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Elaboration Et Évaluation D'un Programme de Sport Adapté Pour Patients Diabétiques de Type 2

Ce document présente l'élaboration et l'évaluation d'un programme de sport adapté pour les patients diabétiques de type 2, dans le cadre d'un travail de fin d'étude pour un Master en Kinésithérapie. Il aborde les enjeux du diabète de type 2, ses causes, ses symptômes, ainsi que les méthodes d'évaluation et les résultats obtenus lors de l'expérimentation. L'étude souligne l'importance de l'activité physique dans la gestion de cette maladie et propose des recommandations pour améliorer la prise en charge des patients.

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Elaboration Et Évaluation D'un Programme de Sport Adapté Pour Patients Diabétiques de Type 2

Ce document présente l'élaboration et l'évaluation d'un programme de sport adapté pour les patients diabétiques de type 2, dans le cadre d'un travail de fin d'étude pour un Master en Kinésithérapie. Il aborde les enjeux du diabète de type 2, ses causes, ses symptômes, ainsi que les méthodes d'évaluation et les résultats obtenus lors de l'expérimentation. L'étude souligne l'importance de l'activité physique dans la gestion de cette maladie et propose des recommandations pour améliorer la prise en charge des patients.

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Elaboration et évaluation d’un programme

de sport adapté pour patients diabétiques de


type 2.

Clément BUFFET

Travail de fin d’étude présenté en vue de l’obtention du


grade de Master en Kinésithérapie

Année académique : 2014 – 2015

Promoteur interne : Mr C. BRENNENRAEDTS


Promoteur externe : Dr M. FRANCK
Responsable : Mme R. BASTIN
« Menssana in corporesano »

Juvénal, Satire X.
REMERCIEMENTS

La réalisation de ce mémoire a été possible grâce au concours de plusieurs personnes à


qui je voudrais témoigner toute ma reconnaissance.

Je tiens à exprimer toute ma reconnaissance à mes promoteurs de mémoire Mr C.


BRENNENRAEDTS et Dr M. FRANKC. Je les remercie de m’avoir fait confiance, ainsi que
pour leur disponibilité, leurs conseils et leur aide.

Je remercie tout particulièrement, le Dr G. DEVILLERS, Mme A. VAN DEN BOSSCHE, Mme


S. BUZZETTI et Mme F. NAVEAU. Sans leur aide précieuse se projet n’aurait jamais vu le
jour.

Je remercie Dr. C. MEYER, Mme R. BASTIN et Mme C. GODEFROID pour leur contribution.

Je remercie et je félicite les sept participants de l’étude qui ont accepté gentiment de se
prêter au jeu.

Enfin, j'adresse mes plus sincères remerciements à mes parents qui m'ont accompagné,
aidé, soutenu et encouragé tout au long de la réalisation de ce mémoire.

À toutes ces personnes, je présente mes remerciements, mon respect et ma gratitude.


ABREVIATIONS

- DT2 : diabète de type 2


- DT1 : diabète de type 1
- AP : activité physique
- TM6 : test de marche de six minutes
- VO2 max : consommation maximale d’oxygène
- ATP : adénosine triphosphate
- HIIT : highintensityinterval training
- FC : fréquence cardiaque
- IMC : indice de masse corporelle
- OMS : Organisation Mondiale de la Santé
- HbA1c : hémoglobine glyquée
- SM : syndrome métabolique
- 1RM : 1 – répétition maximale
- BPM : battements par minut
I – INTRODUCTION 3

II – MATERIEL ET METHODE 17

A) POPULATION : 18
B) MATÉRIEL : 20
C) EXPÉRIMENTATION : 23
D) FACTEURS ÉTUDIÉS : 25
E) LES RÉSULTATS : 28

III – RESULTATS 29

A) PATIENT 1: 32
B) PATIENT 2 : 36
C) PATIENT 3 : 40
D) PATIENT 4 : 44
E) PATIENT 5 : 48
F) OBSERVATIONS GÉNÉRALES : 52

IV – DISCUSSION 58

V - CONCLUSION 72

VI - RESUME 74

VII – BIBLIOGRAPHIE 76

VIII - ANNEXES 86

2
I – INTRODUCTION

3
Le diabète est une pathologie qui a accompagné l’Homme tout au long de
l’histoire. D’anciens médecins des Indes décrivent ce goût caractéristique de miel des
urines des sujets atteints de diabète, dans des textes datant de plus de trois cent ans. Ces
mêmes médecins avaient déjà constaté que cette maladie était plus fréquente chez les
individus aisés qui avaient une plus grande consommation de produits sucrés 1.

Selon les derniers chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé 1 plus de 347


millions de personnes dans le monde sont touchées par le diabète, dont 90% par le
diabète de type 22. En Belgique, le nombre de diabétiques est estimé à environ 450 000,
dont 80 à 90% sont DT2. Ces mêmes chiffres de l’OMS ont montré qu’en 2012, le diabète
a été la cause directe de 1,5 million de décès. Cela ne devrait pas s’améliorer car les
experts estiment que d’ici 2030 le diabète pourrait devenir la septième cause de décès
dans le monde, avec plus de 300 millions de personne souffrant de DT2.

Une récente étude 2 a montré que pour une même tranche d’âge, les hommes sont
plus touchés par le diabète que les femmes. De plus, sa fréquence d’apparition augmente
fortement avec l’âge. Aussi, les personnes en surpoids (indice de masse corporel 3
moyen : 29,5), ont 2,5 à 3 fois plus de risque d’être diagnostiquées diabétiques. Ce, à
quoi il faut ajouter certains facteurs socio – économiques, dés lors les milieux les moins
favorisés ont 2 à 3 fois plus de risques de développer un diabète. Autrement dit, les
individus de sexe masculin, âgés d’une soixantaine d’années, présentant un surpoids et
appartenant à un milieu défavorisé, méritent une attention toute particulière car ils
représentent une population à risques pour développer un diabète.

De surcroit, le nombre d’individus touchés par le diabète ne cesse de progresser,


à cause du vieillissement de la population, de l’allongement de l’espérance de vie et de
l’augmentation de la fréquence de l’obésité qui représente un facteur de risque majeur.
A quoi il faut ajouter une faible pratique de l’activité physique 4. Selon une étude 3, pour la

1 Organisation Mondiale de la Santé = OMS.


2 Diabète de type 2 = DT2
3 Indice de masse corporel = IMC
4 Activité physique = AP
4
tranche d’âge de 35 à 60 ans en France, 41,5% des hommes et 50,1% des femmes
n’atteignent pas les normes d’AP recommandé.
Le diabète est considéré aujourd’hui comme un problème de santé publique dont
le coût atteint des sommes exorbitantes. D’après une étude de la Haute Autorité de
Santé 4, la part allouée aux remboursements des soins ambulatoires et hospitaliers des
personnes diabétiques traitées pharmacologiquement en France, s’élèvait à 12,5
milliards d’euros en 2007 et ce chiffre ne cesse de croître.

Médicalement parlant le diabète se définit comme « une affection métabolique


caractérisée par la présence d’une hyperglycémie chronique résultant d’une déficience
de sécrétion d’insuline, d’anomalie de l’action de l’insuline sur les récepteurs des tissus
cibles ou de l’association des deux » 5. En d’autres termes, il s’agit d’une pathologie
chronique dont l’évolution est lente, insidieuse et entraîne des complications sévères.

Par conséquent, le diabète est un dérèglement de l’homéostasie glucidique 6. En


absence de pathologie, les valeurs de glycémie oscillent dans des limites physiologiques
strictes. En période pré – prandiale la norme est de 0,7 à 1,00 g/L alors qu’en période
post – prandiale, elle est inférieure à 1,40 g/L. Le but est d’éviter les troubles liés à
l’hypoglycémie ou à l’hyperglycémie. Par conséquent « un état d’équilibre est atteint
lorsque les apports de glucose dans la circulation sanguine sont exactement contre –
balancés par le captage du glucose sanguin par les tissus utilisateurs de ce substrat. Si un
déséquilibre apparaît la glycémie augmente ou diminue. » 7

Ce déséquilibre glycémique est la résultante d’une défaillance du système régulateur


de la glycémie, autrement dit une altération de la régulation hormonale du glucose. On
peut considérer que le pancréas remplit ce rôle de régulateur de l’homéostasie
glucidique. Celui – ci est une glande du tube digestive qui possède une fonction exocrine
et endocrine. Ce sont les îlots pancréatiques de Langerhans qui assurent la fonction
endocrine, en secrétant deux hormones antagonistes (l’insuline et le glucagon) qui vont
permettre de maintenir l’homéostasie glucidique dans des valeurs physiologiques.

Le glucagon 3 13 est produit par les endocrinocytes alpha (glucagonocytes). C’est


une hormone hyperglycémiant, dite catabolique. Lorsque la concentration de glucose
5
dans le sang diminue, le glucagon va être secrété. Il va stimuler la glycogénolyse
(formation de glucose à partir de glycogène 5) et la néoglucogenèse (formation de
glucose à partir de précurseurs non glucidiques 5), ce qui aura pour effet d’augmenter la
glycémie. Un trouble de sécrétion de cette hormone peut entrainer une hypoglycémie
(déficit) ou au contraire aggraver le diabète (excès). De plus, le glucagon fait parti d’un
pool d’hormones qui comprend l’adrénaline, le cortisol et l’hormone de croissance. Ces
hormones dites de la contre régulation 8 interviennent en cas de situation de stress ou de
jeun. Quant elles entrent en action leur rôle est d’élevé le taux de glycémie en cumulant
l’effet hyperglycémiant et une action insulino – résistante.

L’insuline 5 3 13 est produite par les endocrinocytes bêta (insulinocytes). C’est une
hormone hypoglycémiante, dite anabolique. Elle favorise la mise en réserve des glucides
mais aussi des protéines et des graisses. Son mode d’action est antagoniste au glucagon,
c’est à dire, une augmentation de la concentration de glucose dans le sang va entrainer
une sécrétion d’insuline. Un excès d’insuline en condition extra physiologique peut
entraîner une hypoglycémie se manifestant par différents symptômes pouvant aller
jusqu’à la crise comitiale et coma. A l’inverse, une insulinopénie peut entrainer le
diabète insulinodépendant.

La sécrétion d’insuline est régie par différents paramètres 9. Le glucose est le


facteur primordial car il agit directement sur les cellules bêta du pancréas. A savoir, que
l’insuline n’est secrétée que si la valeur de glycémie est supérieure à 3 mmol/l. Une
augmentation de certains acides aminés (arginine, lysine et leucine) dans le tube digestif
et la sécrétion d’hormones intestinales (GIP 5 et GLP1 6) sont responsables de la sécrétion
d’insuline. Le taux de glucagon, la présence de corps cétoniques et la stimulation
parasympathique sont également des facteurs qui influencent la libération d’insuline.
Afin de diminuer la glycémie, l’insuline accélère le mécanisme de diffusion facilitée du
glucose dans les cellules, accélère la glycogénogenèse (conversion du glucose en
glycogène), stimule la lipogenèse (ensemble des processus de synthèse des acides gras),

5 GIP = l’hormone peptide insulinotrophiquegluco – dépendant


6 GLP1 = l’hormone glucagon like peptide I
6
inhibe le glycogénolyse (conversion du glycogène en glucose) ainsi que le
néoglucogenèse (conversion de molécules non glucidiques en glucose).

Le diabète 1011121314 se classe en quatre catégories distinctes. Les deux


principales sont le Diabète de type 17 et le DT2, ce à quoi il faut ajouter le diabète
gestationnel et les diabètes secondaires. Le DT1, dit insulino – dépendant, résulte d’une
destruction des cellules bêta des îlots de Langerhans. Cela entraine une insulinopénie et
une élévation progressive de la glycémie. L’étiologie se révèle être habituellement auto –
immune ou idiopathique, associé à des facteurs environnementaux.

Le DT2, dit non insulino-dépendant, se caractérise par une insulino – résistance


et une insulino – déficience. L’insulino – résistance se définit comme une résistance à
l’action de l’insuline au niveau des tissus cibles (foie, muscles squelettiques, tissus
adipeux). Ce qui entraine une augmentation de la glycémie par augmentation de la
néoglucogenèse, une diminution de la captation du glucose au niveau des myocytes et
une augmentation de la lipolyse (de façon à stocker le glucose circulant sous forme de
triglycérides au niveau du tissu adipeux). L’insulino – déficience, quant à elle, est une
diminution des concentrations d’insuline. Il n’est pas admis que l’une se réalise en
premier lieu puis que la deuxième suive, mais il semblerait que l’insulino – resistance
inaugure le diabète au cours d’une phase de pré – diabète. Les cellules bêta des îlots de
Langerhans devraient produire de l’insuline en permanence pour lutter contre
l’hyperglycémie constante. Elles finiraient par s’épuiser et par laisser place à une
insulino – déficience. De manière générale l’hyperglycémie chronique causée par le
diabète est la conséquence d’une réduction du captage du glucose associée à une
production de glucose hépatique excessive 15.

D’un point de vue physiopathologique le DT2 répond d’abord à une maladie


génétique avec un excès de poids caractérisé par une accumulation de graisse intra
abdominale, une fréquence importante d’antécédents familiaux, l’association à une
hypertension artérielle et une anomalie des lipides (baisse de la fraction HDL du
cholestérol et une augmentation des triglycérides) dans le cadre du syndrome

7 Diabète de type 1 = DT1


7
métabolique. A quoi il faut ajouter les modifications de mode de vie sociale, avec une
alimentation hypercalorique, hyper lipidique et déstructurée, jointe à l’augmentation de
la sédentarité (le temps passé devant les écrans, par exemple). Tout cela contribue à
l’augmentation de fréquence et à l’apparition de plus en plus précoce du diabète de type
2.

La polyurie (augmentation de la quantité d’urine émise sur une journée), la


polydipsie (soif excessif) et la perte de poids en dépit d’une polyphagie (faim excessive)
sont les principaux symptômes visibles. Ceux- ci apparaissent lorsque la glycémie atteint
des valeurs supérieures à 2 g/l. En règle générale, l’installation du diabète est insidieuse,
car une hyperglycèmie modérée est souvent asymptomatique. Dés lors, la découverte du
DT2 est fortuite et/ou fait suite à la manifestation de complication. Ces dernières sont
multiples et touchent préférentiellement les vaisseaux sanguins. Elles se présentent sous
diverses formes, les atteintes des petits vaisseaux, les micro – angiopathies
(rétinopathie, néphropathie et neuropathie) et les atteintes des gros vaisseaux, les
macro – angiopathies (athérosclérose, accident vasculaire cérébrale, infarctus du
myocarde, artérite des membres inférieurs). Par conséquent, un diabète non traité
présente un facteur de risque de pathologies cardio – vasculaires élevé. De plus la micro
et macro angiopathie est à l’origine des complications au niveau des pieds (le pied
diabétique).

C’est pourquoi en présence d’un sujet au profil caractéristique il est souhaitable


de le soumettre à un test de dépistage du DT2. L’outil principal est la mesure de la
glycémie 16. Il y a trois manières de procéder :
- glycémie (sur plasma veineux) à jeun supérieur à 1,26 g/l (7 mmol/l)
- glycémie (sur plasma veineux) mesurée n’importe quand, supérieur à 2 g/l (11,1
mmol/l)
- glycémie (sur plasma veineux) supérieure à 2 g/l (11,1 mmol/l) 2 heures après
ingestion de 75g de glucose. Il s’agit du test d’hyperglycémie provoquée orale.

8
D’autres outils sont à la disposition des thérapeutes tels que le dosage de la
glycosurie (taux de glucose dans l’urine) et le dosage de l’hémoglobine glyquée 8.
Cependant, leur intérêt est controversé pour l’élaboration du diagnostique 17. La mesure
de l’HbA1c 18 reste la référence pour évaluer l’équilibre glycémique sur le long terme.
Elle témoigne de la régulation du métabolisme du glucose des 2 à 3 mois précédents. Elle
permet de contrôler l’efficacité du traitement et d’évaluer le risque de complications
relatives au DT2. Un taux inférieur à 6% d’HbA1c, équivalent à une glycémie moyenne
de 1,20 g/l, permet de prévenir le risque de complications.

Le traitement de première intention du DT2 est l’éducation du patient aux règles


hygièno – diététiques (régime diététique adapté et activité physique régulière). Cela
passe par l’éducation thérapeutique. « Il s’agit à la fois d’un apprentissage pratique et
spécialisé pour l’acquisition de compétences thérapeutiques et une aide au changement
de comportement de soins pour atteindre des objectifs personnalisés » 19. Par la suite en
deuxième intention, s’il y a échec du traitement de première intention ou pour le
potentialiser, le thérapeute a recours aux agents pharmacologiques.

Le DT2 est étroitement corrélé au syndrome métabolique. Celui - ci a été cité pour
la première fois en 1988 par J. REAVEN 20 sous le nom de « syndrome X ». Il le décrit
comme « une association de troubles, comprenant l’intolérance au glucose, une
hypertriglycéridémie, de l’obésité et une insulino – résistance ».

Il s’agit d’un syndrome pluri – métabolique caractérisé par l’ensemble des


anomalies métaboliques et des facteurs de risques cardiovasculaires qui le constituent.
Qui plus est ces anomalies seraient interdépendantes, comme le souligne M. Duclos 21,
c’est à dire la présence d’une ou des anomalies seraient prédictives de la présence des
autres. Selon l’OMS 22, un sujet atteint d’un syndrome métabolique 9 présente une
diminution de la tolérance au glucose ou un hyperinsulinisme associée à au moins deux
des anomalies suivantes : une obésité centrale (IMC > 30 kg/m2 ou un rapport tour de
taille sur tour de hanches élevé ; > 0,90 pour les hommes et > 0,85 pour les femmes), une

8 HbA1c = hémoglobine glyquée


9 Syndrome métabolique = SM
9
hypertension artérielle (> 140/90 mmHg), une dyslipidémie (taux de triglycéride > 150
mg/dl à jeun et/ou taux de cholestérol HDL < 35 mg/dl pour les hommes et < 40 mg/dl
chez les femmes) et une micro albuminurie (excrétion urinaire d’albumine > 20μg/min
ou de créatine > 20 mg/g).

L’apparition de ce syndrome serait la conséquence d’une accumulation de


graisses intra – abdominale à déterminisme génétique associée à l’insulino – résistance.
Dés lors, il occasionnerait, sur le long terme, des complications de l’athérosclérose
comme les coronopathies. Il représente un facteur de risques des pathologies cardio –
vasculaires.

La sédentarité est « un état dans lequel les mouvements corporels sont réduits au
minimum et la dépense énergétique est proche de la dépense énergétique de repos » 23.
Cela se caractérise « par une condition physique médiocre avec une faible capacité
d’adaptation à l’effort » 24. Elle ne correspond pas seulement à l’absence d’AP mais aussi
à des activités de faibles dépenses énergétiques (regarder la télévision, travail
intellectuel, etc.). Il a été reconnu que la sédentarité est néfaste pour la santé et est un
facteur d’affections métaboliques cardio – vasculaire mais également sur l’appareil
locomoteur. De surcroit, la sédentarité va souvent de pairs avec des comportements
hygièno – diététiques délétères.

A contrario l’AP 25 correspond à « tout mouvement corporel produit par la


contraction des muscles squelettiques et entrainant une augmentation des dépenses
d’énergie par rapport à la dépense de repos » 26. Plus largement les AP incluent le sport
de compétition et le sport non – compétitif. Quelque soit l’AP retenue le but est de
bouger à un seuil de dépense énergétique supérieur au seuil de la sédentarité et/ou de la
perte d’autonomie. Ce seuil est défini par un niveau de VO2max 10 de 14ml/min/kg. Plus
largement, l’AP est quantifiée en MET (metabolicequivalenttask), c’est à dire

10 VO2max = Consommation maximale d’oxygène, correspond aux possibilités maximales


de consommation d’oxygène par l’organisme lors d’un exercice (« Physiologie du sport et de l’exercice »,
JH Wilmore, DL. Costill).
10
d’équivalent métabolique. A savoir que 1MET correspond à la dépense énergétique d’un
sujet au repos assis, soit 3,5ml/min/kg ou encore 1kcal/h/kg.

Aujourd’hui, l’AP fait partie intégrante de la prise en charge des patients DT2, les
preuves ne manquent pas comme l’attestent les méta – analyses portant sur le thème du
diabète et de l’AP 2728. Retenons en particulier une méta – analyse 29 récente qui permet
de faire le point sur les publications récentes abordant cette thématique. Quatorze
études randomisées ont été retenues, se basant sur les critères précis. Seules les études
dont les effets des exercices ont été étudiés, sont incorporées. Les études comportant un
faible échantillon sont écartées (faiblesse statistique) ; la période d’intervention s’étend
de huit semaines à douze mois. Il en ressort que la pratique d’une activité physique
régulière améliore significativement l’équilibre glycémique et permet une diminution du
taux de HbAc1 de 0,6%. Par conséquent, on prend conscience de la part importante que
l’activité physique doit tenir dans la prise en charge du DT2.

De manière générale l’AP chez les sujets DT2 permet :


- d’augmenter la captation du glucose à l’effort, mais également en post – exercice.
De fait, après une simple activité, il a été observé une augmentation de la
sensibilité musculaire à l’insuline et ce pendant plusieurs heures (48h) 30.
- l’amélioration de l’équilibre glycémique suite à une AP régulière avec une
diminution de 10 à 20% de l’HbA1 avec un effet plus marqué en cas de pré -
diabète 31.
- L’augmentation de la capillarisation et du débit sanguin musculaire, ainsi que
l’activité d’enzymes, tels que, l’hexokinase et le glycogène synthétase 3233.
- Une amélioration de la composition corporelle, avec une diminution de la masse
grasse au profit de la masse maigre, ce qui améliore la capacité à utiliser le
glucose 3435.
- A un effet protecteur sur le système cardio vasculaire 36.
- Une amélioration de l’humeur, de la sensation de bien être et de l’estime de soi 37,
ce qui contribue à une meilleure qualité de vie 38
- Une diminution des traitements hypoglycèmiants 39

11
La Société Francophone du diabète recommande la pratique d’exercices
d’endurance et d’exercices contre résistance, selon les modalités suivantes 40 :
- Exercices d’endurance : une fréquence d’au moins trois fois par semaine (pas
plus de deux jours consécutifs sans AP) ; une intensité correspondant à 40 – 60%
VO2max ; d’une durée d’au minimum 150 minutes par semaine, pouvant être
répartie en sessions de dix minutes tout au long de la semaine.
- Exercices contre résistance ; une fréquence d’au moins deux fois par semaine ;
d’une intensité modérée (50% du 1RM) à élevée (75 – 80% du 1RM) ; incluant
cinq à dix exercices impliquant les principaux groupes musculaires avec
réalisation de trois séries de dix à quinze répétitions.

Les efforts d’endurance, dit effort cardio – respiratoire sont liés au système
cardio – vasculaire et respiratoire. Ce type d’effort, l’endurance, se définit comme
« l’aptitude à résister à la fatigue ». Son intensité de travail est idéalement déterminée en
fonction de la VO2max, ou bien la fréquence cardiaque. Afin d’améliorer le rendement de
la filière aérobie, il est conseillé de travailler à une intensité comprise entre 50 et 90%
de la VO2max. Des intensités supérieures solliciteront davantage les filières anaérobies.
Les améliorations engendrées par ce type d’effort sont : une diminution de la fréquence
cardiaque de repos, une diminution de la fréquence cardiaque à l’exercice sous maximal,
une récupération cardiaque plus rapide, une augmentation de la capillarisation au
niveau musculaire et une diminution de la pression artérielle.

Les exercices contre résistance ou renforcement musculaire sont catégorisés en


trois types de travail dont l’intensité est fonction du 1RM, qui se définit comme « la
charge la plus élevée qu’il est possible de déplacer une seule fois ».
- La force musculaire, elle consiste à déplacer des charges lourdes, proche du 1RM,
en peu de répétition (maximum six répétitions)
- La puissance musculaire, représente l’aspect explosif de la force. Il s’agit du
produit de la force par la vitesse du mouvement.
- L’endurance musculaire est la « capacité du muscle à répéter de nombreuses
contractions ». la modalité consiste à déplacer des charges faibles sur un grand
nombre de répétitions (15 à 20 répétitions minimums).

12
Il a été prouvé que l’entrainement en renforcement musculaire s’accompagne
d’adaptation cardio – respiratoire même minime 41, en revanche l’entrainement en
endurance n’entraine aucune amélioration des performances musculaires. L’endurance
musculaire est la modalité la plus apte a développer le système cardio – respiratoire car
elle entraine des adaptations métaboliques et circulatoires locales afin de répondre aux
besoins des muscles sollicités.

Quelque soit le type d’effort fourni par un individu, ses muscles ont besoin d’un
apport énergétique pour produire les mouvements. L’adénosine triphosphate 11 « est le
fournisseur direct d’énergie pour la contraction musculaire » 42. L’ATP est hydrolysée au
sein des muscles en action, ce phénomène permet de transformer l’énergie chimique en
énergie mécanique. Cependant, ces stocks sont très limités, par conséquent il faut
constamment les réapprovisionner. Les glucides et les lipides sont les principaux
substrats énergétiques utilisés pour synthétiser l’ATP.

La contribution des glucides et des lipides à la production énergétique est


fortement influencée par l’intensité 43 et la durée 44 de l’effort à fournir. Bien qu’en
réalité, ces substrats soient utilisés en même temps mais dans des proportions
différentes en fonction du type d’effort.

Le concept de « point de croissement des substrats » 45 (crossover concept) a mis


en évidence le lien entre l’intensité de l’exercice et l’utilisation respective des substrats
glucidiques et lipidiques (Cf. annexe 1). Par conséquent, au cours d’un exercice
d’intensité croissante l’intervention des substrats dans la fourniture d’énergie s’inverse.
Ce point de transition s’établirait aux alentours de 55% de la VO2max chez les
personnes sédentaires. Dés lors, pour les efforts d’intensité inferieurs à 45% de
VO2max, les lipides sont la source principale d’énergie. A l’inverse, pour les efforts
supérieurs à 70% de VO2max les glucides fournissent l’essentiel de l’énergie. De plus,
lors d’un exercice d’intensité modéré (entre 60 et 70% de VO2max), pendant les
premières minutes l’énergie est fournie par le glycogène musculaire puis
progressivement par le glucose plasmatique.

11 Adénosine triphosphate = ATP


13
La participation des différents substrats à l’énergie musculaire est influencée par
la durée de l’exercice. Selon Poortmans 46 (Cf. annexe 2), au cours des 5 à 10 premières
secondes d’effort, c’est le système ATP – PC 12 qui synthétise l’ATP. Il s’agit de la voie la
plus simple et la plus rapide car la PC est directement présente dans les cellules
musculaires. Cette voie énergétique est dite anaérobique car elle fonctionne sans
oxygène. Si l’effort se prolonge, c’est la glycolyse anaérobie qui prend le relais. Cette
filière est essentiellement alimentée par la dégradation du glucose. Cette voie est dite
anaérobie lactique. Car en absence d’oxygène le pyruvate, le produit de la dégradation
du glucose, se transforme en acide lactique. Si l’effort est supérieur à deux minutes, c’est
la troisième voie qui entre en jeu, avec la participation de la glycolyse aérobie (pour le
glucose) et la bêta oxydation (pour les lipides). Elle est qualifiée de filière aérobie car
elle nécessite la présence d’oxygène pour fonctionner.

Par conséquent, pour une utilisation optimale du glucose il est souhaitable de


réaliser des efforts brefs, entre dix secondes et deux minutes, à une intensité supérieure
à 70% de la VO2max.

Aujourd’hui, l’AP, preuve à l’appui, est un moyen simple et économique de ralentir


et/ou d’enrayer l’évolution de la maladie. Cependant, les recommandations officielles en
terme d’activité physique peuvent paraitre lourde et contraignante pour des individus
peu adeptes de ce type de loisir. Par ailleurs, cette population a une fâcheuse tendance à
bouder les programmes mis à leur disposition 47. De surcroit, il a été constaté que les
patients DT2 signataires d’un trajet de soin, s’engagent à pratiquer une AP régulière,
mais à présent aucune prise en charge concrète ne leur est proposée.

Récemment, deux américains on élaboré une séance dont l’objectif est d’obtenir
un maximum de résultats avec le minimum d’effort 48. Cette séance peut être qualifiée de
« réaliste ». Elle est facile à mettre en place, accessible à tous et ne nécessite aucun
matériel spécifique. D’une durée totale de sept minutes, elle se compose de douze
exercices qui se réalisent avec comme seule résistance le poids du corps. Chaque

12 PC = Phosphocréatine
14
exercice est exécuté pendant trente secondes avec seulement dix secondes de
récupération et ce durant sept minutes. Pour eux, cela permet de combiner les efforts
cardio – respiratoires et de résistance.

Le secret de ce type de programme repose sur un principe d’entrainement, le


highintensityinterval training 13, qui n’est d’autre qu’une amélioration de l’interval
training classique. Ce dernier, pour rappel, consiste à « répéter des exercices brefs et
intenses ou moyennement intenses avec des récupérations courtes » 49. En ce qui
concerne le HIIT, actuellement, il n’existe pas de définition universelle. En s’appuyant
sur la littérature, tentons d’en élaborer une. Le HIIT est une modalité d’entrainement qui
alterne des phases d’exercices réalisés à haute intensité, c’est à dire au maximum des
possibilités, avec des phases de récupération courtes à faible intensité voire complète
sur une durée totale de dix à trente minutes maximum. Le temps des phases de
récupération doit être égal au temps d’effort ou à la moitié de celui ci. Tous s’accordent à
dire que pour être efficace, ce type de séance doit être réalisé a 90 – 100% de la
VO2max. Cependant, tout le monde ne peut atteindre une telle intensité. Pour y
remédier, il est recommandé de pratiquer un entrainement pendant au moins vingt
minutes 50 et/ou à une intensité supérieure ou égale à 80% de la FC 14 maximale 51.

Selon l’American College of Sport Medicine la pratique régulière de ce genre de


programme a un impact bénéfique sur l’organisme :
- amélioration des capacités aérobie et anaérobie
- amélioration de la pression artérielle
- amélioration la sensibilité à l’insuline
- amélioration du profil lipidique
- amélioration de la composition corporelle et le maintien de la masse musculaire

Les études portant sur le thème du diabète et de l’HIIT n’en sont qu’aux prémices,
cependant, les rares articles vont dans le sens d’un impact positif. La littérature révèle
que ce type d’entrainement permet une amélioration de la sensibilité à l’insuline 525354,

13 high intensity interval training = HIIT


14 FC = Fréquence cardiaque
15
réduit l’hyperglycémie chez les sujets DT2 55, diminue la glycémie en moyenne sur 24h
sans restriction diététique 56 et est bien toléré chez les sujets qui le pratiquent 57. Pour
autant, ce genre nouveau reste controversé comme le prouve la non approbation de
« l’American Heart Association ».

Dés lors, l’AP semble être incontournable dans la prise en charge des patients
DT2. Cependant, les recommandations actuelles en terme d’AP hebdomadaire semblent
relativement contraignantes et nécessitent beaucoup d’investissement de la part de
sujets n’ayant jamais ou peu pratiquer d’AP jusqu’à présent. L’émergence d’un nouveau
genre de programme dans le domaine médicale, l’HIIT, pourrait en partie remédier au
manque d’adhésion des sujets 58. Ce type de programme, d’après diverses études, serait
plus rentable que les entrainements classiques car en réduisant le temps d’effort, ils
engendrent autant de bénéfices.

Sur base de la physiologie de l’effort (pour une utilisation optimale du glucose) et


en s’inspirant des principes d’HIIT, cette étude a pour but, dans un premier temps, de
concevoir une séance de sport adapté courte mais efficace et le plus proche possible de
la réalité. Afin d’accroitre la motivation des sujets, des supports (tutoriel vidéo et
formulaire) on été créés pour guider et accompagner les sujets dans leur pratique.

L’enjeu de cette étude est dans un premier temps d’élaborer un programme de


sport adapté avec supports (tutoriel vidéo et formulaire) pour une réalisation à domicile
et dans un second temps d’observer l’impact de ce programme sur un échantillon de
patient DT2.

Si le programme d’entrainement s’avère efficace, celui- ci pourrait être un outil


concret à disposition des kinésithérapeutes et des autres acteurs dans la prise en charge
de patients DT2.

16
II – MATERIEL ET METHODE

17
A) Population :

L’étude s’adresse à des patients atteints de DT2. Par souci de crédibilité


scientifique, l’idéal aurait été d’avoir deux groupes (un groupe expérimental et un
groupe contrôle) comprenant au minimum douze patients, afin de réaliser une étude
expérimentale basée sur une analyse statistique fiable. Malheureusement, face à la
difficulté de recruter des patients, celle -ci s’est transformée en étude observationnelle.
Les patients ont été recrutés sur base du volontariat via le réseau
multidisciplinaire local de Liège et les maisons médicales de Liège. De plus, une lettre
explicative (cf. annexe 3), exposant les tenants et les aboutissants de l’étude, a été
rédigée et diffusée le plus largement possible afin d’informer le plus de monde possible.
Sept personnes , seulement, ont accepté de se prêter au jeu de l’expérimentation, dont
deux femmes et cinq hommes.
Dans un souci de recruter le plus de patients possible les critères de sélection ne
sont pas restrictifs.

Critères d’inclusions Critères d’exclusions


- DT2 stabilisé - Contre – indications à la pratique de
- Sexe masculin l’activité physique (affection cardio –
- Sexe féminin vasculaire, affection respiratoire,
- Apte à la pratique de l’activité affection de l’appareil locomoteur)
physique
- Posséder un lecteur DVD ou un
ordinateur
Tableau 1 : critères d’inclusions et d’exclusion de l’étude

Par patient DT2 stabilisé, on sous- entend que les patients ont une médication
stable, afin que celle – ci n’interfère pas dans les résultats obtenus.

18
• Profils des patients :
Médication
Patients Date diag. Sexe Age Taille Poids IMC
Posologie
Glucophage 1x/jrs
1 15 ans ♂ 49 ans 1,74 m 88 kg 29 Unidiamicron 1x/jrs
Lyxumia 1x/jrs
Glucophage 3x/jrs
2 14 ans ♂ 60 ans 1,73 m 86 kg 28
Unidiamicron 2x/jrs
Victosa 1x/jrs
3 5 ans ♀ 55 ans 1,60 m 80 kg 31
Metformine 3x/jrs
4 14 ans ♂ 62 ans 1,60 m 80 kg 31 Glucophage 3x/jrs
Metformax 3x/jrs
5 15 ans ♂ 55 ans 1,68 m 110kg 39
Novonorm 1x/jrs
Victosa 1x/jrs
6 23 ans ♀ 69 ans 1,55 m 78 kg 32 Glucophage 2x/jrs
Glurenorm 1,5/jrs
Metformax 2x/jrs
7 11 ans ♂ 68 ans 1,80 m 105 kg 32
Novonorm 1x/jrs
Tableau 2 : profils des participants à l’étude

Nota – Bene :
- ♀ : féminin
- ♂ : masculin
- IMC : indice de masse corporelle, il s’agit d’une grandeur qui permet d’estimer la
corpulence d’une personne. L’IMC est égale à la masse (en kilogramme) divisée
par la taille (en mètre) au carré. (pour les correspondances Cf. annexe 4)

19
B) Matériel :
• Montre Garminforunner 305®:
Cet outil présente un intérêt majeur dans le sens où il allie cardio – fréquence
mètre et GPS. C’est au cours des pré et post- tests qu’il a été utilisé, notamment pour le
test de marche de six minutes ; celui ci sera détaillé plus bas dans la partie
« expérimentation ». Etant doté d’une mémoire de stockage et d’une connexion USB, a
l’issue des pré et post- tests, il suffit de le connecter à l’ordinateur pour recueillir les
données. Par l’intermédiaire du logiciel Garmin Training Center®, la fréquence cardiaque
(FC), la distance et la vitesse moyenne ont pu être analysées.

• Tensiomètre électronique Colson C40® :


Il s’agit d’un tensiomètre électronique incorporé à un brassard, validé par
l'AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé). Il permet une
mesure exacte et rapide sur le bras de la tension artérielle et du pouls. Toutes les
mesures sont analysées et interprétées selon la classification de l’OMS. Celui – ci est
utilisé au cours des pré et post -tests. Le brassard est placé au niveau du bras gauche. Le
patient est installé dans une position de relâchement. A la fin de la mesure, l’appareil
affiche la tension artérielle systolique et diastolique ainsi que la fréquence cardiaque.

• L’échelle de Borg :
Cet outil a été mis au point il y a un demi -siècle par le professeur Borg. Il repose
sur le concept de perception, qui est un moyen subjectif d’évaluer l’effort et la fatigue au
cours d’un exercice. L’intensité de l’effort ressenti est cotée par une échelle graduée de 6
à 20. La côte 6 correspond à un effort d’intensité léger, alors que la côte de 20 représente
une intensité d’effort maximale. Cette échelle est couramment utilisée dans le diagnostic
médical pour évaluer l’essoufflement, la dyspnée, les douleurs thoraciques et les
douleurs musculo – squelettiques. Mais son utilisation s’étend également au domaine
sportif. Des recherches ont permis de montrer le lien entre les valeurs de l’échelle de
Borg et les valeurs de fréquence cardiaque mais aussi avec les valeurs de 1RM.
Au cours des douze semaines d’expérimentation, il est demandé aux sujets, après
chaque séance réalisée de coter leur perception de l’effort fourni. Cette côte est reportée
sur le carnet de bord. A l’issue des douze semaines une moyenne de ses notes de

20
perception de l’effort permettra d’évaluer approximativement l’intensité à laquelle les
sujets ont travaillé.

• Les supports :
Un support vidéo et un formulaire papier ont été réalisés afin d’accompagner les
sujets lorsqu’ils réalisent les séances à domicile. Ils ont été distribués lors de la première
séance collective.

1) Le tutoriel vidéo (cf. annexe 5):


Il s’agit d’un DVD contenant trois séquences. Chacune des séquences
correspondant à un cycle respectif (1 – 2 – 3). Chaque séquence débute par une
introduction rappelant le cycle et le nombre de répétitions correspondant (10 – 15 –
20). Les neufs exercices s’enchainent de la même manière à chaque séquence. Entre
chaque exercice le temps de récupération est matérialisé par un compte à rebours. Pour
chaque exercice un décompte visuel apparaît pour comptabiliser le nombre de
répétitions.

- Cycle 1 : 9 exercices ; 10 répétitions et 30 secondes de récupération


- Cycle 2 : 9 exercices (plus modification) ; 15 répétitions et 30 secondes de
récupération
- Cycle 3 : 9 exercices (plus modification) ; 20 répétitions et 30 secondes de
récupération

2) Le formulaire (cf. Annexe 6) :


Celui -ci reprend les neuf exercices un à un de manière détaillée et cycle par cycle.
Le but de chaque exercice est indiqué. Les consignes relatives à la bonne exécution des
mouvements sont également présentes. Le tout est illustré par des photos.

• Carnet de bord (cf. annexe 7) :


C’est un recueil de données. Chaque sujet reçoit son carnet de bord à l’issue de la
première séance collective et doit le restituer lors de la dernière séance collective. Il se
compose de quatre pages. Les trois premières pages correspondent chacune à un cycle
(1er – 2ème – 3ème). Un encadré en guise d’entête permet de rappeler le cycle (1er – 2ème –
21
3ème) et le nombre de répétitions correspondant à ce cycle. En dessous, figure un tableau
avec quatre colonnes.
- Première colonne : la date
- Deuxième colonne : la glycémie à jeun
- Troisième colonne : séance réalisée
- Quatrième colonne : perception de l’effort
Sur la dernière page se trouve l’échelle de Borg avec une brève définition et son
moded’utilisation.

• Fiche de résultats (cf. annexe 8) :


Cette fiche permet de noter et de conserver les résultats des différents
paramètres évalués au cours des pré et post – tests. Lors des pré – tests les sujets
reçoivent chacun deux exemplaires, un qu’ils conservent et l’autre pour
l’expérimentateur. Une fiche de résultat est divisée en deux partie, pré – test et post –
test. Chaque partie comprend les mêmes informations :
- Pression artérielle
- La fréquence cardiaque de repos
- Distance parcourue lors du test de marche de six minutes
- La fréquence cardiaque d’effort lors du test de marche de six minutes à 1 – 2 – 3 –
4 – 5 – 6 minutes
- La fréquence cardiaque post -effort à 1 et 4 minutes
- La fréquence cardiaque moyenne lors du test de marche de six minutes
- La perception de l’effort

• Matériel fourni aux patients :


Au cours de la première séance collective, chaque sujet reçoit un Gym ball® et
une Fit band®. Ce matériel est nécessaire pour la réalisation des exercices proposés.

- Gym ball® :
Il s’agit d’un ballon de gym gonflable en PVC de diamètre différent en fonction de
la taille des individus. Il existe trois tailles de ballon qui correspondent à des tailles
d’humains ; S pour les personnes mesurant moins de 1,65 mètre ; M pour les personnes
mesurant entre 1,65 et 1,85 mètre ; L pour les personnes mesurant plus de 1,85 mètre.
22
- Fit band® :
Il s’agit d’une bande élastique en caoutchouc de 1,70 mètre de long pour 15
centimètres de large. Il existe trois degrés de résistance ; light, medium, hard. C’est la
résistance médium qui a été retenue.

C) Expérimentation :
• Contenu du programme :
La séance s’inspire des principes du HIIT, qui, pour rappel, consiste à enchainer
des efforts intenses entrecoupés de temps de récupération courts. Elle se compose de
neufs exercices. Ces derniers ont été réfléchis pour solliciter le plus grand volume
musculaire, de manière alternée (agoniste, antagoniste) et avec l’aide de matériel (Gym
ball® et Fit band®).

Séance type (cf. annexe 6) :


- 1er exercice : ECHAUFFEMENT ; but : solliciter l’ensemble du corps
- 2ème exercice : COURIR SUR PLACE ; but : augmenter le rythme cardiaque
- 3ème exercice : BICEPS ET SQUATS ; but : solliciter les biceps, les fessiers, les
quadriceps et le gainage
- 4ème exercice : ELEVATIONS BRAS ET JAMBES ; but : solliciter les fessiers, les
ischio – jambiers, les deltoïdes et le gainage
- 5ème exercice : COURIR SUR PLACE ; but : augmenter le rythme cardiaque
- 6ème exercice : TIRER L’ELASTIQUE ET FENTES AVANTS ; but : solliciter les
pectoraux, les triceps, le grand dentelé, les fessiers, les quadriceps et le gainage
- 7ème exercice : ECARTER LES BRAS ET LEVER LES FESSES ; but : solliciter les
inter – scapulaire, les deltoïdes, les trapèzes ; les fessiers ; les ischio – jambiers et
le gainage
- 8ème exercice : COURIR SUR PLACE ; but : augmenter le rythme cardiaque
- 9ème exercice : FENTES AVANTS ET ROTATION DU BUSTE ; but : solliciter les
fessiers, les quadriceps, les deltoïdes et le gainage

23
Modalités :
- Chaque exercice est entrecoupé de trente secondes de récupération.
- Le 1er exercice est répété dix fois et ce pendant les trois cycles.
- Les exercices 3 – 4 – 6 – 7 – 9 sont répétés 10, 15 ou 20 fois (en fonction du
cycle).
- Les exercices 2 – 5 – 8 sont réalisés pendant 15 secondes lors du 1er cycle et 25
secondes lors du 2ème et 3ème cycle.
- Pour le 2ème cycle l’exercice 5 « courir sur place » devient « sauts avec écarts
latéraux ».
- Pour le 3ème cycle les exercices 2 – 8 « courir sur place » devient « sauts avec
écarts latéraux ».
- Pour les critères d’exécutions cf. annexe 6.

• Les pré et post- tests :


Les pré et post- tests se sont déroulés à la Haute Ecole de la Province de Liège. Ils
comportaient trois étapes.
La première consiste à réaliser une prise de sang, prescrite par le médecin
traitant.
La seconde consiste à relever la tension artérielle et la fréquence cardiaque à
l’aide du tensiomètre électronique Colson C40®.
La troisième consiste à réaliser un test de marche de six minutes. Celui – ci est
réalisé avec la GarminForunner 305®. Par conséquent il se déroule en extérieur, sur la
Ravel. Le test se déroule de la façon suivante :
- départ assis
- au signal le patient se lève et marche pendant trois minutes, au bout de trois
minutes le patient fait demi -tour et marche à nouveau pendant trois minutes
- au signal des six minutes le patient s’arrête et s’assoie
- le patient attend encore quatre minutes assis avant l’arrêt définitif du test
La consigne donnée au patient est de marcher le plus rapidement pendant six
minutes, c’est à dire, essayer de parcourir la plus longue distance en six minutes. Aucun
encouragement n’est donné au cours du test, seules les minutes sont annoncées au
patient.

24
• Chronologie :

Elle s’est déroulée sur une période de douze semaines. Elle a débuté à l’issue des
pré – tests et s’est achevée par les post – tests. Les douze semaines sont divisées en trois
cycles de quatre semaines, selon le principe de périodisation. Chaque cycle correspond à
une augmentation d’intensité (1er cycle : 10 répétitions ; 2ème cycle : 15 répétitions ; 3ème
cycle : 20 répétitions). Les deux premières séances de chaque cycle sont collectives et
supervisées. Par la suite, les sujets sont autonomes à domicile avec pour consigne de
réaliser la séance au minimum trois fois par semaine.

Lors de la première séance collective les sujets ont reçu chacun un carnet de
bord, les deux supports (tutoriel vidéo et formulaire) et le matériel (un Gym ball® et un
Fit band®). Les deux premières séances collectives sont consacrées à l’apprentissage de
la séance que les patients sont amenés à réaliser à domicile de manière autonome et à la
familiarisation avec le matériel (Gym ball® et Fit band®). Les quatre séances collectives
suivantes ont pour but de s’assurer que les exercices sont bien réalisés et si nécessaire
apporter des conseils adéquats.

D) Facteurs étudiés :
• En pré et post – tests :

1) l’hémoglobine glyquée :
Se définit comme « la modification de l’hémoglobine A, caractérisée par l’addition
d’un radical glycosyl, survenant de façon progressive et irréversible durant la vie du
25
globule rouge. Il existe trois formes (HbA1a, HbA1b, HbA1c). La mesure de l’HbA1c est
l’examen de référence pour suivre le diabète de type 2. Elle reflète la glycémie moyenne
dans les deux mois précédant sa mesure. La mesure du taux d’hémoglobine glyquée est
parfois utilisée pour apprécier l’équilibre à long terme du diabète. » 59 Elle est évaluée
avant et après les douze semaines d’expérimentation par une prise de sang.

2) les marqueurs biologiques du syndrome métabolique :


- le taux de cholestérol total (norme : entre 160 – 200 mg/dl)
- le taux de cholestérol LDL (norme : inférieur à 160 mg/dl)
- le taux de cholestérol HDL (norme : supérieur à 40 mg/dl)
- le taux de triglycéride (norme : 150 mg/dl)
Ceux ci sont évalués avant et après les douze semaines d’expérimentation par une prise
de sang.

3) la pression artérielle :
Se définit comme « la pression exercée par le sang sur les parois des artères
périphériques et qui oscille, au cours de la révolution cardiaque, entre une valeur
maximale correspondant à l’arrivée de l’ondée systolique et une valeur minimale
correspondant à la diastole »31. Elle est évaluée avant et après les douze semaines
d’expérimentation par le tensiomètre automatique Colson C40®.

Pression systolique Pression diastolique


Classification
(mmHg) (mmHg)
Pression artérielle optimale < 120 < 80
Pression artérielle normale < 130 < 85
Pression artérielle normale
130 - 139 85 - 89
haute
Degré 1 HTA légère 140 - 159 90 - 99
Degré 2 HTA modérée 160 - 179 100 - 109
Degré 3 HTA sévère 180 110
Tableau 3 : Pression artérielle, norme OMS chez l’adulte supérieur à 18 ans 60.

4) La fréquence cardiaque de repos :


« C’est le nombre de battements cardiaques par minutes sans effort, aux environs
de 60 à 80 battements par minutes (bpm) ». Elle est évaluée avant et après les douze
26
semaines d’expérimentation par le tensiomètre automatique Colson C40®. La fréquence
cardiaque de repos normale est comprise entre 60 et 80 battements par minute 15.

5) L’aptitude physique :
L’aptitude physique se définit comme « l’habileté ou la capacité à accomplir et à
pratiquer une activité physique. Celle ci est caractérisé par ses composantes musculaire,
motrice, métabolique et cardio – respiratoire » 61.
Celle- ci est déterminée par le test de marche de six minutes. Il s’agit d’un test
sous Maxima, simple à mettre en place, facile à réaliser, peu couteux et validé.
Ce test va nous permettre d’évaluer les paramètres suivants à l’aide de la montre – GPS
Garminforunner 305®:
- la distance parcourue par le sujet pendant les six minutes d’effort
- la fréquence cardiaque d’effort (maximale et moyenne) au cours des six minutes
d’effort
- la fréquence cardiaque de récupération évaluée pendant quatre minutes post
effort
- la vitesse moyenne et maximale au cours des six minutes d’effort
Toutes ces informations sont ensuite exploitées via le logiciel Garmin Training Center®.

• Au cours des douze semaines d’expérimentation, via un carnet de bord :

1) l’assiduité des patients :


Afin d’objectiver la régularité des sujets dans la réalisation des séances, il leur est
demandé d’indiquer, par une croix sur le carnet de bord le jour où ils réalisent la séance
(en face de la date correspondante).

2) la glycémie :
Il est demandé au patient de reporter tous les matins leur mesure de glycémie à
jeun sur le carnet de bord, dans la colonne correspondante. Cela a pour but d’objectiver
l’équilibre glycémique au cours des douze semaines d’expérimentations.

15 Battements par minute = bpm


27
3) la perception de l’effort :
Après chaque séance réalisée, il est demandé au sujet de coter l’effort qui vient
d’être réalisé grâce à l’échelle de Borg et de reporter cette note dans le carnet de bord.

• Enquête de satisfaction :

Celle -ci a été réalisée a l’issue des post – tests. Le questionnaire comprend douze
questions réparties en question à choix multiple, questions fermées et pour la majorité
d’entre elles, il est demandé au sujet d’apporter une justification. A travers cette enquête
les sujets évaluent leur état de santé, la qualité et l’intérêt des supports qui sont à leur
disposition, ainsi que le projet en lui- même. (cf. annexe 9)

E) Les résultats :

Etant donné qu’il s’agit d’une étude observationnelle et que l’échantillon se


compose d’uniquement de cinq sujets, une analyse statistique est impossible. Par
conséquent, toutes les mesures et les paramètres évalués sont retranscrits par patient.
Les résultats sont analysés de manière individuelle dans un premier temps, puis
confrontés les uns par rapport aux autres dans un second temps.

28
III – RESULTATS

29
Pour chacun des patients, un profil a été établi. Chaque profil contient les
tableaux et les courbes suivantes :

• Tableau 4:profil glycémique et lipidique. Ce tableau reprend l’ensemble des


paramètres étudiés (HbA1c, cholestérol total, HDL et LDL, les triglycérides et la
moyenne de la glycémie à jeun sur les douze semaines) avant et après les douze
semaines d’expérimentation.
• Tableau 5: Paramètre de l’aptitude physique. Ce tableau reprend l’ensemble des
paramètres, relatifs à la condition (pression artérielle, fréquence cardiaque de repos,
maximal et moyenne, distance réalisée au TM6, la vitesse maximale et moyenne au
cours du TM6, ainsi que la perception de l’effort a l’issue du TM6), évalué en pré et
post tests.
• Tableau 6: Profil d’assiduité et moyenne de perception de l’effort. Ce tableau
reprend le nombre de séances réalisées pour chaque cycle, ainsi que le nombre total
de séances réalisées, la moyenne de séances réalisées par cycle et la moyenne de
séance par semaine, ainsi que la moyenne des notes de perception d’effort (Echelle
de Borg) calculer sur le nombre de séances réalisées.
• Tableau 7: Enquête de satisfaction. Ce tableau reprend l’ensemble des réponses aux
douze questions:
- Q1: Comment évalueriez vous votre état de santé: Il y a trois mois? à présent? Et
expliquez les changements perçus.
- Q2: Par rapport au début du programme ressentez vous une amélioration de
votre condition physique dans votre vie de tous les jours?
- Q3: Par rapport au début du programme ressentez vous une amélioration de
votre forme psychique dans votre vie de tous les jours?
- Q4: Au cours de ces trois mois de sport adapté avez vous constaté une
amélioration de votre glycémie?
- Q5: Au cours de ces trois mois de sport adapté vous aviez à votre disposition un
tutorial vidéo et un formulaire: Avez-vous eu recours à ces supports au cours des
douze semaines?
- Q6: A combien estimez vous la qualité du tutorial? (précisez ce qui pourrait être
amélioré).

30
- Q7: A combien estimez vous la qualité du formulaire? (précisez ce qui pourrait
être amélioré).
- Q8: Avez-vous apprécié l’aspect autonome du programme? (remarque)
- Q9: Les deux premières séances de chaque cycle étaient collectives et
supervisées : Cela vous a – t – il été bénéfique pour réaliser convenablement les
exercices? (remarques); Cela vous a – t – il été bénéfique pour renforcer votre
motivation? (remarques).
- Q10: Selon vous, le programme qui vous a été propose pourrait – il être proposé
dans un cadre thérapeutique de prise en charge de patient diabétique de type 2?
(pourquoi?).
- Q11: A l’issue de ces douze semaines de sport adapté, allez – vous continuer à
pratiquer une activité physique? (pourquoi?); Allez vous continuez à réaliser ce
programme? (pourquoi?); Pratiquerez – vous une activité physique de votre
choix?
- Q12: Remarques personnelles sur l’ensemble du projet.

• Courbe 1: Evolution de la glycémie au cours des douze semaines d’expérimentation,


avec en ordonnée la glycémie en g/l et en abscisse le temps en jour.
• Courbe 2: Evolution de la fréquence cardiaque au cours du test de marche de six
minutes et évolution de la fréquence cardiaque de récupération (quatre minutes post
– effort), avec en ordonnée la fréquence cardiaque en battement par minutes (bpm)
et en abscisse le temps en minutes.

31
A) Patient 1:
1) Données biologiques :

Paramètres Pré – tests Comparaison Post - tests


Hémoglobine glyquée (%) 8,6 > 7
Hémoglobine glyquée (mmol/mol Hb) 70,5 > 53
Cholestérol total (mg/dL) 162 < 174
Cholestérol HDL (mg/dL) 36 = 35
Cholestérol LDL (mg/dL) 92 < 110
Triglycérides (mg/dL) 170 > 147
Glycémie moyenne sur 12 semaines 1,37 g/l
Tableau 4 : profil glycémique et lipidique.

Observations :
- Diminution de l’HbA1 de 1,6%
- Diminution des triglycérides en dessous de la valeur seuil
- Le taux de cholestérol total a augmenté mais il reste dans la norme
- La glycémie moyenne au cours de douze semaines d’expérimentation est
légèrement supérieure à la valeur seuil de 1,26 g/l

Courbe 1 : Evolution de la glycémie au cours des douze semaines d’expérimentation

Observation : La tendance de la glycémie au cours des douze semaines


d’expérimentation est à la stabilisation

32
2) Condition physique :

Paramètres Pré - tests Comparaison Post - tests


Pression – artérielle Systole : 143 > Systole : 129
(mmHg) Diastole : 82 > Diastole : 73
Fc repos (bpm) 75 = 77
Fc maximal (bpm) 129 < 168
Fc moyenne (bpm) 110 < 132
Distance (m) 690 < 781
N : 607,32m
Vitesse max (Km/h) 9,5 < 10,9
Vitesse moyenne (km/h) 4,2 = 4,6
Perception effort 13 > 11
Tableau 5 : paramètres de l’aptitude physique

Observations :
- Diminution de la pression artérielle
- Amélioration du périmètre de marche de 91 mètres
- Diminution de la perception de l’effort

Courbe 2 : Evolution de la FC au cours du test de marche de six minutes


- Pré – test
- Post – test

Observations : TM6 post – test :


- La FC de départ est relativement équivalente
- La FC au cours de 6 minutes d’effort est largement supérieure, avec un pic en fin
de test.
- A l’arrêt de l’effort la FC est nettement supérieure mais on constate que la pente
de la FC de récupération est plus raide pendant environ une minute puis se
stabilise à des valeurs sensiblement supérieures.
33
3) Carnet de bord :

Nombre moyen de séances par


Nombre de séances
semaine
1er cycle (4 semaines) 25 séances 6,25
2ème cycle (4 semaines) 18 séances 4,5
3ème cycle (4 semaines) 18 séances 4,5
Total (12 semaines) 61 séances 5,08
Moyenne Echelle de Borg 13,8
Tableau 6 : Profil d’assiduité et moyenne de perception de l’effort.

Observations :
- A effectué en moyenne plus de trois séances par semaine.
- La moyenne de perception d’effort correspond à un effort « moyennement
difficile »/ « difficile ».

4) Questionnaire :

7/10
Question 1 8/10
J'estime que trois mois après la pratique de la
(évaluation de l’état de santé avant et gymnastique, mes taux de glycémie ont évolué à la baisse et je
après l’expérimentation) ne frôle plus souvent les taux au delà de 200, hormis quelques
épisodes de grippe, je me sens en forme surtout à la marche.
Question 2 Beaucoup
(évaluation de la condition physique à
l’issue de l’expérimentation)
Question 3 Un peu
(évaluation de la forme psychique à
l’issue de l’expérimentation)
Question 4 Grande amélioration
(évaluation de l’évolution glycémique
au cours de l’expérimentation)
Question 5 Les deux
(utilisation des supports)
7/10
J'aurais souhaité que l'on guide les mouvements par un
Question 6
décompte, comme pendant les séances en groupe. mais aussi, la
plupart des exercices font plus travailler les muscles des
(évaluation du tutoriel vidéo)
cuisses et pas les bras, on ressent plus les effets au niveau des
cuisses.
7/10
Question 7 On pourrait bien préciser l'aspect niveau de difficultés,
pour moi, c'est très subjectif et peut tout fausser, car après le
(évaluation du formulaire) test, on n'est pas fatigué au point de ne plus marcher ou avoir
besoin d'une prise en charge médicale, c'est pour un petit
34
moment, mais chiffrer la difficulté m'a beaucoup embarrassé.
Beaucoup
Question 8 Dommage que, le groupe était réduit à trois personnes à
(évaluation de l’aspect autonome)
la fin, on aurait pu recruter un peu plus de candidats.
Beaucoup
Question 9 On a pu découvrir les candidats, se familiariser et aussi
découvrir les exercices.
(évaluation des séances collectives) Beaucoup
/
Oui
Question 10 Ce programme peut motiver certains patients qui ne
font pas de sport à en faire à domicile et à leur rythme, ils
(faisabilité du programme) peuvent ainsi pratiquer sans avoir la contrainte de se déplacer
et d'aller en salle ou sur la place publique.
Oui
Oui, dans la mesure du possible, la marche déjà me fait
Question 11 du bien raison de l'arthrose dont je souffre au niveau des
genoux.
(perspective d’avenir des sujets vis a vis Oui
de l’AP) J'ai pris l'habitude et c'est en toute autonomie, surtout
que ça joue sur ma santé.
Oui
J'ai apprécié le groupe ainsi que vous- même,
Question 12 seulement les horaires du soir gênaient le programme de foot
(remarques personnelles)
pour mon fils que je ne pouvais pas conduire à l'entrainement.
Tableau 7 : Enquête de satisfaction.

35
B) Patient 2 :
1) Données biologiques :

Paramètres Pré – tests Comparaison Post - tests


Hémoglobine glyquée (%) 6,4 > 6,1
Hémoglobine glyquée (mmol/mol Hb) 46 > 43
Cholestérol total (mg/dL) 145 > 140
Cholestérol HDL (mg/dL) 57 < 69
Cholestérol LDL (mg/dL) 70 > 60
Triglycérides (mg/dL) 89 > 56
Glycémie moyenne sur 12 semaines 1,31 g/l
Tableau 4 : profil glycémique et lipidique.

Observations :
- Diminution de l’HbA1 de 0,3%
- Diminution du cholestérol total, diminution du taux de cholestérol LDL et
augmentation du taux de cholestérol HDL. Le taux de cholestérol est resté dans la
norme.
- La glycémie moyenne au cours de douze semaines d’expérimentation est
légèrement supérieure à la valeur seuil de 1,26 g/l

Courbe 1 : Evolution de la glycémie au cours des douze semaines d’expérimentation.

Observation : La tendance de la glycémie au cours des douze semaines


d’expérimentation est à la diminution.

36
2) Condition physique :

Paramètres Pré - tests Comparaison Post - tests


Pression – artérielle Systole : 128 > Systole : 122
(mmHg) Diastole : 75 = Diastole : 74
Fc repos (bpm) 88 > 73
Fc maximal (bpm) 130 < 161
Fc moyenne (bpm) 113 < 132
Distance (m) 606 < 775
N : 548,05m
Vitesse max (Km/h) 8,3 < 10,4
Vitesse moyenne (km/h) 3,8 < 4,6
Perception effort 14 > 12
Tableau 5 : paramètres de l’aptitude physique.

Observations :
- Diminution de la pression artérielle systolique et de la fréquence cardiaque de
repos.
- Augmentation du périmètre de marche de 169 mètres.
- Diminution de la perception d’effort.

Courbe 2 : Evolution de la FC au cours du test de marche de six minutes


- Pré – test
- Post – test

Observations : TM6 post test


- La FC de départ est inférieure
- La FC au cours des 6 minutes d’effort est nettement supérieure
- Au cours de la phase de récupération les valeurs de FC sont légèrement
supérieures, mais on constate que la pente de diminution de la FC s’amorce
beaucoup plus rapidement.

37
3) Carnet de bord :

Nombre moyen de séances par


Nombre de séances
semaine
1er cycle (4 semaines) 12 séances 3
2ème cycle (4 semaines) 12 séances 3
3ème cycle (4 semaines) 12 séances 3
Total (12 semaines) 36 séances 3
Moyenne Echelle de Borg 15
Tableau 6 : Profil d’assiduité et moyenne de perception de l’effort.

Observations :
- A effectué en moyenne trois séances par semaine.
- La moyenne de perception d’effort correspond à un effort « difficile ».

4) Questionnaire :

Question 1 6/10
8/10
(évaluation de l’état de santé avant et Beaucoup de sport
après l’expérimentation)
Question 2 Un peu
(évaluation de la condition physique à
l’issue de l’expérimentation)
Question 3 Beaucoup
(évaluation de la forme psychique à
l’issue de l’expérimentation)
Question 4 Petite amélioration
(évaluation de l’évolution glycémique
au cours de l’expérimentation)
Question 5 Les deux
(utilisation des supports)
Question 6 10/10
Tout peut être amélioré
(évaluation du tutoriel vidéo)
Question 7 10/10
/
(évaluation du formulaire)
Question 8 Beaucoup
(évaluation de l’aspect autonome) /
Beaucoup
Question 9 /
Pas du tout
(évaluation des séances collectives)
Quand je commence quelque chose je vais à fond
Question 10 /
Je ne saurais répondre à ça mais je sais que ça ma fait du

38
(faisabilité du programme) bien
Oui
Question 11 Pour mon bien
Oui
(perspective d’avenir des sujets vis a vis
de l’AP)
En partie, pour changer d’exercices
Oui
Question 12 Je me suis bien amusé
(remarques personnelles)
Tableau 7 : Enquête de satisfaction.

39
C) Patient 3 :
1) Données biologiques :

Paramètres Pré – tests Comparaison Post - tests


Hémoglobine glyquée (%) 9,4 < 10,6
Hémoglobine glyquée (mmol/mol Hb) 79 < 93
Cholestérol total (mg/dL) 243 > 237
Cholestérol HDL (mg/dL) 44 > 34
Cholestérol LDL (mg/dL) 138 < 203
Triglycérides (mg/dL) 307 < 444
Glycémie moyenne sur 12 semaines 2,45 g/l
Tableau 4 : profil glycémique et lipidique.

Observations :
- Détérioration du profil glycémique avec une HbA1 nettement supérieure aux
recommandations et une glycémie moyenne au dessus de la valeur de référence.
- Détérioration du profil lipidique.

Courbe 1 : Evolution de la glycémie au cours des douze semaines d’expérimentation.

Observation : La tendance de la glycémie au cours des douze semaines


d’expérimentation est à la diminution.

40
2) Condition physique :

Paramètres Pré - tests Comparaison Post - tests


Pression – artérielle Systole : 143 > Systole : 139
(mmHg) Diastole : 81 = Diastole : 81
Fc repos (bpm) 105 > 80
Fc maximal (bpm) 160 > 147
Fc moyenne (bpm) 139 > 127
Distance (m) 571 < 581
N : 503,5m
Vitesse max (Km/h) 8,6 > 7,3
Vitesse moyenne (km/h) 3,5 = 3,5
Perception effort 12 > 10
Tableau 5 : paramètres de l’aptitude physique.

Observations :
- Diminution de la pression artérielle systolique et de la fréquence cardiaque de
repos.
- Augmentation du périmètre de marche de 10 mètres.
- Diminution de la perception d’effort.

Courbe 2 : Evolution de la FC au cours du test de marche de six minutes


- Pré – test
- Post – test

Observation : TM6 post – test


- La FC de départ est inférieure
- La FC d’effort au cours des 6 minutes est nettement inférieure
- La FC de récupération est quasiment équivalente

41
3) Carnet de bord :

Nombre moyen de séances par


Nombre de séances
semaine
1er cycle (4 semaines) 12 séances 3
2ème cycle (4 semaines) 12 séances 3
3ème cycle (4 semaines) 9 séances 2,25
Total (12 semaines) 33 séances 2,75
Moyenne Echelle de Borg 12,2
Tableau 6 : Profil d’assiduité et moyenne de perception de l’effort.

Observations :
- A effectué en moyenne moins de trois séances par semaine.
- La moyenne de perception d’effort correspond à un effort « relativement facile ».

4) Questionnaire :

Question 1 5/10
6/10
(évaluation de l’état de santé avant et Meilleure récupération (monter les escaliers)
après l’expérimentation)
Question 2 Un peu
(évaluation de la condition physique à
l’issue de l’expérimentation)
Question 3 Un peu
(évaluation de la forme psychique à
l’issue de l’expérimentation)
Question 4 Petite amélioration
(évaluation de l’évolution glycémique
au cours de l’expérimentation)
Question 5 Les deux
(utilisation des supports)
Question 6 10/10
Prise de vue plus proche du visage pour bien visualiser
(évaluation du tutoriel vidéo) le rythme de la respiration
Question 7 10/10
/
(évaluation du formulaire)
Question 8 Beaucoup
(évaluation de l’aspect autonome) /
Un peu
Question 9 J’ai de loin préféré la séance individuelle pour ; la
rapidité, la précision ; l’efficacité, les conseils et corrections
(évaluation des séances collectives) Beaucoup
/

42
Question 10 Oui
Que du bon à proposer
(faisabilité du programme)
Oui
Je ne suis pas satisfaite des résultats mais suite à
Question 11 quelques petits soucis de santé autres que le sucre, j’avais
espéré mieux.
(perspective d’avenir des sujets vis a vis Oui
de l’AP) Je veux obtenir de meilleurs résultats et j’espère
pouvoir diminuer ma dose de Victoza du matin
Oui
Merci de m’avoir donné la chance de pouvoir participer
Question 12 à cette étude, de m’avoir ouvert la porte pour espérer retrouver
(remarques personnelles)
une « vie normale »
Tableau 7 : Enquête de satisfaction.

43
D) Patient 4 :
1) Données biologiques :

Paramètres Pré – tests Comparaison Post - tests


Hémoglobine glyquée (%) 6,6 > 5,8
Hémoglobine glyquée (mmol/mol Hb) 48 > 40
Cholestérol total (mg/dL) 166 > 137
Cholestérol HDL (mg/dL) 45 > 42
Cholestérol LDL (mg/dL) 106 > 81
Triglycérides (mg/dL) 77 > 68
Glycémie moyenne sur 12 semaines 1,01 g/l
Tableau 4 : profil glycémique et lipidique.

Observations :
- Diminution de l’HbA1 de 0,8%.
- Diminution du taux de cholestérol total, avec une diminution du taux de
cholestérol LDL.
- Diminution du taux de triglycéride.

Courbe 1 : Evolution de la glycémie au cours des douze semaines d’expérimentation.

Observation : La tendance de la glycémie au cours des douze semaines


d’expérimentation a une légère tendance à augmenter.

44
2) Condition physique :

Paramètres Pré - tests Comparaison Post - tests


Pression – artérielle Systole : 139 > Systole : 132
(mmHg) Diastole : 77 < Diastole : 78
Fc repos (bpm) 62 > 54
Fc maximal (bpm) 133 < 139
Fc moyenne (bpm) 108 = 108
Distance (m) 566 < 624
N : 607,32m
Vitesse max (Km/h) 7 < 8,2
Vitesse moyenne (km/h) 3,4 < 3,7
Perception effort 15 > 12
Tableau 5 : paramètres de l’aptitude physique.

Observations :
- Diminution de la pression artérielle systolique et de la fréquence cardiaque de
repos.
- Augmentation du périmètre de marche de 58 mètres.
- Diminution de la perception d’effort.

Courbe 2 : Evolution de la FC au cours du test de marche de six minutes


- Pré – test
- Post – test

Observations : TM6 post – test


- La FC de départ est légèrement inférieure
- La FC d’effort au cours de 6 minutes est légèrement supérieure
- On note une amélioration de la capacité de récupération avec un retour à des
valeurs de FC de récupération plus rapides.

45
3) Carnet de bord :

Nombre moyen de séances par


Nombre de séances
semaine
1er cycle (4 semaines) 15 séances 3,75
2ème cycle (4 semaines) 16 séances 4
3ème cycle (4 semaines) 16 séances 4
Total (12 semaines) 47 séances 3,91
Moyenne Echelle de Borg 14,85
Tableau 6 : Profil d’assiduité et moyenne de perception de l’effort.

Observations :
- A effectué en moyenne plus de trois séances par semaine.
- La moyenne de perception d’effort correspond à un effort « difficile ».

4) Questionnaire :

Question 1 6/10
8/10
(évaluation de l’état de santé avant et
- Je suis moins vite fatigué et moins essoufflé
après l’expérimentation) - Je monte plus facilement les escaliers
Question 2 Entre un peu et beaucoup
(évaluation de la condition physique à
l’issue de l’expérimentation)
Question 3 Entre un peu et beaucoup
(évaluation de la forme psychique à
l’issue de l’expérimentation)
Question 4 Grande amélioration
(évaluation de l’évolution glycémique
au cours de l’expérimentation)
Question 5 Le formulaire
(utilisation des supports)

Question 6 /
Je ne saurais le dire car chez moi je n’ai pas su
(évaluation du tutoriel vidéo) visionner la vidéo
Question 7 9/10
Etre plus précis en ce qui concerne la respiration
(évaluation du formulaire) lors des exercices
Beaucoup
Question 8
(évaluation de l’aspect autonome) On peut les faire à sa convenance, c’est à dire au
moment qui nous convient le mieux dans la journée.
Question 9 Beaucoup
Cela m’a aidé à bien positionner mon corps, à

46
(évaluation des séances collectives) respirer correctement et à corriger certains défauts
d’exécution des exercices
Beaucoup
Parce que je sais que si j’ai un problème de
glycémie élevé, j’ai constaté que vos exercices peuvent y
remédier en partie
Oui
Question 10 Parce que je crois que si on est honnête dans son
alimentation cela peut très bien aider et si quelquefois on
(faisabilité du programme)
fait des excès vos exercices aideront à stabiliser cette
différence.
Oui
Parce que j’ai toujours fait une certaine activité
physique à l’arrivé du printemps, pour maintenir une
Question 11 certaine forme et parce que c’est bon pour le diabète
Oui
(perspective d’avenir des sujets vis a vis
Je continuerai de temps à autre, mais je suis
de l’AP) habitué à mon rameur et à mes petits haltères. Donc, je ne
saurais pas faire tout en même temps. Mais, si le besoin se
fait sentir je reviendrais volontiers et à 100% à votre
programme
Oui
C’est un bon projet qui mérite d’être plus
Question 12 approfondi. Mais pour moi, en tout cas je vois bien
(remarques personnelles) qu’après mes exercices du soir ma glycémie du matin à
jeun a diminué.
Tableau 7 : Enquête de satisfaction.

47
E) Patient 5 :
1) Données biologiques :

Paramètres Pré – tests Comparaison Post - tests


Hémoglobine glyquée (%) 6,9 < 7,4
Hémoglobine glyquée (mmol/mol Hb) 52 < 57
Cholestérol total (mg/dL) 152 = 152
Cholestérol HDL (mg/dL) 46 = 46
Cholestérol LDL (mg/dL) 79 = 79
Triglycérides (mg/dL) 134 < 137
Glycémie moyenne sur 12 semaines 1,14 g/l
Tableau 4 : profil glycémique et lipidique.

Observations :
- Détérioration du profil glycémique.
- Le profil lipidique est resté identique.

Courbe 1 : Evolution de la glycémie au cours des douze semaines d’expérimentation

Observation : La tendance de la glycémie au cours des douze semaines


d’expérimentation est à la diminution.

48
2) Condition physique :

Paramètres Pré - tests Comparaison Post - tests


Pression – artérielle Systole : 137 = Systole : 137
(mmHg) Diastole : 82 > Diastole : 79
Fc repos (bpm) 74 < 78
Fc maximal (bpm) 125 < 132
Fc moyenne (bpm) 105 < 114
Distance (m) 625 < 675
N : 607,32m
Vitesse max (Km/h) 9,5 < 12,6
Vitesse moyenne (km/h) 3,8 < 4,1
Perception effort 16 > 13
Tableau 5 : paramètres de l’aptitude physique.

Observations :
- Augmentation du périmètre de marche de50 mètres.
- Diminution de la perception de l’effort.

Courbe 2 : Evolution de la FC au cours du test de marche de six minutes


- Pré – test
- Post – test

Observations : TM6 post – test


- La FC de départ est supérieure
- La FC d’effort est supérieure tout au long des six minutes d’effort
- La pente de la FC de récupération est moins bonne comparativement au TM6 pré
– test

49
3) Carnet de bord :

Nombre moyen de séances par


Nombre de séances
semaine
1er cycle (4 semaines) 6 séances 1,5
2ème cycle (4 semaines) 6 séances 1,5
3ème cycle (4 semaines) 4 séances 4
Total (12 semaines) 16 séances 1,33
Moyenne Echelle de Borg 12,3
Tableau 6 : Profil d’assiduité et moyenne de perception de l’effort.

Observations :
- A effectué en moyenne moins de trois séances par semaine.
- La moyenne de perception d’effort correspond à un effort « relativement facile ».

4) Questionnaire :

6/10
Question 1
7/10
(évaluation de l’état de santé avant et Au printemps plus apte à faire des efforts
après l’expérimentation)
physiques
Question 2 Pas du tout
(évaluation de la condition physique à
l’issue de l’expérimentation)
Question 3 Pas du tout
(évaluation de la forme psychique à
l’issue de l’expérimentation)
Question 4 Aucune amélioration
(évaluation de l’évolution glycémique
au cours de l’expérimentation)
Question 5 Le tutoriel vidéo
(utilisation des supports)
Question 6 10/10
/
(évaluation du tutoriel vidéo)
Question 7 10/10
/
(évaluation du formulaire)

Question 8 Totalement
(évaluation de l’aspect autonome) /
Question 9 Totalement
Je n’ai fait qu’une séance, la première

50
(évaluation des séances collectives) Totalement
/
Question 10 Oui
Pour les obliger à faire de l’exercice physique
(faisabilité du programme)
Oui
Question 11 Toujours ce programme ci
Oui
(perspective d’avenir des sujets vis a vis
de l’AP) Je pourrais le faire à ma guise
Non
Question 12 /
(remarques personnelles)
Tableau 7 : Enquête de satisfaction.

51
F) Observations générales :
1) Données Biologique :
Ordonnée :
concentration en mg/dl
Abscisse :
- 1 : Cholestérol total
- 2 : Cholestérol HDL
- 3 : Cholestérol LDL
- 4 : Triglycérides

Code couleur :
- Avant les douze semaines
d’expérimentations
- Après les douze semaines
d’expérimentations

Diagramme 1 : Moyenne des profils lipidiques avant et après les douze semaines d’expérimentation

Observations :
- En moyenne, une légère amélioration du taux de cholestérol total, avec une
stabilisation du taux de cholestérol HDL et une tendance à la dégradation des taux de
cholestérol LDL et triglycérides.

Ordonnée :
Valeur d’HbA1 (%)

Abscisse :
1 : Avant les douze semaines
d’expérimentation

2 : Après les douze semaines


d’expérimentation

Diagramme 2 : Moyenne des HbA1 avant et après les douze semaines d’expérimentation

Observations : En moyenne amélioration du taux d’HbA1 de 0,2% à l’issue des


douze semaines d’expérimentation.

2) Condition physique :
52
Ordonnée :
Fréquence cardiaque en bpm

Abscisse :
1 : moyenne des FC de repos en
pré – test
2 : moyenne des FC de repos en
post - test

Diagramme 3 : Evolution de la moyenne des fréquences cardiaques de repos.

Observations : En moyenne diminution de la FC de repos de 8,4 bpm. La moyenne des


FC de repos à l’issu des douze semaines est à présent dans les normes.

Ordonnée :
Pression artérielle en mmHg

Abscisse :
1 : moyenne des pressions artérielles
systolique et diastolque en pré test
2 : moyenne des pressions artérielles
systolique et diastolique en post test

Code couleur :
pression artérielle systolique
pression artérielle diastolique
Diagramme 4 : Evolution des moyennes de pression artérielle systolique et diastolique au repos.

Observations : En moyenne : diminution de la pression artérielle, avec une diminution


de 6,2 mmHg pour la pression systolique et une diminution de 2,6 pour la pression
diastolique.A l’issue des douze semaines la pression systolique est légèrement
supérieure a la norme.

53
Ordonnée :
Distance en mètre

Abscisse :
1: Moyenne des distances
parcourues en pré – tests

2: Moyenne des distances


parcourues en post – test.

Diagramme 5: Evolution de la distance moyenne parcourue lors du TM6.

Observations : En moyenne augmentation de la distance parcourue lors du TM6 de 75,6


mètres.

Ordonnée :
Echelle de Borg

Abscisse :
1 : Moyenne des notes de perception d’effort après
TM6 pré – test

2 : Moyenne des notes de perception d’effort après


TM6 post - test

Diagramme 6 : Evolution de la perception moyenne de l’effort après le TM6.

Observations : En moyenne diminution de la perception de l’effort lors du TM6, passant


d’un effort compris entre moyennement difficile et difficile à un effort facile.

54
FC max FC moyenne Vitesse maximum Vitesse moyenne
Patient 1    =
Patient 2    
Patient 3    =
Patient 4  =  =
Patient 5    
Bilan    =
Tableau 8 : Comparaison de l’évolution des paramètres (FC et vitesse) au cours du TM6 pré – test et du TM6 post – test.

Observations :
- Pour les cinq patients la FC maximale lors des six minutes d’effort est supérieure
lors du TM6 post – test.
- Pour trois patients sur cinq la FC moyenne au cours du TM6 post – test a
augmenté. Pour un, elle a diminué pour l’autre, elle est restée stable
- Pour quatre patients sur cinq, la vitesse lors des six minutes d’effort est
supérieure lors du TM6 post – test.
- Pour trois patients sur cinq, la vitesse moyenne au cours des six minutes d’effort
est restée stable. Pour les deux autres, elle a augmenté.

3) Carnet de bord :

Ordonnée :
Une semaine en jour
Abscisse :
- 1 : Patient 1
- 2 : Patient 2
- 3 : Patient 3
- 4 : Patient 4
- 5 : Patient 5

Code couleur :
Moyenne des séances réalisées
sur une semaine

Norme : 3 séances par semaine

Diagramme 7 : Moyenne des séances réalisées sur une semaine par patient sur les douze semaines d’expérimentation.

55
Observations : Les patients 1, 2, et 3 ont réalisé en moyenne minimum 3 séances
par semaine. A l’inverse les patients 3 et 5 ont réalisé en moyenne moins de 3 séances
par semaine.

Ordonnée :
Echelle de Borg

Abscisse :
- 1 : Patient 1
- 2 : Patient 2
- 3 : Patient 3
- 4 : Patient 4
- 5 : Patient 5

Code couleur :
Moyenne des notes de
perception d’effort

Note cible : 15

Diagramme 8 : Moyenne de note de perception d’effort par patient.

Observations : Les patients 1, 2 et 3 ont en moyenne perçu l’effort comme


« moyennement difficile » à « difficile ». Alors que les patients 3 et 5 ont en
moyenne perçu l’effort comme « relativement facile ».

4) Questionnaire synthèse :
- De manière générale, les sujets ont perçu une amélioration de leur santé à l’issue
de douze semaines, que ce soit une amélioration de leur forme physique ou
psychique.
- Certains ont constaté une stabilisation et/ou une diminution de leur glycémie au
cours des douze semaines.
- Le concept du programme, c’est à dire l’autonomie entrecoupée de cours
collectifs, a été très appréciée.
- Les patients ont trouvé agréable de pouvoir faire du sport sans contrainte grâce à
l’aspect autonome du programme. Les cours collectifs ont créé une émulation de
groupe qui a été appréciée de même que les conseils et corrections apportés par
le kinésithérapeute pour la réalisation des exercices.

56
- Tous ont aimé et utilisé au moins un des deux supports. Certains reproches ont
été faits, comme le manque de rythme du tutoriel vidéo et le manque
d’information sur la respiration.
- Pour la majorité des sujets ce programme pourrait être proposé dans un cadre
thérapeutique pour des patients DT2.
- Tous les sujets ont en perspective de continuer à pratiquer une AP régulière, que
ce soit le programme ou bien une activité de leur choix (car aspect redondant du
programme). En effet : pour certains faire de l’AP est devenu une habitude à
l’issue des douze semaines, et d’autres ont constaté l’impact positif du sport sur
leur quotidien (moins vite essoufflé) et/ou sur leur diabète (diminution de la
glycémie après réalisation du programme). Certains espèrent pouvoir diminuer
leur médication grâce à la pratique de l’AP.
- De façon générale, le programme a été apprécié et bien vécu par l’ensemble des
sujets, et tous reconnaissent que cela a eu un impact positif sur le bien être.

57
IV – DISCUSSION

58
Au cours de ce projet la formation de l’échantillon a constitué la difficulté
majeure. Cela peut s’expliquer par les notions de non – observance thérapeutique, de la
part des patients, et de l’inertie thérapeutique, de la part des médecins.

L’observance thérapeutique correspond à l’adéquation entre les comportements


des patients et les prescriptions médicales 62. Cela ne concerne pas seulement la prise
des médicaments, mais aussi tous les gestes du traitement 63. Chez un diabétique, cela
correspond à la prise de rendez-vous de contrôle chez des spécialistes, l’entretien des
pieds, l’auto- surveillance glycémique quotidienne, le régime alimentaire et l’activité
physique. Par conséquent, la non -observance est le non- respect des prescriptions et/ou
des recommandations médicales. Il a été mis en évidence qu’au moins un patient sur
quatre à qui on a recommandé l’activité physique, l’a pratique 64. La non – observance
résulte souvent d’un comportement général, car il a été montré que les patients
observants, qui mesurent régulièrement leur glycémie, sont aussi ceux qui passent le
plus de temps à s’occuper de leurs pieds, de leur régime et pratiquent de l’activité
physique 65. Il existe de nombreuses pistes pour expliquer le mécanisme de la non
observance dans les pathologies chroniques, dont le diabète fait partie. Il ne faut pas
oublier que chaque patient est unique et que chacun est conditionné par des
caractéristiques cognitives, comportementales, sociales et émotionnelles qui lui sont
propres. Un article explique la non- observance selon quatre axes66. Le premier est le
défaut de compréhension entre le patient et le médecin. Le second est un mécanisme de
défense de la part du patient qui ne se reconnaît pas en tant que malade. Le troisième est
le manque de ressources de certains patients, c’est- à -dire les patients en situation
précaire qui ont d’autres préoccupations que leur état de santé. Pour terminer, le
dernier est le manque de motivation des patients car les bénéfices secondaires ne sont
pas immédiats. L’OMS a cité « améliorer l’adhésion du patient à un traitement chronique
devrait s’avérer plus bénéfique que n’importe quelle découverte biomédicale » 67.

Cependant, les patients ne sont pas les seuls responsables de cette non –
observance thérapeutique, l’inertie thérapeutique peut également en être la cause. Cette
dernière se définit 68 « comme un retard non justifié concernant l’initiation ou
l’intensification d’un traitement alors que le diagnostic est correctement posé », à noter
que cela « ne concerne pas seulement le traitement pharmacologique, mais aussi les
59
conseils hygièno – diététiques ». Celle – ci s’explique en partie par le manque de
connaissance des recommandations et parfois leurs difficultés à les appliquer69. L’inertie
thérapeutique concernant les mesures hygiéno – diététiques trouve argument dans le
fait que les médecins généralistes ne possèdent pas toutes les connaissances adéquates
en matière de conseil diététique et sportif. De plus, certains praticiens n’accordent pas le
temps nécessaire pour prodiguer leurs conseils, ou bien ceux qui s’en donnent la peine
se résignent rapidement car les conseils sont souvent peu suivis 70.

Une étude s’est intéressée à l’écart entre les recommandations officielles et la


pratique. Il en ressort que les médecins « considèrent les recommandations pratiques
cliniques comme théoriquement justifiées, mais inapplicables à une fraction plus ou
moins importante de la patientèle » 71. Dés lors, en pratique certains médecins, face à la
réticence de certains patients, prescrivent plus facilement un traitement médicamenteux
au lieu de les inciter à suivre un régime alimentaire ou bien à pratiquer de l’activité
physique 72. De plus, la perception des médecins face à la motivation et/ou les
possibilités des patients dans les respects des conseils donnés vont fortement influer la
prescription. Il a également été constaté qu’il y a une corrélation entre le niveau
d’activité des médecins et le niveau d’activité physique des leurs patients 73.

Par conséquent, on se rend compte que l’on est face à une situation délicate où le
serpent se mort la queue. L’inertie et la non- observance thérapeutique sont
« conceptuellement intriquées » 74. Les patients les moins observants sont ceux chez qui
l’inertie du médecin est la plus forte. Cela aboutit à un véritable cercle vicieux.

Dés lors, on voit la place importante de l’éducation thérapeutique afin de stopper


cette non- observance thérapeutique et l’inertie qui peut en découdre. « L’éducation
thérapeutique est une méthode de communication directive centrée sur la patient,
visant l’augmentation de la motivation intrinsèque par l’exploration et la résolution de
l’ambivalence par rapport à un changement de comportement, une forme de style
guidant centrée sur la personne, qui a pour but d’aider les patients à explorer et à
résoudre leur ambivalence» 75. La place de la sensibilisation à l’encouragement à la
pratique de l’AP prend ici tout son sens.

60
Afin de palier le découragement, l’impuissance des médecins face à ces patients
non compliants et afin de renforcer l’éducation thérapeutique, une prise en charge multi
– disciplinaire, serait une solution 76. En ce qui concerne la pratique de l’AP les
physiothérapeutes et les kinésithérapeutes pourraient aider les médecins avec leurs
expertises et leurs conseils en la matière. De plus, cette éducation thérapeutique devrait
être précédée d’un entretien motivationnel qui pourrait renforcer l’adhésion du patient
à son traitement. L’entretien motivationnel se définit comme une « méthode de
communication, directive et centrée sur le client, utilisée pour augmenter la motivation
intrinsèque au changement, par l’exploration et la résolution de l’ambivalence » 77.

Par conséquent, compte-tenu de ces deux phénomènes, la non-observance des


patients et l’inertie des médecins, peuvent expliquer la grande difficulté à recruter un
plus grand nombre de sujets.

Dés lors, on peut admettre que l’échantillon n’est pas représentatif de l’ensemble
des patients DT2, car les sujets qui ont participé à l’étude, étaient motivés ; de plus leur
état de santé leur permettait de faire de l’AP. Ce à quoi il faut ajouter que cet échantillon
restreint n’a pas permis une étude statistique.

Cependant, l’étude s’est voulue originale en proposant une séance d’AP


« réaliste ». Donc, ce projet peut être assimilé à une étude pilote ou de faisabilité. Une
étude pilote se définit comme « une étude expérimentale visant à tester la faisabilité
d’un essai » 78. Une étude de faisabilité, quant à elle, se définit comme « une étude
préliminaire dont les objectifs sont de déterminer si un programme, une procédure ou
un protocole d’étude est praticable, ainsi que de connaître des données qui permettent
de déterminer la taille de l’échantillon d’une étude définitive » 79.

Concrètement, la formation de l’échantillon a été la plus grosse difficulté


rencontrée au cours de ce projet. Bien que le DT2 soit une pathologie fréquente, pour
autant trouver des patients a été une véritable épreuve. Dans le but de recruter le plus
de patients, un maximum de personnes a été contacté. L’ensemble des services de
diabétologie de Liège et des environs, mais sans résultats. Les maisons médicales de
Liège ont également été contactées, seulement une a répondu favorablement. L’ordre
61
des médecins généralistes de Liège a également été contacté en vain. Le RML a, lui,
accueilli favorablement ce projet.

Sur une liste de dix huit patients DT2, seulement sept ont accepté de participer à
l’étude dont deux femmes et cinq hommes. A l’issue des douze semaines
d’expérimentation seulement cinq patients sont allés jusqu’au bout, dont une femme et
quatre hommes.

Le programme proposé aux patients s’est voulu être le plus simple et le plus
réaliste possible en élaborant une séance type, facile et rapide à mettre en place, tout en
étant la plus efficace possible pour minimiser les freins 80 qui peuvent limiter la pratique
de l’AP, tels que ne pas avoir envie de montrer son corps, la peur du regard des autres, le
manque de confiance en soi et les facteurs structurels ou institutionnels (moyen
financiers, manque de temps libre). Freins qui peuvent exister lorsqu’il s’agit de
s’inscrire dans une salle de sport ou un club sportif. De plus, les référentiels d’AP
stipulent qu’il faut réaliser au minimum trois séances d’endurance et deux séances de
musculation par semaine, ce qui nécessite de consacrer beaucoup de temps.

Récemment, une équipe de chercheur a étudié l’effet d’un réentrainement


« réaliste » à domicile d’un an chez des sujets DT2 81. Les sujets ont été répartis en deux
groupes, un groupe témoin et un groupe intervention. Ce dernier a suivi un programme
de réentrainement qui dans un premier temps a été enseigné pendant un mois, à raison
de huit séances, avant d’être poursuivi à domicile, à raison de deux fois par semaine.
Dans cet article, il n’est pas spécifié en quoi consistait le programme, ni même les
consignes exactes, il est juste mentionné qu’il s’agit d’une séance simple et douce d’une
durée de 30 à 45 minutes. A l’issue de l’année, il a été mis en évidence que le programme
suivi par le groupe intervention a réduit le déclin de la capacité aérobie ainsi que les
dépenses de santé comparé au groupe témoin qui avait juste pour consigne de
poursuivre son traitement classique.

L’enjeu est de réaliser une séance d’AP « réaliste » courte, efficace, facile à mettre
en place et accessible à tous, tout en respectant les principes de physiologie de l’effort
qui préconise des efforts court (entre dix secondes et deux minutes) à une intensité
62
supérieur à 70% de la VO2max. Dés lors, l’HIIT dans sa version démocratique est le
modèle qui se rapproche le plus de cet idéal. Pour rappel, cela consiste a alterné des
phases d’efforts brefs à une intensité supérieure ou égale à 80% de la FC maximale ou
une note perception d’effort à 14 - 15 sur l’échelle de Borg, pour une durée totale de
minimum vingt minutes d’effort (selon l’American College of Sport Medicine) .

L’échelle de Borg, quant à elle est un outil subjectif mais économique qui permet
d’évaluer la perception de l’effort des participants. De surcroît, l’échelle est corrélée au
pourcentage de la FC maximal 82 (cf. annexe 10). Il faut cependant rester vigilant car
cette échelle est le seul moyen que nous avions à notre disposition. Il s’agit d’un outil
très subjectif qui ne permet pas d’affirmer que tous les patients étaient à la même
intensité. Car comme la douleur, l’effort n’est pas perçu de la même manière par tous les
individus. Et de plus, son utilisation par des sujets non sportifs peu habitués à gérer leur
effort n’est pas forcément fiable. Une utilisation adéquate de cette échelle nécessite une
certaine familiarisation.

Une étude récente a confronté un effort classique d’endurance avec un effort type
HIIT. A l’issue des quatorze jours de protocole le groupe HIIT a réalisé en tout 2,5 heures
d’effort pour 10,5 heures pour le groupe endurance à 65% de la VO2max. Les
chercheurs ont observé que les adaptations entre les deux groupes étaient similaires.
Dés lors, le HIIT permet un gain de temps remarquable pour obtenir des améliorations
équivalentes à l’ entraînement d’endurance classique. A noter que les recommandations
officielles en terme d’activité hebdomadaire préconisent au minimum 150 minutes soit
2,5 heures d’endurance par semaine à une intensité de 40 à 60% de la VO2max. Par
conséquent, les efforts brefs et intenses sont aussi efficaces.

Les choix d’exercices globaux, c’est à dire sollicitant l’ensemble du corps, et


réalisés au poids du corps, se situent dans l’optique de recruter le plus grand volume
musculaire et d’intensifier les exercices 83. Si l’on compare avec les programmes déjà
existants, on constate que les exercices proposés sont analytiques, peu intenses et
relativement fastidieux 8485, c’est pourquoi, il a également été décidé de sélectionner des
exercices réalisables avec du matériel (Gym ball® et Fit band®) pour les rendre plus
ludiques.
63
Avec les moyens de communications actuels les tutoriels vidéos fleurissent sur la
toile. Il est aisé de trouver des tutoriels de remise en forme mais également des vidéos
de gymnastiques destinées aux diabétiques8687. Ce type de vidéo fournit un support
visuel et auditif au patient. Elle permet de matérialiser la séance avec les temps d’effort
et les temps de récupération.

L’évolution chronologique du programme, c’est à dire le découpage des douze


semaines en trois cycles de quatre semaines a fortement été inspiré des principes de
préparation physique. La périodicité et la progressivité, sont les deux grands principes
qui ont été retenus. Platonov en 1988 88 , le premier a conceptualisé la notion de
planification de l’entrainement. En Préparation physique, le but est d’amener l’athlète à
son meilleur niveau de forme. Il existe différents types de cycles qui ont chacun leur
spécificité. Retenons ici le mesocycle 89, d’une durée de trois à quatre semaines, il a pour
but d’assurer le développement d’une qualité ou d’une aptitude. Dans notre cas, chacun
des trois cycles de quatre semaines a pour objectif une augmentation raisonnée et
graduelle de l’aptitude physique, afin de passer à un niveau supérieur de manière
progressive de façon à ne pas décourager les sujets et à prévenir des blessures.

Aussi, il a été décidé que les deux premières séances de chaque cycle soient
collectives, de manière à entretenir l’adhésion des sujets au programme, mais aussi à
s’assurer d’une bonne réalisation des exercices et fournir des conseils si nécessaire. Une
étude de 2010, a révélé qu’une intervention intensive sur le mode vie avait un impact
positif sur les facteurs de risques cardio – vasculaires chez des sujets DT2 en surpoids
ou obèses. Le groupe intensif a été suivi toutes les semaines pendant six mois, puis trois
fois par mois les six mois suivants, de façon individuelle et collective. Par la suite, les
sujets sont vus en consultation une fois par mois, avec un contact téléphonique
supplémentaire tous les mois. A l’inverse, le groupe standard suivait trois sessions
annuelles d’éducation diététique et d’encouragement à l’activité physique en groupe. Par
conséquent, on réalise l’importance de stimuler sans relâche les patients pour maintenir
leur motivation et leur adhésion à un programme.

Dans l’ensemble des articles consultés, le niveau de condition physique des


patients est évalué à l’aide d’un test d’effort sur bicyclette ergométrique (le plus
64
souvent) dans le but de travailler l’aptitude aérobie à une certaine valeur de VO2max ou
bien en évaluant le 1RM afin de travailler la force à une certaine valeur de la force
maximale. Cela aurait pu être envisagé afin d’objectiver une modification ou non de
l’aptitude physique à l’issue des douze semaines. Par manque de moyen et afin de ne pas
effrayer les sujets, il a été décrété de ne pas avoir recours à ces évaluations. Il a été choisi
d’évaluer la condition physique des sujets à l’aide du test de marche de six minutes qui
est « un bon reflet des capacités sous maximales d’endurance, donnant une idée de la
tolérance aux activités de la vie quotidienne et qui permet d’objectiver l’amélioration
des capacités fonctionnelles des patients » 90. C’est un indicateur approximatif mais
économique de l’aptitude aérobie chez les sujets DT2 91. Concrètement, il est
recommandé de réaliser le TM6 dans « un couloir de trente mètres, couvert, plat,
rectiligne, bien délimité et non fréquenté, de plus il doit être marqué tous les trois
mètres. Deux cônes matérialisent l’endroit des demi – tours et il est souhaitable
d’utiliser une bande de couleur pour marquer la ligne de départ » 92. Afin de mesurer la
distance parcourue la plus précise et d’obtenir l’évolution de la fréquence cardiaque au
cours de l’épreuve, il a été fixé de réaliser le TM6 avec une montre GarminForunner
305®, cette montre étant équipée d’un GPS et d’un cardio fréquence mètre.

Parallèlement, l’évaluation de l’aptitude physique de chaque individu aurait pu


être estimée à l’aide de questionnaire en pré et post tests. Un article 93 de 2006 fait l’état
des lieux des différents questionnaires disponibles. Il en ressort que ce type
d’évaluation est long. Ces outils ne sont pas toujours très fiables en terme de critères
choisis ou de résultats obtenus. Par conséquent, rien ne vaut une mesure réelle du
niveau d’aptitude physique.

Il existe plusieurs outils qui permettent d’évaluer l’activité physique


quotidienne 94, tels que le podomètre, l’accéléromètre et le cardio-fréquence mètre.
Cependant, c’est la méthode du carnet de bord qui a été retenue. Elle est certes
subjective mais économique. Les sujets diabétiques ont l’habitude de l’employer. Ce
type de carnet permet aussi une auto évaluation par le patient durant les douze
semaines.

65
A l’issue des douze semaines d’expérimentation, l’interprétation globale des
résultats peut paraître laborieuse. Avant toute chose, observons l’assiduité des
participants. Pour rappel, la régularité est l’un des principes de base de réussite d’un
programme d’entraînement. On constate que seulement trois candidats sur cinq ont
effectué en moyenne au moins trois séances par semaine. Parallélement, on remarque
que ces trois même candidats ont perçu en moyenne l’effort à quatorze sur l’échelle de
Borg. A l’inverse, les deux autres sujets ont perçu en moyenne l’effort aux environs de
douze. Par conséquent, deux profils de sujets se dessinent. Les sujets 1, 2 et 4 qui ont
respecté la consigne d’effectuer au minimum le programme trois fois par semaine et
avec une perception d’effort moyenne au alentour de 14 – 15 sur l’échelle de Borg, ce qui
correspond à une intensité d’au moins 80% de la FC maximale. Les sujets 3 et 5 qui ont
réalisé moins de 3 séances par semaine et avec une perception d’effort moyenne aux
alentours de 12 sur l’échelle de Borg.

Si on observe les profils des patients 3 et 5, on constate que leurs paramètres


biologiques des métabolismes glucidiques et lipidiques se sont dégradés ou n’ont pas
évolué. Il en est de même pour les paramètres de l’aptitude physique avec de faibles
changements entre les pré et post – tests. Dés lors excluons ces deux profils.

Si l’on se focalise sur les profils des candidats 1, 2 et 3, on note une amélioration
des paramètres biologiques et de l’aptitude physique.

Pour eux en moyenne le taux de cholestérol a diminué de 7,33 mg/dl, de 5,6


mg/dl pour le cholestérol LDL et a augmenté de 2,6 pour le cholestérol HDL (cf. annexe
11). L’exercice musculaire à lui seul ne permet pas d’oxyder le cholestérol comme un
substrat énergétique. Cependant, un entraînement en endurance agit sur les deux
principales lipoprotéines avec une diminution de la fraction LDL et une augmentation de
la fraction HDL et ce pour des intensités comprises entre 60 et 85% de la VO2max 95.
L’entraînement en endurance augmente la concentration d’enzyme responsable de
l’hydrolyse des triglycérides présents dans le sang 96. Par conséquent il est possible d’en
déduire que le programme proposé a eu les mêmes vertus qu’un entraînement en
endurance.

66
Le profil glycémique a également été amélioré avec pour les trois sujets une
tendance à la stabilisation ou à la baisse de la glycémie au cours des douze semaines, et
une valeur d’HbA1 améliorée en moyenne de 0,9% (cf. annexe 12). Selon l’UPKDS 97, une
« augmentation de 1% du taux d’HbA1 représente une augmentation de 21% du risque
de complications du DT2, une augmentation de 21% du risque de décès lié au DT2, une
augmentation de 14% du risque d’infarctus du myocarde et de 37% du risque de
complications microangiopathiques ». Il n’existe pas un seuil d’HbA1 au-delà duquel les
complications surviennent, en revanche toute diminution moyenne d’HbA1 de 0,6% a
un effet bénéfique sur la mortalité et la comorbidité cardio -vasculaire des DT2, le risque
étant minimisé pour un taux d’HbA1 inférieur à 6%.

Les mécanismes responsables de ces améliorations restent à déterminer, pour


autant des observations ont été réalisées et peuvent expliquer en partie ces résultats.
Des chercheurs ont mis en évidence, par une augmentation de la quantité et de l’activité
des enzymes mitochondriales, une augmentation de la capacité oxydative des
muscles 9899100. A titre informatif le « système oxydatif correspond à la dégradation des
substrats énergétiques en présence d’oxygène » 101. La capacité oxydative musculaire
serait un bon indicateur de la sensibilité à l’insuline 102.

L’entrainement HIIT provoquerait également des modifications au niveau des


métabolismes du glucose et des lipides. Pour le premier, une session d’entraînement
HIIT, augmente les stocks de glycogène au repos, diminue l’utilisation du glycogène à
l’effort et accroît la quantité intra-musculaire de protéines GLUT4 103. Les GLUT sont des
protéines transmembranaires qui permettent le transport facilité du glucose du milieu
extra- cellulaire vers le milieu intra- cellulaire. Il existe plusieurs types de protéines
GLUT, chacune d’entre elles a une fonction et un site d’expression qui lui est propre. Les
transporteurs GLUT4 sont spécifiques aux tissus insulino – dépendants (muscles striés
squelettiques et tissu adipeux). Dés lors, ces adaptations du métabolisme glucidique
seraient en faveur d’une capacité accrue des muscles à utiliser le glucose circulant 104.
Pour le second, la capacité oxydative des graisses serait améliorée grâce à l’élévation de
l’activité enzymatique 105.

67
Deux hypothèses relevées dans la littérature permettent d’expliquer ces
changements. La première est que les exercices intenses augmenteraient la quantité de
PGC – 1α dans le muscle 106. Il s’agit d’une protéine qui a un rôle dans la biogenèse
mitochondriale et la régulation des métabolismes glucidiques et lipidiques. Elle serait,
en autre, responsable de l’amélioration de la capacité oxydative et de l’augmentation de
l’absorption du glucose 107. La deuxième est que ce type d’exercice améliorerait la
capacité oxydative musculaire par un recrutement élevé des fibres musculaires de type
2 108qui, pour rappel, possèdent un potentiel glycolytique élevé.

Chez ces mêmes sujets on constate une amélioration des paramètres d’aptitude
physique.

La fréquence cardiaque de repos a en moyenne diminuée de 7 bpm pour les


sujets 1, 2 et 4. Elle est passée d’une moyenne pour les trois de 80,8 à 68 bpm. Elle est
« un indicateur de l’effort que produit le cœur pour adapter l’afflux sanguin aux besoins
de l’organisme », elle est un marqueur de bonne santé générale (norme : 60 à 80 bpm),
autant que la pression artérielle. Une étude 109 a fait le lien entre la diminution de la
fréquence cardiaque de repos et la diminution du risque de mortalité. Il en ressort
qu’une diminution de plus de 7 bpm réduit le risque de mortalité. Cependant, il faut
rester vigilant car les valeurs de fréquence cardiaque mesurées avant un effort ne sont
pas révélatrices de la FC de repos 110 réelle. L’influence du système nerveux autonome 16
semble l’hypothèse la plus cohérente pour justifier la diminution de FC de repos 111. Il
semblerait que les efforts type HIIT aient une action sur le SNA en diminuant le tonus du
système sympathique et en augmentant celui du système parasympathique.

La pression artérielle est considérée comme le facteur de bonne santé. Dans le


cas présent on note une diminution en moyenne de la pression artérielle systolique de 9
mmHg. La pression artérielle systolique correspond à la pression exercée par le sang sur
les parois des artères périphériques au moment de la systole, qui est la phase d’éjection
du sang. Selon une étude l’entraînement en endurance provoquerait une diminution en
moyenne de 10 mmHg de la pression artérielle systolique 112.

16 Système nerveux autonome = SNA


68
La distance effectuée au cours du test de marche pour ces 3 candidats a en
moyenne augmenté de 106 mètres à l’issue des douze semaines d’expérimentation.
Cependant, il faut se montrer prudent quant à l’interprétation de ce résultat car
« l’absence de test d’apprentissage (ce qui est le cas) peut influencer la distance
parcourue » 113. La différence entre le premier et le deuxième test peut être d’environ 50
mètres. Cependant, si l’on observe l’évolution des paramètres (la FC et la vitesse) au
cours de l’effort, on note, pour les patients 1, 2 et 4, une augmentation de la FC
maximale, de la FC moyenne et de la vitesse de pointe entre les prés et post – tests et à
l’inverse une diminution de la perception de l’effort. On peut en déduire que pour le
même effort ils ont fourni un effort plus intense (augmentation de la FC et de la vitesse)
avec une perception de l’effort plus faible. A nouveau, deux hypothèses se présentent,
soit ils se sont habitués à l’effort physique et cela leur a semblé plus facile, soit il y a bien
eu une adaptation au niveau du système cardio – respiratoire qui leur a permis
d’améliorer leur performance. Des études 114115comparant l’HIIT et l’endurance
classique ont montré une amélioration du système cardio – respiratoire, avec
augmentation du pic de VO2max, suite à une session d’entraînement en HIIT.
Cependant, les mécanismes sous – jacents restent à élucider.

Les observations faites au cours de cette étude sont à prendre avec beaucoup de
précautions compte-tenu du peu de participants et des biais que représentent certains
outils d’évaluation (TM6, carnet de bord, échelle de Borg). Pour autant, les constats faits
pour les patients 1, 2 et 4 sont encourageants. L’amélioration des paramètres
métaboliques (profil glucidique et lipidique) et de la capacité fonctionnelle d’effort, sont
comparables aux adaptations constatées à l’issue d’un programme d’entraînement
d’endurance classique, d’après les données recueillies dans la littérature. Le programme
proposé s’est fortement inspiré du modèle HIIT. Concernant l’impact du HIIT sur le DT2,
les données sont actuellement faibles et les résultats sont variables. Il n’existe pas un
protocole unique mais des protocoles qui se différencient en fonction du temps total
d’effort, du temps des séquences d’effort et de repos, et de l’intensité. Cependant, d’après
les résultats d’études traitant du sujet, les adaptations engendrées par le HIIT seraient
similaires à ceux obtenus par un entraînement d’endurance, avec l’avantage pour le HIIT
un gain de temps.
69
Par conséquent, nous pouvons constater qu’un programme « réaliste »,
respectant les principes de physiologie de l’effort et totalisant moins de 90 minutes
d’efforts par semaine avec une intensité proche de 80% de la FC maximale ou une note
de 14 – 15 sur l’échelle de Borg, donnent des résultats prometteurs et similaires à ceux
obtenus suite à une session d’entraînement en endurance classique.

L’interrogation pour un travail futur doit se pencher sur les résultats des sujets 3
et 5. Pourquoi n’ont-ils pas obtenu des résultats similaires aux autres ? A première vue
le manque d’assiduité, avec en moyenne moins de trois séances par semaine peut en être
la cause. Il serait, alors, intéressant de trouver une solution. Un entretien motivationnel
réalisé en début de programme pourrait être réalisé afin de les sensibiliser et
d’augmenter leur adhésion. Une prescription réelle de l’AP par un médecin et non un
simple conseil pourrait d’avantage les encourager à participer. Il serait judicieux de
réaliser un futur projet avec un service de diabétologie. On peut également s’interroger
sur l’efficacité du programme. Un programme efficace pour certains, l’est-il pour
d’autres ? Le programme proposé ne correspondait, peut-être, pas à ces patients.
L’intensité des exercices, des séances étaient, peut-être, trop faible. Il pourrait être
envisageable de repenser le programme et de modifier les paramètres ou de trouver
des alternatives aux exercices pour moduler l’intensité et permettre une progression. De
façon à ce que ce programme convienne à un plus large public.

L’enquête de satisfaction révèle que le programme a été apprécié et bien vécu par
l’ensemble des sujets, et tous reconnaissent que cela a eu un impact sur leur bien – être
(physique et psychologique). Celle – ci a permis de pointer les faiblesses du programme.
Même si, le concept d’autonomie et de cours collectifs alternés a été apprécié, il serait
souhaitable d’améliorer les supports. Pour le tutoriel vidéo, ils suggèrent d’ajouter un
rythme pour l’excusions des exercices. De plus, une brochure attrayante pourrait réunir
le tutoriel et le formulaire.

Le programme, quant à lui pourrait également être modifié afin d’optimiser


l’engagement moteur et qu’il corresponde au plus grand nombre. Pour chaque sujet
participant, une phase de réentrainement pourrait être envisagé avant de débuter le
70
programme. Par exemple, sur l’espace d’un mois lors de cours individuel, afin que les
sujets se familiarisent et réalisent convenablement les exercices ; et, ensuite revoir les
participants une à deux fois par mois.

Afin de renforcer la qualité scientifique de l’étude des outils valides devraient


être utilisé. Pour l’évaluation de l’aptitude physique, il serait judicieux de remplacer le
TM6 par un test d’effort en laboratoire. Cela permettrait une meilleure quantification
des adaptations cardio – respiratoire. Ou bien si le TM6 était à nouveau utilisé, il faudrait
songer à réaliser un test de familiarisation aux sujets pour éviter tous biais. Pour
l’évaluation de l’effort tout au long de l’étude, il serait préférable d’utiliser un outil plus
fiable que l’échelle de Borg, comme un cardio fréquence mètre. Le carnet de bord lui
aussi pourrait être remplacé. Pourquoi ne pas avoir recours à ces nouvelles montres qui
enregistrent différents paramètres sur une période donnée. Toutes les données seraient
recueillies dans un seul outil et de plus, il pourrait avoir un impact stimulant pour les
candidats. Il serait également intéressant d’évaluer l’évolution des différents paramètres
dans le temps (par exemple à 6, 9 et 12 mois), d'élargir la taille de l’échantillon à une
échelle plus importante et également de tester le programme sur d’autre population
(patients revalidés cardiaques, revalidés respiratoires, les patients présentant un
syndrome métabolique ou obèses). Il serait aussi enrichissant de confronter ce
programme à d’autres programmes de revalidation déjà existants.

71
V - CONCLUSION

72
L’idée de ce projet est partie d’un constat simple. Le DT2 est une pathologie qui
affecte un grand nombre d’individu. Il s’agit d’une maladie dont l’AP fait partie
intégrante du traitement selon les recommandations de pratique clinique. Cependant,
actuellement aucun programme officiel n’existe comme c’est le cas pour d’autres
pathologies (revalidation cardiaque, revalidation respiratoire). De plus, les
recommandations officielles en terme d’activité hebdomadaire sont relativement
contraignantes en terme de temps. En tenant compte des caractéristiques de cette
population et en respectant les principes de physiologie de l’effort, nous avons créé un
programme de sport adapté pour les DT2. Le défi a été d’élaborer une séance courte,
efficace, facilement réalisable à domicile et accessible. Un tutoriel vidéo et un formulaire
ont été créés afin d’accompagner les participants dans leur pratique. Par la suite, afin
d’évaluer la faisabilité et l’impact du programme un échantillon de patient DT2 a été
recruté et soumis au programme pendant douze semaines. L’expérimentation s’est
déroulée selon une chronologie bien précise. Les paramètres biologiques (prise de sang)
et l’aptitude physique (TM6) ont été évalués avant et après. L’assiduité et la perception
de l’effort (échelle de Borg) ont été évaluées tout au long (carnet de bord). Pour
terminer une enquête de satisfaction a été réalisée. A l’issue des douze semaines, les
résultats obtenus ont été observés, comparés et confrontés à la littérature. Sur les sept
candidats, cinq ont achevé le programme. Sur les cinq sujets restant deux profils de
patients se distinguent. Deux patients pour lesquels le programme n’a pas été profitable.
Pour les trois autres, nous avons pu observer une amélioration de leurs paramètres.
D’après les données scientifiques les améliorations sont comparables aux adaptations
engendrées par un programme d’entraînement d’endurance classique. Bien que ses
résultats soient encourageants, il faut rester vigilant quant à leurs interprétations. Tout
d’abord les participants étaient tous volontaires. Par manque de moyen les outils à notre
disposition étaient très subjectif (carnet de bord, échelle de Borg, TM6). Néanmoins,
l’enquête de satisfaction révèle que le programme a été apprécié et bien vécu par
l’ensemble des sujets et tous reconnaissent que cela a eu un impact positif sur leur bien
– être. Des améliorations sont à apporter aux supports pour rendre leurs utilisations
plus agréables. Avant de pouvoir l’utiliser en tant qu’outil thérapeutique, il serait
intéressant d’évaluer son impact dans le temps, à une échelle plus importante, avec des
outils de mesure plus précis, avec une autre population et de le confronter à d’autres
programme de revalidation déjà existants.
73
VI - RESUME

74
Introduction : L’activité physique, preuves à l’appui, apparaît aujourd’hui comme une
alternative économique et non médicamenteuse d’enrayer l’évolution du diabète de type
2. Pour de multiples raisons, elle reste peu pratiquée. En outre, les recommandations
officielles en terme de pratique hebdomadaire sont relativement contraignantes en
terme de temps et les programmes proposés sont fastidieux. C’est pourquoi, l’objectif de
cette étude est dans un premier temps d’élaborer un programme de sport adapté
réaliste, accessible et facile à mettre en place, dans un second temps d’observer l’impact
de ce programme sur un échantillon de patient diabétique de type 2.

Matériel et méthode : Un tutoriel vidéo et un formulaire ont été réalisés pour servir de
guide aux participants. Sept patients diabétiques de type 2, répondant aux critères, ont
été recrutés sur base du volontariat. Durant douze semaines les candidats ont été
soumis au programme élaboré, selon une chronologie et des recommandations précises.
Les paramètres métaboliques et l’aptitude physique ont été mesurés avant et après
l’expérimentation. L’assiduité et la perception de l’effort ont été évaluées tout au long du
programme. Une enquête de satisfaction a été réalisée à l’issue des douze semaines.

Résultats : Deux patients ont abandonné le programme en cours. L’enquête de


satisfaction a révélé que le programme a été bien vécu et toléré par l’ensemble des
participants. L’observation des résultats met en évidence deux profils de patient. Ceux
qui ont respecté les recommandations et les autres. Dans le premiers profil des
améliorations ont étés observés à l’issue du programme.

Conclusion : Pour trois sujets le programme a été bénéfique, avec seulement


moins de trente minutes d’effort réalisé au minimum trois fois par semaine, pendant
douze semaines, on a pu observer une amélioration des profils glucidique et lipidique
ainsi qu’une amélioration de l’aptitude physique.

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