Compta
Compta
Immo incorp
Conditions d'inscription et immobilisations Identifiable, contrôlable, sources d’avantages économiques futures
Immobilisations incorporelles acquises Elles sont comptabilisées au coût d’acquisition (logiciels, brevets)
Elles sont obligatoirement considérées comme des charges : frais de démarrage, frais de
publicité, frais de formation
Actifs acquis lors d’un regroupement Il s'agit d'actifs incorporels ne figurant pas au bilan de la filiale acquise mais
d’entreprises reconnus au moment du regroupement car considérés comme identifiables : marques,
licences, fichiers clients, etc. Ils sont comptabilisés à leur juste valeur.
Actifs incorporels générés en interne Il s’agit des frais de développement. Ils sont comptabilisés à leur coût de production
Evaluation des actifs incorporels après la Selon le modèle du cout : amortissement si durée d'utilité finie et dépréciation éventuelle.
Comptabilisation initiale Selon le modèle de la réévaluation, à condition qu'il existe un marché actif.
Evaluation initiale = au coût (paiements à terme actualisé)
IAS 38 traite des immo incorporelles. Elle distingue clairement les dépenses de recherches (ne sont pas activées et traitées
en charges) et celles de développement (les charges sont activées si elles respectent 6 critères simultanément). Des frais
précédemment inscrits en charges ne peuvent pas être ensuite repris à l’actif. Si des dépenses de R&D deviennent éligibles,
seuls les frais postérieurs pourront être inscrits en charges.
Dans le cas d’un médicament le problème porte sur l’autorisation de mise sur le marché qui peut entraver l’obtention
d’avantages économiques.
Il faut s’assurer d’un certain nombre de conditions qui renvoient aux 3 conditions d’un actif incorporel : séparabilité,
avantages économiques et coût fiable.
6 critères d’activation : - Faisabilité technique, projet nettement défini (cahier des charges) - Souhait de la direction
d’achever l’immobilisation - Capacité à l’exploiter, vendre ou utiliser l’immo - Capacité (financière, technique…) à le
conduire et à l’achever, mettre en place des moyens matériels et humains pour l’atteinte des objectifs fixés - Des avantages
économiques futurs doivent être attendus - Coût évalué de façon fiable, pouvoir estimer de manière fiable des coûts engagés
ou retenus : documenter les montants engagés
2 modèles d’évaluation des immo incorp : modèle du coût et modèle de la réévaluation (juste valeur), à condition qu’il
existe un marché actif La juste valeur doit être déterminée par référence à un marché actif.
Dans la pratique, ces conditions sont rarement atteintes, car il n'existe, le plus souvent, pas de marché actif.
Ex de marchés actifs : licences de taxi, licences de pêche, quotas de production.
Ex de marché non actif : marques, titres de journaux, brevets, car ces actifs sont uniques.
Lorsque, parmi la réévaluation d'un groupe d'actifs incorporels, l'évaluation d'une immobilisation ne peut pas être effectuée
à la juste valeur, il faut utiliser la méthode du coût pour l'actif concerné.
L'écart de réévaluation est constaté en autres éléments du résultat global (soit directement en capitaux propres sans passer
par le résultat de la période).
La fréquence des réévaluations dépend de la volatilité de la juste valeur des immobilisations incorporelles concernées. En
cas de forte volatilité, une réévaluation annuelle est nécessaire.
Un marché actif doit satisfaire simultanément aux critères suivants : - Homogénéité des éléments qui y sont négociés ;
- Permanence de l'existence de vendeurs et d'acheteurs consentants ; - Prix public.
La valeur réévaluée devient la nouvelle valeur d'origine (écrasement des anciennes valeurs).
L'écart de réévaluation est de : 98 000 € - 56 000 € (80 000 - 24 000) = 42 000 €
Ecart de réévaluation est comptabilisé en autres éléments du résultat global (soit directement dans les CP) :
Licence d’exploitation : 18 000 Ecart de réévaluation en résultat global : 42 000
Amortissement du droit d’exploitation : 24 000
Après on recalcule les amortissements 98 000 sur 7 ans (14 000).
Les actifs financiers (IAS32, IFRS 7, IFRS9)
L’IFRS 9 distingue 3 actifs financiers : les actifs financiers évalués au coût amorti / les actifs financiers évalués à la juste
valeur par le biais du résultat net (frais d’acquisition en charges) / les actifs financiers évalués à la juste valeur par le biais
des autres éléments du résultat global (frais d’acquisition compris dans l’immo)
Les actifs sont associés au catégories selon 2 éléments :
• Les caractéristiques des cash-flows contractuels liés à l’actif, les caractéristiques contractuelles des flux de trésorerie
relatifs à ces actifs
• Le modèle économique suivi par l’entreprise pour cet actif, le modèle économique càd la façon dont l’entité gère les
actifs concernés (business model)
Les règles d'évaluation des actifs et passifs financiers lors de l'acquisition : tous les actifs financiers sont comptabilisés
à la JV majorée des coûts de transaction, sauf les actifs financiers en juste valeur par le résultat (prix d'achat uniquement).
Les contrats de location (IFRS 16)
Type de contrat Contrat de location supérieur à 1 an Contrat de location inférieur à 1 an
(ou < 5 000 $).
Définition Contrat par lequel les risques et avantages Contrat ne pouvant
inhérents au bien loué sont transmis au locataire. pas être qualifié de
« location-financement ».
Comptabilisation ·Bien inscrit à l'actif en contrepartie Loyer comptabilisé
d'une dette financière au passif. en charges.
.Amortissement du bien si durée d'utilité finie.
·Loyer comptabilisé comme un remboursement
d'emprunt par échéances constantes.
Evaluation et comptabilisation des actifs financiers au cout amorti : Le coût amorti doit être calculé selon la méthode
du taux d'intérêt effectif. Il correspond donc à la valeur actuelle calculée à partir des données d'entrée suivantes : Les flux
de trésorerie attendus sur la durée de vie restante de l'instrument ; Le taux d'intérêt effectif, qui sert de taux d'actualisation.
« coût amorti » = montant actuel auquel est évalué l'actif ou le passif financier lors de sa comptabilisation initiale,
diminué des remboursements en principal, majoré ou diminué de la différence entre les intérêts calculés par la méthode du
taux d'intérêt effectif et les intérêts réellement encaissés ou décaissés, et diminué de toute réduction pour dépréciations ou
irrécouvrabilité.
« taux d'intérêt effectif » = taux qui actualise exactement les décaissements ou encaissements de trésorerie futurs sur la
durée de vie prévue de l'instrument financier.
La norme IFRS 16 distingue les contrats de location qui sont dans le champ d'application de la norme des contrats de
service dont les loyers seront comptabilisés en charges. Il est donc important pour chaque contrat de définir s'il s'agit d'un
contrat de location ou de service.
La location est différente du contrat de service car elle permet au client (le preneur) d'obtenir le contrôle d'une ressource
(le droit d'utiliser un actif), alors que, dans le contrat de service, le fournisseur conserve le contrôle de l'intégralité des
ressources nécessaires à la fourniture du service. Le contrôle du client sur le droit d'utiliser un actif existe lorsqu'il obtient
pratiquement tous les avantages économiques procurés par l'usage de l'actif pendant la durée d'utilisation et lorsqu'il
décide du mode d'utilisation de l'actif pendant cette période.
L’IFRS 16 traite des contrats de location. Le principe est d’actualiser les loyers pou constituer la valeur d’acquisition du
bien. Cette valeur est activée. S’ajoute d’autres frais tels que des frais de mise en place.
Les produits des activités ordinaires issus des contrats avec des clients (IFRS 15) / Les créances
Chapitre 3 : Passifs :
Les capitaux propres
Les provisions, dette et autres passifs (IAS 37)
Pour avoir une provision : 3 conditions : une obligation actuelle (juridique ou implicite à l’égard d’) envers un tiers),
résultant d’un événement passé / sortie probable de ressources, obligation qui se traduira probablement par une sortie
d’avantages économiques futurs / possibilité d’obtenir une estimation fiable du montant de l’obligation, de la provision
Prise en compte des évènements postclôture : uniquement pour ajuster l’évaluation d’une provision constituée à la date
de la clôture
Faut-il enregistrer une provision ? Solution : le plan de licenciement n’a pas été communiqué à un tiers, il ne peut pas y
avoir de provisions.
Les avantages du personnel (IAS 19) / Les paiements en actions
Partie 3 Les normes traitant de situations spécifiques
Chapitre 1 les cas particuliers
Les subventions publiques et les informations à fournir sur l’aide publique (IAS 20)
L'IAS 20 ne concerne que les subventions publiques et autres formes d'aides publiques, à l'exception des avantages fiscaux
et des participations détenues par l'État dans le capital des entreprises. Le terme « État » désigne l'Etat en tant que tel mais
aussi les organismes publics et tout autre organisme public similaire local, national ou international. L'aide publique est une
mesure prise par l'État destinée à fournir un avantage économique spécifique à une entreprise ou à une catégorie
d'entreprises répondant à certains critères. Les subventions publiques sont définies comme des aides publiques prenant la
forme de transfert de ressources à une entreprise en échange du fait que celle-ci s'est conformée ou se conformera à certaines
conditions liées à ses activités opérationnelles.
Deux types de subventions peuvent exister :
• les subventions liées à des actifs, correspondant aux subventions d'équipement selon la terminologie française ; l'entreprise
bénéficiaire d'une subvention d'équipement doit acquérir ou construire un actif à long terme ;
Produits différés au bilan et immo brute à l’actif / Immo nette de subvention à l’actif
• les subventions liées au résultat, c'est-à-dire les subventions d'exploitation.
Produit du compte de résultat / déduite des charges qu’elle compense
Les subventions publiques peuvent être monétaires ou non monétaires. Dans ce dernier cas, elles prennent la forme d’un
transfert d’un actif.
Comparaison avec le PCG : Comme en IFRS, les subventions publiques sont comptabilisées lorsque l'assurance
raisonnable d'octroi de la subvention est acquise et qu'il est certain que l'entreprise satisfera aux conditions requises.
Les principes français distinguent deux types de subventions : les subventions d'exploitation (non définies dans le PCG)
enregistrées en produits d'exploitation ; les subventions d'investissement comptabilisées dans les capitaux propres (PCG
art. 362-1) et reprises en résultat sur la duree d'amortissement de l'actif finance. Si l'actif n'est pas amortissable,
l'amortissement est effectué sur 10 ans, sauf s'il est prévu un nombre différent d'années, durant lesquelles les actifs sont
inaliénables. Les divergences sont donc les suivantes : impossibilité de maintenir les subventions en capitaux propres en
normes IFRS ; possibilité en IFRS d'enregistrer les subventions en déduction du coût des actifs financés, ce qui est interdit
en normes françaises.
Les coûts d’emprunt
Chapitre 2 : Regroupement d’entreprises (IFRS3)
CONSOLIDATION
Partie 4 : les principes généraux de la consolidation
Chapitre1 : le cadre de la consolidation – Référentiel de consolidation applicable :
Sociétés non cotées Sociétés cotées
Sur un marché Sur un marché non réglementé (ex /
réglementé Euronext Growth)
(Eurolist d’Euronext)
Comptes consolidés Règles françaises IAS/IFRS obligatoires Règles françaises (règlement
(règlement CRC 99-02 CRC 99-02 jusqu'à fin 2020
jusqu'à fin 2020 et ANC 2020-01 à partir de 2021)
et ANC 2020-01 à partir ou IAS/IFRS sur option
de 2021) ou IAS/IFRS
sur option
Comptes sociaux Règles françaises obligatoires
Toute société française non cotée sur un marché réglementé, et qui a l'obligation de présenter des comptes consolidés, peut
choisir le néferentiel de consolidation (ANC ou IFRS). Le changement de référentiel est possible. Toutefois, le groupe devra
produire ses comptes consolidés en N+1 selon les deux référentiels et ce, à des fins de comparabilité dans le temps.
La société THERME SA étant cotée sur un marché réglementé européen ne peut pas opter pour un autre référentiel que le
référentiel IFRS pour l'établissement de ses comptes consolidés. Elle doit obligatoirement utiliser le référentiel français -
PCG pour établir ses comptes individuels.
Les sociétés dont les titres sont admis à la négociation sur un marché réglementé doivent établir leurs comptes consolidés
conformément aux normes IFRS. La société devra donc pour l'établissement de ses comptes consolidés passer du règlement
ANC 2020-01 au référentiel IFRS.
Les sociétés cotées sur un marché non réglementé doivent appliquer la réglementation française de consolidation : l'ANC
20-01. Exception : une option est possible pour consolider selon le référentiel IFRS. Le groupe est coté sur Euronext Growth
qui est un marché régulé et non réglementé, le président du groupe FNC préférant appliquer le ANC 20-01 et cela lui étant
autorisé, il pourra consolider en normes françaises.
Seuils : CA total : 48 Millions d’euros, total bilan : 24 millions d’euros, nombre moyen de salariés : 250 (avant 1er
janvier 2025) (après 01/01/2025 : 60/30).
Les entités à exclure du périmètre : L'exclusion est exceptionnelle. Elle ne peut résulter que de l'un des cas suivants :
1. Restrictions sévères et durables qui remettent en cause le contrôle (ex. : filiale dans un pays en guerre, blocage légal des
dividendes).
2. Cession imminente : titres détenus uniquement en vue de la revente.
3. Caractère non significatif : entité sans impact notable sur l'image fidèle du groupe.
4. Impossibilité d'obtenir l'information dans des délais raisonnables ou sans frais excessifs.
Les filiales exclues doivent être présentées en titres de participation dans les comptes consolidés, évaluées selon les règles
du PCG.
Les exclusions facultatives et leurs effets comptables
. Titres détenus en vue d'une cession : Exclusion possible seulement si la cession est prévue dès l'acquisition et dans un
délai proche, justifié par un mandat ou un accord de vente.
. Caractère non significatif : Le groupe définit des seuils internes (bilan, CA, résultat) à documenter dans l'annexe. Plusieurs
petites entités peuvent être cumulées pour tester leur significativité globale.
. Informations inaccessibles
Exception rare : pays en guerre, destruction des archives, refus légal de transmission. Nécessite une justification détaillée
dans l'annexe.
Présenter les cas d'exclusion facultative du périmètre de consolidation prévue par la norme IFRS 10. Lorsque l'entité
qui en contrôle une autre a elle-même une entité mère ultime ou intermédiaire qui prépare des comptes consolidés
conformes aux IFRS et dont les titres sont mis à la disposition du public, elle est exemptée d'établir des comptes consolidés.
• Cette exception est subordonnée à ce que :
- les autres propriétaires de l'entité soient informés de cette absence de comptes consolidés et ne s'y opposent pas,
- et à ce que l'entité exemptée n'ait pas émis de titres cotés ou ne soit pas en voie d'obtenir une cotation de ses titres.
• Les entités d'investissement sont exemptées de la préparation des comptes consolidés et établissent des comptes dans
lesquels leurs investissements sont évalués à la juste valeur par résultat.
Chapitre 2 : le processus de consolidation
Le processus de consolidation consiste à agréger les comptes individuels (ou comptes sociaux) des différentes sociétés
appartenant au périmètre du groupe (y compris la société mère, tête de groupe). L'objectif est de présenter les comptes
annuels consolidés de cet ensemble de sociétés comme si elles n'en formaient qu'une seule.
Le processus de consolidation comporte quatre étapes similaires en normes IAS/IFRS et en règlement ANC 20-01.
Etape 1 : travail préparatoire - Etape 2 : travaux de préconsolidation
Etape 3 : opérations de consolidation - Etape 4 : présentation des documents de synthèse consolidés
Chapitre 3 : Introduction au périmètre de consolidation
La méthode de consolidation est reliée au pourcentage de contrôle
Nature du contrôle Méthode de consolidation
Contrôle exclusif de droit (50% + 1 droit de vote) Intégration globale
Contrôle exclusif de fait
Contrôle exclusif contractuel
Contrôle conjoint Intégration proportionnelle
Influence notable Mise en équivalence
Les différentes méthodes déterminent les éléments qui seront consolidés :
Intégration globale Les actifs et passifs de la filiale seront intégrés totalement dans les comptes de la mère.
Intégration proportionnelle Les actifs et passifs de la filiale seront intégrés dans les comptes de la mère
proportionnellement aux droits de celle-ci.
Mise en équivalence Les comptes de la filiale ne seront pas intégrés dans ceux de la mère. La valeur des
titres détenus par le groupe sera revalorisée. Les titres seront « mis en équivalence ».
Les situations particulières de contrôle : Les entités ad hoc : Une entité ad hoc est une structure juridique distincte créée
spécifiquement pour gérer une opération ou un ensemble d’opérations similaires pour le compte d'une autre entité.
- structurée ou organisée de manière telle que son activité n'est en fait exercée que pour le compte de cette entité, par mise
à disposition d'actifs ou fourniture de biens, de services ou de capitaux.
Exemples : sociétés de titrisation, SCI de portage immobilier, véhicules de financement ou de R&D.
L'article 211-8 du règlement ANC 2020-01 prévoit qu'elles doivent être consolidées si l'entité consolidante :
. dispose des pouvoirs de décision et de gestion ;
. bénéficie de la majorité des avantages économiques ;
. supporte la majorité des risques.
Si deux de ces trois critères sont réunis (dont obligatoirement le 1er ou le 3e), la consolidation est obligatoire, même sans
détention de titres. Les entités ad hoc visaient historiquement à « déconsolider » des actifs ; le règlement ANC a mis fin à
ces montages.
Chapitre 4 : présentation des méthodes de consolidation
La consolidation par intégration globale : Les principes d'intégration du bilan de la filiale sont donc les suivants :
- intégration à 100% des postes du bilan F
- annulation des titres de participation F détenus par M en moins des réserves consolidées
- reclassement des postes de capital et réserves sociales de F sur le poste réserves consolidées pour la quote-part détenue
par M : application du pourcentage d'intérêt
- calcul du résultat groupe : résultat M et quote-part du résultat de F détenue par M
- inscription des intérêts minoritaires : réserves et résultat en appliquant le pourcentage revenant aux minoritaires : (1 -
%INT)
La consolidation par intégration proportionnelle : La société M ayant un contrôle conjoint sur la filiale F, la méthode de
l'intégration proportionnelle doit être rattachée à la filiale F. Les principes d'intégration du bilan de la filiale sont donc les
suivants :
- intégration à hauteur du pourcentage de contrôle des postes du bilan F, soit 50%
- annulation des titres de participation F détenus par M en moins des réserves consolidées
- reclassement des postes de capital et réserves sociales de F sur le poste réserves consolidées pour la quote-part détenue
par M : application du pourcentage d'intérêt
- calcul du résultat groupe : résultat M et quote-part du résultat de F détenue par M
La part du groupe est la même en intégration proportionnelle qu'en intégration globale. Le bilan consolide ne fait pas
apparaître les droits des minoritaires. L'actif net est inférieur à celui de l'intégration globale.
Participation réciproque :
Attention : A côté des actions ordinaires, les sociétés par actions ont la possibilité d'émettre des actions dites « de préférence
» avec ou sans droit de vote, assorties de droits particuliers de toute nature (droits pécuniaires, par exemple dividendes
prioritaires, droits politiques ... ). Ces actions remplacent les actions à dividende prioritaire sans droit de vote, les actions
de priorité, les certificats d'investissement ou autres certificats de droit de vote dont l'émission est interdite depuis l'entrée
en vigueur de l'ordonnance du 24 juin 2004. Mais ils sont utilisés dans les sujets d'examen. Pour le calcul de la fraction des
droits de vote détenus, en ANC/2020, il convient de tenir compte des actions à droit de vote double, des certificats de droit
de vote créés lors de l'émission de certificats d'investissement. Ne sont pas retenues les valeurs mobilières ne conferant pas
de droits de vote, en reglement ANC/2020, notamment : les actions à dividendes prioritaires sans droit de vote : les actions
non libérées des versements exigibles trente jours après la mise en demeure de la société ; les certificats d'investissement ;
les obligations convertibles, échangeables ou avec bons de souscription d'actions ; les titres subordonnés (obligations
perpétuelles).
Action à droit de vote double (art. L. 225-123 du Code de commerce) : le droit de vote double attribué que si l'action est
nominative et si elle est entièrement libérée et inscrite au nom d'un même actionnaire depuis au moins 2 ans, perdu lors
d'une cession de l'action.
Action à dividende prioritaire sans droit de vote (art. L. 228-35-3 du Code de commerce) : la proportion des ADP sans
droit de vote ne peut excéder 25 % du capital social. La valeur nominale de l'ADP est égale à celle de l'action. L'ADP donne
droit à un premier dividende prioritaire prélevé sur le bénéfice distribuable avant toute autre affectation. La partie de ce
premier dividende prioritaire qui n'a pas pu être versée en raison de l'insuffisance de bénéfice distribuable est reportée sur
l'exercice suivant et, s'il y a lieu, sur les deux exercices ultérieurs.
Certificat d'investissement (art. L. 228-30 du Code de commerce) : est une valeur mobilière issue du démembrement d'une
action. La proportion ne peut pas être supérieure à 25 % du capital social. La valeur nominale est égale à celle de l'action.
Ils sont représentatifs des droits pécuniaires (dividendes). Les certificats de droit de vote sont représentatifs des autres droits
attachés aux actions. Le certificat de droit de vote doit revêtir la forme nominative. Il y a autant de certificats
d'investissement que de certificats de droit de vote. L'action est reconstituée de plein droit entre les mains du porteur d'un
certificat d'investissement et d'un certificat de droit de vote.
2 Règles :
1. Pourcentage d'Intérêt (Argent/Dividendes) : Les Certificats d'Investissement (CI) sont inclus, et le Droit de Vote Double
est ignoré (on compte simple).
2. Pourcentage de Contrôle (Vote) : Le Droit de Vote Double est inclus (on compte double), et les CI/ADP sans droit de
vote sont exclus.
Le pourcentage de contrôle exercé par la tête de groupe : Principe : tant qu'une filiale est contrôlée de façon exclusive,
la chaîne de participations se poursuit. Les pourcentages directs s'ajoutent aux pourcentages indirects.
Le type de contrôle/influence induit : Il existe, en ANC, trois types d'influence :
-le contrôle exclusif : de droit en cas de détention majoritaire des droits de vote, de fait en cas de possibilité de nommer
pendant deux exercices successifs la majorité des membres d'organes de direction, contractuel s'il y a influence dominante
en vertu d'un contrat
-le contrôle conjoint : partage du contrôle (par un accord contractuel) d'une entreprise exploitée en commun par un
nombre limité d'associes.
- l'influence notable : pouvoir de participer aux politiques financières et opérationnelles sans en détenir le contrôle
La méthode de consolidation à retenir : Le choix des méthodes dépend de la nature du contrôle :
- Contrôle exclusif=> intégration globale (100% des comptes de la filiale)
- Contrôle conjoint => intégration proportionnelle (en fonction du % d'intérêt du groupe)
- Influence notable => mise en équivalence (ajustement de la valeur des titres, pas d'intégration)
Les pourcentages d'intérêt : intégrés, du groupe et revenant aux minoritaires :
Principe : droits financiers calculés en multipliant les % de la chaîne de participations. Les % directs sont ajoutés aux %
indirects. Pour les mises en équivalence, le % intégré est celui qui est retenu en consolidation par paliers (% des entités
détenant les titres).
Partie 6 : les retraitements de préconsolidation
Chapitre 1 : la méthodologie des retraitements de préconsolidation et les principes d’évaluation
Passage d’une charge à une immobilisation (impact fiscal négligé par souci pédagogique) : 1annulation de la
charge / 2 consolidation de l’immobilisation / 3 constatation de l’amortissement
Passage d’une immobilisation à une charge (impact fiscal négligé par souci pédagogique) : 1 annulation de
l’immobilisation / annulation de l’amortissement / constatation de la charge
Subvention d’investissement
Réévaluation
AUTRES
Les dépenses de gros entretien et grandes révisions
Immeubles de placement
Opérations concernant : cessions internes d’actifs / les marges internes sur stock / les dividendes internes
(plus values de cession d’élément d’actif – dépréciations et provisions sur opérations internes)
• Dépréciations internes sur titres de participation
Prix de vente = coût de production + marge = coût de production x (1 + taux de marge)
d’où : Marge = prix de vente / (1 + taux) x taux
• Résultats internes sur contrats à long terme
• Cessions d’immobilisation
SYNTHÈSE : Les comptes consolidés ne doivent comprendre que les opérations réalisées avec des tiers au groupe. Toutes
les opérations entre sociétés d'un même groupe doivent être éliminées.
Certaines opérations sont sans incidence sur le résultat du groupe, tandis que d'autres n'aboutissent pas immédiatement à une
transaction avec un tiers au groupe. Dans ces cas-là, l'élimination a une incidence sur le résultat du groupe et un impôt différé
doit être constaté. L'élimination des dividendes intragroupes et des dépréciations des titres de participation, qui ne sont pas
liés aux activités des sociétés du groupe, n'entraîne pas d'impôt différé. L'élimination des opérations intragroupes doit tenir
compte des montants retenus dans le cumul des comptes.
Elimination des achats/ventes et créances/dettes : il faut annuler l’achat et la vente ainsi que la créance clients et
dette fournisseurs. Cette écriture ne génère pas d’impôt différé
L’évaluation des actifs et passifs fait apparaître des plus-values ou moins-values latentes. Les marques constituent des
immobilisations incorporelles non amortissables ; de même, les terrains ne s’amortissent pas. Les marques ne sont
généralement pas cessibles indépendamment de l’entité.
L’écart d’évaluation correspond à la différence entre la valeur d’entrée dans le bilan consolidé et la valeur comptable
du même élément figurant dans le bilan de l’entité contrôlée, retraité selon les normes comptables du groupe. Il s’agit donc
de la différence entre la valeur comptable et la valeur à la date de prise de contrôle.
Le calcul de l’écart d’évaluation permet de prendre en compte les plus-values latentes et les éléments non comptabilisés,
afin d’intégrer dans la quote-part de valeur détenue par le groupe des phénomènes économiques ayant influencé le coût
d’acquisition des titres.
L’impôt sur les sociétés est calculé sur l’ensemble des écarts d’évaluation, y compris ceux relatifs aux marques ; en
conséquence, l’écart d’évaluation net est diminué en IFRS du fait de la prise en compte de l’impôt différé.
L’écart d’évaluation est égal à la réévaluation des actifs diminuée de la réévaluation des passifs.
Il concerne principalement la réévaluation des immobilisations incorporelles, notamment les brevets.
L’écart d’évaluation est figé à la date de prise de contrôle et reste identique à celui calculé lors de l’entrée de la filiale
dans le périmètre de consolidation.
L’écart d’évaluation est déterminé pour tous les actifs et passifs identifiables, conformément aux règles d’évaluation
prévues par le règlement ANC 2020-01 ou par les normes IFRS. Il est évalué :
• à la valeur d’utilité pour les actifs liés à l’exploitation ;
• à la valeur vénale pour les actifs hors exploitation.
Le règlement ANC 2020-01 précise les modalités de détermination de la valeur d’utilité des actifs.
Ecart d’acquisition :
Règle ANC : amortissement obligatoire de l’écart d’acquisition (brut d’impôt différé).
Règle IFRS : goodwill non amorti, soumis à un test de dépréciation annuel.
Selon le règlement ANC 2020-01, l’écart d’acquisition (EA) correspond à la différence entre le coût d’acquisition des titres
et l’évaluation totale des actifs et passifs identifiés à la date d’acquisition (date de prise de contrôle). Il constitue un actif,
c’est-à-dire un élément contrôlé par l’entreprise dont il est probable qu’il génère des avantages économiques futurs.
Selon les normes IFRS, le goodwill correspond à la différence entre : la contrepartie transférée (prix payé pour l’acquisition
des titres), majorée du montant de la participation ne donnant pas le contrôle (intérêts minoritaires), et l’actif net acquis,
évalué à la juste valeur.
Cette approche permet de distinguer :
• un goodwill partiel (purchase goodwill) lorsque la participation ne donnant pas le contrôle est valorisée à hauteur de la
quote-part de l’actif net réévalué revenant aux actionnaires hors groupe → méthode équivalente à l’ANC 2020-01 ;
• un goodwill complet (full goodwill) lorsque la participation ne donnant pas le contrôle est valorisée à sa juste valeur →
méthode inexistante en ANC 2020-01.
Écart d’acquisition = Prix d’achat – Quote-part des capitaux propres réévalués= PA – [quote-part des capitaux
propres + écarts d’évaluation (± plus-values / moins-values)].
Un écart d’acquisition positif (coût d’acquisition supérieur à la juste valeur des actifs et passifs identifiés) reflète un
supplément de prix généralement dû aux avantages attendus de la prise de contrôle (synergies, élimination d’un concurrent,
contrôle des approvisionnements, etc.). → Prix d’achat > valeur globale → Prix d’achat – valeur globale > 0.
Un écart d’acquisition négatif (badwill) peut s’expliquer par une acquisition réalisée à des conditions avantageuses ou par
une rentabilité insuffisante attendue. → Valeur globale > prix d’achat → Prix d’achat – valeur globale < 0.
Selon l’ANC 2020-01, l’écart d’acquisition négatif est rapporté au résultat sur une durée reflétant les hypothèses retenues
lors de l’acquisition :
• soit de manière étalée, pour compenser une insuffisance attendue ou constatée des résultats de l’entité acquise ;
• soit immédiatement, lorsque le profit correspond à une plus-value résultant d’une acquisition réalisée dans des conditions
avantageuses.
Dans le cadre du passage aux IFRS, les différences entre l’écart d’acquisition et le goodwill partiel portent notamment sur :
• l’écart d’évaluation : l’impôt est calculé sur l’ensemble des écarts (y compris les marques), ce qui réduit l’écart
d’évaluation en IFRS ;
• l’écart d’acquisition : selon IFRS 3, les frais d’acquisition ne sont pas inclus dans la contrepartie transférée.
Le goodwill résulte d’un prix d’acquisition supérieur à la quote-part des capitaux propres réévalués à la juste valeur. Il
représente une survaleur non identifiable séparément par les écarts d’évaluation sur actifs et passifs identifiables (perspectives
de croissance, compétences, savoir-faire…).
La filiale étant sous contrôle exclusif, elle est consolidée selon la méthode de l’intégration globale. Le résultat est réparti
entre le groupe et les intérêts minoritaires selon les pourcentages de détention.
Selon IFRS 3, le goodwill (partiel ou complet) est comptabilisé à l’actif du bilan. Il n’est pas amorti, mais fait l’objet d’un
test de dépréciation annuel obligatoire, même en l’absence d’indice de perte de valeur.
L’impact sur les réserves consolidées est nul à l’entrée d’une filiale dans le périmètre de consolidation, quelle que soit la
méthode du goodwill retenue. Les variations ultérieures des réserves du groupe et des intérêts minoritaires sont présentées
en annexe.
L’écart d’acquisition est figé à la date de prise de contrôle. Ayant une durée de vie indéterminée, il n’est pas amorti en
IFRS.
(Parts de marché de 90 à inclure dans le goodwill)
Partie 8 : Les variations de périmètre : les variations de périmètre : conséquences des changements de contrôle