Le coût de cette transformation est de
14.400,000.
3- Le 6/12 remplacement de toutes les lampes de l’administration par d’autres lampes «
Allogènes » ayant une durée de vie nettement plus longue et qui sont également plus
économiques. Le coût de cette opération est de 440,000.
4- Le 14/12 extension de la mémoire centrale de l’ordinateur en augmentant la capacité
de son disque et en évitant le recours à la sous-traitance. Le coût de cette extension est de
3.000,000. 5- Le 20/12 réception de la facture de la maison « BMW » relative à la révision
moteur de la voiture de la direction. Le montant de la facture est de 5.500,000.
6- Le 24/12 réception de la facture de réparation du camion suite à un accident de la
circulation. Le montant de la facture est de 2.200,000.

TAF : Préciser le traitement comptable des dépenses précitées.

Section 3 : Évaluation après comptabilisation

Une entreprise doit choisir pour méthode comptable soit le modèle du coût décrit au
paragraphe suivant, soit le modèle de la réévaluation. Elle doit appliquer cette méthode à
l'ensemble d'une catégorie d'immobilisations corporelles.

I. Modèle du coût

Après sa comptabilisation en tant qu'actif, une immobilisation corporelle doit être évaluée
à son coût diminué du cumul des amortissements et du cumul des pertes de valeur.

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II. Modèle de la réévaluation
Après sa comptabilisation en tant qu'actif, une immobilisation corporelle dont la juste
valeur peut être évaluée de manière fiable doit être évaluée à son montant réévalué, à
savoir sa juste valeur à la date de réévaluation, diminuée du cumul des amortissements
ultérieurs et du cumul de pertes de valeur ultérieures.
Les réévaluations doivent être effectuées avec une régularité suffisante pour s'assurer que
la valeur comptable ne diffère pas de façon significative de celle qui aurait été déterminée
en utilisant la juste valeur à la date de clôture de l'exercice.
La juste valeur des terrains et constructions est habituellement fondée sur le marché et
déterminée par une évaluation à dire d'expert généralement effectuée par des évaluateurs
professionnels qualifiés. La juste valeur des installations de production est habituellement
leur valeur de marché déterminée par évaluation à dire d'expert.
Dans le cas où la juste valeur d'une immobilisation corporelle ne peut être fondée sur le
marché en raison de la nature spécifique de l’immobilisation et du fait qu'elle est rarement
vendue, sauf dans le cadre d'un transfert de l'activité, une entreprise peut être amenée à
estimer la juste valeur en utilisant l'approche par le résultat ou l'approche du coût de
remplacement net d'amortissement.
La fréquence des réévaluations dépend des variations de la juste valeur des
immobilisations corporelles à réévaluer. Lorsque la juste valeur d'un actif réévalué diffère
significativement de sa valeur comptable, une nouvelle réévaluation est nécessaire.
Certaines immobilisations corporelles peuvent connaître des variations importantes et
volatiles de leur juste valeur, nécessitant une réévaluation annuelle. D'aussi fréquentes
réévaluations ne sont pas nécessaires pour les immobilisations corporelles qui
enregistrent des variations négligeables de leur juste valeur. Au contraire, il peut n'être
nécessaire de réévaluer l'immobilisation corporelle que tous les trois ou cinq ans.
Lorsqu'une immobilisation corporelle est réévaluée, sa valeur comptable est ajustée au
montant réévalué. À la date de réévaluation l'actif est traité de l'une des manières
suivantes :
(a) la valeur comptable brute est ajustée d'une manière qui concorde avec la
réévaluation de la valeur comptable de l'actif. Par exemple, la valeur comptable brute
peut être retraitée par référence à des données de marché observables ou au prorata
de la variation de la valeur comptable. Le cumul des amortissements à la date de
réévaluation est ajusté pour qu'il corresponde à la différence entre la valeur comptable
brute de l'actif et sa valeur comptable déduction faite du cumul des pertes de valeur ;

(b) le cumul des amortissements est déduit de la valeur comptable brute de l'actif.
Lorsqu’une immobilisation corporelle est réévaluée, toute la catégorie d'immobilisations
corporelles dont fait partie cet actif doit être réévaluée.

Une catégorie d’immobilisations corporelles est un regroupement d'actifs de nature


similaire, utilisés de manière similaire dans les activités d'une entreprise. On citera à titre
d'exemples de catégories distinctes

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(a) terrains ; (b) terrains et constructions ; (c) machines ; (d) navires ; (e) avions ; (1)
véhicules à moteur ; agencements et aménagements ; (g) équipements informatiques ; et
(h) mobilier et matériel de bureau.

Les éléments au sein d'une catégorie d'immobilisations corporelles sont réévalués


simultanément afin d'éviter une réévaluation sélective des actifs et la présentation dans
les états financiers de montants qui représentent un mélange de coûts et de valeurs à des
dates différentes. Toutefois, une catégorie d'actifs peut être réévaluée par roulement, à
condition que la réévaluation de cette catégorie d'actifs soit achevée dans un cou1t délai
et que ces réévaluations soient tenues à jour.

Lorsque la valeur comptable d'un actif est augmentée à la suite d'une réévaluation
l'augmentation doit être comptabilisé directement en capitaux propres sous le libellé écart
de réévaluation. Toutefois, une réévaluation positive doit être comptabilisée en produits
dans la mesure où elle compense une réévaluation négative du même actif antérieurement
comptabilisée en charges.

Lorsque, à la suite d'une réévaluation, la valeur comptable d'un actif diminue, cette
diminution doit être comptabilisée en charges. Toutefois, une réévaluation négative doit
être directement imputée sur l'écart de réévaluation correspondant dans la mesure où cette
diminution n'excède pas le montant comptabilisé en écart de réévaluation concernant le
même actif.

L'écart de réévaluation compris dans les capitaux propres peut être transféré directement
dans les résultats reportés lorsque l'écart est réalisé. La totalité des écarts peut être réalisée
lors de la mise hors service ou de la sortie de l'actif. Toutefois, une part de l'écart peut
être réalisée à mesure que l'actif est utilisé par l'entreprise ; dans un tel cas, le montant de
l'écart réalisé est la différence être l'amortissement basé sur la valeur comptable réévaluée
de l'actif et l'amortissement basé sur le coût d'origine de l'actif. Le transfert de l'écart de
réévaluation aux résultats reportés ne passe pas par l'état de résultat.

La première adoption du modèle de la réévaluation à la JV constitue un changement de


méthodes comptables. Ce changement de méthode est traité par la NCT 05 et non la NCT
11. Ainsi, l'entreprise qui optera, pour la première fois, pour le modèle de réévaluation
prévu par la présente norme, doit l'appliquer de manière prospective.

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Section 4 : Amortissement

I. Principe

Le montant amortissable d'une immobilisation corporelle doit être réparti de façon


systématique sur sa durée d'utilité. Le mode d'amortissement utilisé doit refléter le rythme
selon lequel les avantages économiques futurs liés à l'actif sont consommés par
l'entreprise.

A mesure que les avantages économiques représentatifs d'un actif sont consommés par
l’entreprise, la valeur comptable de l'actif est réduite pour refléter cette consommation,
généralement en constatant une dotation aux amortissements. Une dotation aux
amortissements est constatée même si la juste valeur de l'actif est supérieure à sa valeur
comptable.

II. La durée d’utilité

La durée d’utilité correspond :

(a) Soit à la période pendant laquelle l’entreprise s’attend à utiliser un actif ; ou

(b) Soit le nombre d’unités de production ou d’unités similaires que l’entité s’attend à
obtenir de l’actif.

Les avantages économiques représentatifs d'une immobilisation corporelle sont


consommés par l'entreprise principalement à travers l'utilisation de cet actif. Toutefois,
d'autres facteurs, tels que l'obsolescence technique et l'usure d'un actif alors qu'il reste
inutilisé, conduisent souvent à la diminution des avantages économiques auxquels on
aurait pu s'attendre à disposer grâce à cet actif. En conséquence, l'ensemble des facteurs
suivants doit être pris en considération pour déterminer la durée d'utilité d'un actif :

(a) l'usage attendu de cet actif par l'entreprise. Cet usage est évalué par référence à
la capacité ou à la production physique attendue de cet actif ;

(b) l'usure physique attendue, qui dépend des facteurs d'activité telles que les
cadences auxquelles est utilisé l'actif et le programme de maintenance de
l'entreprise, et les soins apportés et la maintenance de l'actif en dehors de sa période
d'utilisation ;

(c) l'obsolescence technique découlant de changements ou d'améliorations dans la


production, ou d'une évolution de la demande du marché pour le produit ou le
service fourni par l’actif ; et

(d) les limites juridiques ou similaires sur l'usage de l'actif, telles que les dates
d'expiration des contrats de location.

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La durée d'utilité d'un actif est définie en fonction de l’utilité attendue de cet actif pour
l’entreprise. La politique de gestion des actifs d’une entreprise peut faire intervenir la
sortie d’actifs au bout d'un délai précis ou après consommation d'une certaine quantité
d’avantages économiques représentatifs de cet actif. En conséquence, la durée d'utilité
d'un actif peut être plus courte que sa vie économique. L'estimation de la durée d'utilité
d’une immobilisation corporelle est affaire de jugement basé sur l'expérience qu’a
l'entreprise avec des actifs similaires.

Les terrains et les constructions sont des actifs distincts, traités séparément en
comptabilité même lorsqu’ils sont acquis ensemble. Sauf quelques exceptions, telles que
des carrières et des sites de décharge, les terrains ont une durée d’utilité illimitée et ne
sont donc pas amortis. Les constructions ont une durée d'utilité limitée et sont, en
conséquence, des actifs amortissables. Une augmentation de la valeur du terrain sur lequel
est édifiée une construction n’affecte pas la détermination du montant amortissable de la
construction.

Lorsque des coûts de démantèlement, d'enlèvement et de remise en état du site sont


incorporés au coût d'un terrain, cette partie du terrain est amortie sur la durée des
avantages obtenus en engageant ces coûts. Dans certains cas, le terrain lui-même peut
avoir une durée d’utilité limitée, auquel cas il est amorti d'une manière reflétant les
avantages qui doivent en être retirés.

III. Le montant amortissable

Le montant amortissable d'un actif est déterminé après déduction de la valeur résiduelle
de l'actif. Dans la pratique, la valeur résiduelle d'un actif est souvent peu importante et en
conséquence, est insignifiante dans le calcul du montant amortissable.

Exemple n°5 : amortissement avec valeur résiduelle


Une entreprise acquiert un matériel de transport pour 10 000 D dont la durée de vie économique
est estimée à 5 ans mais qu’elle prévoit de revendre après 3 années d’utilisation. La valeur
résiduelle (valeur nette de revente) est estimée à 30 000 D.
TAF : Calculer la dotation d’amortissement et présenter son écriture comptable.

Lorsque modèle du coût est adopté et qu'il est probable que la valeur résiduelle sera
importante, la valeur résiduelle est estimée à la date d'acquisition et n'est pas
ultérieurement augmentée des changements de prix.

Toutefois, lorsque le modèle de réévaluation est adopté, une nouvelle estimation est faite
à la date de toute réévaluation ultérieure de l'actif. Cette estimation est basée sur la valeur
résiduelle constatée à la date de l'estimation pour des actifs similaires qui sont parvenus
à la fin de leur durée d'utilité et qui ont été exploités dans des conditions similaires à celles
dans lesquelles l'actif sera utilisé.

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IV. Les modes d’amortissement :

Différents modes d'amo1tissement peuvent être utilisés pour répartir de façon


systématique le montant amortissable d'un actif sur sa durée d'utilité.
Ces modes incluent :

- le mode linéaire : L'amortissement linéaire conduit à une charge constante sur la


durée d'utilité de l'actif

- le mode dégressif : Le mode dégressif conduit à une charge décroissante sur la


durée d'utilité de l'actif.

- le mode des unités de production : Le mode des unités de production donne lieu à
une charge basée sur l'utilisation ou la production prévue de l'actif.

L'entreprise sélectionne le mode qui reflète le plus étroitement le rythme attendu de


consommation des avantages économiques futurs représentatifs de l'actif. Ce mode
d’amortissement est appliqué de manière cohérente d’un exercice à l'autre, sauf en cas de
changement du rythme attendu de consommation de ces avantages économiques futurs.

La dotation aux amortissements pour un exercice est en général comptabilisée en charges.


Il arrive toutefois que les avantages économiques futurs représentatifs d'un actif soient
absorbés dans la production d'autres actifs. Dans ce cas, la dotation aux amortissements
fait partie du coût de l’autre actif et est incluse dans sa valeur comptable. A titre
d’exemple, l'amortissement des installations de production est inclus dans les coûts de
fabrication des stocks (voir la norme comptable NC 04 relative aux Stocks). De même,
l'amortissement des immobilisations corporelles utilisées pour les activités de
développement peut être inclus dans les dépenses de développement qui sont
comptabilisées selon la norme comptable NC 20 relative aux dépenses de recherche et de
développement.

V. Réexamen de la durée d'utilité

La durée d'utilité d'une immobilisation corporelle doit être réexaminée périodiquement


et, si les prévisions sont sensiblement différentes des estimations antérieures, la dotation
aux amortissements de l'exercice en cours et des exercices futurs doit être ajustée : il s’agit
d(un changement d’estimation comptable et doit, en conséquence, faire l’objet d’un
ajustement prospectif et non pas rétrospectif.

Au cours de l'utilisation d'un actif il peut devenir apparent que l'estimation de sa durée
d'utilité est inappropriée. Par exemple, la durée d'utilité peut être allongée du fait de
dépenses ultérieures sur l'actif qui améliorent l'état de cet actif au-delà de son niveau de
performance défini à l'origine. A contrario, des changements technologiques ou des
évolutions du marché des produits correspondants peuvent réduire la durée d'utilité de
l'actif. Dans de tels cas, la durée d'utilité et, en conséquence, le taux d'amortissement sont
ajustés pour l'exercice en cours et les exercices suivants.

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La politique de réparation et de maintenance de l'entreprise peut également affecter la
durée d'utilité d'un actif. Cette politique peut conduire à une extension de la durée d'utilité
d'un actif ou à un accroissement de sa valeur résiduelle. Toutefois, l'adoption d'une telle
politique ne supprime pas la nécessité de constater des dotations aux amortissements.

Exemple n°6 : (Changement de la durée d’utilité)


La durée d’utilité d’une machine acheté au début de l’exercice N et amortie linéairement avait
fixée initialement à 8 ans.
Compte tenu de l’état de la machine à la clôture de l’exercice N+2, il parait que la durée de vie
résiduelle à cette date n’est plus que de 2 ans.
En supposant un coût d’acquisition de 120 000 DT, les amortissements pratiqués s’élèvent à :
- Année N :
- Année N+1 :
D’où une valeur nette comptable à la fin de N+1 de
Les charges des années antérieures ne sont pas remises en cause. En revanche, la dotation de
l’exercice N+2 et celles des années ultérieures sont modifiés de façon à ce que la valeur nette
comptable soit totalement amorti à la fin de N+4 (à répartir sur la durée restante), d’où une
dotation de pour chacun des exercices de N+2 à N+4.

VI. Réexamen du mode d'amortissement

Le mode d'amortissement appliqué aux immobilisations corporelles doit être réexaminé


périodiquement et, en cas de modification importante du rythme attendu d'avantages
économiques découlant de ces actifs, le mode doit être modifié pour refléter ce
changement de rythme. Ce changement doit être comptabilisé comme un changement
d'estimation comptable selon la norme comptable NC 11 relative aux Modifications
comptables (application prospective c’est-à-dire pour l’exercice couv=rant et les
exercices futurs).

Section 5 : Dépréciation

Lorsque des circonstances ou événements particuliers laissent à penser que la valeur


comptable ne pourra pas être récupérée par les résultats futurs provenant de son
utilisation, auquel cas il y a lieu de ramener la valeur de l'actif à sa valeur récupérable.

A titre d'exemple, les événements ou circonstances suivants peuvent amener l'entreprise


à constater une dépréciation :

(a) baisse significative de la valeur de marché d'un actif ;

(b) évolution importante et défavorable de la législation ou de l'environnement


économique affectant la valeur de l'actif ; et

(c) accumulation des coûts de loin supérieure aux montants initialement


estimés pour la fabrication ou l'acquisition d'un élément d'actif.

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Si l'entreprise rencontre une des situations analogues ou d'autres situations de nature à
engendrer une réduction de valeur de l'actif, elle doit estimer le montant des cash-flows
futurs actualisés qui seront générés par l'utilisation de l'actif et son éventuelle cession.
Dans ce cas, la valeur récupérable de l’actif correspond à la valeur actualisée des
cashflows futurs.

VA= CF1/ (1+t) + CF2/ (1+t)2 +……..+ CF n / (1+t)n+VR/1+t)n

Lorsque la valeur actualisée des cash-flows futurs est difficile à déterminer, la valeur
récupérable de l’actif correspond, alors à sa juste valeur. La juste valeur est déterminée
par référence au prix de marché, s'il existe un marché actif pour l'immobilisation, ou si ce
prix ne peut être obtenu, par référence à un prix d'un actif équivalent, ou par référence à
d'autres techniques d'évaluation, s'il n'est pas possible de se référer à un prix de marché.

La valeur récupérable d’actifs individuels ou d’un groupe d’actifs similaires est


déterminée séparément et la valeur comptable est réduite à cette valeur. Toutefois, il peut
se présenter des cas où il n’est pas possible d’évaluer la valeur récupérable d'un actif sur
cette base, par exemple lorsque toutes les installations de production d’une usine sont
utilisées pour le même objectif. Dans un tel cas, la valeur comptable de chacun des actifs
correspondants est réduite, proportionnellement à la baisse globale de la valeur
récupérable du plus petit regroupement d’immobilisations pour lesquelles il est possible
d’effectuer une évaluation de la valeur récupérable.

Le montant des cash-flows futurs est déterminé sur la durée d’utilité de l'actif restant à
courir de l'immobilisation. Il est déterminé par ensemble d'immobilisations le plus réduit
possible, à partir duquel il est possible de mettre en évidence un flux de trésorerie
indépendant des flux liés à d'autres immobilisations. Pour le calcul des cash-flows, les
charges financières ne sont pas prises en compte. Le montant des cash-flows est augmenté
de la valeur résiduelle de sortie de l’actif

Le montant des cash-flows est déterminé à partir de projections et d'hypothèses


raisonnablement justifiées.

L'estimation des cash-flows peut se faire à l'aide d'une fourchette de prévisions auxquelles
l'entreprise applique une probabilité de réalisation, en fonction du caractère objectivement
vérifiable des hypothèses retenues.

Après la comptabilisation d'une perte de valeur, la dotation aux amortissements de l'actif


doit être ajustée pour les exercices futurs, afin que la valeur comptable révisée de l'actif,
diminuée de sa valeur résiduelle (s'il y a lieu), puisse être répartie de façon systématique
sur sa durée d'utilité restant à courir.

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I. Dépréciation dans le modèle du coût :

Une perte de valeur d'un actif non réévalué est comptabilisée en charges en réduisant la
valeur brute de l'immobilisation ou par la constitution d'une provision s'il est jugé qu'elle
n'est pas irréversible.

[Link] pour dépréciation des immobilisations (modèle du coût)

La dépréciation résultant d’événements ou de circonstances divers et non liés à l’utilisation, est


constatée différemment selon qu’il s’agisse d’une dépréciation irréversible ou d’une dépréciation
non irréversible (réversible). Dans ce dernier cas, la constitution de provision pour
dépréciation est nécessaire.

L’écriture comptable est la suivante :

Débit : 6816 Dotations aux provisions pour dépréciation des immobilisations.


Crédit : 292 Provisions pour dépréciation des immobilisations corporelles

Remarque : il est à noter que les provisions pour dépréciation des immobilisations n’affectent
pas les méthodes d’amortissement et par conséquent les plans d’amortissement. L’entreprise
continue alors à amortir normalement ses immobilisations.

1.2.Réduction de valeur des immobilisations (modèle du coût)

Lorsque la dépréciation est irréversible, c’est à dire définitive, ne pouvant plus être réparée ou
reprise, il y a lieu de procéder à une réduction de valeur.

Ainsi :
-Après avoir constaté une réduction de valeur, la nouvelle valeur comptable nette du bien
est égale à sa juste valeur,
-Cette nouvelle valeur constitue la nouvelle base d’amortissement.
-L’amortissement est calculé sur la durée restant à courir.
-La réduction de valeur est constatée en résultat de l’exercice.
-La réduction de valeur ne peut être ultérieurement annulée même si les résultats futurs
s’améliorent.

Lorsque la réduction est imputée définitivement, la nouvelle valeur comptable nette du bien
constitue la nouvelle base d’amortissement. Dans ce cas la diminution affecte directement la
valeur d’origine de l’immobilisation.

L’écriture comptable est la suivante :

Débit : 637 Réduction de valeur


Crédit : 22 Immobilisations corporelles

Sachant que la réduction de valeur affecte directement le coût historique, il en découle que le
plan d’amortissement de l’immobilisation doit être modifié.

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Exemple n°7:

La société « Haute technologie » a acheté en début de 200N un matériel destiné à la production


d’imprimante à haute vitesse. Le coût de ce matériel est de 1.000.000 dinars, sa durée de vie utile
estimative est de 8 ans et sa valeur résiduelle est de 200.000 dinars. Deux ans plus tard,
apparaissent les imprimantes « laser » qui sont plus performantes. La direction de la société
constate alors que son matériel a perdu une bonne partie de sa valeur.

Au début de 200N+2, alors que la juste valeur du matériel n’est que de 300.000D, la durée de vie
utile restante doit être ramenée de 6 à 2 ans, puisque l’entreprise ne peut plus commercialiser ce
matériel à partir de 200N+4 (la réduction étant alors irréversible) et la valeur résiduelle est de
50.000 dinars.

II. Dépréciation dans le modèle de réévaluation à la juste valeur :

En revanche, une perte de valeur d'un actif réévalué est comptabilisée en capitaux propres
dans la mesure où la perte de valeur n’excède pas le montant de l’écart de réévaluation
relatif à cet actif. Cette perte de valeur sur un actif réévalué réduit l'écart de réévaluation
relatif à cet actif.

Section 6 : Décomptabilisation

La valeur comptable d’une immobilisation corporelle doit être décomptabilisée :

(a) lors de sa sortie ; ou

(b) lorsqu'aucun avantage économique futur n’est attendu de son utilisation ou de sa


sortie.

Le profit ou la perte résultant de la décomptabilisation d'une immobilisation corporelle


doit être inclus dans le résultat lors de la décomptabilisation de l'élément. Les profits ne
doivent pas être classés en revenus mais plutôt parmi les éléments exceptionnels (les
comptes 636 ou 736)..

Exception : Si une entreprise qui, dans le cadre de ses activités ordinaires, vend
habituellement des immobilisations corporelles détenues en vue de la location à d’autres,
doit transférer ces actifs vers les stocks à leur valeur comptable lorsqu’ils cessent d’être
loués et deviennent détenus en vue de la vente. Les produits de la vente de ces actifs
doivent être comptabilisés en revenus, conformément à la norme comptable NC 03
relative aux Revenus.

Le profit ou la perte résultant de la décomptabilisation d'une immobilisation corporelle


doit être déterminé comme la différence entre le produit net de la sortie, le cas échéant, et
la valeur comptable de l'immobilisation corporelle.

La contrepartie à recevoir lors de la sortie d’une immobilisation corporelle est


initialement comptabilisée à sa juste valeur. Si le règlement de l'immobilisation corporelle

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est différé, la contrepartie reçue est comptabilisée initialement au prix comptant
équivalent. La différence entre le montant nominal de la contrepartie et le prix comptant
équivalent est comptabilisée en produits financiers selon la norme comptable NC 03
relative aux Revenus, reflétant le rendement effectif de la créance.

Section 7 : Passifs relatifs au démantèlement ou à la remise en état et autres passifs


similaires

Un passif relatif au démantèlement ou à la remise en état ou un autre passif similaire peut


exister, par exemple, pour le démantèlement d’une usine, la réhabilitation de dommages
environnementaux dans des industries extractives, ou l'enlèvement de matériel.

Les changements de méthodes comptables, relatives à la comptabilisation et à


l'évaluation des coûts relatifs au démantèlement et à l'enlèvement d'une immobilisation et
à la remise en état du site sur lequel elle est située ainsi qu'aux passifs correspondants et
à leur variation, doivent être comptabilisés selon les dispositions de la norme
comptable NC 11 relative aux Modifications comptables.

Comptabilisation

Une obligation qu'une entreprise contracte soit du fait de l'acquisition d'une


immobilisation corporelle, soit du fait de son utilisation pendant une durée spécifique,
donne lieu à la comptabilisation, au passif, d'une provision lorsque :

(a) L'entreprise a une obligation actuelle juridique ou implicite) résultant d'un


événement passé ;

(b) il est probable qu'une sortie de ressources représentatives d'avantages


économiques sera nécessaire pour éteindre l'obligation ; et

(c) le montant de l'obligation peut être estimé de manière fiable.

Si ces conditions ne sont pas réunies, aucune provision pour coûts relatifs au
démantèlement et à l'enlèvement de l'immobilisation et à la remise en état du site sur
lequel elle est située ne doit être comptabilisée.

Le montant comptabilisé en provision pour coûts relatifs au démantèlement et à


l'enlèvement de l'immobilisation et à la remise en état du site sur lequel elle est située doit
être la meilleure estimation de la dépense nécessaire à l'extinction de l'obligation actuelle
à la fin de l'exercice.

La meilleure estimation de la dépense imposée par l'extinction de l'obligation actuelle est


le montant que 1’entreprise devrait raisonnablement payer pour éteindre son obligation à
la date de clôture ou pour la transférer à un tiers à cette même date. Éteindre ou transférer
une obligation à la fin de l’exercice sera bien souvent impossible ou d’un coût prohibitif.
Toutefois, l'estimation du montant que l'entreprise devrait raisonnablement payer pour

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éteindre son obligation ou la transférer fournit la meilleure estimation de la dépense à
engager pour éteindre l’obligation actuelle à la fin de l’exercice.

Les estimations du résultat et de l'effet financier sont déterminées à partir du jugement de


la direction de l’entreprise, complétées par l’expérience de transactions similaires et, dans
certains cas, par des rapports d'experts indépendants. Les indications disponibles
englobent toute indication complémentaire fournie par des événements posté1ieurs à la
date de clôture.

Le montant de la provision pour coûts relatifs au démantèlement et à l'enlèvement de


l'immobilisation et à la remise en état du site sur lequel elle est située doit être la valeur
actualisée des dépenses attendues que l'on pense nécessaires pour éteindre l'obligation.

Section 8 : Informations à fournir

▪ Les états financiers doivent indiquer, pour chaque catégorie d'immobilisations


corporelles :
(a) les conventions d'évaluation utilisées pour déterminer la valeur comptable brute ;
(b) les modes d'amortissement utilisés ;
(c) les durées d'utilité ou les taux d'amortissement utilisés ;
(d) la valeur compta hie brute et le cumul des amortissements (ajouté aux cumuls des
pertes de valeur) à l'ouverture et à la clôture de l'exercice ;
(e) et un rapprochement entre les valeurs comptables à l'ouverture et à la clôture de
l'exercice, faisant apparaître :
(i) les entrées,
(ii) les sorties,
(iii) les acquisitions par voie de regroupements d'entreprises,
(iv) les augmentations ou les diminutions résultant des réévaluations décrites aux
paragraphes 30, 38 et 39 et des pertes de valeur comptabilisées ou reprises dans
les capitaux propres selon cette norme,
(v) les pertes de valeur comptabilisées en charges selon cette norme,
(vi) les pertes de valeur faisant l'objet d'une reprise en produits selon cette norme,
(vii) les amortissements, et
(viii) les autres variations.

▪ Les états financiers doivent également indiquer :


(a) l'existence et les montants des restrictions sur les immobilisations corporelles
données en nantissement de dettes
(b) le montant des dépenses comptabilisées dans la valeur comptable d'une
immobilisation corporelle en cours de construction ;
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(c) le montant des engagements contractuels pour l'acquisition d'immobilisations
corporelles ; et
(d) s'il n'est pas présenté séparément dans l'état de résultat, le montant des
indemnisations accordées par des tiers relativement à des immobilisations corporelles
dépréciées, perdues ou cédées qui sont incluses dans le résultat.

▪ Le choix du mode d’amortissement et l'estimation de la durée d’utilité des actifs sont


affaire de jugement. En conséquence, l'indication des modes adoptés, des durées
d’utilité estimées ou des taux d’amortissement apporte aux utilisateurs des états
financiers des informations leur permettant d'examiner les politiques retenues par les
dirigeants et permettant la comparaison avec d’autres entreprises. Pour les mêmes
motifs, il est nécessaire d’indiquer :
(a) l'amortissement, qu'il soit comptabilisé en résultat ou dans le coût d’autres actifs,
au cours d'un exercice ; et
(b) l'amortissement cumulé à la clôture de l'exercice.

▪ Selon la norme comptable NC 11 relative aux Modifications comptables, une


entreprise indique la nature et l'effet d'un changement dans une estimation comptable
ayant une incidence sur l'exercice en cours ou dont il est prévu qu’il aura une incidence
sur des exercices ultérieurs. Pour les immobilisations corporelles, l’obligation de
fournir ces informations peut résulter de changements dans les estimations concernant:
(a) les valeurs résiduelles ;
(b) les coûts estimés de démantèlement, d’enlèvement ou de remise en état
d’immobilisations corporelles ;
(c) les durées d’utilité ; et
(d) les modes d’amortissement.

▪ Lorsque les immobilisations corporelles sont inscrites à leur montant réévalué, les
informations suivantes doivent être fournies :
(a) la date d'entrée en vigueur de la réévaluation ;
(b) le recours ou non à un évaluateur indépendant ;
(c) les méthodes et les hypothèses importantes retenues pour estimer la juste valeur des
immobilisations corporelles ;
(d) la mesure dans laquelle les justes valeurs des immobilisations corporelles ont été
soit déterminées par référence directe à des prix observables sur un marché actif ou
dans des transactions récentes sur le marché dans des conditions de concurrence
normale, soit estimées par d'autres techniques d'évaluation ;
(e) pour chaque catégorie d'immobilisations corporelles réévaluées, la valeur
comptable qui aurait été comptabilisée si les actifs avaient été comptabilisés selon le
modèle du coût ; et
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(f) l'écart de réévaluation, en indiquant les variations de l’exercice ainsi que toute
restriction sur la distribution de cet écart aux associés.

▪ En plus des informations imposées par le paragraphe 100 (e) (iv) à (vi), une entreprise
doit fournir les informations suivantes pour chaque perte de valeur significative
comptabilisée ou reprise au cours de l'exercice concernant un actif pris
individuellement ou un regroupement d’immobilisations visé aux paragraphes 59, 7l
et 72 :
(a) les événements et circonstances qui ont conduit à comptabiliser ou à reprendre la
perte de valeur ;
(b) le montant de la perte de valeur comptabilisée ou reprise ;
(c) pour un actif pris individuellement, la nature de l'actif ;
(d) pour un regroupement d'immobilisations vise aux paragraphes 59, 71 et 72 :

(i) le montant de la perte de valeur comptabilisée ou reprise par catégorie d'actifs,


et
(ii) si le regroupement d'immobilisations a changé depuis l'estimation précédente
de sa valeur récupérable (le cas échéant), une description du mode actuel et du
mode antérieur de regroupement d'immobilisations ainsi que les raisons ayant
conduit à changer le mode d'identification de ce regroupement ;
(e) si la valeur récupérable de l'actif (du regroupement d'immobilisations vise aux
paragraphes 59, 71 et 72) est sa juste valeur ou sa valeur actualisée des cash-flows
futurs ;
(f) lorsque la valeur récupérable est la juste valeur, la base utilisée pour déterminer la
juste valeur (par exemple, la juste valeur a-t-elle été déterminée en faisant référence à
un marché actif ?) ;
(g) lorsque la valeur récupérable est la valeur actualisée des cash-flows futurs, le ou
les taux d'actualisation utilisés dans l'estimation actuelle et dans l'estimation précédente
(le cas échéant) de la valeur actualisée des cash-flows futurs.

▪ Une entreprise doit communiquer les informations suivantes concernant le total des
pertes de valeur et le total des reprises de pertes de valeur comptabilisées au cours de
l'exercice au titre desquelles aucune information n'est fournie selon le paragraphe 105:
(a) les principales catégories d'actifs affectés par les pertes de valeur et les principales
catégories d'actifs affectés par les reprises de pertes de valeur ;
(b) les principaux événements et circonstances qui ont conduit à comptabiliser ces
pertes de valeur et ces reprises de pertes de valeur.

▪ Les utilisateurs des états financiers peuvent trouver les informations sui vantes
également adaptées à leurs besoins :
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(a) la valeur comptable des immobilisations corporelles temporairement inutilisées ;
(b) la valeur comptable brute de toute immobilisation corporelle entièrement amortie
qui est encore en usage ;
(c) la valeur comptable des immobilisations corporelles mises hors service ; et
(d) lorsque le modèle du coût est utilisé, la juste valeur des immobilisations corporelles
lorsque celle-ci diffère de façon significative de la valeur comptable.

Les entreprises sont en conséquence encouragées à fournir ces montants.

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