La Prévention D'hypertension Artérielle Dans La Maladie Rénale
La Prévention D'hypertension Artérielle Dans La Maladie Rénale
المملـــــــكة المغربيـــــة
MINISTERE DE LA SANTE ET DE LA PROTECTION SOCIALE
وزارة الصحــــــــــــة والحماية
INSTITUT SUPERIEUR DES PROFESSIONS INFIRMIERES االجتماعية
ET TECHNIQUES DE SANTE المعهد العالي للمهن التمريضية
وتقنيات الصحة الربــــــــــاط
RABAT
La prévention d’hypertension
artérielle dans la maladie rénale
Encadré par :
Réaliser par :
Mr. ABID HOUSSNI
Nidal Bensbaa
Mr. BAHADI ABDELLAL
Wissal Moullablad
Hamza Kandri
INTRODUCTION
Selon l’enquête nationale Stepwise 2017-2018, 29,3% des adultes marocains sont
hypertendus, 10,6% sont diabétiques, 10,4% sont pré-diabétiques, 11,7% fument du
tabac, 1,7% consomment de l’alcool, 21,1% ont un niveau d’activité physique
insuffisante, 76,3% n’atteignent pas les recommandations internationales de
consommation de cinq portions de légumes et fruits par jour, 53% sont en surpoids,
20% sont obèses et 10,5% ont un taux de cholestérol sanguin élevé.(1)
Le traitement peut nécessiter des options comme la dialyse ou une greffe de rein
dans les cas avancés. Pour un diagnostic précoce, des tests urinaires et sanguins sont
essentiels.
Au Maroc, le taux d’accès et de partage des informations sur l’HTA est encore
faible. D’où l’intérêt primordial de l’éducation thérapeutique des patients hypertendus
dans le cadre de la prévention des complications. Il est important de faire un
changement radical pour optimiser la prise en charge de l’HTA en fournissant des
informations basées sur les dernières recommandations internationales sur l’HTA, sur
ses complications cardiovasculaires et sur la valeur tensionnelle cible sous traitement.(3)
L’hypertension artérielle (HTA) est une maladie fréquente qui peut, lorsqu’elle n’est
pas bien contrôlée, endommager les reins et entraîner une maladie rénale chronique. Ce
lien est souvent méconnu par les patients, ce qui retarde la prévention et les soins
adaptés.
L’HTA est associée à un facteur de risque (FR) dans 40% des cas. A deux facteur
majeurs dans 21,9% des cas. Le diabète est souvent associé à l’HTA : 13,9% des
hypertendus sont diabétiques et 65,5% des diabétiques sont hypertendus.(4)
Pendent les période de stage que nous avons faits on remarque que plusieurs patients
atteints d’insuffisance rénale ont eu une HTA pendant plusieurs années sans suivi
régulier.
Hypothèse :
La prévention efficace de l’hypertension artérielle, notamment à travers
l’éducation et l’accompagnement infirmier, permet de réduire le risque de
développer une maladie rénale chronique chez les patients hypertendus.
Question de recherche :
Question principale :
Question secondaire :
Quel est le rôle de l’infirmier(ère) dans la prévention de l’HTA chez les patients à
risque rénal ?
Quelles sont les mesures éducatives et thérapeutiques les plus efficaces pour
prévenir l’HTA ?
Dans quelle mesure le suivi régulier des patients hypertendus permet-il de
prévenir les complications rénales ?
Revue bibliographique :
Généralité :
Chapitre 1
1 : Définition de l’hypertension artérielle (HTA)
L’hypertension artérielle est définie par une pression artérielle systolique ≥ 140
mmHg et/ou une pression artérielle diastolique ≥ 90 mmHg(5) La PA résulte de la force
exercée par le sang sur la paroi des artères. On parle d’hypertension artérielle quand, à
plusieurs reprises et pas le même jour, au repos :
- Les deux chiffres tensionnels sont élevés : On parle d’une HTA systolodiastolique.(3)
2 : Etiologie :
1.1 : HTA essentielle
Les HTA secondaires ont une cause connue mais pas nécessairement curable. Beaucoup
d’HTA secondaires relèvent en effet d’un traitement antihypertenseur continu, par
exemple les HTA de la plupart des néphropathies. Les HTA potentiellement curables ont
des causes pour lesquelles existe un traitement qui peut guérir l’HTA, la guérison étant
définie par une pression artérielle (PA) normale sans traitement : PA clinique < 140/90
mmHg ou moyenne diurne < 135/85 mmHg par mesure ambulatoire ou automesure.
Une HTA potentiellement curable n’est pas nécessairement guérie par le traitement
spécifique, soit du fait d’un échec de la procédure de traitement (dilatation, chirurgie),
soit parce que l’HTA persiste malgré le succès de la procédure. La probabilité de
guérison est liée à l’âge dans toutes les formes d’HTA secondaires, le taux d’échec
tensionnel croissant quand l’âge augmente
Il est recommandé de définir une HTA Résistante comme une HTA Non, contrôlée
en consultation (PA140/90 mmHg chez un sujet de moins de 80 ans, ou PAS 150 mmHg
chez un sujet de plus de 80 ans) et confirmée par une mesure en dehors du cabinet
médical (automesure Ou mesure ambulatoire de la pression artérielle),malgré une
stratégie thérapeutique comprenant des règle hygiéno-diététiques adaptées et une
trithérapie antihypertensive , depuis au moins 4 semaines, à dose optimale incluant un
diurétique.(8)
3 : Physiopathologie
3.1 : Rétention hydrosodée (sodium et eau)
Chez les patients atteints d'IRC, l'équilibre sodique externe est préservé par
l'expansion du volume extracellulaire (VEC), ce qui entraîne cependant la persistance
d'une pression artérielle élevée. Par conséquent, l'hypertension artérielle dans l'IRC est
une manifestation précoce de l'expansion du VEC et, parallèlement, un mécanisme
inadapté visant à limiter cette expansion, qui correspond à environ 5 à 10 % du poids
corporel, généralement sans œdème périphérique, lorsque les fonctions cardiaque et
hépatique sont normales et que les forces de Starling transcapillaires ne sont pas
perturbées.(12)
Malgré l'expansion de l'ECV, le SRAA est activé de manière inappropriée dans l'IRC, ce
qui entraîne une vasoconstriction et une rétention de sodium, qui contribuent de
manière significative à l'augmentation des niveaux de PA.(13)
La rénine mature est stockée dans les granules des cellules juxtaglomérulaires et libérée
dans la circulation par 4 stimuli principaux :
Angiotensinogène
Angiotensine I
Cette enzyme est exprimée sur les membranes plasmiques des cellules endothéliales
vasculaires, principalement dans la circulation pulmonaire[14]. Elle clive les 2 acides
aminés de l'extrémité C-terminale de l'angiotensine I pour former le peptide
angiotensine II.(19)
Angiotensine II
L'ECA génère l'angiotensine II en clivant les deux acides aminés situés à l'extrémité
C-terminale de l'angiotensine I. L'angiotensine II est le principal médiateur des effets
physiologiques du SRAA, notamment la pression artérielle, la régulation du volume et la
sécrétion d'aldostérone. La demi-vie de l'angiotensine II dans la circulation est très
courte, moins de 60 secondes[16]. Les peptidases la dégradent en angiotensine III et IV.
Il a été démontré que l'angiotensine III a 100 % de l'effet stimulant sur l'aldostérone de
l'angiotensine II, mais 40 % des effets pressants, tandis que l'angiotensine IV a encore
réduit l'effet systémique.(20)
Aldostérone
Insuffisance cardiaque ;
Infarctus du myocarde ;
Accidents vasculaires cérébraux ;
Insuffisance rénale ;
Baisse de l’acuité visuelle qui peut aller jusqu’à la cécité ;
Artérite des membres inférieurs : les artères s’épaississent, rétrécissent et
deviennent moins souples. Cela provoque des crampes pendant l’effort ;
Maladie neurodégénérative (maladie d’Alzheimer, par exemple) : les petites
artères peuvent être abimées par l’hypertension (démence vasculaire).
Chapitre 2 :
1. La maladie rénale chronique :
1.1 Définition :
La maladie rénale chronique se définit par l’existence depuis plus de 3 mois d’une
atteinte rénale et/ou un débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe) inférieur à
60mL/min/1,73m2. L’atteinte rénale peut être une anomalie morphologique,
histologique ou une anomalie de la composition du sang ou de l’urine secondaire à
l’atteinte rénale. La maladie rénale peut être diagnostiquée sans en connaître la cause.
(26)
Tableau 1 : Classification de la maladie rénale chronique et estimation du risque relatif de progression vers
une IRT en fonction du DFG estimé (en ml/min/1.73 m2) et de l’albuminurie (mg/g de créatinine) Adapté de
4. Les recommandations de suivi clinique et biologique de la progression sont : vert, 1 fois par an ; jaune, 2
fois par an ; orange, 3 fois par an ; rouge, minimum 4 fois par an voire une fois par mois (par exemple juste
avant la mise en dialyse).(28)
Physiologie rénale :
Les deux reins sont situés derrière
l’abdomen de part et d’autre de la colonne
vertébrale. En forme de haricot de 12
centimètres de long, ils pèsent environ 160g
chacun.
Le sang est amené par les artères et les artérioles rénales jusqu’aux unités de
filtration : les néphrons. A la sortie de chaque néphron, le sang épuré regagne la
circulation générale par les veines rénales. Les urines sont collectées par les calices qui
se déversent dans le bassinet puis s’écoulent par les uretères vers la vessie.
Le néphron est l’unité fonctionnelle du rein. Chaque rein contient environ 400 à 800
000 néphrons. Chaque néphron comprend un glomérule et un tubule qui le suit. Le
tubule est composé de plusieurs segments qui permettent la modification de l’ultrafiltrat
glomérulaire aboutissant à l’urine définitive.
L’ultrafiltrat glomérulaire ou l’urine primitive est formé après le passage de l’eau et des
constituants du plasma, provenant de l’artériole afférente, à travers la barrière de
filtration glomérulaire.
Ainsi quotidiennement, l’essentiel des protéines filtrées sont réabsorbées en aval dans le
tubule rénal et leur concentration dans l’urine définitive est inférieure à 200mg/L. La
protéinurie physiologique est constituée de protéines d’origines plasmatiques
(fragments d’immunoglobulines et d’albumine) et de la protéine de Tamm-Horsfall
(mucoprotéine produite par les cellules de l’anse de Henlé).
Physiopathologie
La maladie rénale chronique entraîne une détérioration graduelle et irréversible de
la capacité de filtration. Elle résulte de l’altération d’un des composants du néphron. On
peut alors séparer les étiologies des MRC selon le segment du néphron atteint :
- Atteinte glomérulaire
- Atteinte vasculaire
- Atteinte tubulo-interstitielle
Ces néphropathies vont modifier la qualité voire détruire les néphrons. Lorsque la
masse rénale est réduite, les néphrons restants subissent une hypertrophie structurelle
fonctionnelle. Cette hypertrophie entraîne alors une hyperfiltration qui permet de
compenser initialement la perte des néphrons. Ainsi, quand une néphropathie débute,
elle ne s’accompagne pas obligatoirement d’une altération de la fonction rénale.
Cependant au bout d’un certain temps, un processus pathologique de sclérose finit par
se produire dans les glomérules des néphrons résiduels.(29)
3. Démarche diagnostique
Diagnostic
Dans la pratique le DFG est estimé (DFGe) en fonction de plusieurs paramètres comme
la créatinine sérique, de l’âge, du sexe, de la surface corporelle et de l’ethnie. Plusieurs
formules existent pour calculer le DFGe.(30)
La formule MDRD (Modification of Diet in Renal Disease Study) de 2006 est plus
précise et donne un DFGe indexé à la surface corporelle. Elle inclut le sexe, l’âge, la
créatininémie et l’ethnie mais pas le poids. Le résultat est obtenu en ml/min/1,73m2.
L’albuminurie est un reflet d’une lésion de la barrière glomérulaire. Elle n’est pas
spécifique d’une maladie mais est spécifique du compartiment atteint. Elle peut
précéder la survenue d’une baisse du DFGe.
Parmi les autres signes d’atteinte rénale à rechercher, on retrouve les anomalies du
sédiment urinaire (leucocyturie ou hématurie), antériorité de créatininémie élevée,
l’existence d’une anomalie morphologique des reins ou des voies excrétrices, l’existence
de critères biologiques présents en cas d’insuffisance rénale chronique évoluée (anémie
normochrome normocytaire arégénérative, hypocalcémie).
L’intérêt de cette classification est qu’à chaque stade correspond une prise en charge
spécifique. Elle permet aussi de mieux identifier le pronostic des patients à moyen
terme. A noter que le stade G5 d’insuffisance rénale terminale n’est pas forcément
synonyme de dialyse.
5. Diagnostic étiologique
Il est primordial de rechercher l’étiologie de la maladie rénale chronique car elle peut
impliquer une prise en charge spécifique. Moins la MRC est évoluée et plus il est
possible de faire le diagnostic étiologique. En effet au stade de fibrose rénale, toutes les
structures du rein sont touchées et le diagnostic causal est difficile. Faire le diagnostic
étiologique contribue également à estimer le pronostic d’évolution de la maladie.
6. Évolution et complications
La MRC est considérée comme évolutive, avec un risque de progression vers un besoin
de suppléance. Le risque d’avoir recours au traitement de suppléance est cependant
faible. Par exemple, un patient au stade G4 a plus de risque de décéder à ce stade
(45,7%) que de progresser vers le stade G5 (19,9%).(30,36)
Chapitre 3
1. HTA ET MALADIE RENALE
1.1 : Quel est le lien entre HTA et maladie rénale ?
Ces phénomènes sont liés de deux manières :
L'hypertension est l’une des principales causes des maladies du rein chroniques.
avec le temps, l'hypertension peut endommager vos vaisseaux sanguins dans tout
votre corps. Cela peut faire diminuer l'apport sanguin essentiel pour des organes
importants tels que les reins. L'hypertension endommage aussi les minuscules
unités de filtration dans vos reins. De ce fait, les reins peuvent arrêter d'éliminer les
déchets et le liquide superflu dans votre sang. Le liquide superflu dans vos
vaisseaux sanguins peut s'accumuler et provoquer une nouvelle hausse de votre
tension.
L'hypertension peut aussi devenir une complication des maladies du rein
chroniques. Vos reins jouent un rôle clé pour maintenir votre tension dans une
fourchette acceptable. Des reins malades sont moins capables de contribuer à
réguler la tension artérielle. De ce fait, la tension augmente.(37)
De multiples études observant des patients sur plusieurs années ont montré que, quelle
que soit la cause de la maladie rénale (HTA, diabète, polykystose, glomérulopathie
primitive...), les patients ayant les chiffres de pression artérielle les plus élevés avaient une
dégradation plus rapide de leur fonction rénale. A l’inverse, ceux ayant des chiffres de
pression artérielle dans les valeurs « normales » avaient une dégradation plus lente de leur
fonction rénale. Plus récemment, des études comparant différents niveaux de contrôle de
pression artérielle et différentes classes de traitements antihypertenseurs ont démontré
qu’un « bon contrôle de la pression artérielle » permettait de ralentir la progression de la
MRC.(38)
1.3 : Une maladie rénale chronique peut être la cause d’une HTA
La plupart des HTA n’ont pas de cause (elles sont dites essentielles) mais il faut rechercher
une cause rénale dans les situations suivantes : en cas d’antécédents de maladie rénale
héréditaire, de maladie générale touchant le rein ou d’anomalies des voies urinaires. Il faut
alors rechercher lors du bilan initial une symptomatologie urinaire (présence de sang dans
les urines, difficultés à uriner), des anomalies biologiques notamment urinaires à la
recherche de protéines (ou protéinurie), d’une élévation de la créatinine plasmatique,
d’une diminution du débit de filtration glomérulaire estimé et enfin une anomalie
morphologique des reins et des voies excrétrices. La prise en charge de la maladie rénale
chronique comportera celle de l’HTA.
Chapitre 4
1. La prévention de l’HTA chez les patients atteints la MRC
La prévention a été définie par l’OMS en 1948 comme «l’ensemble des mesures visant
à éviter ou réduire le nombre et la gravité des maladies, des accidents et des handicaps ».
Depuis, cette définition a englobé des conceptions diverses et une catégorisation
d’actions préventives qui s’est, dans certains cas, confondue avec ce que d’autres sources
considèrent comme relevant du champ de la promotion de la santé(39)
Alimentation saine Adopter comme dans le régime DASH un régime riche en céréales
complètes, fruits, légumes, graisses polyinsaturées et produits laitiers,
et réduire les aliments riches en sucre, graisses saturées et graisses
trans Augmenter la consommation de légumes riches en nitrates connus
pour réduire la PA, comme les légumes à feuilles et la betterave. Parmi
les autres aliments et nutriments bénéfiques, citons ceux qui sont riches
en magnésium, calcium et potassium, tels que les avocats, noix, graines,
légumineuses et tofu.(41)
Boissons saines Consommation modérée de café, thé vert et thé noir. Parmi les
autres boissons qui peuvent être bénéfiques, citons le thé karkadé
(hibiscus), le jus de grenade, de betterave et le cacao.(42)
3. P0752021.
8. S0755498214004825.
9. Desrichard O. L’effet blouse blanche dans l’évaluation des performances cognitives des
personnes âgées.
10. Klag MJ, Whelton PK, Randall BL, Neaton JD, Brancati FL, Ford CE, et al. Blood Pressure and
End-Stage Renal Disease in Men. N Engl J Med. 4 janv 1996;334(1):13-8.
11. Maaliki D, Itani MM, Itani HA. Pathophysiology and genetics of salt-sensitive hypertension.
Front Physiol. 13 sept 2022;13:1001434.
12. Durazzo A, Lombardi-Boccia G, Santini A, Lucarini M. Sodium Intake and Related Diseases 2.0.
Int J Mol Sci. 24 déc 2021;23(1):170.
13. Laurent S, Boutouyrie P. The Structural Factor of Hypertension: Large and Small Artery
Alterations. Circ Res. 13 mars 2015;116(6):1007-21.
14. Engeli S, Negrel R, Sharma AM. Physiology and Pathophysiology of the Adipose Tissue Renin-
Angiotensin System. Hypertension. juin 2000;35(6):1270-7.
15. Reudelhuber TL, Ramla D, Chiu L, Mercure C, Seidah NG. Proteolytic processing of human
prorenin in renal and non-renal tissues. Kidney Int. déc 1994;46(6):1522-4.
16. Schweda F, Friis U, Wagner C, Skott O, Kurtz A. Renin Release. Physiology. oct
2007;22(5):310-9.
19. Studdy PR, Lapworth R, Bird R. Angiotensin-converting enzyme and its clinical significance--a
review. J Clin Pathol. août 1983;36(8):938-47.
20. Van Kats JP, De Lannoy LM, Danser AHJ, Van Meegen JR, Verdouw PD, Schalekamp MADH.
Angiotensin II Type 1 (AT1 ) Receptor–Mediated Accumulation of Angiotensin II in Tissues and Its
Intracellular Half-life In Vivo. Hypertension. juill 1997;30(1):42-9.
21. Reid IA. Interactions between ANG II, sympathetic nervous system, and baroreceptor reflexes
in regulation of blood pressure. Am J Physiol-Endocrinol Metab. 1 juin 1992;262(6):E763-78.
22. Carey RM, Wang ZQ, Siragy HM. Role of the Angiotensin Type 2 Receptor in the Regulation of
Blood Pressure and Renal Function. Hypertension. janv 2000;35(1):155-63.
23. Billet S, Aguilar F, Baudry C, Clauser E. Role of angiotensin II AT1 receptor activation in
cardiovascular diseases. Kidney Int. déc 2008;74(11):1379-84.
24. Sampson AK, Moritz KM, Jones ES, Flower RL, Widdop RE, Denton KM. Enhanced Angiotensin
II Type 2 Receptor Mechanisms Mediate Decreases in Arterial Pressure Attributable to Chronic Low-
Dose Angiotensin II in Female Rats. Hypertension. oct 2008;52(4):666-71.
25. Xue B, Zhang Z, Roncari CF, Guo F, Johnson AK. Aldosterone Acting Through the Central
Nervous System Sensitizes Angiotensin II-Induced Hypertension. Hypertension. oct
2012;60(4):1023-30.
26. Levey AS, Coresh J, Balk E, Kausz AT, Levin A, Steffes MW, et al. National Kidney Foundation
Practice Guidelines for Chronic Kidney Disease: Evaluation, Classification, and Stratification. Ann
Intern Med. 15 juill 2003;139(2):137-47.
28. Lidsky-Haziza DD, Bouatou DY. MALADIE RENALE CHRONIQUE (MRC). 2017;
29. Hostetter TH, Olson JL, Rennke HG, Venkatachalam MA, Brenner BM. Hyperfiltration in
remnant nephrons: a potentially adverse response to renal ablation. Am J Physiol-Ren Physiol. 1 juill
1981;241(1):F85-93.
30. nephro_pour_12e_ed-chap1.
32. m3-8.
33. Levey AS, De Jong PE, Coresh J, El Nahas M, Astor BC, Matsushita K, et al. The definition,
classification, and prognosis of chronic kidney disease: a KDIGO Controversies Conference report.
Kidney Int. juill 2011;80(1):17-28.
34. Annexes_Rapport_qualite_vie_maladies_chroniques_0.
35. Nathalie P. Guide du parcours de soins – Maladie rénale chronique de l’adulte (MRC).
37. 11-10-2002_JAH_PatBro_HBPandCKD_1-4_Pharmanet_FrCanadian_Oct07.
38. hy-result-hta-renif2020-short.
40. He FJ, Li J, MacGregor GA. Effect of longer term modest salt reduction on blood pressure:
Cochrane systematic review and meta-analysis of randomised trials. BMJ. 3 avr 2013;346(apr03
3):f1325-f1325.
41. Gay HC, Rao SG, Vaccarino V, Ali MK. Effects of Different Dietary Interventions on Blood
Pressure: Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials. Hypertension. avr
2016;67(4):733-9.
42. Cicero AFG, Grassi D, Tocci G, Galletti F, Borghi C, Ferri C. Nutrients and Nutraceuticals for the
Management of High Normal Blood Pressure: An Evidence-Based Consensus Document. High Blood
Press Cardiovasc Prev. févr 2019;26(1):9-25.
43. Stanaway JD, Afshin A, Gakidou E, Lim SS, Abate D, Abate KH, et al. Global, regional, and
national comparative risk assessment of 84 behavioural, environmental and occupational, and
metabolic risks or clusters of risks for 195 countries and territories, 1990–2017: a systematic analysis
for the Global Burden of Disease Study 2017. The Lancet. nov 2018;392(10159):1923-94.
44. Casonatto J, Goessler KF, Cornelissen VA, Cardoso JR, Polito MD. The blood pressure-lowering
effect of a single bout of resistance exercise: A systematic review and meta-analysis of randomised
controlled trials. Eur J Prev Cardiol. nov 2016;23(16):1700-14.