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L'étude analyse la qualité physico-chimique et minéralogique de l'eau de consommation dans quatre zones de Marrakech, en se basant sur des paramètres tels que le pH, la conductivité et les nitrates. Les résultats montrent que les zones Azzouzia et Mrabtine présentent des niveaux de pollution élevés, principalement dus aux activités humaines, tandis que les zones Médina et Chouiter respectent les normes de l'OMS. Cette recherche souligne l'importance d'un suivi régulier de la qualité de l'eau pour protéger la santé publique.

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L'étude analyse la qualité physico-chimique et minéralogique de l'eau de consommation dans quatre zones de Marrakech, en se basant sur des paramètres tels que le pH, la conductivité et les nitrates. Les résultats montrent que les zones Azzouzia et Mrabtine présentent des niveaux de pollution élevés, principalement dus aux activités humaines, tandis que les zones Médina et Chouiter respectent les normes de l'OMS. Cette recherche souligne l'importance d'un suivi régulier de la qualité de l'eau pour protéger la santé publique.

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J. Mater. Environ. Sci. 6 (9) (2015) 2437-2445 El-Fadeli et al.

ISSN : 2028-2508
CODEN: JMESCN

Caractérisation de la qualité physico-chimique et minéralogique de l’eau de


consommation de quatre zones de la ville de Marrakech-Maroc
(Characterization of physico-chemical and mineralogical quality of drinking
water from four areas of the city of Marrakech, Morocco)

Sana El-Fadeli¹,*, Raschida R. Bouhouch², Hajar Benmazhar¹,


Yassir Barkouch³, Michael B. Zimmermann², Azeddine Sedki¹.
1
Laboratoire d’Hydrobiologie, Ecotoxicologie et Assainissement, Faculté des Sciences Semlalia. Marrakech-Maroc.
2
Human Nutrition Laboratory, Institute of Food, Nutrition and Health, ETH Zurich- Switzerland
³Laboratoire régional de diagnostic épidémiologique et d’hygiène du milieu. Marrakech - Maroc.

Received 26 May 2015, Revised 04 Jul 2015, Accepted 10 Jul 2015


*Corresponding author: E-mail: [Link]@[Link]

Abstract
The study concerns the analysis of physical-chemical and mineralogical parameters (pH, conductivity, oxidizability,
hardness, chlorides, ammonium, nitrates, nitrites, sulphates, orthophosphate, sodium, potassium, calcium and lead) to
establish a diagnosis of pollution in drinking water. Thus, water samples were taken from four areas ( Medina, Mrabtine,
Azzouzia, Chouiter) that were monitored over an entire annual cycle in wet period and dry period (in four campaigns). For
a total of 320 samples, the dosage of the physico-chemical and mineralogical parameters have been performed according to
standards for three types of drinking waters namely: treated networks water, treated well water and untreated well water.
Application of principal component analysis (PCA) on the physicochemical and mineralogical data gives us two water
varieties: a variety characterized by increased levels of conductivity, hardness and ammonium for Azzouzia area and
increased levels of chlorides, hardness, ammonium and nitrites for Mrabtine area and a variety of water whose contents are
consistent with national and international standards of WHO for the Medina and the Chouiter area. Human activities
(wastewater discharges, agricultural and industrial activities) are the main cause of this drinking water pollution of in the
Mrabtine and the Azzouzia area.

Keywords: drinking water, pollution, quality of water, Marrakech

Résumé
L’étude porte sur l’analyse des paramètres physico-chimiques et minéralogiques (le pH, la Conductivité, l’oxydabilité, la
dureté, les chlorures, l’ammonium, les nitrates, les nitrites, les sulfates, les orthophosphates, le sodium, le potassium, le
calcium et le plomb) afin d’établir un diagnostic de l’état de la pollution des eaux de consommation. Ainsi, des
prélèvements d’eau ont été effectués au niveau de quatre zones d’étude (z. Médina, z. Mrabtine, z. Azzouzia, z. Chouiter)
qui ont été suivies pendant tout un cycle annuel en période humide aussi bien qu’en période sèche (durant quatre
campagnes). Pour un total de 320 prélèvements, le dosage des paramètres physico-chimiques et minéralogiques a été réalisé
selon les normes en vigueurs pour trois types d’eaux de consommation à savoir : l’eau des réseaux traitées, l’eau des puits
traitées et l’eau des puits non traitées. L’application de l’Analyse en Composantes Principales (ACP) sur les résultats nous a
donné deux variétés d’eau : une variété caractérisée par une augmentation des teneurs en conductivité, en dureté et en
ammonium pour la zone Azzouzia et une augmentation des teneurs en chlorures, en dureté, en ammonium et en nitrites
pour la zone Mrabtine et une variété d’eau dont les teneurs sont conformes aux normes nationales et internationales de
l’OMS pour la zone Médina et la zone Chouiter. Les actions anthropiques humaines (rejets d’eau usée, activités agricoles et
industrielles) sont la cause principale de cette pollution des eaux de consommation au niveau de la zone Mrabtine et la zone
Azzouzia.

Mots-clés : eaux de consommation, la pollution, qualité de l’eau, Marrakech

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1. Introduction
L'eau représente un élément essentiel et irremplaçable pour assurer la continuité de la vie. C’est l’élément
constitutif de l’organisme et sa qualité est considérée comme le principal facteur de contrôle de la santé et de
l'état de la maladie chez les êtres vivants. Pour ces raisons, tous les efforts devraient être fournis pour que
l’approvisionnement en eau potable atteigne une qualité aussi bien sûre que possible, tout en étant accessible à
tous [1].
Le Maroc a plus de 30 millions d'habitants dont plus de 50% vivent dans les zones rurales. Avec la
croissance démographique qu’il connaît, et son le développement industriel et agricole ; la majorité des habitants
n’ont pas accès à un traitement d'eau potable et des eaux usées. Ainsi, les populations consomment de plus en
plus des eaux d’origines diverses, y compris, les eaux de surface [2]. Néanmoins, par manque de moyens, le
contrôle et le suivi de la qualité des eaux de surface utilisées pour la production des eaux de consommation ne
sont pas systématiques [3], malgré les efforts entrepris par le Maroc, imposant la surveillance de la qualité de
l'eau de consommation humaine par les services sanitaires de l'état (la loi 10/95 et le décret n° 2- 05-1326 du 25
juillet 2006 relatif aux eaux à usage alimentaire) [4].De plus, le manque de protection de ces eaux face à des
rejets anthropiques, contribue à la dégradation de leur qualité et à l’augmentation de certains micropolluants
minéraux et organiques dans les eaux destinées à la consommation humaine [5].
D’une manière générale, l’accès à une eau de consommation saine influe de manière importante sur la
santé et le développement aux niveaux national, régional et local. Pour certaines régions, il a été démontré
qu’investir dans l’approvisionnement en eau et l’assainissement pourrait déboucher sur un bénéfice économique
net, dans les cas où la réduction des effets sanitaires préjudiciables et des coûts des soins de santé font plus
que compenser ces dépenses [6].
D’une manière générale, l’accès à une eau de consommation saine influe de manière importante sur la
santé et le développement aux niveaux national, régional et local. Pour certaines régions, il a été démontré
qu’investir dans l’approvisionnement en eau et l’assainissement pourrait déboucher sur un bénéfice économique
net, dans les cas où la réduction des effets sanitaires préjudiciables et des coûts des soins de santé font plus que
compenser ces dépenses [6].
Le Maroc est parmi les pays d’Afrique les plus menacés par le fléau de la pollution de ses eaux [7-8].
L’OMS estime que plus de 50% des maladies sont d’origine hydrique et des millions de nourrissons et d’enfants
meurent chaque année de maladies diarrhéiques dues à la contamination de l’eau [9, 10,4].
Les préoccupations sanitaires associées aux constituants chimiques de l'eau de consommation diffèrent de
celles associées à la contamination microbienne. en général, ces constituants chimiques sont à l'origine des
effets néfastes pour la santé selon de durées d’exposition prolongées [1,6].
Il y a beaucoup de produits chimiques qui peuvent être présent dans l'eau de consommation; cependant,
seulement quelques-uns sont de préoccupation immédiate pour la santé en toute circonstance. D’une part, la
présence de nitrate et de nitrite dans l'eau a été associée à une méthémoglobinémie, en particulier chez les
nourrissons nourris au biberon. Les nitrates peuvent résulter de l'application excessive d'engrais ou de la
lixiviation des eaux usées ou autres déchets organiques dans les eaux de surface et les eaux souterraines. D’autre
part, dans les zones où l’on trouve des eaux agressives et acides, en particulier, au niveau des zones minières et
avec l’utilisation accrue de tuyauteries et d’accessoires de robinetterie en plomb ou de soudure qui peuvent se
traduire par une augmentation des concentrations de plomb dans l’eau de consommation, d’où des effets
neurologiques néfastes [1,6].
C'est dans cette optique que s'inscrit ce travail dont l’objectif est d’évaluer la qualité physico-chimique
et minéralogique de l’eau de consommation dans quatre zones de la ville de Marrakech. Des paramètres
indicateurs de la pollution organique et souvent nocifs et toxiques pour la santé à savoir; les ions
orthophosphates, sulfates, nitrites, nitrates et ammonium (PO43-, SO42-, NO2 -, NO3 - et NH4+) ainsi que le plomb
(Pb).

2. Matériels et Méthodes
2.1. Présentation des zones d’étude
La wilaya de Marrakech Tensift Al Haouz est située au centre du Maroc, limitée au Nord par la chaîne de
montagne des Jbilet, au Sud par la ligne de crête du Haut-Atlas, à l’Est et à l’Ouest respectivement par les
provinces d’Azilal et d’Essaouira.
Les zones ont été sélectionnées en se basant sur des études antérieures qui ont confirmées l’existence de
plusieurs sources de contamination au niveau des différents compartiments (eaux, sols et plantes) [11-17].
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2.2. Choix des zones d’étude


2.2.1. Zone Azzouzia
La zone d’épandage des eaux usées de la ville de Marrakech dite « périmètre d’Azzouzia » est située au
Nord de la ville. Elle se trouve essentiellement délimitée par un triangle pointé vers le Sud, d’une superficie
globale de 1500 ha. Elle abrite 6000 habitants répartis sur onze douars dont la principale activité est l’agriculture.
2.2.2. Zone Mrabtine
Le site minier de Drâa Lesfar localisé au Nord-Ouest de la zone Mrabtine, situé à 13 km environ à
l’Ouest de la ville de Marrakech. La zone correspond à une commune rurale de 5 790 ha, dont plus de 65% du
territoire est occupé par des terres agricoles [18]. Elle est bordée par la route n°9 Marrakech-Safi à l’Est, l'Oued
Baja-jdid à l’Ouest et au Nord par l’Oued Tensift.

2.2.3. Zone Médina


L'agglomération urbaine de Marrakech (672.000 habitants) fait partie de la Wilaya de Marrakech, elle-
même incluse dans la région économique du Tensift.

2.2.4. Zone Chouiter


Cette zone se localise sur la route d’Ouarzazate, à 9 km de Marrakech. C’est une zone d’habitats
résidentiels, touristiques et économique, de lotissements de villas, d’écoles, de centre de santé, de mosquées, et
de différents équipements de proximité. Cette zone est loin de toute influence de source de contamination.

2.3. Méthodes de prélèvement et d’analyse des eaux


Afin d’évaluer la qualité des eaux des quatre zones d’étude, le risque potentiel sur les écosystèmes
avoisinants ainsi que sur la santé de la population, nous avons analysé les eaux de consommation (de puits et de
robinets).
Des prélèvements d’eau de consommation utilisée par la population ont été effectués :
- L’eau de robinet : distribuée par l’Office National de l’Electricité et de l’Eau potable (ONEE).
- L’eau des puits : au niveau de la zone Mrabtine et de la zone Azzouzia.
Les prélèvements des échantillons d’eau ont été effectués pendant quatre campagnes saisonnières. Avant
de procéder aux prélèvements et afin d’éliminer le volume mort non représentatif nous avons laissé écouler une
quantité suffisante d’eau du robinet. L’eau a été prélevée dans des flacons en polyéthylène de 500 ml
préalablement lavés à l’acide nitrique à 1% puis rincés à l’eau bidistillée. La conservation des échantillons a été
faite à 4°C après leur transport dans des glacières portatives. Le mode d’échantillonnage et les prélèvements ont
été effectués selon le protocole décrit dans les normes françaises NF EN 25667 (ISO 5667) de décembre 1993 et
NF T 90-100 d’août 1972.
Pour les échantillons d’eau de puits, les prélèvements ont été effectués en plongeant à l’horizontale les
flacons tout en les redressant jusqu’à ce que le volume d’eau recueilli soit suffisant. Pour les points de
prélèvement qui n’ont pas été accessibles (deux puits au niveau de la zone Mrabtine), nous avons utilisé un porte
flacon stérilisé au préalable.

2.4. Traitement des échantillons d’eau


Des mesures de pH, O₂ et de conductivité ont été réalisées immédiatement sur le terrain au moment de
l’échantillonnage.
Chaque échantillon des eaux prélevées a été divisé en deux. Un volume destiné à la détermination de la
concentration en métal total est acidifié par de l’acide nitrique à 1% et conservé dans des tubes en polyéthylène
de 10 ml (préalablement lavés à l'acide) et maintenus dans le réfrigérateur. L’autre volume d’eau a été
directement filtré sous vide à travers des filtres en nitrocellulose de 0,45 µm de porosité selon la norme AFNOR
NF T 90-105 [19], pour effectuer les analyses physico-chimiques (Tableau 1).

2.5. L’analyse statistique


Les données ont été analysées statistiquement en utilisant le logiciel de SPSS12.0.1 pour Windows,
version 12.0.1 (2003). Chicago, IL: SPSS Inc.
L'analyse de variance (ANOVA) a été effectuée afin de déterminer la signification statistique. Le
niveau de signification a été fixé à P <0,05.

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3. Résultats et discussion
Cette partie présente les résultats de l’analyse physico-chimique et métallique des eaux dans les quatre
zones d’étude. Le tableau 2, représente les moyennes de ces résultats pour les échantillons prélevés durant quatre
compagnes.

Tableau 1 : Méthodes physico-chimiques d’analyse des eaux de robinet et de puits.

Paramètres Méthode d’analyse Appareillage


pH AFNOR NFT 90-008 [20] pH-mètre type ORION
Conductivité électrique AFNOR NFT 90-031[20] Conductivimètre type LF 318/set
(CE) WTW
SO42- AFNOR NFT 90-040 [20]
NH4+ AFNOR NFT 90-015 [20]
NO2- / NO3- AFNOR NFT 90-013/ Spectrophotomètre UV type UNICAM
AFNOR NFT 90-012 8625
AFNOR NFT 90-045[20]
PO43- AFNOR NFT 90-023[20]
Na+ e K+ AFNOR NFT 90-019 Spectrophotomètre à flamme type
AFNOR NFT 90-020[20] JENWAY-PFP7
Ca2+ AFNOR NFT 90-005
AFNOR NFT 90-016[20]
Éléments traces Absorption atomique en Spectrophotomètre d’absorption
métalliques flamme et en four à graphite atomique (mode flamme ou four)
(Pb)

Tableau 2: Caractéristiques physico-chimiques des eaux de consommation.

Les zones Z. Médina Z. Mrabtine Z. Azzouzia Z. Chouiter


paramètres (Moy ±ET) (Moy ±ET) (Moy ±ET) (Moy ±ET) Valeur P
pH 7.45 ± 0.19 7.41 ± 0.16 7.56 ± 0.12 7.49 ± 0.12 0.548
Conductivité (µS/cm) 804.55± 3.33 217.95 ± 3.9 1059.05± 53 248 ±16.69 0.0001**
O2 (mg/l) 4.02 ± 0.22 4.29± 0.12 3.85 ± 0.07 3.67 ± 0.29 0.005*
Dureté CaCO3 (mg/l) 332± 4.16 772.6 ± 8.56 454.6 ± 1.01 137.45± 5.57 0.0001**
Chlorures (mg/l) 37.63± 7.35 264.12± 0.61 52.54± 1.21 71.85 ± 2.07 0.0001**
NH4+ (mg/l) 0.15± 0.04 0.25 ± 0.05 0.52± 0.06 0.0002± 0.0001**
0.00018
NO3 - (mg/l) 0.02 ± 0.02 9.26± 1.65 8.88± 0.19 0 0.0001**
-
NO2 (mg/l) 0.17± 0.03 0.29 ± 0.02 0.19± 0.01 0 0.0001**
SO42- (mg/l) 76.49± 0.75 109.57± 1.08 95.91 ± 0.88 63.05 ± 2.68 0.0001**
PO43- (mg/l) 0.02 ± 0.01 0.28± 0.03 0.56± 0.01 0.005± 0.0038 0.0001**
+
Na (mg/l) 17.4 ± 1.15 24.31± 2.16 20.9 ± 2.6 16.38 ± 0.47 0.0001**
K+ (mg/l) 2.74 ± 0.23 5.63± 0.32 4.95 ± 0.19 3.1 ± 0.37 0.0001**
Ca2+(mg/l) 116.7± 7.37 237.2± 2.57 165.6 ± 1.8 78.9 ± 0.93 0.0001**
**. La corrélation est significative au niveau 0.001 (bilatéral) *. La corrélation est significative au niveau 0.01
(bilatéral).

Les eaux ont été échantillonnées (20 échantillons pour chaque zone) durant quatre campagnes couvrant
trois années incluant des périodes de hautes eaux (novembre et décembre), des périodes de moyennes eaux
(février et mars) et des périodes de basses eaux (septembre-novembre et juin-juillet).
Au total, 320 prélèvements d’eau ont été réalisés durant les quatre campagnes. Trois types d’eaux
de consommation ont fait l’objet de prélèvements réalisés à savoir : l’eau des réseaux traitées, l’eau des puits
traitées et l’eau des puits non traitées.

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Les eaux étudiées présentent un pH neutre qui répond aux normes en vigueur fixées par l'OMS (2006) [1]
pour les eaux potables. D’une manière générale, les échantillons des eaux analysées dans les zones d’étude, ne
présentent pas des différences significatives pour le pH (p= 0.548).
Les valeurs de la conductivité électrique dépassent les valeurs fixées par l'OMS (2006) [1] pour les eaux
potables, surtout au niveau de la zone Azzouzia (z. d’épandage) avec une teneur de 1059.05 µs/cm. Ce paramètre
permet d’apprécier la quantité de sels dissous dans l’eau [21-22].
La même constatation a été faite pour la dureté avec une valeur légèrement élevée au niveau de la zone
Mrabtine (772.6 mg/l). La dureté totale d'une eau est produite par les sels de calcium et de magnésium qu'elle
contient [4].
Les valeurs des chlorures répondent aux normes en vigueur fixées par l’OMS (2006) [1] pour les eaux
potables, excepté qu’au niveau de la zone Mrabtine nous avons trouvé une teneur légèrement élevée (264.12
mg/l). Les eaux trop riches en chlorures sont laxatives et corrosives [23,24] de plus, la concentration des
chlorures dans l’eau dépend aussi du terrain traversé [24].Ces paramètres physico-chimiques présentent des
différences significatives entre les zones d’étude (p<0.001).
Les ions orthophosphates, sulfates, nitrites, nitrates et ammonium (PO43-, SO42-, NO2 -, NO3 - et NH4+) sont
les paramètres indicateurs de la pollution organique. Les résultats des analyses faites sur les eaux pendant les
quatre campagnes montrent que les valeurs obtenues ont été très faibles et inférieures aux valeurs maximales
fixées par les normes marocaines relative à la qualité des eaux d’alimentation humaine [25], sauf pour NO2 – qui
représentent des teneurs élevées au niveau de la zone Mrabtine (0.29 mg/l). Ces résultats présentent des
différences significatives entre les zones d’étude.
Les nitrites peuvent être rencontrés dans les eaux, mais généralement à des faibles doses, une eau qui
renferme des nitrites peut être considérée comme suspecte [4].
Nos résultats sont inférieurs à ceux d’El Ouedghiri [4] à la ville de Fès, et ceux de Ghazali [26] à la
région de Meknès et ceux trouvés par Sidibe [27] à la wilaya de Nouakchott.
Les éléments majeurs (Na+, K+ et Ca2+) sont des paramètres indicateurs de la pollution minérale. Les
résultats des analyses montrent que les teneurs en Na+ ont été à peu près égales à celles fixées par l'OMS (2006)
[1] tandis que, les teneurs en K+ ont été très faibles, quant à celles de Ca2+ elles dépassent légèrement les valeurs
maximales fixées par l'OMS (2006) [1], avec 237.2 mg/l au niveau de la zone Mrabtine. Ces résultats présentent
des différences significatives entre les zones d’étude.
Dans cette étude, on s’est limité à la détermination des teneurs moyennes en plomb, les résultats obtenus
(Tableau 3) montrent que les teneurs moyennes ont été très faibles au niveau des quatre zones d’étude et
n'atteignent pas les valeurs limites fixées par l'OMS (2006) [1]. De plus, les concentrations en Pb restent très
inférieures aux valeurs limites préconisées par les normes marocaines [25]. Les teneurs moyennes en plomb ne
présentent pas de différences significatives entre les zones d’étude (p=0.051).Toutefois, ce métal peut même à de
faible concentration avoir un impact écologique et sanitaire important [22].

Tableau 3: Teneurs en Pb des eaux de consommation des zones d’étude.

Paramètre Les zones Moyenne Écart-type Valeur P


Zone Médina 3,35 0.69
Pb Zone Mrabtine 5,29 3.56 0.051
(µg/l) Zone Azzouzia 5,03 2.25
Zone Chouiter 0,93 0.65
**. La corrélation est significative au niveau 0.001 (bilatéral) *. La corrélation est significative au niveau 0.01
(bilatéral).

Les variations des concentrations en éléments chimiques dans les quatre campagnes de l’étude présentent
certaines tendances mais ne montrent pas de corrélations claires et généralisées entres ces concentrations et les
variations saisonnières (Fig. 1).
Les périodes de basses eaux (septembre-octobre et juin-juillet) se caractérisent généralement par des
augmentations des teneurs des éléments étudiés. Tandis que les périodes de hautes eaux (novembre- décembre)
enregistrent les teneurs les plus faibles. Toutefois, au niveau de cette étude les résultats obtenus ne tiennent pas
compte de ces variations saisonnières, sauf au niveau du plomb où la première compagne présente des différences
de concentrations en plomb entre les zones d’étude. Ces résultats corroborent avec ceux d’El Adnani [16].
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7,80 pH 1200,00 La conductivité


7,60 Campagne 1 1000,00 Campagne 1
800,00
7,40 Campagne 2 Campagne 2
600,00
7,20
Campagne 3 400,00 Campagne 3
7,00 200,00
Campagne 4 Campagne 4
6,80 0,00
[Link] [Link] Z.E Z.T [Link] [Link] Z.E Z.T

5,00 O₂ 1000,00 La dureté


4,00 Campagne 1 800,00 Campagne 1
3,00 Campagne 2 600,00 Campagne 2
2,00 400,00
Campagne 3 Campagne 3
1,00 200,00
Campagne 4 Campagne 4
0,00 0,00
[Link] [Link] Z.E Z.T [Link] [Link] Z.E Z.T

300,00 Les chlorures 0,60 NH₄


250,00 Campagne 1 0,50 Campagne 1
200,00 0,40
Campagne 2 Campagne 2
150,00 0,30
100,00 Campagne 3 0,20 Campagne 3
50,00 0,10
Campagne 4 Campagne 4
0,00 0,00
[Link] [Link] Z.E Z.T [Link] [Link] Z.E Z.T

12,00 NO₃ 0,40 NO₂


10,00 Campagne 1 Campagne 1
0,30
8,00
Campagne 2 Campagne 2
6,00 0,20
4,00 Campagne 3 Campagne 3
0,10
2,00
Campagne 4 Campagne 4
0,00 0,00
[Link] [Link] Z.E Z.T [Link] [Link] Z.E Z.T

120,00 SO₄ 0,60 PO₄


100,00 Campagne 1 0,50 Campagne 1
80,00 0,40
Campagne 2 Campagne 2
60,00 0,30
40,00 Campagne 3 0,20 Campagne 3
20,00 0,10
Campagne 4 Campagne 4
0,00 0,00
[Link] [Link] Z.E Z.T [Link] [Link] Z.E Z.T

30,00 Na+ 8,00 K+


25,00 Campagne 1 Campagne 1
6,00
20,00
Campagne 2 Campagne 2
15,00 4,00
10,00 Campagne 3 Campagne 3
2,00
5,00
Campagne 4 Campagne 4
0,00 0,00
[Link] [Link] Z.E Z.T [Link] [Link] Z.E Z.T

300,00 Ca²+ 10 Pb
250,00 8
Campagne 1 Campagne 1
200,00
6
Campagne 2 Campagne 2
150,00
4
100,00 Campagne 3 Campagne 3
50,00 2
Campagne 4 Campagne 4
0,00 0
[Link] [Link] Z.E Z.T [Link] [Link] Z.E Z.T

Figure 1: Évolution du pH, Conductivité, O₂, la dureté, les chlorures, NH₄, NO₃, NO₂, SO₄, PO₄, Na+, K+, Ca²+
et Pb, selon les campagnes de prélèvement et les zones d’étude. ([Link] : zone Médina, [Link] : zone Mrabtine,
Z.E : zone Azzouzia et Z.T : zone Chouiter).

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En effet, lors des périodes sèches, l’évaporation intense accentuée par le climat semi-aride, cause une
concentration des éléments dans les faibles volumes d’eau qui persistent par la suite. Par contre, au moment des
hautes eaux, les précipitations augmentent le volume d’eau et induit la dilution de ses charges en éléments [28].
Les différents éléments analysés ne varient pas de la même façon au cours du temps. Les différences de
variations temporelles des concentrations suggèrent que le comportement de ces éléments soit contrôlé par
des processus géochimiques et physiques distincts [29].
Contrairement aux cations et anions étudiés, les pH des zones d’étude ne montrent pas de différences
significatives en fonction du temps. Ces résultats corroborent avec ceux d’El Adnani [16].

3.1. Analyse factorielle des paramètres physicochimiques et minéralogiques des eaux


Pour une meilleure analyse des résultats obtenus précédemment, une analyse multifactorielle a été
effectuée dans le but de condenser l'information apportée par les divers paramètres et dégager ainsi les
principaux facteurs intervenant dans la comparaison des eaux de consommation entre les zones d’étude. Cette
méthode d'analyse permet en outre de visualiser sur des graphes les relations existant entre les variables ainsi que
la dépendance des paramètres mesurés par rapport aux zones d’étude.
Les 14 variables caractérisant les paramètres examinés (pH, Conductivité, O₂, la dureté, les chlorures,
NH₄, NO₃, NO₂, SO₄, PO₄, Na+, K+, Ca²+ et Pb) sont représentés dans ce modèle (Fig.2).

Figure 2: Projection des facteurs physico-chimiques de l’eau sur le plan factoriel axe1-axe2 par rapport aux
zones d’étude.

Plusieurs variables ont été corrélées entre elles, l’indice de KMO (Kaiser-Meyer-Olkin) tend vers 1, il a
été en moyenne de l’ordre de 0,829. Tandis que le test de sphéricité de Bartlett, la signification qui tend vers
0.0001 (p<0,001); c’est très significatif. Le but de l'analyse est d'obtenir un petit nombre de combinaisons
linéaires des 14 variables qui représentent la majeure partie de la variabilité des données. Les résultats
numériques montrent qu’il y a deux composantes, la première cumule 62,169% de la variabilité capturée, oppose
l’O₂, la dureté, les chlorures, NH₄+, NO₃-, NO₂-, SO₄2-, PO₄3-, Na+, K+, Ca2+ et Pb2+ avec une contribution du côté
positif, à la conductivité et pH ayant une forte contribution du côté négatif. La deuxième composante avec
19,489% de la variabilité capturée, oppose la conductivité et pH avec une contribution du côté positif à l’O₂, la
dureté, les chlorures, NH₄+, NO₃-, NO₂-, SO₄2-, PO₄3-, Na+, K+, Ca2+ et Pb2+ ayant une forte contribution du côté
négatif.
La figure 3, présente la carte perceptuelle par analyse en composante principale qui illuste les interactions
des facteurs 1 et 2 par rapport aux zones d’étude. D’après cette carte, nous avons quatre domaines distincts ; le
premier qui présente une partie des résultats de la zone Mrabtine, l’autre domaine présente une partie des
résultats de la zone Azzouzia, le troisième domaine représente une partie des résultats de la zone Médina et le
quatrième domaine une partie des résultats de la zone Chouiter.
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Figure 3: Carte perceptuelle par analyse en composante principale, interactions du facteur 1 et 2 par rapport aux
zones d’étude.

La classification hiérarchique des zones sur la base de la qualité physico-chimique et minéralogique de


l’eau, nous a permis de distinguer quatre groupes (figures 3)
Groupe 1: en rouge isole la zone Azzouzia, présente des eaux qualifiées comme mauvaises et non conformes aux
normes de potabilité, caractérisées par un taux très élevé en conductivité, dureté et en NH₄. Ceci pourrait être
expliqué par l’irrigation par les eaux usées.
Groupe 2: en vert isole la zone Mrabtine, dont les eaux sont de mauvaise qualité aussi. Il représente les eaux très
riches en chlorures, dureté, NH₄ et également NO₂. Ceci pourrait être explique par le dépôt intensif et incontrôlé
des déchets de la mine et l’irrigation par les eaux usées dans le passé.
Groupe 3: en bleu isole la zone Médina, dont les eaux sont de moyenne qualité, caractérisées par un taux élevé
en dureté.
Groupe 4 : en violet isole la zone Chouiter, dont les eaux sont de bonne qualité.
En général, cette carte nous a permis de conclure que les résultats d’analyse des paramètres en question
au niveau des quatre zones d’étude sont significativement différents d’où la différence entre les zones par rapport
à la qualité des eaux étudiées.

Conclusion
Cette étude nous a permis de conclure que la qualité des eaux de consommation des quatre zones d’étude
(zone Médina, zone Mrabtine, zone Azzouzia et zone Chouiter) de la ville de Marrakech varie d’un groupe à
l’autre. Les teneurs des polluants métalliques (plomb) trouvées qualifient les eaux de ces quatre zones comme
étant conformes aux normes fixées par l’OMS, sauf au niveau de la zone Minière en particulier pour les eaux des
puits, avec des valeurs limites légèrement élevées par rapport aux normes.
Les résultats de l’analyse physico-chimique au niveau de la zone Médina et la zone Chouiter peuvent être
considérés comme admissibles. Ces eaux ne présentent aucun danger sanitaire, contrairement aux résultats de la
zone Mrabtine et la zone Azzouzia qui qualifient les eaux de consommation de mauvaise qualité. De plus, les
techniques d’analyses multi variées nous ont permis de qualifier l’eau de ces deux zones comme mauvaise et non
conforme aux normes de potabilité.
Cette étude préliminaire, nous permet ainsi de conclure que les zones les plus affectées par la
contamination physico-chimique et minéralogique sont la zone Mrabtine et la zone Azzouzia. La principale cause
de cette pollution est les activités anthropiques qui continuent à présenter un risque majeur pour l’Homme et son
environnement, notamment pour les ressources en eaux.

Remerciements - Les auteurs tiennent à remercier Pr. M. Ait Babram de FSTG-Marrakech pour son aide précieuse en analyse
statistique ainsi que le Fonds National Suisse (# 404740 à 117325), Berne et de l'ETH Zürich, Suisse, pour le soutien financier.

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