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Chapitre 2: L' Equilibre de Court Terme en Economie Ferm Ee

Le chapitre 2 de l'ouvrage traite de l'équilibre de court terme en économie fermée, en se concentrant sur le modèle keynésien élémentaire et l'équilibre des marchés des biens et services. Il aborde la demande globale, les déterminants de la consommation et de l'investissement, ainsi que l'équilibre IS-LM et les politiques économiques. Les concepts clés incluent la propension marginale à consommer, l'épargne et les stabilisateurs automatiques.

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Chapitre 2: L' Equilibre de Court Terme en Economie Ferm Ee

Le chapitre 2 de l'ouvrage traite de l'équilibre de court terme en économie fermée, en se concentrant sur le modèle keynésien élémentaire et l'équilibre des marchés des biens et services. Il aborde la demande globale, les déterminants de la consommation et de l'investissement, ainsi que l'équilibre IS-LM et les politiques économiques. Les concepts clés incluent la propension marginale à consommer, l'épargne et les stabilisateurs automatiques.

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Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Chapitre 2 :
L’équilibre de court terme en économie fermée

Lucie Bottega – Patrick Fève – Isabelle Pechoux


[Link]@[Link] [Link]@[Link]
[Link]@[Link]

Toulouse School of Economics

2024-2025

1 / 87
Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Plan du chapitre

L’équilibre du marché des biens et services


Le modèle keynésien élémentaire
L’équilibre du marché des biens : IS

L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie


L’équilibre du marché monétaire : la courbe LM
L’équilibre IS–LM

Les politiques économiques


La politique budgétaire
La politique fiscale
La politique monétaire
Les politiques mixtes

2 / 87
L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Plan du chapitre

L’équilibre du marché des biens et services


Le modèle keynésien élémentaire
L’équilibre du marché des biens : IS

L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie


L’équilibre du marché monétaire : la courbe LM
L’équilibre IS–LM

Les politiques économiques


La politique budgétaire
La politique fiscale
La politique monétaire
Les politiques mixtes

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

I - L’équilibre du marché des biens et services

Cadre d’analyse :

1. Economie fermée ) pas d’importations

2. Court terme ) Prix fixes

3. Pas de contrainte de capacité


Kitana

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Plan du chapitre

L’équilibre du marché des biens et services


Le modèle keynésien élémentaire
L’équilibre du marché des biens : IS

L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie


L’équilibre du marché monétaire : la courbe LM
L’équilibre IS–LM

Les politiques économiques


La politique budgétaire
La politique fiscale
La politique monétaire
Les politiques mixtes

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

1. Le modèle keynésien élémentaire

1.a) La demande globale

Les composantes de la demande globale de biens et services (B &


S) :

Demande globale de B & S = conso. des ménages + inv. des


entreprises + dépenses publiques

D=C+I+G

Ici, on distingue surtout les dépenses dépendant du revenu national


des dépenses autonomes.

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Les déterminants de la consommation des ménages :

D’un point de vue macroéconomique (consommation de l’ensemble


des biens), la seule substitution possible est entre consommation
aujourd’hui et consommation demain

⇠ choix entre consommation et épargne

Q : Comment s’e↵ectue au niveau agrégé le partage entre épargne


et consommation du revenu disponible, Y D (⌘ revenu après
impôts, le nombre d’unités de biens maximal que les ménages
peuvent consommer ou épargner) ?

R : imposer une fonction de consommation agrégée.

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

déf. : la loi psychologique fondamentale

“La loi psychologique fondamentale, à laquelle nous pouvons faire


toute confiance, à la fois a priori en raison de notre connaissance
de la nature humaine et a posteriori en raison des enseignements
détaillés de l’expérience, c’est qu’en moyenne et la plupart du
temps les hommes tendent à accroı̂tre leur consommation à mesure
que leur revenu croı̂t, mais non d’une quantité aussi grande que
l’accroissement du revenu.”

J-M. Keynes (1936), “Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt


et de la monnaie”.

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

déf. : propension marginale à consommer


Part d’une unité de revenu disponible supplémentaire consacrée à
la consommation.
@C (Y D )
PmC = = C 0 (Y D )
@Y

Propriétés (loi psychologique fondamentale) :

0 < PmC < 1

une hausse du revenu de x unités entraı̂ne une hausse de la


consommation de moins de x unités.
La consommation dépend d’autres facteurs (patrimoine, revenus
futurs anticipés, taux d’intérêt réel, etc.) que nous supposons
constants pour le moment.

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

déf. : propension moyenne à consommer


Part du revenu consacrée à la consommation en moyenne.

C (Y D )
PMC =
YD

Selon Keynes, la propension moyenne à consommer est plus faible


dans les économies riches que dans les économies en
développement

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

déf. : la fonction de consommation keynésienne


Relation entre le niveau de la consommation et le niveau de revenu
disponible : C (Y T )

Propriétés :
– La consommation agrégée courante ne dépend que du revenu
courant,
– la propension marginale à consommer le revenu (disponible)
est positive et inférieure à l’unité,
– La propension moyenne à consommer diminue avec le niveau
de revenu.

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Exemple : Ct (Yt Tt ) = c0 + c ⇥ (Yt Tt )

I c0 est une consommation incompressible (même si le revenu


est nul).
I c : propension marginale à consommer, constante.
I propension moyenne à consommer c + c0
(Yt Tt ) , fonction
décroissante de (Yt Tt ).

Les estimations :

Les paramètres de la fonction de consommation, c0 et c ont une


grande importance. On peut utiliser des méthodes statistiques pour
essayer de les quantifier (économétrie)

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Exemple : France, 1949 :1 – 2013 :2


300 300

Conso (Mrd euros 2005 par trim)


Observation Observation
Estimation Estimation
250 250
Consommation

200 200

150 150

100 100

50 50
conso = 2.5964 + 0.5461 × pib
0 0
0 100 200 300 400 500 1940 1960 1980 2000 2020
PIB date
Source : INSEE

Di↵érentes grilles de lecture :


I combien vaut en moyenne la propension marginale à
consommer ? ! ici, 0.55
I quelles sont les années atypiques ? ! la récession de la fin des
années 2010 s’est accompagnée d’une consommation plus
élevée que ce que prédit la fonction de consommation
I l’hypothèse keynésienne est–elle valide ou rejetée ?
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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Le choix des dépenses publiques :

hyp. : les dépenses publiques sont choisies (au moins en partie) de


façon extra-économique

hyp. : recettes fiscales et dépenses publiques peuvent être choisies


de façon indépendante

G =G
T =T

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Les déterminants de l’investissement des entreprises :

Dans le cadre du modèle keynésien élémentaire, on suppose que


l’investissement est exogène :

I =I

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Demande globale :

La demande globale est donc la fonction suivante :

D(Y ) = C (Y T) + I + G

C’est une fonction du revenu national qui possède les propriétés


suivantes :
I la demande globale est une fonction croissante du revenu
national :
D (Y ) avec D 0 (·) > 0
I la demande globale augmente moins vite que le revenu :

D 0 (·) < 1

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

1.b) la croix keynésienne

déf. : l’équilibre keynésien


L’économie est à l’équilibre keynésien si le revenu engendre une
demande égale à ce niveau de revenu.
Le revenu d’équilibre Y E est tel que Y E = D(Y E ).

schéma : le diagramme à 45 degrés


revenu,
demande
6 Y

450
-
revenu 17 / 87
L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

1.b) la croix keynésienne

déf. : l’équilibre keynésien


L’économie est à l’équilibre keynésien si le revenu engendre une
demande égale à ce niveau de revenu.
Le revenu d’équilibre Y E est tel que Y E = D(Y E ).

schéma : le diagramme à 45 degrés


revenu,
demande
6 Y
D

450
-
revenu 17 / 87
L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

1.b) la croix keynésienne

déf. : l’équilibre keynésien


L’économie est à l’équilibre keynésien si le revenu engendre une
demande égale à ce niveau de revenu.
Le revenu d’équilibre Y E est tel que Y E = D(Y E ).

schéma : le diagramme à 45 degrés


revenu,
demande
6 Y
D

D(Y E ) = Y E r

450
-
YE revenu 17 / 87
L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

L’épargne à l’équilibre keynésien.

déf. : l’épargne privée est la partie du revenu disponible non


consommée
= Y D C (Y D ) = Y T C (Y T )

Q : de quoi dépend l’épargne ?

R : du revenu disponible (Y T)

S SPR SP LYT C TG

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

déf. : l’épargne publique est l’excédent des recettes publiques sur


les dépenses publiques
=T G

déf. : l’épargne nationale est la partie du revenu national qui n’est


consommée ni par les ménages ni par l’État

épargne nationale
= épargne privée + épargne publique
= Y T C (Y T) + T G
= Y C (Y T) G

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

À l’équilibre keynésien :

Y = C (Y T) + I + G
Y C (Y T) G = I
épargne nationale = investissement

I Le revenu d’équilibre keynésien dépend de l’investissement des


entreprises (I ), des dépenses budgétaires (G ) et des transferts
(T ).
I Pour chaque valeur des dépenses autonomes, il existe un
unique revenu d’équilibre keynésien.
I = I , G = G , T = T ) D(Y ) = C (Y T) + I + G
) Il existe un unique Y E tel que Y E = D(Y E )
Le niveau de Y E dépend des niveaux de I , G et T .

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Une remarque : les stabilisateurs automatiques.


very [Link]
eriT tY
Le modèle keynèsien élémentaire Oct 1

D(Y ) = C + I + G

La fonction de consommation

C = co + c(Y T) co > 0 , 0 < c < 1 ,

avec I = I¯ et G = Ḡ (exogènes). Le statut des taxes T est discuté


ci-dessous.
Equilibre du modèle keynèsien élémentaire obtenue pour
Y = D(Y ).
Supposons que les fluctuations sont le résultat de modifications de
l’investissement exogène I¯.
L’Etat cherche à limiter les fluctuations en utilisant les taxes T .

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Deux options de politique fiscale pour stabiliser les fluctuations :

I Taxes exogènes T = T̄ (absence de stabilisateurs


automatiques)
I Taxes endogènes T = tY , avec 0 < t < 1, taxes
proportionnelles au revenu (présence de stabilisateurs
automatiques)

Q : l’Etat peux-t-il stabiliser de façon identique avec ces deux


politiques fiscales ?

R : Oui, mais ....

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Premier cas : Absence de stabilisateurs automatiques

Equilibre :
1
Y = co c T̄ + I¯ + Ḡ
1 c
Stabilisation :
I Si Y augmente (suite à une hausse de I¯), l’Etat va augmenter
T̄ .
I Si Y diminue (suite à une baisse de I¯), l’Etat va diminuer T̄ .

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Second cas : Présence de stabilisateurs automatiques

T = tY

Equilibre
1
Y = co + I¯ + Ḡ
1 c(1 t)
On obtient (pour 0 < t < 1) :
1 1
<
1 c(1 t) 1 c
Automatiquent, la politique fiscale stabilise les fluctuations.
Il est toujours possible de choisir T̄ tel que les fluctuations soient
identiques dans les deux cas.

[FIGURE]
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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Mais, dans la pratique, de nombreux avantages liés à


l’utilisation des stabilisateurs automatiques...

I Ils sont ”automatiques” !


I Pas besoin d’observer le cycle.
I Pas besoin d’adopter et de mettre en oeuvre la politique
fiscale (pas de vote sur une loi de finance rectificative).
I Pas de délais de transmission de la politique fiscale (elle agit
instantanément)
Remarque : une politique fiscale non-automatique avec délai
important (hausse de T̄ avec délai pour contrer une expansion
aujourd’hui) pourrait conduire à amplifier une récession si,
lorsqu’elle est mise en oeuvre, l’économie rentre en récession.

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

hyp. : les conditions de validité du modèle keynésien élémentaire

I Absence de contrainte d’o↵re sur le volume de production : la


demande détermine la quantité produite,
I I , G et T fixés.

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Plan du chapitre

L’équilibre du marché des biens et services


Le modèle keynésien élémentaire
L’équilibre du marché des biens : IS

L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie


L’équilibre du marché monétaire : la courbe LM
L’équilibre IS–LM

Les politiques économiques


La politique budgétaire
La politique fiscale
La politique monétaire
Les politiques mixtes

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

2. L’équilibre du marché des biens : IS

L’équilibre keynésien est obtenu lorsque l’investissement est


exogène (I = I ).

A présent, nous allons modifier cette hypothèse et supposer que


l’investissement dépend du taux d’intérêt.

Les autres éléments de la demande globale sont considérés comme


identiques au cadre précédent :
I Consommation : C = C (Y T )
I Dépenses publiques : G = G
I Recettes fiscales : T = T
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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

2.a) l’investissement et le taux d’intérêt

Quand une entreprise souhaite investir, elle compare le coût de


l’emprunt avec le taux de rentabilité (anticipé) de l’investissement.
profitability

Le taux d’intérêt réel r correspond au coût de l’emprunt destiné à


financer les projets d’investissement.

Quel est l’impact du taux d’intérêt sur l’investissement ?

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Taux de rentabilité
6

-
Projets d’investissement

Si le taux d’intérêt augmente, le nombre de projets rentables


diminue ! l’investissement diminue

Voir le complément de cours en ligne


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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

L’investissement est donc une fonction d’investissement


décroissante du taux d’intérêt réel.

Investissement I
6

-
Taux d’intérêt réel r

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Remarque : l’investissement dépend du taux d’intérêt réel.

Déf : Taux d’intérêt réel r [Link]


I fell Tieter
Le taux d’intérêt réel est le taux d’intérêt en termes de biens et
services.
Il est égal au taux d’intérêt nominal moins le taux d’inflation
anticipée : r = i ⇡ e

L’investisseur compare le coût et la rentabilité en termes d’unités


de B & S :
I La rentabilité de l’investissement est mesurée directement en
unités de B & S supplémentaires produits
I Le coût de l’emprunt (taux d’intérêt) doit être “converti” en
termes réels

RQ : P est fixe ) inflation anticipée = 0 (⇡ e = 0) ) r = i.

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

2.b) la relation d’équilibre

La demande dépend du revenu, mais aussi d’autres variables


endogènes.
D(Y , i) = C (Y T̄ ) + I (i ⇡ e ) + Ḡ
Les endogènes :

Revenu (Y ), taux d’intérêt (i)

Les exogènes :
Dépenses gouvernementales (G ), recettes fiscales (T ), taux
d’inflation anticipée (⇡ e )

Les comportements :
I Consommation : C (Y T )
I Investissement : I (i ⇡ e )
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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

L’égalité entre demande et revenu ne définit plus un unique niveau


de revenu, mais un niveau de revenu pour chaque valeur du taux
d’intérêt : relation entre Y et i, représentée graphiquement par une
courbe.

Y = D(Y , i) () Y = C (Y T ) + I (i ⇡e ) + G

déf. : la courbe IS
Relation entre le taux d’intérêt et le revenu à l’équilibre sur le
marché des biens et services.

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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2
Construction graphique de la courbe IS

revenu, demande
6

- revenu
Une modification du taux d’intérêt
se traduit par un déplacement le
taux d’intér^
et long de la courbe IS.
6

- revenu 35 / 87
L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Interprétation : marché des prêts (emprunts)


I O↵re de fonds prêtables = épargne nationale : Marchédes prets
OFP = S = Y C (Y T ) G defondspretable
I Demande de fonds prêtables = investissement : Demandeeyatirim I
DFP = I (i ⇡ e ) Offre S

taux d’intér^
et taux d’intér^
et
6 6

- -
fonds pr^
etables revenu
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L’équilibre du marché des biens et services Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Q : si le revenu d’équilibre dépend du taux d’intérêt (à travers son


e↵et sur l’investissement), quelle est la valeur d’équilibre du taux
d’intérêt ?
R : Nécessité de considérer le marché de la monnaie.

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L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Plan du chapitre

L’équilibre du marché des biens et services


Le modèle keynésien élémentaire
L’équilibre du marché des biens : IS

L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie


L’équilibre du marché monétaire : la courbe LM
L’équilibre IS–LM

Les politiques économiques


La politique budgétaire
La politique fiscale
La politique monétaire
Les politiques mixtes

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Plan du chapitre

L’équilibre du marché des biens et services


Le modèle keynésien élémentaire
L’équilibre du marché des biens : IS

L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie


L’équilibre du marché monétaire : la courbe LM
L’équilibre IS–LM

Les politiques économiques


La politique budgétaire
La politique fiscale
La politique monétaire
Les politiques mixtes

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II - L’équilibre joint des marchés des biens et services et de


la monnaie
1. L’équilibre du marché monétaire : la courbe LM

1.a) Les encaisses monétaires réelles

déf. : les encaisses monétaires réelles


Quantité de monnaie exprimée en termes de la quantité de B & S
qu’elle permet d’acheter : M/P

Q : De quoi dépend la demande d’encaisses monétaires réelles ?

40 / 87
L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

1.b) les motifs keynésiens de demande d’encaisses réelles

Keynes énumère trois motifs de détention d’encaisses :


2 transaction
! dépend du revenu : L1 (Y ), L01 (Y ) > 0
2 précaution
! dépend du revenu : L2 (Y ), L02 (Y ) > 0
2 spéculation
! dépend du taux d’intérêt nominal : L3 (i), L03 (i) < 0
! Le taux d’intérêt représente ici le coût d’opportunité de
détention de la monnaie.

La demande d’encaisses réelles est donc influencée par le niveau du


PIB Y et le taux d’intérêt nominal i.

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L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Fonction de demande de monnaie :


M d
P = L(Y , i) = L1 (Y ) + L2 (Y ) + L3 (i)
M Nominalmoneysupply
taux d’intér^
et 0
P pricelevel
6

L(Y , i)

-
encaisses réelles
purchasingpowerheldbyindivorfirms 42 / 87
L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

1.c) l’o↵re de monnaie

I O↵re de monnaie = pièces et billets + dépôts à vue


I Bilan de la Banque Centrale : O↵re de monnaie = Demande
de titres (privés et publics).
I Une hausse de l’o↵re de monnaie correspond à une
augmentation de la demande de titres par la Banque Centrale.
I De même, une vente de titres par cette banque correspond à
une baisse de l’o↵re de monnaie.

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L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

I La politique monétaire est menée par la Banque centrale, qui


fixe :
2 l’o↵re de monnaie/d’encaisses réelles ;
2 ou, de manière équivalente, le (les) taux d’intérêt.

M s M
) Fonction d’o↵re de monnaie : P = P

taux d’intér^
et
6
M/P

-
encaisses réelles

44 / 87
L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

L’équilibre sur le marché de la monnaie :

taux d’intér^
et
6
M/P

L(Y , i)

-
encaisses réelles

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L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

1.d) la relation LM

déf. : Courbe LM
Relation entre le taux d’intérêt et le revenu à l’équilibre sur le
marché de la monnaie.

taux d’intér^
et taux d’intér^
et
6 6

- -
encaisses réelles revenu
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L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Note : Nous n’avons construit qu’une portion de la courbe (LM)


ici. La courbe (LM) possède une partie plate en i = 0 ! cf. “3.c)
la trappe à liquidités”.

47 / 87
L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Q : taux d’intérêt nominal ou réel ?

R : taux d’intérêt nominal.


Arbitrage entre détention de monnaie et détention de titres : ces
deux actifs subissent l’inflation.

Exemple : un agent détient un stock M de monnaie à la date t.


I Si l’agent achète des titres pour un montant de Me, la valeur
anticipée de son stock à la date t + 1 en termes de B&S sera :
M M
· (1 + r ) = · (1 + i ⇡ e )
Pt Pt
I Si l’agent conserve son stock de monnaie, la valeur anticipée
de son stock à la date t + 1 en termes de B&S sera :
M M
· (1 + r ) = · (1 + 0 ⇡ e )
Pt Pt
) L’agent acceptera d’acheter des titres uniquement si :
M e M
· (1 + i ⇡ ) > · (1 ⇡ e ) , i > 0
Pt Pt
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L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Plan du chapitre

L’équilibre du marché des biens et services


Le modèle keynésien élémentaire
L’équilibre du marché des biens : IS

L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie


L’équilibre du marché monétaire : la courbe LM
L’équilibre IS–LM

Les politiques économiques


La politique budgétaire
La politique fiscale
La politique monétaire
Les politiques mixtes

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2. L’équilibre IS–LM
Voir le complément de cours en ligne

2.a) endogènes et exogènes

I Les endogènes :
Revenu (Y ), taux d’intérêt (i)

I Les exogènes :
Dépenses gouvernementales (G ), recettes fiscales (T ), masse
monétaire (M), niveau des prix (P), inflation anticipée (⇡ e ).

I Les comportements :
I Consommation : C (Y T )
I Investissement : I (i ⇡ e )
I Demande de monnaie : L(Y , i)

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L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

2.b) L’équilibre de court terme

déf. l’équilibre IS-LM


Niveau du taux d’intérêt et du revenu qui assurent l’équilibre
simultané sur les marchés des B & S et de la monnaie.

et i
taux d’intér^
6
@ LM
@
@
@
iE @
@
@
@ IS
@
@
-
YE revenu Y
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revenu,
demande
6
Y

-
revenu
et i
taux d’intér^ et i
taux d’intér^
6 6
M
P

- -
encaisses réelles revenu Y 52 / 87
L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Note : la loi de Walras

Rappel : la loi de Walras :


Dans une économie à N marchés, si N 1 marchés sont à
l’équilibre, alors le N-ième marché est à l’équilibre.

Le modèle IS-LM considère explicitement 2 marchés : les biens et


services (IS) et la monnaie (LM).

Un troisième marché est implicite : le marché des titres (ou des


prêts).

53 / 87
L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Marché des titres :

I O↵re de titres (demande de financements ou de fonds


prêtables) :
I Etat : titres de la dette : G T
I Entreprises : investissement : I (i ⇡e )

I Demande de titres (o↵re de financements ou de fonds


prêtables) :
I Ménages : épargne - monnaie détenue : Y T C M d (Y ,i)
P
I Banque centrale : contrepartie de l’o↵re de monnaie : M
P

54 / 87
L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

I Equilibre sur le marché des titres :

M d (Y , i) M
G T + I (i ⇡e ) = Y T C +
P P
M d (Y , i) M
, =Y C I (i ⇡e ) G
P P
Si les marchés des biens et services et de la monnaie sont à
l’équilibre (relations IS et LM), alors le marché des titres est à
l’équilibre.

55 / 87
L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

2.c) la détermination des autres endogènes

I taux d’intérêt réel : r E = i E ⇡e ;

I consommation agrégée d’équilibre : C (Y E T);

I investissement d’équilibre : I (r E ) ;

I épargne d’équilibre : Y E C (Y E T) G;

I demande d’encaisses réelles d’équilibre : L(Y E , i E ) ;

I ...

I emploi d’équilibre :
Volume d’emploi nécessaire pour produire le volume de
production d’équilibre (Y E ) :
N E est tel que F (N E ) = Y E où F (N) est la fonction de
production.
56 / 87
L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Le chômage :
Chômage = volume d’emploi disponible – volume d’emploi
d’équilibre

Note :
Equilibre sur les marchés des B et S et de la monnaie ) niveau de
production d’équilibre ) niveau d’emploi d’équilibre ) niveau du
chômage

57 / 87
L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Schéma : le circuit keynésien

Source : Mankiw (2013).


58 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Plan du chapitre

L’équilibre du marché des biens et services


Le modèle keynésien élémentaire
L’équilibre du marché des biens : IS

L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie


L’équilibre du marché monétaire : la courbe LM
L’équilibre IS–LM

Les politiques économiques


La politique budgétaire
La politique fiscale
La politique monétaire
Les politiques mixtes

59 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Plan du chapitre

L’équilibre du marché des biens et services


Le modèle keynésien élémentaire
L’équilibre du marché des biens : IS

L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie


L’équilibre du marché monétaire : la courbe LM
L’équilibre IS–LM

Les politiques économiques


La politique budgétaire
La politique fiscale
La politique monétaire
Les politiques mixtes

60 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

III - Les politiques économiques


1. La politique budgétaire
déf. :
Choix de l’Etat en matière de fixation des dépenses (G ).

1.a) à l’équilibre keynésien élémentaire (I exogène)

impact direct

dépenses publiques > 0 ) demande agrégée > 0 )


revenu national > 0

impact indirect et multiplicateur de dépenses publiques

G >0 ) demande agrégée > 0


* +
conso > 0 ( Y >0 61 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul du multiplicateur :
" dépense publique : G > 0
I ) " demande agrégée : D1 = G
) " revenu : Y1 =
) " consommation : C1 =
I ) " demande agrégée : D2 =
) " revenu : Y2 =
) " consommation : C2 =
I ) " demande agrégée : D3 =
) " revenu : Y3 =
) ...
I Impact total sur le revenu :
Y = Y1 + Y2 + Y3 + . . .
=
=
62 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul du multiplicateur :
" dépense publique : G > 0
I ) " demande agrégée : D1 = G
) " revenu : Y1 = D1 = G
) " consommation : C1 =
I ) " demande agrégée : D2 =
) " revenu : Y2 =
) " consommation : C2 =
I ) " demande agrégée : D3 =
) " revenu : Y3 =
) ...
I Impact total sur le revenu :
Y = Y1 + Y2 + Y3 + . . .
=
=
62 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul du multiplicateur :
" dépense publique : G > 0
I ) " demande agrégée : D1 = G
) " revenu : Y1 = D1 = G
) " consommation : C1 = PmC · Y1 = PmC · G
I ) " demande agrégée : D2 = C1 = PmC · G
) " revenu : Y2 =
) " consommation : C2 =
I ) " demande agrégée : D3 =
) " revenu : Y3 =
) ...
I Impact total sur le revenu :
Y = Y1 + Y2 + Y3 + . . .
=
=
62 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul du multiplicateur :
" dépense publique : G > 0
I ) " demande agrégée : D1 = G
) " revenu : Y1 = D1 = G
) " consommation : C1 = PmC · Y1 = PmC · G
I ) " demande agrégée : D2 = C1 = PmC · G
) " revenu : Y2 = D2 =PmC · G
) " consommation : C2 =
I ) " demande agrégée : D3 =
) " revenu : Y3 =
) ...
I Impact total sur le revenu :
Y = Y1 + Y2 + Y3 + . . .
=
=
62 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul du multiplicateur :
" dépense publique : G > 0
I ) " demande agrégée : D1 = G
) " revenu : Y1 = D1 = G
) " consommation : C1 = PmC · Y1 = PmC · G
I ) " demande agrégée : D2 = C1 = PmC · G
) " revenu : Y2 = D2 =PmC · G
) " consommation : C2 = PmC · Y2 = PmC 2 · G
I ) " demande agrégée : D3 = C2 = PmC 2 · G
) " revenu : Y3 =
) ...
I Impact total sur le revenu :
Y = Y1 + Y2 + Y3 + . . .
=
=
62 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul du multiplicateur :
" dépense publique : G > 0
I ) " demande agrégée : D1 = G
) " revenu : Y1 = D1 = G
) " consommation : C1 = PmC · Y1 = PmC · G
I ) " demande agrégée : D2 = C1 = PmC · G
) " revenu : Y2 = D2 =PmC · G
) " consommation : C2 = PmC · Y2 = PmC 2 · G
I ) " demande agrégée : D3 = C2 = PmC 2 · G
) " revenu : Y3 = D3 =PmC 2 · G
) ...
I Impact total sur le revenu :
Y = Y1 + Y2 + Y3 + . . .
=
=
62 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul du multiplicateur :
" dépense publique : G > 0
I ) " demande agrégée : D1 = G
) " revenu : Y1 = D1 = G
) " consommation : C1 = PmC · Y1 = PmC · G
I ) " demande agrégée : D2 = C1 = PmC · G
) " revenu : Y2 = D2 =PmC · G
) " consommation : C2 = PmC · Y2 = PmC 2 · G
I ) " demande agrégée : D3 = C2 = PmC 2 · G
) " revenu : Y3 = D3 =PmC 2 · G
) ...
I Impact total sur le revenu :
Y = Y1 + Y2 + Y3 + . . .
= G + PmC · G + PmC 2 · G + ...
=
62 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul du multiplicateur :
" dépense publique : G > 0
I ) " demande agrégée : D1 = G
) " revenu : Y1 = D1 = G
) " consommation : C1 = PmC · Y1 = PmC · G
I ) " demande agrégée : D2 = C1 = PmC · G
) " revenu : Y2 = D2 =PmC · G
) " consommation : C2 = PmC · Y2 = PmC 2 · G
I ) " demande agrégée : D3 = C2 = PmC 2 · G
) " revenu : Y3 = D3 =PmC 2 · G
) ...
I Impact total sur le revenu :
Y = Y1 + Y2 + Y3 + . . .
= G + PmC · G + PmC 2 · G + ...
1
= · G> G
1 PmC
62 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul direct (à partir de la relation d’équilibre) :

Y = C (Y T) + I + G
) dY = PmC · dY + dG
1
) dY = · dG
1 PmC

revenu,
demande
6 Y

-
revenu
63 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul direct (à partir de la relation d’équilibre) :

Y = C (Y T) + I + G
) dY = PmC · dY + dG
1
) dY = · dG
1 PmC

revenu,
demande
6 Y

C (Y T ) + I + G1

-
revenu
63 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul direct (à partir de la relation d’équilibre) :

Y = C (Y T) + I + G
) dY = PmC · dY + dG
1
) dY = · dG
1 PmC

revenu,
demande
6 Y C (Y T ) + I + G2
G = G2 G1 > 0
1 6G
) Y = 1 PmC G C (Y T ) + I + G1

-
-
1 revenu
1 PmC G
63 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2
1.b) à l’équilibre IS-LM (I
revenu,
endogène) : l’e↵et d’éviction demande
6
1. G > 0 ) déplacement de
(IS) Y
2. hausse du taux d’intérêt
3. éviction de l’investissement
4. nouvel équilibre IS-LM
-
revenu
et i
taux d’intér^ et i
taux d’intér^
6 M 6 LM
P @
@
@
@
@
@
IS@
- -
encaisses réelles revenu Y
64 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Note : ne pas confondre un déplacement le long de la courbe et un


déplacement de la courbe elle-même (causée par la modification
d’une variable exogène).

65 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul du multiplicateur :

Le multiplicateur se calcule à partir de la relation d’équilibre


IS-LM :
@Y E
dY = · dG
@G

66 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Le financement des dépenses publiques :

déf. : solde, déficit et excédent budgétaire


Solde budgétaire : Recettes fiscales – dépenses gouvernementales
=T G
Déficit budgétaire : T G < 0
Excédent budgétaire : T G > 0

Le financement des dépenses publiques se fait :


1. Par endettement : G > 0 ) (T G ) < 0 ) # o↵re (ou "
demande) de fonds prêtables ) " taux d’intérêt
2. Par une hausse des recettes fiscales

67 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Plan du chapitre

L’équilibre du marché des biens et services


Le modèle keynésien élémentaire
L’équilibre du marché des biens : IS

L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie


L’équilibre du marché monétaire : la courbe LM
L’équilibre IS–LM

Les politiques économiques


La politique budgétaire
La politique fiscale
La politique monétaire
Les politiques mixtes

68 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

2. La politique fiscale
déf. :
Choix de l’Etat en matière de fixation des recettes (T ).

2.a) à l’équilibre keynésien élémentaire (I exogène)

impact direct

impôts < 0 ) consommation > 0 ) demande agrégée


> 0 ) revenu national > 0

impact indirect et multiplicateur fiscal

T <0 ) consommation > 0


* +
Y>0 ( D>0
69 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul du multiplicateur :

# impôts : T < 0 ) " revenu disponible : YD = T


I ) " consommation : C1 =
) " demande agrégée : D1 =
) " revenu : Y1 =
) " consommation : C2 =

I ) " demande agrégée : D2 =


) " revenu : Y2 =

I Impact total sur le revenu :

Y = Y1 + Y2 + . . .
=
=

70 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul du multiplicateur :

# impôts : T < 0 ) " revenu disponible : YD = T


I ) " consommation : C1 = PmC · Y D = PmC · T
) " demande agrégée : D1 = C1 = PmC · T
) " revenu : Y1 =
) " consommation : C2 =

I ) " demande agrégée : D2 =


) " revenu : Y2 =

I Impact total sur le revenu :

Y = Y1 + Y2 + . . .
=
=

70 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul du multiplicateur :

# impôts : T < 0 ) " revenu disponible : YD = T


I ) " consommation : C1 = PmC · Y D = PmC · T
) " demande agrégée : D1 = C1 = PmC · T
) " revenu : Y1 = D1 = PmC · T
) " consommation : C2 =

I ) " demande agrégée : D2 =


) " revenu : Y2 =

I Impact total sur le revenu :

Y = Y1 + Y2 + . . .
=
=

70 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul du multiplicateur :

# impôts : T < 0 ) " revenu disponible : YD = T


I ) " consommation : C1 = PmC · Y D = PmC · T
) " demande agrégée : D1 = C1 = PmC · T
) " revenu : Y1 = D1 = PmC · T
) " consommation : C2 = PmC · Y1 = PmC 2 · T

I ) " demande agrégée : D2 = C2 = PmC 2 · T


) " revenu : Y2 =

I Impact total sur le revenu :

Y = Y1 + Y2 + . . .
=
=

70 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul du multiplicateur :

# impôts : T < 0 ) " revenu disponible : YD = T


I ) " consommation : C1 = PmC · Y D = PmC · T
) " demande agrégée : D1 = C1 = PmC · T
) " revenu : Y1 = D1 = PmC · T
) " consommation : C2 = PmC · Y1 = PmC 2 · T

I ) " demande agrégée : D2 = C2 = PmC 2 · T


) " revenu : Y2 = D2 = PmC 2 · T

I Impact total sur le revenu :

Y = Y1 + Y2 + . . .
=
=

70 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul du multiplicateur :

# impôts : T < 0 ) " revenu disponible : YD = T


I ) " consommation : C1 = PmC · Y D = PmC · T
) " demande agrégée : D1 = C1 = PmC · T
) " revenu : Y1 = D1 = PmC · T
) " consommation : C2 = PmC · Y1 = PmC 2 · T

I ) " demande agrégée : D2 = C2 = PmC 2 · T


) " revenu : Y2 = D2 = PmC 2 · T

I Impact total sur le revenu :

Y = Y1 + Y2 + . . .
= PmC · T PmC 2 · T ...
=

70 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul du multiplicateur :

# impôts : T < 0 ) " revenu disponible : YD = T


I ) " consommation : C1 = PmC · Y D = PmC · T
) " demande agrégée : D1 = C1 = PmC · T
) " revenu : Y1 = D1 = PmC · T
) " consommation : C2 = PmC · Y1 = PmC 2 · T

I ) " demande agrégée : D2 = C2 = PmC 2 · T


) " revenu : Y2 = D2 = PmC 2 · T

I Impact total sur le revenu :

Y = Y1 + Y2 + . . .
= PmC · T PmC 2 · T ...
PmC
= · T
1 PmC

70 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul direct (à partir de la relation d’équilibre) :

Y = C (Y T) + I + G
) dY = PmC · dY PmC · dT
PmC
) dY = · dT
1 PmC

revenu,
demande
6 Y

-
revenu
71 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul direct (à partir de la relation d’équilibre) :

Y = C (Y T) + I + G
) dY = PmC · dY PmC · dT
PmC
) dY = · dT
1 PmC

revenu,
demande
6 Y

C (Y T1 ) + I + G

-
revenu
71 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul direct (à partir de la relation d’équilibre) :

Y = C (Y T) + I + G
) dY = PmC · dY PmC · dT
PmC
) dY = · dT
1 PmC

revenu,
demande
6 Y C (Y T2 ) + I + G
T = T2 T1 < 0
PmC 6 T .PmC
) Y = 1 PmC T
C (Y T1 ) + I + G

-
-
PmC revenu
1 PmC T
71 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2
2.b) à l’équilibre IS-LM (I
revenu,
endogène) : l’e↵et d’éviction demande
6
1. T < 0 ) déplacement de
(IS) Y
2. hausse du taux d’intérêt
3. éviction de l’investissement
4. nouvel équilibre IS-LM
-
revenu
et i
taux d’intér^ et i
taux d’intér^
6 M 6 LM
P @
@
@
@
@
@
IS@
- -
encaisses réelles revenu Y
72 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Calcul du multiplicateur :
Le multiplicateur se calcule à partir de la relation d’équilibre
IS-LM :
@Y E
dY = · dT
@T

73 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

E↵et d’éviction : une interprétation à travers le marché des fonds


prêtables
I Suite à une hause des dépenses publiques (ou baisse des
impôts), la demande de fonds prêtables de la part de l’Etat
augmente.
I A taux d’intérêt donné, excès (temporaire) de demande de
fonds prétables.
I Cet excès de demande est alors resorbé par une hausse du
taux d’intérêt.
I Cette hausse du taux d’intérêt décourage les projets
d’investissement et l’investissement baisse.

74 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Plan du chapitre

L’équilibre du marché des biens et services


Le modèle keynésien élémentaire
L’équilibre du marché des biens : IS

L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie


L’équilibre du marché monétaire : la courbe LM
L’équilibre IS–LM

Les politiques économiques


La politique budgétaire
La politique fiscale
La politique monétaire
Les politiques mixtes

75 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

3. La politique monétaire

déf. :
Choix de la banque centrale en matière de fixation de la masse
monétaire nominale (M).

3.a) Instrument de politique monétaire

Opérations d’open market :

Echange de titres émis par la banque centrale :


I Vente de titres ) # M
I Achat de titres ) " M

76 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

3.b) Impact de la politique monétaire


I sur LM :

taux d’intér^
et taux d’intér^
et
6 6

- -
encaisses réelles revenu

77 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

3.b) Impact de la politique monétaire


I sur LM : initialement M = M ;

taux d’intér^
et taux d’intér^
et
6 6 LM
M/P
i1 i1
L(Y1 , i)

i2 i2
L(Y2 , i)
- -
encaisses réelles Y2 Y1 revenu

77 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

3.b) Impact de la politique monétaire


I sur LM : initialement M = M ; puis M = M 0 > M.

taux d’intér^
et taux d’intér^
et
6 6 LM
M/P M 0 /P
i1 i1
LM 0
i10 L(Y1 , i) i10

i2 i2
i20 L(Y2 , i) i20
- -
encaisses réelles Y2 Y1 revenu

77 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2
revenu,
demande
I sur l’équilibre IS-LM
6

1. M > 0 ) déplacement de Y
(LM)
2. baisse du taux d’intérêt
3. hausse de la demande
4. nouvel équilibre IS-LM -
revenu
et i
taux d’intér^ et i
taux d’intér^
6 6 LM
M
P @
@
@
@
@
@
@
IS @
- -
encaisses réelles revenu Y 78 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

3.c) la trappe à liquidités

La politique monétaire dépend d’une stimulation de


l’investissement par une baisse des taux d’intérêt.

Q : La politique monétaire parvient-elle toujours à faire baisser les


taux d’intérêts (réels) ?
R : Non : le taux d’intérêt nominal ne peut être négatif. Si i = 0,
les agents sont indi↵érents entre détenir de la monnaie ou des
titres.

) (LM) a une partie plate en i = 0. La politique monétaire est


alors inefficace (situation de trappe à liquidités) ! cf. cours de
licence 3.

79 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

En résumé : e↵ets des politiques économiques sur l’équilibre de


court terme :

Politique
budgétaire monétaire
"G "M

revenu + +
taux d’intér^
et + -

80 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Plan du chapitre

L’équilibre du marché des biens et services


Le modèle keynésien élémentaire
L’équilibre du marché des biens : IS

L’équilibre joint des marchés des biens et services et de la monnaie


L’équilibre du marché monétaire : la courbe LM
L’équilibre IS–LM

Les politiques économiques


La politique budgétaire
La politique fiscale
La politique monétaire
Les politiques mixtes

81 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

4. Les politiques mixtes


4.a) politique budgétaire financée par impôts

déf. :
Choix de l’Etat en matière de fixation des dépenses (G ) et des
recettes (T ).

Cas 1 : A l’équilibre keynésien élémentaire (I exogène)


revenu,
demande
6
Y

-
revenu
82 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Voir le complément de cours en ligne


Q : quel est l’e↵et direct net sur la demande agrégée d’une hausse
des dépenses publiques financée (partiellement) par une hausse des
impôts ?
R : Théorème d’Haavelmo : (I constant)
dY = dC + dI + dG
hyp. : I constant ) dI=0
dY = PmC ⇥ d (Y T ) + dG
= PmC ⇥ (dY dT ) + dG
[1 PmC ] dY = PmCdT + dG
PmC 1
dY = dT + dG
1 PmC 1 PmC

Interprétation :
I dY > 0 ssi dT dG
> PmC
I dG = dT (solde budgétaire inchangé) ) dY = dG
83 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Cas 2 : A l’équilibre IS-LM revenu,


demande
(I endogène) 6
Y

-
revenu
et i
taux d’intér^
6 LM
@
@
@
@
@
@
IS@
-
revenu Y
84 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

4.b) politique budgétaire financée par création monétaire

déf. : l’accommodation monétaire


Politique monétaire visant à maintenir constant le taux d’intérêt
lors de la mise en place d’une politique budgétaire.

1. G >0 2. M>0
et i
taux d’intér^ et i
taux d’intér^
6 LM 6 LM
@ @
@ @
@ @
@ @
@ @
@ @
@ @
IS @ IS @
- -
revenu Y revenu Y
Y E > 0, iE > 0 Y E > 0, iE < 0 85 / 87
Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

Politique monétaire en réponse à une politique budgétaire


expansionniste : 3 objectifs possibles.

1. O↵re de monnaie 2. Taux d’intérêt 3. Revenu


constante : constant : constant :

et i
taux d’intér^ et i
taux d’intér^ et i
taux d’intér^
6 LM 6 LM 6 LM
@ @ @
@ @ @
@ @ @
@ @ @
@ @ @
IS@ - IS@ - IS@ -
revenu Y revenu Y revenu Y
YE > 0, i E > 0 YE > 0, i E = 0 YE = 0, i E > 0

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Les politiques économiques Macroéconomie – TSE L2S3 – Chapitre 2

4.c) les politiques mixtes de la réunification allemande

1988 1989 1990 1991


croissance du PIB 3.7 3.8 4.5 3.1
croissance de l’inv. 5.9 8.5 10.5 6.7
solde budgétaire -2.1 0.2 -1.8 -2.9
taux d’intérêt 4.3 7.1 8.5 9.2

I en 90 :
hausses des dép. publiques : investissement en infrastructures
et transferts ; hausse des investissements privés
⇠ déplacement de IS
I 90-91 :
politique monétaire restrictive pour lutter contre les risques
d’inflation
⇠ déplacement de LM

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Complément de cours au chapitre 2
Investissement et taux d’intérêt réel
Lucie Bottega, Christophe Lévêque et Loïc Batté
TSE, année universitaire 2018 – 2019

Nous avons vu en cours que quand une entreprise souhaite investir, elle
compare le coût de l’emprunt avec le taux de rentabilité (anticipé) de l’investis-
sement. 1
Dans ce qui suit, nous allons montrer que le taux d’intérêt réel r est la mesure
adéquate du coût de l’emprunt destiné à financer les projets d’investissement.

1 Taux d’intérêt (réel et nominal), et inflation


anticipée
1.1 Le taux d’intérêt réel : définition
Le taux d’intérêt réel est le taux d’intérêt en terme de biens et services. Il donne
le coût de l’emprunt en termes de biens et services. Ainsi, si j’emprunte 1 unité
de bien à la date t, je devrai rembourser (1+r) unités de bien à la date t+1.
A la date t, il est (approximativement) égal au taux d’intérêt nominal moins le
taux d’inflation anticipée à la date (t + 1) :
e
rt = i t ⇡t+1 (1)

où l’inflation anticipée se calcule de la manière suivante :


e
Pt+1 Pt Pe
e
⇡t+1 = e
() 1 + ⇡t+1 = t+1 (2)
Pt Pt
Dans l’équation (2), Pt et Pt+1
e
représentent respectivement le niveau des prix
à la date t, et celui attendu pour (t + 1) par l’investisseur à la date t.

L’équation (1) est appelée relation de Fischer.


1. Dans ce document, nous mesurerons le taux de rentabilité anticipé de l’investissement
à l’aide du taux de rendement interne (T RI), dont vous verrez la définition exacte et le mode
de calcul dans le cours de microéconomie.

1
1.2 D’où vient la relation de Fischer ?
Coût réel et coût nominal d’un emprunt
Supposons qu’un individu emprunte 1 bien à la date t. Cela revient à emprunter
Pt e. Combien devra t-il rembourser à la date t+1 ? Il devra rembourser (1 +
it )Pt e. Quelle est la valeur de ce montant en termes de biens (c’est à dire en
termes réels) à rembourser à la date t+1 ?
Sachant que le prix anticipé à la date t + 1 est de Pt+1 e
, le montant (anticipé)
Pt (1+it )
que l’individu aura à rembourser est de P e unités de biens.
t+1
Ainsi, le taux d’intérêt réel (qui donne directement le coût de l’emprunt en
termes de biens, ou coût réel de l’emprunt) est tel que :

Pt
e (1 + it ) = (1 + rt )
Pt+1

Or d’après l’équation (2), on sait que PPet = 1+⇡1e .


t+1 t+1
=)
1 + it e
e = 1 + rt () (1 + it ) = (1 + rt ) 1 + ⇡t+1 (3)
1 + ⇡t+1

Approximation du taux d’intérêt réel


Souvent, lorsque les valeurs de ⇡t+1
e
et de it sont suffisamment petites, on peut
utiliser la formule
e
rt ⇡ it ⇡t+1
pour calculer le taux d’intérêt réel. Cette dernière est une approximation de la
formule donnée par l’équation (3)

Explication : En développant le terme de droite et après réarrangement de


l’équation (3), on obtient que it = rt + ⇡t+1e e
+ rt ⇡t+1 .
Pour de petites valeurs de rt et ⇡t+1 , le terme rt ⇡t+1 est négligeable par rapport
e e

à rt et ⇡t+1
e
. En effet, dans la mesure où rt et ⇡t+1
e
sont tous les deux petits par
rapport à 1 (de l’ordre de quelques pourcents), leur produit peut être considéré
comme à peu près égal à zéro.
Au final, it ⇡ rt + ⇡t+1
e
=)
e
rt ⇡ it ⇡t+1

2
2 Le problème de l’investisseur
2.1 A la date t
On suppose qu’un investisseur a accès à un projet de taille I à la date t, dont
le rendement anticipé en termes de biens est de T RI. Ceci signifie que si l’inves-
tisseur utilise I unités de biens et services à la date t pour réaliser son projet, il
obtiendra en retour (1 + T RI) · I unités de biens et services supplémentaires à
la date (t + 1).
On suppose également que ce projet est financé exclusivement par l’emprunt :
l’investisseur doit donc emprunter une somme d’argent Pt · I, à un taux nominal
it .
Remarque : la somme d’argent empruntée est, elle, exprimée en termes nomi-
naux : pour acheter la quantité de biens I nécessaire à l’investissement, l’inves-
tisseur devra débourser Pt · I unités monétaires, puisque le prix des biens à la
date t est Pt .

2.2 A la date (t + 1)
A (t+1), l’investisseur obtient une production de (1+T RI)·I unités de biens
et services supplémentaires. L’investisseur peut s’attendre à les vendre à un prix
unitaire Pt+1
e
, pour un chiffre d’affaire supplémentaire de (1 + T RI) · Pt+1 e
·I
unités monétaires au total.
Par ailleurs, l’investisseur devra rembourser l’emprunt contracté en t, soit
une somme à rembourser de Pt · (1 + it ) · I.

2.3 Quand investit-on ?


Pour savoir s’il doit investir, l’investisseur compare le chiffre d’affaire supplé-
mentaire réalisé et le coût de l’emprunt. Au vu de ce qui précède, l’investissement
sera réalisé si et seulement si :
e
(1 + T RI) · Pt+1 ·I Pt · (1 + it ) · I (4)

On voit immédiatement que le choix de l’investisseur ne dépend en fait pas


de la taille I du projet, mais uniquement de son taux de rentabilité T RI : en
effet, on peut faire disparaître I dans l’équation précédente pour obtenir :
e
(1 + T RI) · Pt+1 Pt · (1 + it )
Pe
() (1 + T RI) · Pt+1t
(1 + it )
e
() (1 + T RI) · (1 + ⇡t+1 ) (1 + it ) (5)

où nous avons utilisé la relation vue à l’équation (2) pour faire apparaître l’in-
flation anticipée.

3
2.4 Fin du calcul et résultat
Afin d’obtenir le résultat, il ne reste qu’à remplacer (1 + it ) dans l’équation
(5) par son expression obtenue à l’équation (3). L’investissement aura donc lieu
si :
e e
(1 + T RI) · (1 + ⇡t+1 ) (1 + rt ) · (1 + ⇡t+1 )
() (1 + T RI) (1 + rt )
() T RI rt (6)

L’équation (6) nous montre donc que la seule question pertinente pour savoir
s’il faut réaliser un investissement est de savoir si le taux de rendement de
l’investissement sera supérieur au taux d’intérêt réel.

4
Complément de cours chapitre 2 :

- Des explications sur la construction de IS (slide 3)

- Des explications sur la construction de LM (slide 4)

- La représentation graphique de l’équilibre IS-LM avec 3 graphiques (marché des


B&S (diagramme à 45°), marché de la monnaie, repère (Y,i) pour représenter
l’équilibre IS/M. (slide 6)

- La réponse à la question suivante : Pourquoi un point n’appartenant qu’à IS


n’assure pas l’équilibre simultané sur le marché de la monnaie et des B&S (Slide 7)

- La réponse à la question suivante : Pourquoi un point n’appartenant qu’à LM


n’assure pas l’équilibre simultané sur le marché de la monnaie et des B&S (slide 8)

- L’effet sur l’équilibre IS-LM d’une augmentation des dépenses publiques (partie III
1-b) (slide 10 à 11)

- L’effet sur l’équilibre IS-LM d’une baisse des impôts (slide 13 à 14)

- L’effet sur l’équilibre IS-LM d’une augmentation de l’offre de monnaie (partie III 3-
b) (slide 16)
Dans les 2 slides suivants :
- Des explications sur la construction de IS (slide
3)  Graphique correspondant au slide 30 du
cours

- Des explications sur la construction de LM


(slide 4)  Graphique correspondant au slide
41 du cours
Revenu, demande
Construction de la courbe IS via
le marché des B&S Y=D(Y)

L’objectif de ce slide est de comprendre la construction de la 𝐷(𝑌, 𝑖B )


courbe IS qui représente l’ensemble des couples (Y,i) assurant
l’équilibre sur le marché des biens et services (B&S)

• Conctruction d’un premier point de IS : le point A : 𝐷(𝑌,𝑖A )


Au taux d’intérêt 𝑖A, la demande de B&S est : 𝐷(𝑌,𝑖A ) =
𝐶 𝑌 − 𝑇 + 𝐼(𝑖A- 𝜋𝑒 ) + 𝐺
 Lorsque le taux d’intérêt est 𝑖A, le revenu qui assure l’équilibre
sur le marché des B&S (càd tel que Y=D(Y)) est donné par 𝑌𝐴 .
(voir diagamme à 45°) Revenu (Y)
 Ainsi le couple (𝑌𝐴 ,𝑖A ) est un couple qui assure l’équilibre sur le 𝑌𝐴 𝑌𝐵
marché des B&S. Nous obtenons un premier point de la
courbe IS, le point A, en projetant 𝑌𝐴 dans le repère (Y,i), le
taux d’intérêt 𝑖A ayant été placé arbitrairement sur l’axe des i
ordonnées. Ce point A qui représente le couple (𝑌𝐴 ,𝑖A ) dans le
repère (Y,i) est un point de la courbe IS.
• Construction d’un second point de IS : le point B
Afin de construire un autre point de IS, regardons ce qu’il se
passe sur l’équilibre du marché des B&S lorsque le taux d’intérêt 𝑖A
A
baisse.
 Si i baisse (𝑖A → 𝑖B ) ⇒ l′ investissement augmente (I(i −

𝑖B B

IS

Revenu (Y)
𝑌A 𝑌B
CONSTRUCTION DE LM VIA LE MARCHE DE LA MONNAIE : L’objectif de ce slide est de comprendre la construction de la courbe LM
qui représente l’ensemble des couples (Y,i) assurant l’équilibre sur le marché de la monnaie.

• Conctruction d’un premier point de LM : le point C :


Au revenu 𝑌𝐶 , la demande d’encaisses réelles est : 𝐿(𝑌𝐶 ,𝑖) . Ainsi, lorsque le revenu est 𝑌𝐶 , le taux d’intérêt qui assure l’équilibre sur le

𝑀
marché de la monnaie (càd tel que 𝐿(𝑌𝐶 ,𝑖) = ) est donné par 𝑖𝐶 . (voir graphique gauche qui représente le marché de la monnaie)
𝑝
 Ainsi le couple (𝑌𝐶 ,𝑖𝐶 ) est un couple qui assure l’équilibre sur le marché de la monnaie. Nous obtenons un premier point de la courbe LM,
le point C, en projetant 𝑖𝐶 dans le repère (Y,i), le revenu 𝑌𝐶 ayant été placé arbitrairement sur l’axe des abscisses. Ce point C qui représente
le couple (𝑌𝐶 ,𝑖𝐶 ) dans le repère (Y,i) est un point de la courbe LM.
• Construction d’un second point de LM : le point D
Afin de construire un autre point de LM, regardons ce qu’il se passe sur l’équilibre du marché de la monnaie lorsque le revenu baisse.
 Si Y baisse (𝑌𝐶 → 𝑌𝐷 ) ⇒ la demande d′ encaisses réelles diminue pour chaque niveau de i (𝐿 𝑌, 𝑖 ↘ ) pour motif de transaction et de
précaution.⇒ 𝑙𝑎 𝑑𝑒𝑚𝑎𝑛𝑑𝑒 𝑑′ 𝑒𝑛𝑐𝑎𝑖𝑠𝑠𝑒𝑠 𝑟é𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑒 𝑑é𝑝𝑙𝑎𝑐𝑒 𝑣𝑒𝑟𝑠 𝑙𝑒 𝑏𝑎𝑠 et devient 𝐿 𝑌𝐷 , i ⇒ le taux d’intérêt diminue pour rétablir
l’équilibre sur le marché de la monnaie 𝑖𝐶 → 𝑖𝐷 Et on obtient le nouveau taux d’intérêt d’équilibre 𝑖𝐷
 Nous obtenons un second point de la courbe LM : le point D qui représente le couple (𝑌𝐷 ,𝑖𝐷 ) dans le repère (Y,i).

En reliant les points C et D, on obtient la courbe LM et on voit qu’elle représente une relation croissante entre i et [Link]
i i

LM

C
𝑖𝐶 𝑖𝐶

𝐿(𝑌𝐶 , 𝑖)

𝑖𝐷
D
𝑖𝐷

𝐿(𝑌𝐷 , 𝑖)

Revenu (Y)
Encaisses réelles 𝑌𝐷 𝑌𝐶
Dans les 3 slides suivants :
- La représentation graphique de l’équilibre IS-LM avec 3
graphiques (marché des B&S (diagramme à 45°), marché de la
monnaie, repère (Y,i) pour représenter l’équilibre IS/M. (slide
5)  Graphique correspondant au slide 47 du cours

Les 2 slides d’après permettent de bien comprendre pourquoi


l’équilibre doit à la fois être sur la courbe IS et sur la courbe LM.
- La réponse à la question suivante : Pourquoi un point
n’appartenant qu’à IS n’assure pas l’équilibre simultané sur le
marché de la monnaie et des B&S (Slide 6)

- La réponse à la question suivante : Pourquoi un point


n’appartenant qu’à LM n’assure pas l’équilibre simultané sur le
marché de la monnaie et des B&S (slide 7)
Revenu, demande

Y=D(Y)

L’équilibre IS-LM est le couple 𝑌𝐸 , 𝑖𝐸 𝐷(𝑌,𝑖𝐸 )


qui assure simultanément l’équilibre
sur le marché des B&S et sur le marché
de La monnaie .

Revenu (Y)
𝐸
𝑌

i i

LM

𝑖𝐸 𝑖𝐸

𝐿(𝑌𝐸 , 𝑖)

IS

Revenu (Y)
Encaisses réelles 𝑌𝐸
Revenu, demande
Question : Pourquoi le point A n’est-il pas
un équilibre IS-LM ? Y=D(Y)

Réponse :
𝐷(𝑌,𝑖𝐸 )
Au point A, le marché des B&S est à
l’équilibre pour le couple (𝑌A , 𝑖A )mais pas le 𝐷(𝑌,𝑖A )
marché de la monnaie (A n’appartient pas à
LM).
En effet, pour un niveau de revenu 𝑌A , il
faudrait un taux d’intérêt égal à 𝑖A ′ et non à Revenu (Y)
𝐸
𝑖A . 𝑌A 𝑌

i i

LM

𝑖A 𝑖A
A

𝑖𝐸

𝐿(𝑌𝐸 , 𝑖)
𝑖A 𝑖A
’ 𝐿(𝑌A , 𝑖) ’
IS

Revenu (Y)
Encaisses réelles 𝑌A 𝑌𝐸
Revenu, demande
Question : Pourquoi le point C n’est-il
pas un équilibre IS-LM ? Y=D(Y)

Réponse : Au point C, le marché de la 𝐷(𝑌,𝑖𝐸 )


monnaie est à l’équilibre pour le 𝐷(𝑌, 𝑖𝐶 )
couple (𝑌𝐶 , 𝑖𝐶 ) mais pas le marché des
B&S (C n’appartient pas à IS). En effet,
pour un taux d′ intérêt 𝑖𝐶 , il faudrait
un niveau de revenu égal à 𝑌′𝐶 pour Revenu (Y)
avoir l’équilibre sur le marché des B&S 𝑌𝐶′ 𝑌 𝐸

et non un revenu de 𝑌𝐶 .
i i

LM
C
𝑖𝐶 𝑖𝐶

𝐿(𝑌𝐶 , 𝑖) 𝑖𝐸
𝑖𝐸

𝐿(𝑌𝐸 , 𝑖)

IS

Revenu (Y)
Encaisses réelles 𝑌𝐶′ 𝑌𝐸 𝑌𝐶
L’effet sur l’équilibre IS-LM d’une augmentation
des dépenses publiques (partie III 1-b) (slide 8 à
10)  correspond au slide 59 du cours.
Représentation basée sur les 3 graphiques
Revenu, demande
La politique budgétaire
Y=D(Y)

Revenu (Y)

i i

LM

ISGB
ISGA
Revenu (Y)
Encaisses réelles
Revenu, demande
La politique budgétaire
En résumé : Y=D(Y)

Revenu (Y)

i i

LM

ISGB
ISGA
Revenu (Y)
Encaisses réelles
L’effet sur l’équilibre IS-LM d’une
baisse des impôts avec 3
graphiques(slide 13 à 14) 
correspond au slide 67 du cours.
Revenu, demande
La politique fiscale
Y=D(Y)

Revenu (Y)

i i

LM

ISTB
ISTA
Revenu (Y)
Encaisses réelles
Revenu, demande
La politique fiscale
En résumé : Y=D(Y)
Effet direct (multiplicateur fiscal simple):
∆𝑌 𝑃𝑚𝑐
=−
∆𝑇 1−𝑃𝑚𝑐

Revenu (Y)

i i

LM

ISTB
ISTA
Revenu (Y)
Encaisses réelles
L’effet sur l’équilibre IS-LM d’une
augmentation de l’offre de
monnaie (slide 16)  correspond
au slide 73 du cours.
La politique monétaire Revenu, demande

Y=D(Y)

Revenu (Y)

i i

LMA

LMB

IS
Revenu (Y)
Encaisses réelles
Equilibre IS-LM avec augmentation des
dépenses publiques financée par augmentation
des impôts
Revenu, demande
Construction des courbes IS et
LM et équilibre IS-LM Y=D(Y) )  (, )
) ) (,  )
∆ 
G ↗∶ multiplicateur simple des dépenses publiques : = − ∆ ∆$ ) ) (, )
∆ 
  (, )
∆ 
T ↗∶ multiplicateur fiscal simple: ∆ = −  ∆+

Effet d’éviction de l’investissement

Effet multiplicateur du système complet Revenu (Y)


   

&
%
i '̅ i

LM

 
 
( , )
  B
( , ) A
( , )

 !* # *
 !" #"
Revenu (Y)
Encaisses réelles   
Conclusion
• Une augmentation de G financée par une
hausse de T entraîne:
Une augmentation du taux d’intérêt
d’équilibre.
Une augmentation du revenu d’équilibre.
Une augmentation du revenu moins forte
qu’avec seulement une augmentation de G
,
tant que ≥ ..
,

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