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Traction Compression

Le document traite du comportement des solides déformables, en se concentrant sur les sollicitations subies par les poutres, notamment en traction et compression. Il décrit les essais de traction, les caractéristiques mécaniques des matériaux, ainsi que les conditions de résistance et de rigidité à respecter lors du dimensionnement des composants. Des exemples pratiques illustrent les calculs de déformation et de contrainte pour des applications spécifiques.

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Traction Compression

Le document traite du comportement des solides déformables, en se concentrant sur les sollicitations subies par les poutres, notamment en traction et compression. Il décrit les essais de traction, les caractéristiques mécaniques des matériaux, ainsi que les conditions de résistance et de rigidité à respecter lors du dimensionnement des composants. Des exemples pratiques illustrent les calculs de déformation et de contrainte pour des applications spécifiques.

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THEME : COMPORTEMENT DU SOLIDE

DEFORMABLE

COMPOSANTES DES COMPETENCES


DISCIPLINAIRES
CD1.7 : Retrouver les différentes sollicitations que subit un
solide de type poutre.
CD2.1 : Dimensionner un composant et vérifier sa résistance.

SAVOIRS ET SAVOIR- FAIRE

Traction-Compression
- Essai.

- Contrainte.

- Condition de résistance.

- Condition de rigidité.

Cisaillement simple
- Contrainte.

- Condition de résistance.

15
Traction - compression
CD 1.6

Traction – compression simple

Définition
On dit qu'une poutre travaille en extension simple (1er cas) ou en compression simple
(2ème cas) quand elle est soumise à deux forces axiales directement opposées
appliquées au centre de surface des sections extrêmes qui tendent à l'allonger ou à la
raccourcir.
Essai de traction simple

Il permet de déterminer les caractéristiques, la limite élastique et la résistance à la


rupture des différents matériaux.
Cet essai consiste à soumettre une éprouvette normalisée de longueur l à un effort de
traction progressivement croissant, généralement jusqu’à la rupture.
À chaque incrément d’effort, la
contrainte normale et la déformation de
la poutre sont portées sur une courbe.
Cette opération est effectuée
régulièrement jusqu’à la rupture de la
poutre. On obtient ainsi la courbe
contrainte déformation caractérisant le
matériau.
La courbe à généralement (de manière
simplifiée) l’allure montré sur la figure
ci-dessous.

Diagramme type effort :


F en fonction de l’allongement l

Diagramme type contrainte :


 en fonction de l/l

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Traction - compression
CD 1.6

F
-𝜎 = : Contrainte de traction (MPa) ;
S0
- N : Effort de traction (N) ;
- S0 : Section initiale de l’éprouvette (mm²).
La partie (OA) et la partie élastique. La poutre reprend sa forme initiale si l'expérience et
interrompue dans cette zone. La pente E de la droite (OA) est appelée module
d’élasticité linéaire où module de Young.
La relation entre la contrainte et la déformation dans la zone élastique est donnée par la
loi de Hooke (Robert Hooke 1635 -1703).
F 𝑙
=E , ou  = E. Loi de Hooke
S0 𝑙

La partie (AD) et la partie plastique. La limite élastique est dépassée. Si l'expérience est
interrompue, la poutre ne reprend pas sa forme initiale.
Au point D, l’éprouvette perd complètement son élasticité, c’est la rupture.

Caractéristiques mécaniques
Les caractéristiques mécaniques tirées de l'essai sont :
- Limite élastique : Re ou σe ;
- Module d’élasticité longitudinale ou module de Young : E ;
- Résistance à la rupture : σr ou Rr.
- Contrainte maximale : σm ou Rm.
𝑙𝑢 −l0
- Allongement : A% = . 100.
𝑙0
𝑆0 −𝑆𝑢
- Coefficient de striction : 𝑧% = 100. 𝑆0
Après rupture l’éprouvette a une longueur ultime lu avec l0 étant la longueur initiale.
Étude des déformations
⃗ est normal, noté N
L’effort F ⃗⃗ , s’exerce
toujours au centre G de la section droite S
(effort de cohésion)
- Poutre en traction N > 0
- Poutre en compression N < 0
L'allongement x est le même pour tous les points d'une section droite (S) repérée par x.
∆𝑥
Il s'ensuit que l'allongement unitaire 𝑥 = (sans unité) est le même en tout point de la
𝑥
section.

⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ = ∑ 𝑑𝑁
𝑁

Il y a répartition uniforme de
contrainte dans la section droite (S). D’où :

17
Traction - compression
CD 1.6

N
σ= ; N en (N) ; S en (mm²) ;  (MPa).
S

Condition de résistance
Les contraintes développées dans les poutres doivent rester dans le domaine élastique.
En général, on adopte un coefficient de sécurité s.
La condition de résistance pour une contrainte normale d'extension est :

𝑁
- En extension : 𝜎 = ≤ 𝑅𝑝𝑒 ; Rpe = Re/s
𝑆
Avec Rpe contrainte pratique à l'extension en (MPa).

𝑁
- En compression : 𝜎 = ≤ 𝑅𝑝𝑐 ; Rpc = Re/s
𝑆
Avec Rpc contrainte pratique à la compression en (MPa).

Tableau coefficient de sécurité (s)


Coefficient de
Conditions générales de calcul (sauf réglementation particulière)
sécurité (s)
Cas exceptionnels de grande légèreté. Hypothèse de charges
1.5 à 2
surévaluées.
Construction où l'on cherche la légèreté (aviation). Hypothèse de
2à3 calcul la plus défavorable (charpente avec vent ou neige,
engrenages avec une seule dent en prise…)
3à4 Bonne construction, calculs soignés, haubans fixes.
Construction courante (légers efforts dynamiques non pris en
4à5
compte. Treuils.)
Calculs sommaires, efforts difficiles à évaluer (cas de chocs,
5à8
mouvements alternatifs, appareils de levage manutention).
8 à 10 Matériaux non homogènes. Chocs, élingue de levage.

10 à 15 Chocs très importants, très mal connue(presse). Ascenseurs.

Condition de rigidité
Pour des raisons fonctionnelles (problème d'alignement d'appui, cahier des charges…), il
est parfois important de limiter l'allongement. Il doit rester inférieur à une valeur limite :
l<llim
D'après la loi de Hooke :
∆𝑙
σ = E. ε = E. N. 𝑙
{ 𝑙 ⟹ ∆𝑙 =
N E. S
σ=
S
Quelques caractéristiques mécaniques des matériaux

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Traction - compression
CD 1.6

Matériaux Module de Young E en (MPa)


Acier de construction 210 000
Acier inoxydable 18-10 203 000
Fontes 83 000 à 170 000
Laiton (Cu + Zn) 100 000 à 130 000
Aluminium (Al) 69 000
Cuivre (Cu) 124 000
Titane (Ti) 114 000
Béton 20 000 à 50 000
Verre 69 000
Caoutchouc 1 à 100
Polystyrène 3 000

Exemple : Etude de la tige du piston (8)


La tige du piston (8) est soumise à deux forces ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
F7/8 et la force
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Fpiston/8 provoquée par le piston.
La tige est soumise à deux forces directement opposées qui
tendent à la raccourcir.
Sollicitation : Compression ;
Déformation : Raccourcissement.
Sachant que la tige est en acier de module d’Young
E = 210000 N/mm², de diamètre d = 30 mm et de longueur
l=200mm.
Quel sera le raccourcissement de la tige l et quelle sera la
contrainte  ?
- Recherche de la section de la tige :
𝜋𝑑 2 𝜋. 302
𝑆= = = 706,85 𝑚𝑚²
4 4

- Le raccourcissement de la tige :
𝐹7/8 . 𝑙0 72000.200
∆𝑙 = = = 0.097 𝑚𝑚
𝐸. 𝑆 210000.706,85

- La contrainte sera égale à :


𝐹7/8 72000
𝜎= = = 101,86 𝑁/𝑚𝑚²
𝑆 706,85

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Traction - compression
CD 1.6

Astuce : La longueur l doit être comprise entre 3 et 8 fois la dimension transversale la plus
faible pour éviter le risque de flambage.

Exemple : Etude de la patte de crochet (5)


La patte de crochet (5) est soumise à
deux forces ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
F4/5 et la force ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
F16/5.
Ces deux forces sont directement
opposées qui tendent à l’allonger.
Sollicitation : Traction (extension) ;
Déformation : Allongement.

La patte de crochet (5) est en acier dont :


- La limite à la rupture de l’acier est de 63
daN/mm².
- La limite élastique est de 40 daN/mm².
- Le coefficient de sécurité est de 4.
On a deux sections ou peut avoir rupture : S’1 ou S’2
S’1 = 2.S1 = (27,5-14).15 = 202,5 mm²
S’2 = 2.S2 = (40-26).15 = 210 mm²
Calculons la force admissible pour la patte de crochet.
La force maximale admissible est déterminée pour que la contrainte de traction dans la
patte de crochet ne dépasse pas la limité élastique Re avec le coefficient de sécurité s.
C’est à dire que l’on se place à la résistance pratique,
Re 40
Rp = = = 10 daN/mm²
s 4
On est donc dans cette situation : σ ≤ Rp
F
≤ R p → F ≤ R p . S′1 ; F ≤ 202,5.10 = 2025 daN
S
Remarque : on a calculé pour S’1 puisque c’est la section la plus faible.

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