Dconst S2
Dconst S2
2nd semestre
Sommaire
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Chapitre 3 : Démocratie et pluralisme politique
L’organisation d’élections démocratique répond à des critères précis qui sont les différentes
techniques électives mais un système démocratique implique que le citoyen soit le détenteur de la
souveraineté.
Sieyès est un théoricien de la souveraineté nationale. C’est une abbé et philosophe qui a été élu
aux états généraux en 1789. Il a siégé aux bancs du tiers état. La théorie de la souveraineté nationale
ne préconise pas le suffrage universel : elle le rejette car elle considère qu’une grande partie du
peuple n’est pas en mesure d’exprimer un suffrage. Il faut replacer cette théorie dans un contexte de
société où les trois quarts de la population est analphabète. Cette théorie préconise un filtrage
démocratique ne permettant qu’à certaines personnes de voter. Elle privilégie le système
représentatif.
Ces deux conceptions de la théorie ne sont plus déterminantes aujourd’hui. Tout système
démocratique a emprunté aux deux. Le suffrage universel s’est généralisé. En revanche, le régime
représentatif est dominant. Le mandat impératif est quasi inapplicable quant à la démocratie
exclusivement directe, elle est une curiosité historique.
Cette atténuation des différences est résumée dans la constitution de 1958 laquelle précise dans
son article 3 : « la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par l’intermédiaire de ses
représentants et par la voie du référendum ». Tout système démocratique doit impérativement au
minimum respecter les grands principes de la souveraineté : suffrage universel et élection de
représentants dans le cadre d’élections disputées.
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La Grande-Bretagne est un système quasi représentatif et où le parlement incarne toute la
volonté du peuple. Le référendum est une curiosité en Angleterre. Il n’y a eu qu’un seul référendum
en 1992 pour le traité de Maastricht.
La constitution de l’Allemagne bannit toute expression directe du peuple et veut une démocratie
exclusivement parlementaire.
La France est dans une situation intermédiaire puisque le référendum législatif est possible mais
que dans certains cas. Le référendum constituant est également possible mais la place du
référendum dans la constitution de 1958 est relativement limitée.
La Suisse est un système où la représentation directe a une place tout à fait acceptable, c’est une
place unique dans les systèmes occidentaux. Cette participation du peuple intervient aussi bien au
niveau cantonal qu’au niveau fédéral. L’initiative du référendum n’est pas exclusivement réservée
aux autorités politiques mais aussi aux citoyens : c’est le référendum d’initiative populaire qui
permet aux citoyens de solliciter l’intervention du peuple pour approuver une proposition de loi.
L’Italie exerce le référendum mais la pratique est moins poussée qu’en suisse. Dans sa
constitution de 1947, l’Italie permet aux citoyens d’organiser des référendums d’initiative populaire.
Aux USA, on a l’aspect fédéral où il n’y a pas de place pour la démocratie directe. En revanche
pour les Etats membres, les Etats de la côte Est ont dans leur constitution une démocratie
représentative alors que les Etats de la côte Ouest pratiquent la démocratie directe.
Le droit de suffrage
Le suffrage est universel : c’est une donnée contemporaine obligatoire pour tout système
démocratique. Cependant, le suffrage a été restreint par le passé : c’était le suffrage censitaire.
Le suffrage universel s’est généralisé au début du XXè. La France été la première à généraliser le
suffrage universel. Cependant, en 1848, les femmes ne votent pas et elles attendront 1945 pour
voter. C’est un paradoxe en France : Comment le pays qui a mis fin au suffrage censitaire avant les
autres a mis tant de temps pour donner le droit de vote aux femmes ? Néanmoins, il y a eu des
tentatives dans la IIIè République avec le gouvernement de Léon Blum en 1936. Cependant, le Sénat
majoritairement conservateur a rejeté le projet. En 1936, trois femmes sont nommées au
gouvernement. L’ordonnance du 21 avril 1944 donne le droit de vote aux femmes et elles
pratiqueront pour la première fois en 1945.
En Angleterre, les femmes obtiennent le droit de vote en même temps que le suffrage universel
est obtenu, c'est à dire au début du XXè. Les suffragettes (celles qui veulent le droit de vote aux
femmes) se manifestent en France après la 1 ère Guerre Mondiale. Ce sont les femmes issues de la
bourgeoisie éclairée. Il a fallu attendre la fin de la seconde Guerre Mondiale avec l’engagement des
femmes dans le combat contre l’occupant qui a entraîné cette vague consensuelle pour le vote des
femmes.
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Les militaires, jusqu’en 1945, n’avaient pas le droit de vote, pour des raisons impliquant leur
fonction. Les militaires n’étaient pas acquis aux idées républicaines et étaient un corps social sous
contrôle.
Le suffrage universel est direct lorsque les électeurs désignent directement leurs représentants
et le suffrage universel est indirect lorsque les électeurs élisent des grands électeurs qui eux éliront
les représentants du peuple. Les sénateurs en France sont élus au suffrage indirect par les
représentants locaux, qui sont dans ce cas les grands électeurs.
Pour élire le président aux USA, les électeurs américains élisent des grands électeurs qui sont
élus seulement pour élire le président.
Pour le maire en France, c’est le conseil municipal qui l’élit, celui-ci étant élu par le peuple.
Le mode de scrutin en Allemagne est globalement proportionnel, il a entraîné une majorité pas
très claire aux élections du 18 septembre.
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Ce système favorise l’un ou l’autre des partis au détriment des partis intermédiaire et la victime
de ce système est le parti libéral démocrate qui n’a pas de représentation parlementaire à la hauteur
de son audience électorale.
On a une efficacité mais aussi une injustice avec ce suffrage. Il y a un grand contraste entre le
nombre de députés élus et le nombre de suffrages exprimés. Un système comme celui-ci n’est pas
prêt de disparaître car il procure une efficacité à celui qui s’en sert.
En France les députés sont 577. Ils sont élus comme les britanniques dans des circonscriptions.
Dans le Rhône il y a 14 circonscriptions. Pour être élu, les candidats
La représentation proportionnelle
C’est un scrutin de liste puisqu’il s’agit de répartir au sein des assemblées des sièges en fonction
du nombre de voix obtenues par chaque liste, lesquelles comportent autant de candidats et de
candidates qu’il y a de sièges à pourvoir.
Le mérite de la représentation proportionnelle est qu’elle permet une assez juste représentation
de l’état de l’opinion publique au moment du vote. Elle privilégie la justice électorale plutôt que
l’efficacité politique. Elle tend ainsi à une représentation plus fidèle des partis politiques. En
revanche, elle ne permet pas toujours de garantir au sein d’une assemblée une majorité cohérente et
solide susceptible de soutenir un gouvernement.
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La représentation proportionnelle est appliquée selon diverses méthodes et les effets de celle-ci
ont des incidences sur le résultat électoral. Il existe en effet plusieurs modes de calcul des sièges, les
deux plus courants sont la règle de la plus forte moyenne et la règle du plus fort reste.
On calcule le quotient électoral qui est égal au nombre suffrages exprimés par le nombre de
sièges à pourvoir.
-notamment le nombre de sièges à pourvoir : plus celui-ci est faible, plus les effets de la
proportionnelle sont limités.
-l’existence d’un seuil minimal de voix en-deçà duquel aucune liste ne peut prétendre obtenir un
siège. Ainsi en Allemagne, les listes qui n’obtiennent pas au moins 5% des suffrages exprimés ne sont
pas représentées au Bundestag.
Dans le premier cas, on a deux exemples : l’exemple israélien et des pays-bas. Dans le deuxième
cas, nous verrons l’exemple espagnol.
La représentation intégrale
Pour l’élection de la Knesset en Israël, les 120 députés sont élus dans le cadre d’une
circonscription unique. Chaque formation politique constitue une liste de 120 membres.
Le nombre élevé de sièges à pourvoir dans cette circonscription unique et le seuil minimum de
1% multiplie l’offre électorale. Les listes qui s’offrent aux électeurs sont donc nombreuses. Une telle
situation favorise un émiettement de la représentation nationale et donc un multipartisme exacerbé.
Ainsi, les deux grandes formations qui sont le Likoud (droite) et les travaillistes (gauche) ne
peuvent prétendre à eux seuls obtenir la majorité. Une vingtaine de groupes parlementaires
composent la Knesset. Il est donc indispensable de constituer une coalition de plusieurs formations.
Entre les formations politiques laïques et les partis nationalistes d’extrême droite sans oublier les
partis religieux, le panorama politique israélien est extrêmement large.
Devant cette situation, les deux formations principales sont souvent obligées de constituer un
gouvernement d’union nationale. C’est actuellement le cas du gouvernement Sharon même si cette
coalition ne tient plus qu’à un fil. En effet Mr Shimon Peres, membre du gouvernement Sharon vient
d’être désavoué par ses amis politiques au sein du parti travailliste. Le nouveau leader travailliste, Mr
Amim Peretz, a ainsi décidé de retirer les ministres travaillistes du gouvernement Sharon provoquant
ainsi des élections anticipées.
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44 députés démocrates-chrétiens, 42 travaillistes, 27 libéraux, 7 populiste (extrême droite), 7
socialistes, 8 verts, 6 de centre gauche, 3 de l’union Chrétienne, 2 du parti calviniste protestant. Il est
donc clair que ni l’un ni l’autre des deux grands partis politiques ne peuvent gouverner seuls. A la
différence d’Israël, pas de gouvernement d’union nationale mais la tradition veut que le vainqueur
fasse un gouvernement à l’aide des libéraux et du centre gauche.
Les effets de la représentation proportionnelle sont ainsi limités. De plus, la loi électorale fixe un
seuil minimal de représentativité à 3,5% des suffrages exprimés. La possibilité pour les petites listes
d’obtenir un siège est donc limitée. Elles ne peuvent en définitives obtenir un siège qu’à la condition
de franchir le seuil et ce uniquement dans les provinces qui disposent d’un nombre de siège à
pourvoir suffisamment important. Principalement Madrid, Barcelone et bilbao. Ce système de
proportionnelle approchée n’a donc pas entraîné un système multi partisan. En effet, deux grandes
formations politiques dominent le paysage espagnol et l’une comme l’autre sont susceptibles de
gouverner seules.
Chaque citoyen allemand dispose de deux bulletins de vote : le premier bulletin permet de
désigner un député au scrutin majoritaire uninominal à un tour. Le second lui permet de choisir une
liste comprenant un certain nombre de sièges à pourvoir et ce dans le cadre du land. Ce scrutin mixte
permet de désigner la moitié des députés au scrutin majoritaire uninominal à un tour et l’autre
moitié à la représentation proportionnelle dans le cadre des landers. C’est un faux scrutin
proportionnel car en fait le nombre de sièges auquel chaque parti a droit est calculé à partir de son
score national calculé lui-même à partir du score obtenu par chaque liste dans les lands. Si un parti a
droit à 200 sièges, on prendra en compte le nombre de sièges obtenus au scrutin majoritaire
uninominal complété le cas échéant par les candidats présents sur les listes.
Ce système plutôt que scrutin mixte est appelé scrutin proportionnel personnalisé.
Le scrutin municipal en France pour les communes de plus de 3500 habitants et le scrutin régional
sont des scrutins mixtes.
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Le mode de scrutin choisi à pour objet de dégager une majorité au sein de l’assemblée délibérante
tout en assurant une représentation de l’opposition plus exactement une représentation la plus
fidèle possible au diverse opinion politiques qui se dégage au niveau régional. Dans les 2 cas il s’agit
d’un scrutin à 2 tours. Il est procédé à un 2dn tour si aucune liste n’a obtenu la majorité absolue des
suffrages exprimés au 1er tour.
Ainsi, pour les régionales, la liste qui obtient la majorité recueille ¼ des sièges à pourvoir dans
l’assemblée régionale, c’est appelé la prime majoritaire. Les ¾ des sièges restant à pourvoir sont
répartis entre toutes les listes y compris la liste majoritaire à la représentation proportionnelle.
En 1215, le roi Jean Sans Terre concède à ses sujets la magna carta, la grande charte qui accorde
au grand conseil, c'est à dire une assemblée des vassaux du roi et future chambre des lords, des
prérogatives notamment dans le domaine financier et en matière d’initiative législative. C’est un
embryon de parlement qui se confirme avec la création d’une deuxième assemblée ancêtre de la
chambre des communes.
Dès le XVème siècle, on dit que l’adoption d’une loi requiert l’acceptation des trois organes qui
sont la chambre des communes, la chambre des lords et le roi.
En 1689, la déclaration des droits limite les pouvoirs du monarque. A partir de cette date la
séparation des pouvoirs législatifs et exécutifs est réalisée en Angleterre.
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des pouvoirs. L’influence de Locke est bientôt éclipsée par celle de Montesquieu qui va présenter en
1748 dans ‘De l’esprit des lois’ un régime britannique idéalisé.
Pour Montesquieu, mettre fin à l’absolutisme repose sur une séparation des pouvoirs en trois
branches : la puissance exécutrice, la puissance législative et la puissance de juger. Ces trois
puissances s’équilibrent ou se neutralisent. Pour Montesquieu, chacun des trois pouvoirs doit être
confié à un organe indépendant et distinct l’un de l’autre. Cette séparation des pouvoirs garantie
selon l’auteur la liberté politique car le pouvoir arrêtant le pouvoir, le gouvernement restera modéré.
Montesquieu montre une séparation organique des pouvoirs.
Aux Etats-Unis, les pères fondateurs, autrement dits les rédacteurs de la constitution américaine,
vont établir entre les trois pouvoirs un équilibre subtil fondé sur un système de contrepoids. Il s’agit
de faire en sorte qu’aucun des trois pouvoirs ne puisse empiéter sur les droits naturels reconnus à
chaque individu.
En associant garanti des droits et séparation des pouvoirs, l’art 16 de la DDHC se situe dans la
droite ligne de la conception américaine. Toutefois, interprétée à l’aune de la notion de
souveraineté, la séparation des pouvoirs va jouer en faveur du représentant de la nation souveraine :
le pouvoir législatif. Ainsi, la révolution consacre une séparation fonctionnelle de la séparation des
pouvoirs au profit du pouvoir législatif sans doute influencé par Jean Jacques Rousseau qui considère
qu’il ne peut y avoir dans l’Etat qu’un seul pouvoir : celui de la volonté générale.
Il reste que ces éléments historiques d’élaboration du principe de séparation des pouvoirs
permettent d’identifier différents modèles contemporains de séparation des pouvoirs.
Le régime présidentiel
Le régime américain est l’exemple type du régime présidentiel : c’est un régime dans lequel les
pouvoirs sont strictement séparés. Les pouvoirs exécutifs et législatifs sont juridiquement séparés.
L’indépendance et l’égalité des pouvoirs apparaissent comme des conditions majeures de l’équilibre.
Mais en pratique il existe plusieurs moyens de collaboration et la séparation des pouvoirs n’est pas
totalement étanche.
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Toutefois, ce système d’équilibre des pouvoirs aboutit à ce qu’aucun des trois ne puisse prendre
l’ascendant. En tout état de cause, surtout pas le pouvoir législatif. Les pères fondateurs craignaient
en effet ce que la révolution française a engendré, c'est à dire un régime d’assemblée.
Ce système américain d’équilibre entre les pouvoirs confère au juge une position de régulateur
mais il n’existe pas de mécanisme d’interaction, autrement dit, le parlement ne peut faire l’objet
d’une dissolution et l’exécutif ne peut être renversé par le parlement.
Le régime parlementaire
Les origines
Il y a plusieurs types de régimes parlementaires. L’origine historique remonte au XVIIIème siècle
en Grande Bretagne et s’est instauré en France à partir de 1814-1815 avec les chartes et s’est affirmé
sous la monarchie de juillet avec le règne de louis philippe. Ce n’est qu’à la suite d’un développement
empirique qu’il a été théorisé. Il repose sur une interaction permanente entre le pouvoir législatif et
exécutif.
Ces régimes parlementaires sont la concrétisation d’une séparation souple des pouvoirs, un
régime de collaboration des pouvoirs.
Cette collaboration se manifeste dans une capacité destructrice offerte à chacun des deux
pouvoirs exécutifs et législatifs l’un sur l’autre. C’est cette capacité de destruction réciproque qui
caractérise une séparation souple des pouvoirs.
Un exécutif bicéphale, c'est à dire que le chef d’état est assuré de la durée de son mandat
ou de son règne.
Un gouvernement responsable politiquement devant un parlement. Cette responsabilité
gouvernementale implique que le gouvernement ne peut agir sans la confiance des
parlementaires.
Le droit de dissolution qui constitue une contrepartie à la possibilité offerte au
parlement de mettre en jeu la responsabilité gouvernementale.
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secondaire du monarque au profit de celle du premier ministre. Désormais, le chef du gouvernement
est détenteur de la réalité du pouvoir exécutif.
Le suffrage universel direct légitime la position du premier ministre. Cette évolution traduit le
passage d’un parlementarisme dualiste au parlementarisme moniste. Dans un régime dualiste, le
gouvernement est responsable devant le parlement mais le gouvernement est également
responsable devant le chef de l’Etat. Donc régime dualiste car il y a une double responsabilité du
gouvernement. Et dans le régime parlementaire moniste, le gouvernement n’est plus responsable
que devant le parlement.
La France a imité la Grande Bretagne, il est donc normal de constater que c’est la restauration
qui accompagne en France le développement du parlementarisme.
En France, l’équilibre des pouvoirs reste difficile à trouver jusqu’à la crise du 16 mai 1877 avec la
démission du président Mac Mahon. La III République naissante échoue dans le maintient d’un
régime parlementaire dualiste, et il en résulte un régime parlementaire moniste suite à la
constitution Grévy qui affaiblit le rôle du chef l’Etat.
C’est pourquoi le régime de la Vème République en France est appelé des fois régime
présidentialiste. La constitution du 4 octobre 1958 renforce les pouvoirs du chef de l’Etat.
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régime mais elle n’a pas de lien direct avec le régime présidentiel. Cependant, dans le cas des Etats-
Unis, on ne peut pas ne pas lier les deux.
On est en droit de se poser la question s’il n’y a pas lien entre le régime présidentiel et la forme
fédérale de l’Etat.
Le bipartisme met en présence deux partis : les démocrates (l’âne) et les républicains
(l’éléphant). Les deux partis sont dominants en raison du mode scrutin qui est majoritaire à un tour
pour l’élection des gouverneurs, des représentants…
Un des piliers du régime américain est le fait que les institutions politiques ne sont pas remises
en cause : on a qu’une seule constitution depuis 1787. Il y a un consensus sur les institutions.
Le bipartisme s’inscrit dans une vie politique assez souple. On n’a pas de clivage droite gauche
aussi fort qu’en Europe pour des raisons historiques : il n’y a jamais eu de remise en cause du
système capitaliste.
Les républicains sont à droite pour ne pas dire d’extrême droite. Le parti démocrate se situe plus
au centre gauche et est progressiste. C’est un parti qui recrute dans les zones urbaines. C’est
également le parti des minorités avec notamment les minorités ethniques qui sont acquises aux
démocrates. 80% de l’électorat noir vote démocrate. La minorité hispanique vote aussi pour les
démocrates. New York et San Francisco sont les villes les plus démocrates. Cependant, le parti
démocrate n’est pas toujours progressiste et surtout dans les Etats du sud. Il y a une frange
démocrate assez conservatrice. Néanmoins, avec la carte électorale de 2004 et de 2000, on voit que
les démocrates sont forts sur la côte Est des Etats-Unis qui est la côte urbanisé et européanisé. La
côte pacifique est aussi pro-démocrate, tout comme la région du nord des Etats-Unis avec les Grands
Lacs.
Tout les reste du pays est républicain : le sud et le middle-west ainsi que le centre des Etats-Unis.
Le président
Le président est élu pour 4 ans. Son mandat
n’est renouvelable qu’une fois : il ne peut y avoir
deux mandats consécutifs. Cependant, Roosevelt
a été élu 4 fois de suite.
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Dans un système présidentiel, l’exécutif n’est pas un exécutif bicéphale mais monocéphale. Le
président incarne à lui seul l’exécutif, mais il est entouré de collaborateurs.
Le vice-président conseil le président, il est aussi le président du Sénat. Il ne prend pas part au
débat politique et ne vote pas. Il peut éventuellement représenter le président. Les collaborateurs du
président sont nommés par lui et révoqués par lui, mais ils ne constituent pas un gouvernement. On
les appels les secrétaires : ce sont ceux qui sont en charge d’un département d’administration, ils
sont les dépositaires de la politique présidentielle : à la tête du département d’Etat on a le secrétaire
d’Etat, qui est actuellement Mme Rice, on a le secrétaire à la défense, à la justice, au transport…
Le président incarne l’exécutif mais il a aussi un rôle en matière législative. Il a l’initiative des lois
mais pour cela, il doit avoir des liens avec l’assemblée. D’autant plus que vis-à-vis du congrès, le
président a un droit de veto. C'est à dire qu’il peut refuser de promulguer une loi votée par le
congrès. C’est un pouvoir exceptionnellement fort et l’utilisation de ce droit conduit à souvent à une
crise. Cependant, l’utilisation de ce droit est très rare et constitue une épée de Damoclès sur les
parlementaires. Clinton avait en face de lui une majorité républicaine au Sénat et à l’assemblée.
Le Congrès
On a le Sénat et la chambre des représentants. Les sénateurs sont élus tous les 6 ans mais le
sénat est renouvelé par tiers tous les 2 ans. Les sénateurs sont 100 (2 par Etat) et les représentants
sont 435. Les représentants sont élus tous les 2 ans. Il y a une différence de prestige entre les deux
chambres : le sénat est bien plus prestigieux que la chambre des représentants.
Le moment crucial de l’année pour mesurer les relations entre la maison blanche et le congrès
est le vote du budget. Pour faire voter le budget fédéral, le président a besoin de l’accord du congrès.
Actuellement, les républicains sont majoritaires dans les deux chambres, ce qui n’est pas un
problème pour Bush.
Les élections de mi-mandat sont les élections de mide-term et elles se font à la moitié du mandat
présidentiel (les prochaines sont en novembre 2006). Ce sont des élections qui font se renouveler la
chambre des représentants et un tiers du sénat. Ces élections sont cruciales pour la maison blanche.
Actuellement, Bush baisse dans les sondages et ces élections de novembre 2006 se profilent très mal
pour lui, surtout à cause de l’enlisement en Irak. Ces prochaines élections risquent de renforcer la
place de l’opposition à la chambre des représentants et surtout au sénat.
Rare sont les procédures d’impeachment. Elles n’ont jamais abouti, soit à cause d’un manque
d’argument (pour Clinton), pour Nixon et l’affaire du Watergate, celui-ci a démissionné.
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Les partis laissent aux représentants une liberté de vote une fois qu’ils sont à la chambre. Ceci
permet aux représentants de s’exprimer librement. Le lobbying politique est très anglo-saxon et
particulièrement aux Etats-Unis.
On se demande si la composition de cette cour suprême n’a pas des incidences sur les jugements
qu’elle rend. On se demande si la sensibilité des conservateurs pèse sur la cour suprême. La cour
suprême est l’organe le plus élevé dans la hiérarchie judiciaire. Elle juge en dernier ressort les affaires
dans les tribunaux fédéraux et les affaires dans les tribunaux des Etats membres.
Ce sont des régimes classiques : ils sont monistes et accordent une place prépondérante au chef
du gouvernement.
Le modèle britannique
La particularité du modèle britannique est que le
premier ministre est la personnalité prééminente au
sein des institutions. Néanmoins, le pouvoir exécutif est
bicéphale et la fonction du chef de l’Etat est occupée
par la reine. Les fonctions de la reine sont très limitées
au point que certains auteurs considèrent que le
premier ministre est de fait le chef de l’Etat.
Le seul rôle politique de la reine est de prononcer chaque année le discours du trône qu’elle
prononce devant la Chambre des Lords. Cependant, c’est le premier ministre qui rédige ce discours.
Toute loi votée par le parlement est promulguée par le chef de l’Etat.
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Le premier ministre est à la tête du gouvernement qui est composé de deux cercles :
- Le gouvernement au sens large, c’est le premier, les ministres, et les secrétaires d’Etat.
Le premier ministre exerce un ascendant certain sur les ministres du cabinet. Cette force
politique est liée au bipartisme britannique. Le premier ministre est le chef du parti majoritaire à la
Chambre des Communes. Sa légitimité est d’autant plus importante que c’est lui qui a mené son parti
à la victoire.
Il y a une personnalisation de la fonction de premier ministre qui est garantie par la stabilité du
système. Néanmoins, cette prééminence se conçoit dans le cadre d’un régime parlementaire où la
Chambre des Communes joue un rôle de contrepoids efficace.
La chambre des lords est une chambre aristocratique qui de par sa nomination a des pouvoirs
limités.
Le face-à-face en Grande Bretagne a lieu entre le premier ministre et la chambre des communes.
On a une responsabilité du premier ministre devant la Chambre des Communes avec tous les
mécanismes inhérent à la responsabilité : contrôle de la commission parlementaire, interpellation du
premier ministre et des membres du gouvernement chaque semaine, motion de censure. Cependant,
cette motion de censure a peu de chance d’être votée car les gouvernements disposent d’une
majorité solide et cohérente. Néanmoins, c’est cette majorité qui peut être à l’origine d’une fronde
contre le premier ministre et qui peut décider de le remplacer après un vote interne. Ainsi, en
novembre 1990, le groupe parlementaire conservateur a mis en minorité Margaret Thatcher lors du
renouvellement de la fonction de chef de la majorité parlementaire et l’a remplacé par John Major
qui est immédiatement devenu premier ministre à la suite de cette investiture au sein du parti
conservateur.
Le droit de dissolution en Grande Bretagne est un pouvoir du premier ministre qu’il exerce seul.
La pratique de la dissolution est assez fréquente car elle permet de choisir le meilleur moment pour
les élections législatives.
On a les shadow cabinet (gouvernement fantôme) qui sont des gouvernements fictifs créés par
l’opposition et qui ont pour but de déstabiliser le gouvernement en place. Il se réuni chaque semaine
et lance la contradiction au gouvernement.
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chancelier de manière à rompre avec le passé en tenant compte de l’échec de la constitution de
Weimar qui, entre 1919 et 1933, a consacré la suprématie du président de la République élu au
suffrage universel direct. Les sept chanceliers fédéraux qui se sont succédés depuis 1949 ont chacun
à leur façon illustrée la force de l’institution.
Le chancelier incarne l’exécutif à la manière de son homologue britannique. Il faut noter qu’il est
élu par le Bundestag après avoir été proposé par le président fédéral mais la marche de ce-dernier
est limité puisqu’il doit désigner le chef de la coalition ayant emporté les élections législatives.
Néanmoins, la constitution d’un gouvernement en Allemagne peut être assez complexe. Dans une
situation analogue à celle de septembre 2005, le rôle du président fédéral se limite à inviter les
formations politiques à négocier : il enregistre le résultat de la négociation avant de désigner le
candidat à la chancellerie.
Le chancelier fédéral joue le même rôle que le premier ministre britannique à savoir qu’il est
responsable devant le Bundestag et que toutes les techniques de contrôle de l’exécutif sont mises en
place. En ce qui concerne la motion de censure, elle est constructive : c'est à dire que les députés qui
déposent une motion de censure doivent présenter d’une part un programme de gouvernement
alternatif et un candidat à la chancellerie.
La dissolution est encadrée par des règles très strictes. La preuve en est que pour les élections de
septembre dernier, le chancelier Schröder avait dissout le Bundestag. Pour dissoudre le Bundestag,
Schröder a demandé à ses propres troupes de voter contre lui.
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demandé de manière très solennelle aux militaires de se rendre et depuis cet acte, les espagnols ont
reconnus le courage du roi.
Le pouvoir exécutif est principalement incarné par le président du gouvernement, qui est le
premier ministre. Il est désigné par le roi mais il est investi par le congrès des députés (chambre
basse). Le sénat et le congrès forment les Cortès. Le choix du président du gouvernement par le roi
est imposé par le résultat des législatives et la constitution prévoit qu’après celles-ci le roi doit
organiser des consultations avec les principales forces politiques.
Le bipartisme à l’espagnole permet à l’une des deux grandes formations d’être en mesure de
composer seule le gouvernement même si elle n’obtient pas la majorité absolue des députés. En
effet, les partis régionalistes, catalans et basques pratiquent le soutient sans participation ou tout au
moins observent avec une relative neutralité vis-à-vis du gouvernement en place. De 1982 à 1993, le
PSOE dirige seul avec la majorité absolue ; de 1996 à 1996, il dirige avec la majorité relative ; de 1996
à 2000 le parti populaire bénéficie d’une majorité absolue ; depuis mars 2004, le gouvernement
Zapatero dispose de 164 sièges sur 350.
Les rapports entre le gouvernement et le parlement fonctionnent sur la base des procédures
classiques. Si la procédure législative est rationalisée, le parlement dispose des moyens de contrôle
de l’action gouvernementale. Le président du gouvernement est investi par le congrès des députés
qui peut censurer le gouvernement sur la base d’une motion de censure constructive analogue à
celle qui existe en Allemagne.
Le poids des régions espagnoles est pris en compte dans le sénat. Le gouvernement espagnol est
paritaire : 8 hommes/8 femmes. La représentation des femmes au congrès des députés est de 36%.
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Le parlement italien est bicaméral : il est composé de la chambre des députés et du sénat. Les
deux chambres sont élues pour 5 ans. Le sénat assure la représentation des régions puisqu’une partie
des sénateurs est élue par celles-ci, l’autre partie est élue au suffrage universel direct.
Le bicaméralisme italien est égalitaire, ce qui met la chambre des députés et le sénat sur un pied
d’égalité en matière d’adoption des lois et surtout en matière de responsabilité gouvernementale.
Cela signifie que le gouvernement doit être investi et par la chambre des députés et par le sénat et
que les deux chambres peuvent déposer une motion de censure contre le gouvernement.
Le pouvoir exécutif est bicéphal. Le président de la République est élu pour sept ans par les
chambres. Il a un pouvoir d’arbitrage institutionnel. La constitution limite ces attributions mais dans
la pratique, les nombreuses crises politiques qu’a connues l’Italie depuis 1947 ont souvent amené le
président de la République à jouer un rôle d’arbitre actif. C’est lui qui propose un nom pour occuper
la présidence du conseil même si celui-ci est investi par les chambres et, à la différence des modèles
britannique et allemand, aucun chef de gouvernement ne se présentait d’emblée à lui en raison du
multipartisme. Depuis que la vie politique est bipolarisée, c’est le leader du parti majoritaire à la
chambre des députés qui devient premier ministre.
Le président du conseil est investi par les deux chambres. Il est l’incarnation du pouvoir exécutif.
Son rôle politique s’est affirmé à partir des années 1990 au moment où l’Italie a bipolarisé sa vie
politique. La procédure législative en Italie est peu rationalisée et le poids des assemblées est très
fort dans le processus d’adoption des lois. La censure du gouvernement peut venir de la chambre des
députés comme du sénat et à la différence des exemples allemands et espagnols, elle n’est pas du
tout rationalisée.
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Le pouvoir exécutif appartient au gouvernement fédéral, celui-ci est composé selon la
constitution de 15 membres, premier ministre compris, et il est paritaire du point de vue linguistique.
Le gouvernement peut comporter des secrétaires d’Etat.
Le pouvoir législatif est composé de la chambre des représentants (150 membres élus au
suffrage universel direct dans le cadre de circonscriptions : les provinces qui sont des subdivisions
des régions) et le sénat (71 sénateurs dont 40 sont élus au suffrage universel direct et seulement 21
d’entre eux sont élus par les assemblées fédérées, ce qui est contraire au principe de participation de
l’Etat fédéral ; enfin 10 sénateurs sont cooptés par les 21 précédents).
La plupart des compétences sont exercées par la chambre et le sénat. En matière législative la
chambre a un rôle dominant : elle a le dernier mot. Le sénat est plutôt une chambre de réflexion.
Néanmoins, le gouvernement est soumis au contrôle de la chambre : c’est la chambre qui investi le
gouvernement et qui peut le censurer. Le gouvernement est toujours un gouvernement de coalition.
A l’issue des élections législatives, le roi reçoit une série de personnalités politiques afin de
déterminer les possibilités de formation d’un nouveau gouvernement. Il désigne ensuite un
informateur qui est toujours une personnalité politique expérimentée qui devra rassembler les
points de vue des différents partis quant à la constitution d’un gouvernement et le nom d’une
personnalité susceptible de pouvoir former un gouvernement. Sa mission terminée, il en fait part au
roi qui propose un premier ministre à la chambre.
Le régime primo-ministériel
Cette classification est assez récente : elle désigne un régime parlementaire où le chef de l’Etat
est élu au suffrage universel direct. Traditionnellement, l’élection du président de la République au
suffrage universel direct est synonyme d’un pouvoir fort comme le témoigne la Vème République.
Cependant, cette vision est limitée car certains pays élisent le président au suffrage universel direct
qui n’a cependant pas de pouvoir.
Il a des pouvoirs d’ordre moraux et des taches honorifiques, la quasi-totalité du pouvoir exécutif
et notamment le droit de dissolution appartenant au chef du gouvernement.
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pays qui oblige ses jeunes soldats à défendre un empire colonial à bout de souffle a conduit à la
révolution.
A la différence de la Vème République, la République portugaise n’a pas évolué dans une logique
présidentialiste mais plutôt dans une logique plus parlementaire qui a abouti à une fonction
présidentielle nettement plus arbitrale, l’homme fort du pouvoir exécutif étant le premier ministre.
Le régime portugais a un parlement monocaméral qui est l’assemblée de la République et le
gouvernement est responsable devant elle.
Les élections législatives ont eu lieu en mars 2005 suite à la dissolution de l’assemblée. Elles ont
vu la victoire du parti socialiste portugais qui a la majorité absolue des sièges. L’homme fort est le
premier ministre qui est actuellement José Socrates. La fonction présidentielle au Portugal reste
néanmoins une fonction de prestige. Parmi les candidats qui ont des chances de remporter la
prochaine élection présidentielle en janvier 2006, on a Soares qui a déjà été président pendant 10
ans il y a 10 ans.
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