Introduction :
L'audit énergétique est une démarche essentielle pour évaluer la consommation
d'énergie d'un bâtiment ou d'une installation, dans le but d'identifier des opportunités
d'amélioration et de réduire les coûts énergétiques. Dans un contexte où les enjeux
environnementaux prennent une importance croissante, l'audit énergétique se présente
comme un outil stratégique pour les entreprises et les collectivités. Il permet non seulement
de réaliser des économies substantielles, mais aussi de contribuer à la réduction des
émissions de gaz à effet de serre. Ce processus implique une analyse détaillée des systèmes
énergétiques en place, tels que le chauffage, la climatisation, l'éclairage et l'équipement
électrique. L'audit énergétique peut également inclure une évaluation des comportements
des utilisateurs et de l'efficacité des pratiques de gestion de l'énergie. À l'issue de cette
évaluation, un rapport est généralement produit, proposant des recommandations concrètes
pour améliorer l'efficacité énergétique. Ainsi, ce projet sur l'audit énergétique vise à explorer
les différentes méthodologies, les outils utilisés, ainsi que les bénéfices que peuvent en tirer
les organisations. En mettant l'accent sur l'importance de cette démarche, nous espérons
sensibiliser à la nécessité d'une gestion énergétique proactive et durable.
Chapitre1 : information principale
Informations principales :
Informations générales :
DPNETWORKS est une entreprise spécialisée dans les solutions électriques complètes,
intervenant aussi bien dans les secteurs tertiaire, industriel que résidentiel. Forte d'une
équipe qualifiée composée de 5 cadres, 9 ingénieurs, 11 techniciens spécialisés et plus de
130 opérateurs, l'entreprise a à son actif plus de 100 projets réalisés.
Figure 1: présentation de l'entreprise
Figure 2:principale réalisation
Figure 4:organigramme
Figure 3: donner administration
❖ Préparation de l’audit
• Définition des objectifs (réduction des coûts, amélioration de l’efficacité énergétique,
conformité réglementaire, etc.).
• Collecte des données (factures énergétiques, plans des bâtiments, équipements, etc.).
• Visite sur site pour observer les installations et usages énergétiques.
❖ Analyse des consommations
• Évaluation des consommations énergétiques par poste (chauffage, éclairage, équipements,
etc.).
• Détection des pertes énergétiques (isolation, systèmes inefficaces, fuites, etc.).
• Comparaison avec des références et indicateurs de performance.
❖ Identification des axes d’amélioration
• Proposition de solutions techniques (rénovation, modernisation des équipements,
optimisation des processus).
• Évaluation des coûts et économies potentielles.
• Estimation du retour sur investissement et priorisation des actions.
❖ Rapport et recommandations
• Synthèse des constats et propositions d’amélioration.
• Plan d’action détaillé avec chiffrage des économies d’énergie.
• Accompagnement éventuel pour la mise en œuvre des actions correctives.
Contexte de l’audit énergétique :
L’audit énergétique a été réalisé au sein de l’EMSI dans le but d’analyser et
d’optimiser la consommation d’énergie de l’université. L’objectif principal est d’identifier les
sources de gaspillage, d’améliorer l’efficacité énergétique et de proposer des solutions adaptées
aux besoins du Université , doit adopter des pratiques exemplaires pour réduire son empreinte
énergétique et sensibiliser ses étudiants aux bonnes pratiques.
Description des objets audités
L’audit énergétique couvre l’ensemble des infrastructures d’un centre de formation, réparties en
plusieurs zones fonctionnelles majeures. Ces installations sont les suivantes :
1. Bâtiment 1
Ce bâtiment accueille :
Au rez-de-chaussée : l’administration générale et un foyer.
Aux deux étages supérieurs : un internat comprenant 10 chambres par étage, soit un
total de 20 chambres.
2. Bâtiment 2
Structure similaire au Bâtiment 1 :
Rez-de-chaussée : bureaux administratifs et locaux de gestion.
3. Restaurant
Le centre dispose d’un restaurant comprenant :
Une cuisine de grande capacité, utilisée pour la préparation des repas à grande
échelle.
Une salle de restauration attenante destinée à accueillir les résidents et le personnel.
4. Ateliers de pratique
Deux grands ateliers techniques sont intégrés au centre :
Ils sont principalement utilisés pour les travaux pratiques et les formations
professionnelles.
Ces ateliers sont particulièrement énergivores en raison de la présence de divers
équipements, machines spécialisées et systèmes d’éclairage intensif.
Équipements énergétiques analysés
L’audit se concentre sur les systèmes suivants :
Chauffe-eaux solaires utilisés pour fournir l’eau chaude sanitaire à l’internat.
Systèmes de ventilation installés dans le restaurant pour garantir une bonne qualité
de l’air et le confort thermique.
Climatisation des bureaux et zones administratives, répartie dans les deux bâtiments
principaux.
Consommation électrique des ateliers, incluant l’éclairage, les équipements
pédagogiques, les machines-outils et autres appareils liés aux formations techniques.
Objectif de l’audit
L’objectif principal de l’audit est :
D’évaluer la consommation énergétique actuelle des différentes infrastructures et
équipements.
D’analyser leur performance et leur efficacité énergétique.
De formuler des recommandations visant à réduire la consommation globale
d’énergie, tout en maintenant le niveau de confort, la fonctionnalité des
installations et la qualité des services rendus.
Réglementations nationales et sectorielles :
✓Les lois et règlements locaux spécifiques au domaine audité.
✓Les réglementations financières et comptables.
Standards d’audit spécifiques :
ISA (International Standards on Auditing) : Normes internationales pour les audits
financiers.
IFRS (International Financial Reporting Standards) : Référentiel pour la comptabilité et les
audits financiers.
Chapitre 2 :
Méthodologie de l’audit énergétique
Audit énergétique
Descriptions d’audit :
Un audit est une évaluation méthodique, indépendante et documentée pour
déterminer dans quelle mesure des critères spécifiques sont respectés. Les critères peuvent
inclure des normes, des réglementations, des politiques internes ou des objectifs définis.
.8 Type d’audit :
Audit interne-Audit externe-Audit de conformité-Audit de performance-Audit financier.
.9 Processus d’audit :
▪ Planification
▪ Exécution
▪ Analyse et conclusion
▪ Rapport d’audit
▪ Suivi
.10 Période d’audit :
3 mois : à partir du 14 avril 2024 à 10 juillet 2025
Les objectifs :
L'objectif d'un audit énergétique est d'évaluer et d'analyser la consommation d'énergie d'un
bâtiment, d'un système ou d'un processus, afin d'identifier des opportunités d'amélioration
de l'efficacité énergétique. Voici quelques objectifs spécifiques associés à un audit
énergétique
Analyse de la consommation d'énergie : L'un des principaux objectifs de l'audit énergétique
est d'évaluer et d'analyser la consommation d'énergie actuelle des installations et des
processus. Cela comprend la collecte de données sur l'utilisation de l'énergie, l'identification
des sources de consommation, et la détermination des tendances de consommation
énergétique.
Identification des inefficacités énergétiques : Un autre objectif est de repérer les
inefficacités énergétiques et les pertes dans les systèmes et les équipements. L'audit
énergétique cherche à détecter les zones où l'énergie est gaspillée et propose des mesures
correctives pour améliorer l'efficacité énergétique.
Propositions d'améliorations : Basé sur les résultats de l'analyse, l'audit énergétique vise à
formuler des recommandations pour améliorer la performance énergétique. Cela peut
inclure des suggestions pour l'adoption de technologies plus efficaces, des ajustements de
processus, ou des investissements dans des solutions d'énergie renouvelable.
Évaluation des coûts et des avantages : L'audit énergétique comprend également une
évaluation économique des mesures recommandées. Il s'agit d'estimer les coûts initiaux des
investissements nécessaires, ainsi que les économies potentielles et le retour sur
investissement attendu.
Méthodologie de l'audit énergétique :
Ce chapitre se concentre sur la méthodologie de l'audit énergétique selon l'ISO 50002, en
fournissant une vue d'ensemble des étapes clés du processus d'audit. Il explore les
différentes phases, depuis la planification initiale jusqu'à la présentation des résultats et des
recommandations.
Figure 5: diagramme de flux du processus d'audit énergétique selon l'ISO 50002
Il est important de noter que la méthodologie de l'audit énergétique peut être adaptée en
fonction des besoins spécifiques de chaque organisation et du contexte dans lequel elle
opère. Les lignes directrices de l'ISO 50002 servent de référence pour établir des pratiques
d'audit énergétique de qualité et cohérentes, tout en laissant une certaine flexibilité pour
s'adapter aux circonstances particulières de chaque audit.
Dans les sections suivantes, nous explorerons en détail chaque étape, en mettant l'accent sur
les bonnes pratiques et les recommandations pour garantir des résultats fiables et
pertinents.
Pour mener un projet d’efficacité énergétique vers le succès, il est important de bien définir, en
amont, ses objectifs.
Cela tombe dans l’évidence de considérer que la toute première étape (la plus cruciale) d’un projet
est de définir les objectifs. En effet, sans buts bien définis, il est difficile de savoir où et quand le
projet va finir.
Il s’agit donc tout d’abord d’identifier de manière rigoureuse les besoins qui sont à l’origine du
projet, quelle que soit sa nature. L’efficacité énergétique ne fait pas exception.
C’est à partir de ces besoins que nous allons pouvoir définir les objectifs poursuivis.
Il y a plusieurs manières de définir les objectifs. L’une des plus efficaces est la méthode SMART.
Pour être efficace, un objectif doit être SMART :
S pour Spécifique : L’objectif doit être spécifique, c’est-à-dire clair, simple, précis et adapté à
la situation. Il doit désigner l’objet du projet avec le plus d’exactitude possible. Il doit aussi
être formulé d’une manière simple et claire afin d’être compris par tous les participants au
projet.
M pour Mesurable : L’objectif de projet doit être aussi mesurable. La mesure de l’atteinte de
l’objectif peut se présenter sous forme de valeur ou de seuil à atteindre, d’outils ou
d’indicateur d’évaluation.
A pour Atteignable : La lettre A est parfois assimilée à d’autres mots comme acceptable,
ambitieux ou approprié. Dans tous les cas, cela signifie que suffisamment ambitieux pour
être challengeant et pour motiver l’équipe. Il doit cependant rester faisable pour éviter de
décourager l’équipe en cours de route.
R pour Réaliste : L’objectif doit être réalisable, c’est-à-dire qu’il doit être atteignable par
l’équipe ou le créateur du projet.
T pour Temporellement défini : il s’agit d’établir des échéances intermédiaires. En effet, il
faut imposer une limite de temps pour la réalisation des objectifs du projet. Si la limite
temporelle n’est pas fixée, le projet risque de traîner en longueur, voire d’être abandonné.
Figure 6:: Méthode SMART pour fixer des objectifs pertinents
Mener à bien un projet d’efficacité énergétique nécessite le suivi d’un certain nombre des étapes
qui se résument en quatre phases :
Figure 72 : Cycle de vie d'un projet en quatre phases
Phase I : Démarrage et lancement
Dans cette phase, qui représente une étude de faisabilité du projet, consiste à :
Définir et justifier la nécessité de mener ce projet au regard d’objectifs plus
généraux (par exemple : plan de développement national).
Analyser la viabilité et les implications économiques et organisationnelles d’un
projet.
Il s’agit de vérifier que « théoriquement » le projet est cohérent avec la stratégie et les moyens
disponibles pour la réalisation du projet, et d’évaluer sa :
Faisabilité technologique : est-ce que je peux maitriser les aspects
technologiques de ce projet ? quels coûts pour cela ?
Faisabilité commerciale : est-ce qu’il y a des clients prêts à payer pour ce produit
ou service ?
Faisabilité économique : est-ce que les coûts de mise en œuvre de ce projet sont
réalistes avec mon budget ?
Faisabilité juridique : est-ce que je possède les bons diplômes pour le faire ? est-
ce qu’il y a une réglementation particulière à respecter ? quels impacts ?
Faisabilité organisationnelle : quelle équipe faut-il pour faire cela ? est-ce que je
peux manager cette équipe ? cette équipe doit-elle être salariée ou peut-elle être
externalisée ? »
Concrètement, pour un projet d’efficacité énergétique, cette phase consiste en ;
Définir les besoins afin d’élaborer un plan d’action. Son élaboration nous donnera une vue
mesurable sur le potentiel d’économies d’énergie, donc de gains financiers.
Collecter les informations et les données nécessaires à la compréhension et à la connaissance des
mécanismes sur lesquels on peut agir dans le sens d’une meilleure efficacité énergétique :
Cette collecte d’informations se fait en utilisant le plan des installations “utilités” et “process”,
schémas et modes de fonctionnement et d’exploitation, moyens existants de suivi, de comptages et
de mesures de l’énergie, les données de production, relevés des compteurs, contrats et factures d'énergie,
consommations d'énergie détaillées, les niveaux des services requis.
Analyse des données collectées, ce qui va permettre de :
Réaliser une première approche du bilan énergétique,
Dresser une première évaluation des gisements d’économies envisageables
d’énergie et d’en chiffrer les conditions économiques de réalisation,
Evaluer les types d’investissements et des services à l’énergie,
Orienter le client vers la phase suivante de construction des offres et,
Mettre en évidence les interventions simples et rapides de diminution des
consommations énergétiques.
i. Elaborer un rapport d’analyse comprenant :
Un descriptif simplifié des principaux aspects concernés par l’efficacité
énergétique (équipement, organisations, ressources, etc…)
Une première approche du bilan énergétique,
Une identification des gisements d'économies et les enjeux des investissements à
réaliser par type d’actions.
Par ailleurs à ce stade, et comme l’efficacité énergétique n’est pas une fin en soi, on peut décider
d’arrêter à ce stade, si l’on estime que les économies indiquées par cette première phase ne
justifient pas la continuation du projet.
Phase II : Planification
La planification d'un projet est l'activité qui consiste à :
Ordonnancer les tâches à réaliser définissant les activités qui favoriseront
l’obtention des résultats et des avantages requis.
Estimer les charges associées ;
Déterminer les profils nécessaires à leur réalisation.
Chaque chef de projet doit suivre une méthode qui lui propre pour réaliser sa planification. Une
bonne méthode pour créer un planning cohérent est la suivante :
Figure 8:Démarche de planification
Pour un projet d’efficacité énergétique cette phase va déboucher sur l’élaboration d’une
planification détaillée pour la mise en œuvre du projet. Les aspects financiers sont également pris
en considération, ce qui est bien logique pour démarrer le projet sur le terrain. Cette deuxième des
quatre phases consiste en :
Analyse détaillée des éléments concernés par l’efficacité énergétique :
L’inventaire des besoins actuels et futurs en termes qualitatifs et quantitatifs
(définition des niveaux de services requis) : choix technologiques, dimensionnement
des équipements, conditions de maintien de la performance énergétique, etc.
L’analyse des données et éventuellement les résultats de campagnes de mesures
pour :
- Comparer les résultats aux données de fonctionnement,
- Rechercher les consommations d'énergie anormales,
- Déterminer et calculer des indicateurs de la performance énergétique,
- Etudier l’adéquation entre les dimensionnements, les systèmes de régulation et
les besoins,
- Appréhender les conditions de conduite, d’entretien et de maintenance.
L’élaboration des bilans énergétiques et économiques des systèmes étudiés.
Élaboration des propositions d’amélioration
Sur la base de l’inventaire réalisé, des équipements, des dérives et des perspectives d’évolution des
éléments analysés, cette activité a pour objectif la définition des pistes d’amélioration. Les solutions
proposées correspondent à des actions listées ci-après (liste non exhaustive suivant la nature du
projet) :
Modifications des installations et des équipements pour la réalisation des
économies, avec description et dimensionnement estimé,
Modifications des modes opératoires,
Définition des conditions et des stratégies d’exploitation et d’entretien sur la durée
de vie des équipements,
Mise en place ou remise à niveau des systèmes de comptages de l’énergie et leur
suivi,
Actions de sensibilisation, de formation du personnel à des comportements et une
gestion économe en énergie.
Évaluation du retour sur investissement
Les coûts liés aux solutions techniques d’amélioration sont évalués en simulant l’impact sur le bilan
des charges, afin de calculer les temps de retour sur investissement.
Les investissements correspondants et les économies d'énergie garanties, associés aux niveaux de
service (confort, gain de temps, amélioration de l’environnement, etc…), pourront être mis en
comparaison avec la situation antérieure.
Cette évaluation devra être argumentée de manière précise en détaillant :
Le gain énergétique potentiel,
Le coût d’investissement et temps de retour, en tenant compte de l’incidence sur
les coûts d’exploitation, de maintenance et de fourniture des énergies,
Le rappel des hypothèses de l’évaluation (coûts énergétiques, durées et périodes de
fonctionnement, niveaux de service rendu au client, etc],
Les conséquences sur la conduite et l’entretien des équipements et formation du
personnel si nécessaire.
Présentation de la planification du projet
En plus du détail des actions à mener pour la mise en œuvre du projet, cette planification doit
comprendre notamment :
Une liste des principaux éléments consommateurs d'énergie
Un tableau présentant les caractéristiques générales de chaque élément
Le bilan énergétique global
Une appréciation sur les réseaux de fluides et les comptages primaires (électricité,
gaz, eau...],
L'indication des principaux ratios utilisés pour l'analyse énergétique,
L’analyse des causes des dérives.
La quantification des éléments constitutifs de l’amélioration de l’efficacité
énergétique (économies d’énergie en volume et méthode de calcul, niveaux de
service rendu au client],
Une description des risques de dysfonctionnement,
L’ensemble des mesures préconisées pour suivre les consommations du ou des
installations et vérifier les économies réalisées par rapport au référentiel de base,
Les moyens techniques installés pour collecter les données nécessaires au suivi des
consommations, de la performance des installations au regard des obligations de
résultat attendues des actions.
Phase III : Mise en œuvre
Dans cette phase l’équipe de travail doit réaliser les activités indispensables, la surveillance et le
contrôle voulus, évaluer les résultats atteints et apporter les modifications requises.
Le GO est alors donné pour la mise en œuvre du projet suivant la planification prévue, dans les
conditions suivantes :
Désignation d’un chef de projet
Constitution de l’équipe projet
Disponibilité des ressources (humaines et financières)
La définition des conditions précises d’exécution du projet : conditions de suivi des
délais, des indicateurs, etc..
Eventuellement mise en place de procédures de sécurité, et autres déclarations
administratives,...
L’installation ou la remise à niveau des moyens de mesure consiste, conformément
aux dispositions contractuelles, à mettre en place l’ensemble des moyens matériels
de mesure définis tels que capteurs, compteurs,... Ils permettront de s’assurer,
pendant toute la durée du contrat, que les objectifs d’amélioration de l’efficacité
énergétique fixés ont bien été atteints.
Phase IV : Clôture et évaluation (Suivi des actions du projet)
Dans cette dernière phase, il faut évaluer le projet par rapport aux plans de mise en œuvre original
et modifiés, en s’attachant aux questions de l’efficacité, de l’efficience et de la rentabilité.
Il s’agit ici d’assurer un suivi qui porte sur les processus, notamment sur le moment et le lieu où se
déroulent les activités, les auteurs des activités et le nombre de gens ou d’entités atteints par celles-
ci.
Le suivi est entrepris une fois que le programme a démarré et se poursuit tout au long de la période
d’exécution du programme.
Figure 9: Illustration du suivi d'un programme
Pour effectuer un bon suivi, il faut choisir des indicateurs pertinents :
Tableau 1:effectuer un bon suivi,
Indicateurs Définition Exemples
Indicateurs de Il s’agit de comparer les objectifs fixés dans le Écart entre l'échéancier
gestion du projet plan d'actions avec l'avancement réel du projet. prévisionnel et le calendrier
Ces indicateurs aident à vérifier si les d'avancement du projet ;
ressources (humaines, financières) et les délais Suivi des échéances du plan
concordent avec ce qui avait été planifié, de d'actions et du nombre
manière à prendre des mesures correctives si d'actions en retard.
nécessaire.
L’utilisation visuelle d’un diagramme de Gantt
facilite la communication et le suivi du projet. Il
permet de constater rapidement les
ajustements à apporter.
Indicateurs de L'atteinte des résultats peut être mesurée au Consommation de l’énergie
résultats fur et à mesure de la mise en œuvre du projet. suite à l’installation du système.
Analyse des risques du projet
Une bonne gestion de projet nécessite une bonne gestion des risques, qui consiste à
identifier les principaux risques, communiquer et réfléchir aux actions pour les prévenir.
L’objectif étant de prévenir ces risques et le cas échéant d’anticiper leur traitement pour
être prêt le moment venu.
Pour assurer une bonne gestion des risques, il faut suivre la démarche suivante :
Identifier la nature des risques
Quel que soit le domaine d’activité du projet, les risques les plus communs sont les :
Risques propres à la gestion d’un projet : un objectif irréaliste, un manque de budget,
risque sociopolitique ou économique du pays, …
Risques juridiques : non-respect du contrat, changement de l’environnement juridique, …
Risques concernant le respect du planning : délai trop court, …
Risques humains : mauvaise communication, mauvaise répartition des tâches en fonction
des compétences de chacun, fournisseur à risque, clients incertains, …
Risques techniques : pas d’accès aux technologies requises, complexité du projet, manque
de moyen, normes de la profession, …
Anticiper les risques
Une fois les risques sont identifiés, il faut les classer en fonction de : l’impact possible du
risque, l’étendue des dégâts, le coût global et les bénéfices liés à sa solution. Ensuite, il est
important de donner une note à chacun pour avoir un meilleur aperçu de l’ensemble.
Déterminer la meilleure stratégie à adopter
Dans cette étape, il faut choisir la ou les solutions les plus adaptées à la stratégie du projet :
Accepter le risque en estimant que celui-ci n’est pas assez grave, pas assez important pour
modifier le projet ou que le risque qu’il survienne est faible.
Modifier le projet dès le départ pour limiter le risque ou l’éviter complètement.
Construire un plan d’urgence pour les risques les plus forts.
Le but est ici de trouver des solutions de remplacement sur les tâches et rôles concernés par
le risque.
Limiter les risques au fur et à mesure en agissant en même temps que l’avancée du projet.
Chapitre 3 : Collecte les données
Présentation de l’étude d’audit énergétique
Ce chapitre présente une étude d’audit énergétique réalisée au sein
d’une université. Il s’agit d’un cas pratique concret visant à analyser en détail la
consommation énergétique de l’établissement et à identifier les opportunités
d’amélioration de son efficacité énergétique.
L’audit énergétique a pour principal objectif d’évaluer la performance
énergétique de la structure universitaire en examinant l’ensemble de ses
équipements et systèmes : chauffage, ventilation, climatisation, éclairage, ainsi
que les pratiques opérationnelles liées à l’usage de l’énergie.
L’étude a été menée sur une période de trois mois, permettant de collecter
des données représentatives sur les consommations énergétiques réelles et les
habitudes d’utilisation des installations. Cette période, bien que courte, permet
d’identifier les principaux postes de consommation et les éventuelles dérives
énergétiques, tout en tenant compte des facteurs d’occupation et de
fonctionnement.
L’analyse des données ainsi recueillies permet de déterminer les zones et
équipements où des actions ciblées peuvent être entreprises pour :
Réduire la consommation énergétique,
Optimiser le fonctionnement des installations,
Réduire les coûts énergétiques de l’université.
Présentation du projet :
a.
Je vais présenter les plans d’Architect de projet
Figure 10::plan d’architecte sous-sol
Figure 11: plan d’architecte rez gardain
Figure 12:plan d’architecte rez-de-chaussée
Figure 13: plan d’architecte 1 ère étage
Figure 14:plan d’architecte 2 ère étage
Descriptif technique
Mon travail accordé est, la conception et l’étude de l’éclairage intérieur et
extérieure du l’industrie, d’une part, d’autre part, l’étude électrique de
l’installation avec les propositions d’amélioration comme la gestion intelligente
afin de réduire la consommation électrique.
Logiciels utilisés :
Dessin, Plans d’implantations : AutoCAD
Dimensionnement de l’éclairage : Dialux Evo.
Calcul du bilan de puissance : Excel.
Matériels de mesures :
Les matériels de mesure sont des outils essentiels pour réaliser un audit
énergétique efficace et précis. Ils permettent de mesurer et d'enregistrer les
différentes grandeurs physiques telles que la consommation d'énergie, la
température, l'humidité, la pression, etc.
Il existe plusieurs types de matériels de mesure tels que les compteurs
d'énergie, les enregistreurs de données, les thermomètres, les hygromètres,
les manomètres, les luxmètres, etc.
o Les compteurs d'énergie sont utilisés pour mesurer la
consommation électrique, la consommation de gaz ou de propane, la
consommation d'eau, etc. Ils peuvent être installés sur les équipements ou
les installations énergétiques pour mesurer leur consommation en temps
réel.
o Les enregistreurs de données sont des appareils qui enregistrent
les données de différentes grandeurs physiques sur une période donnée. Ils
peuvent être utilisés pour enregistrer la température, l'humidité, la pression,
etc. Ils permettent d'obtenir des données sur une longue période pour une
analyse plus approfondie.
o Les thermomètres sont des instruments utilisés pour mesurer la
température.
Ils sont utilisés pour mesurer la température de l'air, de l'eau, des
surfaces, etc. o Les hygromètres sont des instruments utilisés pour mesurer
l'humidité relative de l'air. Ils sont utilisés pour mesurer l'humidité dans les
espaces de vie, les cuisines, les salles de bain, etc.
o Les manomètres sont des instruments utilisés pour mesurer la
pression. Ils sont utilisés pour mesurer la pression de l'air, de l'eau, du gaz,
etc.
o Les luxmètres sont des instruments utilisés pour mesurer
l'éclairement. Ils sont utilisés pour mesurer la quantité de lumière dans les
espaces de vie, les couloirs, les parkings, etc.
Et les appareils utilisés durant cet audit énergétique sont :
Tableau 2: liste des appareils utilisé
Équipement Fonction Photo
Analyseur de réseau Mesure les paramètres
électriques (tension,
courant, puissance,
facteur de puissance,
harmoniques) pour
analyser la
consommation et la
qualité du réseau
électrique.
Caméra thermique Détecte et visualise les
différences de
température pour
identifier les pertes
d’énergie, les défauts
d’isolation et les
surchauffes électriques.
Manomètre Mesure la pression des
fluides (gaz ou liquides)
dans les installations
hydrauliques et
pneumatiques.
Luxmètre Mesure l’intensité
lumineuse (en lux) pour
évaluer l’éclairage et
assurer une bonne
efficacité énergétique
Mètre Mesure les distances et
dimensions physiques
des équipements ou
des espaces pour des
analyses et audits
précis.
Sonde de température Mesure la température
des surfaces, de l’air ou
des liquides pour le
suivi des performances
thermiques et
énergétiques.
Factures énergétiques
Facture électricité :
À casa balanca , les tarifs de l'électricité sont établis par l'Office National
de l'Électricité et de l'Eau Potable (ONEE). Ces tarifs varient en fonction de la
puissance souscrite et de la consommation mensuelle. Voici un aperçu des
principales redevances :
1. Prime fixe ou Redevance de Puissance :
• Montant annuel : 466,02 DH par kVA
• TVA (14%) : 65,24 DH
• Montant total TTC : 531,26 DH par kVA
2. Redevance de Consommation :
• Heures de Pointe (HP) : 1,4157 DH/kWh TTC
• Heures Pleines (HPl) : 1,0101 DH/kWh TTC
• Heures Creuses (HC) : 0,7398 DH/kWh TTC
• La Redevance de puissance : la redevance de puissance (RP) est facturée
en fonction de la puissance souscrite selon la formule suivante :
• Avec : PF : prime fixe annuelle, PS : puissance souscrite
Factures énergétiques des 3 dernières années :
La consommation d’énergie sera évaluée sur la base des relevés
d’électricité et d’eau facturés par l’ONEE à Oujda, ainsi que de l’historique des
relevés mensuels de consommation de gaz fourni par le distributeur local des
trois dernières années. Ces mesures et factures permettront d’établir la
consommation énergétique réelle de l’IFMEREE Oujda. Cette analyse pourra
être complétée par plusieurs entretiens avec le personnel de l’institut afin
d’affiner les données et mieux comprendre les usages énergétiques spécifiques
du site.
Tableau 3:: consommation de factures d'électricité de l'année 2021
Tableau 4:: consommation de factures électricité de l'année 2022
Tableau 5: consommation de factures d'électricité de l'année 2023
Facture d’eau
Tableau 6: consommation facture d'eau 2021
Tableau 7: consommation facture d'eau 2020 *
Tableau 8: consommation facture d'eau 2019
Eclairage :
L’éclairage représente 40% de la quantité d’électricité consommée dans les industries. La
qualité de l’éclairage (stabilité de la lumière et continuité de service) dépend de celle de l’énergie
électrique ainsi consommée.
L’éclairage des lieux de travail est un facteur environnemental essentiel pour assurer au personnel
des conditions de travail liées à la tâche à effectuer, il doit :
Faciliter l’exécution d’une tache.
Assurer le bien- être (le confort visuel).
Généralité sur l’éclairage
Les Différents types d’éclairage
Lors de la conception de l’éclairage dans tout type d’industrie, l’objectif principal est de réduire
la consommation d’énergie électrique tout en assurant un confort visuel optimal pour les
employés. Un éclairage bien pensé améliore non seulement la productivité, mais aussi la sécurité
et le bien-être au travail. Celui-ci peut être assuré par la lumière naturelle, l’éclairage artificiel, ou
une combinaison des deux. Pour y parvenir, il est essentiel de bien répartir la lumière, de choisir
des équipements économes en énergie et d’adopter des systèmes de gestion intelligente qui
ajustent l’éclairage en fonction des besoins réels
Eclairage naturel
La lumière naturelle possède l’ensemble du spectre dynamique, cela signifie que la lumière
naturelle dite du jour se constitue de l’ensemble du spectre lumineux lorsqu’on décompose la
lumière dans un prisme.
Comment estimer simplement le niveau d’éclairement naturel nécessaire dans un local ? Le
facteur de lumière du jour est un paramètre défini pour cela. Il est calculé en tenant compte de
plusieurs hypothèses simplificatrices. Pour les conditions extérieures, on considère un ciel
couvert diffus, standardisé par la commission internationale de l’éclairage. Les rayons directs ne
sont donc pas pris en compte.
Le facteur de lumière jour
Ce facteur est le rapport de l’éclairement
naturel Intérieur reçu en un point (généralement
Le plante travail ou le niveau du sol) à
l’éclairement extérieur simultané sur une surface
horizontale, en site parfaitement dégagé, par ciel
couvert. Il s’exprime en %. Figure 15:e16l
Figure facteur de lumière jour
Tableau 9: Formule de facteur de lumière jour
Formule analytique du FLJ :
Sfi : surface nette du vitrage i (m²)
TLi : facteur de transmission lumineuse du vitrage i
St : surface totale de toutes les parois du local, y compris celle des vitrages (m²)
R : facteur de réflexion moyen des parois du local
a = angle du ciel visible depuis la fenêtre, exprimé en degrés. Par exemple, il vaut 90° si aucun
masque n’est créé par des bâtiments ou l’environnement en face de la fenêtre. Il vaut 60° si un
bâtiment crée un ombrage entre le sol et les 30 premiers degrés (cas 2 ci-dessous).
Eclairage artificiel
La lumière artificielle, c’est l’éclairage que l’on produit grâce à des sources lumineuses
artificielles et contient généralement des rayons infrarouges et ultra violé (UV). Elle a besoin
d’alimentation électrique pour fonctionner (même si elle fonctionne sur batterie).
Figure 17:Eclairage artificiel
Les composants d’un système d’éclairage artificiel
Luminaire : Composé de surfaces réfléchissantes de manière à orienter le flux lumineux, c’est lui
qui détermine le diagramme polaire de l’éclairage, Les luminaires sont des appareils d'éclairage
ayant une triple fonction : Répartir le flux lumineux émis par la source (lampe), équilibrer les
luminances des lampes pour éviter l'éblouissement et protéger la source lumineuse.
Source lumineuse : C’est elle qui crée réellement la lumière et déterminer donc les performances
de l’éclairage (indice de rendu de couleur, flux émis, consommation, efficacité lumineuse).
Système d’alimentation : Il est parfois nécessaire de mettre en place un transformateur adaptant
la tension du secteur aux besoins de la source lumineuse.
Système de gestion : Ce système de gestion va permettre la commande de l’éclairage. Il peut être
automatique ou manuel. Il peut comporter les éléments suivants :
Interrupteurs manuels
Détecteurs de présence
Régulation en fonction de l’éclairement naturel du local
Gestion centralisée avec commandes à distance (scénarios d’éclairage
automatique)
Gestion centralisée avec détection des luminaires défaillants
Les types d’éclairage artificiels
Eclairage directe : Projetés sur une surface définie, les rayons mettent en valeur un objet ou une
zone. Cet éclairage ponctuel diffuse une lumière vive.
Avantages : La lumière n'est pas réfléchie avant d'atteindre
la tâche à éclairer. Le rendement est donc meilleur que celui
d'un système comprenant une partie indirecte.
Inconvénients : Il existe un risque d'éblouissement et de
contraste entre des zones sombres (par exemple le plafond)
et des zones
Lumineuse Figure 18: Eclairage directe
Eclairage indirecte : Ce type d'éclairage crée l’ambiance de la pièce. Des lampes dirigées vers une
surface plane, telle un mur ou un plafond, illumineront toute la pièce. Plus la surface est claire et
brillante, plus elle réfléchit la lumière.
Avantages : La diffusion de la lumière par le plafond est une
répartition uniforme des luminances offrent une bonne
protection contre l’éblouissement.
Inconvénients : ce mode d'éclairage a un faible rendement, une puissance installée supérieure à
celle du système direct.
Eclairage mixte : Ce mode d'éclairage combine l'éclairage direct et l'éclairage indirect
Figure 19: Eclairage indirecte
Avantages : répartition uniforme et absence
d'éblouissement. De plus, la partie directe crée des ombres
avantageuses et permet de réduire la luminance du
plafond.
Inconvénients : Rendement très sensible aux coefficients de
réflexion des parois.
Figure 20:Eclairage mixte
Figure 21
Grandeurs photométriques
Avant de détailler dans les types des lampes utilisées dans l’éclairage, il est mieux de définir
quelque grandeur qui a une partie dans les caractéristiques d’éclairage.
Figure 22:Grandeurs photométriques
Le flux lumineux ϕ : Le flux lumineux est la grandeur caractéristique d’un flux de
rayonnement, c’est la quantité totale de lumière émise par une source lumineuse dans
toutes les directions, par unité de temps. Il s’exprime en lumens (lm).
L’intensité lumineuse : L’intensité lumineuse qualifie le flux élémentaire émis dans une
direction de l’espace par une source quasi ponctuelle, elle est en grande partie déterminée
par des éléments de guidage du flux, des réflecteurs, plus précisé est le rapport du flux (dΦ)
émis par une source dans un cône infiniment petit entourant la direction, à la valeur de
l’angle solide du cône (dΩ).
En général on utilise le symbole I pour ce paramètre son unité de mesure officielle est la
candela (cd).
L’éclairement : L’éclairement lumineux sert de mesure pour l’évaluation de la
Luminosité d’une surface : Il s’exprime en lux (lx). En photométrie, l'éclairement lumineux
correspond à un flux lumineux reçu par unité de surface. Si un élément de surface dS reçoit
un flux élémentaire dΦ
La luminance : La luminance correspond au nombre de candela par m2 (cd/m2) de surface
apparente, elle caractérise l’aspect lumineux d’une surface éclairée ou d’une source dans
une direction précise. Cette grandeur se mesure avec un luminance-mètre.
La luminance en un point d’une surface dans une direction donnée est égale au quotient de
l’intensité lumineuse (dI) dans la direction donnée d’un élément infiniment petit de la
surface (dS) entourant le point par l’aire de la projection orthogonale de cet élément sur un
plan perpendiculaire à cette direction.
L’efficacité lumineuse : L’efficacité lumineuse d’une lampe ou d’un ensemble est le rapport
du flux lumineux émis par une lampe, soit par la puissance consommée (lampe), soit par la
puissance totale (lampe + auxiliaire). Son unité est LUMEN par Watt (lm/W).
L’éblouissement : L'éblouissement est la difficulté à distinguer les objets ou des obstacles en
présence de lumière vive, telle que l'exposition directe ou indirecte à la lumière du soleil, à
une forte lumière artificielle, par exemple les phares d'une voiture dans la nuit.
L’indice de rendu couleur : Le rendu des couleurs est la capacité d’une source de lumière à
reproduire de façon aussi fidèle que possible les couleurs des surfaces par rapport à une
source de lumière de référence. Cette propriété est caractérisée par
L’indice : de rendu des couleurs Ra. Le meilleur rendu des couleurs correspond à l’indice Ra =
[Link] sources de lumière sont classées en différents niveaux de rendu des couleurs.
La durée de vie : La durée de vie d’un luminaire est liée à la fiabilité des composants qui le
composent : composants électronique, matériaux, boîtier, câblage, connecteurs, etc.
L'ensemble du système fonctionnera tant que l'élément critique fonctionnera.
Figure 16 : Les critères d’éclairage
Figure 23:rendu des couleurs
La métrologie de dimensionnement
Les types des lampes
Dans une université, plusieurs types de lampes sont utilisés
lampes fluorescents sont les plus courants dans les salles de classe et les couloirs ,grâce a leur
bon rendement lumineux et leurs faible consommation ce pendent elles sont progressivement
remplacées par les lampes LED qui offrent une meilleure efficacité énergétique
Panneau LED encastré
Description :
Il est intégré dans un plafond suspendu
(type faux plafond modulaire, généralement
60x60 cm).
Il sert à fournir un éclairage artificiel
homogène dans les bureaux, écoles, hôpitaux,
commerces, etc.
Ce type de luminaire remplace souvent les
anciens tubes fluorescents.
Avantages des dalles LED :
Figure 24:installation panneau LED encastré
Économie d’énergie (haut rendement
lumineux)
Lumière diffuse et uniforme
Longue durée de vie
Design plat et discret
Un plafonnier LED rond encastré
Est un type de luminaire moderne qui s’installe
directement dans un plafond, de façon à ce que
seule la surface du luminaire soit visible, le
reste étant encastré dans le plafond. Voici un
aperçu de ses caractéristiques principales :
Caractéristiques générales :
Forme : Ronde Figure 25:installation Un plafonnier LED rond encastré
Type d’éclairage : LED (économie d’énergie,
longue durée de vie)
Installation : Encastré (nécessite un trou dans le plafond)
Matériaux : Aluminium, plastique, verre dépoli (selon modèle)
Diffuseur : Souvent opale pour une lumière douce et homogène
Avantages :
Design discret et moderne
Faible consommation électrique
Pas de dégagement de chaleur important
Durée de vie élevée (souvent 25 000 à 50 000 heures)
Disponible en différentes températures de couleur (blanc chaud, neutre ou froid)
L’éclairage de secours ou d’évacuation :
L’éclairage de secours est un système d’éclairage
autonome qui fonctionne en cas de coupure de
l’alimentation électrique principale, afin
d’assurer la sécurité des personnes dans un
bâtiment.
Deux grands types d’éclairage de secours : Figure 26:L’éclairage de secours ou d’évacuation
1. Éclairage d’évacuation :
Objectif : Permettre aux occupants de localiser les issues de secours et d’évacuer les lieux
en toute sécurité.
Caractéristiques :
o Assure une visibilité suffisante des chemins d’évacuation, obstacles, escaliers, et issues.
o Comprend les blocs autonomes d’éclairage de sécurité (BAES) ou les enseignes lumineuses
de sortie.
o Lumière faible mais suffisante (minimum 1 lux au sol sur les voies d’évacuation).
o Durée d’autonomie : généralement 1 heure minimum.
2. Éclairage de sécurité (ou d’ambiance) :
Objectif : Éviter la panique et permettre la
poursuite temporaire d’activités dangereuses (ex. : hôpital,
usine, salle de contrôle).
Caractéristiques :Maintient un éclairage général
minimum dans certains locaux.
Évite les accidents liés à l’obscurité brutale.
Figure 27:installation L’éclairage de secours
ou d’évacuation
Fonctionnement technique :
Autonome sur batterie (blocs avec batterie intégrée) ou via un réseau centralisé.
Passage automatique en mode secours lors d’une coupure de courant.
Test périodique recommandé pour garantir leur bon fonctionnement.
Exemples de lieux où c’est obligatoire :
Établissements recevant du public (ERP)
Bureaux, écoles, hôpitaux, hôtels
Immeubles d’habitation de grande hauteur
LED STRIP PERFORMANCE COB -1000
Zones d'application
Eclairage intérieur
général Industrie Bureaux,
points de vente et sales de conférence
Éclairage architectural
Éclairage décoratif
Caractéristiques du produit
Bande de LED flexible et sécable
Plus petite unité sécable 50 mm
Figure 28:lED STRIP PERFORMANCE COB -1000
Durée de vie (L80/B10) : jusqu'à 60 000 h à Tp : 45 ° C
Flux lumineux: 800 lm / m
Très bon indice de rendu des couleurs Rsuba/ sub: > 90
Homogénéité initiale des couleurs : ≤ 3 SDCM
Large gamme de températures de couleur: du blanc chaud à la lumière du jour froide
Avantages du produit
Vastes possibilités de conception grâce aux bandeaux LED longs et flexibles
Installation facile, pas d'outils nécessaires pour la connexion
Montage facile sur de nombreuses surfaces lisses grâce à une bande autocollante
Flexibilité maximale grâce à une large gamme d'accessoires
Connexion simple grâce aux câbles intégrés de chaque côté
Mid Power LED
Zones d'application
Luminaires de plafond
Lampes de table
Éclairages intégrés dans les meubles ou cuisines
Ampoules LED classiques (E27, E14…)
L’incandescence C’est la production de lumière par
élévation de température. Les niveaux d’énergie sont en très Figure 29:Mid Power LED
grande [Link] par conséquent, le spectre de rayonnement émis est continu. Le cas le
plus courant est un filament chauffé à blanc par la circulation d’un courant électrique.
L’Energie fournie est transformée en effet joule et en flux lumineux.
La luminance C’est le phénomène d’émission par la matière d’un rayonnement
lumineux visible ou proche du visible, ainsi l’électroluminescence des gaz consiste au
rayonnement lumineux émis par un gaz soumis à une décharge électrique.
A partir de ces deux phénomènes plusieurs types des lampes sont développés
:
Figure 30: les types des lampes
Choix des lampes
La plupart des ampoules utilisées dans l’éclairage
satisfaisants, pour cela les chercheurs travaillent à améliorer les lampes d’éclairage. Selon le
type de travail, on précisera le type de lampe à employer, le choix peut être aussi en
fonction des économies d'énergie :
o Type de lumière (incandescence, fluorescence, lampes à décharge fluorescence, lampes à
décharge mercure, lampes à décharge sodium, lampes à décharge iodures
métalliques, sources, LED ou autres).
oType de lampe ou tube.
oFlux lumineux, Puissance, Tension, Système d'amorçage et la durée de vie.
oIRC (Indice de rendu de couleur), Température de couleur et l’efficacité lumineuse.
Tableau 10:Les différentes caractéristiques des lampes
Figure 31: La quantité de lumière en fonction de la puissance électrique selon le type de lampe
Etude d’éclairage par la méthode de l’utilance :
Afin d'obtenir le meilleur effet d'éclairage global
déterminer le nombre luminaire à installer, les étapes suivantes doivent être effectuées :
La
normalisation de Figure 32:: diagramme d’utilance
l’éclairage
La norme NF EN 12464-1 définit les exigences auquel doit satisfaire une installation.
Tableau 11: Espaces communs à l'intérieur
Tableau 12:Etablissements de santé — Salles du pers
Eclairage intérieure sur le logiciel Dialux
Figure 33: la salle de cours
Questionnaire et sondes de température :
Sondes de température :
Figure 34:uniformité
Dans le cadre d’une campagne de surveillance ther
des sondes de température ont été installées et les relevés ont été effectués
pendant 7 jours consécutifs. Les mesures ont été prises à trois moments de la
journée : le matin, à midi et le soir. Ces données permettront d’analyser l’évolution
thermique quotidienne et hebdomadaire, d’évaluer le confort thermique des
espaces, et d’identifier d’éventuelles anomalies ou déséquilibres thermiques.
Les mesures des sondes de températures :
Tableau 13: les mesures des sondes de températures
Chapitre 3 : Analyses les données
Analyse des factures et éclairage :
.22 Analyse de facture
.22.1 Facture d’eau
année 2019
l'évolution de la Consommation facturée m3 en 2019
l'évolution du Montant net à payer DH en 2019
Les graphiques présentés illustrent l'évolution de la consommation d'eau facturée en m³ et du
montant net à payer en DH pour l'année 2019. La consommation mensuelle montre des
variations importantes tout au long de l'année. Les mois de février, avril, et novembre affichent
des niveaux relativement élevés, avec un pic significatif en novembre. En revanche, une baisse
marquée est observée entre mai et août, avec un minimum en juillet. La moyenne annuelle de
consommation reste constante tout au long de l'année, bien inférieure aux pics enregistrés.
Le montant net à payer suit une tendance
similaire à celle de la
consommation. Les mois
de février, avril, et novembre affichent les montants les plus élevés, tandis qu'une diminution
importante est visible de mai à août, avec un creux en juillet, correspondant à la faible
consommation durant cette période. La moyenne annuelle des coûts reste stable, bien en deçà
des montants observés durant les mois de forte consommation.
Les graphiques présentés montrent une évolution marquée de la consommation
d’eau facturée en m³ et du montant net à payer en DH au cours de l’année 2020. La
consommation atteint des niveaux très élevés en février et en mars, culminant en mars,
avant de diminuer drastiquement à partir d’avril. Entre mai et août, la consommation reste
particulièrement faible, atteignant même des niveaux quasi nuls, avant de reprendre
progressivement à partir de septembre pour atteindre des valeurs significatives en novembre
et décembre.
La moyenne annuelle de consommation reste stable tout au long de l’année, bien inférieure
aux pics observés en début d’année. Le montant net à payer suit une tendance similaire à
celle de la consommation : les mois de février et mars enregistrent les coûts les plus élevés,
tandis que les montants diminuent fortement entre avril et août. Une augmentation est
ensuite visible à partir de septembre, avec des valeurs notables en fin d’année. Ces variations
traduisent une corrélation directe entre la consommation d’eau et les montants facturés
Repartition de la consommation sur les
tranches horaires en 2022
1380400%
26%
42%
hp hpl hc
Année 2023
• Évolution mensuelle du facteur de puissance (cos phi) en 2023
Le premier graphique montre l'évolution du facteur de puissance (cos phi) au cours de l'année
2023. Le cos phi atteint son maximum en février (0,812) avant de diminuer progressivement,
atteignant son point le plus bas en septembre (0,677). Une amélioration est observée à partir
d'octobre, avec une remontée jusqu'à 0,769 en décembre. Cette variation indique une période
d'inefficacité énergétique marquée en milieu d'année, particulièrement en septembre, où le
facteur de puissance est le plus faible. Ces inefficacités peuvent entraîner des pertes énergétiques
et des surcoûts.
• Comparaison de la consommation mensuelle entre la puissance appelée et la puissance
souscrite en 2023
Le deuxième graphique compare la puissance appelée (en vert) à la puissance souscrite (en
orange) en 2023. La puissance souscrite reste constante tout au long de l'année, autour de 100
unités, tandis que la puissance appelée reste nettement inférieure, oscillant entre 15 et 25 unités
selon les mois. Les mois de juillet et août enregistrent les puissances appelées les plus faibles, ce
qui coïncide avec une baisse de la consommation énergétique. Comme observé les années
précédentes, il existe une sous-utilisation importante de la puissance souscrite, suggérant un
potentiel d'optimisation des contrats énergétiques pour réduire les coûts fixes.
• Consommation mensuelle en 2023
Le troisième graphique présente la consommation mensuelle totale en 2023. Les mois de janvier,
février et mars affichent les consommations les plus élevées. Une baisse significative est observée
en juillet et août, où la consommation descend en dessous de 3500 unités. À partir de
septembre, la consommation remonte progressivement pour atteindre un pic en décembre. Ces
variations traduisent une tendance saisonnière similaire aux années précédentes, influencée
probablement par les conditions climatiques et les usages spécifiques de l'énergie.
Propositions d’amélioration :
Le tableau une synthèse des projets proposés visant à mettre en place des mesures d’efficacité
énergétique et de réduction de la consommation d’énergie au sein de l’institut
Choix des solutions :
Tableau 14:: matrice de compatibilité pour le choix des solutions
Solution Total Classement
Installation des capteurs de mouvement. 14 2
Utilisation de l'éclairage naturel. 15 1
Établir un plan de maintenance préventive régulier pour inspecter et 15 1
réparer les équipements.
Stocker un inventaire de lampes de rechange pour des interventions 14 2
rapides.
Installer des équipements économes en eau. 12 4
Collecter et réutiliser l'eau de pluie. 15 1
Ménagement des charges. 15 1
Refixation de puissance souscrite. 12 4
Systèmes de ventilation efficace. 12 4
Éliminer les ponts thermiques. 11 5
Fenêtres à double ou triple vitrage. 12 4
Isolation thermique des murs et des toits. 12 4
Changement et nettoyage des filtres des caissons. 13 3
Rénovation de toiture végétalisé 12 4
Installer des dispositifs dissuasifs tels que des filets ou des piques 11 5
pour empêcher les oiseaux de se poser près de l’embrayage.
Vérifier et lubrifier régulièrement l’embrayage pour éviter les 10 6
dysfonctionnements liés aux déchets.
Installer des filtres ou des joints pour réduire l’entrée de poussière. 14 2
Installer des filtres ou des joints pour réduire l’entrée de poussière. 12 4
D’après les résultats des tableaux ci-dessus, il s’avère que Les actions d’amélioration les plus
important sont :
Tableau 15:Les actions d’amélioration
Tableau de classement
Usage énergétique Classement
Rénovation de la toiture végétalisée du restaurant 1
Refixation de puissance souscrite 2
Installation des rideaux 3
Rénovation de la toiture végétalisée du restaurant
A partir du tableau on calcule le BEC Th
Tableau 16:puissance chaude et froide
Puissance froide Puissance chaud
15,2 KW 43,5 KW
On estime que la durée d’utilisation pour :
• Climatisation chaude : environ 1800 h/an
• Climatisation froide : environ 1800 h/an
Calcule l’énergie en chauffage
• Energie chauffage = puissance chaud *durée d’utilisation
Energie chauffage =78300 KWh/an
• Energie climatisation = puissance froid *durée d’utilisation
Energie climatisation =18240 KWh/an
• Energie thermique = 78300+18240 = 96540 KWH/an
BEC th = énergie thermique/surface
BEC th =177,2 kWh/ (m2 .an)
Description :
Une toiture végétalisée est un toit recouvert de plantes, de végétaux ou d’un tapis végétal. Elle
améliore l’isolation thermique du bâtiment, réduit les besoins en chauffage et en climatisation,
tout en contribuant à l’amélioration de la qualité de l’air. En plus de ses avantages énergétiques,
elle permet aussi de valoriser l’aspect esthétique du bâtiment et de favoriser la biodiversité.
Investissement :
La toiture du restaurant, d’une surface de 545 m², sera rénovée avec une toiture végétalisée.
Le coût moyen est de 1 800 DH/m², donc
545*1800=981 000 DH Gain :
La mise en œuvre des actions d’amélioration proposées dans ce projet d’économie d’énergie
permettra de réduire les besoins en chauffage et en climatisation
Gain financier : 91745,3*1,3286 = 121892,80 MAD/an Gain énergétique : 177,2*545*0,95 = 91745,3
KWh/an
Les tâches effectues
Un audit énergétique est une analyse approfondie de la consommation d'énergie d'un
bâtiment, d'une installation industrielle ou d’un système, visant à identifier les opportunités
d’amélioration de l’efficacité énergétique. Voici les tâches principales effectuées lors d’un
audit énergétique, notamment lors de l’analyse de l’efficacité énergétique :
1. Collecte des données
Relevé des consommations énergétiques (électricité, gaz, fioul, etc.) sur les 12 à 36
derniers mois.
Analyse des factures énergétiques.
Recueil des plans des bâtiments, des fiches techniques des équipements et des
habitudes d'utilisation.
Identification des usages principaux de l’énergie : chauffage, éclairage, climatisation,
production, etc.
2. Visite technique des lieux
Inspection des bâtiments et des équipements (chaudières, moteurs, systèmes de
ventilation, etc.).
Mesures sur site : température, humidité, débits, puissances électriques, etc.
Vérification de l’état d’entretien et de fonctionnement des installations.
3. Analyse des performances énergétiques
Calcul des indicateurs de performance énergétique (kWh/m².an, kWh/[Link], etc.).
Comparaison avec des références ou des normes (par exemple : RT2012, RE2020, ISO
50001, etc.).
Évaluation de la répartition des consommations par usage.
4. Identification des pertes et inefficacités
Détection des zones de gaspillage énergétique (mauvaise isolation, surconsommation
d'éclairage, surdimensionnement…).
Analyse de la régulation et de la gestion des équipements.
Estimation des pertes thermiques, électriques ou mécaniques.
5. Recommandations d'amélioration
Propositions de solutions techniques et organisationnelles pour réduire les
consommations :
o Isolation thermique
o Optimisation de la régulation CVC
o Remplacement d’équipements vétustes par des modèles performants
o Installation d’énergies renouvelables
o Sensibilisation des usagers
Chiffrage des investissements et des économies potentielles.
Calcul du temps de retour sur investissement (TRI).
6. Rédaction du rapport d’audit
Synthèse des constats, analyses et recommandations.
Hiérarchisation des actions selon leur rentabilité énergétique et économique.
Plan d’action énergétique possible.
Conclusion générale :
En résumé, l’audit énergétique s’impose comme un levier incontournable pour maîtriser la
consommation d’énergie, optimiser les performances des installations et réduire l’empreinte
carbone des bâtiments. Grâce à une analyse approfondie et des recommandations ciblées, il
offre aux entreprises et aux collectivités les moyens d’agir efficacement en faveur de la
transition énergétique. Ce projet met ainsi en lumière l’importance d’adopter une démarche
proactive, alliant économies financières et respect de l’environnement.
Annexe
Tableau des consommateurs d’électricité dortoir filles
Tableau des consommateurs d’électricité dortoir filles
Tableau des consommateurs d’électricité du restaurant
Analyse de la redevance de facture d’éléctricité 2021
Analyse de la redevance de facture d’éléctricité 2022
Analyse de la redevance de facture d’éléctricité 2020