Annales des Concours
PC
Physique · Modélisation · Chimie
2025
Sous la coordination de
Cyril Ravat
professeur en CPGE
ancien élève de l’École Normale Supérieure (Paris-Saclay)
Alexandre Herault
professeur en CPGE
ancien élève de l’École Normale Supérieure (Paris-Saclay)
Par
Virgile Andreani Amélie Gay
ENS Ulm ENS de Lyon
Steve Arnefaux Alexandre Herault
professeur en CPGE professeur en CPGE
Bryan Boulenger Jerome Lambert
ENS Paris-Saclay enseignant-chercheur à l’université
Sylvain Caville Augustin Long
professeur agrégé professeur en CPGE
Valentin Clarisse Corentin Reynaud
École Polytechnique professeur en CPGE
Frédéric Dumet Louis Salkin
professeur agrégé professeur en CPGE
Margaux Galland Marie Thorey
professeur agrégé en école d’ingénieurs professeur en CPGE
Sommaire
Corrigé
Énoncé
e3a
Physique Pression de radiation. Autour de l’éthanol. 11 29
et Chimie Synthèse de la monensine.
électromagnétisme, physique quantique, ondes
mécaniques, ondes sonores, solutions
aqueuses, oxydoréduction, cinétique,
cristallographie, chimie organique
Concours commun INP
Physique Autour des générateurs thermoélectriques. 47 60
thermodynamique, électrocinétique,
magnétostatique, mécanique du point,
mécanique en référentiel non galiléen
Modélisation Impact de la carbonatation d’un béton sur 77 93
Physique son intégrité structurelle.
et Chimie solutions aqueuses, oxydoréduction,
diagrammes E-pH, diffusion, cinétique
chimique, ingénierie numérique
Chimie L’acétaldéhyde. Autour du phosphore. 111 131
cristallographie, solutions aqueuses, cinétique
chimique, oxydoréduction, courbes
courant-potentiel, thermodynamique, chimie
organique, procédés industriels continus
Centrale-Supélec
Physique 1 Vitesses mécaniques et célérités des ondes. 153 162
mécanique du point, physique des ondes,
mécanique des fluides
Physique 2 Laser à électrons libres. 181 198
thermodynamique, diffusion thermique,
électromagnétisme, physique des ondes,
mécanique du point
8 Sommaire
Chimie Le Tamoxifène dans le traitement du 215 233
cancer du sein.
solutions aqueuses, cinétique chimique,
thermodynamique, mélanges binaires, chimie
organique, orbitales moléculaires, chimie de
coordination, Python
Mines-Ponts
Physique 1 La viscosité. 253 260
mécanique des fluides, cinétique des gaz
Physique 2 Ballon-sonde dans l’atmosphère. 273 284
statique des fluides, thermodynamique,
électromagnétisme, mécanique du point
Chimie Synthèse stéréosélective de la 301 317
(+)-tubélactomicine. Application de la
pervaporation à l’élimination d’eau.
cristallographie, cinétique chimique,
thermodynamique, mélanges binaires, chimie
organique
Polytechnique-ENS
Physique A Miroirs à retournement temporel. 335 341
physique des ondes, mécanique du point
Physique B Production et caractérisation d’impulsions 357 364
laser attosecondes.
mécanique du point, ondes lumineuses, laser,
électrostatique
Chimie Nouvelles stratégies de synthèse totale 387 411
d’alcaloïdes naturels. Autour du
norbornadiène.
oxydoréduction, thermodynamique, cinétique
chimique, courbes courant-potentiel, orbitales
moléculaires, chimie organique, Python
Formulaires
Constantes chimiques 440
Constantes physiques 443
Formulaire d’analyse vectorielle 444
Classification périodique 448
e3a Physique et Chimie PC 2025 — énoncé 11
SESSION 2025 PC9PC
ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE PC
____________________
PHYSIQUE ET CHIMIE
Durée : 4 heures
____________________
N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il le signalera sur sa copie
et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il a été amené à prendre.
RAPPEL DES CONSIGNES
• Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d’autres
couleurs, excepté le vert, bleu clair ou turquoise, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas
et la mise en évidence des résultats.
• Ne pas utiliser de correcteur.
• Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
______________________________________________________________________________
Les calculatrices sont autorisées.
Le sujet est composé de deux parties indépendantes, une de physique et une de chimie.
• Tout résultat donné dans l’énoncé peut être admis et utilisé par la suite, même s’il n’a pas
été démontré par le ou la candidat(e).
• Les explications des phénomènes étudiés interviennent dans l’évaluation au même titre
que les développements analytiques et les applications numériques.
• Les résultats numériques exprimés sans unité ou avec une unité fausse ne sont pas
comptabilisés.
e3a Physique et Chimie PC 2025 — Corrigé 29
e3a Physique et Chimie PC 2025 — Corrigé
Ce corrigé est proposé par Louis Salkin (professeur en CPGE) et Alexandre
Herault (professeur en CPGE) ; il a été relu par Sylvain Caville (professeur agrégé),
Augustin Long (professeur en CPGE) et Julien Dumont (professeur en CPGE).
Le sujet est composé de deux parties indépendantes, une de physique et une de
chimie. La partie de physique est consacrée à la pression de radiation.
• La partie I aborde la pression de radiation d’un point de vue électromagnétique.
La réflexion d’une onde électromagnétique sur un conducteur ohmique conduit
à l’existence d’une force de pression exercée par l’onde sur le conducteur. On
relie la pression de radiation et la densité d’énergie électromagnétique.
• La partie II propose une interprétation corpusculaire de la pression de radiation,
en assimilant l’onde électromagnétique à un flux de photons décrits par les lois
de la mécanique quantique. On en déduit la force exercée par un faisceau laser
sur un cheveu.
• On retrouve dans la partie III la notion de pression de radiation dans le cadre
d’une onde mécanique dans une corde dont l’une des extrémités est fixée par un
anneau. On y développe des calculs proches de ceux effectués dans la partie I.
• Enfin, la partie IV, plus courte que les autres, traite de la pression de radiation
associée à une onde acoustique. En distinguant pression de radiation et pression
acoustique, on mène à nouveau des calculs analogues aux parties précédentes.
On termine par une analyse de résultats expérimentaux.
La partie chimie est composée de deux problèmes indépendants de longueurs simi-
laires, l’un de chimie générale, l’autre de chimie organique.
• Le premier problème a pour thème l’éthanol. Il comporte trois parties indépen-
dantes. La première étudie le dosage en retour de l’éthanol dans le sang par une
technique de dosage iodométrique (du diiode par l’ion thiosulfate) indirect, qui
utilise des réactions d’oxydoréduction. La deuxième partie, plus courte, est une
étude cinétique de l’élimination de l’éthanol dans le sang. Enfin, la troisième
partie, très courte, ne comporte que trois questions de cristallographie.
• Le second problème est une étude de la synthèse de la monensine, antibiotique
utilisé depuis le début des années 1970 comme additif dans l’alimentation des
ruminants afin de combattre les infections digestives. Le sujet demande quelques
intermédiaires réactionnels, des conditions opératoires, des mécanismes et des
explications de sélectivité.
Ce sujet est dans l’ensemble proche du cours et très guidé, comme c’est d’usage
au concours e3a. Les questions sont dans leur majorité très classiques. En physique,
les parties étant construites sur un même concept décliné dans plusieurs domaines,
certaines questions peuvent sembler répétitives. En chimie, les résultats les plus com-
plexes à établir sont donnés. Cette épreuve est parfaitement représentative de ce
concours et permet de revoir efficacement des notions et calculs classiques, notam-
ment en physique des ondes. On note par ailleurs la présence de questions plus ori-
ginales inspirées de séances de TP.
CCINP Physique PC 2025 — énoncé 47
SESSION 2025 PC2P
ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE PC
____________________
PHYSIQUE
Durée : 4 heures
____________________
N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il le signalera sur sa copie
et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il a été amené à prendre.
RAPPEL DES CONSIGNES
• Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d’autres
couleurs, excepté le vert, bleu clair ou turquoise, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas
et la mise en évidence des résultats.
• Ne pas utiliser de correcteur.
• Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
______________________________________________________________________________
Les calculatrices sont autorisées.
Le problème est composé de trois parties.
Les résultats établis et donnés dans la partie I seront utiles dans la partie II.
La partie III est indépendante des deux autres.
60 CCINP Physique PC 2025 — Corrigé
CCINP Physique PC 2025 — Corrigé
Ce corrigé est proposé par Frédéric Dumet (professeur agrégé) ; il a été relu par
Marie Thorey (professeur en CPGE) et Cyril Ravat (professeur en CPGE).
Le sujet est composé de trois parties indépendantes consacrées aux caractéris-
tiques et aux utilisations des générateurs thermoélectriques.
• Dans la partie I, on s’intéresse à l’effet Seebeck, sur lequel repose le fonctionne-
ment des générateurs thermoélectriques. Le sujet propose d’expliquer l’origine
physique de cet effet en s’intéressant au déplacement des porteurs de charges
dans un conducteur soumis à une différence de température. Dans un second
temps, on étudie l’expérience historique qui a permis la découverte de ce phé-
nomène. La résolution de cette partie utilise principalement des connaissances
d’électrocinétique et de magnétostatique.
• La partie II propose d’évaluer le rendement de ce type de générateurs. Après
quelques questions générales sur les machines thermiques, on réalise un bilan
thermique au sein du conducteur composant le générateur afin d’évaluer les
puissances thermiques échangées. Cette partie mobilise les connaissances de
thermodynamique des première et seconde années.
• Dans la partie III, on explore les bénéfices de l’utilisation de l’assistance gra-
vitationnelle pour le transport de sondes dans l’espace. Après des généralités
autour du mouvement de la sonde dans un champ gravitationnel, le sujet aborde
la notion de sphère de Hill. On s’intéresse ensuite au principe de l’assistance
gravitationnelle. Des connaissances variées de mécanique en référentiel galiléen
et non galiléen sont sollicitées.
Ce sujet classique aborde un large spectre de connaissances des deux années (mé-
canique, thermodynamique, magnétostatique et électrocinétique). Les raisonnements
demandés sont le plus souvent proches de ceux faits en cours.
CCINP Modélisation de systèmes physiques ou chimiques PC 2025 — énoncé 77
SESSION 2025 PC7MO
ÉPREUVE MUTUALISÉE AVEC E3A-POLYTECH
ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE PC
____________________
MODÉLISATION DE SYSTÈMES PHYSIQUES OU CHIMIQUES
Durée : 4 heures
____________________
N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il le signalera sur sa copie
et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il a été amené à prendre.
RAPPEL DES CONSIGNES
• Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d’autres
couleurs, excepté le vert, bleu clair ou turquoise, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas
et la mise en évidence des résultats.
• Ne pas utiliser de correcteur.
• Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
______________________________________________________________________________
Les calculatrices sont interdites.
Le sujet est composé de trois parties indépendantes et de deux annexes.
Sujet : page 2 à page 13
Annexes : page 14 à page 16
CCINP Modélisation de systèmes physiques ou chimiques PC 2025 — Corrigé 93
CCINP Modélisation de systèmes physiques
ou chimiques PC 2025 — Corrigé
Ce corrigé est proposé par Virgile Andreani (ENS Ulm) et Augustin Long
(professeur en CPGE) ; il a été relu par Nicolas Courrier (professeur en CPGE), Claire
Besson (enseignant-chercheur à l’université), Steve Arnefaux (professeur en CPGE)
et Stéphane Ravier (professeur en CPGE).
Malgré son titre prometteur, ce sujet sur la carbonatation du béton ne vous aidera
pas à mieux nager. Il s’agit d’étudier comment la dissolution du dioxyde de carbone
de l’air ambiant dans le béton armé affecte l’acidité de celui-ci, ce qui provoque
l’oxydation des armatures métalliques dont le volume augmente en conséquence, ce
qui peut faire éclater la structure. Les questions de physique sont très rares, on utilise
principalement le cours de chimie. Des questions d’informatique accompagnent les
trois parties.
• Dans la première partie, on étudie l’influence de nombreux équilibres acido-
basiques et de précipitation autour du dioxyde de carbone et de ses bases
conjuguées afin de déterminer numériquement le pH d’une solution occupant
les pores du béton. Les questions de chimie se limitent en très grande majorité
à écrire des équations de réaction et à exprimer les relations à l’équilibre entre
les concentrations et les constantes d’équilibre. Les questions d’informatique
visent à résoudre une équation non linéaire par la méthode de Newton, dans le
but de déterminer le pH dans la solution interstitielle.
• La deuxième partie porte sur la propagation du front de carbonatation par
diffusion du CO2 gazeux dans les pores. On trouve quelques questions de ciné-
tique chimique. L’étude de la diffusion de particules aux questions 19 et 25.a
correspond aux seules questions de physique du sujet. On y résout une équation
aux dérivées partielles en utilisant notamment la méthode des différences finies.
• Enfin, la dernière partie décrit l’oxydation d’armatures par le dioxygène en pré-
sence de la solution interstitielle basique. Elle permet de réaliser et d’exploiter
le diagramme potentiel-pH du fer puis d’établir un modèle cinétique décri-
vant la vitesse d’oxydation de l’armature. Elle se termine par un peu d’analyse
d’images.
La part de physique dans le sujet est vraiment marginale. Les questions de chimie
sont abordables mais d’intérêt limité, notamment dans la première partie où elles se
limitent à exprimer les constantes d’équilibre ou à restituer le cours. La deuxième par-
tie est un peu plus originale et mélange diffusion et cinétique chimique. Ces questions
de cours et d’application directe du cours de chimie représentent environ deux tiers
de l’épreuve, l’autre tiers étant consacré à des questions très guidées de modélisation
numérique.
CCINP Chimie PC 2025 — énoncé 111
SESSION 2025 PC3C
ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE PC
____________________
CHIMIE
Durée : 4 heures
____________________
N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il le signalera sur sa copie
et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il a été amené à prendre.
RAPPEL DES CONSIGNES
• Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d’autres
couleurs, excepté le vert, bleu clair ou turquoise, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas
et la mise en évidence des résultats.
• Ne pas utiliser de correcteur.
• Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
______________________________________________________________________________
Les calculatrices sont interdites.
Le sujet est composé de deux problèmes indépendants.
Chaque problème est constitué de parties indépendantes.
Des données sont disponibles à la fin de chaque problème.
Des aides de calcul au problème 2 sont disponibles à la fin de ce problème.
Toute réponse devra être clairement justifiée.
CCINP Chimie PC 2025 — Corrigé 131
CCINP Chimie PC 2025 — Corrigé
Ce corrigé est proposé par Margaux Galland (professeur agrégé en école d’in-
génieurs) ; il a été relu par Corentin Reynaud (professeur en CPGE) et Christelle
Serba-Novoa (professeur en CPGE).
Ce sujet est composé de deux problèmes indépendants, l’un de chimie organique,
l’autre de chimie générale, comme c’est l’habitude au concours CCINP.
Le premier problème, de chimie organique, a pour thème l’acétaldéhyde à travers
quatre parties indépendantes. Il aborde sa synthèse, ses transformations et ses déri-
vés. L’étude fait appel à l’écriture de mécanismes réactionnels détaillés, à la stéréochi-
mie, à la compréhension des équilibres chimiques et à la réactivité des groupements
carbonylés. L’exploitation spectroscopique (RMN, IR) vient compléter l’identification
de certains composés.
• Dans la partie I, on étudie la synthèse de l’acétaldéhyde par différents procédés.
On commence par l’étude du cycle catalytique de Hoechst-Wacker avant de
traiter l’équilibre de tautomérie impliquant l’acétaldéhyde, puis la dégradation
du PET, polymère de la famille des polyesters.
• Dans la partie II, on examine la formation du paraldéhyde à partir de l’acétal-
déhyde par un mécanisme de condensation avant de s’interroger sur la chiralité
des stéréoisomères possiblement obtenus.
• Dans la partie III, on rentre dans les détails de la formation du pentaérythritol
et de ses dérivés à partir d’acétaldéhyde par la réaction de Cannizzaro. Dans un
second temps, la réactivité du pentaérythritol est mise en avant, notamment
pour la formation du ioprodiol.
• Dans la partie IV, la synthèse par condensation aldolique du crotonaldéhyde
puis l’analyse des spectres RMN et IR sont effectuées, avant de se concentrer
sur l’interprétation d’une réaction via la théorie des orbitales frontalières.
Le second problème, de chimie générale, propose une approche pluridisciplinaire
du phosphore. Il aborde les propriétés physiques et thermodynamiques de cet élément,
avant de détailler la synthèse et les propriétés de molécules contenant du phosphore.
L’ensemble mobilise des notions de thermodynamique, de réaction en réacteur ouvert,
de chimie analytique, de cinétique, ainsi que les courbes courant-potentiel.
• Dans la partie I, on étudie le phosphore élémentaire à travers sa structure
électronique, sa maille cristalline et sa stabilité thermodynamique.
• Dans la partie II, on s’intéresse à la synthèse de l’acide phosphorique dans un
réacteur ouvert parfaitement agité continu et isochore (RPAC).
• Dans la partie III, un dosage par spectroscopie UV-visible de l’ion phosphate
dans de l’eau est mené.
• Dans la partie IV, l’effet d’un inhibiteur organophosphoré sur l’action d’une
enzyme est étudié grâce à de la cinétique chimique, puis par une étude de
courbes courant-potentiel.
Ce sujet aborde de nombreux thèmes, dont certains, comme les réacteurs ouverts
ou les courbes courant-potentiel, sont souvent mentionnés dans les rapports de jury
comme étant mal traités par les étudiants. Il constitue donc un bon entraînement
pour se préparer à ce concours.
Centrale Physique 1 PC 2025 — énoncé 153
2025
Physique 1
PC
4 heures Calculatrice autorisée
Vitesses mécaniques et célérités des ondes
Bien qu’exprimées dans les mêmes unités, les notions de vitesse et de célérité sont bien distinctes. Dans tout le sujet,
#”
on appellera vitesse (notée #”
v ou V par exemple) la grandeur cinématique associée au déplacement d’un point ou d’un
objet matériel, tandis qu’on parlera de célérité (notée c0 , ca , . . .) pour les grandeurs associées à la propagation des ondes
(lumineuses, acoustiques, vagues, . . .). Dans toute la suite on retiendra que les célérités d’ondes sont des grandeurs
positives tandis que les vitesses des objets sont des grandeurs vectorielles, chaque composante étant elle-même une
grandeur algébrique.
Ce sujet est divisé en deux problèmes totalement indépendants, dans lesquelles les notions de vitesse et célérité
interviennent dans des contextes distincts.
Dans le problème Partie A la célérité des ondes est c0 , celle de la lumière dans le vide et, dans l’approximation non
relativiste de la mécanique, les vitesses des objets vérifient ∥ #”
v ∥ j c0 .
Dans le problème Partie B c’est la célérité ca des ondes acoustiques (dans des milieux solides, liquides, gaz) qui est
étudiée. On rappelle ici que, dans l’approximation acoustique, les vitesses des molécules du fluide vérifient ∥ #”
v ∥ j ca .
On notera i2 = −1 ; la base cartésienne associée au repère (Oxyz) sera notée ( #”
u x , #”
u y , #”
u z ). Pour un point du plan (Oxy)
on utilisera aussi les coordonnées polaires (r, θ) associées au repère mobile ( #”u r , #”
u θ ). Toutes les valeurs numériques
nécessaires sont regroupées dans un tableau unique en fin d’énoncé, ainsi qu’un formulaire mathématique.
Certaines questions, peu ou pas guidées, demandent de l’initiative de la part du candidat. Leur énoncé est repéré par
un numéro de question souligné. Il est alors demandé d’expliciter clairement la démarche, les choix et de les illustrer, le
cas échéant, par un schéma. Le barème valorise la prise d’initiative et tient compte du temps nécessaire à la résolution
de ces questions.
Partie A – Mécanique et célérité de la lumière
Ce problème Partie A étudie trois situations indépendantes entre elles explorant les liens entre la célérité c0 de
la lumière (et des ondes électromagnétiques dans le vide) et les vitesses d’objets matériels :
– la partie I présente une méthode astronomique de mesure de la célérité de la lumière dans le vide c0 , bien avant
bien sûr que celle-ci ne soit définie conventionnellement, par comparaison aux vitesses relatives des planètes ;
– la partie II étudie une manifestation d’une correction relativiste aux lois de la mécanique céleste : les écarts de
trajectoire de la planète Mercure aux lois de Kepler du mouvement gravitationnel ;
– enfin, la partie III s’intéresse à la propagation des ondes lumineuses dans un fluide transparent et entraîné ; il
s’agit d’une expérience de physique fondamentale datant de la fin du XIXe siècle, peu avant la transition entre
mécanique classique et relativiste.
I – La mesure de la célérité de la lumière par Rømer
On étudie d’abord un point E qui émet périodiquement un signal lumineux isotrope aux instants tk = kT , où T est
la période d’émission et k ∈ N. Ce signal se propage avec la célérité c0 puis est reçu au point R qui est en mouvement
rectiligne à la vitesse #”
v et s’éloigne ainsi de E (figure 1). On note t′k et t′k+1 les instants de réception des signaux émis
à tk et tk+1 et dk la distance Rk E à l’instant t′k .
Q1. Exprimer la distance dk+1 = Rk+1 E en fonction de dk , c0 , T et des instants t′k et t′k+1 . En déduire que la réception
des signaux par R est périodique de période T ′ et exprimer T ′ en fonction de T , v et c0 . Connaissez-vous le nom
usuellement donné à l’effet ainsi mis en évidence ?
162 Centrale Physique 1 PC 2025 — Corrigé
Centrale Physique 1 PC 2025 — Corrigé
Ce corrigé est proposé par Sylvain Caville (professeur agrégé) ; il a été relu par
Frédéric Dumet (professeur agrégé) et Cyril Ravat (professeur en CPGE).
Le sujet comporte deux parties indépendantes qui abordent la notion de vitesse
en mécanique du point puis la célérité des ondes lumineuses et acoustiques.
• La partie A est elle-même composée de trois sous-parties indépendantes. On
s’intéresse d’abord à une méthode de détermination de la vitesse de la lumière
dans le vide par effet Doppler. On se penche ensuite sur la trajectoire elliptique
de Mercure autour du Soleil dans le cadre de la mécanique classique, avant de
lui apporter une correction relativiste dont on étudie les conséquences sur le
mouvement. On s’intéresse enfin à une expérience d’interférences entre ondes
lumineuses dont le but est de discriminer différents modèles d’entraînement de
la lumière.
• La partie B est composée de deux sous-parties indépendantes. Dans la première,
on cherche à expliquer l’émission de sons par le sable en mouvement. Pour
cela on étudie l’équilibre et le mouvement d’un grain de sable dans une dune.
La sous-partie II traite de la propagation, de l’atténuation et de l’entraînement
des ondes acoustiques dans l’eau.
Ce sujet aborde plusieurs points du programme de mécanique, notamment les
forces centrales, les théorèmes énergétiques et les changements de référentiels. Il fait
également appel aux connaissances des candidats sur la propagation des ondes.
La sous-partie II de la partie B demande de combiner ces dernières au cours de
mécanique des fluides. Comme souvent, de nombreuses valeurs numériques sont four-
nies en fin d’énoncé ; elles permettent de réaliser les applications numériques mais
peuvent aussi donner des idées sur les raisonnements à adopter. Il en va de même
pour les aides au calcul que l’on trouve à leur suite.
Centrale Physique 2 PC 2025 — énoncé 181
2025
Physique 2
PC
4 heures Calculatrice autorisée
Laser à électrons libres
Les lasers à électrons libres à rayons X (XFEL) produisent des rayons X cohérents en accélérant des
électrons à travers des ondulateurs, qui sont des systèmes permettant de moduler spatialement le champ
magnétique. Ces lasers génèrent des impulsions lumineuses ultra-brèves, de l’ordre de la femtoseconde
(10−15 s), permettant d’étudier des dynamiques atomiques et moléculaires à des échelles temporelle et
spatiale très fines, et très intenses. Il existe une dizaine de XFEL à travers le monde. Dans ce sujet, nous
nous intéressons plus particulièrement au XFEL européen, installé près de Hambourg en Allemagne, qui
a commencé à fonctionner en 2017.
Un laser à électrons libres est schématiquement constitué de trois éléments schématisés à figure 1 :
• un canon à électrons, qui sert à générer un faisceau d’électrons ;
• un accélérateur linéaire, qui accélère les électrons à une vitesse très proche de la vitesse de la
lumière ;
• un ondulateur, dans lequel un champ magnétique oscillant spatialement dévie les électrons.
trajectoire des électrons faisceau de rayons X
canon
à électrons accélérateur ondulateur laboratoire
Figure 1 – Schéma d’un laser à électrons libres
Dans un laser à électrons libres les électrons ont une vitesse très proche de la vitesse de la lumière, un
traitement rigoureux de leur mouvement nécessite alors de recourir aux concepts de relativité restreinte.
Il est cependant possible d’obtenir des résultats approchés en adaptant simplement les équations de la
mécanique classique. La version adaptée des théorèmes est présentée dans la partie « Données
et formulaire » située en fin de sujet. Au cours de cette épreuve, dans les questions portant
sur l’étude du mouvement de l’électron dans le laser à électrons libres, il est suggéré aux
candidats de n’utiliser que les théorèmes rappelés en fin de sujet, et de ne pas chercher à
en formuler d’autres.
Le problème comporte deux parties indépendantes. Le formulaire et les données sont regroupés en fin
d’énoncé. Un document réponse est à rendre avec la copie.
Certaines questions, peu ou pas guidées, demandent de l’initiative de la part du candidat. Leur énoncé
est repéré par leur numéro souligné. Il est alors demandé d’expliciter clairement la démarche, les choix,
et de les illustrer par un schéma le cas échéant. Le barème valorise la prise d’initiative et tient compte
du temps nécessaire à la résolution de ces questions.
Partie A – L’accélérateur linéaire
Dans un laser à électrons libres l’enjeu est d’accélérer des électrons à des vitesses très proches de la vitesse
de la lumière en utilisant des champs électriques. Ces derniers sont générés dans des dispositifs appelées
cellules TESLA dont une photographie est montrée à la figure 2. L’accélérateur du XFEL est constitué
d’un grand nombre de ces cellules accélératrices. Dans cette partie, nous étudions successivement : le
refroidissement d’une cellule TESLA, le champ électromagnétique dans une cellule ainsi que la dynamique
d’un électron en son sein.
198 Centrale Physique 2 PC 2025 — Corrigé
Centrale Physique 2 PC 2025 — Corrigé
Ce corrigé est proposé par Steve Arnefaux (professeur en CPGE) ; il a été relu
par Ilan Audoin (professeur agrégé) et Émilie Frémont (professeur en CPGE).
L’énoncé porte sur les lasers à électrons libres (XFEL), une technologie permet-
tant de produire des rayons X cohérents grâce à l’accélération d’électrons dans un
ondulateur. Ses deux parties sont indépendantes.
• La partie A s’intéresse à l’accélérateur linéaire chargé de porter les électrons
à des vitesses proches de celle de la lumière. Cette étude est structurée en
plusieurs sections, chacune mobilisant un domaine différent de la physique.
Elle débute par une analyse thermodynamique du refroidissement nécessaire
au fonctionnement des supraconducteurs utilisés pour l’accélération. Ensuite,
les lois de l’électromagnétisme permettent de déterminer la forme et l’intensité
du champ électromagnétique à l’intérieur des cavités accélératrices. À partir de
ces résultats, le choix du matériau supraconducteur optimal est justifié. Enfin,
une approche fondée sur la physique des ondes permet d’étudier les modes
propres de la cavité et de décrire l’évolution du champ électrique utilisé pour
accélérer les électrons.
• La partie B, plus calculatoire, est consacrée à l’ondulateur du XFEL. C’est
l’élément clé dans la génération d’impulsions de rayons X cohérents. Elle débute
par une étude mécanique visant à établir les équations du mouvement des
électrons soumis à un champ magnétique non uniforme. La compréhension du
rayonnement émis repose ensuite sur un modèle d’interférence constructive à N
sources, qui permet de relier le mouvement des électrons à l’émission cohérente
de photons. Enfin, une dernière partie, plus synthétique, analyse l’origine des
impulsions de rayons X à partir de la répartition spatiale modulée des électrons.
Le sujet est bien construit et mobilise de nombreux chapitres du programme,
allant de la méthode d’Euler en analyse numérique à la physique des ondes en pas-
sant par l’électromagnétisme, la thermodynamique et la mécanique. Il constitue un
excellent entraînement pour les concours, non seulement par sa richesse disciplinaire,
mais aussi par la variété des approches demandées : raisonnement qualitatif, modéli-
sation physique et interprétation de résultats. Ce sujet permet également de s’exercer
à l’utilisation du formulaire, notamment pour l’exploitation de fonctions de Bessel ou
l’application de lois spécifiques aux particules relativistes, ce qui le rend très complet.
En conclusion : basé dans un contexte moderne et concret (celui du XFEL), le sujet
offre un cadre intéressant pour tester sa maîtrise du programme.
Centrale Chimie PC 2025 — Énoncé 215
2025
Chimie
PC
4 heures Calculatrice autorisée
Le Tamoxifène dans le traitement du cancer du sein
Le Tamoxifène est un médicament efficace dans le traitement des cancers féminins, en particulier le cancer du sein
car il inhibe la prolifération des cellules cancéreuses en se liant sélectivement aux récepteurs à œstrogène [1]. Ce sujet
traite de divers aspects de la chimie du Tamoxifène. Il comporte quatre parties indépendantes.
A. Synthèse du Tamoxifène
B. Formulation et amélioration de l’efficacité du principe actif
C. Étude cinétique de l’action inhibitrice du Tamoxifène
D. Étude d’autres principes actifs
Les données nécessaires sont réunies en fin de sujet.
Partie A – Synthèse du Tamoxifène
Les modulateurs sélectifs des récepteurs à œstrogène (SERM) sont des principes actifs décrits comme efficaces dans la
prévention et le traitement des cancers du sein. Tous dérivent du Tamoxifène (figure 1) dont la synthèse a été décrite
dans de nombreux articles scientifiques. Une des difficultés rapportées est l’obtention quantitative du stéréoisomère de
configuration souhaité, auquel est reliée l’action biologique du médicament.
NMe2 NMe2 N
NMe2
O O O
O
HO Cl I
Tamoxifène Droloxifène Torémifène Idoxifène
Figure 1 – Structure de quelques SERM à usage thérapeutique.
Q1. Prévoir le nombre de stéréoisomères de configuration possibles pour le Tamoxifène. Établir le descripteur
stéréochimique du centre stéréogène du Tamoxifène.
Centrale Chimie PC 2025 — Corrigé 233
Centrale Chimie PC 2025 — Corrigé
Ce corrigé est proposé par Corentin Reynaud (professeur en CPGE) ; il a été
relu par Claire Besson (enseignant-chercheur à l’université) et Alexandre Herault
(professeur en CPGE).
Ce sujet a pour thème le médicament Tamoxifène, qui est utilisé dans le traitement
du cancer du sein. Ses quatre parties sont indépendantes. La première, consacrée à la
chimie organique, représente environ 40 % de l’ensemble ; les trois suivantes portent
sur la chimie générale.
• La partie A étudie la synthèse du Tamoxifène. Elle pose des questions classiques
de synthèse organique et organométallique : conditions opératoires, mécanismes
réactionnels, analyses spectroscopiques, sélectivités, stratégie de synthèse, cycle
catalytique, analyse d’un protocole en anglais, etc.
• La partie B s’intéresse aux propriétés du Tamoxifène en milieu biologique.
Une première sous-partie explore sa solubilité à travers l’étude de résultats ex-
périmentaux, par une approche à la fois qualitative et quantitative. La seconde
sous-partie aborde l’amélioration des propriétés biologiques du Tamoxifène via
une étude orbitalaire d’un complexe de métal de transition, le ferrocène, sur
lequel on envisage de greffer le Tamoxifène.
• La partie C est consacrée à la modélisation de l’action biologique du Tamoxifène
en tant qu’inhibiteur, via la comparaison de différents modèles de cinétique en-
zymatique, avec et sans inhibiteur. Cette étude mécanistique intègre également
une question de modélisation informatique.
• La partie D s’articule autour d’autres principes actifs : l’eugénol et la glycine.
Une première sous-partie est consacrée à l’extraction de l’eugénol par hydro-
distillation, suivie de sa quantification par chromatographie en phase gazeuse.
Enfin, le contrôle qualité d’un comprimé de glycine est réalisé par titrage, puis
validé par un calcul d’incertitude.
Cette épreuve propose des questions variées, tant sur le fond que sur la forme,
qui s’appuient sur de nombreux résultats expérimentaux. Le sujet aborde la majorité
des notions du programme des deux années de prépa. Pour les questions qualitatives,
où il peut être difficile de trouver le juste équilibre entre exhaustivité et concision,
il est recommandé de lire attentivement l’énoncé et les annexes afin de bien cerner
les attendus. Concernant les questions quantitatives, le sujet est globalement bien
construit : des relations intermédiaires étaient souvent fournies pour permettre aux
candidats de poursuivre, même s’ils n’avaient pas réussi à les déterminer eux-mêmes.
Certaines relations littérales sont accompagnées d’applications numériques réalisables
à la calculatrice. Enfin, deux questions de modélisation sont proposées afin d’évaluer
la maîtrise de l’outil numérique. Bien que la difficulté reste raisonnable, la longueur
de cette épreuve rendait difficile de la traiter dans le temps imparti. Ce sujet constitue
un très bon entraînement au concours Centrale-Supélec.
Mines Physique 1 PC 2025 — Énoncé 253
A2025 – PHYSIQUE I PC
ÉCOLE NATIONALE DES PONTS et CHAUSSÉES,
ISAE-SUPAERO, ENSTA PARIS,
TÉLÉCOM PARIS, MINES PARIS,
MINES SAINT-ÉTIENNE, MINES NANCY,
IMT ATLANTIQUE, ENSAE PARIS,
CHIMIE PARISTECH - PSL.
Concours Mines-Télécom,
Concours Centrale-Supélec (Cycle International).
CONCOURS 2025
PREMIÈRE ÉPREUVE DE PHYSIQUE
Durée de l’épreuve : 3 heures
L’usage de la calculatrice ou de tout dispositif électronique est interdit.
Les candidats sont priés de mentionner de façon apparente
sur la première page de la copie :
PHYSIQUE I - PC
L’énoncé de cette épreuve comporte 6 pages de texte.
Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est
amené à prendre.
.
Les sujets sont la propriété du GIP CCMP. Ils sont publiés sous les termes de la licence
Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 France.
Tout autre usage est soumis à une autorisation préalable du Concours commun Mines Ponts.
260 Mines Physique 1 PC 2025 — Corrigé
Mines Physique 1 PC 2025 — Corrigé
Ce corrigé est proposé par Jérôme Lambert (enseignant-chercheur) ; il a été relu
par Valentin Clarisse (École Polytechnique) et Jimmy Roussel (professeur agrégé en
école d’ingénieurs).
Ce sujet est consacré aux effets de la viscosité et des conditions aux limites sur
les écoulements fluides. Il se compose de trois parties :
• La partie I montre, via le nombre de Reynolds, l’importance des phénomènes
visqueux dans un écoulement fluide modèle. Elle propose en outre de calculer
les contributions des différents types de forces exercées par le fluide sur un objet
sphérique dans le cadre du régime de Stokes.
• Dans la deuxième partie, on modélise le phénomène de glissement aux parois,
qui peut se manifester dans certains écoulements, puis on analyse son influence
sur le débit dans un écoulement de Poiseuille.
• La troisième partie est consacrée à la modélisation de la diffusion de la quantité
de mouvement d’un gaz dans un écoulement de cisaillement plan. Cette analyse
permet de donner une expression à la viscosité et d’analyser l’influence des
différents paramètres du gaz sur cette viscosité.
Ce problème est relativement court et de difficulté homogène. La première partie,
très proche du cours, permet de bien comprendre ce que traduit la force de Stokes.
La deuxième partie, sur la longueur de glissement, est plus originale, mais la mo-
délisation guidait les candidats pas à pas. La troisième partie n’est pas très difficile
et, là encore, de difficulté homogène. Du fait de sa longueur et de sa difficulté bien
tempérée, ce sujet est excellent pour préparer les concours. Il permet de réviser des
notions essentielles de mécanique des fluides et de théorie cinétique des gaz. Il faut
mentionner que si les applications numériques sont peu nombreuses et peu difficiles,
la connaissance de certains ordres de grandeurs (masse volumique et viscosité de l’air)
représente un atout pour progresser dans le sujet.
Mines Physique 2 PC 2025 — Énoncé 273
A2025 – PHYSIQUE II PC
ÉCOLE NATIONALE DES PONTS et CHAUSSÉES,
ISAE-SUPAERO, ENSTA PARIS,
TÉLÉCOM PARIS, MINES PARIS,
MINES SAINT-ÉTIENNE, MINES NANCY,
IMT ATLANTIQUE, ENSAE PARIS,
CHIMIE PARISTECH - PSL.
Concours Mines-Télécom,
Concours Centrale-Supélec (Cycle International).
CONCOURS 2025
DEUXIÈME ÉPREUVE DE PHYSIQUE
Durée de l’épreuve : 4 heures
L’usage de la calculatrice ou de tout dispositif électronique est interdit.
Les candidats sont priés de mentionner de façon apparente
sur la première page de la copie :
PHYSIQUE II - PC
L’énoncé de cette épreuve comporte 10 pages de texte.
Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est
amené à prendre.
.
Les sujets sont la propriété du GIP CCMP. Ils sont publiés sous les termes de la licence
Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 France.
Tout autre usage est soumis à une autorisation préalable du Concours commun Mines Ponts.
284 Mines Physique 2 PC 2025 — Corrigé
Mines Physique 2 PC 2025 — Corrigé
Ce corrigé est proposé par Marie Thorey (professeur en CPGE) ; il a été relu par
Vincent Rossetto (chercheur au CNRS) et Cyril Ravat (professeur en CPGE).
Ce sujet étudie les variations des paramètres thermodynamiques de l’atmosphère
terrestre avec l’altitude (température, pression, masse volumique), grâce aux relevés
effectués à l’aide de ballons-sondes instrumentés.
• Dans la partie I, l’atmosphère est considérée comme un gaz parfait. On com-
mence par déterminer l’évolution de la pression avec l’altitude. Les variations
de la pression et de la masse volumique de l’air permettent ensuite de s’interro-
ger sur la stabilité de l’atmosphère. On termine par l’étude des forces exercées
sur un ballon inextensible, puis avec une enveloppe élastique.
• Dans la partie II, on mesure les propriétés de l’atmosphère grâce aux capteurs
emmenés par le ballon. La température est tout d’abord mesurée grâce à une
thermistance. Puis on s’intéresse à l’humidité relative avec la modification de
la capacité d’un condensateur en raison des moments dipolaires des molécules
d’eau. Pour finir, on explore le positionnement GPS et les perturbations liées
à l’ionosphère.
Ce problème utilise la statique des fluides, la mécanique du point et l’électroma-
gnétisme. La première partie utilise principalement des notions de PCSI avec la loi
des gaz parfaits et les lois de Laplace, en plus de la statique des fluides. La seconde
partie est plus proche du programme de PC avec de nombreuses questions proches
du cours : conductivité d’un milieu conducteur, calcul du champ électrique dans un
condensateur et relation de dispersion dans un plasma.
Mines Chimie PC 2025 — Énoncé 301
A2025 – CHIMIE PC
ÉCOLE NATIONALE DES PONTS et CHAUSSÉES,
ISAE-SUPAERO, ENSTA PARIS,
TÉLÉCOM PARIS, MINES PARIS,
MINES SAINT-ÉTIENNE, MINES NANCY,
IMT ATLANTIQUE, ENSAE PARIS,
CHIMIE PARISTECH - PSL.
Concours Mines-Télécom,
Concours Centrale-Supélec (Cycle International).
CONCOURS 2025
ÉPREUVE DE CHIMIE
Durée de l’épreuve : 4 heures
L’usage de la calculatrice ou de tout dispositif électronique est interdit.
Les candidats sont priés de mentionner de façon apparente
sur la première page de la copie :
CHIMIE - PC
L’énoncé de cette épreuve comporte 15 pages de texte.
Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est
amené à prendre.
.
Les sujets sont la propriété du GIP CCMP. Ils sont publiés sous les termes de la licence
Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 France.
Tout autre usage est soumis à une autorisation préalable du Concours commun Mines Ponts.
Mines Chimie PC 2025 — Corrigé 317
Mines Chimie PC 2025 — Corrigé
Ce corrigé est proposé par Bryan Boulenger (ENS Paris-Saclay) ; il a été relu par
Augustin Long (professeur en CPGE) et Alexandre Herault (professeur en CPGE).
Ce sujet se compose de deux problèmes indépendants et de longueurs similaires,
l’un de chimie organique, l’autre de chimie générale, comme c’est habituellement le
cas au concours Mines-Ponts.
• La première partie s’intéresse à la synthèse d’un antibactérien spécifique de
Mycobacterium (bactéries résistantes aux antibiotiques classiques). Mis à part
une décarboxylation, les mécanismes réactionnels et les structures demandés
sont classiques et proches du cours. On trouve également des questions de
spectroscopie et utilisant des banques de réactions, notamment pour manipuler
des groupes protecteurs, ainsi que l’étude d’un cycle catalytique. La majorité
des questions sont accessibles ; quelques-unes nécessitent un raisonnement plus
approfondi.
• La seconde partie est consacrée à la pervaporation, une méthode alternative
à la distillation pour l’élimination de l’eau d’un mélange. Elle comporte trois
sous-parties indépendantes. La première concerne la membrane nécessaire à la
pervaporation et s’apparente à une analyse de documents mêlée à de la cristal-
lographie. La deuxième se concentre sur les diagrammes binaires avec l’exemple
du mélange eau-éthanol. Enfin, la dernière sous-partie utilise la thermodyna-
mique pour expliquer l’intérêt de la pervaporation. Elle s’intéresse ensuite à la
cinétique de l’élimination d’eau.
Ce sujet, assez simple pour une épreuve des Mines et de longueur adaptée à la
durée de l’épreuve, s’avère intéressant pour tester ses connaissances sur les théma-
tiques des deux années. En effet, la partie de chimie organique, bien qu’accessible,
contient des questions où une réelle réflexion chimique est nécessaire. La partie de
chimie générale reste proche du cours si la notion de pervaporation est bien comprise.
Comme d’habitude, l’usage de la calculatrice était interdit ; de nombreuses applica-
tions numériques assez lourdes étaient cependant demandées, ce qui nécessitait d’être
à l’aise dans ce domaine.
X/ENS Physique A PC 2025 — énoncé 335
ECOLE POLYTECHNIQUE
ESPCI
CONCOURS D’ADMISSION 2025
MARDI 15 AVRIL 2025
08h00 - 12h00
FILIERE PC - Epreuve n° 3
PHYSIQUE A (XE)
Durée : 4 heures
L’utilisation des calculatrices n’est pas
autorisée pour cette épreuve
X/ENS Physique A PC 2025 — Corrigé 341
X/ENS Physique A PC 2025 — Corrigé
Ce corrigé est proposé par Valentin Clarisse (École polytechnique) ; il a été relu
par Amélie Gay (ENS Lyon) et Cyril Ravat (professeur en CPGE).
Le sujet porte sur le retournement de la flèche du temps, appliqué en particulier
aux ondes, et sur l’influence du milieu dans la reconstruction d’un signal émis puis
renversé temporellement grâce à des miroirs. Les trois premières parties peuvent être
traitées indépendamment alors que la dernière partie exploite des résultats des deux
parties précédentes.
• Dans la partie I, on s’intéresse à la notion de retournement du temps en mé-
canique classique. On étudie d’abord le cas d’une particule chargée dans un
champ électrique uniforme, puis le cas d’une particule soumise à des forces de
frottement fluide.
• La deuxième partie porte sur le retournement du temps appliqué aux ondes
scalaires unidimensionnelles, avec une attention particulière portée au problème
de réflexion-transmission à une interface.
• La troisième partie aborde la notion de miroir à retournement temporel dans un
milieu homogène. On traite le cas unidimensionnel, puis le cas tridimensionnel.
• La dernière partie présente une cavité de Fabry-Pérot en présence de miroirs à
retournement temporel. La perte d’information conduit à étudier ensuite une
modélisation tridimensionnelle en milieu réverbérant.
Ce sujet permet de bien réviser les notions liées aux ondes et à l’interférométrie.
La difficulté est globalement croissante, avec cependant des pics locaux formés de
questions demandant un long calcul ou un raisonnement complexe, et qui ouvrent la
voie à une série de questions s’appuyant sur le résultat obtenu.
X/ENS Physique B PC 2025 — énoncé 357
ECOLE POLYTECHNIQUE - ESPCI
ECOLES NORMALES SUPERIEURES
CONCOURS D’ADMISSION 2025
MERCREDI 16 AVRIL 2025
08h00 - 12h00
FILIERE PC - Epreuve n° 5
PHYSIQUE B (XEULS)
Durée : 4 heures
L’utilisation des calculatrices n’est pas
autorisée pour cette épreuve
364 X/ENS Physique B PC 2025 — Corrigé
X/ENS Physique B PC 2025 — Corrigé
Ce corrigé est proposé par Amélie Gay (ENS Lyon) ; il a été relu par Jérôme
Lambert (enseignant-chercheur à l’université) et Jacques Ding (École Polytechnique).
Dans un premier temps, le sujet aborde la génération d’impulsions laser dites
« attosecondes » (10−18 s) en focalisant un faisceau laser femtoseconde (10−15 s) sur
un gaz. Dans un second temps, il s’intéresse à la mesure de la durée des impulsions et
à leurs fréquences, via l’énergie cinétique d’électrons libérés par effet photoélectrique.
Il est composé de trois parties indépendantes de longueurs inégales. La difficulté est
croissante au sein de chacune d’elles.
• La partie I explique la génération d’impulsions attosecondes grâce à un modèle
semi-classique en trois étapes : l’arrachement d’un électron de l’atome grâce à
un champ laser, la trajectoire de l’électron dans le champ laser et enfin sa re-
combinaison avec le noyau. Dans ce but, elle s’intéresse d’abord à la focalisation
d’un faisceau laser sur un noyau atomique, mettant en œuvre les notions abor-
dées dans le cours sur les lasers. Le mouvement de l’électron dans un champ
électrique est ensuite étudié, de son détachement du noyau à sa recombinaison
avec celui-ci. Cette partie s’achève par une étude documentaire.
• La partie II examine l’intensité lumineuse des impulsions et la mesure de leur
durée. On utilise pour cela les ondes lumineuses et les interférences.
• La dernière partie porte sur la compréhension d’un spectromètre magnétique
permettant de mesurer la vitesse des électrons, donc leur énergie cinétique.
Cette information donne accès à la fréquence des impulsions. Cela passe par
l’étude du mouvement des électrons dans un champ magnétique. De nouveau,
la maîtrise de la mécanique du point est requise.
Le sujet nécessite de maîtriser l’ensemble de la mécanique du point dans le cadre
de forces électromagnétiques, ainsi que les ondes lumineuses. Il constitue un excellent
sujet de révision dans ces deux domaines. Très peu d’applications numériques sont
demandées. En revanche, de nombreux documents sont à exploiter et à mettre en re-
gard des résultats trouvés. À l’intérieur des parties, les questions sont fortement liées.
X/ENS Chimie PC 2025 — énoncé 387
ECOLE POLYTECHNIQUE - ESPCI
ECOLES NORMALES SUPERIEURES
CONCOURS D’ADMISSION 2025
MARDI 15 AVRIL 2025
14h00 - 18h00
FILIERE PC - Epreuve n° 4
CHIMIE A (XEULS)
Durée : 4 heures
L’utilisation des calculatrices n’est pas
autorisée pour cette épreuve
X/ENS Chimie PC 2025 — Corrigé 411
X/ENS Chimie PC 2025 — Corrigé
Ce corrigé est proposé par Augustin Long (professeur en CPGE) ; il a été relu
par Alexandre Herault (professeur en CPGE) et Christelle Novoa-Serba (professeur
en CPGE).
Cette épreuve se compose de deux parties indépendantes. La première est consa-
crée à la chimie organique via la synthèse de deux alcaloïdes aux propriétés biolo-
giques intéressantes. La seconde aborde la chimie générale en étudiant l’isomérisation
renversable du norbornadiène en quadricyclane à des fins de stockage et de conversion
de l’énergie solaire en énergie chimique.
• La première partie, qui représente environ un tiers du sujet, étudie la synthèse
de mavacurans. Les thématiques abordées et les questions posées sont très clas-
siques. On utilise des réactions de première et deuxième année, et on réalise des
études spectroscopiques. Très peu de mécanismes sont demandés. On analyse
également des états de transition et des groupements protecteurs fournis en
annexe.
• La seconde partie, plus longue et qui aborde très majoritairement des notions
vues en seconde année, s’intéresse à la réaction d’isomérisation du norborna-
diène en quadricyclane. Elle se compose de plusieurs sous-parties qui abordent
différents aspects de chimie générale, avec notamment une étude thermodyna-
mique de la réaction, une description orbitalaire avec le diagramme d’orbitales
de l’éthène, une approche électrochimique au cours de laquelle on trace des
courbes courant-potentiel, et une analyse cinétique en réacteur fermé et ouvert
un peu plus longue. Cette dernière sous-partie de cinétique est l’occasion d’ap-
profondir des approches numériques en complétant notamment quelques lignes
d’un programme fourni.
Ce sujet, bien que très long avec 69 questions, contient de nombreuses questions
de cours, ou d’application immédiate du cours, parfois très courtes. Il convenait
de parcourir rapidement l’énoncé pour les repérer. Quelques analyses de données
expérimentales sont proposées, mais elles sont moins poussées que dans les sujets
des années précédentes. Les applications numériques sont assez rares et devaient être
réalisées sans calculatrice.
Même si ce sujet est un peu moins difficile que ceux d’autres années du concours
X/ENS, il permet de s’entraîner efficacement sur les chapitres qu’il aborde.