Evaluation Par L'infirmier de L'éducation Thérapeutique Dans HTA
Evaluation Par L'infirmier de L'éducation Thérapeutique Dans HTA
المملـــــــكة المغربيـــــة
MINISTERE DE LA SANTE ET DE LA PROTECTION SOCIALE
وزارة الصحــــــــــــة والحماية
INSTITUT SUPERIEUR DES PROFESSIONS INFIRMIERES االجتماعية
ET TECHNIQUES DE SANTE المعهد العالي للمهن التمريضية
وتقنيات الصحة الربــــــــــاط
RABAT
Encadré par :
Réaliser par :
Mr. ABID HOUSSNI
Nidal Bensbaa
Mr. BAHADI ABDELAALI
Wissal Moullablad
Hamza Kandri
INTRODUCTION
Selon l’enquête nationale Stepwise 2017-2018, 29,3% des adultes marocains sont
hypertendus, 10,6% sont diabétiques, 10,4% sont pré-diabétiques, 11,7% fument du tabac,
1,7% consomment de l’alcool, 21,1% ont un niveau d’activité physique insuffisante, 76,3%
n’atteignent pas les recommandations internationales de consommation de cinq portions de
légumes et fruits par jour, 53% sont en surpoids, 20% sont obèses et 10,5% ont un taux de
cholestérol sanguin élevé.(3)
la pression artérielle est le résultat de deux paramètres: le débit sanguin (autrement dit:
le volume intravasculaire effectif et le débit cardiaque) et les résistances vasculaires (qui
dépendent principalement du diamètre et du tonus des vaisseaux). Ces deux paramètres sont
maintenus dans des limites fixes, par de nombreux systèmes dont les principaux sont: le
système nerveux (incluant le système sympathique et parasympathique), les substances
vasoactives parmi lesquelles les plus importantes sont l’angiotensine II, l’aldostérone et
finalement la fonction rénale. Le rein régule la volémie en éliminant la charge journalière de
sel et d’eau. Le rein est aussi la source de la production de rénine et un organe effecteur
important pour les effets de l’angiotensine II et de l’aldostérone. Pour illustrer le rôle essentiel
de la régulation de l’élimination du sel par le rein dans la genèse de l’hypertension artérielle,
on peut relever que plusieurs formes monogéniques d’hypertension sont liées à des altérations
du transport rénal de sodium.(4)
L‘hypertension artérielle (HTA) est une maladie CV qui pose un problème de santé
publique par le nombre de sujets concernés et par l‘augmentation considérable des risques de
maladies cardiaques, cérébrales, rénales et autres. Elle est définie par consensus et selon les
recommandations internationales comme une élévation de la pression artérielle (PA),
comprenant une pression artérielle systolique (PAS)≥140mmHg et/ou une pression artérielle
diastolique (PAD) ≥90 mmHg mesurées au cabinet médical et confirmées sur plusieurs
consultations (OMS, 2021)
La maladie rénale englobe plusieurs affections qui affectent le fonctionnement des reins.
Les principales causes incluent le diabète et l'hypertension artérielle, qui peuvent mener à une
insuffisance rénale chronique. Cette condition se caractérise par une diminution progressive
de la fonction rénale, entraînant l'accumulation de déchets dans le corps. Les symptômes
peuvent être tardifs et incluent la fatigue, des nausées et des changements dans la miction.
Le traitement peut nécessiter des options comme la dialyse ou une greffe de rein dans les
cas avancés. Pour un diagnostic précoce, des tests urinaires et sanguins sont essentiels.
Au Maroc, le taux d’accès et de partage des informations sur l’HTA est encore faible.
D’où l’intérêt primordial de l’éducation thérapeutique des patients hypertendus dans le cadre
de la prévention des complications. Il est important de faire un changement radical pour
optimiser la prise en charge de l’HTA en fournissant des informations basées sur les dernières
recommandations internationales sur l’HTA, sur ses complications cardiovasculaires et sur la
valeur de pression artérielle sanguine cible sous traitement.(5)
L’hypertension artérielle (HTA) est une maladie fréquente qui peut, lorsqu’elle n’est pas
bien contrôlée, endommager les reins et entraîner une maladie rénale chronique. Ce lien est
souvent méconnu par les patients, ce qui retarde la prévention et les soins adaptés.
L’HTA est associée à un facteur de risque (FR) dans 40% cas voir deux facteur majeurs
dans 21,9% des cas. Le diabète est souvent associé à l’HTA : 13,9% des hypertendus sont
diabétiques et 65,5% des diabétiques sont hypertendus.(6)
Pendent les période de stage que nous avons faits on remarque que plusieurs patients
atteints d’insuffisance rénale ont eu une HTA pendant plusieurs années sans suivi régulier.
Notre étude vise à compter depuis le 02/04/2025 au 30/05/2025 dans la régions de rabat,
la prévention d’HTA dans la maladie rénale selon leur sexe , âge, et leur profil sanitaire au
sein de L’HOPITAL MILITAIRE D’INSTUCTION MOHAMMED V DE RABAT.
Objectifs :
Analyser les mesures de prévention de l’hypertension artérielle afin de limiter
l’apparition ou la progression de la maladie rénale chronique, et de renforcer le rôle
infirmier dans l’éducation thérapeutique des patients à risque.
Hypothèse :
La prévention efficace de l’hypertension artérielle, notamment à travers l’éducation et
l’accompagnement infirmier, permet de réduire le risque de développer une maladie
rénale chronique chez les patients hypertendus.
Question de recherche :
Question principale :
Question secondaire :
Quel est le rôle de l’infirmier(ère) dans la prévention de l’HTA chez les patients à
risque rénal ?
Quelles sont les mesures éducatives et thérapeutiques les plus efficaces pour prévenir
l’HTA ?
Dans quelle mesure le suivi régulier des patients hypertendus permet-il de prévenir les
complications rénales ?
Revue bibliographique :
Généralité :
Chapitre 1
1 : Définition de l’hypertension artérielle (HTA)
L’hypertension artérielle est définie par une pression artérielle systolique ≥ 140 mmHg
et/ou une pression artérielle diastolique ≥ 90 mmHg(7) La PA résulte de la force exercée par
le sang sur la paroi des artères. On parle d’hypertension artérielle quand, à plusieurs reprises
et pas le même jour, au repos :
- Les deux chiffres tensionnels sont élevés : On parle d’une HTA systolodiastolique.(5)
2 : Etiologie :
1.1 : HTA essentielle
Les HTA secondaires ont une cause connue mais pas nécessairement curable. Beaucoup
d’HTA secondaires relèvent en effet d’un traitement antihypertenseur continu, par exemple
les HTA secondaires aux néphropathies. Les HTA potentiellement curables ont des causes
pour lesquelles existe un traitement qui peut guérir l’HTA, la guérison étant définie par une
pression artérielle (PA) normale sans traitement : PA clinique < 140/90 mmHg ou moyenne
diurne < 135/85 mmHg par mesure ambulatoire ou automesure. Une HTA potentiellement
curable n’est pas nécessairement guérie par le traitement spécifique, soit du fait d’un échec
de la procédure de traitement (dilatation, chirurgie), soit parce que l’HTA persiste malgré le
succès de la procédure. La probabilité de guérison est liée à l’âge dans toutes les formes
d’HTA secondaires, le taux d’échec tensionnel croissant quand l’âge augmente
les causes d’HTA secondaires:
La maladie rénovasculaire est une des causes les plus fréquentes d'HTA réversible, mais
représente < 1% de tous les cas d'HTA(10).
La sténose ou l'occlusion d'une artère rénale principale, d'une artère rénale accessoire ou
d'une de leurs branches peut être à l'origine d'une HTA, en stimulant la libération de rénine
par les cellules de l'appareil juxtaglomérulaires du rein atteint. La surface de la lumière
artérielle doit être réduite de ≥ 70% et un gradient post-sténotique important doit être présent
avant que la sténose ne contribue à une élévation de la PA(11) Globalement, environ 80% des
cas sont dus à l'athérosclérose rénale et 20% à la dysplasie fibromusculaire.
L'athérosclérose est plus fréquente chez l'homme de > 50 ans et atteint principalement le
tiers proximal de l'artère rénale. La dysplasie fibromusculaire est plus fréquente chez les
patients jeunes (le plus souvent des femmes) et atteint généralement les 2/3 distaux de l'artère
rénale principale et ses branches. Les causes plus rares comprennent les emboles, les
traumatismes, la ligature accidentelle au cours d'une intervention chirurgicale et la
compression extrinsèque du pédicule rénal par une tumeur.(11)
Par extension : Lorsqu’une réponse est observée chez une personne, l’effet blouse blanche
désigne la part de cette réponse due à la signification que la personne observée a construit de
la situation d’observation.(14)
L’HTA masquée se définit comme une HTA ambulatoire s’accompagnant d’une pression
artérielle normale en consultation Cette définition peut être étendue à tous les patients qui ont
une pression artérielle ambulatoire supérieure à la pression artérielle en consultation, y
compris les hypertendus sous traitement antihypertenseur. Il s’agit d’une situation inverse de
l’hypertension de la blouse blanche qui désigne des individus ayant une HTA en consultation
mais une pression artérielle ambulatoire normale; l’HTA masquée a aussi été appelée
‘hypertension de la blouse blanche inverse’. En fait, l’HTA masquée est une discordance entre
la mesure clinique de la pression artérielle et le MAPA alors que les patients dont la mesure
clinique et le MAPA montrent une pression artérielle élevée ont une HTA qualifiée de
permanente.
Il est recommandé de définir une HTA Résistante comme une HTA Non, contrôlée en
consultation (PA140/90 mmHg chez un sujet de moins de 80 ans, ou PAS 150 mmHg chez un
sujet de plus de 80 ans) et confirmée par une mesure en dehors du cabinet médical
(automesure Ou mesure ambulatoire de la pression artérielle),malgré une stratégie
thérapeutique comprenant des règle hygiéno-diététiques adaptées et une trithérapie
antihypertensive , depuis au moins 4 semaines, à dose optimale incluant un diurétique.(16)
3 : Physiopathologie
3.1 : Rétention hydrosodée (sodium et eau)
La rétention d'eau et de sel joue un rôle clé dans le développement de l'hypertension artérielle
en cas d'IRC. En effet, selon le modèle classique, dans des conditions normales, un apport
élevé en sel augmente temporairement la natrémie, rapidement compensée par le passage de
l'eau du compartiment intracellulaire vers le compartiment extracellulaire. Ainsi, une
concentration plasmatique accrue de sodium stimule également le centre de la soif, entraînant
une augmentation de l'apport hydrique et de la sécrétion d'hormone antidiurétique, laquelle
rétablit la natrémie à un niveau normal tout en augmentant et en maintenant le volume de
liquide extracellulaire. En revanche, un apport élevé en sel inhibe le système rénine-
angiotensine aldostérone (SRAA), ce qui réduit la réabsorption tubulaire du sodium,
contribuant ainsi au rétablissement de l'homéostasie hydrique et sodée.(18)
Chez les patients atteints d'IRC, l'équilibre sodique externe est préservé par l'expansion
du volume extracellulaire (VEC), ce qui entraîne cependant la persistance d'une pression
artérielle élevée. Par conséquent, l'hypertension artérielle dans l'IRC est une manifestation
précoce de l'expansion du VEC et, parallèlement, un mécanisme inadapté visant à limiter cette
expansion, qui correspond à environ 5 à 10 % du poids corporel, généralement sans œdème
périphérique, lorsque les fonctions cardiaque et hépatique sont normales et que les forces de
Starling transcapillaires ne sont pas perturbées.(19)
Malgré l'expansion de l'ECV, le SRAA est activé de manière inappropriée dans l'IRC, ce qui
entraîne une vasoconstriction et une rétention de sodium, qui contribuent de manière
Les cellules juxtaglomérulaires, présentes dans les artérioles afférentes du rein, contiennent de
la pro rénine. L'activation des cellules juxtaglomérulaires entraîne le clivage de la pro rénine
en rénine. L'activation de la pro rénine se produit dans le rein par des enzymes comme la pro
convertase 1 et la cathepsine B.(23)
La rénine mature est stockée dans les granules des cellules juxtaglomérulaires et libérée dans
la circulation par 4 stimuli principaux :
Par conséquent, les conditions conduisant à une diminution de la perfusion rénale et à une
réduction de la teneur en sodium des tubules entraînent la libération de l'enzyme rénine
dans la circulation sanguine. La demi-vie de l'activité de la rénine dans la circulation est
de 10 à 15 minutes. La rénine est l'enzyme limitant la vitesse du SRAA.(25)
Angiotensinogène
Cette molécule est principalement synthétisée et sécrétée de façon constitutive par le foie. La
rénine clive l'extrémité N-terminale de l'angiotensinogène et conduit à la formation de
l'angiotensine I.
Angiotensine I
Cette enzyme est exprimée sur les membranes plasmiques des cellules endothéliales
vasculaires, principalement dans la circulation pulmonaire[14]. Elle clive les 2 acides aminés
de l'extrémité C-terminale de l'angiotensine I pour former le peptide angiotensine II.(27)
Angiotensine II
L'ECA génère l'angiotensine II en clivant les deux acides aminés situés à l'extrémité C-
terminale de l'angiotensine I. L'angiotensine II est le principal médiateur des effets
physiologiques du SRAA, notamment la pression artérielle, la régulation du volume et la
sécrétion d'aldostérone. La demi-vie de l'angiotensine II dans la circulation est très courte,
moins de 60 secondes[16]. Les peptidases la dégradent en angiotensine III et IV. Il a été
démontré que l'angiotensine III a 100 % de l'effet stimulant sur l'aldostérone de l'angiotensine
II, mais 40 % des effets pressants, tandis que l'angiotensine IV a encore réduit l'effet
systémique.(28)
L'AT1-R est un récepteur couplé à une protéine G. Il est largement répandu dans de
nombreux types de cellules, notamment le cœur, le système vasculaire, les reins, les glandes
surrénales, l'hypophyse et le système nerveux central L'angiotensine II exerce ses effets
physiologiques de vasoconstriction et de réabsorption du sodium et de l'eau par l'intermédiaire
de l'AT1-R. [Dans les états pathogènes, l'activation de l'AT1-R entraîne une inflammation, une
fibrose, un stress oxydatif, un remodelage des tissus et une augmentation de la pression
artérielle Le dérèglement de ce récepteur joue un rôle central dans la physiopathologie des
maladies cardiaques et rénales.(31)
L'AT2-R est un récepteur couplé à une protéine G. Il est principalement exprimé dans les
tissus fœtaux et son expression diminue à l'âge adulte. Chez les adultes, il est présent dans le
cœur, les reins, les glandes surrénales et le cerveau. L'AT2-R agit comme médiateur des effets
opposés et protecteurs de l'angiotensine II via l'AT1-R. Ces actions inhibent l'inflammation, la
fibrose et l'écoulement sympathique central et provoquent une vasodilatation. Ces actions
inhibent l'inflammation, la fibrose et l'écoulement sympathique central et provoquent une
vasodilatation. La stimulation de l'AT2-R par l'angiotensine II entraîne une vasodilatation et
une natriurèse, à l'opposé de la vasoconstriction et de l'anti-natriurèse provoquées par
l'angiotensine II par l'intermédiaire de l'AT1-R.(32)
Aldostérone
Chapitre 2 :
1. La maladie rénale chronique :
1.1 Définition :
La maladie rénale chronique se définit par l’existence depuis plus de 3 mois d’une
atteinte rénale et/ou un débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe) inférieur à
60mL/min/1,73m2. L’atteinte rénale peut être une anomalie morphologique, histologique ou
une anomalie de la composition du sang ou de l’urine secondaire à l’atteinte rénale. La
maladie rénale peut être diagnostiquée sans en connaître la cause.(34)
L’insuffisance rénale chronique (IRC) se définit par la diminution irréversible du DFG qui est
le meilleur indicateur du fonctionnement rénal. L’IRC résulte de l’évolution d’une maladie
rénale chronique.
1.2 La classification :
Un groupe d’expert édite régulièrement des recommandations de prise en charge prenant en
compte les évidences les plus récentes à ce sujet (KDIGO). La dernière mise à jour
recommande de classer les patients en fonction de leur DFGe ainsi que leur degré
d’albuminurie (Tableau 1). Cette classification permet de mieux identifier le pronostic des
patients à moyen terme mais, comme toutes les classifications, expose le patient à un risque
de surdiagnostic.
Physiologie rénale :
Les deux reins sont situés derrière l’abdomen de part et d’autre de la colonne vertébrale. En
forme de haricot de 12 centimètres de long, ils pèsent environ 160g chacun.
Le sang est amené par les artères et les artérioles rénales jusqu’aux unités de filtration : les
néphrons. A la sortie de chaque néphron, le sang épuré regagne la circulation générale par les
veines rénales. Les urines sont collectées par les calices qui se déversent dans le bassinet puis
s’écoulent par les uretères vers la vessie.
Le néphron est l’unité fonctionnelle du rein. Chaque rein contient environ 400 à 800 000
néphrons. Chaque néphron comprend un glomérule et un tubule qui le suit. Le tubule est
composé de plusieurs segments qui permettent la modification de l’ultrafiltrat glomérulaire
aboutissant à l’urine définitive.
L’ultrafiltrat glomérulaire ou l’urine primitive est formé après le passage de l’eau et des
constituants du plasma, provenant de l’artériole afférente, à travers la barrière de filtration
glomérulaire.
Le rein filtre 20% du débit du débit plasmatique rénal. Le débit de filtration glomérulaire est
d’environ 180L/jour soit 120mL/min. Sur les 180 litres filtrés chaque jour par le glomérule,
179 litres sont réabsorbés ensuite par le tubule.
Ainsi quotidiennement, l’essentiel des protéines filtrées sont réabsorbées en aval dans le
tubule rénal et leur concentration dans l’urine définitive est inférieure à 200mg/L. La
protéinurie physiologique est constituée de protéines d’origines plasmatiques (fragments
d’immunoglobulines et d’albumine) et de la protéine de Tamm-Horsfall (mucoprotéine
produite par les cellules de l’anse de Henlé).
Physiopathologie
La maladie rénale chronique entraîne une détérioration graduelle et irréversible de la
capacité de filtration. Elle résulte de l’altération d’un des composants du néphron. On peut
alors séparer les étiologies des MRC selon le segment du néphron atteint :
- Atteinte glomérulaire
- Atteinte vasculaire
- Atteinte tubulo-interstitielle
Ces néphropathies vont modifier la qualité voire détruire les néphrons. Lorsque la masse
rénale est réduite, les néphrons restants subissent une hypertrophie structurelle fonctionnelle.
Cette hypertrophie entraîne alors une hyperfiltration qui permet de compenser initialement la
perte des néphrons. Ainsi, quand une néphropathie débute, elle ne s’accompagne pas
obligatoirement d’une altération de la fonction rénale. Cependant au bout d’un certain temps,
un processus pathologique de sclérose finit par se produire dans les glomérules des néphrons
résiduels.(39)
3. Démarche diagnostique
Diagnostic
Dans la pratique le DFG est estimé (DFGe) en fonction de plusieurs paramètres comme la
créatinine sérique, de l’âge, du sexe, de la surface corporelle et de l’ethnie. Plusieurs
formules existent pour calculer le DFGe.(40)
On peut analyser la protéinurie selon une méthode quantitative ou qualitative. Il existe deux
méthodes quantitatives d’analyse de la protéinurie : la bandelette urinaire et le dosage
pondéral de la protéinurie.
L’albuminurie est un reflet d’une lésion de la barrière glomérulaire. Elle n’est pas spécifique
d’une maladie mais est spécifique du compartiment atteint. Elle peut précéder la survenue
d’une baisse du DFGe.
Parmi les autres signes d’atteinte rénale à rechercher, on retrouve les anomalies du sédiment
urinaire (leucocyturie ou hématurie), antériorité de créatininémie élevée, l’existence d’une
anomalie morphologique des reins ou des voies excrétrices, l’existence de critères
biologiques présents en cas d’insuffisance rénale chronique évoluée (anémie normochrome
normocytaire arégénérative, hypocalcémie).
5. Diagnostic étiologique
Il est primordial de rechercher l’étiologie de la maladie rénale chronique car elle peut
impliquer une prise en charge spécifique. Moins la MRC est évoluée et plus il est possible de
faire le diagnostic étiologique. En effet au stade de fibrose rénale, toutes les structures du rein
sont touchées et le diagnostic causal est difficile. Faire le diagnostic étiologique contribue
également à estimer le pronostic d’évolution de la maladie.
6. Évolution et complications
La MRC est considérée comme évolutive, avec un risque de progression vers un besoin de
suppléance. Le risque d’avoir recours au traitement de suppléance est cependant faible. Par
exemple, un patient au stade G4 a plus de risque de décéder à ce stade (45,7%) que de
progresser vers le stade G5 (19,9%).(40,45)
Chapitre 3
1. HTA ET MALADIE RENALE
1.1 : Quel est le lien entre HTA et maladie rénale ?
Ces phénomènes sont liés de deux manières :
L'hypertension est l’une des principales causes des maladies du rein chroniques. avec
le temps, l'hypertension peut endommager vos vaisseaux sanguins dans tout votre
corps. Cela peut faire diminuer l'apport sanguin essentiel pour des organes
importants tels que les reins. L'hypertension endommage aussi les minuscules unités
de filtration dans vos reins. De ce fait, les reins peuvent arrêter d'éliminer les déchets
et le liquide superflu dans votre sang. Le liquide superflu dans vos vaisseaux sanguins
peut s'accumuler et provoquer une nouvelle hausse de votre tension.
L'hypertension peut aussi devenir une complication des maladies du rein chroniques.
Vos reins jouent un rôle clé pour maintenir votre tension dans une fourchette
acceptable. Des reins malades sont moins capables de contribuer à réguler la tension
artérielle. De ce fait, la tension augmente.(46)
De multiples études observant des patients sur plusieurs années ont montré que, quelle que
soit la cause de la maladie rénale (HTA, diabète, polykystose, glomérulopathie primitive...),
les patients ayant les chiffres de pression artérielle les plus élevés avaient une dégradation
plus rapide de leur fonction rénale. A l’inverse, ceux ayant des chiffres de pression artérielle
dans les valeurs « normales » avaient une dégradation plus lente de leur fonction rénale. Plus
récemment, des études comparant différents niveaux de contrôle de pression artérielle et
différentes classes de traitements antihypertenseurs ont démontré qu’un « bon contrôle de
la pression artérielle » permettait de ralentir la progression de la MRC.(47)
1.3 : Une maladie rénale chronique peut être la cause d’une HTA
La plupart des HTA n’ont pas de cause (elles sont dites essentielles) mais il faut rechercher
une cause rénale dans les situations suivantes : en cas d’antécédents de maladie rénale
héréditaire, de maladie générale touchant le rein ou d’anomalies des voies urinaires. Il faut
alors rechercher lors du bilan initial une symptomatologie urinaire (présence de sang dans les
urines, difficultés à uriner), des anomalies biologiques notamment urinaires à la recherche
de protéines (ou protéinurie), d’une élévation de la créatinine plasmatique, d’une diminution
du débit de filtration glomérulaire estimé et enfin une anomalie morphologique des reins et
des voies excrétrices. La prise en charge de la maladie rénale chronique comportera celle de
l’HTA.
Chapitre 4
1. La prévention de l’HTA chez les patients atteints la MRC
La prévention a été définie par l’OMS en 1948 comme «l’ensemble des mesures visant à
éviter ou réduire le nombre et la gravité des maladies, des accidents et des handicaps ».
Depuis, cette définition a englobé des conceptions diverses et une catégorisation d’actions
préventives qui s’est, dans certains cas, confondue avec ce que d’autres sources considèrent
comme relevant du champ de la promotion de la santé(48)
Il existe des preuves solides en faveur d’une relation entre une consommation élevée de
sel et l'augmentation de la PA. Réduire l’ajout de sel lors de la préparation des repas et à
table. Éviter ou limiter la consommation d'aliments riches en sel tels que la sauce soja, des
aliments des fast-foods et les aliments transformés, y compris les pains et les céréales
riches en sel.(49)
Une ingestion élevée de sodium est liée à une série de risques pour la santé, parmi lesquels
l’hypertension artérielle avec diverses conséquences cliniques telles que certaines
maladies cardiovasculaires. Il a aussi été démontré qu’une diminution de la pression
artérielle est bénéfique à la santé. Le sel (NaCl, « sel de cuisine ») est la principale source
de sodium dans les denrées alimentaires, et avec la réduction du sel c'est en fait une
réduction du sodium (Na+) que l'on vise. Dans plusieurs pays d'Europe, mais aussi hors
Europe, différentes campagnes de réduction du sel ont été lancées. En Belgique, une
campagne a été élaborée dans le cadre du Plan National Nutrition Santé (PNNS)
consistant notamment en une meilleure conscientisation du consommateur et une
convention avec l'industrie et les distributeurs de denrées alimentaires afin de réduire la
teneur en sel des produits alimentaires. Dans la réduction du sel (sodium), des facteurs
autant économiques, technologiques que subjectifs ([Link]. le goût) jouent un rôle. Dans le
présent avis seront essentiellement abordés les principaux aspects de la réduction de
sodium sur le plan de la sécurité alimentaire et de la santé publique.(50)
L'ingestion moyenne de sel des adultes en Belgique est d'environ 10,5 g par jour. Le
Conseil Supérieur de la Santé (CSS) recommande de ramener la consommation de sel à <
5 g par jour. Les denrées alimentaires préparées en dehors du domicile (pain, fromage,
charcuterie, plats préparés, etc.) et les plats « prêts à l’emploi » fournissent la principale
contribution à l'ingestion de sel (± 75 %). Le sel est ajouté aux aliments pour des raisons
non seulement sensorielles, mais aussi microbiologiques et technologiques. En
reformulant les denrées alimentaires, il faut par conséquent tenir compte des différentes
fonctionnalités du sel dans la denrée alimentaire. Toutefois, une telle reformulation ne
peut pas s'accompagner d'une augmentation de la teneur en graisse ou en sucre des
denrées alimentaires, ce qui serait contre-productif dans la recherche d'une alimentation
saine. En outre, la sécurité microbiologique et chimique du produit reformulé doit toujours
être évaluée.(50)
Les méthodes visant à réduire la teneur en sel des aliments sont entre autres une réduction
progressive de la teneur en sel, l'utilisation de substituts du sel, l’interaction sur la
perception gustative ([Link]. aromates, exhausteurs de goût, disponibilité physique du sel,
etc.), et le remplacement d'autres additifs alimentaires contenant du sodium. Toutefois, vu
le surdosage de sel dans beaucoup de 1/40 produits alimentaires et la grande variabilité de
la teneur en sel au sein d’une même catégorie de produits alimentaires, dans une première
phase, la méthode la plus évidente semble être un simple abaissement progressif de la
teneur en sel.(50)
b) Alimentation saine :
des fruits, des légumes, des légumineuses (par exemple, des lentilles et des pois),
des fruits secs et des céréales complètes (par exemple du maïs, du millet, de
l’avoine, du blé et du riz brun non transformés).(52)
au moins 400 g (soit 5 portions) de fruits et légumes par jour(52) ; les pommes de
terre, les patates douces, le manioc et les autres racines amylacées ne font pas
partie des fruits et des légumes.
moins de 10 % de l’apport énergique total provenant de sucres libres ((52),(53)),
soit l’équivalent de 50 g (ou environ 12 cuillères à café rases) pour une personne
de poids normal consommant environ 2000 calories par jour ; dans l’idéal, pour
préserver davantage la santé, cette part devrait être inférieure à 5 % des apports
énergiques totaux (53). Les sucres libres sont ajoutés aux aliments ou aux boissons
par le fabricant, le cuisinier ou le consommateur, mais on les retrouve aussi
naturellement dans le miel, les sirops, les jus de fruits ou les concentrés de jus de
fruits.
moins de 30 % de l’apport énergétique total provenant des matières grasses ((54),
(52),(55)). Il convient de préférer les graisses insaturées (qu’on trouve dans le
poisson, l’avocat et les noix, ainsi que dans les huiles de tournesol, de soja, de
colza et d’olive) aux graisses saturées (qu’on trouve dans la viande grasse, le
beurre, l’huile de palme et de noix de coco, la crème, le fromage, le beurre clarifié
et le saindoux) et aux acides gras trans de toutes sortes. Il existe ainsi des acides
gras trans industriels (qu’on trouve dans les aliments cuits au four et frits ainsi que
dans les en-cas et dans les aliments préemballés, par exemple les pizzas congelées,
les tartes, les cookies, les biscuits, les gaufres ou encore les huiles de cuisson et les
pâtes à tartiner), de même que des acides gras trans issus des ruminants (qu’on
trouve dans la viande et les produits laitiers provenant des animaux ruminants
comme les vaches, les moutons, les chèvres et les chameaux). Il est proposé de
réduire l’apport en graisses saturées à moins de 10 % de l’apport énergétique total
et celui en acides gras trans à moins de 1 % (56). Les acides gras trans industriels,
en particulier, ne peuvent pas faire partie d’une alimentation saine et devraient en
être exclus ((57),(51)).
moins de 5 g de sel (soit environ une cuillère à café) par jour (58), en privilégiant
le sel iodé.
c) Boissons saines :
Consommation modérée de café, thé vert et thé noir. Parmi les autres boissons qui peuvent
être bénéfiques, citons le thé karkadé (hibiscus), le jus de grenade, de betterave et le cacao.
(59)
Une relation linéaire positive est observée entre la consommation d’alcool et l’augmentation
de la pression artérielle, ainsi qu’avec la prévalence de l’hypertension artérielle (HTA) et le
risque de maladies cardiovasculaires (MCV). Les recommandations actuelles conseillent de
ne pas dépasser une consommation quotidienne moyenne de 2 verres standards pour les
hommes et 1,5 pour les femmes, chaque verre standard contenant environ 10 grammes
d’alcool pur. De plus, il est important d’éviter les épisodes de consommation aiguë excessive
(binge drinking), qui augmentent fortement le risque cardiovasculaire.(60)
e) Réduction du poids :
Le contrôle du poids est essentiel pour prévenir l’obésité et ses complications. L’obésité
abdominale, particulièrement liée aux risques métaboliques et cardiovasculaires, doit être
prise en charge avec attention. Il est recommandé d’utiliser des seuils spécifiques à chaque
ethnie pour l’Indice de Masse Corporelle (IMC), car certaines populations, notamment
asiatiques, présentent un risque accru de maladies métaboliques à des IMC plus bas que les
seuils classiques. Par exemple, un IMC ≥ 23 kg/m² est souvent considéré comme un seuil
d’alerte chez les populations asiatiques.
Par ailleurs, le rapport tour de taille / hauteur est un indicateur simple et efficace pour évaluer
l’obésité abdominale et le risque associé. Un rapport inférieur à 0,5 est recommandé comme
seuil universel, ce qui signifie que la circonférence abdominale ne doit pas dépasser la moitié
de la hauteur de l’individu. Ce critère est valable pour toutes les populations,
indépendamment de l’origine ethnique.(61)
f) Arrêt du tabac :
Selon OMS, Rapport sur l’épidémie mondiale de tabagisme 2019 La protection contre
l’exposition à la fumée secondaire est une priorité majeure dans la lutte antitabac. La fumée
secondaire, également appelée fumée environnementale de tabac, contient plus de 7 000
substances chimiques, dont plusieurs sont cancérigènes et toxiques. L’exposition involontaire
à cette fumée cause chaque année plus de 1,2 million de décès prématurés dans le monde.
L’instauration de zones non-fumeurs dans les lieux publics, tels que les restaurants, les bars,
les espaces de travail, les transports publics et les établissements scolaires, est une stratégie
efficace pour éliminer l’exposition à la fumée secondaire. Ces mesures sont soutenues par des
lois et des réglementations strictes, qui interdisent totalement de fumer dans ces espaces clos.
Ainsi, les environnements sans tabac sont un pilier essentiel de la stratégie globale de lutte
contre le tabagisme, en lien avec d’autres interventions telles que la taxation, la
sensibilisation, et les aides au sevrage.(62)
Chapitre 5
ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE :
Une offre d’ETP s’adapte en termes de moyens et de durée aux besoins d’éducation du patient
Elle comprend:
3. Quels outils utiliser pour recueillir les données et formuler le diagnostic éducatif ?
-Si besoin, des modèles théoriques pour explorer plus finement les représentations, les
craintes, la motivation ou les possibilités d’adaptation du patient.(65)
2. Proposer, selon les possibilités locales, les besoins et les préférences du patient des séances
collectives ou individuelles ou en alternance
3. Réaliser les séances en les préparant: Moment dédié, taille du groupe, durée de la séance,
déroulement, choix des méthodes et outils, évaluation(65)
• Permettre au patient d’exprimer son point de vue par rapport au processus éducatif et son
organisation, son vécu de la maladie chronique, sa manière de gérer au quotidien sa maladie
Chapitre 6
1) Rôle infirmier dans la prévention de l’HTA :
Le rôle de l'infirmière dans l'amélioration du contrôle de l'hypertension s'est élargi au cours
des 50 dernières années, en complément et en soutien de celui du médecin. La participation
des infirmières a commencé par la mesure et la surveillance de la pression artérielle (PA) ainsi
que par l'éducation du patient, et s’est développée pour devenir l'une des stratégies les plus
efficaces pour améliorer le contrôle de la PA. Aujourd'hui, les rôles des infirmières et des
infirmières praticiennes dans la prise en charge de l'hypertension couvrent tous les aspects des
soins, y compris... la détection, l’orientation et le suivi ; le diagnostic et la gestion des
médicaments ; l’éducation du patient, le conseil et le développement de compétences ; la
coordination des soins ; la gestion de cabinet ou de clinique ; la gestion de la santé des
populations ; et l’évaluation des performances et l’amélioration de la qualité.
L’approche centrée sur le patient et basée sur une équipe pluridisciplinaire est un élément clé
des modèles de soins efficaces, qui ont démontré leur capacité à améliorer les processus de
soins et les taux de contrôle.
En plus de leurs rôles cliniques, les infirmières mènent des recherches en cabinet et dans la
communauté afin de combler l’écart de qualité dans la prise en charge de l’hypertension et de
réduire les disparités ethniques, en examinant de manière holistique les déterminants sociaux,
culturels, économiques et comportementaux des résultats liés à l’hypertension, et en
concevant des interventions culturellement adaptées pour répondre à ces déterminants.(66)
a. Prévention primaire
l’infirmier(e) joue un rôle clé dans l’éducation à la santé en sensibilisant les patients à
l’importance d’un mode de vie sain. Il/elle encourage notamment une alimentation équilibrée,
pauvre en sel, la pratique régulière d’une activité physique, l’arrêt du tabac ainsi que la
réduction de la consommation d’alcool. Par ailleurs, l’infirmier(e) informe les personnes sur
les facteurs de risque modifiables tels que la sédentarité, le surpoids ou encore le stress, et
incite à l’autosurveillance de la tension artérielle, notamment chez les personnes présentant
des facteurs de risque. Au-delà de la prise en charge individuelle, l’infirmier(e) intervient
également au niveau communautaire en organisant des campagnes de dépistage et
d’information dans des lieux fréquentés comme les écoles, les entreprises ou les espaces
publics. Il/elle collabore étroitement avec les médecins et les structures de prévention, telles
que les centres de santé ou les PMI, afin de promouvoir une meilleure prévention de l’HTA au
sein de la population(67)
b. Prévention secondaire
c. Prévention tertiaire
Par un suivi rigoureux et régulier, il/elle évalue les constantes vitales, surveille les éventuels
effets secondaires des traitements médicamenteux et s’intéresse à l’impact de la maladie sur le
quotidien du patient. Ce suivi personnalisé permet d’adapter les conseils en tenant compte des
caractéristiques propres à chaque personne, telles que l’âge, les comorbidités ou le mode de
vie. L’infirmier(e) intervient également dans le cadre de l’éducation thérapeutique du patient,
en l’accompagnant avec empathie et patience dans la compréhension et la gestion de sa
maladie. Ce soutien favorise le développement de l’autonomie et la responsabilisation du
patient, éléments clés pour un suivi efficace et durable de l’HTA. Grâce à cette approche
professionnelle et humaine, l’infirmier(e) contribue activement à optimiser la prise en charge
globale et le bien-être du patient.(69)
CADRE DE REFERENCE
A la lumière des résultats de la lecture compréhensive et analytique des écrits consultés, il faut
opter pour le présent travail pour un cadre conceptuel se voulant de mettre en valeur comment
la prévention d’HTA permet-ille de réduire le risque d’apparition de la MRC.
Facteurs de Risque :
Conséquence long terme : Risque maladie renale
-Obésité
-Cardio : AVC , insuffisance elevee si HTA non
-Sédentarité
cardiaque controller
-Alimentation
-Renal : MRC
*Stresse , tabac …
Prévention de l’HTA
Rôle de l’infirmier
-Évaluer les besoins et -Animer les séances éducatives -Assurer un suivi régulier
connaissances du patient (individuelles ou collectives)
-Soutenir par la relation
-Adapter les outils d’aide
pédagogiques
-Maintenir une
communication empathique
METHODES ET MATERIELS
1. Type de recherche
C’est une étude descriptive quantitative de niveau I, qui vise à identifier et à reconnaitre
l’évaluation par l’infirmier de l’éducation thérapeutique dans HTA au service de néphrologie
de L’hôpital militaire d’instruction Mohamed V .
2. Milieu d’étude
Cette étude s’est déroulée au niveau d’hôpital militaire d’instruction Mohamed V de rabat ,
plus précisément dans le service de néphrologie :
Le service de néphrologie au sein de HMIMV de rabat a été choisi comme lieu d’étude pour
plusieurs raisons à savoir : Il s’agit d’un service spécialisé appartenant à un hôpital de niveau
tertiaire, considéré comme une structure de référence au niveau national, l’accès facile au
service, disponibilité de l’encadrant au niveau du même hôpital.
a) La population cible :
La population de cette étude est constituée des patients hospitalisée exerçant au niveau du
service de néphrologie du HMIMV de rabat avec un nombre de participant de 30 sujet.
c) Critères d’inclusion :
Sont inclus dans cette étude l’ensemble des patients hospitalisée au sein de service de la
néphrologie d’ HMIMV de rabat.
d) Critères d’exclusion :
Cette étude exclut les médecins néphrologues et les résidents , les externes et les infirmiers.
La présente étude a consisté en une collecte, a partir d’un questionnaire et d’un entretien avec
les patients.
Les données recensées ont été analysées par des statistique descriptives et présentée sous
forme de graphique et tableaux tout en faisant appel au logiciel Microsoft Excel.
g) Considération éthique :
Dans un souci de respect des principes éthiques liés à la recherche impliquant des personnes,
cette étude a été conduite uniquement après avoir obtenu l’accord officiel de l’établissement
de santé concerné. Les patients qui y ont participé l’ont fait de manière totalement libre et
volontaire. Ils ont été clairement informés des objectifs de l’étude, ainsi que de leur droit de se
retirer à tout moment, sans aucune justification ni conséquence. Leur anonymat a été
scrupuleusement préservé, et toutes les données recueillies ont été traitées avec une stricte
confidentialité. Aucune information personnelle n’a été divulguée, que ce soit lors de
l’analyse ou dans la restitution des résultats.
RESULTAS
Nous avons faire des entretiens avec 30 patients au sein du service de néphrologie dans
l’hôpital militaire d’instruction Mohamed V.
I. Information générale :
1. Le sexe
Figure 7 :
Distribution selon le sexe
D’après ce graphique l’échantillon est presque équilibré, avec une légère prédominance
masculine.
2) L’âge :
Figure
8 :
Distribution des participants selon l’âge Répartition :
La majorité des participants ont entre 40 et 59 ans, ce qui est typique dans les études sur
l’hypertension (HTA).
4.
1. A66_R10-fr.