Support de cours EGT 2023 -2024
Les unités en transmission
2. Les systèmes de transmission
Les systèmes de transmission comprennent essentiellement les lignes de
transmission proprement dites, c'est-à-dire les supports de transmission et les
équipements de groupement des signaux à transmettre. Ce groupement est
appelé multiplexage. Il en existe deux types : le multiplexage en fréquence et le
multiplexage en temps.
2.1 Lignes de transmission
Ces lignes de transmission peuvent être de nature très diverse (câbles, liaisons
hertziennes, liaisons par satellites).
Le cas des radiocommunications, notamment avec les mobiles, mérite cependant d'être
examiné à part.
Actuellement, pour les liaisons entre stations fixes de télécommunications, on peut classer
les supports de transmission en cinq grandes catégories techniques. En effet, on ne citera
que pour mémoire les liaisons radioélectriques en ondes courtes, dont le rôle a été
important, avant l'apparition des câbles sous-marins téléphoniques et des liaisons par
satellites, mais qui n'occupent plus, aujourd'hui, qu'une place marginale dans l'arsenal des
moyens de transmission à grande distance. Ces supports de transmission, à courte ou à
grande distance, qui constituent l'ossature actuelle des réseaux de télécommunications
sont : les câbles à paires symétriques, les câbles coaxiaux, les faisceaux hertziens, les
satellites artificiels et les fibres optiques.
2.1.1 Les câbles à paires symétriques
Il s'agit de lignes bifilaires groupées à l'intérieur de câbles le plus souvent souterrains mais,
parfois encore, aériens, dont la capacité varie en fonction du nombre d'abonnés à
raccorder ou du trafic à écouler. Ces types de câbles sont utilisés essentiellement dans
les réseaux locaux, soit pour le raccordement des abonnés à leur centre de rattachement,
soit pour des liaisons intercentraux, urbaines ou rurales. En général, les câbles à paires
symétriques sont utilisés pour la transmission de signaux à faible ou moyenne largeur de
bande (téléphone, télex, transmissions de données à moyen débit), mais on peut aussi les
utiliser pour des transmissions de signaux à plus large bande (vidéo) sur de courtes
distances.
a. La paire torsadée non blindée (UTP)
Le câble UTP obéit à la spécification 10BaseT. C’est le type de paire torsadée le plus
utilisé et le plus répandu pour les réseaux locaux. Voici quelques caractéristiques :
Longueur maximale d’un segment : 100 mètres
Composition : 2 fils de cuivre recouverts d’isolant
Normes UTP : conditionnent le nombre de torsions par pied (33 cm) de câble en fonction
de l’utilisation prévue
UTP : répertorié dans la norme Commercial Building Wiring Standard 568 de l’EIA/TIA
(Electronique Industries Association / Télécommunication Industries Association). La
norme EIA/TIA 568 a utilisé UTP pour créer des normes applicables à toutes sortes de
locaux et de contextes de câblage qui garantissent au public l’homogénéité des produits.
Ces normes incluent cinq catégories de câbles UTP :
Catégorie 1 : Câble téléphonique traditionnel (transfert de voix mais pas de données)
Catégorie 2 : Transmission des données à 4 Mbit/s maximum (RNIS). Ce type de câble
est composé de 4 paires torsadées
Catégorie 3 : 10 Mbit/s maximum. Ce type de câble est composé de 4 paires torsadées
et de 3 torsions par pied
Catégorie 4 : 16 Mbit/s maximum. Ce type de câble est composé de 4 paires torsadées
en cuivre
Catégorie 5 : 100 Mbit/s maximum. Ce type de câble est composé de 4 paires torsadées
en cuivre
Catégorie 5e : 1000 Mbit/s maximum. Ce type de câble est composé de 4 paires
torsadées en cuivre
La plupart des installations téléphoniques utilisent un câble UTP. Beaucoup de locaux sont
pré-câblés pour ce genre d’installation (souvent en nombre suffisant pour satisfaire les
futurs besoins). Si la paire torsadée pré-installée est de bonne qualité, il est possible de
transférer des données et donc l’utiliser en réseau informatique. Il faut faire attention
cependant aux nombres de torsades et aux autres caractéristiques électriques requises
pour une transmissions de données de qualité.
Le majeur problème provient du fait que le câble UTP est particulièrement sujet aux
interférences (signaux d’une ligne se mélangeant à ceux d’une autre ligne). La seule
solution réside dans le blindage.
b. La paire torsadée blindée (STP)
Le câble STP (Shielded Twisted Pair) utilise une gaine de cuivre de meilleure qualité et
plus protectrice que la gaine utilisée par le câble UTP. Il contient une enveloppe de
protection entre les paires et autour des paires. Dans le câble STP, les fils de cuivre d’une
paire sont eux-mêmes torsadés, ce qui fournit au câble STP un excellent blindage, c'est-
à-dire une meilleure protection contre les interférences).
D'autre part il permet une transmission plus rapide et sur une plus longue distance.
c. Les connecteurs pour paire torsadée
La paire torsadée se branche à l’aide d’un connecteur RJ-45. Ce connecteur est similaire
au RJ-11 utilisé dans la téléphonie mais différent sur certains points : le RJ-45 est
légèrement plus grand et ne peut être inséré dans une prise de téléphone RJ-11. De plus,
le RJ-45 se compose de huit broches alors que le RJ-11 n’en possède que six, voire quatre
généralement.
d. Caractéristiques des câbles à paire torsadé
Les câbles à paires torsadées ont les caractéristiques suivantes : Répond aux
spécifications de la norme « 10 base T » ;
Très utilisé pour les réseaux locaux ;
Une longueur maximale de 100 mètres ;
Un débit de 10 à100 Mb/s ;
Un câblage peu coûteux, c’est le moins cher ;
Une installation et des connexions simples ;
La plus grande flexibilité du câble ;
La plus grande vulnérabilité aux interférences ;
Un choix fiable mais qui ne garantit pas l’intégrité des données transmises sur
de longues distances et à des débits élevés…
2.1.2 Les câbles coaxiaux
Le câble coaxial (en anglais coaxial cable) a longtemps été le câblage de prédilection, pour
la simple raison qu'il est peu coûteux et facilement manipulable (poids, flexibilité, ...).
a. Constitution
Un câble coaxial est constitué d’une partie centrale (appelée âme), c'est-à-dire un fil de
cuivre, enveloppé dans un isolant, puis d’un blindage métallique tressé et enfin d'une gaine
extérieure.
La gaine permet de protéger le câble de l'environnement extérieur. Elle est
habituellement en caoutchouc (parfois en Chlorure de polyvinyle (PVC), éventuellement
en téflon).
Le blindage (enveloppe métallique) entourant les câbles permet de protéger les données
transmises sur le support des parasites (autrement appelés bruit) pouvant causer une
distorsion des données.
L'isolant entourant la partie centrale est constitué d'un matériau diélectrique permettant
d'éviter tout contact avec le blindage, provoquant des interactions électriques (court-
circuit).
L'âme, accomplissant la tâche de transport des données, est généralement composée
d’un seul brin en cuivre ou de plusieurs brins torsadés.
Grâce à son blindage, le câble coaxial peut être utilisé sur des longues distances et à haut
débit (contrairement à un câble de type paire torsadée), on le réserve toutefois pour des
installations de base.
A noter qu'il existe des câbles coaxiaux possédant un blindage double (une couche
isolante, une couche de blindage) ainsi que des câbles coaxiaux à quadruple blindage
(deux couches isolantes, deux couches de blindage).
b. Types de câbles coaxiaux
On distingue habituellement deux types de câbles coaxiaux :
Le 10Base2 - câble coaxial fin (appelé Thinnet, traduisez réseau fin ou
encore CheaperNet, traduisez réseau plus économique) est un câble de fin diamètre (6
mm), de couleur blanche (ou grisâtre) par convention. Très flexible il peut être utilisé dans
la majorité des réseaux, en le connectant directement sur la carte réseau. Il permet de
transporter un signal sur une distance d’environ 185 mètres sans affaiblissement.
Il fait partie de la famille des RG-58 dont l’impédance (la résistance) est de 50 ohms. On
distingue les différents types de câbles coaxiaux fins selon la partie centrale du câble
(âme).
Câble Description
RG-58 / U Brin central constitué d’un unique toron de cuivre
RG-58 A/U Torsadé
RG-58 C/U Version militaire du RG-58 A/U
RG-59 Transmission à bande large (Télévision par câble)
RG-6 Diamètre plus large, conseillé pour des fréquences plus élevées que RG-59
RG-62 Réseau Arcnet
Le 10Base5 - câble coaxial épais (en anglais Thicknet ou Thick Ethernet et également
appelé Yellow Cable, en raison de sa couleur jaune conventionnelle) est un câble blindé
de plus gros diamètre (12 mm) et de 50 ohms d'impédance. Il a longtemps été utilisé
dans les réseaux Ethernet, ce qui lui a valu l'appellation de « Câble Ethernet Standard ».
Etant donné que son âme a un plus gros diamètre, la distance susceptible d’être
parcourue par les signaux est grande, cela lui permet de transmettre sans affaiblissement
des signaux sur une distance atteignant 500 mètres (sans réamplification du signal). Sa
bande passante est de 10 Mbps Il est donc employé très souvent comme câble principal
(backbone) pour relier des petits réseaux dont les ordinateurs sont connectés avec du
Thinnet. Toutefois, étant donné son diamètre il est moins flexible que le Thinnet.
c. Les connecteurs pour câble coaxial
Thinnet et Thicknet utilisent tous deux des connecteurs BNC (Bayonet-Neill-
Concelman ou British Naval Connector) servant à relier les câbles aux ordinateurs.
Dans la famille BNC, on trouve :
Connecteur de câble BNC : il est soudé ou serti à l’extrémité du câble.
Connecteur BNC en T : il relie la carte réseau des ordinateurs au câble du réseau.
Prolongateur BNC : il relie deux segments de câble coaxial afin d’obtenir un câble plus
long.
Bouchon de terminaison BNC : il est placé à chaque extrémité du câble d’un réseau
en Bus pour absorber les signaux parasites. Il est relié à la masse. Un réseau bus ne
peut pas fonctionner sans. Il serait mis hors service.
Ils ont régné pendant longtemps sur le domaine des liaisons terrestres à grande distance
et des liaisons intercontinentales par câbles sous-marins. Ils sont utilisés aussi pour des «
réseaux locaux à large bande », réseaux de télévision par câble, notamment, ou pour des
liaisons interactives de vidéocommunication.
2.1.3 Les faisceaux hertziens
Les faisceaux hertziens sont d'utilisation plus récente que les câbles coaxiaux. Ces
derniers sont apparus à la fin des années 1930, alors que les faisceaux hertziens n'ont
commencé à se développer qu'au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, à la fin des
années 1940. Ils ont joué un grand rôle, tant dans le domaine des liaisons à grande
distance, en concurrence avec les câbles coaxiaux, que dans celui des liaisons régionales
à moyenne distance. Leur rôle a été très important, aussi bien dans les pays industrialisés
que dans les pays en développement. Une caractéristique essentielle de l'évolution des
liaisons à grande distance par câbles coaxiaux et par faisceaux hertziens pendant les 30
années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale a été la course aux économies d'échelle.
Les économies d'échelle sont particulièrement importantes en télécommunications,
notamment en transmission. D'où l'accroissement rapide des capacités de transmission
des liaisons par câbles coaxiaux (tableau 2.1) et par faisceaux hertziens (tableau 2.2).
2.1.4 Les supports de transmission par fibre optique
a. Caractéristiques
Une fibre optique est un guide d'onde optique à symétrie circulaire. Elle permet de
transporter des signaux sous forme d'impulsion de lumière.
Rappel sur la lumière et sa propagation
La lumière est une superposition d’ondes électromagnétiques. Une telle onde comporte
à la fois un champ électrique, noté E, et un champ magnétique, noté B, oscillant à la même
fréquence. Ces deux champs sont perpendiculaires entre eux et se propagent dans la troisième
direction z, orthogonale à leurs directions, comme le montre la figure III.1.
Propagation d’une onde électromagnétique
La propagation des ondes électromagnétiques s’effectue à une vitesse, souvent appelée
célérité, qui dépend du milieu considéré. Dans le vide cette célérité est ⁄.
La répartition de toutes les ondes électromagnétiques en fonction de leur longueur
d’onde ou de leur fréquence est représentée dans le spectre électromagnétique de la figure III.2.
- Spectre électromagnétique
Le domaine visible correspond à la partie très étroite du spectre perceptible par notre
œil, entre pour la couleur violette et pour la couleur rouge. C’est dans ce domaine visible que
le rayonnement solaire atteint son maximum d’intensité, au voisinage de
. La lumière blanche est une superposition d’ondes de toutes les longueurs d’onde du spectre
visible.
Domain visible du spectre électromagnétique
La propagation de l'onde électromagnétique dépend de la fréquence de l'onde et du
milieu de propagation considéré. Pour une onde à une fréquence donnée tel que la lumière, la
propagation dépend du milieu de transmission.
Dans un milieu homogène et transparent, la lumière se propage en ligne droite. Quand
la lumière, propageant dans un milieu non-homogène, frappe la surface de séparation de deux
milieux transparents qui ont des indices de réfraction différents et : la lumière subit les
phénomènes de la réflexion et de la réfraction.
On appelle réfraction de la lumière le changement de direction de la lumière à la
traversée de la séparation entre deux milieux transparents. La loi de réfraction est donnée par
la formule suivante :
Avec :
: indice de réfraction du milieu 1 ;
: indice de réfraction du milieu 2 ;
: angle d’incidence ;
: angle de réfraction.
Un milieu transparent homogène est caractérisé par un indice de réfraction n :
Avec v est la vitesse de la lumière dans un milieu considéré. Sachant que n sera toujours
supérieur ou égal à l (la longueur de la fibre).
Réflexion et réfraction des ondes électromagnétiques
La propagation de la lumière et les phénomènes de la réfraction et de la réflexion
s’effectuent dans les fibres optiques pour faire la transmission des informations.
La fibre optique est constituée de deux couches de matériaux diélectriques transparents
en verre ou en plastique. Le tous entouré d'un revêtement de protection, généralement en
plastique (figure III.5). Elle comprend donc:
La couche centrale dans laquelle se propage la lumière. C'est le cœur d'indicede
réfraction
La couche périphérique : c’est la gaine optique d'indice de réfraction , inférieur à
celui du cœur du cœur afin que les rayons lumineux qui se propagent dans le cœur
soient réfléchit.
Revêtement de protection a un double rôle de protéger la fibre mécaniquement et de
piéger la lumière qui se propage dans la gaine optique. Plusieurs couches sont ajoutées,
on a généralement :
- Revêtement primaire, en résine époxydique.
- Revêtement secondaire, en silicone.
- Revêtement secondaire, en matière plastique.
Fibre optique
b. Les principaux paramètres qui caractérisent les fibres optiques
Atténuation et longueur d’onde
La lumière, lorsqu'elle se propage le long de la fibre, s’atténue progressivement. Cette
atténuation s’exprime par une valeur en dB/km. Cette atténuation dépend de la longueur d'onde
(λ), c'est à dire de la couleur (la fréquence) de la lumière.
En conséquence la longueur d'onde de la lumière utilisée pour transmettre un signal dans
une fibre optique n'est pas choisie au hasard, elle correspond à un minimum d’atténuation.
Bande passante
C'est une mesure de la capacité de transport de données d'une fibre optique. Par exemple,
une fibre peut avoir une bande passante de 400 [Link]. Cela signifie qu'elle peut transporter
400 MHz sur 1 km. Elle dépend du type de fibre.
c. Types de fibres optiques
Selon le mode de propagation de la lumière, les fibres optiques peuvent se regrouper en
deux catégories.
Fibres optiques multi-modes
Il s'agit de fibre optique ayant plusieurs modes de propagation. Dans les fibres multi-
modes, les rayons lumineux se propagent de plusieurs façons en parcourant des trajets de
longueurs différents en des temps de propagation eux aussi différents. Ceci entraine un
élargissement de l'impulsion optique reçue donnant lieu à une réduction de la vitesse de
transmission maximale.
L'effet de l'élargissement de l'impulsion reçue est connu sous le nom de la dispersion
modale.
- Fibre multi-modes à saut d'indice
C'est le type de fibre le plus simple. Ce type de fibre optique possède une région du
cœur homogène relativement large comparativement à la gaine, comme l’illustre la figure III.6.
Fibre optique à saut d’indice
La fibre optique à saut d'indice est efficace sur des courtes distances parce qu'elle ne déforme
pas le signal par le principe de dispersion, ce qui manifestement ne convient pas à toutes les
applications. Elle est donc limitée dans sa bande passante.
La capacité de transmission de ce type de fibre est assez faible car chaque rayon doit
parcourir une distance différente. Par conséquent, il faut à l'extrémité "attendre" que tous les
faisceaux soient arrivés.
- Fibre multi-modes à gradient d'indice
Le cœur d'une fibre à gradient d'indice, contrairement à la fibre à saut d'indice, n'est pas
homogène. Il est constitué de plusieurs couches de verres dont l'indice de réfraction est différent
à chaque couche et diminue de l'axe jusqu'à la gaine (figure III.7).
Fibre optique à gradient d’indice
Le guidage est cette fois dû à l'effet du gradient d'indice. Les rayons suivent une
trajectoire d'allure sinusoïdale.
La fibre optique à gradient d'indice est la plus utilisée pour les moyennes distances.
Un des avantages est que la dispersion modale est diminué avec cette fibre. Il y a donc
meilleur réception du signal.
La capacité de transmission de cette fibre est plus élevée que celle à saut d'indice car la
distance à parcourir des rayons est plus faible, donc il est possible d'augmenter en fréquence.
Fibre monomode
Dans une fibre monomode, illustrée dans la figure III.8, le cœur est très fin ce qui permet
une propagation de faisceaux presque une ligne droite.
Fibre optique monomode
De cette façon, elle offre peu de dispersion modale de signal et celle-ci peut être
considéré comme nulle.
Comme on ne casse pas le faisceau lumineux la bande passante est donc augmente,
elle est presque infinie.
Avantages et inconvénients de chaque type
Etant donné qu'il y différentes structures de fibres, elles ont par conséquent des
capacités et des caractéristiques différentes.
Le tableau suivant donne un bref récapitulatif des avantages et des inconvénients de chaque
structure.
Structures Avantages Inconvénients
Multimode à saut - Faible prix - Perte et distorsion
d'indice - Facilité de mise en oeuvre - Importante du signal
Multimode à gradient - Bande passante raisonnable Difficile à mettre en œuvre
d'indice - Bonne qualité de transmission
Monomode - Très grande bande passante Prix très élevé
- Aucune distorsion
Avantages et inconvénients de chaque type de fibre optique
Autres avantages
Les fibres optiques présentent plusieurs avantages :
- Vitesse
Comme nous l'avons amplement expliqué, la lumière qui voyage dans la fibre se
propage à près de 300 000 km/s, ce qui crée une vitesse de transmission relativement
instantanée. La seule restriction sur la vitesse se trouvant à être la dispersion, la rapidité des
fibres reste incontestable plus grande que celle des fils de cuivre
- Légèreté
- Le gain protecteur du câble accomplit très bien sa tâche en rendant ce moyen
de communication très rigide et très peu corrosif.
- Insensibilité au bruit
d. Domaines d'application de la fibre optique
Les réseaux utilisent comme moyen de communication la fibre optique, son utilisation
permet la réception et l'émission de données de manière très rapide et avec une plus grande
sureté de transmission :
̵ En téléphonie,.
̵ L'éclairage (muséographique, architecturale, espace d'agrément publics ou
domestiques);
̵ La décoration/illumination de piscines, bassins, fontaines ;
̵ La signalétique d'orientation et d'information (panneaux de signalisation et enseignes);
̵ la signalisation routière (rond-point, séparation de voies de circulation).
̵ Capteurs (température, pression,).
TRANSMISSION ANALOGIQUE & TRANSMISSION NUMERIQUE
LE PRINCIPE DE LA TRANSMISSION ANALOGIQUE
La transmission analogique de données consiste à faire circuler des informations sur un
support physique de transmission sous la forme d'une onde. La transmission des données
se fait par l'intermédiaire d'une onde porteuse, une onde simple dont le seul but est de
transporter les données par modification de l'une de ces caractéristiques (amplitude,
fréquence ou phase), c'est la raison pour laquelle la transmission analogique est
généralement appelée transmission par modulation d'onde porteuse. Selon le
paramètre de l'onde porteuse que l'on fait varier, on distinguera trois types de
transmissions analogiques :
La transmission par modulation d'amplitude de la porteuse
La transmission par modulation de fréquence de la porteuse
La transmission par modulation de phase de la porteuse
La transmission analogique de données analogiques
Ce type de transmission désigne un schéma dans lequel les données à transmettre sont
directement sous forme analogique. Ainsi, pour transmettre ce signal, l'ETCD doit effectuer
une convolution continue du signal à transmettre et de l'onde porteuse, c'est-à-dire que
l'onde qu'il va transmettre va être une association de l'onde porteuse et du signal à
transmettre. Dans le cas d'une transmission par modulation d'amplitude par exemple la
transmission se fait de la manière suivante :
La transmission analogique de données numériques
Lorsque les données numériques ont fait leur apparition, les systèmes de transmission étaient encore
analogiques, il a donc fallu trouver un moyen de transmettre des données numériques de façon
analogique.
La solution à ce problème était le modem. Son rôle est:
A l'émission: de convertir des données numériques (un ensemble de 0 et de 1) en signaux analogiques
(la variation continue d'un phénomène physique). On appelle ce procédé la modulation.
A la réception: de convertir le signal analogique en données numériques. Ce procédé est
appelé démodulation.
C'est pour cela que modem est en réalité l'acronyme de MOdulateur/DEModulateur...
LA TRANSMISSION NUMERIQUE
La transmission numérique consiste à faire transiter les informations sur le support physique de
communication sous forme de signaux numériques. Ainsi, des données analogiques devront
préalablement être numérisées avant d'être transmises.
Toutefois, les informations numériques ne peuvent pas circuler sous forme de 0 et de 1 directement, il
s'agit donc de les coder sous forme d'un signal possédant deux états, par exemple :
deux niveaux de tension par rapport à la masse
la différence de tension entre deux fils
la présence/absence de courant dans un fil
la présence/absence de lumière
Cette transformation de l'information binaire sous forme d'un signal à deux états est réalisée par l'ETCD,
appelé aussi codeur bande de base, d'où l'appellation de transmission en bande de base pour
désigner la transmission numérique...
b. La chaîne de transmission de l'information
D’une manière générale, une chaîne de transmission de l’information présente les étapes
:
• Transduction du message à émettre : conversion d’une grandeur physique en une
autre. Exemple : microphone, qui transforme le signal sonore en signal électrique.
• Encodage du message. Exemple : conversion analogique / numérique.
• Emission du message. Exemple : émission par ondes hertziennes.
On parle de canal de transmission pour désigner la manière dont le signal est transmis
: par ondes radios, par câble cuivre, par fibre optique, …
On fait une distinction entre les milieux de propagation sans support physique (ondes)
où le signal se propage librement dans un « milieu ouvert » et ceux avec support
physique (câble, fibre optique) où le signal est canalisé.
Les modes de transmission
Pour une transmission donnée sur une voie de communication entre deux machines la
communication peut s'effectuer de différentes manières. La transmission est caractérisée
par :
le sens des échanges
le mode de transmission: il s'agit du nombre de bits envoyés simultanément
la synchronisation: il s'agit de la synchronisation entre émetteur et récepteur
Liaisons simplex, half-duplex et full-duplex
Selon le sens des échanges, on distingue 3 modes de transmission :
La liaison simplex caractérise une liaison dans laquelle les données circulent dans un
seul sens, c'est-à-dire de l'émetteur vers le récepteur. Ce genre de liaison est utile
lorsque les données n'ont pas besoin de circuler dans les deux sens (par exemple de
votre ordinateur vers l'imprimante ou de la souris vers l'ordinateur...).
La liaison half-duplex (parfois appelée liaison à l'alternat ou semi-duplex) caractérise
une liaison dans laquelle les données circulent dans un sens ou l'autre, mais pas les deux
simultanément. Ainsi, avec ce genre de liaison chaque extrémité de la liaison émet à son
tour. Ce type de liaison permet d'avoir une liaison bidirectionnelle utilisant la capacité totale
de la ligne.
La liaison full-duplex (appelée aussi duplex intégral) caractérise une liaison dans
laquelle les données circulent de façon bidirectionnelle et simultanément. Ainsi, chaque
extrémité de la ligne peut émettre et recevoir en même temps, ce qui signifie que la bande
passante est divisée par deux pour chaque sens d'émission des données si un même
support de transmission est utilisé pour les deux transmissions.
TRANSMISSION SERIE ET PARALLELE
Différences clés entre la transmission série et parallèle
La transmission en série nécessite une seule ligne pour communiquer et transférer des
données alors que la transmission en parallèle nécessite plusieurs lignes.
Transmission en série utilisée pour la communication à longue distance alors que,
la transmission parallèle utilisée pour une distance plus courte.
Il n’y a pas trop d’erreurs et bruit dans la transmission en série par rapport à
la transmission parallèle. Comme les bits sont successifs dans la transmission
série alors que, dans la transmission parallèle, plusieurs bits sont envoyés ensemble.
La transmission en parallèle est plus rapide car les données sont transmises en utilisant
plusieurs lignes, tandis que les données de transmission en série passent par un seul
fil.
La transmission série est en duplex intégral car l’expéditeur peut envoyer et
recevoir les données, tandis que la transmission parallèle est en mode semi-
duplex puisque les données sont envoyées ou reçues.
Les câbles de transmission série sont plus minces, plus longs et économiques en
comparaison avec les câbles de transmission parallèle.
La transmission série est fiable et directe alors que la transmission parallèle est
peu fiable et compliquée.
Transmission synchrone et asynchrone
Etant donné les problèmes que pose la liaison de type parallèle, c'est la liaison série qui
est la plus utilisée.
Toutefois, puisqu'un seul fil transporte l'information, il existe un problème de
synchronisation entre l'émetteur et le récepteur, c'est-à-dire que le récepteur ne peut pas
a priori distinguer les caractères (ou même de manière plus générale les séquences de
bits) car les bits sont envoyés successivement.
Il existe donc deux types de transmission permettant de remédier à ce problème :
La liaison asynchrone, dans laquelle chaque caractère est émis de façon irrégulière
dans le temps (par exemple un utilisateur envoyant en temps réel des caractères saisis
au clavier). Ainsi, imaginons qu'un seul bit soit transmis pendant une longue période de
silence... le récepteur ne pourrait savoir s'il s'agit de 00010000, ou 10000000 ou encore
00000100...
Afin de remédier à ce problème, chaque caractère est précédé d'une information
indiquant le début de la transmission du caractère (l'information de début d'émission est
appelée bit START) et terminé par l'envoi d'une information de fin de transmission
(appelée bit STOP, il peut éventuellement y avoir plusieurs bits STOP).
La liaison synchrone, dans laquelle émetteur et récepteur sont cadencés à la même
horloge. Le récepteur reçoit de façon continue (même lorsque aucun bit n'est transmis)
les informations au rythme où l'émetteur les envoie. C'est pourquoi il est nécessaire
qu'émetteur et récepteur soient cadencés à la même vitesse.
De plus, des informations supplémentaires sont insérées afin de garantir l'absence d'erreurs
lors de la transmission.
Lors d'une transmission synchrone, les bits sont envoyés de façon successive sans
séparation entre chaque caractère, il est donc nécessaire d'insérer des éléments de
synchronisation, on parle alors de synchronisation au niveau caractère.
Le principal inconvénient de la transmission synchrone est la reconnaissance des
informations au niveau du récepteur, car il peut exister des différences entre les horloges
de l'émetteur et du récepteur. C'est pourquoi chaque envoi de données doit se faire sur
une période assez longue pour que le récepteur la distingue. Ainsi, la vitesse de
transmission ne peut pas être très élevée dans une liaison synchrone.
La notion de multiplexage
Tout canal de transmission a une bande passante ou un spectre de fréquence qui lui est
dédié : une ressource spectrale limitée.
Le multiplexage (appelé parfois muxing en anglais) est un moyen d'envoyer
simultanément plusieurs signaux ou flux d'informations sur une même liaison de
communication, sous la forme d'un signal unique et complexe.
Le récepteur récupère alors les signaux multiples séparément, processus
appelé démultiplexage (ou demuxing).
Les réseaux font appel au multiplexage pour deux raisons :
1. permettre à n'importe quel équipement réseau de communiquer avec un autre, sans
recourir à une connexion dédiée à la paire qu'ils constituent ; ce procédé requiert un
support partagé ;
2. rentabiliser au mieux des ressources rares ou coûteuses ; par exemple, pour envoyer
un grand nombre de signaux sur chaque brin de câble ou de fibre optique reliant de
grands réseaux métropolitains (MAN, Metropolitan Area Network), ou à l'échelle d'une
liaison satellite montante.
En transmission radio analogique, les signaux sont généralement multiplexés au moyen
d'un multiplexage en fréquence (FDM, Frequency-Division Multiplexing). Dans ce procédé,
la bande passante d'une liaison de communication est divisée en sous-canaux établis sur
des plages de fréquences distinctes, véhiculant chacune un signal distinct en parallèle.
La télévision analogique câblée fonctionne de la même manière : l'émetteur envoie
plusieurs canaux de contenus sur les mêmes brins de câble coaxial.
De même, sur certains réseaux optiques, les données destinées à différents canaux de
communications sont envoyées via des ondes lumineuses de différentes longueurs ; une
forme de multiplexage appelée multiplexage en longueur d'onde, ou WDM (Wavelength
Division Multiplexing).
Ces techniques utilisent toutes fondamentalement le même concept. Le procédé FDM
décrit des domaines qui portent traditionnellement sur les fréquences (tels que la
radiodiffusion et la télédiffusion). Le procédé WDM s'utilise dans des domaines qui portent
traditionnellement sur les longueurs d'onde, notamment les télécommunications et les
réseaux informatiques utilisant des systèmes au laser (qui génèrent les signaux envoyés
sur des câbles à fibre optique).
En transmission numérique, les signaux sont généralement multiplexés au moyen d'un
procédé de multiplexage temporel, ou TDM (Time-Division Multiplexing), qui consiste à
véhiculer plusieurs signaux sur un même canal selon une alternance de créneaux
temporels, ou échantillons. Par exemple, les liaisons SONET, autrefois incontournables
dans la connectivité d'Internet et des WAN d'entreprise, utilisent le procédé TDM.
Le multiplexage en code, ou CDM (Code Division Multiplexing), fait appel à des codes
identificateurs pour distinguer un signal d'un autre sur un support partagé. Chaque signal
se voit affecter une séquence de bits, appelée code d'étalement. Ce code est combiné au
signal d'origine pour produire un nouveau flux de données codées. Un récepteur qui
connaît le code est alors en mesure de récupérer le signal d'origine en soustrayant le code
d'étalement (processus appelé désétalement).
Le procédé CDM est très employé en diffusion radio/TV numérique, ainsi que sur les
réseaux mobiles cellulaires 3G. Lorsque le procédé CDM autorise plusieurs signaux issus
de plusieurs sources, il est appelé CDMA (Code-Division Multiple Access).
LE MODELE OSI
Le modèle OSI constitue un cadre de référence qui nous permet de comprendre comment les
informations circulent dans un réseau. C’est aussi un modèle conceptuel d'architecture de réseau qui
facilite la compréhension théorique du fonctionnement des réseaux. Il est constitué de sept couches,
chacune définissant des fonctions particulières du réseau.
Toute personne dont l’activité a un rapport avec les réseaux doit connaître les principes de base de ce
modèle, car c’est sur eux que repose l’appellation des composants.
Les couches du modèle OSI
l a couche la plus élevée (couche application) est la plus proche de l'utilisateur; la couche inférieure
(couche physique) est la plus proche des médias de transmission.
1. La couche physique
La couche physique (physical layer) assure, comme son nom l’indique, le transport physique de données.
Il s’agit de la transmission de signaux électriques, optiques ou de radiofréquences à travers des médias
appropriés.
Un média est un support physique par lequel passe le signal transmis. Dans le domaine des réseaux, on
parle de câbles de cuivre, de fibre de verre, de l’atmosphère ou même du vide (dans l’espace).
2. La couche liaison de données
La couche liaison de données (data link layer) assure la fiabilité de la transmission en élaborant les
datagrammes2 appelés trames (frames) à partir des paquets (blocs de données) de la couche réseau, à
destination de la couche physique. Cela signifie que les données seront structurées en trames (trains de
bits) que la couche 1 se chargera de transmettre. Le type des trames dépendra du type du réseau.
3. La couche réseau
La couche réseau contient les protocoles de transport tels IP (utilisé dans Internet) ou IPX (des réseaux
Novell Netware). L’adressage des messages, la définition de la route d’acheminement sont définis par un
routeur ou un commutateur de niveau 3.
4. La couche transport
L a couche transport assure le transfert sans erreur des paquets. Elle subdivise en petits blocs les
messages longs. Les paquets trop petits sont assemblés en grands paquets. Les paquets ainsi créés
sont numérotés à la couche 3.
5. La couche session
Egalement qualifiée de « couche de contrôle des communications ». Le niveau session assure
l’établissement correct, le maintien et l’arrêt d’une communication sécurisée de deux applications de
plusieurs ordinateurs. Elle gère les noms de ressource et prend en compte l’aspect sécurité de
l’application. Dès qu’une application tente de communiquer avec une application d’un autre ordinateur, la
couche session se procure l’adresse de l’ordinateur cible et demande à la couche transport d’établir une
connexion.
6. La couche présentation
La couche présentation définit un format des données par lequel les informations circuleront dans le
réseau. Les données de la couche présentation sont adaptées à un format uniforme pour que tous les
ordinateurs concernés puissent les traiter. Cela est nécessaire car les plates-formes PC, Macintosh ou
les différents UNIX représentent les données de manière différente. Il convient donc d’adopter une
représentation unique si nous souhaitons que ces plates-formes puissent communiquer. Les données
sont alors traduites en un format intermédiaire, et transmises en ce format.
7. La couche application
La couche application est la couche supérieure du modèle OSI et donne accès aux services réseau de
l’ordinateur. Elle comprend des programmes tels que le navigateur qui permet à l’utilisateur de lire des
pages Web, le client FTP (File Transfer Protocol) pour le téléchargement de fichiers, le programme de
messagerie, les applications de bases de données et de nombreux autres logiciels qui nécessitent un
accès réseau.