KHADIJA
I-A-2. Exceptions : les pratiques autorisées :
Nous venons de voir que les pratiques anticoncurrentielles sont nulles de plein droit.
Mais cette règle générale connaît des exceptions.
Et une question se pose : qui peut invoquer cette nullité ?
Je vais vous présenter deux points :
1. Les pratiques autorisées (les exceptions à la nullité)
2. Qui peut se prévaloir de la nullité
1. LES PRATIQUES AUTORISÉES : TROIS EXCEPTIONS
L'article 9 de la loi n° 104-12 prévoit des exceptions à l'interdiction des pratiques
anticoncurrentielles.
Trois cas où ces pratiques sont autorisées.
Exception n°1 : Les pratiques résultant d'un texte légal
Première exception : les pratiques qui résultent de l'application d'un texte législatif ou
réglementaire.
Exemple : si une loi impose une organisation particulière du marché qui pourrait paraître
anticoncurrentielle, cette pratique est autorisée.
Pourquoi ? Parce qu'on reconnaît la primauté de la loi et la cohérence de l'ordre juridique.
Les conditions
MAIS, ce n'est pas automatique. Il faut vérifier :
1. L'existence du texte (loi ou règlement)
2. Un lien direct entre le texte et la pratique
3. Si c'est un règlement, il doit avoir été pris en application d'une loi (il ne peut pas être
autonome)
Le Conseil de la concurrence ou le juge doit vérifier ces conditions.
Si le lien n'est pas direct ou nécessaire, l'exception ne s'applique pas.
Exception n°2 : Le progrès économique
Deuxième exception : les pratiques qui contribuent au progrès économique.
C'est l'exception la plus intéressante et la plus complexe.
Pour bénéficier de cette exception, il faut réunir quatre conditions cumulatives :
Condition 1 : Preuve d'un progrès économique tangible, positif et suffisant
Pas juste théorique, mais réel
Exemples : innovation, amélioration de la qualité, baisse des coûts
Condition 2 : Lien direct entre la pratique et les effets bénéfiques
Le progrès doit découler de la pratique contestée
Pas d'autres causes
Condition 3 : Les utilisateurs (consommateurs) doivent profiter du progrès
Une partie équitable du profit doit leur revenir
Pas seulement les entreprises
Condition 4 : Pas d'élimination de la concurrence pour une partie substantielle du marché
La pratique ne doit pas tuer la concurrence
Il doit rester des alternatives pour les consommateurs
La charge de la preuve
La charge de la preuve incombe à l'entreprise qui invoque cette exception de prouver tout ça.
Elle doit démontrer que :
Les effets bénéfiques sont réels et substantiels
Ils compensent les effets négatifs sur la concurrence
Les restrictions sont indispensables pour atteindre l'objectif
Si on peut obtenir le même résultat sans la pratique anticoncurrentielle, ou avec une pratique
moins restrictive, l'exception ne s'applique pas.
Exception n°3 : Les accords d'importance mineure (PME)
Troisième exception : les accords entre petites et moyennes entreprises qui ne restreignent
pas sensiblement la concurrence.
Pourquoi cette exception ?
Pour permettre aux PME de renforcer leur position face aux grandes entreprises.
Les PME occupent une place importante dans l'économie marocaine. Le législateur veut leur
donner une chance.
La condition
L'accord ne doit pas restreindre sensiblement le jeu de la concurrence.
Si l'impact est mineur, marginal, l'exception s'applique.
L'interprétation stricte
Ces trois exceptions doivent être interprétées restrictivement.
Parce que les exceptions sont d'interprétation stricte en droit.
L'objectif : concilier protection de la concurrence et réalisme économique, mais sans vider la
loi de son sens.
SUMMARY I - B
Who Can Seek Compensation?
Three groups can claim damages under general civil liability principles in the DOC:
1. Parties to anti-competitive agreements - only if they were economically coerced
into participating
2. Third-party competitors - those harmed but not involved in the practice
3. Consumer protection associations - for collective consumer harm
The Major Problem: Why Don't Victims Act?
Despite these rights, victims rarely come forward due to:
Lengthy procedures and high costs of economic expert studies
Extreme difficulty proving anti-competitive practices
Business secrecy protections blocking access to evidence
Uncertainty about compensation amounts
Consumer associations being underfunded and lacking class action mechanisms
Legal Requirements
Plaintiffs must prove three elements:
1. Fault - violation of Law 104-12 (anti-competitive behavior)
2. Harm - market disruption causing material losses (revenue, market share) or moral
damage (reputation)
3. Causal link - direct connection between the fault and harm
The burden of proof falls entirely on the plaintiff, which is extremely difficult since these
practices are secretive.
Practical Solutions
Several approaches can help:
File with Competition Council first - their technical decisions help civil judges
Use collective actions - more cost-effective
Judges should use full investigative powers - ordering document production
Adopt French approach - treat Competition Council findings as presumption of
harm, shifting burden to defendants
Specialize judges with economic expertise and provide methodological evaluation
guides
Damages Evaluation
Judges must determine what would have happened without the anti-competitive practice -
extremely complex. They consider fault severity, company sizes, and previous sanctions.
Compensation must cover actual losses and lost profits.
Critical Point
Administrative fines from the Competition Council go to the Treasury - they don't
compensate victims. Victims must file separate civil actions. This shows the complementarity
between public enforcement (government sanctions) and private enforcement (victim
compensation).
Conclusion
Judges play a vital role in protecting victims and markets, but face challenges from
insufficient specialized training and weak competition culture. They both award civil
sanctions and control Competition Council decisions, ensuring regulatory legitimacy.
Despite legal rights existing, the system's practical effectiveness remains limited by
procedural and evidentiary obstacles that desperately need reform.
ENCHAINNER AVEC II A
II - A - 1. La délimitation des décisions relevant du contrôle du juge judiciaire
Nous venons de voir comment le juge civil intervient directement dans la régulation
concurrentielle en prononçant des sanctions civiles.
Mais le juge a aussi un rôle indirect : il contrôle les décisions du Conseil de la concurrence.
C'est ce qu'on appelle l'encadrement judiciaire.
Le changement majeur de 2014
La loi n° 104-12 de 2014 a opéré un changement important :
Elle a transféré des compétences du juge administratif vers le juge civil (la Cour d'appel de
Rabat).
Maintenant, c'est le juge civil qui contrôle les décisions du Conseil en matière de pratiques
anticoncurrentielles.
Pourquoi ce changement ?
Pour spécialiser le contentieux concurrentiel et adapter le système aux exigences de la
régulation économique moderne.
A. QUELLES DÉCISIONS PEUVENT ÊTRE ATTAQUÉES ?
L'article 44 alinéa 2 de la loi dit : "Les recours contre les autres décisions prises par le
Conseil de la concurrence sont introduits devant la Cour d'appel de Rabat."
Cette formulation générale donne au juge civil une compétence de principe.
Mais concrètement, quelles décisions sont visées ?
Il y en a cinq catégories.
1. Les décisions de non-recevabilité et de non-poursuite
Première catégorie : quand le Conseil refuse d'examiner une affaire.
Pourquoi le Conseil peut-il refuser ?
Le Conseil peut déclarer une saisine irrecevable pour plusieurs raisons :
Absence de qualité ou d'intérêt de celui qui saisit
Prescription des faits (article 23 - trop vieux)
Incompétence du Conseil (ce n'est pas son domaine)
Insuffisance probatoire (pas assez de preuves)
Le Conseil peut aussi décider de ne pas poursuivre une procédure après avoir consulté le
dossier.
Le recours est important parce que Ces décisions mettent fin à la procédure sans examen
au fond.
Le recours devant la Cour d'appel de Rabat permet de vérifier que le Conseil n'a pas
abusivement refusé d'examiner une pratique anticoncurrentielle.
C'est une garantie d'accès à la justice concurrentielle.
Qui peut faire recours ?
Les parties concernées
Le commissaire du gouvernement
2. Les mesures conservatoires
Deuxième catégorie : les injonctions de prendre des mesures conservatoires (article 35).
Qu'est-ce qu'une mesure conservatoire ?
C'est une mesure d'urgence prise pendant la procédure.
Exemple : le Conseil ordonne à une entreprise d'arrêter immédiatement une pratique en
attendant la décision finale.
Les conditions
Le Conseil ne peut prendre ces mesures que si :
La pratique porte une atteinte grave et immédiate :
o À l'économie du pays
o Au secteur concerné
o Aux consommateurs
o À l'entreprise plaignante
Les parties ont été entendues
Le commissaire du gouvernement a été consulté
Le contenu
Les mesures peuvent comprendre :
L'arrêt de la pratique
L'injonction de revenir à la situation antérieure
Elles sont limitées à ce qui est nécessaire pour faire face à l'urgence.
Le délai de jugement
Point important : la Cour d'appel de Rabat doit statuer dans 30 jours (article 51).
Pourquoi ? Parce que ces mesures ont des conséquences économiques immédiates et graves
pour les entreprises.
Il faut donc une décision rapide.
3. Les injonctions de mettre fin aux pratiques
Troisième catégorie : les injonctions de mettre fin aux pratiques anticoncurrentielles ou
d'imposer des conditions particulières (article 36).
Définition
Une injonction, c'est "l'ensemble des instructions que le Conseil adresse aux entreprises pour
préserver le fonctionnement normal de la concurrence".
Exemple : le Conseil ordonne à une entreprise de cesser un abus de position dominante et de
modifier ses contrats.
L'impact
Ces injonctions peuvent contraindre les entreprises à modifier substantiellement leur
comportement économique.
C'est très contraignant.
Le contrôle du juge
Le législateur a placé ces injonctions sous le contrôle plénier de la Cour d'appel de Rabat.
Pourquoi ? Pour vérifier :
La proportionnalité des mesures
Leur nécessité
Le juge assure un équilibre entre impératifs de régulation et protection des droits des
entreprises.
4. Les sanctions principales et complémentaires
Quatrième catégorie : les sanctions prononcées par le Conseil.
C'est l'exercice le plus emblématique de son pouvoir.
Les sanctions pécuniaires (amendes)
Elles visent à :
Garantir le bon déroulement des procédures
Dissuader les contrevenants
Les sanctions complémentaires (articles 39 et 42)
Exemples :
Publication de la décision (très grave pour la réputation)
Obligation de coopération avec le Conseil
Suspension de certaines activités
Ces sanctions sont dangereuses pour la réputation économique des entreprises.
Le contrôle du juge
Compte tenu de leur gravité, le législateur a insisté pour qu'elles soient soumises au recours.
Le principe : le juge civil est le gardien des libertés individuelles et économiques.
Le contrôle permet d'assurer :
La légalité des sanctions
Leur proportionnalité
Protection des droits fondamentaux tout en préservant l'efficacité répressive.
5. Les décisions sur les secrets d'affaires
Cinquième catégorie : les décisions par lesquelles le Conseil refuse de communiquer des
documents révélant des secrets d'affaires (article 31).
Le principe
Normalement, le Conseil communique les pièces à toutes les parties.
C'est le principe de la confrontation et de l'égalité.
Le problème
Mais certains documents contiennent des secrets d'affaires :
Informations sur la production
Stratégies commerciales
Accords d'exportation
Les divulguer aux autres parties pourrait causer un préjudice.
La solution
Le président du Conseil peut refuser la communication si elle n'est pas nécessaire pour les
droits de la défense.
Dans ce cas, la partie ne reçoit qu'une version non confidentielle et un résumé.
Le recours (article 45)
Cette décision peut être contestée devant la Cour d'appel de Rabat.
Mais attention : elle ne peut pas faire l'objet d'un recours indépendant.
Le recours ne peut être fait qu'avec la décision au fond.
Pourquoi ? Pour éviter la multiplication des recours et concentrer le débat sur la décision
finale.
II- B- 2. Les particularités relatives à l'instruction du recours :
Nous venons de voir comment introduire un recours.
Maintenant : que se passe-t-il après ?
C'est la phase d'instruction : le moment où on prépare le jugement.
C'est une phase capitale :
Le débat contradictoire s'organise
Les moyens sont analysés en profondeur
La Cour prépare sa décision
Le législateur a prévu des particularités pour adapter l'instruction aux spécificités du
contentieux concurrentiel.
Je vais vous présenter cinq particularités :
1. L'abandon de la procédure du rapporteur
2. L'échange direct des observations écrites
3. L'abandon de la première audience
4. Les pouvoirs d'instruction de la Cour
5. L'interdiction de renvoi au Conseil
1. L'ABANDON DE LA PROCÉDURE DU RAPPORTEUR
Le principe général
Normalement, en appel, un magistrat rapporteur est désigné.
Il prépare un projet de décision qu'il soumet ensuite à la formation de jugement.
L'innovation : pas de rapporteur
En droit de la concurrence, pas de rapporteur.
Pourquoi ? À cause de la complexité des litiges de concurrence.
Le législateur a estimé qu'il fallait conjuguer les efforts de toutes les composantes de la
formation collégiale dès le début.
Comment ça marche ?
L'ensemble de la formation collégiale (désignée par le premier président de la Cour d'appel
de Rabat) participe dès le début à l'instruction.
Pas de délégation à un seul magistrat.
Les avantages
Avantage n°1 : Mutualisation des compétences
Chaque magistrat apporte son expertise.
Avantage n°2 : Confrontation permanente des analyses
Les magistrats échangent et enrichissent la réflexion.
Avantage n°3 : Évite l'influence prépondérante d'un seul
Garantit une véritable délibération collégiale.
Les difficultés
Difficulté n°1 : Coordination du travail
Comment organiser le travail de plusieurs magistrats ?
Difficulté n°2 : Disponibilité
Tous les membres doivent être disponibles aux différentes étapes.
C'est plus compliqué qu'avec un seul rapporteur.
2. L'ÉCHANGE DIRECT DES OBSERVATIONS ÉCRITES
Le processus
Après transmission du dossier par le Conseil au greffe de la Cour :
1. Le premier président désigne la formation collégiale
2. La formation transmet une copie de la requête aux parties et au commissaire du
gouvernement
3. Elle détermine les délais pour échanger les observations écrites
La particularité : communication directe
Normalement, les échanges passent par l'intermédiaire du greffe.
Mais ici : communication directe entre les parties ou leurs avocats.
Pas de passage par le greffe.
Pourquoi ?
C'est une caractéristique du système accusatoire.
Le greffe n'intervient pas dans les échanges.
Les avantages
Avantage n°1 : Responsabilisation
Les parties et leurs avocats gèrent la procédure.
Avantage n°2 : Rapidité
Pas besoin d'attendre le greffe pour transmettre.
Avantage n°3 : Recentrage du rôle de la Cour
La Cour se concentre sur le contrôle et la direction de l'instance.
Pas sur des tâches matérielles de transmission.
Le "rôle d'inspection"
La Cour devient un superviseur.
Elle surveille que les parties respectent leurs obligations procédurales.
Mais elle n'est plus un gestionnaire administratif.
3. L'ABANDON DE LA PREMIÈRE AUDIENCE
Le principe général
Normalement, l'affaire est fixée à une première audience.
Puis plusieurs renvois successifs peuvent intervenir pour compléter l'instruction.
L'innovation : date des débats directement
En droit de la concurrence, la formation collégiale détermine directement la date des débats
définitifs.
Pas de première audience suivie de renvois.
Comment ça marche ?
La formation organise d'abord l'échange complet des observations écrites.
Ensuite, elle fixe la date des débats.
L'affaire n'est appelée aux débats que lorsqu'elle est en état d'être jugée.
L'avantage : célérité
Cela évite la multiplication des audiences.
Pas de renvois successifs.
Tout est organisé pour que l'affaire soit jugée rapidement.
Le rôle du greffe
Le greffe se limite à :
Notifier les délais aux parties
Convoquer les parties à l'audience des débats
Fonction purement administrative.
4. LES POUVOIRS D'INSTRUCTION DE LA COUR
Le problème : silence de la loi
La loi n° 104-12 est silencieuse sur l'étendue des pouvoirs d'instruction de la Cour.
Que peut faire la Cour pour éclairer sa décision ?
Première possibilité : demander au Conseil une enquête
La Cour pourrait demander au Conseil de la concurrence de procéder à une enquête
approfondie sur l'affaire.
La logique
Le Conseil a l'expertise technique.
Si l'affaire soulève des questions économiques complexes, autant utiliser cette expertise.
L'avantage
Approche coopérative entre juge et régulateur.
Concilie contrôle juridictionnel et expertise technique.
L'inconvénient
Risque pour l'indépendance du contrôle.
Le Conseil défend sa propre décision. Peut-il fournir des éléments objectifs ?
Risque d'éléments sélectifs ou orientés.
Deuxième possibilité : demander à la DPCC
La Cour pourrait demander à la Direction des Prix et de la Concurrence (DPCC) de
procéder à des actes d'enquête.
L'avantage
Préserve mieux l'indépendance.
La DPCC est distincte du Conseil.
L'inconvénient
Aucune disposition législative ne le prévoit expressément.
Ce serait une interprétation extensive.
Troisième possibilité : les règles générales
En l'absence de dispositions spéciales, la Cour peut utiliser les règles générales du Code de
procédure civile.
Les pouvoirs classiques
Elle peut ordonner :
Une expertise économique
Une enquête
Une descente sur les lieux
La comparution personnelle des parties
L'interrogatoire de témoins
L'expertise économique
Particulièrement pertinente en concurrence.
Permet de :
Délimiter le marché pertinent
Évaluer quantitativement les effets d'une pratique
Apprécier la proportionnalité d'une sanction
La "consultation de la Cour de cassation"
La doctrine mentionne cette possibilité.
Mais c'est énigmatique : le droit marocain ne prévoit généralement pas cette procédure d'avis
consultatif.
Cela mériterait une clarification.
5. L'INTERDICTION DE RENVOI AU CONSEIL
Le principe (article 55)
Lorsque la Cour annule la décision du Conseil, elle doit statuer sur l'affaire "sans renvoi" au
Conseil.
Exception : les cas prévus à l'article 26 (décisions de non-recevabilité ou de non-poursuite).
La question
Que signifie exactement "sans renvoi" ?
Deux interprétations possibles :
1. La Cour ne peut pas renvoyer l'affaire au Conseil pour qu'il statue à nouveau
2. La Cour ne peut pas renvoyer l'affaire au Conseil même pour une enquête
complémentaire
L'interprétation restrictive (doctrine)
La doctrine dit : l'interdiction ne porte que sur la première hypothèse.
La Cour ne peut pas renvoyer pour que le Conseil statue à nouveau.
Mais elle peut demander au Conseil une enquête approfondie pour éclairer sa propre décision.
La distinction
Renvoi pour nouvelle décision : interdit
o La Cour se dessaisirait de l'affaire
o Le Conseil statuerait à nouveau
o Sa nouvelle décision serait à nouveau susceptible de recours
o Risque de procédure sans fin
Demande d'instruction complémentaire : permise
o La Cour garde l'affaire
o Le Conseil fournit juste des éléments techniques
o La Cour statue elle-même
La justification
Cette distinction est :
Juridiquement cohérente
Pragmatiquement justifiée
Elle permet à la Cour :
D'exercer son pouvoir de modification
De bénéficier de l'expertise du Conseil
Sans se dessaisir de l'affaire