Arthur Rimbaud
Arthur Rimbaud nait à Charleville le 20 octobre 1854. Il commence à écrire dès son enfance
et 1870, il se lie d’amitié avec George Zambard, qui l’introduit aux auteurs contemporains
comme Victor Hugo. A cause de la guerre, son collège est fermé et le 6 octobre 1870, il fugue
pour se réfugier à Charleroi. De 1874 à 1891, Rimbaud voyage, notamment en Afrique et
meurt le 10 novembre 1891 à Marseille. Il obtient une célébrité posthume grâce à ses
recueils de poème qui sont publier.
Première soirée :
1) Je pense qu’il a appelé ce poème comme ceci car il parle de ses premières
expériences avec la gent féminine, d’où l’adjectif « première ».
2) Il commence par le pronom « Elle » car dans ce poème il ne parle pas seulement de
lui mais aussi du fait qu’il soit accompagné par une femme, et commencer
directement par parler d’elle lui donne une place centrale qui permet au lecteur de
comprendre le thème dès le premier mot.
3) Ce poème est particulièrement surprenant car Rimbaud parle de pratiques intimes de
manière assez directe, choses pourtant assez taboues à l’époque.
Sensation :
1) On peut voir la volonté d’émancipation par le fait qu’il parle de lui à la première
personne centrant ainsi le poème sur lui, qu’il montre ses émotions et qu’il nous
partage ses envies de voyage.
2) Sensation est au singulier car il ne veut parler que d’une sensation, la liberté.
Le forgeron :
1) Il parle de la prise du palais des tuileries de 1792.
2) On peut voir la première strophe du Forgeron comme un pastiche du poème
« L’Expiation » de Victor Hugo car on retrouve dans les deux un long paragraphe en
alexandrins où le thème principal est une satire du gouvernement d’une époque,
dans le cas de Hugo Napoléon III et son armée, et dans celui de Rimbaud le roi de
France Louis XVI. On voit bien la volonté de Rimbaud de s’inspirer d’un grand auteur
de son époque.
3) On retrouve des termes familiers comme « soumis comme un chien » v10, « maraud
de forge » v11, « tra la la » v13, « patenôtres » v 15, « comme des yeux de vache » v
19, « taudis » v 24, « mon gars » v 42, « baraque splendide » v 47, « saletés » v 56,
«putain » v 47, « droguailles » v 91, « tabatière à sornettes » v 96, « crapule » v 112,
« crèverions de chaud » v 163, « canaille effroyable » v 165. L’impression donnée est
celle que c’est un véritable forgeron qui parle, cela nous plonge dans l’histoire et lui
donne plus de réalisme.
Soleil et chair
1) Ce poème s’inscrit dans le courant du parnasse car il ne parle pas de ses sentiments
mais utilise une écriture plus neutre et plus classique, montrant une volonté de se
rapprocher d’une forme d’art plus « pure ».
2) On retrouve « si les temps revenaient, les temps qui sont venus » partie 3, et « le
monde a soif d’amour, tu viendras l’apaiser » partie 3, dernier vers.
Ophélie :
1) Ce poème semble décrire une scène figée dans le temps et dégage une atmosphère à
la fois apaisante et macabre avec l’omniprésence de la nature qui donne un cadre
doux et reposant au poème, mais aussi celle de la mort d’Ophélie, très violente, qui
contraste avec le décor notamment grâce aux comparaisons d’Ophélie avec un
fantôme « Ophélie Passe, fantôme blanc » (v4, v5), et lui en donnant les
caractéristique « flotte » (v.2), « pale » (v.1 partie 2).
2) L’image du poète incompris est renvoyée par la solitude et l’errance d’Ophélie pour
l’éternité ainsi que sa mort violente causée par la folie, qui renvoient aux souffrances
du poète solitaire et incompris par son entourage.
Bal des pendus :
1) Le Champs lexical est la mort : « pendu » (titre), « gibier noir » (v.1), « squelette »
(v.4), « Belzébuth » (v.5)
2) Il s’agit d’un pastiche car rimbaud s’inspire de la manière d’écrire de François Villon
mais ne s’en moque pas, ce n’est donc pas une parodie.
Le châtiment de Tartuffe :
1) « Un jour qu'il s'en allait, « Oremus, » - un Méchant » (V.5), « S'égrenant dans son
cœur, Saint Tartufe était pâle !... » (V.11), « - Peuh ! Tartufe était nu du haut jusques
en bas ! » (V.14). Il se moque des prêtres comme on peut le voir avec le groupe
nominal « Robe noire » (v.2).
Vénus Anadyomène :
1) Ce poème est une parodie car il s’agit d’un blason, forme de poème visant à célébrer
une chose en particulier, généralement perçue comme attirante, en insistant sur sa
beauté. Dans la Vénus anadyomène, Rimbaud prend au contraire une figure
repoussante, une prostituée, et en loue l’anus, ce qui va à l’inverse d’un blason
classique, on voit bien la volonté de Rimbaud de se moquer de la poésie classique.
Les réparties de Nina :
1) Ce poème est surprenant car il s’agit d’un dialogue entre Nina et Rimbaud, écrit en
vers et en rimes, et qui parle de leurs ébats.
2) Le poète s’exprime de manière personnelle, mais soutenue, et en faisant de
nombreuses métaphores.
A la musique :
1) Ce sont les militaires qui sont touché par cette Satire, pour se moquer de l’ordre
établis et de la fausse musique qu’ils font, « Balance ses schakos dans la Valse des
fifres : » (v.7)
2) Ce sont les étudiant donc la jeunesse qui sont mis en valeur.
Les effarés :
1) Il s’agit de 12 strophes de 3 vers chacune, les deux premières en octosyllabe et le
dernier en tétrasyllabe.
2) Le but recherché est de les regrouper, de les indifférencier donc de montrer qu’ils
sont tous pareils, dans la même galère tout en se soutenant, Rimbaud veut provoquer
la pitié envers ces enfants.
Roman :
1) Rimbaud rêve de faire partit du parnasse, et dans ce courant littéraire, le « je » n’est
pas approprié car les poèmes doivent être plus classique.
2) « On a 17 ans » (v.1), « Nuit de juin » (v.13)
3) On voit que le poète ne se prend pas au sérieux car, en plus de le dire lui-même dans
le vers 1 « On n’est pas sérieux », il nous fait ressentir dans les vers de la partie IV,
qu’il ne se sent pas important.
Mort de 92 :
1) Selon lui, les Cassagnac ne doivent pas se servir du souvenir des soldats de la
révolution français car la cause de Cassagnac n’est pas celle que les soldats
défendaient de leur vivant, c’est donc un manque de respect envers eux.
Le Mal :
1) Les tonalités sont tragiques et sombres pour montrer l’horreur de la guerre, la haine
de Rimbaud envers elle et les puissants qui la causent grâce aux nombreux points
d’exclamation mais aussi l’injustice qu’il lui trouve. On retrouve cependant une
tonalité élégiaque lors de son éloge à la Nature à la seconde strophe.
2) Ce poème a pour but de dénoncer la violence de la guerre « crachats rouges de la
mitrailles » (v.1) et de dénoncer le profit que fait l’église et Dieu en dépit des mères
dont le reste de la famille est tombée au combat « Et se réveille, quand des mères,
ramassées » (v.12)
Rages de Césars :
1) Il évoque la capture de Napoléon III par les prussiens, à la fin de la guerre.
2) Le passage le plus satirique est : « Car l'Empereur est soûl de ses vingt ans d'orgie ! »
(v.5)
3) Il utilise le pluriel pour montrer la rage de tout le monde envers l’Empereur.