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Module Économie Générale

Le système de production est l'ensemble des processus permettant à une entreprise de transformer des ressources en biens et services pour répondre à la demande. Il vise à minimiser les coûts, à garantir la qualité, et à s'adapter aux fluctuations du marché tout en intégrant des innovations techniques. Le progrès technique, lié à la recherche et au développement, joue un rôle crucial dans l'amélioration de la productivité et la compétitivité des entreprises.

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Module Économie Générale

Le système de production est l'ensemble des processus permettant à une entreprise de transformer des ressources en biens et services pour répondre à la demande. Il vise à minimiser les coûts, à garantir la qualité, et à s'adapter aux fluctuations du marché tout en intégrant des innovations techniques. Le progrès technique, lié à la recherche et au développement, joue un rôle crucial dans l'amélioration de la productivité et la compétitivité des entreprises.

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(Partie 2)

Qu’est ce que le système de production?

La production est l’activité opérationnelle directement liée


au métier de l’entreprise. Elle concerne :
 l’utilisation ou la transformation de ressources
acquises par l’entreprise en vue de réaliser les
biens et services
constituant le catalogue de produits de la société.
Le système de production décrit La fonction
l’ensemble du processus grâce production a
pour mission de
auquel l’entreprise produit un bien fabriquer des
ou un service apte à satisfaire une produits en
combinant
demande à l’aide de facteurs de efficacement les
facteurs de
production acquis sur le marché.
production:
Travail, capital
 Jusque dans les années 1950, la production est la
fonction reine dans l’entreprise.
 L’objectif poursuivi est la minimisation du coût de
production grâce aux économies d’échelle et grâce à
la division et la spécialisation des tâches.
 Le travail est découpé afin de produire toujours
plus.
 Face à l’augmentation de la production, les
entreprises n’arrivent pas à écouler toute la
production.
 L’importance de la fonction de production diminue
au profit de la fonction marketing afin de
sélectionner les produits qui auront les meilleures
chances d’être vendus.
 En effet, face aux changements continus des attentes
des consommateurs, la fonction de production a dû
s’adapter pour faire preuve de plus de flexibilité et
de réactivité.
La fonction production a pour mission de
fabriquer des produits en combinant
efficacement les facteurs de production:
Travail, capital

1. le Capitale (K)
Au sens économique, le capital est l'un des deux facteurs de
production , l'autre étant le travail.

Capital financier : Ressources


monétaires résultant de l’emprunt ou de
l’épargne
qui permettent d’acquérir d’autres types de
capitaux
Le capital technique : c’est le matériel et
outillage.
Le capital humain :effort, travail et cœur
Travail (L)

Ensemble des activités


économiques manuelles et
intellectuelles organisées et
coordonnées servant à produire
des biens et des services

Salaire (w) rémunération du


travail
La fonction de production
Y= f (K , L) y= production
K= capital
L= Travail

Quantité de capital
Quantité de travail
Augmentaion
nombre de travailleurs
(investissement de
capacité Durée du travail

(machines Taux d’activité


infrastructures….)
Taux d’emploi
Objectifs de production

 Objectif en terme de quantités produites : la


fonction de production doit permettre à
l’entreprise de satisfaire la demande qui lui
est adressée

Objectif en terme de qualité : les biens
économiques produits doivent être de bonne
qualité, c’est-à-dire doivent permettre de
satisfaire les besoins de la clientèle.
 Le système productif doit donc être économe
en ressources et constant en terme de
qualité.
 Objectif de coût : le système productif adopté
par l’entreprise doit proposer les plus faibles
coûts de production possibles de manière à
garantir la compétitivité de l’entreprise.

Économie d’échelle et avantage


concurrentiel
 Objectif de délai : le système de
production doit certes produire,
mais dans des délais raisonnables,
c’est-à-dire en conformité
avec le niveau de la demande

Objectif de flexibilité : le système productif


doit être flexible soit pour pouvoir
s’adapter aux variations de la
demande, soit pour tenir compte
des évolutions de l’environnement
productif de l’entreprise
(innovations technologiques…), soit pour permettre une
production simultanée de plusieurs types de produits
différents en même temps.
Etapes de la gestion de production:

1-La conception 2-la planification

définir les différents définir les différentes


composants d'un produit étapes qui constituent le
(bureau d'étude recherche processus de production
marketing) bureau de méthode

4-Le contrôle 3-l'ordonnancement

vérifier si les missions sont assurer le lancement de la


toutes accomplies comme il fabrication en cherchant à
faut service de contrôle minimiser le délai global de
production
Productivité des facteurs de production

Dans une économie de marché, les entreprises cherchent


constamment à améliorer leur mode de production, de
manière à abaisser leurs coûts et à vendre à un prix
inférieur à celui de la concurrence.
 Il s’agit pour elle de produire la même quantité de biens ou
de services à l’aide d’une quantité toujours plus faible de
facteur de production. L’efficacité d’un mode de production
se mesure à partir de la notion de productivité des facteurs.

Une économie du marché est un système


économique où les décisions de produire,
d'échanger et d'allouer des biens et services
rares sont déterminées majoritairement à
l'aide d'informations résultant de la
confrontation de l'offre et de la demande
 Deux types de mesures peuvent intervenir
pour rendre compte de l’efficacité du mode
de production mis en œuvre par une
entreprise :
 la productivité partielle des facteurs de
production et la productivité globale des
facteurs de production.
1. La productivité partielle des
facteurs de production.

 Elle se mesure en faisant le rapport entre la


quantité produite et la quantité de facteur
utilisé pour l’obtenir (énergie consommée,
nombre d’heures de travail, machine
employée…).
 Les deux facteurs de production que sont le
travail et le capital sont constamment évalués
par le calcul de la productivité, qui est
l’indicateur de l’efficacité économique le plus
connu. !

La productivité du facteur travail évalue la quantité de
biens ou services que peut produire une entreprise à
l’aide d’une heure de travail.
C’est donc le rapport entre la quantité produite et la
quantité de travail utilisée pour l’obtenir. !

La productivité du facteur capital indique la quantité de


biens ou de services que peut produire une entreprise à
l’aide d’un euro de capital investi.
C’est donc le rapport entre la quantité produite et le
montant de capital fixe
( total des investissements réalisés ).

La productivité est mesurée en supposant que


l’on fasse varier un facteur en conservant les
autres fixes ; on peut donc imputer la
variation constatée au seul facteur variable
2. La productivité globale des facteurs
de production.

 *Les facteurs qui influent sur la productivité sont à


la fois nombreux et variés : nombre de machines
utilisées, organisation du travail, compétence
professionnelle des ouvriers, efficience des
équipements… Par ailleurs, la productivité d’un
facteur de production s’explique par sa
combinaison, au sein du processus productif, avec
d’autres facteurs de production.
 productivité globale des facteurs de production, qui
s’établit en faisant le rapport entre la production
réalisée par une unité économique et l’ensemble des
facteurs de production ( capital et travail ) utilisés
lors du processus de production.
 ----
 Une production optimale consiste à doser au
mieux le capital et le travail, tout en tenant
compte de l'opportunité des autres facteurs
pouvant intervenir dans leur production.
 Il s'agit donc de combiner les facteurs de
production soit par complémentarité, soit par
substitution.
 Dans le premier cas, il y a une utilisation liée du
facteur travail et capital : si l'un est augmenté,
l'autre aussi.
 Dans le second cas, on remplace l'un des facteurs
de production par l'autre. Il en est ainsi quand,
sur le cycle d'une production, on introduit des
machines au détriment des hommes. On parlera
de substitution du travail au capital quand c'est
le facteur capital qui est en baisse et le facteur
travail en hausse. L'inverse est nommé
substitution du capital au travail.
 La compétitivité de l'entreprise représente sa capacité
à faire face à la concurrence
 Les facteurs de compétitivité sont nombreux (coût du
travail, dialogue social, capacité du capital…) et
trouver la bonne alchimie n'est pas aisé.
 Cependant, l'augmentation de la productivité de
l'entreprise se traduit la plupart du temps par
l'utilisation d'un capital plus performant.
 Le progrès technique n'est d'ailleurs pas étranger à
l'amélioration de ce facteur.
 Les progrès dans l'organisation et la rationalisation
du poste de travail sont également des gages de
succès.
 Enfin, une dimension plus qualitative, la formation
du personnel, ne doit pas être négligée. Pour autant,
il ne faut pas oublier la part consacrée à
l'investissement qui permet à l'entreprise d'acquérir
les meilleurs moyens de production et de maintenir
ou accroître ses capacités productives.
Progrès technique - Qu’est-ce que le
progrès technique ?

Le progrès technique désigne l’ensemble des


éléments mis en œuvre pour permettre
l’amélioration du processus productif en
accroissant la productivité.
Le progrès technique est fortement lié aux
travaux de recherche et développement, très
pratiqués dans les entreprises hautement
innovantes.
Il peut s’agir de produits ou de procédés
innovants introduits dans la production
En quoi consiste le progrès technique ?

 Au sens large, le progrès technique recouvre


donc l’ensemble des innovations de toute
nature, ayant un impact positif sur la
production.

 On parle initialement d’inventions, issues de


la recherche fondamentale. Mais lorsque ces
inventions sont appliquées à l’industrie, on
parle d’innovations et donc de progrès
technique.
 La tendance générale est à l'accélération du progrès
technique, stimulée par l’État et le marché (transferts de
technologie) : par exemple, il a fallu attendre un siècle entre
la réalisation du premier prototype de machine thermique
(1673, Huygens) et l'utilisation industrielle de la machine
à vapeur (1776, Boulton et Watt) et seulement cinq ans entre
l'invention du transistor (1948, Bardeen, Brattain et Shockley)
et son application commerciale.

Exemples des plus grands progrès techniques:


la télévision couleur (1926) ;
le défibrillateur (1947) ;
l'ordinateur programmable (1936) ;
le premier satellite en orbite (Sputnik 1, 1957) ;
la première greffe d'organe (1954) ;
la première transplantation cardiaque (1967) ;
la pénicilline (1942)
le laser pour la chirurgie oculaire correctrice (1983) ;
la machine à dialyse(1943) ;
le premier scanner cérébral (1977) ;
la première banque de sang (1937).
Ces innovations, issues de la recherche appliquée
peuvent consister en des innovations de produits
et des innovations de procédés.

Une remarque. Bien souvent, nous ne prenons


en compte exclusivement le secteur privé pour
ce qui touche au progrès technique. Pourtant,
les institutions publiques travaillent elles aussi
à améliorer leur efficacité.

Progrès technique et innovation de produits


Le produit peut être complètement nouveau ou
amélioré. Dans le premier cas, il s'agit d'une
innovation majeure. Dans le second cas, on parle
d'innovation incrémentale, visant à booster
l'activité de l'entreprise ou de l'administration.
 Progrès technique et innovation de procédés
Il existe également deux types d’innovations
de procédés. Premièrement, il y a les
nouvelles techniques de production.
Exemple : l’innovation de la chaîne de
montage de Ford dans l’industrie automobile.
Il a transformé le processus de production.

 Deuxièmement, on parle aussi (moins


couramment) d’innovation organisationnelle.
Il s’agit d’organiser différemment la
production.
 Les tâches sont distribuées de façon à
changer l’organisation du travail des salariés,
des équipes voire à l’échelle d’une société.
 Quelles sont les différentes formes de
progrès technique ?
 Le progrès technique est une notion débattue
par les économistes. Certains le considèrent
comme exogène, d'autres comme endogène.
 Le progrès technique exogène
 A l’instar des externalités positives, les
partisans d’une théorie exogène du progrès
technique l’expliquent comme un événement
fortuit. Ce serait donc simplement une
conséquence des progrès de la science par
exemple.
 (résultent d’une cause extérieure au système
économique (les découvertes scientifiques).)
 Le progrès technique endogène
Il est qualifié d’ endogène quand il résulte d’une
cause interne au système économique. Il
dépend de manière croissante des
investissements en recherche et
développement faits par les entreprises, que
les pouvoirs publics encouragent à innover.
 Car, le progrès technique se matérialise de
plusieurs manières.
 Il peut s’appuyer sur le capital intellectuel/
humain d’une entreprise, notamment à travers la
formation.
 On retrouve également le progrès technique dans
les investissements en vue d’améliorer la
productivité comme par exemple dans le cadre
des travaux de recherche et développement.
 Progrès technique et emplois
 Le progrès technique est fondamentalement
lié à la notion de croissance économique mais
aussi à l’emploi et donc à une dimension
sociale.
 De manière générale, le progrès technique
génère des gains de productivité, et, à terme,
une croissance de la production.
 Ce processus se fait-il au dépend de l’emploi
? Cela peut paraître contre-intuitif mais le
progrès technique peut induire des
licenciements, et donc du chômage à court
terme, et ce, dû à l’obsolescence de certaines
activités.
 En revanche, à moyen et à long terme, on
peut observer un niveau chômage plus bas
dans les pays où le progrès technique est
fort. Il s’agit de la notion de “déversement”
entre les secteurs. Les travailleurs passent
d’un secteur à un autre au gré des
innovations. Le progrès technique participe
donc à la transformation de la structure des
emplois et de leur nature.
 A terme, le progrès technique crée donc des
emplois. Nous pouvons prendre l’exemple du
secteur des technologies de l'information et
de la communication, qui a induit le
développement d’un grand nombre d’emplois
(ainsi que la création d’un nouveau capital
intellectuel).
Le progrès technique source de gains de
productivité
 Les gains de productivité liés au progrès
technique sont la principale origine de la
croissance économique.
 Robert Solow, pour les États-Unis, ou
Edmond Malinvaud, pour la France, attribuent
au moins la moitié de la croissance au
progrès technique, mesuré par la productivité
globale des facteurs.
L'impact du progrès technique
c’est l’entrepreneur innovateur qui est à l’origine de la
dynamique économique. L’innovation engendre une
augmentation du niveau de production et des
changements qualitatifs tant au niveau des méthodes
de production qu’au niveau de la consommation.
L’entrepreneur est donc l’acteur fondamental de la
croissance économique qui, ayant le goût du risque
et recherchant le profit, va introduire l’innovation. Il
obtient ainsi un monopole temporaire sur le marché.
L’innovation introduit donc la rupture dans l’économie
et casse les routines. Ainsi, elle génère un processus
de transformations dans les modes de production et
de consommation. L’impact de ce processus est
d’autant plus important que l’innovation est majeure
(l’électricité) et qu’elle entraîne un phénomène de
grappes (innovations induites) et même d’imitations.
 Dans l'analyse économique, l'équilibre est la
situation où il n'existe aucune pression de
changement, c'est-à-dire où l'offre et la
demande sont égales puisqu'elles se
compensent parfaitement.
Cet équilibre, par définition stable et durable,
peut être envisagé sur chaque marché
particulier, ce qui renvoie à la notion
d'équilibre partiel, ou encore au niveau de
l'économie en général, alors appelé équilibre
général.
 Demande:
Quand le kg de pomme est à 500 DA, la
demande n’est pas élevé
 Et si le prix du kg baisse La quantité
demandé augmente

 Offre:
 Prix en dessous duquel personne ne veut
produire car plus bas que les couts de
production (perte) ex: 50 DA
 Plus le prix augmente plus les producteurs
seront intéressé de produire
 Prix d’un KG de Pomme =100 DA
 Quantité produite 1000kg
 Quantité demandé 4000 kg
 L’offre ne répond pas à la demande manque de
3000 DA
 La demande est élevé et il n’y a pas assez de
pomme
 Le prix augmente car les consommateur vont
surenchérir pour avoir des pommes
 On pense alors à augmenter la production pour
pouvoir répondre à la demande jusqu’à atteindre
l’équilibre du marché
 Le prix d’un Kg de Pomme est à =300 DA
 La Quantité produite a été augmenté pour répondre
à la demande, elle est égal à =3000 kg
 Mais puisque le prix a augmenté encore plus la
demande n’est pas intéressé, elle ne dépasse pas les
1500 kg
 Ainsi les producteurs se retrouvent avec un surplus
de 1500 kg qu’ils n’ont pas pu vendre et comme la
pomme est périssable ils vont devoir réduire les prix
pour les vendre et penser à baisser légèrement la
production pour éviter le surplus
 Donc le prix baisse et la quantité aussi jusqu’à
atteindre l’équilibre du marche et par le même biais
le prix d’équilibre et la quantité d’équilibre
 L’échange ne se fait qu’à l’équilibre et
l’équilibre est atteint à l’intersection de la
courbe d’offre globale et de la courbe de
demande globale.
 La solution est unique, il y a un seul prix et
une seule quantité.
 Elle satisfait de la meilleure façon possible à
la fois les désirs des acheteurs et ceux des
vendeurs.
 Comment cet équilibre est-il atteint ? C’est à
ce niveau qu’intervient le « commissaire
priseur », cette intervention est nécessaire
pour assurer l’unicité du prix.
 Acheteurs et vendeurs se présentent sur le
marché ; les quantités achetées et vendues
sont inconnues puisque offre et demande
dépendent du prix du bien qui n’est pas
encore fixé.
 la production est instantanée, les producteurs
arrivent sur le marché sans avoir pris leurs
décisions de production.
 L’équilibre, point d’intersection des courbes
d’offre et de demande, est atteint grâce à
l’action du commissaire-priseur et au jeu de
contrats successivement passés et rompus à
des prix éloignés de l’équilibre.
Pour les entreprises, La richesse créée par l’activité économique
s'appelle la valeur ajoutée qui, au niveau national, est mesurée
par le PIB
 Celle-ci est ensuite répartie entre les différents agents qui ont
participé directement ou indirectement à la production. En
effet la valeur ajoutée permet de payer les salariés et de
dégager un excédent brut d'exploitation (le profit des
entreprises)qui servira à rémunérer les autres participants à
savoir les actionnaires les préteurs comme les banques
 l'entreprise conserve une partie du profit en tant qu'épargne,
et elle peut l'utiliser pour investir ou rembourser ses emprunts

Valeur ajoutée= rémunération des salariés(cout salarial)+ impôts sur la


production+ excédent brut d'exploitation

Excédent brut d'exploitation= revenues de la propriété (dividendes)+


 impôts sur les sociétés
et taxes+ épargne.
 Le produit intérieur brut est bon pour le partage.
Il nous faut le découper en tranches : c'est le but
de la répartition des revenus.
 La première, la plus grosse partie:
 ce sont les revenus versés à ceux qui ont
participé à la production directement ou
indirectement, ceux qui ont fourni leur force de
travail, bien sûr, mais aussi ceux qui ont apporté
à l'entreprise argent, moyens de production,
brevets, terre ..., bref tous les éléments matériels
sans lesquels le travail serait inopérant.
 On parle souvent de revenus de facteurs pour
désigner cette première part. Leur caractéristique
commune est qu'ils sont obtenus en échange de
quelque chose.
 le salaire est fourni en échange d'heures de
travail ; l'intérêt en échange d'un prêt en argent;
le loyer en échange d'un bâtiment ou d'un
logement, etc. Il s'agit de rémunérations.
 On voit clairement apparaître deux grandes
espèces de revenus : les uns rémunèrent un
apport de travail (salaire, honoraires ...) : ce
sont les revenus du travail.
 Les autres rémunèrent un apport de
patrimoine (capital financier, location,
brevet...) : ce sont les revenus du capital.
Certains revenus sont mixtes : ainsi, l'artisan
est propriétaire de ses outils, de son fonds de
commerce, et il fournit sa force de travail
pour faire fonctionner son entreprise.
 Les revenus des agents économiques sont issus de
deux répartitions :

la répartition primaire:

 est la répartition de la valeur ajoutée réalisée à


travers le marché et qui donne naissance aux
revenus primaires.
 On compte deux types de revenus primaires :

les revenus d’activité ou les revenus de la


revenus du travail propriété ou revenus du
(salaires, excédent brut capital (revenus des
 d’exploitation de placements financiers,
l’entrepreneur) les loyers...).
Les revenus d’activité ou revenus du
travail

 Les revenus d'activité sont de deux types :


1/ les revenus salariaux
Les revenus salariaux : Le salaire est la
rémunération versée par un employeur à un
salarié en contrepartie du travail fourni
conformément au contrat de travail qui les
lie. Près de 3/4 des travailleurs étant salariés,
les salaires constituent les revenus primaires
principaux.
 De plus, l'Etat a fixé un salaire minimum, le
SMIC (salaire minimum interprofessionnel de
croissance) en dessous duquel un salarié ne
peut être rémunéré.
2/ les autres revenus du travail.
Les non-salariés qui travaillent pour leur propre
compte ne disposent pas d'un revenu aussi
régulier que les salariés.
Dans cette catégorie de revenus, on distingue
principalement :

- les bénéfices : ils sont tirés des activités


artisanales, agricoles, industrielles ou
commerciales. Les activités de ces entrepreneurs
entraînent des coûts et génèrent des recettes.
- Le profit (lorsque les recettes sont supérieures
aux coûts) devient leur revenu.
- les honoraires : ce sont les revenus des
professions libérales : médecins, avocats,
notaires, architectes...
Les revenus de la propriété ou
revenus du capital.

 Pour un agent économique, la propriété est


formée par l'ensemble des biens mobiliers et
immobiliers et des créances. Appelée capital
ou patrimoine, la propriété peut apporter à
son détenteur des revenus.
 On distingue généralement deux types de
revenus de la propriété :
1/les revenus fonciers ou revenus immobiliers
il s'agit du loyer perçu par le propriétaire d'un
bien immobilier (logement, local
professionnel) qui le loue.
 Le propriétaire peut aussi percevoir une rente ex:
fermage qui est versé pour la location d’une terre.
2/ les revenus mobiliers comme les dividendes
(revenus des actions) perçus par les actionnaires
ou les intérêts (revenus des placements financiers,
revenus des obligations) perçus par les
épargnants.
Certains revenus sont appelés mixtes car ils
rémunèrent à la fois le travail et la propriété du
capital : c'est le cas, par exemple, des revenus de
l'entreprise agricole.

le revenu est mixte, c'est-à-dire provenant


des deux facteurs de production.
La répartition primaire

les revenus de la
propriété ou revenus du
capital

- les les
les les autres revenus revenus
revenus revenus du fonciers ou mobiliers
salariaux travail. revenus comme les
immobiliers dividendes
la répartition secondaire :

L'intégralité des revenus primaires n'est pas destinée à une


consommation finale de biens et de services. Ces revenus
ont également pour objet de payer les impôts et taxes des
ménages, ce qui va contribuer à amoindrir leurs
ressources financières.
Toutefois, en s'acquittant de leurs cotisations sociales (taxes
prélevées sur le salaire afin de financer les prestations
sociales), les ménages perçoivent en contrepartie des
prestations sociales, dont les remboursements de soin, les
allocations familiales, etc. Cette contrepartie financière
représente les revenus de transfert.

est celle qui est opérée par l’état, elle fait intervenir les
administrations publiques qui prélèvent des impôts et des
cotisations sociales pour distribuer des prestations
sociales ou des revenus de transfert aux ménages.
 Les revenus secondaires sont ceux qui sont perçus sans
contrepartie d’une contribution directe à la production.
L'excédent brut d'exploitation

 qui peut être considéré comme une évaluation du


profit est ce qui reste de la valeur ajoutée après
paiement des salaires et charges sociales et des
impôts liés à la production. [...] Le taux de marge
des sociétés et quasi-sociétés (rapport excédent
brut d'exploitation /valeur ajoutée) est un
indicateur économique important. Avec le
rapport rémunérations des salariés/valeur
ajoutée, il permet de voir comment évoluent ces
deux principales composantes de la valeur
ajoutée. Il est considéré comme un indicateur de
ce que les économistes appellent généralement
le "partage salaires-profits"•
La répartition inégale des
revenus
 Sans intervention de l’Etat, les revenus se
répartissent selon la catégorie socio-
professionnelle, le métier exercé ou le genre.
Cette répartition naturelle génère toutefois des
inégalités importantes
 Le principal objectif de la redistribution des
revenus est de remédier aux inégalités et de
prévenir certains risques. Lorsque ce sont les
inégalités qui sont visées, on parle de
redistribution verticale : allocations familiales…
Lorsque c’est la couverture de risques, on parle
de redistribution horizontale : assurance
chômage…
La consommation

 La consommation, au sens économique du terme,


c'est l'action d'utiliser ou de détruire,
immédiatement ou progressivement, des biens et
des services (un aliment, un ordinateur), dans le
but de satisfaire un besoin. Consommer un
aliment par exemple, c'est le détruire pour
satisfaire le besoin de se nourrir. Consommer de
l'information, c'est aussi en quelque sorte la
détruire pour l'intégrer à son propre capital
culturel. La consommation est donc motivée par
les besoins qu’un individu cherche à satisfaire, à
l’aide d’un bien ou d’un service prévu à cet effet.
Dans le passé, dans une société qui était
essentiellement rurale, une large partie des
produits alimentaires, des vêtements, était
réalisée par les ménages pour leur usage
personnel. On parle alors
d’autoconsommation qui était d’ailleurs la
forme principale de consommation.
 L’industrialisation, l’urbanisation,
l’augmentation des salaires réels, la
diversification des besoins a fait entrer la
société dans une ère de consommation de
masse, multipliant les produits.
 Lesformes de la
consommation
la consommation individuelle
et la consommation collective

-Dans la consommation individuelle: le bien ou le


service consommé ne l’est que par un seul
individu, excluant tout autre individu du même
usage en même temps (une paire de lunettes).
- Dans la consommation collective: plusieurs
individus peuvent consommer en même temps le
même bien ou le même service (utilisation d'une
autoroute, par exemple), sans possibilité
d'exclusivité et tout en satisfaisant le même
besoin. Les consommations collectives sont en
général des services non marchands produits par
des administrations publiques (certains services
collectifs pouvant toutefois être produits par le
secteur privé, comme les cliniques par exemple).
Consommation finale
ou intermédiaire:

 Consommation finale:
 C’est l’utilisation immédiate ou progressive d’un bien
ou service pour satisfaire directement un besoin,
c’est principalement la consommation des ménages
ex: manger des pommes d’habiller..) ainsi que de
l’autoconsommation, c'est-à-dire de la
consommation que les individus font de leur propre
production (produits des jardins, utilisation des
logements dont ils sont propriétaires...)
 Consommation intermédiaire ou productive:
 C’est l’utilisation d’un bien pour produire un autre
bien ou service c’est principalement la consommation
des entreprises (ex consommation de matières
premières, d’énergie par les entreprises, services
d’un avocat, ou les produits semi-finis qui sont
détruits, transformés ou incorporés, au cours du
processus de production, pour réaliser le produit final
la consommation marchande et la
consommation non marchande :

 - la consommation marchande: concerne


tous les biens, qui sont par nature marchands
dans la mesure où ils sont échangés sur un
marché à un prix couvrant au moins leur coût
de production.
 - la consommation non marchande:
concerne essentiellement les services obtenus
gratuitement ou pour un prix inférieur à leur
coût de revient (ticket de métro, par
exemple).
la consommation selon la nature des biens,
les biens matériels et non matériels :

 Les biens matériels: regroupent l’ensemble des biens


physiques, palpables, stockables et consommés
après avoir été produits, tandis que les biens
immatériels (ou services) ne sont pas stockables et
sont consommés dans le même temps où ils sont
produits (une coupe de cheveux, une séance de
cinéma).
- Les biens durables, semi-durables et non-durables :
 les biens durables sont les biens utilisés plusieurs
fois et durant une période assez longue
(Electroménager, voiture...), les biens semi-durables
sont les biens utilisés plusieurs fois mais dont la
durée de vie est assez courte (vêtements,
chaussures...) et les biens non durables sont des
biens qui sont détruits à la première utilisation
(nourriture..).
Facteurs économiques
Le prix: si le prix est élevé la demande sera faible et
inversement
Le revenu: l’augmentation du revenu entraine une
augmentation de la consommation
La publicité: réalisé par les entreprises pousse les
individus à consommer plus

Facteurs sociaux:
l'interaction sociale, la communication avec des personnes
ayant des intérêts communs, leaders d’opinion ou bien
l'appartenance à des groupes de pairs.

Caractéristique du consommateur
Le comportement du consommateur de manière générale parfois
ostentatoire qui correspond à l’effet de snobisme, compulsif ou
impulsif….
D’autres variables: ex L’age: La consommation d’un adulte diffère de
celle d’un enfant (théorie du cycle de vie),
L’épargne

 L’épargne correspond à la partie du revenu qui


n’est pas consommée. Au niveau d’une
économie dans son ensemble, l’épargne peut
être le fait des ménages, mais aussi des
entreprises ou des administrations publiques.
 Les économistes la considèrent comme une
consommation différée dans le temps.

 Épargne = Revenu disponible - Consommation


Les raisons de l'épargne.

 Plusieurs raisons incitent l'individu à épargner :


avoir une réserve, une épargne de précaution pour
se prémunir contre les risques potentiels et les
aléas de la vie (chômage, maladie, accident...).
 se constituer un patrimoine pour disposer d'un
complément de revenus, léguer un capital à ses
descendants ou ne plus payer de loyer (dans le cas
de l'achat d'une résidence principale par exemple).
 réaliser une épargne préalable et avoir des
liquidités en vue d'effectuer une dépense de
consommation importante dans un futur proche
(croisière, voiture...).
 réaliser une épargne de spéculation pour acquérir
des titres (actions…) en espérant les revendre à la
hausse et obtenir une plus-value.
Les formes de l'épargne.

 l’épargne est en réalité constituée de deux


catégories bien distinctes : l’épargne financière, et
l’épargne non financière.
 l'épargne financière: représente l’ensemble des
produits financiers et de monnaie fiduciaire acquis
par les agents économiques que sont les
consommateurs, les entreprises, organismes ou
associations, en s’appuyant sur leurs revenus
 Il comprend les moyens de paiement (billets, pièces,
comptes chèques, etc.) et l’ensemble des placements
financiers des ménages ( assurance-vie, livrets
d’épargne, dépôts à terme…). L'épargne conservée
sous forme de billets et pièces, qui ne font pas
l'objet d'un placement productif, s'appelle
thésaurisation.
On peut la diviser en trois sous-parties.
 Épargne financière à court, moyen ou long terme

L’épargne à court terme ou l’épargne de précaution (Livret A,


compte épargne), "qui permet de trouver des solutions face
aux imprévus. Par ex : remplacer un appareil
électroménager comme une machine à laver ou un four par
exemple, faire les réparations sur son véhicule.

Elle doit représenter idéalement 3 à 6


 mois de revenus et doit être placée sur
des placements sans risques.

 L’épargne financière à moyen terme : doit permettre de


financer divers projets (immobilier, gros travaux, achat d’un
nouveau véhicule, création d’entreprise, etc.)
 l’épargne financière à long terme sert à faire travailler
votre argent, afin de vous créer de futures sources de
revenus, une fois à la retraite par exemple.
 Épargne non financière :
 Par opposition à l’épargne financière, qui consiste à
placer vos économies pour les faire fructifier, l’épargne
non financière constitue une partie du revenu permettant,
entre autres, de financer des investissements liés au
patrimoine matériel : immobilier, terrain, pierres
précieuses…
 En temps de crise, la pierre et l’or demeurent des valeurs
refuges
 Il s’agit donc de placements dans l’immobilier et
de placements alternatifs. Grâce à l’épargne non
financière, les particuliers peuvent optimiser "leur argent
autrement que par l’intermédiaire des institutions
financières : achat puis location de biens immobilier,
immobilier d’entreprise, achat de parcelles de forêt.
 Aujourd’hui, les investisseurs, à la recherche
d’un profit immédiat, se tournent cependant
plus volontiers vers les biens locatifs, qu’ils
louent à la journée ou à la semaine, pour un
meilleur rendement. Rappelons qu’un tel
investissement doit être mûrement étudié et
réfléchi, en fonction du prix, des charges et
de la demande de location quant à la
localisation du bien.
 En économie, un investissement est une dépense
destinée à augmenter la richesse de celui qui l’engage.
 Un investissement est une dépense immédiate dont
l’objectif est d’obtenir un effet positif quantifiable à long
terme. Une entreprise investit :
 pour augmenter sa productivité (investir dans des
machines-outils supplémentaires...)
 pour gagner de nouveaux clients ou soigner son image
de marque (investir dans une campagne de
communication...)
 pour gagner du temps (investir dans un logiciel
d’automatisation des tâches...)
 L’investissement peut aussi être nécessaire pour
maintenir un chiffre d’affaires (renouvellement des
équipements obsolètes) ou pour moderniser des
équipements : plus récents et plus efficaces ou plus
écologique
 Il existe 3 types d’investissements:
 Les investissements corporels : les achats de
biens meubles et immeubles : terrains,
bâtiments, usines, machines, matériels...
 Les investissements incorporels : les achats
qui augmentent la valeur du patrimoine de
l’entreprise, mais qui ne sont pas palpables
(contrairement aux investissements
corporels), comme les brevets,
licences, fonds de commerce.
 Les investissements financiers : les achats
d’actions, d’obligations, etc. qui augmentent
le patrimoine financier de l’entreprise
(appelés aussi spéculations)
 Les agrégats
 Les agrégats sont des indicateurs synthétiques qui
mesurent le résultat de l'activité de l'ensemble de
l'économie. Ce sont des grandeurs de référence
essentielles pour l'analyse macro-économique et
pour les comparaisons dans le temps et dans
l'espace.
 Les principales grandeurs agrégées, dont les valeurs
sont données habituellement dans les statistiques de
chaque économie, portent sur les trois évaluations
possibles de la richesse économique.
Les principaux agrégats économiques :
produit intérieur brut, agrégat de production
Le revenu national, agrégat de répartition
consommation finale agrégats de la dépense intérieure
L'épargne des ménages(qui rend compte du revenu
disponible non dépensé
l’optique production

L’agrégat qui mesure la création de cette


richesse au cours d’une période est le PIB
(Produit Intérieur Brut).
Le PIB correspond à la valeur totale de tous les
biens et services produits dans un pays
donné au cours d'une année donnée. C'est
une mesure du revenu provenant de la
production économique annuelle. Afin
d'éviter que la même production entre plus
d'une fois dans le calcul, ne font partie du PIB
que les biens et services finaux, ceux qui
servent à produire d'autres biens étant
exclus.
Notez l’importance du terme « final » : un
produit final est ce qui est vendu pour la
consommation ou l’investissement. Le calcul
du PIB exclut donc les « doubles emplois »,
c’est-à-dire les biens intermédiaires dans le
circuit de production. Ainsi, si un agriculteur
produit du blé, le vend à une minoterie qui le
transforme en farine, elle-même vendue à un
boulanger qui fabrique du pain destiné aux
consommateurs, seule la valeur du pain sera
prise en compte dans le PIB, car autrement,
nous comptabiliserions trois fois la même
chose.
 Il permet de mieux saisir la provenance de la
richesse créée en particulier les contributions
par secteur d’activité (construction,
industrie…) ou par type d’acteurs
économiques (privés, publics,
associatifs). Selon cette méthode, le PIB se
calcule en additionnant les valeurs ajoutées
des agents économiques publics et privés.

Dans cette optique on distingue les agrégats de la


production que sont: le PIB, le PNB, le PIN, le PNN
-Le calcul du produit intérieur brut (PIB)
Le PIB mesure la richesse créée par tous les agents
économiques résidents sur le territoire national. Il peut
être marchand ou non marchand.
L’optique Revenu

Pour produire des biens et des services, les unités de


production utilisent des facteurs de production –
travail et capital – et la richesse produite est
redistribuée sous forme de revenus aux divers agents
économiques.
permet de mettre en évidence la répartition de la
richesse créée entre les salariés, l’État et les
entreprises.
correspond à la somme des rémunération des salariés,
impôts sur la production nets de subventions
d'exploitation, excédent brut d'exploitation et revenu
mixte plus les impôts et taxes nets de subventions
sur produits.
Divers agrégats peuvent être utilisés pour mesurer ces
revenus : le PNB (Produit National Brut); ◊ le RNB
(Revenu National Brut); ◊ le RDB (Revenu Disponible
Brut), etc.
L’optique dépenses

La richesse produite va être utilisée sous diverses


formes par ceux qui ont perçu les revenus.
Les agrégats de la dépense, ou de la DEMANDE,
détaillent les utilisations qui sont faites de la
richesse produite. Cette richesse peut être
consommée, investie, exportée,
C’est la somme des dépenses de consommation
finale privée, des dépenses de consommation
finale des administrations publiques, de la
formation brute de capital et des exportations,
diminuées des importations.
 Selon l'optique des dépenses Dans cette
optique nous avons les agrégats de la
dépense
 -La demande globale : Elle est la somme de la
demande intérieure et de la demande
extérieure (exportations).
 -La dépense nationale : Elle est la somme des
dépenses effectuées par tous les agents
économiques au cours d'une période.
Les agrégats économiques sont des mesures
relativement précises et fort utiles pour
évaluer les performances de l'économie
nationale. Cependant ces mesures
connaissent des limites. Les agrégats
comme le PIB et le PNB ne tiennent pas
compte de certaines activités économiques.
Ils ne mesurent que le volume des activités
des marchés officiels. De façon générale le
secteur informel et l'économie souterraine
sont ignorés dans l'évaluation des agrégats
 Le PIB et le PNB ne mesurent que la valeur de
la production aux prix du marché. Ils ne
tiennent pas compte des transactions
productives effectuées hors du marché
(travail domestique non rémunéré telles que
les services rendus par les femmes au foyer
ou les travaux effectués pendant les heures
de loisir, toutes activités bénévoles)
Équilibre économique général

 Le jeu de la loi de l'offre et de la demande sur un


marché est l'une des idées les plus anciennes de
l'analyse économique. Un prix élevé pousse à
produire plus et à augmenter l'offre. Il incite à
consommer moins et réduit la demande. Sur un
marché concurrentiel, le prix est supposé
s'ajuster de manière à égaliser l'offre et la
demande. Il baisse si l'offre est supérieure à la
demande et augmente dans le cas contraire. Le
prix n'est donc pas fixé par les agents, mais par
le marché. Il s'impose aux agents et guide leurs
décisions.
 La théorie de l'équilibre général étend cette
description du fonctionnement d'un marché isolé
à l'ensemble des marchés qui constituent une
économie.
 Considérons, de manière générale, un nombre
quelconque de biens et de facteurs de
production : biens de consommation, biens
d'équipement, travail, ressources naturelles, etc.
Chacun a son marché et son prix. On distingue
deux types d'agents, les producteurs et les
consommateurs. Les producteurs sont les
entreprises qui achètent des facteurs
de production et vendent des biens de
consommation. Chacun est doté d'une fonction
de production qui caractérise les conditions
techniques de son activité de production. Les
consommateurs sont les ménages qui
consomment mais aussi offrent tel ou tel type de
travail. Chacun est doté d'une fonction d'utilité
qui décrit ses préférences et d'une contrainte de
budget qui indique que la valeur de ses
consommations ne peut excéder celle de ses
revenus.
 Un équilibre général est défini par un système
de prix et de quantités – produites, utilisées
et consommées – tel que :
 – chaque consommateur maximise son utilité
sous sa contrainte de budget ;
 – chaque producteur maximise son profit
sous contrainte de sa fonction de
production ;
 – l'offre est égale à la demande sur chaque
marché.

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