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INTRODUCTION GÉNÉRALE

En annonçant dans son discours de Colorado Springs d’octobre 1975 que « la grande
affaire du XXe siècle sera de trouver la synthèse entre deux besoins : celui de grands
ensembles et celui de chaque collectivité de s’affirmer entant que telle »1, François
MITTERAND, d’une manière prophétique, prévoyait la nécessité de reconnaitre les droits des
minorités. Il plaçait le droit des minorités dans une double perspective nationale et
internationale2 en déclarant qu’ « il faut absolument que l’an 2000 crée les droits des
minorités, ainsi que des organisations internationales qui permettent de maintenir unis le
maximum de pays »3.

La protection des minorités devient un impératif tant aux niveaux national


qu’international. Le plus grand problème avec cette protection est qu’il existe une catégorie
spécifique de minorités qui mérite une protection plus spécifique. Il s’agit des peuples
autochtones, encore connus sous les appellations anglaises de « aboriginal » ou « indigenous
peoples », « first peoples », dont la détermination des sujets de droits et des droits à
reconnaitre et protéger fait naitre de nombreuses controverses.4

Au regard de la délicatesse de la question autochtone de part le monde, la communauté


internationale a adopté de nombreux instruments devant garantir les droits des peuples
autochtones. Cette garantie devrait être assurée par les États qui sont parties à ces instruments
internationaux sur les droits des peuples autochtones.

Le Cameroun est l’un des États-parties à plusieurs organisations internationales,


régionale en Afrique et sous-régionales en Afrique centrale, qui produisent des normes qui
protègent directement ou indirectement les peuples autochtones. Le Cameroun est partie à de
nombreux instruments sur les peuples autochtones élaborés par ces organisations.

1
V. Le discours de l’ancien président français François MITTERRAND cité par James MOUANGUE KOBILA
(V. MOUANGUE KOBILA (J.), La protection des minorités et des peuples autochtones au Cameroun. Entre
reconnaissance interne contrastée et consécration universelle réaffirmée, Avant-propos de Julian BURGER,
Préface de José WOEHRLING, Paris, Dianoia, 2009, p. 20, citant TURPIN (D.), « La question des minorité en
France », in Territoires et libertés, Mélanges en hommages au Doyen Yves MADIOT, Bruxelles, Bruylant, 2000,
p. 478).
2
V. MOUANGUE KOBILA (J.), La protection des minorités et des peuples autochtones au Cameroun. Entre
reconnaissance interne contrastée et consécration universelle réaffirmée, Ouvrage précité, p. 20.
3
V. Le discours de l’ancien président français François MITTERRAND cité par James MOUANGUE KOBILA
dans son ouvrage précité.
4
V. OLUBORODE JEGEDE (A.), The climate change regulatory framework and indigenous peoples’ lands in
Africa: Human rights implications, South Africa, Pretoria University Law Press (PULP), 2016, p. 4.
L’État camerounais a donc de nombreux engagements internationaux en matière
autochtone. Il a l’obligation internationale de les respecter et les mettre en œuvre au niveau
interne. D’où le thème suivant : « L’engagement de l’État camerounais à l’égard du droit
international sur les peuples autochtones », qui fera l’objet du présent mémoire.

Pour mieux appréhender cette étude, il est judicieux d’en préciser le cadre conceptuel
(I) et le cadre opératoire (II).

I- LE CADRE CONCEPTUEL DE L’ÉTUDE


Le cadre conceptuel de l’étude sera défini par la présentation de son contexte (A), la
précision des termes utilisés (B), la présentation de son intérêt (C) et sa délimitation(D).

A- LE CONTEXTE DE L’ÉTUDE

Nous présenterons successivement le contexte historique (1), le contexte politique, social


et culturel (2) et le contexte juridique (3).

1) Le Contexte historique

À la fin de la deuxième guerre mondiale, la protection de la dignité humaine a été au cœur


du sacre dans la communauté internationale et a été inscrite comme une obligation
internationale qui s’impose à tous les états du monde de respecter, protéger, et garantir les
droits de ses propres citoyens. Cette protection est garantie à l’égard de tous à travers la
notion de l’Egalite.

Dans sa mise en œuvre, cette notion n’a malheureusement pas été en faveur de certaines
couches sociales à cause de La marginalisation et l’inégalitéà l’égard de ces peuples qui
persiste. En effet, ce sont ces populations qui s’installent en premiers sur les forêts et terres
du Cameroun. De manière générale, l’histoire reconnait sans conteste l’antériorité de
l’installation des populations autochtones dans les forêtséquatoriale. De la même manière que
l’on reconnait volontiers que les bantous qui sont régulièrement leur voisins sont venus les
rejoindre5leur relation sera basée plus sur l’échange des biens et services en faveur des

5
Abe Claude « la reconnaissance de juridicité des pratiques d’appropriation des ressources foncières des
pygmees du sud-Cameroun à l’épreuve du monisme juridique et mutations transactionnelles avec les
communautés locales », dans l’ouvrage rédigé sous la direction de Alain Didier Olinga, Nadine Machikou,
pierre-Etienne KENFACK, et Samuel Nguiffo, intitulé : PEUPLES AUTOCHTONES, COMMUNAUTES
LOCALES ET RESSOURCES NATURELLES EN AFRIQUE CENTRALE : Qu’els droits ? Quelles mesures
de protection ? Quels rôles pour les défenseurs de l’environnement. Yaoundé, septembre 2018.p.28.
[Link] colonisation va venir réaffirmer cette relation déséquilibrée dans le réseau de
commerce entre eux et les colons, pendant leur séjours, l’on va assister à une hiérarchisation
des statuts entre les deux groupes sociaux au profit des bantous avec sur le fond, une
gradation des rôles induites l’inégalité6 des positions dans cette relation aux colons. En claire ,
les peuples autochtones sont utilisés comme fournisseurs de produits par les bantous, alors
que ces derniers servent d’interlocuteurs aux colons à qui la vente des produits étaientdestinée
. C’est ce nouveau lien social attestant la mise en œuvre de l’esclavage de ces populations par
leurs voisins, qui perdure jusqu’aujourd’hui7. La vision humaniste de la sociétéinternationale
a conduit à la consécration et la réservation d’une protection particulière qui va au – de-là de
la protection que bénéficient les couches non autochtones du monde. C’est d’ailleurs cette
situation précaire des populations autochtones retraces depuis les temps immémoriaux
jusqu’à nos jours qui justifie l’initiative de mener des recherches sur la situation restée
inchangeables de ces populations.

1) Contexte politique, socio et culturel


La protection des populations autochtones depuis le lendemain des guerres mondiales
semble être l’une des principales occupations des pouvoirs publics tant au plan international
que national. Leur spécificité culturelle et leur situation sociale de marginalisation leur
permetd’avoir un traitement particulier, cependant ces mesures spéciales accordées à ces
peuples ne doivent pas être considérées comme un privilège mais comme des mesures
permettant aux peuples autochtones de bénéficier d’un traitement préférentiel et
différencecompensateur de l’inégalité dont ils ont été victimes du fait des majorités8. La
destruction de leur culture due aux différentes pressions qu’ils subissent dans leurs milieux
socio-culturels laisse voir leur exclusion, destruction et manque de considération, car aucun
peuple ne peut se développer avec la culture étrangèreet par conséquence chaque peuple ne
peut rêver à un développement quesi et seulement si,sa culture est valorisée et respectée.
Cette position précaire des populations autochtones constitue un élément de frein au
développement du Cameroun,car ces peuples font partis intégrant de la population nationale
qui définit d’ailleurs l’existence ou non d’un état. Cette appréciation attire l’attention de tous
les camerounais à la participation et à la protection des droits au développement et à
l’intégration nationale de leur concitoyens pour que leurs actions et leur participation soit
effective et considérable et surtout indispensable au développement du Cameroun,
6
Ibid. p.29.
7
Ibid.
8
La CPJI avait invoquée dans son avis du 06 avril 1935 relatif aux écoles minoritaires en ALBANIE, et avait
proposée comme solution : « la nécessité de traitement différents à fin d’obtenir un résultat qui établisse
l’équilibre entre les situations différentes, cette décision avait pour source la convention sur l’élimination de
toute forme de discrimination (1979) sur la discrimination positive »
conformément à la politique inclusive comme l’a si bien relevé le chef de l’Etat en 2022 dans
son discours « Ne laisser personne de cote … ». Cediscours porte sur un appel à tous les
camerounais de participer non seulement aux combats contre l’insurrection que travers le
pays depuis un certain moment et surtout cette mise en œuvre d’une politique d’inclusion
sociale peut permettre d’atteindre les résultats du développement visé à l’horizon [Link]
contexte nous semble favorable à cette heure ou les préoccupations liées aux droits et bien-
être des peuples autochtones font parties intégrante du programme national de
développements à l’horizon 20309dont l’objectif est de lutter contre les inégalités et la
pauvreté. L’engagement constitutionnel de l’Etat de promouvoir et protéger les peuples
autochtones marque déjà un avantage de reconnaissance et l’existence d’une volonté
politique qui requiert la contribution de tous à fin de préserver les droits de cette catégorie de
peuplespour que le pays puisse atteindre son émergence dans le respect des droits de
l’homme en général et en particulier leurs droits

. Toutefois, un problème se pose dans le contexte socio-politiqueCamerounais, au sujet de


l’identification de ce groupe .Tout comme sur le plan régional ou sous régional, le Cameroun
prête encore de confusion sur la réponse à la question de savoir : « Qui est autochtones au
Cameroun ? » les politiques et les pouvoir publics, ainsi que la doctrine camerounaise ne
s’entendent pas sur cette question. Pour la plupart, être autochtone c’est celui qui occupe les
terres depuis les illustres, en d’autres termes c’est celui qui était quelques parts sur les
régions du Cameroun avant l’arrivée du colon10. D’après cette conception, c’est le natif d’une
localité par exemple, les Dualas sont les autochtones dans la region de douala et sur les
terres duala, les etons sont les autochtones sur les terres des etons . En définitive, leur
conception de peuple autochtone de défini sur l’antériorité sur le territoire dans l’espace du
Cameroun.

La communauté internationale et les instruments internationaux de protection de leur droits


n’ont d’ores et déjà adoptes une définition à la notion « Autochtones », en effet ils
préfèrent le designer à travers des éléments ou critères qui permettent de les identifier. En
Afrique, cette question d’appartenance ou non du groupe autochtones a été une
contradiction significative entre auteurs depuis des illustres, mais grâce aux travaux du
groupe de travail sur les questions autochtones , la concepts d’autochtones a été éclairée et
en les concevant au-delà de la concepts d’antériorité historiques11 et considérer plutôt la
conception de marginalisation à laquelle font face ces populations et leur spécificités
culturelles , de l’auto identification et l’auto-détermination ainsi une croyance ancestrale
fortement liée aux terres et territoires qu’ils occupent12et dont ils dépendent .

9
PEUPLES AUTOCHTONES AU CAMEROUN « guide à l’intention des professionnels des medias » Bureau
international du travail. p.14.
10
GABRIEL NLEP, sur la question de «d’identification des peuples autochtones au Cameroun »
11
GROUPE DE TRAVAIL sur des questions de communauté /peuples autochtones qui a élaboré les critères
d’identification de ces peuples en fonction du contexte africain.
12
L’arrêt rendu par la cours africaine des droits de l’homme et des peuples dans l’affaire des OGIEK contre
l’état du Kenya.
Au vue de ces critères d’identification,les populations autochtones au Cameroun constituent
donc au groupe particulier de personnes environ 5% de la population nationale13, reparties
dans deux grands groupes : D’abord les populations de la savane (lesmbororos), et en fin les
populations des forets, vulgairement appelées pygmées qui à leur tour sont : les BAKA, les
BAGYELLIS, les BAKOLA et en fin les BEDJANS14.

3) contexte juridique
Au Cameroun , la protection des peuples autochtones est clairement précisée dans sa loi
fondamentale : « l’Etat assure la protection des minorités et préserve les droits des
populations autochtones conformément à la loi»15 Au-de là d’une protection générale que
bénéficient les populations autochtones comme tous les autres peuples du monde en tant
que êtrehumaine16(Déclaration universelle des droits de l’homme, charte africaine des
droits de l’homme et des peuples … ), ces populations bénéficient à plus d’un titre, une
protection particulière tant sur le plan national qu’international au vue de leur situation
précaire depuis les temps immémoriaux jusqu’à nos jours.

Pour le cas du Cameroun, il a un double engagement juridique de protection des populations


autochtones de son territoire : Un engagement international de protection de leurs droits à
travers la ratification des conventions internationales de protection des droits des
populations autochtones d’une partet un engagement national de protection de ces
populations à travers la constitutionnalisation de la protection de leurs droits dans son
préambule en ces termes «l’Etat assure la protection de minorités et préserve les droits des
populations autochtones conformément à la loi17 »d’autres parts.

Cette double promesses et garantie de protection suscite un étonnement lorsqu’on tant un


regard sérieux et pratique sur le degré de marginalisation et la misèreabject que vivent ces
peuples sur tous les plans possibles de la vie. La nationalisation du système de protection
internationale de ces population retient note attention et au de la du processus formel de
reconnaissance , d’écoute et de dialogue que développe l’état du Cameroundepuis la nuit
des temps sur la protection des populations autochtones, ne nous autorise-t-il pas de se
questionner sur les résultats escomptes auprès des bénéficiaires ? Il est à cet effet
important pour nous, de rester très vigilent sur la disproportion parfois très visible entre les
13
PEUPLES AUTOCHTONES AU CAMEROUN « guide à l’intention…) [Link].p.13 et 14.
14
D’après la directive opératoire de la banque mondiale 4.10 qui identifie deux groupe de peuples autochtones
au Cameroun les peuples autochtones de la foret, appelés vulgairement les « PYGMEES » et les peuples
autochtones de la savane qu’on appelle les « MBOROROS »
15
Le préambule de la constitution du 18 janvier 1996. « L’état assure la protection des droits des minorités et
préserve les droits des peuples autochtones conformément à la loi »
16
DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME, CHARTE AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME ET DES
PEUPLES.
17
Le préambule de la constitution du Cameroun consacre la protection des droits des peuples autochtones en
ses termes « l’état assure la protection des minorités et préserve les droits des populations autochtones
conformément à la loi »
textes, les clauses retenues pendant les multiples rencontres dans les sommets, ateliers
nationaux, internationaux et l’insatisfaction observée chez ce groupe au point de se
demander si les objectifs juridiques initialement fixes sont toujoursatteints18.L’absence d’un
cadre juridique approprié et favorable aux peuples autochtones au Cameroun justifie les
réticences de l’état camerounais à honorer ses promesses envers ce groupe particulier des
populations.C’est dans cette vision subjective et objective de leur situation précaire par
rapport à tous les autres populations du Cameroun, qui justifie notre initiative dans le choix
de cette thématique. Cette initiativenous permettra d’apporter une contribution dans
l’apport et propositions des éléments juridiques efficaceset perspective de solution pouvant
orienter les politiques publiques vers une nouvelle démarche et garantir des résultats qui
serontconformes non seulement aux attentes et intentions des organisations
internationales de protection des droits de l’homme mais surtout eu égard à leurs propres
satisfactions et épanouissement loin d’être basculer vers le développement pour enfin
rejoindre des objectifs du développementvisé par le chef de l’état à l’horizon 2030 dans le
but de lutter contre la pauvreté et promouvoir l’égalité de tous , la participation de tous bref
l’inclusion et la considération de toutes les couches .

B : PRECISIONS TERMINOLOGIQUES

Application des normes internationales :

 Appliquer une norme internationale, renvoie à la mise en œuvre du droit


international dans son ordre juridique dans une matière précise
 Appliquer une norme internationale renvoie à la reconnaissance et acceptation du
droit international dans son arsenal juridique : ce sens est certes vrai dans la mesure
où le droit international n’est pas le droit national, et pour donc entrer en vigueur
dans un état, il faut passer par un certain nombre de condition dont la ratification de
cette norme dans son ordre juridique interne. Toutefois, la présente étude ne semble
pas du tout orienter des idées dans ce sens, car la simple reconnaissance et
l’intégration du droit international ne suffit pas et ne justifie pas son applicabilité sur
le plan interne. C’est la raison pour laquelle ce sens ne sera pas le bienvenu non
seulement pour l’analyse fidèle de ce sujet mais surtout ce sens ne pourra pas abouti
au résultat escompte

18
GUY MVELE « l’efficacité des actions de l’union africaine envers des peuples autochtones », dans l’ouvrage
rédigé sous la direction de Alain Didier Olinga, Nadine Machikou, pierre-Etienne KENFACK, et Samuel
Nguiffo, intitulé : PEUPLES AUTOCHTONES, COMMUNAUTES LOCALES ET RESSOURCES
NATURELLES EN AFRIQUE CENTRALE : Qu’els droits ? Quelles mesures de protection ? Quels rôles pour
les défenseurs de l’environnement. Yaoundé, septembre 2018.P. de 15 à 30.
 Affirmation et vocation à s’appliquer dans un domaine et l’observer dans son ordre
juridique. Ce sens aussi ne semble non plus celui qui peut nous donner une orientation
sure pour caresser au bout des doigts l’objectif vise dans le choix dudit sujet
 Application d’une norme internationale renvoie aussi à la mise en œuvre du droit
international dans son espace juridique et à une obligation de se soumettre à ladite
norme conformément à ses dispositions et ses attentes. Dans le même sens, il s’agit
de son usage par les pouvoirs publics dans une matière et domaine précis, cette
définition renvoie aussi à l’adaptation de son droit interne et la prise des mesures
internes d’application du droit international .Il nous semble de toute évidence sans se
tromper, que c’est ce sens qui sera retenu dans cette étude. C’est cette vision
définitionnelle qui nous permet d’atteindre les objectifs majeurs vises dans le choix de
ce sujet

POPULATIONS AUTOCHTONES

1 / CONCEPTION CMEROUNAISE DE LA NOTION AUTOCHTONE

Au Cameroun, savoir qui est autochtone ? La réponse de tous sera baséesur la conception de
l’antériorité sur les terres sur une partie du territoire camerounais. Ainsi est autochtones, si
on est originaire sur un espace de terre, et qu’on est le premier à l’occuper cet espace. Voilà
la conception des camerounais sur la notion de peuples autochtone. Cette conception laisse
voir qu’on est autochtone en pays des boulus, si on est boulu et qu’on possède le premier les
terres sur cet espace ; Qu’on autochtone en pays Ewondo, si on est le premier sur la terre des
Ewondo. Gabriel Nlep, rappelle à cet effet, qu’est autochtones, celui qui était quelques parts
avant l’arrivée du colon19.
En tout état de cause, la conception camerounaise sur la notion de « peuples autochtones »
est synonyme à la notion de « Natifs » sur la terre. Et se réduit à l’antériorité sur la terre
d’une partie du territoire [Link] n’est pas cette conception
d’autochtonie descamerounais, qui seraconsidérée dans notre devoir d’où la conception
camerounaise sera rejetée et malheureusement s écartée du cadre de notre étude

2/ CONCEPTION EN DROITS INTERNATIONAL DES DROITS DE L’HOMME

Certes, la communauté internationale et les conventions internationales n’ont d’ores et déjà


retenue une définition universelle àla notion de : « peuples autochtone », en effet, ces
conventions et organes internationaux de protection des droits de l’homme préfèrent les
designers à travers des critères d’indentifications20. Ainsi la convention n°169 de l’OIT précise
ces critères en son article premier, pour identifier les peuples autochtones, les critères
suivants doivent être pris en compte : un continuité historique marquée par l’antériorité de
leur sociétés à la colonisation ; des racines territoriales ; des institutions sociales,
19
GABRIEL NLEP, est autochtones au Cameroun celui qui était installé quelques parts avant l’arrivée du colon.
20
Guide à l’intention du personnel des medias
économiques, culturelles et politiques bien [Link] le même ordre d’idée, la
déclaration des nations unies sur les droits des peuples autochtonesdécrit lesdits peuples
en utilisant des caractéristiques ci-après : leur spécificité , les territoires et ressources
[Link] Afrique, les critères d’identification des populations autochtones établis par le
rapports du groupe de travail d’experts de la commission africaine des droits de l’homme et
des peuples sur les populations / communautés autochtones reprends ces critères en
prenant les contexte africain avec précision : « leur mode de vie diffèrent de ceux de la
société dominante ; leur cultures menacées d’extinction dans certains cas ; leur mode de vie
tributaire à la reconnaissance de leur droits et à leur terres et à leur ressources naturelles ;
l’inaccessibilité de leurs terres territoires ; la discrimination et la marginalisation dont ils font
l’objet ; l’auto-identification qui les caractérise 23».
Dans le même sens, en adoptant en décembre 2010, la loi portant promotion et protection
des droits des peuples autochtones promulguée par le président de la république le 25 février
2011, le CongoBrazzaville a fait un pas décisif dans la promotion et la protection des droits
des peuples autochtones en Afrique centrale. Il est le premier texte en Afrique qui donne une
définition claire et sans ambiguïté du concept de peuples autochtones. Dans son article
premier, il précise clairement qu’ « au sens de la présente loi, sans préjudice d’une
quelconque antériorité d’occupation du territoire national, on entend par « peuples
autochtones » les populations qui se distinguent des autres groupes de population nationale
par leur identité culturelle, leur mode de vie et leur extrêmevulnérabilité 24». Cette définition
est celle qu’on recherche et celle qu’on retient immédiatement dans le sens de notre analyse,
et qui va nous permettre d’éviter toute confusion nationale sur les groupes autochtones dans
le contexte camerounais.

Pour revenir dans le contexte camerounais, en prenant en compte la définition claire de


« peuples autochtones » donnée à l’article premier de la loi congolaise, la directive
opérationnelle de la banque mondiale identifie dans ce sens deux groupes autochtones au
Cameroun : les « populations de la savane qui vivent de l’agriculture et l’élevage qu’on
appelle « les MBOROROS » et les peuples des forets qu’on appelle vulgairement « pygmees »
qui est constitués de trois sous-groupes : les « BAKAS, BAGYELLIS,BEDJANS »25
C’est ainsi que notre étude va monter et descendre sur ces deux groupe de population au
Cameroun
En définitive, le peuple autochtoneest un groupe très identifiable même n’ importe où il
se trouve,un peuple dont leursforêts, terres, cultures et ressources naturelle sont
indispensables à leur existence, un peuple qui se distingue du reste de la population
nationale par son identité culturelle et une stigmatisation et marginalisation vis-à-vis des
autres populations dites dominantes.
Ainsi selon la reformulation du sujet du sujet: « l’application des normes
internationales de protection des droits des peuples autochtones au Cameroun » : Nous
21
La convention n°169 de l’OIT
22
La DECLARATION DES NATIONS UNIES SUR LES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES (DNUDPA)
23
Le groupe de travail d’expert de la commission africaine des droits de l’homme et des peuples sur les
populations/communautés autochtones qui identifie avec précision les peuples autochtones dans la prise en
compte du contexte africain.
24
La loi de 2011 au Congo, portant protection et promotion des droits des peuples autochtones qui
actuellement le seul texte qui précise clairement et donne la définition exacte de « peuples autochtones » en
évitant de continuer à se plonger dans la confusion avec les reste de la population nationale.
25
V. directive opérationnelle 4.10 de la banque mondiale qui précise de manière claire, les deux groupes
considérés comme autochtones dans le sens des organisations internationales des droits de l’homme.
dirons simplement de la mise en œuvre des instruments internationaux de protection des
droits de cette catégorie de population au Cameroun. En d’autres termes, il s’agit de
l’exécution par les Cameroun, de ses obligations internationales de protection des peuples
autochtones

C : Délimitation du sujet

La délimitation de notre sujet sera faite sur deux plans : sur le plan spatio-temporel (1) et sur
le plan matériel du sujet

1/ Délimitation sur le plan spatio-temporel du sujet

Choix despatial du sujet : le Cameroun

Le sujet a été choisi pour le contexte camerounais à plusieurs raisons :

 Le Cameroun est constitué de plusieurs couches sociales dans son


ensemble et les populations autochtones sont l’une d’être elle
 Parmi les éléments constitutifs de l’Etat du Cameroun, la population 14
est un élément très stratégique, car il n’y a pas d’Etat sans population, et
15 les peuples autochtones font parties intégrante de la population du
Cameroun. Un peuple dont le contexte social est très défavorable au
Cameroun d’après des nombreuses études et des rapports des experts,
des organisations et des structures publiques de protection de leurs droit
sur et l’évolution et leur développement.
 Le Cameroun est très actif dans les relations internationales, ainsi parmi
ses obligations internationales, un point d’honneur est mis sur
l’obligation de protéger non seulement tous ses citoyens, mais surtout
les peuples autochtones.
 Le Cameroun a été choisi aussi par-ce-que sans constitution a clairement
prévu une protection spéciale àl’égard de cette catégorie de population
dans son pays
 Le Cameroun a été choisi à cause de l’absence d’une loi qui protège ces
populations malgré son engagement dans la préservation de leur droits
et bien-être
 En fin le Cameroun a été choisi par-ce-que l’auteur de ce travail est un
peuple autochtone des forets du Cameroun, précisément BAKA et par
conséquence il fait partie des bénéficiaires d’une protection spéciale
promise par le Cameroun en son égard

Délimitation du sujet dans le temps : de 1884 à nos jours

Notre travail sera cadre dans l’intervalle de 1884 jusqu’à nos jours, car le choix de la date
depuis 1884 marque clairement le début de la marginalisation des peuples autochtonesà
travers la brise du Cameroun par les allemands, et par ricochet, la prise des terres, forets et
ressources naturelles dont dépendent ces populations .En d’autres termes, cette période
marque l’expulsion des peuples autochtones de leurs terres , et par-conséquence, au vue des
liens spirituels , traditionnels, socio-politiques que ces peuples entretiennent avec leurs
terres , forets et ressources naturelles , ces peuples ont immédiatement été sevrés de cet
attachement, et deviennent sujets de marginalisation qui a persiste tout au long de la
colonisation, et brandir pendant les guerres mondiales , pendant la décolonisation jusqu’à
nos jours qui marque la date du début de rédaction de notre mémoire
Le choix de ces dates n’est pas absolue, car nous monterons dans certains cas dans les
périodes d’avant 1884, date à laquelle les peuples autochtones étaient encore les peuples
normaux, suffisant, épanouis , conservateurs , créateurs , et maitre et gardiens des terres ,
forets et ressources naturelles. Le date de nos jours n’est pas aussi absolue car nous
envisagerons en outres, des nouvelles perspectives dans l’avenir pour s’assurer du bon
développement de ces populations et surtout faire des évaluations dans l’avenir pour voir si
le développement prévu par le chef de l’Etat à l’horizon 2030 a atteint satisfaction dans le
respect l’inclusion sociale et le respect des uns et des autres dans ce pays

2 )délimitation matérielle du sujet.

Le traitement de ce sujet sera faite dans plusieurs disciplines de droits : il sera fait en droit
constitutionnel, en histoire politique et constitutionnelle du Cameroun, droit international des
droits de l’homme, relations internationales, droit foncier et domanial, droit
environnemental, droit sur les foret, faune et de la pèche…
Le droit constitutionnel parce qu’elle utilise la constitution qui est la loi fondamentale du
Cameroun, n’est-ce pas c’est même la constitution qui nous a clairement promis de protéger
nos droits dans son préambule 17. Et aussi que, selon la remarque, la plupart des constitutions
des états africains consacre la protection des droits des peuples autochtones.
On va toucher l’histoire politique et constitutionnelle du Cameroun car les populations
autochtones du Cameroun ont été victimes de l’évolution politique et constitutionnelle du
Cameroun depuis la colonisation, des guerres mondiales, la décolonisation jusqu’à nos jours.
Cette branche du droit va nous permettre de retracer la situation de ces peuples depuis les
temps jusqu’à nos jours pour mieux analyser l’évolution des leurs droits et tirer des
conclusions.
Le droit international des droits de l’homme semble être la pierre angulaire de ce
sujet, car il s’agit en tout et avant tout, les droits fondamentaux des hommes en général, et
en particulier les peuples autochtones, en d’autres termes, les droits des peuples autochtones
sont des droits de l’homme. C’est à travers cette branche du droit qu’on a des normes
supranationales de protection de ces peuples, qui imposent un certain nombre d’obligations
de protection particulière à l’état à l’égard de ces peuples
Les relations internationales ne seront pas en reste dans le traitement de ce sujet
car, elles nous permettrons de voir le degré de l’engagement des états dans les relations
internationales et la place ou le statut juridique de l’être humain comme sujet de droit
international , d’analyser la souveraineté de l’état à l’égards de l’exécution de ses obligations
internationales de protection des populations en générales, et les autochtones en
particularité

Les droits fonciers, forestiers et environnementauxsont indispensables aux droits des


populations autochtones, car c’est ces droits qui déterminent même la condition d’existence
de cette catégorie de population. Ces populations entretiennent des relations culturelles,
ancestrales, sociales, politico-économiques intrinsèquement liées à leurs terres, forets et
ressources naturelles26 .Ainsi la résolution des problèmes des droits fonciers, forestiers et
environnementaux de ces peuples va marquer résoudre tous les problèmes de ces peuples et
garantir un parfait développement.

LeDroit administratif ne sera pas épargner dans le traitement de ce sujet, dans la mesure les
décisions que prennent les administrateurs au Cameroun ont des influences très
considérables sur les droits des peuples [Link] aussi le juge administratif peut
toujoursêtreévoqué dans des problèmes d’expropriations de ces populations sur leurs terres.

D) INTERETS DU SUJETS

Le sujet,regorge un double intérêts, théorique et pratique :


L’intérêt théorique : l’analyse de ce sujet porte un intérêt théorique à plus d’un titre car elle
nous permettra , à partir de l’analyse globale de l’application des normes internationales de
protection des droits des peuples autochtones au Cameroun, d’envisager et déceler les
mesures plus efficaces à cette application, mais aussi les mesures plus adéquates à leurs
mode de viepeuples autochtones au Cameroun, analyser leur situation sur tous les plans
possibles pour mieux guider les nouvelles politiques des décideurs favorables à leur
épanouissement .

PARTIE II : cadre opératoire d’étude

A) Revue de littérature

 La loi de 2011 au Congo, portant protection et promotion des droits des


peuples autochtones qui actuellement le seul texte qui précise
clairement et donne la définition exacte de « peuples autochtones » en
évitant de continuer à se plonger dans la confusion avec les reste de la
population nationale
 D’après la directive opératoire de la banque mondiale 4.10

 Le préambule de la constitution du 18 janvier 1996, qui consacre la


protection et la préservation des peuples autochtones en ces

26
V. arrêt rendu par la cours africaine des droits de l’homme et des peuples sur l’affaire des Ogieks contre l’état
du Kenya, ou les juges régionaux ont déclarés les Ogieks comme étant les autochtones de la foret de MAU,
peuples dont dépendent des terres, forets et ressources naturelles
27
V. Ordonnance de 1976 fixant les conditions d’obtention du titre foncier au Cameroun.
termes « l’état assure la protection des minorités et préserve les droits des
populations autochtones conformément à la loi »

(B)Annonce de la problématique du sujet

L’application des normes internationales de protection des droits des populations


autochtones est-elle effective au Cameroun ?

(A) Hypothèse de notre sujet

 S’il est vrai que le Cameroun a oriente sont développement en incluant la prise en
compte et le respect de ses objectifs constitutionnels et obligations internationales de
protection des droits des peuples autochtones en initiant les plans et stratégies de
développement ce ces peuples vulnérables ,il est honnête de constater quel’effectivité
de ses actions continue d’ores et déjà à justifier leur insatisfaction et qui les
maintient toujours dans une misère abjecte.

(B) METHODES ET TECHNIQUES DE RECHERCHE DE NOTRE SUJET

1 : METHODE DE RECHERCHE

 LES METHODE JURIDIQUES UTILISEES DANS NOTRE RECHERCHE


Il s’agira de l’EXEGESE dans un premier temps, qui va nous permettre de consulter et
lire les ouvrages de droit de l’homme en général, et droit des populations
autochtones en particulier , cette lecture nous permettra de connaitre l’évolution de
la doctrine sur la question des droits des peuples autochtones à fin de mieux guider
notre réflexion et apporter une originalité sur la question
La CASUISTIQUE ne sera pas en reste dans notre recherche, dans la mesure ou
plusieurs décisions de justice, s’il s’agisse sur plan interne ou international, ont été
dégagées en faveur des populations autochtones et qui pourront nous montrer la
position et le degré de sensibilité des juges sur la question des droits de ces peuples :
c’est le cas des décisions rendues par la cours africaines des droits de l’homme et
des peuples sur les droits des populations autochtones
On va en outre utiliser la méthode du DROIT COMPARE,qui va nous faire voyager la
réflexion dans l’espace et voir ce qui est prévu et ce qui est fait dans d’autres
systèmes juridiques sur cette question et faire un rapprochement avec notre pays
pour mieux dégager les solutions sur la situation de ces peuples au Cameroun

 LA METHODE HISTORIQUE

La méthode historique va nous permettre de retracer l’évolution des droits des


peuples autochtones au Cameroun depuis les temps immémoriaux jusqu’à nos jours.
C’est à travers cette histoire qui va nous permettre de voir ce qui s’est améliorer dans
le temps sur le plan économique, politique, socio-culturel auprès de ces peuples

2 : TECHNIQUES DE RECHERCHES
Les techniques serons simples : Il s’agira par exemple de l’entretient direct ou semi-
direct avec ces communautés en lieu et place sur le terrain et qui va nous permettre
de collecter les donnéesactuelles, sur la question et d’en faire des propositions ou
recommandation dans notre travail et aussi auprès des organisations en charge de
promotion de leurs droits pour aussi connaitre le niveau d’intervention des autorités
sur la question.
Il s’agira aussi de l’enquête qui nous permettra de découvrir au fond, les enjeux et
les facteurs compromettant notre développement

D: plan du sujet

PARTIE (I) ENGAGEMENT TIMIDE DU GOUVERNEMENT CAMEROUNAIS DANS


L’APPLICATION DES NORMES INTERNATIONALES DE PROTECTION DES DROITS
DES POPULATION AUTOCHTONES

CHAPITRE 1 : L’INCORPORATION DES NORMES INTERNATIONALES DE


PROTECTION DES PEUPLES AUTOCHTONES DANS L’ORDRE JURIDIQUE
CAMEROUNAIS

SECTION 1 : La ratification des instruments internationaux garantissant les


droits des peuples autochtones

SECTION 2 : la particularité des normes sous régionales de préservation des


droits des peuples autochtones au Cameroun.

CHAPITRE 2 : Le respect des normes internationales de protection


des droits des peuples autochtones par le Cameroun.
SECTION 1 : Le respect des normes internationales de protection des droits des peuples
autochtones sur le plan législatif. La tentative de conformité formelle de l’état face aux
exigences internationales de protection des droits des peuples autochtones

SECTION 2 les politiques publiques et le respect des droits des peuples


autochtones au Cameroun.

PARTIE II : Les problèmes et perspectives de solution vis-à-vis des


Peuples autochtones au Cameroun.

CHAPITRE 3 Les problèmes observes auprès des peuples


Peuples autochtones

SECTION 1 : le cadre normatif et la protection des peuples


Autochtones : origine des problèmes de ces peuples

SECTION 2 : les peuples autochtones et droits civils, politiques,


Economiques et socio-culturels

CHAPITRE 4 : Quelques solutions envisageables et les perspectives


D’avenir

SECTION 1 : les solutions envisageables

SECTION 2 : les perspectives d’avenir

Bibliographies

Les ouvrages generaux :

 Barume.A. K, Etude sur le cadre légal pourla protection des droits


des peuples indigènes et tribaux au Cameroun, Genève, Bureau
international du travail, 2005, 160p. prec. P.34
 PARFAIT OUMBA, DERBOISE NGO « droit et autochtonie en
Afrique : une tentative de théorisation juridique de l’identité
autochtone au Cameroun », .p.8.
 Cecil OTT-DUCLAX MONTEIL, exploitation forestière et droits
des populations en Afrique centrale, l’Harmattan, 2013,p.27.

 Alain Didier Olinga, Nadine Machikou, pierre-Etienne


KENFACK, et Samuel Nguiffo, intitulé : PEUPLES
AUTOCHTONES, COMMUNAUTES LOCALES ET
RESSOURCES NATURELLES EN AFRIQUE CENTRALE :
Qu’els droits ? Quelles mesures de protection ? Quels rôles
pour les défenseurs de l’environnement. Yaoundé, septembre
2018, pages de 1 à 462.
 GABRIEL NLEP, sur la question de «d’identification des peuples
autochtones au Cameroun »p.13 et suivant

 Pr KUATE justice, ses métiers et ses procédures 4em Edition


« sur l’accès difficile des populations vulnérables à la
justice »p.1253.

 David C. Hawkes, « les peuples autochtones : autonomie


et relations internationales gouvernementales », Revue
internationale de sciences sociales, n°167/1, 2001, p.22.
 Estienne Rodary, « L’organisation des peuples
autochtones en Afrique », écologie et politique, n°42/1 ,
2011, p.7
 Raphaëlle Parizet, « mesurer le développement pour
gouverner les peuples autochtones », Revue Tiers monde ,
n°213/1 , 2013
 Christian G .Caubet , « peuples autochtones sous la coupe
du croissancisme . Usurpation de terres en Amazonie
brésilienne au nom du fardeau hydroélectrique
progressiste de l’homme blanc »,écologie et politique,
n°51/2 , 2015, p.34 et suivant

 Fernande Abanda Ngono, Soka Armelle, Ngoutane, « mode


de participation et d’implication des communautés
autochtones dans l’exploitation des ressources territoriales
au Cameroun : réflexion sur les voies d’un modèle de
gouvernance foncière, forestière autochtone dans le bassin
du Congo » p.221 à 236
 NnahNdobe Samuel, « les expériences des peuples
autochtones d’Afrique en matière de politique de
sauvegarde : les exemples du Cameroun et du Cameroun et
du bassin du Congo », avril
2013,[Link]
developpement-bank-afdb/news/2013/04/Les-
experiences-des- peuples-autochtones-d-afrique-Sibony
Anne-Lise : « Du bon usage des notions d’efficacité et
d’efficience en droit », in fatin-Rouge Stefanini, Marthe
Gay, Laurence Vidal-Naquet( sous la
direction ) : »l’efficacité de la norme juridique, Nouveau
vecteur de légitimité , Bruylant, 2012 .
 PARFAIT OUMBA, DERBOISE NGO « droit et autochtonie
en Afrique : une tentative de théorisation juridique de
l’identité autochtone au Cameroun »
 Parfait Oumba et Derboise Ngo Hongla « droit et
autochtonie en Afrique : une tentative de théorisation
juridique de l’identité autochtone au Cameroun ». ,
Peuples Autochtones, Communautés Locales et
Ressources Naturelles en Afrique Centrale : Quels droits ?
Quelles mesures de protection ? Quels rôles pour les
défenseurs de l’environnement, p.237
 Samuel Nguiffo, P.E Kenfack et [Link], les droits
fonciers et les peuples de forêts d’Afrique p.18.

Les articles

 PEUPLES AUTOCHTONES AU CAMEROUN « guide à


l’intention des professionnels des medias » Bureau
international du travail. p.14.
 Minkoashe,sur la discrimination positive : « la
constitution du 18 janvier 1996 et garantie du droit a la
préférence »
 Irène Bellier, « droits des peuples autochtones entre
reconnaissances internationales, visibilité nouvelle et
violation ordinaires » p.7 et suivante
 Romuald ngono « la communautarisation de la question
autochtones en Afrique centrale : analyse critique du
transfert du FIPAC à la CEEAC » P.10.

 Irène Bellier « peuples autochtones et la crise mondiale »,


multitude, n°41/2010
 Irène Bellier « identité globalisée et droit collectifs : les
enjeux des peuples autochtones dans la constellation
onusienne » , Autre part ,N°38 , 2006 .p.9 et suivant
 Chardin Carel MAKITA KONGO, le défis de l’inclusion des
populations autochtones au Cameroun : cas des BAKAS ,
cahiers africains des droits de l’homme, presses de
l’université catholique d’Afrique centrale , A paraitre. hal-
02482182, p.15.

 Alain Bissonnette, dans son article « le droit à l’autonomie


gouvernementale des peuples autochtones : un phénix qui
renaitra de ses cendres. , volume 24,numero1, mars 1993 ,

 GUY MVELLE sur populations autochtones, « l’efficacité


des actions de l’union Africaine envers les peuples
autochtones » dans le colloque, peuples autochtones,
communautés locales et ressources naturelles en Afrique
centrale : quels droits ? Quelles mesures de protection ?
Quels rôles pour les défenseurs de l’environnement ? p.31 à
52.
 Abe Claude « la reconnaissance de juridicité des pratiques
d’appropriation des ressources foncières des pygmees du
sud-Cameroun à l’épreuve du monisme juridique et
mutations transactionnelles avec les communautés
locales », dans le colloque, peuples autochtones,
communautés locales et ressources naturelles en Afrique
centrale : quels droits ? Quelles mesures de protection ?
Quels rôles pour les défenseurs de l’environnement ? p.15 à
30.
 SAMUEL NGUIFFO et DJEUKAM(R), législation foncière et
droits coutumiers des populations riveraines sur les forêts
au Cameroun, p.50 et suivant

 Ferdin Isaac ZO’O, « dialectique de l’objectivation et de


l’effectivité des règles juridiques encadrant les droits des
peuples autochtones et des minorités sur les ressources
naturelles », p.17.
 Rodrigue Ngondo pose la question de savoir « Qui en sont
des créanciers de la protection spéciale que consacre la
constitution du Cameroun ? » p.11.
 Irène Bellier « peuples autochtone. La fabrique onusienne
d’une identité symbolique», mots, les langages du
politique, n°108, 2015.
 PEUPLES AUTOCHTONES AU CAMEROUN « guide à
l’intention des professionnels des medias » Bureau
international du travail. [Link]
 Samuel Guiffo, Victor Amougou, Brendan Schwartz et
Lorenzo cotula « droit fonciers des peuples autochtones au
Cameroun : Progrès accomplis et perspectives d’avenir »,
télécharger le fichier pdf à l’adresse
[Link] décembre 2017.
 lexique des termes juridiques 2014

 L’[Link], « législations, politiques et institutions


concernant les peuples autochtones au Cameroun. »
 La constitution est la norme suprême au Cameroun selon
la hiérarchie des normes de HANS KELSEN.

Thèses de doctorat

 ANTUNHA BARBOSA, « peuples autochtones, connaissances traditionnelle


et droits » p.74, thèse de doctorat soutenu le 20 mars 2012.
 cours de droit internationale des droits de l’homme en master 1, en octobre
2021 dispense par le docteur Fir min Mirabo NGOUNMEDJE, p.9 à 27.
 Bruno Bouet dans sa thèse : « Reconnaissance de l’autonomie et déclinasse
environnemental au sein des parcs nationaux français : L’exemple du Parc
national de La Réunion, soutenu à l’université de dorbeaux en 2019 ;

Les instruments internationaux

 La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme


 Le protocole de MAPUTO
 La Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones
 Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de
discrimination
 La convention n°111 de l’OIT sur la discrimination dans l’emploi et la
profession
 Convention n°169 de l’OIT relative aux peuples indigènes et tribaux

Les normes régionales et sous régionales


 règlementation de l’union européenne sur la protection de
l’environnement « zéro déforestation »
 Convention africaine sur la conservation de la nature et ressources
naturelles
 la directive opératoire de la banque mondiale 4.10 qui identifie deux
groupe de peuples autochtones au Cameroun les peuples autochtones
de la foret, appelés vulgairement les « PYGMEES » et les peuples
autochtones de la savane qu’on appelle les « MBOROROS D’après la
directive opératoire de la banque mondiale 4.10 qui identifie deux
groupe de peuples autochtones au Cameroun les peuples autochtones
de la foret, appelés vulgairement les « PYGMEES » et les peuples
autochtones de la savane qu’on appelle les « MBOROROS
 Directive de la FAO sur la gestion des Forets de l’Afrique centrale.
 WWF, UICN, CMAP dans leurs directives sur la protection des droits des
peuples autochtones sur l’environnement dans lequel ils vivent

Les textes nationaux


 La constitution du Cameroun de 1er jan 1996

 L’ancienne constitution de 1972 à également consacre la protection des


droits des peuples autochtones.
 La constitution du Kenya reconnait et consacre les droits des peuples
autochtones
 La loi de 2011 au Congo, portant protection et promotion des droits des
peuples autochtones promulguée le 25 février 2011 au Congo
 Loi sur les collectivités territoriales décentralisées au Cameroun.
 Loi N°94-01 du 20 janvier 1994 portant régime des forêts, de la faune et
de la pèche

 V. Ordonnance de 1976 fixant les conditions d’obtention du titre foncier


au Cameroun.
 Décret N°95-531/PM du 23 Aout1995 fixant les modalitésd’applications
du régime des forets
 Décret N°95-466/PM du 20 juillet 1995 fixant les modalités d’application
du régime de la faune.
 Décret n°2013/0171/PM du février 2013 fixant les modalités de
réalisation des études d’impact environnemental et social .
 La réforme de la loi foncière en cours au Cameroun

Les jurisprudences rendues en matière des droits des autochtones

 Arrêt rendu par la cours africaine des droits de l’homme et des peuples
dans l’affaire Ogiek contre l’état du Kenya

 L’arrêt rendu par la cours africaine des droits de l’homme et des peuples
dans l’affaire des oguene contre l’état du Kenya.

 La CPJI avait invoquée dans son avis du 06 avril 1935 relatif aux écoles
minoritaires en ALBANIE, et avait proposée comme solution : « la
nécessité de traitement différents à fin d’obtenir un résultat qui établisse
l’équilibre entre les situations différentes, cette décision avait pour source
la convention sur l’élimination de toute forme de discrimination (1979) sur
la discrimination positive »

POLITIQUES , PLANS, ET AUTRES DOCUMENTS UTILISES AU SUJET DES


PEUPLES AUTOCHTONES

 Plan National de Développement des Peuples Autochtones 2021-


2025(PNDPA)
 Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 pour la
transformation structurelle et le développement inclusif (SND30)
(ministère de l’économie, de la planification et de l’aménagement du
territoire).
 Plan d’action en faveur des peuples autochtones (ministère de la sante
publique)
 Stratégie nationale de réduction des émissions issues de la déforestation
et de la dégradation des forets, gestion durable des forêts, conservation
des forêts et augmentation des stocks de carbones (ministère de
l’environnement, de la protection de la nature et du développement
durable)
 Cadre de planification des peuples autochtones(CPPA) (programme
d’appui à la réforme de l’éducation au Cameroun (PAREC))
 Projet d’appui au développement des compétences pour la croissance et
l’emploi au Cameroun(PADECE) (ministère de l’emploi et de la formation
professionnelle)

 Cadre de planification en faveur des peuples autochtones et projet pilote


du gouvernement (2013-2015) Mécanismes, procédures et programmes
de protection des droits des peuples autochtones aux seins du système
des nations unies

 Le comite intersectorielle de pilotage des programmes et projets


impliquant les populations autochtones vulnérables (CISPAV)
 Rapport général du groupe de travail d’expert de la commission
africaine des droits de l’homme et des peuples sur les populations
/communautés autochtones
 mécanismes d’experts sur les droits des peuples autochtones du conseil
des droits de l’homme des nations unies
 avis juridiques de la CADHP sur la DNUDPA

 Manuel sur les procédures en matière de conventions et


recommandations internationales du travail, Edition du centenaire 2019.
Département des normes internationales du travail, Bureau international
du travail.
 Le principe du CLPE consacre dans la [Link] « Les peuples
autochtones et le système de protection (Centre pour l’Environnement et
pour le Développement CED,FPP,CEFAID, RACOPPY) »
 Droits des peuples autochtones au Cameroun », rapport supplémentaire
soumis suite au deuxième rapport périodique présenté à la Commission
Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples par le centre pour
l’environnement et le Développement, le Réseau Recherches Actions
Concertées Pygmees(RACOPY), Forest Peoples Programme (FPP), en mai,
2010
 Discours de président IDRISS DEBY, lors de l’ouverture du sommet de la
CEEC en 2011 sur la prise en compte effective des droits de tous pour le
meilleur développement de la sous-région de l’Afrique centrale

 Le discours du chef de l’état adressé à la nation portant appel à


l’implication de tous les camerounais à la participation aux luttes des
guerres au nord-Ouest et sud-Ouest ( la guerre du NOSO) , et la guerre de
BOKOHARAM, que traverse le pays et qui crée l’insécurité sociale, l’appel
des tous à la lutte contre les maladies dévastatrices en occurrence la
covid-19, mais surtout l’appel et l’attention des pouvoirs publics à
l’inclusion sociale dans tous les domaines avec un point d’honneur dans la
gestion des forêts , terres et les ressources naturelles d’où plusieurs
politiques sont mises sur pied qui incluent les peuples autochtones
vulnérables dans ces luttes avec insistance sur la gestion communautaire
des ressources naturelles.
 Le parc de lobeke. Dans son discours pendant la célébration de la journée
internationale des peuples autochtones (JIPA), NYANGONO LERYS, auteur
de ce mémoire, représentant autochtone montre l’indispensabilité de la
foret à leur l’existence.

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