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Dédicaces: A Mon Très Cher Oncle ZRIBI MEHDI Et Mes Chers Parents ALOUI Khemaies Et ZRIBI Zohra

Le document est une dédicace et des remerciements adressés à des proches et à des mentors pour leur soutien durant le parcours éducatif et professionnel de l'auteur. Il inclut également une table des matières détaillant les chapitres d'un projet, notamment sur la conception structurelle et le dimensionnement des éléments en béton armé. L'auteur exprime sa gratitude envers ceux qui ont contribué à son apprentissage et à son développement professionnel.

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Dédicaces: A Mon Très Cher Oncle ZRIBI MEHDI Et Mes Chers Parents ALOUI Khemaies Et ZRIBI Zohra

Le document est une dédicace et des remerciements adressés à des proches et à des mentors pour leur soutien durant le parcours éducatif et professionnel de l'auteur. Il inclut également une table des matières détaillant les chapitres d'un projet, notamment sur la conception structurelle et le dimensionnement des éléments en béton armé. L'auteur exprime sa gratitude envers ceux qui ont contribué à son apprentissage et à son développement professionnel.

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Dédicaces

A mon très cher oncle ZRIBI MEHDI et mes chers Parents ALOUI Khemaies et ZRIBI Zohra :

Aucun mot ne saurait exprimer ma profonde gratitude et ma sincère


reconnaissance envers les personnes les plus chères à mon cœur. Si mes
expressions pouvaient avoir quelque pouvoir, pour vous exprimer ma gratitude
et mon dévouement pour votre patience, votre amour, vos prières et vos
conseils et tous les sacrifices que vous avez consentis pour mon éducation, j’en
serais profondément heureuse. Je vous dois ce que je suis. Vos prières et vos
sacrifices m’ont comblé tout au long de mon existence. Votre existence, pleine
de droiture et de travail, me servir d’exemple dans l’exercice de ma profession.
Que ce modeste travail soit au niveau de vos attentes, présente pour vous
l’estime, le respect que je voue, et qu’elle soit le témoignage de la fierté et
l’estime que je ressens. Puisse dieu tout puissant vous procurer santé, bonheur
et prospérité.
A mon cher frère ALOUI Ahmed :

Je ne peux exprimer à travers ces lignes tous mes sentiments d’amour et de


tendresse envers vous. J’espère avoir été à la hauteur de votre estime. Je te dis
merci et je te souhaite bonheur, réussite et prospérité.

1
Remerciement
Pour commencer, je tiens à remercier Monsieur Éric MARCHAL et Monsieur
Ludwig MARCHAL, gérants et associés du bureau d’études IBATEC d’avoir
pris en considération ma demande de stage et m’avoir offert l’opportunité
d’apprendre et me former au métier d’ingénieur structure au sein de leur
entreprise.

Ensuite, je remercie Monsieur Mehdi ZRIBI, mon tuteur de stage pour m’avoir
partagé son savoir-faire et ses nombreuses connaissances dans le domaine de la
conception de bâtiment en béton armé. Ses conseils et les projets confiés m’ont
permis de confirmer ma volonté de commencer ma carrière professionnelle en
bureau d’étude structure béton armé.

Je remercie également l’équipe avec laquelle je me suis formé dans un contexte


divertissant : D’abord Théo MORIN et Laurent GASNIER, dessinateurs
projeteurs, spécialisés dans la branche béton de l’entreprise, qui m’ont partagé
leur expertise et leur bonne humeur lors de ces 16 semaines de stage. Par la
suite, je remercie également Jeremy Quiot et Geoffrey respectivement en charge
de la partie bois et 3D de l’entreprise avec qui j’ai pu élargir mon rayonnement
de connaissances au-delà des structures béton et m’enrichir de leurs conseils
pertinents.

Pour finir, mes sincères remerciements s’adressent à Monsieur Mohammed Hadj


Taieb, mon encadrant, pour sa patience et ses efforts afin d’assurer le bon
déroulement de ce stage, j’ai largement bénéficié de l’étendue de son savoir et
de la richesse de son enseignement et je tiens à adresser mes sentiments de
gratitude aux membres du jury qui me font l’honneur d’évaluer ce travail et d’y
apporter leurs critiques constructives.

2
Table de matières
Introduction générale ............................................................................................................... 1
Chapitre1 : Présentation du projet et Généralités : .............................................................. 2
1.1 Introduction : ............................................................................................................... 2
1.2 Le site d’implantation du projet :................................................................................. 2
1.3 Description architecturale : .......................................................................................... 6
1.3.1 Description architecturale générale : ............................................................................. 6
a. Délimitation des étages : ...................................................................................... 6
b. Altimétries : .......................................................................................................... 9
c. Emprises des sous-sols : ....................................................................................... 9
d. Les hauteurs sous-plafond : ................................................................................ 10
e. Joint de dilatation : ............................................................................................. 10
1.3.2 Description architecturale des étages : ........................................................................ 11
a. Les sous-sols : .................................................................................................... 11
b. Les étages courants :........................................................................................... 12
1.4 Etude géotechnique :.................................................................................................. 12
1.4.1. Type de l’étude géotechnique : .................................................................................... 12
1.4.2. Nature de sol : .............................................................................................................. 13
1.4.3. Type de fondation : ....................................................................................................... 13
1.4.4. Type du plancher bas de sous-sol R-2 : ......................................................................... 13
1.5 La toiture (clos couvert) : .......................................................................................... 14
1.5.1. Composition de la toiture : ........................................................................................... 14
1.5.2. La charpente traditionnelle : ........................................................................................ 15
a. Composition de la charpente traditionnelle :...................................................... 15
b. Le rôle de la charpente : ..................................................................................... 16
c. Le matériau utilisé pour la charpente : ............................................................... 16
d. Descente de charge : ........................................................................................... 16
e. Contreventement : ........................................................................................... 16
1.6 Les chainages :........................................................................................................... 16
1.6.1 Le chainage horizontal : ................................................................................................ 17
a. Définition : ......................................................................................................... 17
b. Localisation : ...................................................................................................... 17
3
c. Rôle : .................................................................................................................. 17
1.6.2 Le chainage vertical : .................................................................................................... 17
a. Définition : ......................................................................................................... 17
b. Localisation : ...................................................................................................... 17
c. Rôle : .................................................................................................................. 18
Chapitre 2 : Conception structurale ..................................................................................... 19
2.1. Introduction : ............................................................................................................. 19
2.2. Choix du système porteur : ........................................................................................ 19
2.2.1 Système « poutre- poteau » :......................................................................................... 19
2.2.2 Système portique : ........................................................................................................ 19
2.2.3 Système « plancher-voile » : ......................................................................................... 19
2.3. Les étapes de conception : ......................................................................................... 20
2.3.1 Préparation des fonds plans : ........................................................................................ 20
2.3.2 Critères de conception : ................................................................................................ 21
2.3.3 Le pré dimensionnement :............................................................................................. 22
2.4. Conception des éléments porteurs : ........................................................................... 22
2.4.1 Les planchers : .............................................................................................................. 22
a. Choix du plancher : ............................................................................................ 23
b. Epaisseur des dalles courantes : ......................................................................... 25
2.4.2 Poutres : ........................................................................................................................ 25
a. Définition : ......................................................................................................... 25
b. Les hauteurs des poutres : .................................................................................. 25
c. Les différents types de poutres utilisées :........................................................... 25
2.4.3 Poteaux : ....................................................................................................................... 27
a. Définition : ......................................................................................................... 27
b. Implantation des poteaux : ................................................................................. 27
2.4.4 Les murs porteurs continus : ......................................................................................... 29
a. Les types des murs : ........................................................................................... 29
b. Généralités sur les murs porteurs : ..................................................................... 29
c. Définition : ......................................................................................................... 30
d. Rôle des murs porteurs : ..................................................................................... 30
e. Avantages et inconvénients : .............................................................................. 30
2.4.5 Les fondations :............................................................................................................. 30
a. Classification des fondations :............................................................................ 30

4
b. Choix de type de la fondation : .......................................................................... 31
c. Notion d’hors gel :.............................................................................................. 31
2.5. Les contraintes de conception :.................................................................................. 32
2.5.1. La prise en compte des réservations : .......................................................................... 32
2.5.2. Zone avec forte accumulation de charge : .................................................................... 33
2.5.3. Optimisation des épaisseurs : ....................................................................................... 34
2.5.4. Poutres avec de grandes retombées : .......................................................................... 34
2.5.5. Décaissement des poutres : .......................................................................................... 36
2.5.6. Détail terrasse dans la façade Nord du bloc B : ............................................................ 37
2.5.7. Décaissement des dalles au niveau du PH R-1 : ............................................................ 39
Chapitre 3 : Les caractéristiques des matériaux, les hypothèses et les données de calcul :
3.1. Introduction : ............................................................................................................. 41
3.2. Les hypothèses de calcul : ......................................................................................... 41
3.2.1. Les états limites : .......................................................................................................... 41
3.2.2. Les hypothèses de dimensionnement : ........................................................................ 42
3.3. Caractéristiques des matériaux : ................................................................................ 42
3.3.1. Le béton : ...................................................................................................................... 42
a. Composition du béton : ...................................................................................... 42
b. Classe d’exposition : .......................................................................................... 42
c. Caractéristiques physiques et mécaniques du béton : ........................................ 43
3.3.2. L’acier : ......................................................................................................................... 44
a. Définition : ......................................................................................................... 44
b. Caractéristiques physiques et mécaniques de l’acier : ....................................... 44
3.4. Evaluation des charges : ............................................................................................ 45
3.4.1. Généralité sur les sollicitations : ................................................................................... 45
3.4.2. Les chargements des planchers du sous-sol : ................................................................ 45
3.4.3. Les chargements du plancher des étages courants : .................................................... 47
Chapitre 4 : Modélisation de l’ossature ............................................................................... 50
4.1. Introduction : ............................................................................................................. 50
4.1.1. Phase de la saisie et vérification du modèle :................................................................. 50
4.1.2. Phase d’exploitation : ................................................................................................... 54
4.1.3. Dimensionnement et calcul de ferraillage : .................................................................. 55
a. Ferraillage poutre : ............................................................................................. 55
b. Ferraillage poteau : ............................................................................................. 56
Chapitre 5 : Dimensionnement des éléments de structures................................................ 58
5
5.1. Dimensionnement d’une poutre voile :...................................................................... 58
5.1.1. Introduction : ................................................................................................................ 58
5.1.2. Caractéristique du voile : .............................................................................................. 59
5.1.3. Caractéristique des matériaux : .................................................................................... 59
5.1.4. Calcul des sollicitations : ............................................................................................... 59
5.1.5. Calcul manuel des ferraillages : .................................................................................... 60
5.1.6. Calcul de ferraillage à l’aide du logiciel Arche –paroi fléchie : ...................................... 64
5.2. Dimensionnement d’un voile périphérique en BA (paroi fléchie) ............................ 67
5.2.1. Introduction : ................................................................................................................ 67
5.2.2. Caractéristiques du voile : ............................................................................................ 67
5.2.3. Caractéristiques géotechniques du sol : ....................................................................... 68
5.2.4. Calcul des contraintes : ................................................................................................. 69
5.3. Etude d’un poteau en BA : ........................................................................................ 77
5.4.1. Introduction : ................................................................................................................ 77
5.4.2. Pré dimensionnement de la section du poteau : .......................................................... 77
5.4.3. Calcul du ferraillage : .................................................................................................... 79
5.4. Etude d’une poutre continue : .................................................................................... 83
5.4.1. Introduction : ................................................................................................................ 83
5.4.2. Pré dimensionnement de la poutre et évaluation des charges : .................................. 84
Chapitre 6 : dimensionnement des éléments de la fondation : ......................................... 104
6.1. Dimensionnement de la semelle filante : ................................................................. 104
6.1.1. Introduction : .............................................................................................................. 104
6.1.2. Caractéristique de la semelle filante :......................................................................... 104
6.1.3. Calcul de la section de la semelle : ............................................................................. 105
6.1.4. Calcul du ferraillage (suivant la méthode des moments) : .......................................... 106
6.1.5. Calcul ferraillage avec arch. Semelle : ......................................................................... 108
6.2. Dimensionnement de la semelle isolée :.................................................................. 109
6.2.1. Introduction : .............................................................................................................. 109
6.2.2. Caractéristique de la semelle isolée et les hypothèses de calcul : .............................. 109
6.2.3. Calcul de la section de la semelle isolée : ................................................................... 110
6.2.4. Calcul du ferraillage (suivant la méthode des bielles) :............................................... 111
Chapitre 7 : Dimensionnement d’un mur de soutènement : ............................................ 114
7.1. Introduction : ........................................................................................................... 114
7.2. Description du mur de soutènement : ...................................................................... 114
7.3. Règle de conception :............................................................................................... 114

6
7.4. Caractéristique mécanique du sol soutenu par le mur : ........................................... 115
7.5. Pré dimensionnement : ............................................................................................ 116
7.6. Calcul de la stabilité externe :.................................................................................. 117
7.6.1. Calcul des moments de renversement (sollicitations horizontales de poussée) : ....... 117
7.6.2. Calculs des moments stabilisateurs (sollicitations verticales de poids) : .................... 119
7.6.3. Calcul des sollicitations horizontales de butée : ......................................................... 120
7.7. Vérification vis-à-vis le renversement :................................................................... 122
7.8. Vérification vis-à-vis le glissement : ....................................................................... 123
7.9. Vérification des contraintes sur le sol :.................................................................... 123
7.10. Calcul de ferraillage : ........................................................................................... 125
7.11. Calcul à l’aide d’Arch. mur de soutènement (BAEL) : ....................................... 133
Chapitre 8 : vérification de la stabilité du poteau vis-à-vis le feu : ................................. 139
8.1. Introduction : ........................................................................................................... 139
8.2. Étude de la stabilité au feu du poteau : .................................................................... 139
8.2.1. Dimensionnement et ferraillage du poteau : .............................................................. 139
8.2.2. Détermination de la température moyenne et le coefficient d’affaiblissement du
béton : 141
8.2.4. Vérification de la stabilité au feu avec arch. Poteau : ................................................. 143
Conclusion ............................................................................................................................. 146

7
Liste des figures
Figure 1: Vue 3D du complexe immobilier "lot C1" ................................................................. 2
Figure 2: Site d'implantation ...................................................................................................... 3
Figure 3: Tableau du critère du calcul sismique......................................................................... 3
Figure 4: Vue de la façade OUEST ............................................................................................ 4
Figure 5: Vue de la façade EST.................................................................................................. 4
Figure 6: Vue façade NORD-OUEST ........................................................................................ 5
Figure 7: Les blocs à étudier ...................................................................................................... 6
Figure 8: Niveau RDC................................................................................................................ 6
Figure 9: Niveau R+1 ................................................................................................................. 7
Figure 10: Niveau R+2 ............................................................................................................... 7
Figure 11: Niveau R+3 ............................................................................................................... 8
Figure 12: Niveau R+4 ............................................................................................................... 8
Figure 13 : Vue de la façade EST du bâtiment........................................................................... 9
Figure 14: Coupe transversale du bloc A ................................................................................... 9
Figure 15: Coupe détaillée des étages du bloc A ..................................................................... 10
Figure 16: Coupe verticale au niveau du joint de dilatation (Terrasse) ................................... 11
Figure 17: L'emplacement des deux joints de dilatation .......................................................... 11
Figure 18: Vue de dessus du bloc étudié .................................................................................. 12
Figure 19: Coupe type du plancher bas du R-2 ........................................................................ 13
Figure 20: Les différents types des charpentes ........................................................................ 14
Figure 21: Vue de la toiture du bloc A ..................................................................................... 14
Figure 22: Les éléments de la charpente traditionnelle ............................................................ 15
Figure 23: Coupe de la charpente du bloc A ............................................................................ 15
Figure 24: Coupe type du chainage horizontal......................................................................... 17
Figure 25: Coupe type du chainage vertical ............................................................................. 18
Figure 26: Poteau ajouté au PL HT RDC ................................................................................. 20
Figure 27: Poteau ajouté au PL HT R+2 .................................................................................. 20
Figure 28: Fond plan du PL HT R-2 ........................................................................................ 21
Figure 29: Rôle du plancher vis à vis les charges horizontales ................................................ 22
Figure 30: Coupe type du dallage ............................................................................................ 24
Figure 31: Coupe type de la dalle portée.................................................................................. 24
Figure 32: Schéma explicatif de la distribution des charges dans une dalle portée ................. 24
Figure 33:Schéma explicatif de la distribution des charges dans un dallage ........................... 25
Figure 34: Exemple des poutres utilisées ................................................................................. 26
Figure 35: Emplacement des poutres voiles dans le PL HT R-1 ............................................. 26
Figure 36: Emplacement des poteaux au niveau du sous-sol R-2 ............................................ 27
Figure 37: Emplacement des poteaux au niveau du sous-sol R-1 ............................................ 28
Figure 38: Schéma type des distances minimales à respecter dans un parking ....................... 28
Figure 39: Distance de retrait des poteaux en fonction de la largeur des emplacements ......... 29

8
Figure 40: Schéma type des différents types des voiles ........................................................... 29
Figure 41: Profondeur d'ancrage de la semelle filante ............................................................. 31
Figure 42: Emplacement du projet selon les différentes zones de gel ..................................... 32
Figure 43: Emplacement des poutres et des gaines au niveau du PL HT RDC avant
modification ............................................................................................................................. 33
Figure 44:Emplacement des poutres et des gaines au niveau du PL HT RDC après
modification ............................................................................................................................. 33
Figure 45: Impacte des voiles du RDC sur le PL HT R-1........................................................ 34
Figure 46: Conception des poutres au niveau du PL HT R-1 .................................................. 34
Figure 47: Principe poutre-échelle ........................................................................................... 35
Figure 48: L'emplacement des poutres avec des grandes retombées ....................................... 36
Figure 49: Coupe de la poutre séparant la terrasse de l'intérieur ............................................. 36
Figure 50: Coupe sur la poutre en rehausse avec un décaissement .......................................... 36
Figure 51: Schéma de ferraillage de la poutre .......................................................................... 37
Figure 52: Vue de la façade NORD du bloc B ......................................................................... 37
Figure 53: Emplacement de la dalle terrasse ............................................................................ 38
Figure 54: Coupe de la poutre en rehausse............................................................................... 38
Figure 55: Section de la poutre ................................................................................................ 39
Figure 56: Différence de niveau de dalle au RDC ................................................................... 39
Figure 57: Coupe au niveau de décaissement de la dalle ......................................................... 40
Figure 58: Plan de coffrage du PL HT R-1 .............................................................................. 40
Figure 59: Courbe de l'évolution de la résistance bu béton à la compression et à la traction en
fonction du nombre de jours..................................................................................................... 43
Figure 60: Coupe du plancher des sous-sols R-1 et R-2 .......................................................... 45
Figure 61: Coupe au niveau de PL HT R-1 .............................................................................. 47
Figure 62: Emplacement des jardins ........................................................................................ 47
Figure 63: Coupe de la dalle terrasse ....................................................................................... 48
Figure 64: Dalle sur plot........................................................................................................... 49
Figure 65: Interface graphique du logiciel "GRAITEC" .......................................................... 50
Figure 66: Exemple du modèle filaire ...................................................................................... 51
Figure 67: Importation des fichiers DXF ................................................................................. 51
Figure 68: Choix de la méthode de calcul ................................................................................ 52
Figure 69: La mise à jour du statut ........................................................................................... 53
Figure 70: La mise à jour des matériaux .................................................................................. 53
Figure 71: La modification des chargements ........................................................................... 53
Figure 72: Vue 3D côté SUD ................................................................................................... 54
Figure 73: Vue 3D côté EST .................................................................................................... 54
Figure 74: Vue 3D côté NORD ................................................................................................ 55
Figure 75: Les modules de ferraillages dans l'interface du logiciel ......................................... 55
Figure 76: Les méthodes de calcul ........................................................................................... 57
Figure 77: Dessin schématique de la poutre voile étudiée ....................................................... 59
Figure 78: Ferraillage de la poutre voile .................................................................................. 62
Figure 79: Coupe sur poutre-voile ........................................................................................... 63
Figure 80: Géométrie de la poutre voile................................................................................... 64
9
Figure 81: Ferraillage de la poutre voile .................................................................................. 65
Figure 82: Note de calcul ......................................................................................................... 66
Figure 83: Emplacement du voile ............................................................................................ 67
Figure 84: Coupe transversale des sous-sols ............................................................................ 68
Figure 85: Coupe longitudinale du voile .................................................................................. 68
Figure 86: Coupe transversale du niveau R-1 .......................................................................... 70
Figure 87: Dessin schématique des efforts sur le voile ............................................................ 72
Figure 88: Caractéristiques de la poutre ................................................................................... 72
Figure 89: Les efforts sur la poutre .......................................................................................... 73
Figure 90: Les efforts appliqués sur le R-2 .............................................................................. 73
Figure 91: Section de la poutre ................................................................................................ 74
Figure 92: Moment fléchissant enveloppe à ELU .................................................................... 74
Figure 93: Moment fléchissant enveloppe à ELS ................................................................... 74
Figure 94: Coupe du voile périphérique ................................................................................... 76
Figure 95: Emplacement du poteau à étudier ........................................................................... 77
Figure 96: Longueur du flambement ........................................................................................ 78
Figure 97: Enrobage ................................................................................................................. 80
Figure 98: Espacement de la zone de recouvrement ................................................................ 80
Figure 99: Ferraillage du poteau .............................................................................................. 81
Figure 100: Ferraillage du poteau ([Link]) ........................................................... 81
Figure 101: Les sections d'aciers longitudinaux ...................................................................... 82
Figure 102: Caractéristiques de la poutre étudiée .................................................................... 84
Figure 103: Les charges réparties appliquées sur les deux travées .......................................... 89
Figure 104: Les charges concentrées appliquées sur les deux travées ..................................... 90
Figure 105: Moment fléchissant enveloppe à ELU .................................................................. 97
Figure 106: Efforts tranchant enveloppe à ELU ...................................................................... 97
Figure 107: Ferraillage de la 1ére travée ................................................................................ 100
Figure 108: Section géométrique de la poutre étudiée ........................................................... 101
Figure 109: Les sections d'aciers ............................................................................................ 101
Figure 110: Ferraillage de la 2éme travée .............................................................................. 102
Figure 111: Ferraillage de la 2éme travée .............................................................................. 103
Figure 112: Emplacement de la semelle filante à étudier ...................................................... 104
Figure 113: Les efforts appliqués sur la semelle .................................................................... 105
Figure 114: Ferraillage de la semelle filante .......................................................................... 108
Figure 115: Détails ferraillage de la semelle filante .............................................................. 108
Figure 116: Emplacement de la semelle isolée ...................................................................... 109
Figure 117: Ferraillage de la semelle isolée ........................................................................... 112
Figure 118: Sections des barres utilisées pour le ferraillage de la semelle ............................ 112
Figure 119: Sections géométriques du poteau et de la semelle .............................................. 113
Figure 120: Ferraillage semelle ([Link]) ............................................................. 113
Figure 121: Dessin schématique d'un mur de soutènement ................................................... 114
Figure 122: Les actions exercés sur le mur de soutènement .................................................. 115
Figure 123: Pré dimensionnement de la section géométrique du mur de soutènement ......... 116
Figure 124: Les sections géométriques .................................................................................. 117
10
Figure 125: Les efforts appliqués sur le mur de soutènement ................................................ 118
Figure 126: Les forces moteurs .............................................................................................. 119
Figure 127: Les forces stabilisatrices ..................................................................................... 120
Figure 128: Force de butée ..................................................................................................... 121
Figure 129: Principe de la butée ............................................................................................. 121
Figure 130: Diagrammes de contrainte de sol ........................................................................ 123
Figure 131: Les sections géométriques .................................................................................. 125
Figure 132: Les efforts appliqués sur le mur .......................................................................... 126
Figure 133: Les efforts appliquées sur la semelle .................................................................. 128
Figure 134: Effort sur le patin ................................................................................................ 129
Figure 135: Effort sur le talon ................................................................................................ 131
Figure 136: Les hypothèses du béton armé ............................................................................ 133
Figure 137: Les hypothèses de calcul..................................................................................... 134
Figure 138: Les surcharges ajoutées sur le talus .................................................................... 134
Figure 139: La charge du remblai ajoutée sur le patin ........................................................... 134
Figure 140: Le mur de soutènement étudié ............................................................................ 135
Figure 141: La géométrie de coffrage .................................................................................... 135
Figure 142: Ferraillage du mur de soutènement..................................................................... 136
Figure 143: Section d'aciers du rideau droit ........................................................................... 137
Figure 144: Section d'aciers du patin ..................................................................................... 137
Figure 145: Section d'aciers du talon ..................................................................................... 138
Figure 146: L'emplacement du poteau à étudier .................................................................... 139
Figure 147: Section géométrique du poteau ........................................................................... 140
Figure 148: Plan de ferraillage ............................................................................................... 141
Figure 149: Décomposition pour le calcul des coefficients d'affaiblissement pour chaque
armature .................................................................................................................................. 142
Figure 150: Note de calcul ..................................................................................................... 144
Figure 151: Analyse du coupe-feu ......................................................................................... 145

11
Liste des tableaux
Tableau 1: Nombre et superficie des logements ........................................................................ 5
Tableau 2: Coefficient de flambement ..................................................................................... 69
Tableau 3: Tableau des moments fléchissant sur les appuis .................................................... 91
Tableau 4: Tableau des efforts tranchants sur les appuis ......................................................... 93
Tableau 5: Tableau des moments fléchissant sur les appuis .................................................... 95
Tableau 6: Tableau des moments fléchissant en travées .......................................................... 95
Tableau 7: Contrainte tangentielle limite ................................................................................. 99
Tableau 8: Définition des paramètres utilisées dans le calcul ................................................ 115
Tableau 9: Les coefficients de butée ...................................................................................... 122

12
Introduction générale

Dans le but d’appliquer l’ensemble des connaissances acquises tout au long des années de
formation au sein de l’ENIS ; on clôture les études de l’ingénieur civile par un projet de fin
d’étude qui met en valeur tous les informations et les compétences apprises.

Dans ce cadre ; je m’intéresse à l’étude et le dimensionnement de la superstructure et


l’infrastructure d’un bâtiment en béton armé.

L’étude s’est effectuée sur la base des lois de la résistance des matériaux et de la
réglementation existante du béton armé aux états limites (B.A.E.L 91 modifiée 99) tout en
respectant les plans architecturaux.

Ma mission est répartie en deux grandes parties :

1) La conception de l’ossature du bâtiment qui doit obéir aux exigences architecturales ;


esthétiques et économiques en utilisant le logiciel Autocad.

2) Modélisation de la structure puis le calcul du ferraillage des éléments structuraux via


[Link] ainsi que la vérification manuelle.

1
Chapitre1 : Présentation du projet et Généralités :

1.1 Introduction :

L’objectif de ce chapitre est d’analyser les aspects architecturaux du projet en tenant compte
des multiples contraintes imposées par l’équipe de MOE (Maîtrise d’œuvre). Cette approche
doit aboutir à une conception structurelle optimisée qui doit répondre aux exigences
techniques spécifiques du projet (thermiques, acoustiques, structurelle, architecturale, etc…).

Figure 1: Vue 3D du complexe immobilier "lot C1"

1.2 Le site d’implantation du projet :


- Le projet global consiste en l’étude du lot C1 qui fait partie d’un programme
immobilier localisé dans la ville de CAEN (Normandie) au nord de la France.
- Ce bâtiment est en forme de L et comprend des blocs de types R+5+charpente, R+4
et 2 niveaux de sous-sol à usage d’habitation, commercial et parking.
- Il est réalisé par le bureau d’architecture « Cobe architecture et paysage » situé à
Paris.
La figure n°2 montre le périmètre de la zone étudiée.

2
Figure 2: Site d'implantation

-Cet immeuble est inscrit dans le cadre du projet de réalisation de 109 logements
collectifs de classe d’importance II suivant la catégorie définie par l’architecte dans le
permis de construire (voir annexe).

-La parcelle est située dans Caen, France classée comme zone de sismicité faible (zone
2) suivant la carte de sismicité (voir annexe).

-Dans ces conditions est suivant les critères du calcul sismique pour les bâtiments
neufs (voir tableau ci-dessous), le projet n’est pas concerné par une étude
parasismique, aucune exigence n’est requise.

Figure 3: Tableau du critère du calcul sismique

3
-Le bâtiment est formé par 4 compartiments A, B, C et D dont la surface d’habitation
est de 6081.1m2 implanté sur une surface totale de 8115.2m2. Le tableau 1 montre le
nombre de logement et la surface habitable de chaque bloc.

Figure 4: Vue de la façade OUEST

Figure 5: Vue de la façade EST

4
Figure 6: Vue façade NORD-OUEST

Tableau 1: Nombre et superficie des logements

Compartiments A B C D

Nb de logements 21 29 27 32

Surface habitable 1205.45 1574.76 1541.93 1758.97


(m2)

Pour ce projet, je m’intéresse à l’étude des blocs A et B.

La figure n°7 montre les blocs étudiés.

5
B

Blocs à étudier

Figure 7: Les blocs à étudier

1.3 Description architecturale :


1.3.1 Description architecturale générale :
Le bâtiment sujet du projet présente une architecture presque identique dans les étages
courants à l’exception du RDC et des sous-sols.
Je vais dans ce qui suit présenter les détails architecturaux :

a. Délimitation des étages :

Figure 8: Niveau RDC

6
Figure 9: Niveau R+1

Figure 10: Niveau R+2

7
Figure 11: Niveau R+3

Figure 12: Niveau R+4

8
b. Altimétries :
Les deux blocs A et B n’ont pas la même altimétrie.
En effet le bloc A se compose d’une zone de niveau R+3 avec une terrasse accessible
et une autre zone de niveau R+5 avec une charpente en bois.
Quant au bloc B comprend trois zones de niveaux différentes :
Zone 1 : R+3 avec terrasse accessible
Zone 2 : R+5 avec charpente en bois
Zone 3 : R+4 avec terrasse accessible
La figure n°13 montre la répartition des différentes zones.

Figure 13 : Vue de la façade EST du bâtiment


c. Emprises des sous-sols :
Le sous-sol R-2 présente une superficie moins importante que le sous-sol R-1 comme
le montre cette figure. En effet, l’emprise du sous-sol R-2 est en retrait partiel par
rapport à celle du R-1.

Figure 14: Coupe transversale du bloc A

9
d. Les hauteurs sous-plafond :
- Hauteur sous plafond de RDC : 3.15m
- Hauteur sous plafond des étages courants : 2.51m
- Hauteur sous plafond du sous-sol R-1 : 3.07m
- Hauteur sous plafond du sous-sol R-2 : 2.22m

Figure 15: Coupe détaillée des étages du bloc A

e. Joint de dilatation :
- Le DTU n°23 préconise un joint de dilatation tous les 50m pour les éléments en BA
dans les régions de l’ouest de France. Pour des raisons d’exécution et de phasage, le
projet a été divisé en 5 blocs distants de 30m (proposition faite par le MOE).

-Le bâtiment objet du présent rapport est décomposé en 2 blocs (A et B) moyennement


par deux joints de dilatation, ceci afin d’éviter l’apparition des fissures et des
microfissures dues aux retrait (dilatation) du béton sous l’effet des variations de
températures (voir localisation des JD dans la figure 17 de la page 11).

- Le premier joint coupe le bâtiment verticalement sur une longueur de 11.6m alors
que le deuxième le coupe horizontalement sur une longueur de 15.7m.

10
Figure 16: Coupe verticale au niveau du joint de dilatation (Terrasse)

Figure 17: L'emplacement des deux joints de dilatation

1.3.2 Description architecturale des étages :


a. Les sous-sols :
-Le niveau « sous-sol R-2 » contient 75 places de parking sur un total de 151 places
alors que le niveau R-1 contient 76 places de parking dont 4 places PMR (personnes à
mobilités réduites) et 16 places électriques.
Il y a aussi un ascenseur, un escalier, un local d’eau, une zone fibre et SAS (hall
d’entrée).
-L’accès au sous-sol est assuré par une rampe véhiculaire à deux sens avec une pente
de 18%.

11
-La voie de circulation des voitures dans les deux sens est de 5m de largeur.
- Les places des parkings sont de 5m de longueur et 2.6m de largeur minimum.
-L’emprise du niveau R-2 est en retrait par rapport à celle du niveau R-1. Nous
retenons également la même configuration entre le niveau R-1 et RDC du même côté.

b. Les étages courants :


-Le RDC est à usage commercial, technique et d’habitation avec présence d’un local
vélo et un local OM (ordures ménagers).
-Les autres étages supérieurs sont uniquement à usage d’habitation.
-Le bâtiment possède une terrasse accessible. Les architectes ont voulu concevoir des
espaces verts et des terrasses aux 4éme et 5éme étages localisés comme illustré dans la
figure suivante.

Figure 18: Vue de dessus du bloc étudié

-La circulation entre étages et entre blocs est assuré par des cages d’ascenseurs et des
escaliers en béton armé de types hélicoïdaux.

1.4 Etude géotechnique :


1.4.1. Type de l’étude géotechnique :
-Pour cette phase du projet, la mission géotechnique présentée par le géotechnicien est
de type G2 AVP (phase avant-projet). Le rôle de cette mission est de pré-
dimensionner les ouvrages projetés en précisant le modèle géotechnique à retenir.
-Elle présente aussi les adaptations constructives adéquates par rapport au sol
envisageable.

12
1.4.2. Nature de sol :
-La succession des horizons rencontrés sous l’emprise des bâtiments au droit des
sondages réalisés par le géotechnicien avec les essais adéquats (forages destructifs ;
essais pressiométriques) sont :
o Couche1 :
Nature : remblais, limons, argiles
Profondeur de la base : 0.7 à 1.8m
o Couche2 :
Nature : calcaire altéré en tête devenant rapidement compact
(Aucune arrivée d’eau n’a été observée)
Taux de sol à ELU : 1400 kPa

1.4.3. Type de fondation :


-Compte tenu des résultats présentés dans le rapport géotechnique G2 AVP, le système
de fondations choisi sera de type fondations superficielles par semelles filantes ou
isolés ancrées de 0.3m minimum dans le calcaire compact de la couche 2.

1.4.4. Type du plancher bas de sous-sol R-2 :


-Le niveau bas du bâtiment va être traité en dallage sur terre-plein pour le niveau bas
du sous-sol R-2. Le fond de fouille peut avoir la qualité de couche de forme.
-Le dallage sur terre-plein est une dalle en béton coulée sur place posée sur une couche
de forme ayant les caractéristiques géotechniques nécessaires suivant les
préconisations du géotechnicien.
Elle transmette directement les charges qui lui sont appliquées sur le sol. Elle travaille
peu en flexion➔ferraillage faible.
-Il faut prévoir des JD tous les 25m2 car la plaque est liée au sol support en sous face
alors qu’en surface elle est exposée aux variations de T° et au retrait (préconisation
suivant DTU13).

Figure 19: Coupe type du plancher bas du R-2

13
1.5 La toiture (clos couvert) :
1.5.1. Composition de la toiture :
Dans notre bâtiment, la toiture est constituée par une charpente en bois dite
« traditionnelle » avec une couverture en acier.
-La charpente : c’est la structure porteuse, dont la fonction est de supporter son poids
propre, les charges climatiques (neige/vent), les charges sismiques et les matériaux de
couverture.
Il existe 3 types de charpentes :
o Charpente traditionnelle.
o Charpente réalisée par des fermettes industrielles.
o Charpente réalisée avec des profilés en lamellé-collé.
-Les combles des blocs A et B sont aménageables. Le recours à utiliser la charpente
traditionnelle avec des fermes de type « ferme à entrait retroussé » permet de libérer de
la hauteur de passage pour garantir plus de facilité pour aménager la pièce.
La figure n°20 présente les différents types des charpentes.

Figure 20: Les différents types des charpentes


-La couverture : sa fonction est de rendre la construction imperméable par des
matériaux tels que : tuiles ; ardoises ou autres. La couverture est portée par des
chevrons.
La figure n°21 montre une vue en élévation de la toiture du bloc A.

Figure 21: Vue de la toiture du bloc A

14
1.5.2. La charpente traditionnelle :
a. Composition de la charpente traditionnelle :
- Ferme : transmet le poids général de la couverture aux porteurs verticaux (murs,
poteaux...)
- Les pannes : sont les éléments de liaison entre les fermes. C’est par elles que
transitent les charges des chevrons vers les fermes.
- Un chevron : répartit le poids de la toiture sur les [Link] est disposé dans le sens
de la pente avec entraxe de 50 à 60 cm, suivant le type de couverture.
- Les liteaux : support de couverture.

Dans la figure qui suit, on site les différents éléments de la charpente traditionnelle.

Figure 22: Les éléments de la charpente traditionnelle

Figure 23: Coupe de la charpente du bloc A


15
b. Le rôle de la charpente :
-La charpente a un rôle esthétique et fonctionnel. En effet, elle doit assurer les
fonctions suivantes :
o Supporter son propre poids (fermes, pannes ou fermette)
o Porter les matériaux de couverture.
o Résister aux pressions exercées par le vent sur un versant et aux dépressions
sur l’autre.
o Supporter le poids de la neige qui n’est pas négligeables dans certaines régions.
o Porter le plafond suspendu aux solives, solivettes ou fermettes.

c. Le matériau utilisé pour la charpente :


-La qualité des bois doivent corresponde aux normes par rapport à leur emploi.
La charpente traditionnelle est réalisée en bois massif, de sections appropriées, brut de
sciage ou blanchi lorsqu’elle est apparente.

d. Descente de charge :
-La couverture est portée par les chevrons. Ceux-ci sont repris par les pannes : faitière,
intermédiaire et sablière.
-Les pannes intermédiaires sont fixées sur les arbalétriers des fermes à l’aide
d’échantignolles en bois ou métalliques. Elles peuvent être verticales ou
déversées, c’est à dire suivant la pente du versant. Les pannes reprennent
les charges permanentes et ponctuelles de la toiture pour les renvoyer sur
chaque ferme qui les renvoyer à leur tour en charge verticale.
-La charpente est ancrée dans la maçonnerie pour éviter tout soulèvement
dû à des effets du vent.

e. Contreventement :
-Le contreventement représente l’ensemble des systèmes permettant la stabilité dans le
plan horizontal et dans le plan des fermes. On recherchera toujours à constituer un
système triangulé (Le système triangulé présente l’avantage d’être indéformable).
-Dans le plan des fermes, le contreventement est effectué par la triangulation des
éléments composants les fermes.
-Dans le plan perpendiculaire aux fermes, le contreventement est effectué par la
triangulation d’éléments rapportés aux fermes. On appelle ces éléments des liens de
faîtage….

1.6 Les chainages :

-Le chainage est un élément de construction en béton armé. Son rôle est de solidariser
les différentes composantes du bâtiment tels que les parois et les planchers. En effet,
cette ceinture permet d’éviter tout risque d’écartement.

Ils existent deux types de chainage :

16
1.6.1 Le chainage horizontal :

a. Définition :

-Le chainage horizontal est un élément de renfort intégré dans les murs qui participe à
la stabilité de la structure d'un bâtiment. Il ceinture les façades à chaque étage et au
niveau de chaque plancher et également la tête des murs qui sont reliés au droit de
chaque refend .Le chaînage horizontal sont réalisé en béton armé.

b. Localisation :

-À chaque niveau ou étage d'un bâtiment, à l'intersection de chaque mur et de chaque


plancher bas et haut.

- Au couronnement ou à la tête des murs du dernier étage ou niveau (même s'il n'y a
pas de plancher haut).

- En contour des pignons du bâtiment qui vont accueillir le toit.

c. Rôle :
-Liaisonner des éléments entre eux, pour empêcher le gonflement d’un mur qui est
soumis à des charges verticales : c’est ce qu’on appelle l’effet tonneau.
-Limiter les risques de fissuration

Figure 24: Coupe type du chainage horizontal

1.6.2 Le chainage vertical :

a. Définition :

-Les chainages verticaux sont des éléments continus en béton armé, reliés
entre eux et incorporés dans la maçonnerie afin de réaliser la stabilité de
l’ouvrage et limitent les risques de fissuration.

b. Localisation :

17
- Dans les angles sortants et rentrants du bâtiment.

- De part et d’autre des joints de dilatation.

-Ceinturer la maçonnerie en liaison avec les chainages horizontaux et de s’opposer au


soulèvement dans les angles des dalles de planchers en béton armé.

c. Rôle :

-Liaisonner les planchers supérieur et inférieur d’un niveau afin de limiter


d’éventuelles rotations d’origine thermique ou mécanique.

Figure 25: Coupe type du chainage vertical

18
Chapitre 2 : Conception structurale

2.1. Introduction :

Après l’étude architecturale de l’ensemble du bâtiment, on passe à la phase de


conception qui est l’étape la plus fondamentale du projet. En effet, la conception nous
permet de faire des comparaisons afin de choisir la solution optimale et adéquate aux
contraintes imposées (géométrique, architecturales, thermiques, acoustiques…). Cette
étape met en valeur le savoir-faire d’un ingénieur à gérer les différentes
problématiques.

2.2. Choix du système porteur :

2.2.1 Système « poutre- poteau » :


Ce système est composé par des poutres qui se reposent sur des poteaux ou poutres sur
poutres. Ce système permet de maintenir que les charges verticales et linéaires.

2.2.2 Système portique :


Ce système permet d’assembler de manière continue des poutres et des poteaux afin de
résister aux efforts horizontaux et verticaux. En effet, ce système présente une inertie
plus grande dans le plan du portique pour assurer la plus grande résistance en flexion.
Il est utilisé surtout dans les constructions métalliques.

2.2.3 Système « plancher-voile » :


Il s’agit d’un principe structural qui confère à l’ossature du bâtiment une meilleur
rigidité vis-à-vis les charges verticales et horizontales.

➔ Pour ce projet, j’ai choisi de travailler avec les systèmes suivants :


-Pour les 2 sous-sols : les charges provenant des dalles pleines sont transmises aux
porteurs verticaux par l’intermédiaire d’un réseau de poutres qui les reportent sur les
poteaux ou sur les voiles.
En plus, un système de voile périphérique est établi afin de reprendre la poussée des
terres.
-Pour les étages courants : les charges provenant des dalles pleines sont transmises
directement aux porteurs verticaux par l’intermédiaire des voiles. J’étais contraintes à
ajouter des porteurs intermédiaires en raison des portées importantes et excessives des
dalles et des poutres.

19
Figure 26: Poteau ajouté au PL HT RDC

Figure 27: Poteau ajouté au PL HT R+2

2.3. Les étapes de conception :

2.3.1 Préparation des fonds plans :


-Pour commencer à modéliser il est nécessaire d’avoir des « lignes d’aide » à partir
desquelles nous pourrons créer notre model filaire. Pour ce faire nous pouvons les
tracer directement à partir du logiciel ou alors nous pouvons les importer d’un fichier
Autocad.

20
La méthode la plus efficace consiste à importer les fonds de plan structurel étage par
étage.

-La préparation du fond de plan structurel peut être réalisée en amont par le projeteur
ou par l’ingénieur. Dans la majorité des cas c’est le projeteur qui s’en charge. Il reçoit
les plans de l’architecte en DWG, les importe sur Autocad, met les plans à l’échelle et
enlève tout le superflu pour ne laisser que les voiles et éléments qui auront un réel
impact sur la structure. Cette étape est effectuée conjointement avec l’ingénieur pour la
validation des éléments porteurs suggérés par la conception architecturale.
En effet, les fonds plans nous permettent de visualiser les éléments de l’étage d’au-
dessus qui ont besoin d’être soutenu par des poutres ou bien par des poteaux afin
d’avoir une descente de charge cohérente.
-Dans la figure qui suit un exemple de fond plan qui montre la superposition de deux
étages R-2 et R-1. En vert est l’impact de l’étage d’au-dessus.

Figure 28: Fond plan du PL HT R-2

2.3.2 Critères de conception :


-La phase conception est la première étape de l’étude du projet. Durant cette phase le
travail de l’ingénieur consiste à bien définir la structure portante en prenant en compte
toutes les données du projet et sans nuire à l’aspect architectural général du bâtiment.

-Les plans proposés par l’architecte constituent le point de départ pour l’ingénieur qui
commence par une lecture attentive des plans des différents étages, des coupes et des
détails. Cette lecture permet d’identifier les premières contraintes liées à l’architecture
imposée.
-De plus, la nature du local, les matériaux et les technologies utilisés sont aussi des
facteurs à prendre en compte lors de la conception.
Donc, cette première phase se résume à réaliser une ébauche structurelle qui respecte
le projet architectural et qui satisfait les conditions suivantes :
o Respecter l’architecture surtout pour l’emplacement des porteurs : anticiper les
problèmes de stabilité du bâtiment.

21
o Prise en compte des charges permanentes et les charges d’exploitations.
o Respecter les conditions d’exécution et des matériaux.
o Prise en compte des préconisations géotechnique : le rapport géotechnique...
o Prendre en considération le facteur économique

2.3.3 Le pré dimensionnement :


-Le pré dimensionnement a pour but de déterminer les sections géométriques des
différents éléments :
-Pour les poutres : isostatique : 1/15 < h/l < 1/10
Hyperstatique : 1/20 < h/l < 1/15

-Pour les dalles en BA : isostatique : 1/30 < h/l < 1/20


Hyperstatique : 1/35 < h/l < 1/25

-Pour les poteaux : Tous les poteaux sont de dimension minimale 20*20 cm2.
Certainement, cette valeur changera suivant la charge appliquée sur chaque poteau.
D’une manière générale, les poteaux sont créés pour réduire les portées des poutres et
transmettre les charges au sol.
-Les balcons : Sont des éléments structuraux en béton armé, sous forme d’une dalle
pleine, en porte faux, ses dimensions sont données dans le plan d’architecte.

2.4. Conception des éléments porteurs :

2.4.1 Les planchers :


-Le plancher est un élément porteur qui assure la transmission des charges surfaciques
permanentes et des charges d’exploitation vers les autres éléments de la structure tels
que poteaux, poutres. Les planchers jouent aussi le rôle de « diaphragme dans leur
plan » vis-à-vis les sollicitations horizontales. Ils transmettent ces sollicitations aux
éléments verticaux de contreventement sans avoir des déformations aux
parallélogramme des planchers comme le montre la figure suivante :

Figure 29: Rôle du plancher vis à vis les charges horizontales

22
En outre, ces éléments assurent l’isolation thermique, phonique, acoustique... entre les
niveaux des bâtiments.
-On distingue les types de plancher suivants :
o Planchers de type corps creux
o Plancher de type dalle pleine
o Plancher de type dalle alvéolée
o Les dalles champignons
o Plancher prédalle

a. Choix du plancher :
- Pour ce projet, j’ai opté pour un plancher de type dalle pleine en BA prenant appui
sur des poutres et des voiles.
Ce choix a été réalisé pour :
o Planchers haut R-1 et R-2 : assurer une bonne résistance au feu (2 heures) pour
les parkings et également garantir un confort acoustique pour les planchers
situés entre les zones « parkings » et les zones « habitations ».
o Pour les étages courants : il est plus convenable de choisir le système de dalle
pleine pour faciliter la mise en œuvre des planchers de forme irrégulier et
optimiser l’épaisseur des dalles pour les travées importantes.
-Pour le plancher bas R-2, il existe deux possibilités :
o Le dallage : une dalle faiblement ferraillée qui est en contact direct avec le sol.
o La dalle portée : C’est une véritable dalle qui travaille en flexion, d’où le
ferraillage est plus important par rapport au dallage. Elle n’est pas tributaire de
la nature du terrain (cas d’un vide sanitaire).

Différence entre dallage et dalle portée :

Dallage (en béton armé) Dalle portée (en béton armé)

Plaque de béton reposant sur le sol Plaque de béton coffrée en sous face

Appui en continu sur le sol Appuis sur longrines ou mur de libage

Ferraillage anti-retrait Ferraillage classique de la dalle

Nécessité de s’assurer de la portance Charges reportées sur les lignes


du sol d’appui
Risque en cas d’argiles gonflantes Indépendant des caractéristiques de sol

Risque de remontée d’humidité Possibilité de réaliser un vide sanitaire

Nombreux joints à prévoir (DTU 13.3) JD ou JS suivant les dimensions de


l’ouvrage

23
Figure 30: Coupe type du dallage

Figure 31: Coupe type de la dalle portée


-Distribution des charges :

Figure 32: Schéma explicatif de la distribution des charges dans une dalle portée

24
Figure 33:Schéma explicatif de la distribution des charges dans un dallage

b. Epaisseur des dalles courantes :


Je dois uniformiser l’épaisseur des dalles pour faciliter les travaux et optimiser le coût.
Pour ce projet, l’architecte exige une hauteur sous plafond minimal de 2.5m pour les
étages courants. L’épaisseur des dalles ne peuvent dépasser dans ce cas les 20 cm.
Pour ce qui est du plancher haut R-1, la hauteur sous plafond suivant les plans de
l’architecte est de 3.5m et celle du niveau R-2 est de 2.2m. Dans ce cas l’épaisseur
maximal des dalles du plancher haut R-1 est de 23cm et celle de R-2 est de 20cm.

2.4.2 Poutres :
a. Définition :
-Les poutres sont des éléments horizontaux en BA qui travaillent essentiellement en
flexion. Elles présentent des inerties adaptées dans le sens de la flexion et donc des
sections géométriques bien déterminées.
- Les poutres ont un rôle d’acheminement des charges et surcharges émanant des
planchers aux éléments verticaux.

b. Les hauteurs des poutres :


-Pour le niveau R-2, la hauteur sous plafond est de 2.2m. Tenant compte de la hauteur
d’un véhicule qui est d’environ 1.9m, il faut donc optimiser la retombée des poutres.
-Pour le niveau R-1, la hauteur sous plafond est de 3.5m. Je peux dans ce cas avoir des
poutres avec une retombée qui peut atteindre les 60 cm (exigence de l’architecte).
En tenant compte de ce critère, je ne peux pas envisager un espacement entre deux
poteaux successifs supérieur à 6m.
-Pour les étages courants, la retombée maximale des poutres est de 40cm.

c. Les différents types de poutres utilisées :


-Poutre noyée : c'est une poutre dont l'épaisseur est la même que celle de la dalle et
comprise donc entièrement dans cette épaisseur (sans retombée).
-Poutre avec retombée : la poutre est composée de deux hauteurs. L'épaisseur de la
dalle et la retombée. Ex : poutre 20 x 40 ht = 20 cm de dalle + retombée (sous la dalle)
de 20 cm.

25
-Chevêtre : Poutre noyée dans l’épaisseur totale de la dalle destinée à renforcer une
trémie dans une dalle.

Figure 34: Exemple des poutres utilisées

-Poutres voiles :
Ce sont des poutres de grande hauteur qui transmettent les charges supportées
provenant des dalles vers des appuis ponctuels afin d’éviter des retombées importantes
pour des grandes travées.
En effet,elles fonctionnent comme des parois fléchies armées par des treillis soudés
avec un complément de section réalisée avec des aciers en barres HA.
Je peux utiliser le principe de « poutre voile » que dans le cas où le voile de l’étage
courant ne comprend pas d’ouverture.
Je prends comme exemple les travées qui nécessitent des poutres voiles au plancher
haut du R-1.

Figure 35: Emplacement des poutres voiles dans le PL HT R-1

26
2.4.3 Poteaux :
a. Définition :
Les poteaux sont des éléments en BA dont la forme est généralement carrée,
rectangulaire ou circulaire.
Les poteaux sont des éléments élancés qui travaillent principalement en compression.
En effet ils peuvent subir un flambement sous l’action des charges verticales
provenant des poutres reposées en tête.
Les poteaux peuvent aussi comporter des corbeaux destinés à recevoir des poutres à
niveaux décalés.
b. Implantation des poteaux :
-Pour notre projet, j’ai opté pour un système planchers-voiles en BA pour les étages
courants. Des poteaux ont été rajoutés dans le cas où on a des dalles de grande portée.

-Dans le cas de sous-sol, on a placé des fils de poteaux de part et d’autre de la voie de
circulation comme le montre la figure suivante.

1ér fil de
poteaux

2éme fil de
poteaux

3éme fil de
poteaux

Figure 36: Emplacement des poteaux au niveau du sous-sol R-2

27
Figure 37: Emplacement des poteaux au niveau du sous-sol R-1

-La largeur des voies de circulation est de 5.5m en partie droite en double sens et 3.5m (voie
inférieure) + 3m (voie extérieure) en courbe à double sens. Dans le cas où on a des voies de
circulation de 5m, on doit décaler l’emplacement des poteaux pour qu’elle soit conforme à la
norme.

Figure 38: Schéma type des distances minimales à respecter dans un parking

28
-S’il y a des poteaux entre les places de stationnement, la distance entre le nu des poteaux et le
débord de la voie de circulation est au minimum de 0.65m. Cette dimension peut être réduite
si la largeur des places est augmentée, suivant les conditions fixées par la norme NF P 91-100
(parcs de stationnement accessible au public) dans ce tableau :

Figure 39: Distance de retrait des poteaux en fonction de la largeur des emplacements

2.4.4 Les murs porteurs continus :


a. Les types des murs :
- Mur de façade : il comporte sur la peau extérieure un enduit traditionnel et sur la
peau intérieure une double paroi ou un complexe isolant. Il a une fonction portante qui
assure la stabilité et la résistance de l’ouvrage et aussi une fonction enveloppe qui
assure la séparation entre un milieu intérieur corrigé et un autre extérieur hostile.

- Les murs de refend servant à séparer des logements, entre eux ou avec une partie
commune, ont un rôle porteur.

-Ces murs sont réalisés en béton banché (coulés à leur emplacement entre 2 banches
qui jouent le rôle de coffrage)

La figure ci-dessous montre les différents types des voiles.

Figure 40: Schéma type des différents types des voiles

b. Généralités sur les murs porteurs :

-Le mur en béton peut être considéré comme un élément voile lorsque sa
longueur b est au moins égale à 4 fois l'épaisseur hw. En cas contraire,
l’élément structural est classé comme un poteau.
29
c. Définition :
-Les voiles sont des éléments rigides en béton armé coulés sur place ou bien
fabriquées.
-Ils sont destinés d’une part à reprendre une partie des charges verticales (fonction
porteuse) et d’autre part à assurer la stabilité de l’ouvrage sous l’effet des
chargements horizontaux (fonction de contreventement-fonction résistante).
d. Rôle des murs porteurs :
-La stabilité mécanique des murs sous les actions qui leur sont appliquées.
-La sécurité vis-à-vis des actions accidentelles normalement prévisibles (séisme ou
incendie).
-L'étanchéité à la pluie pour les murs qui y sont exposés.
-Une contribution au respect des exigences hygrothermiques et acoustiques.
-Le cas échéant, l'aspect extérieur et/ou intérieur de la construction.
e. Avantages et inconvénients :
-Les avantages :
o Il est très résistant mécaniquement car il est dense, continu et armé.
o Durable, le béton banché est capable de résister aux climats les plus extrêmes.
o Il s’adapte facilement aux sols instables (antisismiques) et aux terrains en
pente.
o Il permet de réaliser différents types de constructions : maison, immeubles,
piscines, etc…
o Utilisé pour la construction collective (grand immeuble collectif)
o Assurent une isolation acoustique entre deux locaux en particulier entre
logements.
o Assurent aussi une protection incendie.
o Supporter les efforts horizontaux.

-Les inconvénients :

o Le prix du mur en béton banché est plus élevé qu’un mur en parpaing ou en
briques.
o Poids de la structure (densité) : sa masse volumique est bien supérieur à celle
des blocs en maçonnerie.

2.4.5 Les fondations :


a. Classification des fondations :
-Les fondations font parties de l’infrastructure de l’ouvrage. Elles transmettent les
charges de la superstructure vers le sol.
Il existe plusieurs types de fondations :
o Fondations superficielles :
30
Semelle isolée
Semelle filante
Radier général
o Fondations profondes :
Fondations sur puits (semi-profonde)
Fondations sur pieux (profondes)

b. Choix de type de la fondation :


-C’est le rôle du géotechnicien de choisir le type de la fondation adéquate à la portance
du sol et en prenant compte des contraintes géotechniques.
-Pour ce projet et suivant les préconisations du géotechnicien, j’adopte un système de
fondations superficielles :
o Des semelles filantes pour les murs voiles.
o Des semelles isolées reposant sur le gros béton pour les poteaux et des
longrines afin d’assurer le chainage entre eux.

c. Notion d’hors gel :


-La profondeur d’ancrage des fondations superficielles doit respecter trois critères :
o Le niveau à atteindre pour que le taux de travail du sol soit conforme.
o La nature du terrain.
o Le climat.

Ce dernier permet de calculer la profondeur de mise en hors gel des fondations. En effet, une
fondation superficielle, qui n’est pas assez enfouie dans le sol, risque de geler.

-Les DTU – notamment DTU 13.11 Travaux de fondations superficielles – préconisent


une profondeur minimale de 50 cm en zone tempérée, c’est à dire sur le littoral, ainsi
qu’en vallée et plaine.

Figure 41: Profondeur d'ancrage de la semelle filante

31
Figure 42: Emplacement du projet selon les différentes zones de gel

2.5. Les contraintes de conception :

Lors de la conception structurale du bâtiment, j’ai rencontré plusieurs contraintes


fonctionnelles et architecturales qui m’ont obligé à faire des modifications adaptées
aux exigences de l’architecte. Je peux citer à titre d’exemple :

2.5.1. La prise en compte des réservations :

-Les réservations sont des ouvertures destinées au passage des gaines.

Ils existent plusieurs types de gaine qui doivent être prise en compte lors de
l’élaboration de la conception tels que les gaines de ventilations (VH : ventilation
haute ; VB : ventilation basses) ; les gaines sanitaires…

En effet, au niveau de ces ouvertures il faut éviter tout passage de poutres.

-Problème de conception : Au niveau de l’entrée du hall du RDC, les deux poutres


proposées initialement (en rouge) de dimensions (60*65) et (75*60) entravent le
passage des gaines.

32
Figure 43: Emplacement des poutres et des gaines au niveau du PL HT RDC avant
modification

==>Solution : changer la conception en écartant les poutres de part et d’autre vers la


limite des gaines.

Figure 44:Emplacement des poutres et des gaines au niveau du PL HT RDC après


modification

2.5.2. Zone avec forte accumulation de charge :

Problème de conception : Le niveau PH R-1 supporte des charges importantes


transmises par les voiles porteurs du niveau de dessus (RDC). Ces voiles doivent être
supportés par des poutres d’où l’obtention d’un réseau compliqué de poutres.

==>Solution : utilisation des poutres voile.

33
Figure 45: Impacte des voiles du RDC sur le PL HT R-1

Figure 46: Conception des poutres au niveau du PL HT R-1

2.5.3. Optimisation des épaisseurs :


Pour une première conception, j’ai trouvé que l’épaisseur de certains panneaux de
dalles dépasse 20 cm vu la grande portée (à partir de R+1) donc j’étais contraintes à
ajouter des porteurs intermédiaires.

2.5.4. Poutres avec de grandes retombées :


Dans les étages courants, l’épaisseur de certaines poutres dépassent 40cm. Comme
solution, j’ai prévenu des poutres voiles ou des poutres en tête suivant les contraintes
architecturales.
34
 Critères d’utilisation des poutres voile :
-L’élément ‘poutre-voile’ doit avoir au minimum deux appuis
(cas isostatique).
-Il n’y a pas d’ouverture dans le voile de l’étage courant.
 Critères d’utilisation des poutres en tête (système poutre échelle) :
-La poutre doit avoir deux appuis aux extrémités, localisée en
tête d’un voile et ayant la même épaisseur.
-Le principe s’applique sur deux niveaux successifs au
minimum.
-Il peut y avoir des ouvertures dans le voile de l’étage courant.
Principe de fonctionnement des poutres en tête :

Figure 47: Principe poutre-échelle

-La poutre P1 supporte les charges provenant du 1er étage, 2éme étage et son poids
propre(G/Q). Pour minimiser la retombée de cette poutre, je crée une autre poutre à
l’étage de dessus qui va supporter les charges du 2éme étage. Cette solution permet
d’alléger les charges initiales supportées par P1 (g1 ; q1) et donc diminuer la section
géométrique.

-Je prends l’exemple des poutres au niveau du plancher haut R+3. L’architecte impose
des poutres en allège avec une hauteur maximale totale égale à 45cm. Ces poutres sont
trop chargées nécessitant une section plus importante.
==>Solution permettant d’optimiser les hauteurs des poutres concernées : redistribuer
les charges par la mise en place d’une poutre-échelle à l’étage au-dessous.

35
Figure 48: L'emplacement des poutres avec des grandes retombées

Figure 49: Coupe de la poutre séparant la terrasse de l'intérieur

2.5.5. Décaissement des poutres :


-Les poutres qui séparent les dalles terrasses des dalles de la partie intérieure sont des
poutres en rehausse dites ‘en allège’ avec un décaissement au niveau des ouvertures
(au niveau des portes sur une longueur de 1.6m).

Figure 50: Coupe sur la poutre en rehausse avec un décaissement

36
-En tenant compte de ce détail et de la hauteur imposée par l’architecte (45cm),
j’obtiens une flèche qui dépasse la valeur limite.
Comme solution j’ai ajouté une retombée de 10 cm.

Figure 51: Schéma de ferraillage de la poutre

2.5.6. Détail terrasse dans la façade Nord du bloc B :

Figure 52: Vue de la façade NORD du bloc B

- Problème de conception : Suivant le détail proposé par l’architecte, cette poutre prévue en
relevée et de dimension (16*37) ne peut avoir de retombée pour des raisons esthétiques
imposées par l’architecte. En revanche, le dimensionnement de cette poutre à l’aide du

37
logiciel « Arche poutre » exige une retombée minimale de 6 cm afin de résister aux efforts
transmis par la structure.

Figure 53: Emplacement de la dalle terrasse

Figure 54: Coupe de la poutre en rehausse

38
Figure 55: Section de la poutre
==>Solution : Afin de remédier à cette contrainte géométrique imposée par
l’architecte, j’ai modifié la conception de cette zone. En effet, la relevée en nez de
dalle n’est plus utilisée comme une poutre mais plutôt comme un élément non
structurel porté par la dalle. Dans ce cas, la dalle terrasse est assimilée à un élément en
porte-à-faux ancrée en amont dans la dalle intérieur (la dalle du logement).

2.5.7. Décaissement des dalles au niveau du PH R-1 :


Je remarque une différence de niveaux entre la dalle terrasse et la dalle du jardin. Il
faut donc prévoir des poutres entre les deux dalles pour une meilleure transmission des
charges surfaciques et linéaires.

Jardin
Terrasse
Figure 56: Différence de niveau de dalle au RDC

39
Figure 57: Coupe au niveau de décaissement de la dalle

Figure 58: Plan de coffrage du PL HT R-1

40
Chapitre 3 : Les caractéristiques des matériaux, les
hypothèses et les données de calcul :

3.1. Introduction :
-L’ossature du bâtiment est réalisée en béton armé qui est l’association de deux
matériaux, les barres d’aciers avec le béton frais. Donc la modélisation de ce projet
nécessite une connaissance sur plusieurs données qui caractérisent ces deux matériaux
et aussi les charges portées sur les éléments porteurs.

3.2. Les hypothèses de calcul :


3.2.1. Les états limites :

-L’étude de cet immeuble y compris le dimensionnement et la vérification des


éléments de la structure est effectuée conformément aux règlements ci-après :
Le règlement BAEL (Béton Armé aux Etats Limites) basé sur la théorie des états
limites. Il existe deux catégories d’états limites selon le BAEL :
➢ Etats limites ultimes (ELU) :

Correspondent à la valeur maximalede la capacité portante de la


construction, soit :

• Equilibre statique (renversement du bâtiment).


• Résistance de l’un des matériaux de la structure (non rupture) : le
dépassement du domaine élastique entraine la ruine des éléments
de la construction.
• Stabilité de forme. (Non flambement des poteaux et des voiles)
• La Combinaison d'action à l'état limite ultime est : q=1,35G +1,5Q
• Critère de conception :
-Utilisation des diagrammes déformations contraintes proches du
comportement des matériaux.
-allongements et raccourcissements des matériaux.
-application des coefficients de sécurité en fonction de la durée
d’application des charges.
➢ Etats limites de service (ELS) :
Constituent les frontières aux delà desquelles les conditions normales
d’exploitation et de durabilité de la construction ou de ses éléments ne
sont plus satisfaites, soient :

• Ouverture des fissures (limite la contrainte de traction des aciers


pour limiterl’ouverture des Fissures).
• Déformation des éléments porteurs (la flèche maximale ne devrait

41
pas dépasserla flèche limite).
• Résistance à la compression du béton.
• La Combinaison d'action à l'état limite de service est : q = G+Q
• Critère de conception :
-contraintes limités du béton et de l’acier
-calculs de type élastique allongement-contrainte tenant compte du
module d’élasticité des matériaux.

3.2.2. Les hypothèses de dimensionnement :


❖ Dimensionnement des éléments de la superstructure

• La fissuration sera considérée comme peu préjudiciable


• L’enrobage des armatures sera égal à 2,5 cm.

❖ Dimensionnement et ferraillage des éléments de l’infrastructure

• La fissuration sera considérée comme préjudiciable


• L’enrobage des armatures sera égal à 4.5 cm.

3.3. Caractéristiques des matériaux :

3.3.1. Le béton :
a. Composition du béton :
-Le béton est un matériau de construction fabriqué à partir des granulats naturels
(sables, gravillons) et un liant (ciments, eau). En cas de besoin, on peut ajouter un
adjuvant afin d’améliorer les propriétés spécifiques du béton frais ou durci (la
maniabilité, la durabilité, la résistante…)
-Il possède une grande résistance à la compression et une résistance moindre à la
traction.
-La formulation de 1 m3 du béton :
On choisit le type du granulat convenable et sa dimension (1200 Kg de gravillons et
700 Kg de sable)
Puis le volume d’eau nécessaire pour le durcissement du ciment et la mise en œuvre
du béton (150 L)
Et enfin le ciment qui va être durcit en présence d’eau (350 Kg)

b. Classe d’exposition :
-Les fondations : les fondations superficielles sont des structures en BA sous le niveau
de gel (XC2).
-Les terrasses : sont des structures exposées au gel et en contact avec la pluie (XC4).
-Autres structures (murs intérieurs, dalles intérieurs…) : ils se trouvent dans un
environnement sec ou l’humidité de l’air ambiant est faible (XC2).

42
c. Caractéristiques physiques et mécaniques du béton :
-La connaissance des propriétés physiques et mécaniques du béton est indispensable
pour avoir un dimensionnement correct de la structure.

❖ Masse volumique :
-Elle varie entre 25 à 45 KN/m3

❖ Résistances caractéristiques :
-La résistance du béton à la compression et à la traction dépend de son âge comme le
montre cette courbe :

Figure 59: Courbe de l'évolution de la résistance bu béton à la compression et à la traction en


fonction du nombre de jours

-Compte tenu de la durée des réactions chimiques qui est de 28 jours (réaction achevée
à 90%), on détermine à cet âge la résistance caractéristique à la traction dite ft28 et à la
compression notée fc28par des essais on a été amené à se fixer une valeur de 25MPa
pour fc28, et par conséquent : ft28 = 0,6 + 0,06 f c28 =2.1 MPa
Contraintes limites : La Contrainte ultime du béton à la compression est notée Fbu tel
que Fbu = (0.85*fc28) / 1.5= 14.17 MPa

o γb : coefficient de sécurité du béton, il vaut 1.5 pour les combinaisons


fondamentales et 1.15pour les combinaisons accidentelles.

o Θ : coefficient qui dépend de la durée d’application de la combinaison d’action.


Il estfixé à
o 1 : lorsque la durée probable d’application de la combinaison d’action
considérée estsupérieure à 24h,
o 0.9 : lorsque cette durée est comprise entre 1h et 24h
o 0.85 : lorsqu’ elle est inférieur à 1h, le coefficient de minoration 0,85 a pour
objet decouvrir l’erreur faite en négligent le fluage du béton.

❖ Module de déformation longitudinale du béton :


D’après le BAEL, ils existent deux modules de déformation :
Pour les charges d’une durée d’application inférieure à 24 heures, le module de

43
déformation instantanée s’écrit :
Ei28= 1100* (fc28)1/3=3216.4 MPa
Pour les charges de longue durée d’application, le module de déformation différée
s’écrit :
Ev28= 3700* (fc28)1/3=10818.8 MPa

❖ Coefficient de Poisson :
Ce coefficient étant le rapport des déformations
transversales et des déformationslongitudinales noté ∨.
Conformément au règlement du [BAEL 91] :

À l’ELU ∨=0 calcul des sollicitations (béton fissuré).

À l’ELS ∨=0,2 calcul des déformations (béton non fissuré).

3.3.2. L’acier :
a. Définition :
-L’acier est un alliage fer carbone en faible pourcentage qui possède de grandes
performances en traction. En effet, il reprend les efforts de traction qui ne peuvent être
repris par le béton.
En génie civil, il y a plusieurs types d’armatures : les armatures à hautes adhérences et
les treillis soudés.

b. Caractéristiques physiques et mécaniques de l’acier :


❖ Pour les armatures longitudinales :
Ce sont des treillis soudés ou aciers à haute adhérence « HA » de nuance fe500
possédant les caractéristiques suivantes :

o Fe : contrainte limite élastique qui est égale à 500 MPa

o γs : Le coefficient partiel de sécurité des aciers qui est égale à :

1.15en cas de situations durables ou transitoire


1 en cas de situations accidentelles
o η : Le coefficient de fissuration qui est égale à 1,6

o Es : Le module d'élasticité (module d’Young) qui est égale à 2.105 MPa

o Ψs : Coefficient de scellement =1.5


o Fsu : Contrainte limite des armatures « HA » =fe× γs =575 MP

❖ Pour les armatures transversales :


Ce sont des aciers ronds lisses « RL » de nuance fe E 235, ses
caractéristiques sont lessuivantes :

o Fe : Contrainte limite élastique « RL » qui est égale à 235MPa

44
o η : Le coefficient de fissuration qui est égale à 1

o Ψs : Coefficient de scellement =1
o Fsu : Contrainte limite des armatures « RL » fsu =204.3 MPa

3.4. Evaluation des charges :


3.4.1. Généralité sur les sollicitations :
-L’un des étapes les plus importantes de la conception est de maitriser le transfert des
charges dans l’ossature des bâtiments. Pour cela, il faut connaitre la répartition et le
cheminement des charges sur l’ensemble des éléments porteurs de la structure de
l’étage le plus haut jusqu’aux fondations.
Il y a deux types de charges :
-Charges permanentes : dont l’intensité est constante ou peu variable, elles
comprennent les poids propres des matériaux et toutes charges appliquées de manière
définitive sur le plancher considéré (poussée de terres et hydrostatique).
-Charges d’exploitation : dont l’intensité varie fréquemment et de façon importante
dans le temps. On cite les charges climatiques (neige, vent) et d’autres qui dépendent
du type d’usage des locaux déterminés suivant la norme AFNOR NF P06.

3.4.2. Les chargements des planchers du sous-sol :

PH R-1

PH R-2

Figure 60: Coupe du plancher des sous-sols R-1 et R-2

➢ Plancher haut R-2 :


• Charge permanente : dalle béton de 22 cm (poids propre de la dalle)

45
➔G=2500 daN/m3 *0.22m = 550 daN/m2
• Charge d’exploitation : (parking)
➔Q=250 daN/m2 (pour les véhicules légers)

➢ Plancher haut R-1 :


• Charge permanente : dalle béton de 23 cm (pp) + chape (6 cm) + cloisons
légères (50 daN/m2) + revêtement de sol (plastique ou parquet) + isolant
thermique
➔Pour les zones habitations et local OM (ordures ménagères) il y a du
carrelage au lieu du parquet :
G=20 daN/m2 *6cm +20 daN/m2 +50 daN/m2 +10 daN/m2 =200 daN/m2
➔Pour le local vélo/local commercial/autres… il y a du parquet/plastique :
G=20 daN/m2 *6cm+8 daN/m2 +50 daN/m2+10 daN/m2 =188 daN/m2
➔Zone jardin : 60cm de terre (20 daN/m2) + étanchéité + isolant :
20*60+130=1330 daN/m2
➔Zone terrasse : dalle sur plot+étanchéité+isolant+chape12cm+dalle de
23cm :12*20+170= 410 daN/m2

• Charge d’exploitation :
➔Q (logements)=150 daN/m2
➔ Q (circulation/hall) =250 daN/m2
➔ Q (local commercial) =500 daN/m2
➔ Q (terrasse /jardin) =150 daN/m2
➔ Q (local vélo/technique/OM/escalier) =250 daN/m2

-Remarque : au niveau du RDC, il existe 60cm de terre qui vont être prise en
compte comme charge ajoutée au plancher haut du R-1.

46
Figure 61: Coupe au niveau de PL HT R-1

Figure 62: Emplacement des jardins

3.4.3. Les chargements du plancher des étages courants :


➢ Pour les étages courants PH (RDC/R+1/R+2) :

47
• Charge permanente : dalle béton de 20 cm (pp) + carrelage + cloisons légères
(50 daN/m2) + isolant thermique :
➔G=20 daN/m2 +50 daN/m2+10 daN/m2 =80 daN/m2
• Charge d’exploitation :
➔Q (logements)=150 daN/m2
➔Q (circulation/hall) = 250 daN/m2

Pour les terrasses/balcons :


• Charge permanente : dalle béton de 20cm+isolant thermique+ étanchéité
(exposé à l’extérieur) + dalle sur plot :
➔ G=170 daN/m2
• Charge d’exploitation :
➔Q (terrasse)=150 daN/m2
➔Q (balcon)=350 daN/m2

➢ Pour l’étage courant PH (R+3/R+4) :


• Partie végétation : 10cm de terre + étanchéité + isolation thermique
G=130 daN/m2+100 daN/m2=230 daN/m2
• Partie gravillon : étanchéité + isolation thermique + gravillons
G=190 daN/m2
• G (zone technique) = 230 daN/m2
On prend G = 230 daN/m2
➢ Pour l’étage courant PH (R+5) : charpente en bois
• G=150 daN/m2
• Q=150 daN/m2

-Remarque : les terrasses des étages courants sont formées par un isolant thermique,
dalle sur plot, étanchéité et une dalle pleine en BA.

Isolant
thermique

Dalle sur
plot
Dalle de
Étanchéité
l’intérieur
Dalle de
la terrasse

Figure 63: Coupe de la dalle terrasse

48
-Dalle sur plot : ces dalles sont réglables et permettent d’ajuster la terrasse non
seulement à la hauteur de la maison mais aussi à l’inclinaison du sol. Elles peuvent
être utilisées pour faire passer les câbles et les tuyaux nécessaires.

Figure 64: Dalle sur plot

49
Chapitre 4 : Modélisation de l’ossature

4.1. Introduction :
-Dans cette étape, il faut simuler l’ossature à l’aide d’un logiciel de calcul afin de
dimensionner les différents éléments porteurs et leur ferraillage. Cela nous permet
d’avoir les plans de coffrage ainsi que les plans d’armatures.
Il existe plusieurs logiciels de modélisation. Dans ce projet j’ai recours à « Arch.
Graitec » qui m’a aidé à concevoir d’une manière aisée la modélisation.

-Graitec module ARCH permet de modéliser un bâtiment en 3D composé de dalles,


poutres, poteaux, voiles et fondations pour ensuite y réaliser une descente de charges
automatique, effectuer une analyse sur la stabilité globale de l’ouvrage et permet dans
un dernier temps de produire des plans de ferraillages.

Figure 65: Interface graphique du logiciel "GRAITEC"

La modélisation avec ce logiciel se fait suivant une démarche détaillée comme suit :

4.1.1. Phase de la saisie et vérification du modèle :

-Modélisation du bâtiment :
Arche Ossature propose un modèle filaire, c'est-à-dire que la modélisation est
constituée uniquement de barres et de nœuds.
Les poteaux sont désignés par des points alors que les poutres, les dalles et les voiles
sont présentés sous forme de lignes et des contours.

50
Figure 66: Exemple du modèle filaire

-Pour commencer à modéliser il est nécessaire d’avoir des « lignes d’aide » à partir
desquelles je pourrai créer mon model filaire. Pour ce faire j’avais le choix soit de les
tracer directement à partir du logiciel soit de les importer depuis un fichier Autocad.
Le plus efficace est d’importer le fond de plan structurel par le mode d’importation
globale ou par couche.

Figure 67: Importation des fichiers DXF

-Le plan est alors enregistré sous le format « DXF » dans le logiciel de dessin
technique AutoCAD, ce qui va permettre son importation vers Graitec pour la
modélisation.

-La modélisation se fait ensuite étage par étage de haut en bas.


Il est important de vérifier la superposition des niveaux conformément aux plans
d’architecte. Le décalage d’un élément porteur d’un niveau à un autre amène à des
erreurs de calcul qui impacterons le dimensionnement des armatures.
Il est important de rappeler dans ce contexte qu’il existe une différence entre la lecture
d’un plan d’architecture dont les éléments représentés sont issus d’une projection
verticale descendante d’un plan horizontal à 1 mètre du plancher du niveau concerné.
Le plan de structure est élaboré avec une projection orthogonale ascendante des
éléments situés au-dessus-du plan horizontal de référence (situé à 1 mètre du plancher
bas de l’étage courant)
-Gestion des outils de saisie et les hypothèses de calcul :
51
Pour chacun des points ou des lignes, Arche propose d’ajouter des caractéristiques sur
lesquelles il pourra se baser pour calculer le modèle. Par exemple, j’associe à un voile :
un type (voile en béton, en agglos creux, en pierre…), une épaisseur, une hauteur et un
poids volumique.
Je dois aussi régler d’autres outils de saisie comme les unités, la portance de sol, le nom
des étages, les hauteurs sous-plafonds...

-Choix de la méthode de calcul de la descente de charge :


Arch. Ossature propose deux méthodes :
o Méthode traditionnelle :
Cette méthode prend en compte les efforts verticaux et elle néglige toutes
charges horizontales.
o Méthode des éléments finis :
Cette méthode permet d’avoir une descente de charge en prenant compte des
efforts verticaux et horizontaux (effet du séisme, charge du vent).
J’ai choisi de travailler par la méthode traditionnelle afin d’avoir des résultats
compatibles avec celles réalisées manuellement.

Figure 68: Choix de la méthode de calcul

-Définition du chargement :
Après la fraction du contour du plancher, je défini le sens porteur de chaque panneau
et son épaisseur.
En effet, je sélectionne les dalles ayant les mêmes caractéristiques :
o Dans statut : je défini le sens porteur et l’épaisseur.
o Dans matériaux : je défini le type du matériau afin que les charges de poids
propres soient générées directement.
o Dans chargements : j’introduis les charges surfaciques permanentes et
d’exploitation sur les dalles.
Dans le cas de la charpente, je la défini comme matériau vide puis j’ajoute son
chargement avec les charges surfaciques permanentes.

52
Figure 69: La mise à jour du statut

Figure 70: La mise à jour des matériaux

Figure 71: La modification des chargements

De cette façon, j’obtiens une distribution de charges correctes.


Finalement, je génère les semelles automatiquement.

-Analyse et vérification de la saisie :


Dans cette étape, je dois vérifier que mon modèle filaire est cohérent sans aucune
erreur détectée (vérification de la connexion des éléments, le report des charges sur les
dalles, la transmission des efforts…). Pour cela il faut activer deux options :
✓ Analyser-vérifier-saisie : cette option affiche les erreurs et les avertissements
afin de les corrigés.

53
✓ Analyser-vérifier-emprises : cette option nous avertit s’il y a des éléments en
commun mais dissocié.

Après la vérification qu’il y a aucune erreur détectée, je lance l’option « modéliser ».


En activant l’option « calculer DDC », Arch. ossature permet de mener rapidement
l’étude de descente de charge qui va détecter les erreurs ayant une relation avec la
modélisation. D’où je dois les corriger jusqu'à l’affichage du message « il n’y a pas
d’erreurs détectées ».
Les erreurs affichées en rouge ont une relation avec la stabilité et la résistance de la
structure alors celles en vert sont moins grave (des avertissements).
Une fois les erreurs sont tous corrigées, je peux déterminer les sollicitations sur les
éléments porteurs.

4.1.2. Phase d’exploitation :


Dans cette phase, j’exploite les résultats obtenus et je vérifie à l’aide des chargements
affichées s’il n’y a pas de soulèvement traduisant une instabilité de la structure.

Figure 72: Vue 3D côté SUD

Figure 73: Vue 3D côté EST

54
Figure 74: Vue 3D côté NORD

4.1.3. Dimensionnement et calcul de ferraillage :

A l’issue de la DDC générée par le logiciel et après avoir fait les vérifications
nécessaires, j’exporte les différents éléments porteurs chacun vers son module de
ferraillage.

Figure 75: Les modules de ferraillages dans l'interface du logiciel

Pour faciliter le calcul de ferraillage de tous les éléments, je fixe les caractéristiques et
les hypothèses dans un style de ferraillage.

a. Ferraillage poutre :

J’utilise le module « Arch. Poutre BAEL » pour le dimensionnement des poutres isostatiques
et hyperstatique soumises à des chargements de différentes formes.

55
En effet, j’exporte ces poutres et j’introduis les hypothèses et les caractéristiques
adéquates :
- La résistance à la compression du béton : Fc28 = 25 MPa pour la majorité des
poutres des étages courants (valeur par défaut).
Fc28 > 25 MPa pour les poutres des sous-sols.
- La limite élastique des aciers : Fe = 500 MPa
- Type de fissuration : peu préjudiciable.
- Stabilité au feu : SF 30mn pour les étages courants et SF 1H pour les parkings.
Puis je pré dimensionne leurs sections et je calcule le ferraillage en travées et sur
appuis. Arch. Poutre permet aussi de visualiser les courbes de moments et de l’effort
tranchant.
Il faut vérifier également que la flèche ne dépasse pas la valeur limite.

b. Ferraillage poteau :
Pour le dimensionnement des poteaux soumises à des charges verticales, j’utilise
« Arch. Poteau BAEL ».
En effet, j’exporte ces poteaux et j’introduis les hypothèses et les caractéristiques
suivantes :
- La résistance à la compression du béton : Fc28 = 25 MPa
- La limite élastique des aciers : Fe = 500 MPa
- Type de fissuration : peu préjudiciable.
- Stabilité au feu : : SF 30mn pour les étages courants et SF 1H pour les parkings.
Ensuite, je choisis la méthode de calcul convenable.
En effet, il y a trois méthodes de calculs différentes :
o La méthode simplifiée : le poteau est calculé en compression centrée sans
aucun moment appliqué sur lui. Ce qui signifie que le centre de gravité de
l’aciers et du béton sont confondus.
En plus, l’élancement dans chaque plan est inférieur à 70.
o La méthode forfaitaire : au contraire de la méthode simplifiée, on peut
appliquer cette méthode que si l’élancement est supérieur à 70 et que
𝐿𝑓 𝑒
< Max (15 ; 20* ℎ1 )

Avec Lf : longueur du flambement du poteau.
h : hauteur de la section droite dans le plan de flambement.
e1 : excentricité du premier ordre à ELU.
o La méthode itérative : elle est appliquée dans tous les autres cas
d’élancement et de longueur de flambement.
 J’ai choisi de dimensionner les poteaux avec la méthode
simplifiée.

56
Figure 76: Les méthodes de calcul

57
Chapitre 5 : Dimensionnement des éléments de structures

5.1. Dimensionnement d’une poutre voile :


5.1.1. Introduction :

-La poutre voile étudiée est une poutre isostatique avec des chargements en partie
supérieures provenant des dalles de l’étage RDC et des chargements en partie
inférieures transmises par les dalles du niveau de dessous. En effet, ce voile joue le
rôle d’une poutre dont la hauteur totale est égale à celle d’un étage.

Pour le calcul, je vais me baser sur la norme française BAEL 91 (Annexe E5).

Figure 77: Emplacement de la poutre voile étudiée

58
Niveau RDC

Niveau R-1

Niveau R-2

Figure 78: Dessin schématique de la poutre voile étudiée

5.1.2. Caractéristique du voile :


-Hauteur du voile : H=2.89m (niveau R-1)
-épaisseur du voile : 20cm
-longueur de l’appui gauche : 0.16m
-longueur de l’appui droite : 0.2m
-longueur de calcul du voile :
On a longueur entre nus : L0 =5.651m
Et longueur entre axes : Lt =5.831m
D’où L = min (Lt ; 1.15* L0) = 5.831m

5.1.3. Caractéristique des matériaux :


-Béton : fc28 = 25 MPa
-Acier : fe = 500 MPa

5.1.4. Calcul des sollicitations :


-Calcul du moment ultime :
Les charges permanentes et d’exploitations sont prises de la descente de charge
effectuée par le logiciel « Arch. GRAITEC »
g1= 17 KN/m
q1= 4 KN/m
➔ Pu1 =1.35 g1 + 1.5 q1 =1.35*17+1.5*4=28.95 KN/m
g2 = 30 KN/m
Poids propre de la poutre : e*h*γb = 0.2*2.89*25 =14.45 KN/m
q2 = 10 KN/m
➔ Pu2 =1.35*(g2+PP) + 1.5*q2=1.35*(30+14.45) + 1.5*10 =75 KN/m
M0u = (pu1+pu2) * l²/8 = (28.95+75) * 53.8312/8 = 441.79 KN.m

-Calcul de l’effort tranchant ultime :

59
V0u = (pu1+pu2) * l/2 = (28.75+75) * 5.831/2 = 303.07 KN

-Contrainte tangente conventionnelle :


τou = V0u/ (b * h) pour h < L
= 303.07 / (0.2*2.89) = 524.34 KPa = 0.524 MPa

5.1.5. Calcul manuel des ferraillages :


Les armatures à calculer :
Les poutres voiles sont munies par deux systèmes d’armatures différentes :
-système d’armatures principales
-système d’armatures réparties : ce système est constitué par des cadres verticaux
(avec des étriers) et par des armatures horizontales disposées sur les deux faces de la
paroi (complétées par des armatures intérieurs).

Calcul des armatures principales :


M0u
A = 𝑍∗fe∗γs
Avec
Z = 0.2*(L+H) si 0.5 <𝐻/𝐿 < 1
Z = 0.6*L si H > L
441.79∗10−3 1.15
D’où A = 0.2∗(5.831+2∗2.89) ∗ 500 *104 = 4.37 cm2
➔ 6 HA10
Donc la section réelle est égale à : 4.71 cm2

Ces armatures sont disposées sur une hauteur de 0.15h =0.43m au-dessus de la face
inférieure de la poutre.

Calcul des armatures réparties verticales et horizontales :


❖ Calcul des armatures réparties verticales :
Ce sont des cadres entourant les armatures principales inférieurs et supérieurs filantes.
-pour les charges appliquées au-dessus du voile :
On désigne par :
AV : la section d’un cours d’armatures verticales (avec les cadres et les
étriers)
Sv : l’espacement de deux cours successifs
ρv : le pourcentages des armatures verticales

Av 3τou 1.15
ρv = = fe = 3 ∗ 0.524 ∗ = 0.09%
𝑏∗𝑆𝑣 4∗ 4∗500
γs

-Pour les charges appliquées à la partie inférieure du voile :


𝑃𝑢2
Av i = = (75 10-3) / (500/1.15) * 104 = 1.73 cm2/ml
𝑓𝑒/γs
Pour toute valeur de τou, ρvi = 0.8/fe = 0.16% > ρv

60
➔ ρv = 0.16%
Av/Sv = ρv*b= 20 * 0.16% = 3.2 cm2/ml
Av + Avi =3.2+1.73 = 4.93 cm2/ml (pour les deux faces)
A/face = 2.465 cm2/ml
Soit HA8 avec un espacement e =20 cm
➔ Aretenu = 2.51 cm2/ml

❖ Calcul des armatures réparties horizontales :


-Pour le réseau inférieur : situé sur 0.4h = 1.156m au-dessus des armatures principales.
τou τou 0.524 0.524
ρh = 0.5 * (0.6+15 * 𝑓𝑐28) * ( 𝑓𝑒 ) = 0.5 ∗ (0.6 + 15 ∗ ) ∗ ( 500 ∗ 1.15) = 0.06%
25
γs
τou
Or ρh) min = max (0.5 * 𝑓𝑒 ; 0.8/𝑓𝑒)= 0.16% > ρh
γs

➔ ρh = 0.16%
Ah
ρh = d’où Ah/Sh = ρh * b = 0.16%*20 = 3.2 cm2/ml
𝑏∗𝑆ℎ
A/face = 1.6 cm2/ml
Soit HA6 avec un espacement e =16 cm

Aretenu = 1.7 cm2/ml

-Pour le réseau supérieur : situé sur 0.45h=1.3 m au-dessus de la fibre inférieure :


τou τou 0.524 0.524
ρ'h= 0.3*(0.6+15*𝑓𝑐28) * ( 𝑓𝑒 ) = 0.3 ∗ (0.6 + 15 ∗ ) ∗ ( 500 ∗ 1.15) = 0.03%
25
γs
τou
Or ρh) min = max (0.5 * 𝑓𝑒 ; 0.8/𝑓𝑒) = 0.16% > ρ’h
γs

➔ ρ’h = 0.16%
A′h
ρ’h = d’où A’h /Sh = ρ’h * b = 0.16% * 20 = 3.2 cm2/ml
𝑏∗𝑆ℎ
A/face = 1.6 cm2/ml
Soit HA6 avec un espacement e =16 cm

Aretenu = 1.7 cm2/ml

En tenant compte des sections d’armatures calculées précédemment, nous pouvons retenir un
ferraillage de type treillis soudé qui satisfait la disposition d’armatures d’aciers de type HA :

ST25C chaque face ➔ Section d’armature longitudinale égale à 2.57 cm2/ml (Sens vertical)

➔ Section d’armature transversale égale à 2.57 cm2/ml (Sens horizontale)

61
❖ Ferraillage de la poutre voile :

Figure 79: Ferraillage de la poutre voile

62
Figure 80: Coupe sur poutre-voile

63
5.1.6. Calcul de ferraillage à l’aide du logiciel Arche –paroi fléchie :

Figure 81: Géométrie de la poutre voile

64
Figure 82: Ferraillage de la poutre voile

65
Figure 83: Note de calcul

66
5.2. Dimensionnement d’un voile périphérique en BA (paroi fléchie)
5.2.1. Introduction :
-L’infrastructure est la partie située en dessous du niveau du rez-de-chaussée, elle est
formée par un système de fondation, deux sous-sols et par un voile périphérique qui
entoure l’immeuble.
-Le voile périphérique est un panneau vertical en BA, son rôle est de soutenir l’action
des poussées de terres et transmettre les efforts verticaux de la superstructure aux
fondations.
-Le voile étudié est situé dans l’étage R-2, il est encastré dans sa base par une semelle
filante et simplement appuyé en tête. Les deux cotés latérales ne possèdent pas de
raidisseurs donc ils sont libres.

5.2.2. Caractéristiques du voile :

Figure 84: Emplacement du voile

67
Figure 85: Coupe transversale des sous-sols

Figure 86: Coupe longitudinale du voile

-hauteur du voile : H = 2.2m


- épaisseur du voile : ev = a = 0.25 m
-longueur du voile : L =5.6m
-béton : fc28 = 25 MPa
-acier : fe = 500MPa

5.2.3. Caractéristiques géotechniques du sol :


-l’angle de frottement : ϕ=30°
-la cohésion : C=0

68
-poids volumique des terres : 1.8 t/m3=0.018 MN/m2 (sol humide de type remblais)
(Suivant le rapport de sol)

5.2.4. Calcul des contraintes :

-l’effort ultime provenant de l’étage au-dessus :


Ces efforts sont pris du logiciel Arch.

G = 0.234 MN/ml
Q = 0.032 MN/ml
➔ P = 1.35g + 1.5q=1.35 * 0.234 + 1.5 * 0.032 = 0.364 MN/ml

-Vérification du voile vis-à-vis la compression (stabilité au flambement) :

Longueur de flambement : Lf =K*L


Avec K : coefficient de flambement (0.85 pour les voiles armés, non raidis
latéralement, encastré en pied avec un plancher en tête)

Tableau 2: Coefficient de flambement

Lf = 0.85 * 2.2 = 1.87m

√12 √12
Elancement : λ = * Lf = 0.25 * 1.87 =25.91
𝑎

0.65 0.65
Coefficient d’élancement : α = λ 2
= 25.91 2
= 0.56
1+0.2∗( ) 1+0.2∗( )
30 30

Section de béton réduite : Br =lw*(a-2cm) = 5.6- (0.25-0.02) = 1.29m

Br∗fc28 1.25∗25
Nu) lim = α * 0.9∗𝛾𝑏
= 0.56 ∗ 0.9∗1.5
= 13.38 MN/ml

D’où Nu = 0.364 MN/ml < Nu) lim = 13.38 MN/ml


➔ Le voile est stable vis-à-vis le flambement.

69
-calcul de l’action du sol :(suivant la méthode de Rankine) :

❖ Pour l’étage R-1 (H=3.47m) :

Terre

Figure 87: Coupe transversale du niveau R-1

𝜋 𝜑
On a Ka= tg2( 4 − 2 ) = 0.33

-Composante horizontale de la poussée de sol : Kah = Ka*cos (δ+ λ) = 0.33

-contrainte de la poussée de sol :

σt = Kah* γ*H=0.33*0.018*3.47= 2.06 10-2 MN/m² à ELS

σt = Kah* γ*H=1.35*2.06 10-2 = 2.078 10-2 MN/m² à ELU

-force de la poussée de sol :

F= (σt * H) * 0.5 = 2.06 10-2 *3.47 * 0.5= 3.57 10-2 MN à ELS

F= (σt * H) * 0.5 = 2.078 10-2 * 3.47 * 0.5= 3.61 10-2 MN à ELU

❖ Pour les deux étages R-2 et R-1 (H=2.2+3.47m=5.67m) :

70
𝜋 𝜑
On a Ka = tg2( 4 − 2 ) = 0.33

-Composante horizontale de la poussée de sol : Kah = Ka*cos (δ+ λ) = 0.33

-contrainte de la poussée de sol :

σt = Kah* γ*H = 0.33*0.018 * (2.2+3.47) =3.37 10-2 MN/m² à ELS

σt =1.35*3.37 10-2 = 4.55 10-2 MN/m² à ELU

-force de la poussée de sol :

F= (σt*H) * 0.5=3.37 10-2 * (2.2+3.47) * 0.5 = 9.55 10-2 MN à ELS

F= (σt*H) * 0.5= 4.55 10-2 * (2.2+3.47) * 0.5 = 12.90 10-2 MN à ELU

Au niveau du R-1 Au niveau du R-2


σt (MN/m²) F (MN) σt F (MN)
(MN/m²)
ELS 2.06 10-2 3.57 10-2 3.37 10-2 9.55 10-2
ELU 2.078 10-2 3.61 10-2 4.55 10-2 12.90 10-2

-résultante de la contrainte du sol :


3𝜎𝑚𝑎𝑥 +𝜎𝑚𝑖𝑛 3∗3.37 10−2 +2.06 10−2
𝜎= = = 3.04 10−2 MN/m² à ELS
4 4

3𝜎𝑚𝑎𝑥 +𝜎𝑚𝑖𝑛 3∗4.55 10−2 +2.078 10−2


𝜎= = = 3.93 10−2 MN/m² à ELU
4 4

Q= 𝜎*1ml = 3.04 10-2 MN/m (voile prolongé sans appui suivant y)

71
-Le voile étudié est encastré en pied par la semelle filante, simplement appuyé en tête
par le plancher. Ce panneau travaille sur un seul sens (suivant x) puisqu’il n’y a pas
des raidisseurs latéraux.

Figure 88: Dessin schématique des efforts sur le voile


On assimile ce voile à une poutre de longueur H=2.2m, hauteur e=0.25m, largueur de
1m. Elle est encastrée à gauche et simplement appuyé à droite.

Figure 89: Caractéristiques de la poutre

Les deux étages de sous-sol subissent un effort horizontal provenant de la poussée du


sol.

72
La charge du premier étage R-1 est de forme triangulaire et celle du deuxième étage R-
2 est trapézoïdal.

Figure 90: Les efforts sur la poutre

On a F2= 3.57 10-2 MN à ELS


(σ1−σ2)∗H
Et F1= (σ1*H) - ( ) =5.97 10-2 MN à ELS (charge trapézoïdale)
2

Avec

Figure 91: Les efforts appliqués sur le R-2

Calcul des moments fléchissant à ELU :

73
Figure 92: Section de la poutre

-À ELU :

Figure 93: Moment fléchissant enveloppe à ELU

-À ELS :

Figure 94: Moment fléchissant enveloppe à ELS

-moment en travée : Mtx = 0.018 MN.m

-moment sur appuis gauche : Ma1x =0.018 MN.m

- moment sur appuis droite : Ma2x =0.022 MN.m

Calcul de ferraillage :
Α = Lx/Ly= 2.2/5.6=0.39
74
Pour Fe500 : Ax) min =3*h*(3-α) =3*0.25*(3-0.39) = 1.96 cm2/m

-Ecartement maximal (suivant x) :


e = min (3h=75cm ; 33cm) =33cm

-calcul du ferraillage sur travée :


Fbu = (0.85*fc28) / 1.5= 14.17 MPa
Mtx
Μ = 𝑏∗𝑑2∗fbu

On a b =1 m; d = 0.25-0.04 = 0.21m
0.018
Μ = 0.21∗0.21∗14.17 = 0.0288 < 0.39 (Asc =0)

αu = 1.25 ∗ (1 − √1 − 2 ∗ μu ) = 0.0365

Le bras de levier :
Z= (1 - 0.4*αu )*d =0.207
Mu 0.018
Ast = = *104 =2 cm2/m > Ax) min = 1.96 cm2/m
Z×(fe /1.15) 0.207×(500/1.15)

➔ As) retenu =2 cm2/m


➔ La nappe inférieure, face intérieure du mûr, est un treillis soudé ST 25 :
s =2.57 cm2/m avec un espacement de 15cm

-calcul ferraillage sur appuis gauche :


0.018
μ = 0.21∗0.21∗14.17 =0.0288 < 0.39 (Asc =0)

αu = 1.25 ∗ (1 − √1 − 2 ∗ μu ) = 0.0365

Le bras de levier :
Z= (1 - 0.4*αu )*d =0.207
Mu 0.018
Ast = Z×(f ⇒ 0.207×(500/1.15) *104 =2 cm2/m > Ax) min = 1.96 cm2/m
e /1.15)

As) retenu =2 cm2/m

-calcul ferraillage sur appuis droite :


0.022
μ = 0.21∗0.21∗14.17 =0.0352 < 0.39 (Asc =0)

αu = 1.25 ∗ (1 − √1 − 2 ∗ μu ) = 0.0448

Le bras de levier :
Z= (1 - 0.4*αu )*d =0.206
Mu 0.022
Ast = Z×(f ⇒ 0.206×(500/1.15) *104 =2.46 cm2/m > Ax) min = 1.96 cm2/m
e /1.15)

75
As) retenu =2.46cm2/m
➔ La nappe supérieure, face extérieure du mûr, est un treillis soudé ST
25 : s =2.57 cm2/m avec un espacement de 15cm

❖ Plan de ferraillage :

Figure 95: Coupe du voile périphérique

76
5.3. Etude d’un poteau en BA :
5.4.1. Introduction :
Le poteau fait partie de la famille des éléments porteurs. Il reprend les actions de la
superstructure afin de les transmettre vers l’infrastructure du bâtiment.
Ces efforts verticaux sont de types ponctuels d’où le poteau est sollicité par un effort
normal de compression.
Dans ce qui suit, je m’intéresse à dimensionner manuellement un poteau localisé au
niveau du sous-sol R-1 ainsi que le calcul de son ferraillage.

Figure 96: Emplacement du poteau à étudier

5.4.2. Pré dimensionnement de la section du poteau :


Le dimensionnement se fait à ELU en respectant tous les conditions et les dispositions
constructives.
-L’effort total provenant de l’ensemble des charges des étages au-dessus appliqué au
pied du poteau étudié sont :
L’effort normal dû à la charge permanente : G =1680 KN
L’effort normal dû à la charge d’exploitation : Q =233 KN
(Ces valeurs sont données par le logiciel Arche)

➔ L’effort total à ELU : Nu =1.35*1680+1.5*233= 2617.5 KN

77
➔ L’effort total à ELS : Ns =1680+233= 1913 KN

-longueur du flambement Lf :
Lf dépend à la fois de la longueur du poteau et aussi de la nature de ses liaisons à
chaque extrémité.
La figure n° donne la longueur de flambement pour chaque type de liaison en fonction
de la longueur du poteau :

Figure 97: Longueur du flambement

K=1 : coefficient de flambement.


Lf = K*L0 = L0

-élancement :
On fixe une dimension du poteau : a = 30cm
λ : élancement du poteau déterminé par la formule suivante :
𝐿𝑓
λ= 𝑖
𝐼
Avec i : rayon de giration calculé par : i = √𝐵
Et I : l’inertie du poteau ; B : section du béton.
𝑎
Pour notre cas, on a i = 12

√12
λ= * Lf = 40.07 < 50
𝑎
λ
β = 1 + 0.2 * (35)2 = 1.26

-section réduite du béton :


On fait les calculs avec la section réduite au lieu de la section total du béton afin de
prendre en compte de la sensibilité aux défauts d’exécution.
Br = (a - 2cm) * (b - 2cm)

Pré dimensionnement :
fc28 = 25 MPa ; fe = 500 MPa

78
La section réduite doit vérifier la condition suivante :
𝐾∗𝑁𝑢∗𝛽 1∗2.6175∗1.26
Br > 𝑓𝑏𝑢 500 = 14.17 500 = 0.170 m2
+ 0.85∗ + 0.85∗
0.9 100∗𝛾𝑠 0.9 100∗1.15

𝐵𝑟
b = 𝑎−0.02 + 0.02 = 0.63 soit b = 0.7m

5.4.3. Calcul du ferraillage :


o Armatures longitudinales :
-à ELU :
λ = 40.07 < 50
Br = (0.3-0.02) * (0.7-0.02) = 0.19 m2

𝑓𝑏𝑢
𝐾∗𝑁𝑢∗𝛽−𝐵𝑟∗( )
0.9
A> 500 = 8.3cm2
0.85∗
𝛾𝑠

Armatures minimales :
0.2∗𝐵
Amin = max [4cm2 par mètre de périmètre (8 cm2) ; 100
(4.2 cm2)] = 8 cm2

5∗𝐵
Amax = 100 = 105 cm2
D’où A = 8.3 cm2
➔ Soit 10 HA12 (A=11.3 cm2)

-vérification à ELS :
L’effort total appliqué au poteau étudié (à ELS) :
G =1680 KN
Q =233 KN
➔ Ns =1680+233= 1913 KN
𝑁𝑠 1.913
σbc = 𝐵+15∗𝐴 = 0.21+15∗9.05∗10−4 = 8.56 𝑀𝑃𝑎

or σbc = 0.6 *fc28 = 15 MPa < σbc = 8.56 MPa

o Armatures transversales :
𝜙𝑙
Φt = et Φt < 12 mm
3
➔ Φt = 4 mm : soit des cadres de HA6

-enrobages :
C doit être supérieur à 1cm, au diamètre des aciers longitudinaux Φl et au diamètre
des granulats.

79
Figure 98: Enrobage
-espacement des armatures transversales en zone courante :
Soit a : la plus petite dimension transversale dans le plan de flambement.
St < min (40cm ; a+10 ; 15 𝜙𝑙 ) = min (40 ; 40 ; 18) = 18 cm
➔ St = 18cm

-espacement zone de recouvrement :


La longueur de recouvrement : Lr = 0.6 * Ls
Ou Ls est la longueur de scellement :
𝜙𝑙∗𝑓𝑒
Ls = 4∗𝜏𝑠

o Avec 𝜏𝑠 = 0.6 ∗ 𝜓𝑠 2 ∗ 𝑓𝑡28 = 0.6 ∗ 1.52 ∗ 2.1 = 2.835 𝑀𝑃𝑎


o 𝜓𝑠 = 1.5 Pour les aciers hauts adhérence.
0.012∗500
Ls = 4∗2.835
= 52.91 𝑐𝑚

Lr = 0.6 * Ls = 31.75 cm

➔ Lr = 32 cm

Figure 99: Espacement de la zone de recouvrement


80
Figure 100: Ferraillage du poteau

Figure 101: Ferraillage du poteau ([Link])

81
Figure 102: Les sections d'aciers longitudinaux

82
5.4. Etude d’une poutre continue :

5.4.1. Introduction :
-Les poutres sont des éléments en béton armé coulées sur place dont le rôle est
l’acheminement des charges et surcharges émanant des planchers aux éléments
verticaux (poteaux, voiles).
-La poutre continue se repose sur plusieurs appuis. Les appuis intermédiaires
contribuent à mieux répartir le moment fléchissant sur toute la poutre. Comme résultat,
les sollicitations sont plus faibles.
-La poutre A étudiée est localisée au niveau du plancher haut R-1. Elle est composée
par 2 travées soumise à des charges uniformément réparties provenant des réactions du
poids du plancher, son poids propre et trois charges concentrées sur la 2éme travée
provenant des voiles du RDC. Parmi les trois charges concentrées, il y a deux qui ont
la même abscisse.

Figure 103: Emplacement de la poutre étudiée

83
5.4.2. Pré dimensionnement de la poutre et évaluation des charges :
Schéma de calcul de la poutre :

Figure 104: Caractéristiques de la poutre étudiée

✓ Evaluation des charges sans poids propre :


On fixe d’abord une largeur de 50 cm pour toutes les travées.

Selon le règlement BAEL91, le pré dimensionnement de la section


de la poutre se fait en se basant sur les 2 critères suivants :

ℎ 1
 ≥ 16 : ce critère permet d’éviter la flèche excessive.
𝑙
 Et h ≥ √(0.8 ∗ 𝑀0𝑢 )/(𝑏 ∗ 0.92 ∗ 𝜇𝑙 ∗ 𝑓𝑏𝑢 ) :ce critère permet d’éviter les
aciers comprimés.
 0.3 × 0.9ℎ < b < 0.5 × 0.9ℎ

Avec 𝑀0𝑢 = Moment ultime maximal de la travée isostatique considérée.


μl = 0.37 (FeE500)

𝑓𝑏𝑢=22.66 MPa (𝑓𝑐𝑘 = 40 𝑀𝑃𝑎)

❖ Travée 1 :

Charge répartie :

g =24 KN et q=5 KN ==>𝑃𝑢1 = 1.35 ∗ 24 + 1.5 ∗ 5 = 39.9 𝐾𝑁/𝑚


84
==>𝑃𝑠1 = 24 + 5 = 29 𝐾𝑁/𝑚

𝑃𝑢1 ∗𝑙12 39.9∗5.1252


➔ 𝑀0𝑢1 = 8
= 8
= 131 KN. m

➔ Med1= 0.8*M0u1= 0.8*131 = 104.8 KN.m

𝑀𝑒𝑑 0.1048
➔ d ≥ √𝑏∗𝜇 ∗𝑓 = √0.5∗0.37∗22.66 = 0.15𝑚
𝑙 𝑏𝑢

h ≥ d/0.9=0.16m

➔ P1 (50*20)

- Travée 2 :

Charge répartie :

g =12 KN et q=2 KN ==>𝑃𝑢2 = 1.35 ∗ 12 + 1.5 ∗ 2 = 19.2 𝐾𝑁/m

==>𝑃𝑠2 = 12 + 2 = 14 𝐾𝑁/𝑚

Force concentrée : ces charges sont déterminées à partir du logiciel


arche :

G=1333 KN/m et Q=188 KN/m

 𝑃′𝑢1 = 1.35 ∗ 1333 + 1.5 ∗ 188 = 2081.55 𝐾𝑁/𝑚

 𝑃′𝑠1 = 1333 + 188 = 1521 𝐾𝑁/𝑚

G=137 KN/m et Q=24 KN/m

 𝑃′𝑢2 = 1.35 ∗ 137 + 1.5 ∗ 24 = 220.95 𝐾𝑁/𝑚

 𝑃′𝑠2 = 137 + 24 = 161 𝐾𝑁/𝑚

-moment maximal due aux charges concentrées :

• Si 0<x<0.47
𝑃𝑢2 ∗𝐿2 (𝐿2−𝑎1) (𝐿2−𝑎2) 𝑃𝑢2 ∗𝑥 2
Muo2= ( + 𝑃′ 𝑢1 ∗ + 𝑃′ 𝑢2 ∗ )∗𝑥 -
2 𝐿2 𝐿2 2

=> −19.2 𝑥 + 58.27 + 1920.38 + 138.69 = 0

𝑥 = 110.28 m

• Si 0.47<x<2.26m
𝑃𝑢2 ∗𝐿2 (𝐿2−𝑎1) (𝐿2−𝑎2) 𝑃𝑢2 ∗𝑥 2
Muo2= ( + 𝑃′ 𝑢1 ∗ + 𝑃′ 𝑢2 ∗ )∗𝑥 - - 𝑃′𝑢1 ∗ (𝑥 − 𝑎1)
2 𝐿2 𝐿2 2

85
𝑑𝑀𝑢𝑜2 𝑃𝑢2 ∗𝐿2 (𝐿2−𝑎1) (𝐿2−𝑎2)
=-Pu2*x + ( + 𝑃′ 𝑢1 ∗ + 𝑃′ 𝑢2 ∗ ) - 𝑃′𝑢1 =0
𝑑𝑥 2 𝐿2 𝐿2

=> −19.2 𝑥 + 58.27 + 1920.38 + 138.69 − 2081.55 = 0

𝑥 = 1.86 m

• Si 2.26<x<6.07m
𝑃𝑢2 ∗𝐿2 (𝐿2−𝑎1) (𝐿2−𝑎2) 𝑃𝑢2 ∗𝑥 2
Muo2= ( + 𝑃′ 𝑢1 ∗ + 𝑃′ 𝑢2 ∗ )∗𝑥 - - 𝑃′𝑢1 ∗ (𝑥 − 𝑎1) −
2 𝐿2 𝐿2 2
𝑃′𝑢2 ∗ (𝑥 − 𝑎2)

➔ X0=1.86 m

➔ Mmax = M(x0) = 1044.885 KN.m

➔ Med2 = 0.8* Mmax = 0.8*1044.885 = 835.908 KN.m

𝑀𝑒𝑑 0.835908
➔ d≥ √ =√ = 0.44𝑚
𝑏∗𝜇𝑙 ∗𝑓𝑏𝑢 0.5∗0.37∗22.66

➔ h>d/0.9=0.41/0.9=0.46m; on prend h=0.5m

➔ P2 (50*50)

✓ Evaluation des charges avec poids propre :

On a P1 (50*20) et P2 (50*50)

Tr 1 : PPpoutre = 0.5*0.2*25=2.5 KN/m


Tr 2 : PPpoutre = 0.5*0.5*25=6.25 KN/m

86
N° de la Travée Travée 2
travée 1

H (m) 0.2 0.5

B (m) 0.5 0.5

Poids propre 2.5 6.25


de la poutre
(KN/m)

Pu (KN/m) 43.28 27.64

Ps (KN/m) 31.5 20.25

Med (KN.m) 113.664 891.695

-Tr1 : Med=113.664 KN.m

𝑀𝑒𝑑 0.113664
➔ d ≥ √𝑏∗𝜇 ∗𝑓 = √0.5∗0.37∗26.66 = 0.15𝑚
𝑙 𝑐𝑑

➔ h>d/0.9=0.15/0.9=0.17m

On prend h=0.3m puisque l’épaisseur du plancher est 23cm. En


effet, il faut minimum un retombé de 5cm pour faciliter le coffrage
de la poutre.
➔ P1 (50*30)
-Tr2 : Med=891.695 KN.m

𝑀𝑒𝑑 0.891695
➔ d ≥ √𝑏∗𝜇 ∗𝑓 = √0.5∗0.37∗26.66 = 0.42𝑚
𝑙 𝑐𝑑

➔ h>d/0.9=0.42/0.9=0.47m

On prend h=0.5m

➔ P2 (50*50)

✓ Détermination des sollicitations :

-calcul du moment fléchissant :

- Choix de la méthode du calcul :


5
o On a q= 5KN/m ==> 5.125 = 1𝐾𝑁/𝑚2

87
2
Et q= 2KN/m ==> = 0.32𝐾𝑁/𝑚2
6.07

D’où q< 2g et q< 5 KN/m2 ==> vérifiée

o L’inertie est constante dans toutes les travées ==>n’est pas


vérifiée

o Fissuration peu préjudiciable (XC) ==> vérifiée


𝐿𝑖+1 6.07
o = 5.125 = 1.18 Appartient à l’intervalle
𝐿𝑖

Le rapport de portée successives est dans l’intervalle [0.8 ; 1.25] ==> vérifiée

La deuxième condition n‘est pas vérifiée, on ne peut pas


appliquer la méthode forfaitaire.

➔ Méthode de Caquot minorée.

-hypothèse :

• Le calcul des moments sur appuis dus aux charges permanentes se fait avec
g’=2/3 g

• Le calcul des moments en travées dus aux charges permanentes se fait avec g’= g

• L’=L pour les travées de rives

- Calcul des moments fléchissant sur appui :

Tr1 : L’1= L1=5.125m = lw

Tr2 : L’2= L2=6.07 m = le


𝐾𝑒 𝐾𝑒
Mirépartie = - [M’w * + M’e * (1 − )]
𝐷 𝐷

𝐼𝑒 𝐼𝑤 𝑃𝑒∗𝑙𝑒 2 𝑃𝑤∗𝑙𝑤 2
Avec Ke = ; Kw = 𝐿𝑤 ; M’e = ; M’w = ; D =Ke+Kw
𝐿𝑒 8.5 8.5

-considérant le cas de chargement : C.C

Calcul à ELU :

Appuis A et C : MuA =MuC =0 KN.m

Appui B :

Moment due à la charge répartie :


Tr 1 : PPpoutre=0.5*0.3*25= 3.75 KN/m
P’w=1.35*(g+PP) * (2/3) +1.5*q=1.35*(24+3.75) * (2/3) +1.5*5= 32.48 KN/m

88
Tr 2 : PPpoutre=0.5*0.5*25=6.25 KN/m
P’e=1.35*(6.25+12) * (2/3) +1.5*2=19.43 KN/m

Figure 105: Les charges réparties appliquées sur les deux travées

0.5∗0.33 0.5∗0.53
Iw = = 11.25 10-4 m4 ; Ie = = 52.08 10-4 m4
12 12

11.25 10−4 52.08 10−4


Kw = = 2.195 10-4 m3 ; Ke = = 8.58 10-4 m3
5.125 6.07

D= 2.195 10-4 + 8.58 10-4 = 10.78 10-4 m3


32.48∗5.1252
M’w = = 100.366 KN.m ; M’e = 84.223 KN.m
8.5

8.58 10−4 8.58 10−4


MuB (charge répartie) = - [100.366 * + 84.223 * (1 − )] = - 97.072 KN.m
10.78 10−4 10.78 10−4

Moment due à la charge concentrée :


P’w=0 KN
P’e=1.35*FG*(2/3)+1.5*FQ
P’e1=1.35*(2/3)*1333+1.5*188=1481.7 KN/m

P’e2=1.35*(2/3)*137+1.5*24=159.3 KN/m

89
Figure 106: Les charges concentrées appliquées sur les deux travées

1 𝑎𝑒1 𝑎𝑒1 𝑎𝑒1


ke1= 2.125 ∗ ∗ (1 − ) ∗ (2 − )
𝑙′ 𝑒 𝑙′ 𝑒 𝑙′ 𝑒

1 0.47 0.47 0.47


= ∗ 6.07 ∗ (1 − 6.07) ∗ (2 − 6.07) =0.065
2.125

1 𝑎𝑒2 𝑎𝑒2 𝑎𝑒2


ke2= 2.125 ∗ ∗ (1 − ) ∗ (2 − )
𝑙′ 𝑒 𝑙′ 𝑒 𝑙′ 𝑒

1 2.26 2.26 2.26


= ∗ ∗ (1 − 6.07) ∗ (2 − 6.07) =0.179
2.125 6.07

M’w= kw*Pw*l’w= 0 KN.m


M’e=Σ ke*Pe*l’e= (0.065*1481.7*6.07) + (0.179*159.3*6.07) =757.689 KN.m
On a D= 10.78 10-4 m3

MuB (charge concentrée) = -757.689 *[1- (8.58 10-4 /10.78 10-4)] = -154.351 KN.m
Mu) total = - 97.072 -154.351 = -251.423 KN.m

Calcul à ELS :

Ms (charge répartie) = -70.337 KN.m

Ms (charge concentrée) = -112.064 KN.m

Ms) total = -182.401 KN.m

90
e charge Cas de charge C.C C.D D.C

Mu (réparties)
- 97.072 -94.428 -78.612
(KN.m)
Mu (concentrée)
ELU -154.351 -123.717 -154.351
(KN.m)
Mu (total)
-251.423 -218.145 -232.963
(KN.m)
Ms (réparties)
-70.337 -68.570 -58.033
(KN.m)
Ms (concentrée)
ELS -112.064 -91.642 -112.064
(KN.m)
Ms (total)
-182.401 -160.212 -170.097
(KN.m)

Tableau 3: Tableau des moments fléchissant sur les appuis

- Calcul des moments fléchissant en travées :

𝑥 𝑥
Mt(x) = μ(x) + Mw (1- 𝐿 ) + Me ( 𝐿 )
𝑃𝑢∗𝑙 𝐹𝑖 (𝑙−𝑎 ) 𝑃𝑢 ∗ x2
Avec μ(x) = ( + )x– si x < a
2 𝑙 2
𝑃𝑢∗𝑙 𝐹𝑖 (𝑙−𝑎 ) 𝑃𝑢 ∗ x2
Et μ(x) = ( + )x– - Fi (x-a) si x > a
2 𝑙 2

-considérant le cas de chargement C.D (travée 1) :

Calcul à ELU : (pas de charge concentrée dans la travée 1)


𝑃𝑢1∗𝑙1 𝑃𝑢1 ∗ x2
μ(x) = ( 2
)x– 2
𝑥 𝑃𝑢1∗𝑙1 𝑃𝑢1 ∗ x2 𝑥
Mt1(x) = μ(x) + Me ( 𝐿 ) = ( )x– + Me ( 𝑙1 )
2 2
𝑑𝑀𝑡1 𝑙1 1
= + Mu2 ( 𝐿1∗𝑃𝑢1 ) – x =0
𝑑𝑥 2
𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑚𝑎𝑥𝑖𝑚𝑢𝑚:
5.125 218.145
𝑥= − 5.125∗44.963 = 1.62𝑚
2
44.963∗5.125 44.963 ∗ 1.622 1.62
Mt1 (x=1.62) = ( ) *1.62 – -218.145 ( ) = 58.697 KN.m
2 2 5.125
Calcul à ELS : (pas de charge concentrée dans la travée 1)
5.125 160.212
𝑥= − = 1.61𝑚
2 5.125∗32.75
Mt1 (x=1.61) = 42.339 KN.m

-considérant le cas de chargement D.C (travée 2) :

91
Calcul à ELU :

▪ Si x < a1 :
𝑃𝑢2∗𝑙2 𝐹𝑖 (𝑙−𝑎 ) 𝑃𝑢2 ∗ x2
μ(x) = ( + )x–
2 𝑙 2

𝑃𝑢2 ∗𝐿2 (𝐿2−𝑎1) (𝐿2−𝑎2) 𝑃𝑢2 ∗𝑥 2 𝑥


Mt2= ( + 𝑃′ 𝑢1 ∗ + 𝑃′ 𝑢2 ∗ )∗𝑥 - + Mw (1- 𝐿 )
2 𝐿2 𝐿2 2
𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑚𝑎𝑥𝑖𝑚𝑢𝑚:
𝑑𝑀𝑡2 𝑃𝑢2 ∗𝐿2 (𝐿2−𝑎1) (𝐿2−𝑎2) 𝑀𝑎2
= + 𝑃′ 𝑢1 ∗ + 𝑃′ 𝑢2 ∗ − 𝑃𝑢2 ∗ 𝑥 − =0
𝑑𝑥 2 𝐿2 𝐿2 𝐿2
27.638∗6.07 (6.07−0.47) (6.07−2.26) −232.963
+ 2081.55 ∗ + 220.95 ∗ − 27.638 ∗ 𝑥 − =0
2 6.07 6.07 6.07
𝑋 =78.92m > a2

▪ Si a1 < x < a2 :
𝑃𝑢2∗𝑙2 𝐹𝑖 (𝑙−𝑎 ) 𝑃𝑢2 ∗ x2
μ(x) = ( 2
+ 𝑙
)x– 2
- F1 (x-a1)

𝑃𝑢2 ∗𝐿2 (𝐿2−𝑎1) (𝐿2−𝑎2) 𝑃𝑢2 ∗𝑥 2 𝑥


Mt2 = ( + 𝑃′ 𝑢1 ∗ + 𝑃′ 𝑢2 ∗ )∗𝑥 - - F1 (x – a1) + Mw (1- 𝐿 )
2 𝐿2 𝐿2 2
𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑚𝑎𝑥𝑖𝑚𝑢𝑚:
𝑑𝑀𝑡2 𝑃𝑢2 ∗𝐿2 (𝐿2−𝑎1) (𝐿2−𝑎2) 𝑀𝑎2
= + 𝑃′ 𝑢1 ∗ + 𝑃′ 𝑢2 ∗ − 𝑃𝑢2 ∗ 𝑥 − F1 − =0
𝑑𝑥 2 𝐿2 𝐿2 𝐿2
27.638∗6.07 (6.07−0.47) (6.07−2.26)
+ 2081.55 ∗ + 220.95 ∗ − 27.638 ∗ 𝑥 − 2081.55 −
2 6.07 6.07
−232.963
=0
6.07
X= 3.59 m > a2

▪ Si x > a2 :
𝑃𝑢2∗𝑙2 𝐹𝑖 (𝑙−𝑎 ) 𝑃𝑢2 ∗ x2
μ (x) = ( + )x– - F1 (x-a1) - F2 (x-a2)
2 𝑙 2

𝑃𝑢2 ∗𝐿2 (𝐿2−𝑎1) (𝐿2−𝑎2) 𝑃𝑢2 ∗𝑥 2


Mt2= ( + 𝑃′ 𝑢1 ∗ + 𝑃′ 𝑢2 ∗ )∗𝑥 - - F1 (x-a1) - F2 (x-a2) +
2 𝐿2 𝐿2 2
𝑥
Mw (1- 𝐿 )
𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑚𝑎𝑥𝑖𝑚𝑢𝑚:
𝑑𝑀𝑡2 𝑃𝑢2 ∗𝐿2 (𝐿2−𝑎1) (𝐿2−𝑎2) 𝑀𝑎2
= + 𝑃′ 𝑢1 ∗ + 𝑃′ 𝑢2 ∗ − 𝑃𝑢2 ∗ 𝑥 − F1 − F2 − =0
𝑑𝑥 2 𝐿2 𝐿2 𝐿2
27.638∗6.07 (6.07−0.47) (6.07−2.26)
+ 2081.55 ∗ + 220.95 ∗ − 27.638 − 2081.55 −
2 6.07 6.07
−232.963
220.95 − =0
6.07
X = -4.4m < a1
➔ Mmax est au droit de la charge concentrée.
Calcul à ELS :
𝑃𝑢2∗𝑙2 𝐹𝑖 (𝑙−𝑎 ) 𝑃𝑢2 ∗ x2
μ(x) = ( + )x– - F1 (x-a1)
2 𝑙 2

92
𝑃𝑢2 ∗𝐿2 (𝐿2−𝑎1) (𝐿2−𝑎2) 𝑃𝑢2 ∗𝑥 2 𝑥
Mt2 = ( + 𝑃′ 𝑢1 ∗ + 𝑃′ 𝑢2 ∗ )∗𝑥 - - F1 (x – a1) + Mw (1- )
2 𝐿2 𝐿2 2 𝐿
𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑚𝑎𝑥𝑖𝑚𝑢𝑚:
𝑑𝑀𝑡2 𝑃𝑢2 ∗𝐿2 (𝐿2−𝑎1) (𝐿2−𝑎2) 𝑀𝑎2
= + 𝑃′ 𝑢1 ∗ + 𝑃′ 𝑢2 ∗ − 𝑃𝑢2 ∗ 𝑥 − F1 − =0
𝑑𝑥 2 𝐿2 𝐿2 𝐿2
20.25∗6.07 (6.07−0.47) (6.07−2.26) 170.097
+ 1521 ∗ + 161 ∗ − 20.25 ∗ 𝑥 − 1521— =0
2 6.07 6.07 6.07
X= 3.57m > a2

➔ Mmax est au droit de la charge concentrée.

✓ Détermination des efforts tranchants :


-sur appuis :
Calcul à ELU :
Pour l’appui A : on prend le cas de charge « C.D »
𝑀2 −𝑀1 𝑃𝑢1 ∗𝐿1 𝑀2 44.963∗5.125 −218.145
Ve1 = V0e + 𝐿1
= 2
+ 𝐿1
= 2
+ 5.125
= 68.870 KN

Pour l’appui B : on prend le cas de charge « C.C »


𝑀3 −𝑀2 𝑃𝑢2 ∗𝐿2 (𝐿2−𝑎1) (𝐿2−𝑎2) 𝑀2 27.638∗6.07
Ve2 = V0e + = + 𝑃′ 𝑢1 ∗ + 𝑃′ 𝑢2 ∗ − = +
𝐿2 2 𝐿2 𝐿2 𝐿2 2
(6.07−0.47) (6.07−2.26) 248.648
2081.55 ∗ + 220.95 ∗ + = 2183.91 KN
6.07 6.07 6.07
𝑀2 −𝑀1 𝑃𝑢1 ∗𝐿1 𝑀2 43.275∗5.125 248.648
Vw2 = V0w + = − + =− − = -159.41 KN
𝐿1 2 𝐿1 2 5.125

Pour l’appui C : on prend le cas de charge « D.C »


𝑀3 −𝑀2 𝑃𝑢2 ∗𝐿2 (𝐿2−𝑎1) (𝐿2−𝑎2) 𝑀2
Vw3 = V0w + =− − 𝑃′ 𝑢1 ∗ − 𝑃′ 𝑢2 ∗ −
𝐿2 2 𝐿2 𝐿2 2
27.638∗6.07 (0.47) (2.26) 230.194
=− − 2081.55 ∗ − 220.95 ∗ + = -289.4 KN
2 6.07 6.07 6.07

Tableau 4: Tableau des efforts tranchants sur les appuis

Appuis 1 Appuis 2 Appuis 3

Effort tranchant
Ve Vw Ve Vw
(KN)

ELU 68.870 -159.41 2183.91 -289.4

✓ Calcul des armatures :


La fissuration est peu préjudiciable, on va procéder par un dimensionnement de la
section à ELU puis une vérification à ELS.
Armatures longitudinales :
-travée 2 :
93
Vérification à ELU :
fbu= (0.85*fc28) /1.5= 22.66 MPa
d2= h *0.9= 0.5*0.9 =0.45 m
Mu2 926.58∗10−3
μ = 𝑏0∗𝑑2∗fbu = 0.5∗0.452∗22.66 = 0.403 > µl = 0.37 pour fe =500 MPa
➔Condition n’est pas vérifiée, il faut redimensionner la poutre.
α= 1.25*[ 1-(1 − 2 ∗ μ) 1/2] = 0.691
Z= d (1-0.4* μ) = 0.45*(1-0.4*0.691) = 0.351
Mu2 926.58∗10−3
Ast = 𝑧∗Fsu = 500 = 60.71 cm2
0.351∗( )
1.15

Condition de non fragilité :


0.23∗𝑏∗𝑑∗𝑓𝑡28 0.23∗0.5∗0.45∗3
Amin = = = 3.105 cm2 < Ast = 60.71 cm2
𝑓𝑒 500
Vérification à ELS :
La fissuration est peu préjudiciable, il suffit de vérifier que σ bc < σbc
𝑏 2
𝑦 + 15 𝐴𝑠𝑡 𝑦1 − 15 𝐴𝑠𝑡 𝑑
2 1
0.5 2
= 𝑦 + 15 ∗ 60.71 ∗ 10−4 𝑦1 − 15 ∗ 60.71 ∗ 10−4 ∗ 0.45
2 1

➔ 𝑦1 = 0.26𝑚

Moments d’inertie par rapport à l’axe neutre :


𝑏 ∗ 𝑦1 3
𝐼𝑆𝑅𝐻 = + 15 𝐴𝑠𝑡 (𝑑 − 𝑦1 )2
3
0.5 ∗ 0.263
= + 15 ∗ 60.71 ∗ 10−4 (0.45 − 0.26)2 = 62.17 10−4 𝑚4
3
𝑀𝑠𝑒𝑟 774.97∗10−3
σbc = 𝐼 ∗ 𝑦1 = 62.17 10−4
∗ 0.26 = 32.41 MPa > σbc = 0.6*40=24 MPa
𝑆𝑅𝐻

➔ N’est pas vérifiée, il faut augmenter la section du béton.

✓ Calcul des moments fléchissant après modification des sections :


On prend la section (90*80h) pour les deux travées.
Tr : PPpoutre= 0.8*0.9*25=18 KN/m

- Calcul des moments fléchissant sur appui :

94
Tableau 5: Tableau des moments fléchissant sur les appuis

de charge Cas de charge C.C C.D D.C

Mu (réparties)
- 134.591 -127.540 -123.982
(KN.m)
Mu (concentrée)
ELU -410.838 -329.3 -410.838
(KN.m)
Mu (total)
-545.429 -456.84 -534.82
(KN.m)
Mu (réparties)
-98.388 -93.688 -91.316
(KN.m)
Mu (concentrée)
ELS -298.283 -243.924 -298.283
(KN.m)
Mu (total)
-396.671 -337.612 -389.599
(KN.m)

- Calcul des moments fléchissant en travées :

Tableau 6: Tableau des moments fléchissant en travées

M (Travée 1) (KN.m) M (Travée 2) (KN.m)

ELU 30 635

ELS 25 465

✓ Détermination des efforts tranchants :


-sur appuis :
Calcul à ELU :
Pour l’appui A : on prend le cas de charge « C.D »
𝑀2 −𝑀1 𝑃𝑢1 ∗𝐿1 𝑀2 62.1∗5.125 −456.84
Ve1 = V0e + = + = + = 69.99 KN
𝐿1 2 𝐿1 2 5.125

Pour l’appui B : on prend le cas de charge « C.C »

95
𝑀3 −𝑀2 𝑃𝑢2 ∗𝐿2 (𝐿2−𝑎1) (𝐿2−𝑎2) 𝑀2 43.5∗6.07
Ve2 = V0e + = + 𝑃′ 𝑢1 ∗ + 𝑃′ 𝑢2 ∗ − = +
𝐿2 2 𝐿2 𝐿2 𝐿2 2
(6.07−0.47) (6.07−2.26) 545.429
2081.55 ∗ + 220.95 ∗ + = 2280.94 KN
6.07 6.07 6.07
𝑀2 −𝑀1 𝑃𝑢1 ∗𝐿1 𝑀2 62.1∗5.125 545.429
Vw2 = V0w + = − + =− − = -265.56 KN
𝐿1 2 𝐿1 2 5.125

Pour l’appui C : on prend le cas de charge « D.C »


𝑀3 −𝑀2 𝑃𝑢2 ∗𝐿2 (𝐿2−𝑎1) (𝐿2−𝑎2) 𝑀2
Vw3 = V0w + =− − 𝑃′ 𝑢1 ∗ − 𝑃′ 𝑢2 ∗ −
𝐿2 2 𝐿2 𝐿2 2
43.5∗6.07 (0.47) (2.26) 534.82
=− − 2081.55 ∗ − 220.95 ∗ + = -287.35 KN
2 6.07 6.07 6.07
Calcul à ELS :
Pour l’appui A : on prend le cas de charge « C.D »
𝑀2 −𝑀1 𝑃𝑢1 ∗𝐿1 𝑀2 47∗5.125 −337.612
Ve1 = V0e + = + = + = 54.56 KN
𝐿1 2 𝐿1 2 5.125

Pour l’appui B : on prend le cas de charge « C.C »


𝑀3 −𝑀2 𝑃𝑢2 ∗𝐿2 (𝐿2−𝑎1) (𝐿2−𝑎2) 𝑀2 32∗6.07
Ve2 = V0e + = + 𝑃′ 𝑢1 ∗ + 𝑃′ 𝑢2 ∗ − = +
𝐿2 2 𝐿2 𝐿2 𝐿2 2
(6.07−0.47) (6.07−2.26) 396.671
1521 ∗ 6.07
+ 161 ∗ 6.07
+ 6.07
= 1666.75 KN
𝑀2 −𝑀1 𝑃𝑢1 ∗𝐿1 𝑀2 47∗5.125 396.671
Vw2 = V0w + = − + =− − = -197.84 KN
𝐿1 2 𝐿1 2 5.125

Pour l’appui C : on prend le cas de charge « D.C »


𝑀3 −𝑀2 𝑃𝑢2 ∗𝐿2 (𝐿2−𝑎1) (𝐿2−𝑎2) 𝑀2
Vw3 = V0w + =− − 𝑃′ 𝑢1 ∗ − 𝑃′ 𝑢2 ∗ −
𝐿2 2 𝐿2 𝐿2 2
32∗6.07 (0.47) (2.26) 389.599
=− − 1521 ∗ − 161 ∗ + = -210.65 KN
2 6.07 6.07 6.07

-En travée :

𝐿 𝐹∗(𝐿−𝑎 ) 𝑀𝑒 −𝑀𝑤
V(x) = P ( 2 – x) + ( 𝐿
)+ 𝐿
pour x < a
𝐿 𝐹∗ 𝑎 𝑀𝑒 −𝑀𝑤
V(x) = P ( 2 – x) - ( )+ pour x > a
𝐿 𝐿

Calcul à ELU :
Pour la travée 2 :
A gauche de la force (0 < x < 0.47) :
𝐿 𝐹∗(𝐿−𝑎 ) 𝑀𝑒 −𝑀𝑤 6.07 2081.55∗(6.07−0.47)
V(x) = Pu2 ( 2 – x) + ( ) + = 43.5* ( – x) + ( )+
𝐿 𝐿 2 6.07
220.95∗(6.07−2.26 ) −2102.97 −2280.94
( ) +
6.07 6.07
V (x = 0.47) = 1448.413 KN
A droite de la force :
0.47 < x < 2.26 :
𝐿 𝐹∗ 𝑎 𝑀𝑒 −𝑀𝑤 6.07 2081.55∗ 0.47
V(x) = Pu2 ( – x) - ( )+ = 43.5* ( – x) - ( )+
2 𝐿 𝐿 2 6.07
−2102.97 −2280.94
6.07

96
V (x = 0.47) = -771.823 KN
X< 2.26 :
𝐿 𝐹∗ 𝑎 𝑀𝑒 −𝑀𝑤 6.07 2081.55∗ 0.47 220.95∗ 2.26
V(x) = Pu2 ( 2 – x) - ( 𝐿
)+ 𝐿
= 43.5* ( 2
– x) - ( 6.07
)-( 6.07
)
−2102.97 −2280.94
+ 6.07
V (x = 2.26) = -931.952 KN

Figure 107: Moment fléchissant enveloppe à ELU

Figure 108: Efforts tranchant enveloppe à ELU

✓ Calcul des armatures :


La fissuration est peu préjudiciable, on va procéder par un dimensionnement de la
section à ELU puis une vérification à ELS.

Armatures longitudinales :
-travée 1 :
Vérification à ELU :
fbu= (0.85*fc28) /1.5= 22.66 MPa
d2= h *0.9= 0.8*0.9 =0.72 m
Mu2 30∗10−3
μ = 𝑏0∗𝑑2∗fbu = 0.9∗0.722∗22.66 = 0.003 < µl = 0.37 pour fe =500 MPa
➔ Pas d’armatures comprimés (Asc = 0)
α= 1.25*[ 1-(1 − 2 ∗ μ) 1/2] = 0.004
Z= d (1-0.4* μ) = 0.72 * (1- 0.4 * 0.004) = 0.72

97
Mu2 30∗10−3
Ast = = 500 = 0.96cm2
𝑧∗Fsu 0.72∗( )
1.15

Condition de non fragilité :


0.23∗𝑏∗𝑑∗𝑓𝑡28 0.23∗0.9∗0.72∗3
Amin = = = 8.94 cm2 > Ast = 0.96 cm2
𝑓𝑒 500
➔ Ast = Amin = 8.94 cm2
➔ Choix : 9 HA8 + 9HA8 (9.04 cm2)

Vérification à ELS :
La fissuration est peu préjudiciable, il suffit de vérifier que σ bc < σbc
𝑏 2
𝑦 + 15 𝐴𝑠𝑡 𝑦1 − 15 𝐴𝑠𝑡 𝑑
2 1
0.9 2
= 𝑦 + 15 ∗ 9.04 ∗ 10−4 𝑦1 − 15 ∗ 9.04 ∗ 10−4 ∗ 0.72
2 1

➔ 𝑦1 = 0.18 𝑚

Moments d’inertie par rapport à l’axe neutre :


𝑏 ∗ 𝑦1 3
𝐼𝑆𝑅𝐻 = + 15 𝐴𝑠𝑡 (𝑑 − 𝑦1 )2
3
0.9 ∗ 0.183
= + 15 ∗ 9.04 ∗ 10−4 (0.72 − 0.18)2 = 57.04 10−4 𝑚4
3
𝑀𝑠𝑒𝑟 25∗10−3
σbc = 𝐼 ∗ 𝑦1 = 57.04 10−4 ∗ 0.18 = 0.79 MPa < σbc = 0.6*40 = 24 MPa
𝑆𝑅𝐻
➔ Condition vérifiée.

-travée 2 :
Vérification à ELU :
fbu= (0.85*fc28) /1.5= 22.66 MPa
d2= h *0.9= 0.8*0.9 =0.72 m
Mu2 635∗10−3
μ= = = 0.06 < µl = 0.37 pour fe =500 MPa
𝑏0∗𝑑2∗fbu 0.9∗0.722∗22.66
➔ Pas d’armatures comprimés (Asc = 0)

α= 1.25*[ 1-(1 − 2 ∗ μ) 1/2] = 0.08

Z= d (1-0.4 * μ) = 0.72 * (1- 0.4 * 0.08) = 0.7


Mu2 635∗10−3
Ast = 𝑧∗Fsu = 500 = 20.86 cm2
0.7∗( )
1.15

Condition de non fragilité :


0.23∗𝑏∗𝑑∗𝑓𝑡28 0.23∗0.9∗0.72∗3
Amin = = = 8.94 cm2 < Ast = 20.86 cm2
𝑓𝑒 500
Choix : 9HA14 + 9HA10 (20.92 cm2)

Vérification à ELS :

98
La fissuration est peu préjudiciable, il suffit de vérifier que σbc < σbc
𝑏 2
𝑦 + 15 𝐴𝑠𝑡 𝑦1 − 15 𝐴𝑠𝑡 𝑑
2 1
0.9 2
= 𝑦 + 15 ∗ 20.92 ∗ 10−4 𝑦1 − 15 ∗ 20.92 ∗ 10−4 ∗ 0.72
2 1

➔ 𝑦1 = 0.19𝑚

Moments d’inertie par rapport à l’axe neutre :


𝑏 ∗ 𝑦1 3
𝐼𝑆𝑅𝐻 = + 15 𝐴𝑠𝑡 (𝑑 − 𝑦1 )2
3
0.9 ∗ 0.193
= + 15 ∗ 20.92 ∗ 10−4 (0.72 − 0.19)2 = 108.72 10−4 𝑚4
3
𝑀𝑠𝑒𝑟 465∗10−3
σbc = 𝐼 ∗ 𝑦1 = 108.72 10−4 ∗ 0.19 = 8.13 𝑐𝑚2 < σbc = 0.6*40=24 MPa
𝑆𝑅𝐻
➔ Condition vérifiée.

Armatures transversales :
-vérification du béton vis-à-vis l’effort tranchant :
Il faut vérifier la contrainte tangentielle :
𝑉𝑢𝑚𝑎𝑥
τu = < τu)min
𝑏∗𝑑
Avec
𝑓𝑐28
o La contrainte limite : τu) min = min {0.2 * ; 5 MPa} = 5 MPa suivant le
𝛾𝑏
tableau d’au-dessous :

Tableau 7: Contrainte tangentielle limite

o L’effort tranchant maximal : Vumax = 2280.94 KN

2280.94∗ 10−3
τu = = 3.52 MPa < τu) min = 5 MPa
0.72∗0.9

-diamètre minimal des aciers transversaux :


ℎ 𝑏
Φt < min {Φl) min ; 35 ; 10 } = min {10mm ; 22.86mm ; 90mm} =10 mm

Soit 1 cadre Φ6mm + 7 étriers


𝜋∗Φ2
At = 16* = 4.48 cm2
4

99
Espacement maximal :
On est dans le cas d’une flexion simple sans reprise de bétonnage : K=1
5∗ℎ
𝐴𝑡 0.9∗1.15∗(3.52∗(1− )− 0.3∗1∗3)
3∗𝑙
> = 42.48cm2/m
𝑆𝑡 0.9∗500

τu
𝐴𝑡 sup(0.4 ; )∗b
2
Or ( )min > = 7.2 cm2/m
𝑆𝑡 𝑓𝑒

𝐴
St = 7.2𝑡 = 62 cm
St) max < min {0.9*d; 40cm} =min {64.8cm; 40cm; 62cm} = 40cm
➔ Soit l’espacement maximal St) max = 40cm

𝑡 𝐴
St = 42.48 = 10.5 𝑐𝑚

Figure 109: Ferraillage de la 1ére travée

100
Figure 110: Section géométrique de la poutre étudiée

Figure 111: Les sections d'aciers

101
Figure 112: Ferraillage de la 2éme travée

102
Figure 113: Ferraillage de la 2éme travée

103
Chapitre 6 : dimensionnement des éléments de la fondation :

6.1. Dimensionnement de la semelle filante :


6.1.1. Introduction :
La semelle filante fait partie du système de fondation superficielle. Elle supporte des
charges linéaires provenant des murs porteurs. Un des avantages les plus importants de
ce type de semelle est qu’elle est mieux adaptée à des sols moins homogènes.
En effet, elle présente une surface de contacte importante qui diminue le risque de
tassement différentiel.

6.1.2. Caractéristique de la semelle filante :

Figure 114: Emplacement de la semelle filante à étudier

La semelle filante étudiée supporte des charges centrées et linéaires (effort normal)
provenant du voile de l’étage R-2 (du voile périphérique étudié dans le chapitre 5) et
un moment de flexion due aux efforts de la poussée de terre (étudié en page 64 de la
paragraphe 5.2).

104
Figure 115: Les efforts appliqués sur la semelle

-Caractéristique des matériaux :

Béton : fc28 = 25 MPa

Acier : Fe 500

Fissuration préjudiciable.

-Caractéristique du sol :
Sol humide : σadm= 1 MPa à ELS

6.1.3. Calcul de la section de la semelle :


-Les charges appliquées à la semelle filante :

A ELU :

Pu= 0.390 MN/ml

Mu=0.018 MN.m
A ELS :
Pser = 0.285 MN/ml
Mser = 0.013 MN.m
-Condition de portance :
𝑃𝑠𝑒𝑟
σv,d= 𝑏′ −2𝑒 ≤ σr,d = σadm= 1MPa

105
Mu 0.018
or e = = = 0.046𝑚
Pu 0.39
𝑃𝑠𝑒𝑟+(2∗𝑒∗σadm)
➔ b’ ≥ = 0.377𝑚
σadm
Pour la réalisation des fouilles en rigoles, les entreprises utilisent généralement des
machines avec des godets de 50cm voir 60 cm de large minimal.
Je retiendrai donc dans la suite du calcul une largeur de semelle de 60cm
➔ On prend b’=0.6m

-condition de rigidité :
𝑏′ − 𝑏
≤ 𝑑 ≤ 𝑏′ − 𝑏
4
0.6 − 0.25
≤ 𝑑 ≤ 0.6 − 0.25
4
➔ 0.0875 ≤ d ≤ 0.35
➔ On prend d= 0.2m ; h=0.2+0.05=0.25m

-Vérification de la portance :

𝑃𝑠𝑒𝑟+𝛾𝑏∗𝑏′ ∗ℎ 0.285+0.025∗0.6∗0.25
= = 0.6 MPa < σadm= 1MPa
𝑏′ −2∗𝑒 0.6−2∗0.046
➔ Condition est vérifiée.

On prend la section de la semelle S (b’*h) =S (0.6*0.25)

6.1.4. Calcul du ferraillage (suivant la méthode des moments) :

-Calcul des armatures inférieurs (on a une charge excentrée : méthode des moments)
𝑏′
2e < > +0.35 b ?
2
0.092 < 0.388
𝑃𝑢+1.35 𝐺0 𝑏′ 0.39+1.35 (0.025∗0.6∗0.25) 0.6
➔ Mus1= ∗ (( 2 ) − 0.35𝑏)2 = ∗ (( 2 ) − 0.35 ∗
2∗(𝑏′ −2𝑒) 2∗(0.6−2∗0.046)
0.25)2
➔ Mus1=17.55 10-3 MN.m

Pour le calcul des armatures, on assimile la semelle à une poutre de largeur b 0= 1m et


d’hauteur h=0.25m.

On a d = h-c = 0.25-0.04 = 0.21m

fbu = (0.85*fc28) / 1.5= 14.17 MPa


Mus1 0.01755
μ= 𝑏0∗𝑑2∗fbu = 0.21∗0.21∗14.17 = 0.028 𝑀𝑃𝑎

Z= d (1-0.6* μ) = 0.21*(1-0.6*0.028) = 0.206m

106
M 0.01755
Ast = Z×(f us1 ⇒ 0.206×(500/1.15) *104= 1.96 cm2/m
/1.15)
e

Or la fissuration est préjudiciable donc il faut majorer la section d’armatures de 10%.

FP : A= 1.1*Ast =1.1*1.96 = 2.16 cm2/m ; soit 2HA12 =2.26 cm2/m

Espacement des barres :

𝑏′ −𝑒−𝜙 60−4−1.2
S t= = = 54.8 𝑐𝑚
𝑛−1 2−1

Avec n : nombre des de barres

E : enrobage

-arrêt des barres :

Pour déterminer la longueur des barres et leurs modes d’ancrages, on calcul la


longueur de scellement :
𝜙𝑙∗𝑓𝑒
Ls = 4∗𝜏𝑠

Avec 𝜏𝑠 = 0.6 ∗ 𝜓𝑠 2 ∗ 𝑓𝑡28 = 0.6 ∗ 1.52 ∗ 2.1 = 2.835 𝑀𝑃𝑎

𝜓𝑠 = 1.5 Pour les aciers hauts adhérence.

-si ls > B/4 : toutes les barres doivent être prolongées jusqu’aux extrémités de la
semelle et comporter des ancrages courbes.

- si ls < B/8 : les barres ne comportent pas des crochets et on peut arrêter une barre sur
deux à 0.71b ou alterner des barres de 0.86b.

-si B/8< ls < B/4 : ancrage droit.


0.012∗500
Or ls = = 52.91 𝑐𝑚
4∗2.835

Ls = 52.91cm > B/4 =15 cm

➔ Toutes les barres doivent être prolongées jusqu’aux extrémités de la semelle et


comporter des ancrages courbes.

-armatures de montage :

La hauteur de la semelle est de 0.6 donc il faut ajouter des armatures


supérieures pour s’opposer à l’éventuelle apparition de fissurations
autour du poteau. Pour cela, on opte à une nappe d’acier de montage
HA10 de même répartition que le ferraillage adopté dans la partie
inférieur de la semelle.

107
6.1.5. Calcul ferraillage avec arch. Semelle :

Figure 116: Ferraillage de la semelle filante

Figure 117: Détails ferraillage de la semelle filante

108
6.2. Dimensionnement de la semelle isolée :
6.2.1. Introduction :
La semelle isolée est une fondation superficielle qui est utilisée pour supporter des
charges ponctuelles provenant des poteaux. En effet, elle transmet ces charges vers le
sol qui doit être de bonne qualité pour éviter les tassements différentiels.

Figure 118: Emplacement de la semelle isolée

6.2.2. Caractéristique de la semelle isolée et les hypothèses de calcul :


On désigne par :
a, b : les dimensions de la section du poteau étudié dans le chapitre 5 (30*70)
A, B : les dimensions de la semelle
h : hauteur de la semelle

-hypothèses de calcul :
o Fissuration préjudiciable
o Sol humide : σadm= 1 MPa = 1000 KPa à ELS
o Masse volumique du béton : γb = 25 KN/m3
o Béton : fc28 = 25 MPa
o Acier : Fe 500 MPa
Suivant l’étude géotechnique, le bon sol se trouve à -1.5m du terrain naturel.
Les fondations du bâtiment sont donc ancrées dans le bon sol ➔pas besoin de gros
béton de rattrapage de niveau.

109
6.2.3. Calcul de la section de la semelle isolée :
Afin de dimensionner correctement la semelle isolée, il faut prendre en compte la
force appliquée par le poteau et la résistance du sol.

- les charges appliquées sur la semelle :


L’effort normal dû aux charges permanentes : Ng =1749 KN
L’effort normal dû aux charges d’exploitations : Nq = 275 KN
➔ Nu = 1.35* Ng +1.5* Nq = 2773.65 KN
➔ Ns = Ng + Nq = 2024 KN

-condition de portance :
𝑁𝑠𝑒𝑟
σv,d = ≤ σr,d = σadm= 1000KPa
𝐴∗𝐵

A 𝑎 𝐵∗𝑎
➔ Or = = 0.43 ==> A =
B 𝑏 𝑏

𝑁𝑠𝑒𝑟∗𝑏
➔ B ≥ √a∗σadm = 2.17𝑚
➔ On prend B =2.2m
D’où A = 0.94m ==> soit A = 0.95m

-condition de rigidité :
Les hauteurs utiles :
𝐵−𝑏
≤ 𝑑(𝑏) ≤ 𝐵 − 𝑏
4
2.2 − 0.7
≤ 𝑑 ≤ 2.2 − 0.7
4
➔ 0.38 ≤ db ≤ 1.5

𝐴−𝑎
≤ 𝑑(𝑎) ≤ 𝐴 − 𝑎
4
0.95 − 0.3
≤ 𝑑 ≤ 0.95 − 0.3
4
➔ 0.16 ≤ da ≤ 0.65
➔ On prend d= min (da ; db) = 0.38m ==> h=0.38+0.05=0.43m
➔ Soit h= 0.45m

-Vérification de la portance (contrainte appliquée sur le sol) :


𝑁𝑠𝑒𝑟+𝛾𝑏∗𝐵∗𝐴∗ℎ 2024+25∗2.2∗0.45∗0.95
= = 979.67 KPa < σadm= 1000KPa
𝐴∗𝐵 0.95∗2.2
➔ Condition vérifiée.

D’où la section de la semelle S (A*B*h) = S (0.95*2.2*0.45)

110
6.2.4. Calcul du ferraillage (suivant la méthode des bielles) :

-pour les armatures parallèles au côté A :


𝑁𝑢∗( 𝐴−𝑎 ) (2773.65+1.35∗25∗2.2∗0.95∗0.45)∗( 0.95−0.3 )
As = = 500∗1000 *10-4 = 32.77 cm2
8∗𝑑𝑎∗𝑓𝑠𝑢 8∗0.16∗( )
1.15
➔ As * 10% = 36.04 cm2
➔ Choix : 12 HA20 ==> A = 37.7 cm2

Espacement des barres :


0.95−2∗(0.04 +3∗0.1 )
St = = 2.45 cm
11

-pour les armatures parallèles au côté B :


𝑁𝑢∗( 𝐵−𝑏 ) (2773.65+1.35∗25∗2.2∗0.95∗0.45)∗( 2.2−0.7 )
As = = 500∗1000 *10-4 = 30.25 cm2
8∗𝑑𝑏∗𝑓𝑠𝑢 8∗0.38∗( )
1.15
➔ As * 10% = 35.02 cm2
➔ Choix : 12 HA20 ==> A = 37.7 cm2

-Espacement des barres :


2.2−2∗(0.04 +3∗0.1 )
St = = 13.82 cm
11

-arrêt des barres :

Pour déterminer la longueur des barres et leurs modes d’ancrages, on calcul la


longueur de scellement :
𝜙𝑙∗𝑓𝑒
Ls =
4∗𝜏𝑠

Avec 𝜏𝑠 = 0.6 ∗ 𝜓𝑠 2 ∗ 𝑓𝑡28 = 0.6 ∗ 1.52 ∗ 2.1 = 2.835 𝑀𝑃𝑎

𝜓𝑠 = 1.5 Pour les aciers hauts adhérence.

-si ls > B/4 : toutes les barres doivent être prolongées jusqu’aux extrémités de la
semelle et comporter des ancrages courbes.

- si ls < B/8 : les barres ne comportent pas des crochets et on peut arrêter une barre sur
deux à 0.71b ou alterner des barres de 0.86b.

-si B/8< ls < B/4 : ancrage droit.


0.02∗500
Or ls = = 88.18 𝑐𝑚
4∗2.835

Ls = 88.18cm > B/4 =55 cm

➔ Toutes les barres doivent être prolongées jusqu’aux extrémités de la semelle et


comporter des ancrages courbes.

111
-armatures de montage :

La hauteur de la semelle est de 0.45 < 0.5


➔ Pas besoin d’ajouter des armatures supérieures pour s’opposer à
l’éventuelle apparition de fissurations autour du poteau.

Figure 119: Ferraillage de la semelle isolée

Figure 120: Sections des barres utilisées pour le ferraillage de la semelle

112
Figure 121: Sections géométriques du poteau et de la semelle

Figure 122: Ferraillage semelle ([Link])


113
Chapitre 7 : Dimensionnement d’un mur de soutènement :

[Link] :

Il existe plusieurs types de mur de soutènement (mur en BA, en béton préfabriqué, en


pierre…), son rôle est de retenir les terres présentées à côté du mur. En effet, il est
soumis à des charges horizontales dues à la poussée des terres, la poussée
hydrostatique, les surcharges d’exploitation et des chocs éventuels.

[Link] du mur de soutènement :

Vu qu’il va y avoir un décapage de sol de la zone où se trouve le mur afin de placer un


drainage périphérique, la terre va être de nature : remblai.
Le système de drainage au niveau des fondations permet d’évacuer les eaux et ainsi
éviter tout dégât pouvant ruiner l’ouvrage. En effet, la présence d’une quantité
importante d’eau modifie les caractéristiques des sols ce qui compromet la stabilité et
l’équilibre du mur. Ainsi le mur va former un barrage à la circulation des eaux.

Figure 123: Dessin schématique d'un mur de soutènement

7.3.Règle de conception :

Pour le calcul, je vais me baser sur les normes de géotechnique (fascicule 62 et DTU
13.2). Le principe de la méthode de conception consiste à vérifier que les effets des
actions restent toujours inférieurs à la résistance.
D’où il faut vérifier ces trois critères :
-Le renversement : il faut calculer la stabilité à la rotation afin d’empêcher que le mur
se renverse sous la poussée des forces.
-Le glissement : il faut calculer la stabilité à la translation afin d’empêcher que le mur
glisse sous la poussée des forces.
-Stabilité du sol d’assise : vérifier la stabilité du sol sous la semelle.
114
Figure 124: Les actions exercés sur le mur de soutènement

[Link]éristique mécanique du sol soutenu par le mur :

-poids spécifiques des terres (remblai) : 𝛾𝑠 = 1800 daN/m3


-angle de frottement interne du remblai : ϕ=30°

-poids spécifiques du béton : 𝛾𝑏 = 2500 daN/m3

-contrainte admissible du sol de fondation : 0.14 MPa à ELU (prise du rapport de sol)

-une charge appliquée sur la surface du sol : 250 daN/m3

-cohésion de sol : C=0

• Hypothèses :

-enrobage : 4.5cm

-Fissuration préjudiciable (sol moyennement agressif)

-On néglige le frottement du sol contre la paroi interne de l’écran sous l’effet du
tassement (δ=0)

Tableau 8: Définition des paramètres utilisées dans le calcul

γ= 1800 daN/m3 Poids des terres (Remblais)


φ= 30 ° Angle de frottement interne (Remblais)
φ' = 30 ° Angle de frottement interne (Sol d'assise)
σadm = 2 bar Contrainte admissible (Sol d'assise)
β= 0 ° Angle talus
λ= 0 ° Angle écran
δ= 0 ° Angle de frottement sol/écran (écran
lisse)
c= 0 Cohésion de sol

115
[Link]é dimensionnement :

Figure 125: Pré dimensionnement de la section géométrique du mur de soutènement

-garde au gel : l’ouvrage est situé dans la zone1qui est caractérisé par un gel faible.
En prenant compte de la condition d’hors gel, la partie enterrée va être d’épaisseur
50cm.
-Hauteur de la partie visible du mur : 1.7m
-Hauteur total du mur : H=1.7+0.5=2.2m
-Patin :( entre h/8 à h/5) :0.35m
-Epaisseur du mur : de h/12 à 0.3m=0.18m
-Largeur de la semelle : h/12=0.18m
-Largeur de la semelle : 0.2+0.45*H=1.19m
➔ Talon : l=0.66m
On prend la largeur du patin égale à 0.7m d’où la largeur de la semelle devient égale à
1.23m

(Pour un sol de qualité moyenne, la largeur de la semelle varie entre 0.45H à 0.6H).

116
Figure 126: Les sections géométriques

H= 2,02 m q= 250 daN/m2

em = 0,18 m ep = 0,35 m

es = 0,18 m et = 0.7 m

L= 1,23 m

[Link] de la stabilité externe :

7.6.1. Calcul des moments de renversement (sollicitations


horizontales de poussée) :
-coefficient de poussée :
β =0 ; β =δ=0(mur lisse) ; φ =30° ; λ =0.
𝜋 𝜑
A partir du tableau de Caquot Kerisel : Ka= tg2( − ) = 0.33
4 2
-Composante vertical de la poussée de sol : Kav =0 (Kav= Ka*sin (δ+ λ))
-Composante horizontale de la poussée de sol : Kah = Ka*cos (δ+ λ) = 0.33

117
Figure 127: Les efforts appliqués sur le mur de soutènement

-La distribution de la pression du sol est de forme triangulaire. En effet, la poussée des
terres varie linéairement de 0 en surface du terre-plein à une valeur maximale à 2.2m
plus bas égale à :

σt = Kah* γ*H=0.33*1800*2.2=1320 daN/m²

-La poussée des charges q est constante sur toute la hauteur de l’écran du mur :
Q=250 daN/m3
Kaq = Ka/cos (λ- β) = 0.33
σq = Kaq *q=0.33*250=83 daN/m²

-Force de poussée de terre sur le mur :


Ces forces s’appellent « force moteur ». Ils vont conduire à déstabiliser le mur.
F5= (σt*H) * 0.5=1320*2.2 * 0.5= 1452 daN
F6= σq * H=83 * 2.2=183 daN

118
Figure 128: Les forces moteurs

-Côte :

Pour les charges de la terre (charge triangulaire): x5= (1/3)*H=2.2/3=0.73m

Pour les charges d’exploitation (charge répartie) : x6=h/2=2.2/2=1.1m

-Moment de renversement :(due aux charges horizontales)

Le calcul des moments des efforts de poussée est par rapport à un point fixe A.

Moment due à la poussée de terre :

M5/A= F5* x5=1452*0.73=1065 daN.m

M6/A= F6* x6=183*1.1=202 daN.

7.6.2. Calculs des moments stabilisateurs (sollicitations verticales


de poids) :

-les forces stabilisatrices :


Ces forces vont garantir la stabilité du mur.
En effet, ils présentent les charges verticales provenant des poids propres des terres et
de l’ensemble mur-semelle.

119
Figure 129: Les forces stabilisatrices

- les moments stabilisateurs :

✓ Force F1 : Lsemelle =1.23 m ; hsemelle=0.18m ; γbéton =2500 daN/m3 ; dis/A


= L/2 = 0.6m
P1= L*h* γbéton=1.23*0.18*25=554 daN
M1/A= P1* dis/A =536*0.6=340 daN.m

✓ Force F2 : Hura=2.02m ; em=0.18m ; γbéton =2500 daN/m3 ;


Dis/A= ep + (em/2) = 0.44m
P2= Hmur * em * γbéton=2.02*0.18*2500=909 daN
M2/A= P2* dis/A=909*0.44= 400 daN.m

✓ Force F3 (poids de sol coté amont) : Hmur=2.02m ; Ltalon=0.7 m ;


γremblais =1800 daN/m3 ; dis/A=ep+ em + (et/2) = 0.88m
P3= Ltalon * Hmur * γremblais =2.02*0.7*1800=2545 daN
M3/A= P3* dis/A=2400*0.88=2240 daN.m

✓ Force F4 : Ltalon=0.7 m ; q=250 daN/m3 ; dis/A=ep+ em + (et/2) = 0.88m


P4= Ltalon *q=0.7*250=175 daN
M4/A= P4* dis/A=175*0.88=154 daN.m

7.6.3. Calcul des sollicitations horizontales de butée :


Les sollicitations horizontales de butée sont la résultante des pressions des terres qui se
développent lorsque le mur de soutènement se déplace vers le sol. Ces actions
produisent des déformations latérales de compressions dans le sol.

120
Figure 130: Force de butée

Figure 131: Principe de la butée

𝜋 𝜑
F7 (poids de sol coté aval) : Kp= tg2( 4 + 2 ) =6.42(d’après tab) (coefficient de butée) ;
h=0.5m
F7= Kp* γremblais*h*(h/2) = 0.467*1800*0.5*0.25=105.075 daN
M7/A=F7*x=675*(0.5/3) =17.51 daN.m

121
Tableau 9: Les coefficients de butée

7.7.Vérification vis-à-vis le renversement :


La justification consiste à assurer que :

𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑟é𝑠𝑖𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑠


>1.5
𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑚𝑜𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠

-les moments résistants sont induits par :


L’action du poids propre de l’ouvrage ainsi que celle du sol situé coté amont.
L’action de la butée.
-les moments moteur sont induites par :
La poussée des terres.
Les charges d’exploitations.

F1 = 554 daN (g) σt = 1320 daN/m²


F2 = 909 daN (g) σq = 83 daN/m²
F3 = 2545 daN (g)
F4 = 175 daN (q) F5 = 1452 daN (g)
F6 = 183 daN (q)
M1/A= 340 daN.m (g)
F7= 105,075 daN (q)
M2/A= 400 daN.m (g)
M5/A= 1065 daN.m (g)
M3/A= 2240 daN.m (g)
M4/A= 154 daN.m (q) M6/A= 202 daN.m (q)
M7/A= 17,51 daN.m (g)
Fv = 4183 daN.m FH = 1530 daN
Mstab = 3134 daN.m Mrenv = 1249 daN.m

3134
= 2.5 > 1.5 : Condition vérifiée.
1249

122
7.8.Vérification vis-à-vis le glissement :
La justification consiste à assurer que :
𝜏1
𝐹𝑠 = > 1.5
𝜏2
Avec :
𝜏1 = 𝐹𝑣 ∗ 𝑡𝑎𝑛𝑔(𝜑𝑠𝑜𝑙 )
𝜏2 = 𝐹ℎ
4183∗𝑡𝑔𝜑
𝐹𝑠 = = 1.578 > 1.5: Condition est vérifiée.
1530

7.9.Vérification des contraintes sur le sol :

Le sol sous la semelle subit des contraintes normales. Il existe deux types de
répartition :
-répartition triangulaire.
-répartition trapézoïdale.

𝜎3/4
Figure 132: Diagrammes de contrainte de sol

Pour vérifier la stabilité du poinçonnement, il faut déterminer la contrainte 𝜎3/4 qui devra être
inférieur ou égale à la contrainte admissible du sol q.
3𝜎𝑚𝑎𝑥 +𝜎𝑚𝑖𝑛
D’où la formule : 𝜎3/4 = ≤ 𝑞 = 1.4 𝑏𝑎𝑟 (règle de 3)
4

On a : Fv= 4183 daN.m

123
Les moments par rapport à G :

M1/G =0 daN.m
𝐿 em
M2/G =F2*( 2 - ep- ) =159 daN.m
2

𝐿 e
M3/G= - F3*( 2 - 2t ) = - 674 daN.m

𝐿 e
M4/G= - F4*( 2 - 2t ) = - 46 daN.m

𝐻
M5/G= F5* = 1065 daN.m
3

𝐻
M6/G= F6* = 202 daN.m
2

D’où la somme des moments est égale à : ΣM/G=705 daN.m

-L’excentricité à la résultante verticale par rapport au point G est égale à :


ΣM/G 705
E/A= = 4183 = 0.168 𝑚 ≤ L/6 = 0.205 m (Diagramme type 1)
𝐹𝑣

-les contraintes max et min :


𝐹𝑣 ΣM/G 𝐹𝑣 ΣM/G
σM = + 𝐼 et σm = − 𝐼
𝑆 /2 𝑆 /2
𝐿 𝐿

Avec S : la section de la semelle


𝑏∗𝐿3
I= 12
(inertie)

D’où on obtient :

σM= 6195.29 daN/m² =0.62 bar

σm= 605.85 daN/m² = 0.06 bar


3𝜎𝑚𝑎𝑥 +𝜎𝑚𝑖𝑛
𝜎3/4 = = 0.48 𝑏𝑎𝑟 < 𝑞 = 1 𝑏𝑎𝑟 à 𝐸𝐿𝑆
4

Donc la contrainte au sol est vérifiée.

❖ Les conditions à vérifiées :

Vérification au
Vérification au glissement
renversement Vérification de la contrainte au sol

Mrenv = 1249 daN.m FH = 1530 daN σM = 0,62 bar


Mstab = 3134 daN.m FV = 4183 daN σm = 0,06 bar
Mstab / Mrenv
= 2,509 > 1,5 FV x tg φ' / FH = 1,578 > 1,5 σ = 3/4 σM + 1/4 σm = 0,48 bar
OK OK OK

124
7.10. Calcul de ferraillage :

-Caractéristiques des matériaux :


Béton : fc28=25 MPa
Acier : fe=500 MPa
𝛾𝑏 = 1.5 ; 𝛾𝑠 = 1.15 MPa
Enrobage : eb= 4.5 cm et eh= 4.5 cm
Fissuration du béton : préjudiciable

-détermination des armatures principales :

Figure 133: Les sections géométriques


Avec
S1 : encastrement du voile sur la semelle
S2 : encastrement du patin sur le voile
S3 : encastrement du talon sur le voile

❖ Calcul de la section S1 :
Effort sur le mur :

125
Figure 134: Les efforts appliqués sur le mur

Section du mur :

b=1m=100cm (on travaille sur un mètre linéaire)

h=0.18m=18cm

d=h-eb=18-4.5=13.5 cm

σt = 1212 daN/m²
σq = 83 daN/m²

Fg = 1 224 daN
Fq = 168 daN

Efforts dans la section S1


ELS ELU
Mserv = 994 daN.m Mu = 1368 daN.m
Vserv = 1392 daN Vu = 1905 daN

Calculs aux ELU :


0.85∗ 𝑓𝑐28 0.85∗25
𝑓𝑏𝑢 = = = 14.17 MPa
𝛾𝑏 1.5

Mu 0.014 MN. m
μu = 2
⇒ μu = = 0.053
bd fbu 1 × (0.135)2 × 14.17

126
𝑓𝑒 500
𝑓𝑠𝑢 = = = 434.78 𝑀𝑃𝑎
𝛾𝑠 1.5

𝑓𝑠𝑢 434.78
εe= = = 0.002174
𝐸𝑠 200000

0.0035
αu lim = 0.0035+εe = 0.617

μu)lim = 0.8 ∗ αu lim*(1-0.4* αu lim) = 0.372

μu = 0.053 ≺ μu)lim = 0.372 ➔ 𝐴𝑠𝑐 = 0

μu = 0.053 ≺ 0.186 ➔pivot A

αu = 1.25 ∗ (1 − √1 − 2 ∗ μu ) = 0.068

Z= (1 - 0.4*αu )*d =0.135*(1-0.4*0.068) = 0.131m

Mu 0.014
Ast = = = 2.40 cm2
Z ∗ fsu 0.131 ∗ 434.78

❖ Calcul aux ELS :


On a :

𝑓𝑡28 = 0.6 + 0.06 ∗ 𝑓𝑐28 = 0.6 + 0.06 ∗ 25 = 2.1𝑀𝑃𝑎

ɳ=1.6 pour des HA > 6mm (coefficient qui dépend du type d’acier)
𝐸𝑠
n= = 15 (coefficient d’équivalence)
𝐸

σbc=0.6* 𝑓𝑐28=0.6*25=15 𝑀𝑃𝑎

Comme la fissuration est préjudiciable


2 fe
σst = min (3 ∗ fe ; max (110*√ɳ ∗ 𝑓𝑡28 ; 2 )

2 500
=min (3 ∗ 500 ; max (110*√1.6 ∗ 2.1 ; ) = 240MPa
2

n∗σbc 15∗15
α = σst+n∗σbc = 15∗15+240 = 0.48 MPa

y= d* α = 0.135*0.48 = 0.065

y
Ms= 0.5*b*y* σbc* (d - )=0.055
3
Ms = 0.055 MN.m > Mser = 0.01 MN.m

➔ Condition vérifiée : pas d’aciers comprimés


127
serM 0.01
Ast = Z∗d∗σst = 0.48 = 3.6 cm2 (Acier min)
240∗0.135∗(1− )
3

❖ Calcul de la section S2 :

-Effort sur la semelle à ELU et ELS :

Figure 135: Les efforts appliquées sur la semelle

M1/G = 0 daN.m (g)


M2/G = 159 daN.m (g)
M3/G = -674 daN.m (g)
M4/G = -46 daN.m (q)
M5/G = 1065 daN.m (g)
M6/G = 202 daN.m (q)

ΣM/G = 705 daN.m


(ELS)
ΣM/G = 975 daN.m
(ELU)

Fv,serv =4183 daN


ΣM/G 705
eserv = Fv,serv = 4183 = 0.168 m

𝐿
aserv = ( - eserv) *2 = (0.615-0.168) *2 = 0.89 m
2

128
Fv,serv 4183
σserv = = = 4684 𝑑𝑎𝑁/𝑚²
aserv 0.89

Fserv = h*δ + q=2.02*1800+250=3886 daN/m²

ELS ELU

Fv,serv = 4183 daN Fv,u = 5673 daN

eserv = 0,168 m eu = 0,172 m

aserv = 0,89 m au = 0,89 m

σserv = 4684 daN/m² σu = 6400 daN/m²

Fserv = 3886 daN/m² Fu = 5283,6 daN/m²

-Effort sur le patin :

On est dans le cas : ep = 0.35m < aserv =0.89m

Figure 136: Effort sur le patin

Vserv = σserv* ep = 4684*0.35 = 1639 daN

Mserv = σserv* ep * (ep/2) = 4684*0.35*(0.35/2) = 287 daN.m

Efforts dans la section S2


ELS

Mserv = 287 daN.m


Vserv = 1639 daN
ELU

Mu = 392 daN.m
Vu = 2240 daN

129
-calcul de la section S2 :

Calcul aux ELU :

On a b=1m=100cm (on travaille sur un mètre linéaire)

H=18cm (épaisseur du patin)

Enrobage (eb , eh): 4.5cm

d =h - eb=18-4.5=13.5 cm

Fissuration préjudiciable

Fbu = 14,17 MPa εe = 0,002174

μu = 0,015 αu lim = 0,617


Fsu = 434,78 MPa μu lim = 0,372

μu = 0.015 ≺ μu)lim = 0.372 ➔ 𝐴𝑠𝑐 = 0

μu = 0.015 ≺ 0.186 ➔pivot A

αu = 1.25 ∗ (1 − √1 − 2 ∗ μu ) = 0.0189

Z= (1 - 0.4*αu )*d =0.135*(1-0.4*0.0189) = 0.134m

Mu 0.004
Ast = = = 0.68 cm2
Z ∗ fsu 0.134 ∗ 434.78

Calcul aux ELS :

σbc = 15 MPa
Ft28 = 2,10 MPa
σst = 240 MPa
αrb = 0,484
Mrb = 0,055 MN.m

Ms = 0.055 MN.m > Mser = 0.01 MN.m

➔ Condition vérifiée : pas d’aciers comprimés

130
M ser 0.003
Ast = Z∗d∗σst = 0.48 = 1.1 cm2(Acier min)
240∗0.135∗(1− )
3

❖ Calcul de la section S3 :
-effort sur le talon :

On est dans le cas : ep = 0.35m < aserv =0.89m

Figure 137: Effort sur le talon

Ep=0.35m

Em=0.18m

Et=0.7m

Vserv = (Fserv * et) -σserv*(aserv - ep – em) = (3886*0.7) - 4684*(0.89-0.35-0.18) = 1020 daN

Mserv = (0.5*Fserv * et *et) – 0.5*σserv*(aserv - ep – em )2 = (0.5*3886*0.72) - 4684*0.5*(0.89-


0.35-0.18)2 = 643 daN.m

Efforts dans la section S3


ELS

Mserv = 643 daN.m


Vserv = 1020 daN
ELU

Mu = 888 daN.m
Vu = 1418 daN

131
-Calcul de la section S3 :

b= 100 cm

h= 18 cm

eb = 4,5 cm

eh = 4,5 cm

Calcul aux ELU :

Fbu = 14,17 MPa εe = 0,002174

μu = 0,034 αu lim = 0,617


Fsu = 434,78 MPa μu lim = 0,372

μu = 0.034 ≺ μu)lim = 0.372 ➔ 𝐴𝑠𝑐 = 0

μu = 0.034 ≺ 0.186 ➔pivot A

αu = 1.25 ∗ (1 − √1 − 2 ∗ μu ) = 0.0432

Z= (1 - 0.4*αu )*d =0.135*(1-0.4*0.0432) = 0.133 m

Mu 0.009
Ast = = = 1.55 cm2
Z ∗ fsu 0.133 ∗ 434.78

Calcul aux ELS :

σbc = 15 MPa
Ft28 = 2,10 MPa
σst = 240 MPa
αrb = 0,484
Mrb = 0,055 MN.m

Ms = 0.055 MN.m > Mser = 0.009 MN.m

➔ Condition vérifiée : pas d’aciers comprimés

132
Mser 0.009
Ast = = = 3.3 cm2
Z ∗ d ∗ σst 0.48
240 ∗ 0.135 ∗ (1 − 3 )

Armatures :
Armatures principales
A1 = 3,6 cm²/ml

A2 = 1.1 cm²/ml

A3 = 3.3 cm²/ml

7.11. Calcul à l’aide d’Arch. mur de soutènement (BAEL) :


Sur le logiciel Graitec, on ouvre le module Arch. Mur de soutènement. Puis on
introduit les hypothèses et les caractéristiques suivantes :
- Saisie des hypothèses du béton armé :
o La résistance à la compression du béton : fc28 =25 MPa
o La limite élastique des aciers longitudinaux : fe =500 MPa
o Type de fissuration : préjudiciable (sol moyennement agressif)
o Enrobage : 4.5 cm

Figure 138: Les hypothèses du béton armé

- Saisie des hypothèses de calcul :


o Contrainte sol à ELS : 0.1 MPa
o Contrainte sol à ELU : 0.14 MPa
o Diffusion verticale : φ =30
o Coefficient delta : 0 (écran lisse)

133
Figure 139: Les hypothèses de calcul

- Saisie des chargements :


On ajoute une surcharge de 2.5 KN sur le talus. Elle signifie la charge de circulation à
côté du mur.

Figure 140: Les surcharges ajoutées sur le talus

On ajoute également la charge du remblai mise le patin afin d’atteindre le niveau


d’hors gel.

Figure 141: La charge du remblai ajoutée sur le patin

134
Figure 142: Le mur de soutènement étudié

- Saisie de la géométrie du coffrage :


On introduit les dimensions du mur de soutènement afin de vérifier la stabilité.

Figure 143: La géométrie de coffrage


135
o Vérification de la stabilité du glissement : 0.3496<0.5 (vérifiée)
o Vérification de la stabilité du renversement : 0.0467<0.1 (vérifiée)
o Vérification du poinçonnement : 0.0467<0.1 (vérifiée)

- Ferraillage :

Figure 144: Ferraillage du mur de soutènement

- Comparaison entre les valeurs obtenue par le logiciel arch. et celle faite
manuellement :

o Manuellement :

Armatures principales
A1 = 3,6 cm²/ml (8 HA8) 4.02cm2
A2 = 1.1 cm²/ml (4 HA6) 1.13cm2
A3 = 3.3 cm²/ml (5 HA10) 3.93cm2

136
o Ferraillage du rideau (A1) :

Figure 145: Section d'aciers du rideau droit

o Ferraillage du patin (A2) :

Figure 146: Section d'aciers du patin

137
o Ferraillage du talon (A3) :

Figure 147: Section d'aciers du talon

Arch. calcul les sections de l’acier min à l’aide du moment à ELU alors qu’il faut les
calculer par le moment à ELS, d’où la différence des sections entre le calcul manuel et
le calcul par le logiciel.

138
Chapitre 8 : vérification de la stabilité du poteau vis-à-vis le
feu :

8.1. Introduction :
Le but de cette étude est d’assurer la sécurité des personnes et des biens en cas
d’incendie à l’intérieur et autour du bâtiment.
Dans ce chapitre, je vais aborder la vérification de la stabilité du poteau vis-à-vis le
feu.

8.2. Étude de la stabilité au feu du poteau :


8.2.1. Dimensionnement et ferraillage du poteau :

-Le poteau étudié se trouve au niveau du sous-sol R-1 d’où il faut une étude de
« stabilité au feu de 2 heures ».

-hypothèses :

Poteau de dimension (30*70)

Béton : fc28 = 25 MPa

Acier : fe = 500 MPa

Fissuration peu préjudiciable

Enrobage : 4cm

Figure 148: L'emplacement du poteau à étudier

139
Figure 149: Section géométrique du poteau

140
-Plan de ferraillage
Type des armatures longitudinales : 10HA12

Figure 150: Plan de ferraillage

8.2.2. Détermination de la température moyenne et le coefficient d’affaiblissement du


béton :
2∗𝐴
rmoyen =
𝑃
Avec A : aire de la section du poteau (b*h)
P : périmètre de la section du poteau
2∗(0.3∗0.7)
 rmoyen = = 0.21 m = 21 cm
2∗(0.3∗0.7)

On désigne par :
o θmb : la température moyenne du béton
o φb : coefficient d’affaiblissement du béton à la température θ mb

SF= 2 heures et rmoyen =21 cm


D’après l’abaque qui représente la température moyenne du béton en fonction du
rayon moyenne, on a θmb = 470° < 600°

➔ φb est calculé à partir de la droite a de l’abaque suivante :


θmb
φb = 1.393 – = 0.654
636

8.2.3. Détermination de la température moyenne et le coefficient d’affaiblissement de


l’acier :

141
On désigne par :

o θms : la température moyenne de l’acier


o φs : coefficient d’affaiblissement de l’acier à la température θ ms
o u : la distance utile de l’axe de la barre à une paroi exposée à l’incendie
-la température moyenne :
u = enrobage + ϕt + ϕl = 4 + 0.6 + (1.2/2) = 5.2 cm
a = 30 cm
SF 2h
➔ θms = 500

-détermination de la température et le coefficient d’affaiblissement de chacune des


barres :
On désigne par :
o θsi : la température de la barre
o φsi : coefficient d’affaiblissement de l’acier pour la température θ si

𝑥
θsi = θms * [0.9+1.2 * ( 𝑐 )2 ]
-sur la grande coté :
𝑐
Pour (x = 2 ): θsi = 1.2* θms =1.2*500= 600
𝑐
Pour (x = 6 ): θsi = 0.933* θms =0.933*500= 466.5

-sur le petit côté :


X=0 : θsi = 0.9* θms =0.9*500= 450

Figure 151: Décomposition pour le calcul des coefficients d'affaiblissement pour chaque
armature

142
D’après l’abaque qui représente le coefficient d’affaiblissement en fonction de la
température de l’acier, on a
-sur la grande coté :
θsi
Pour θsi = 600 (droite b) ==> φsi = 1.850 - 405 = 0.37
θsi
Pour θsi = 466.5 (droite a) ==> φsi = 1.305 - 655 = 0.6
-sur le petit côté :
θsi
Pour θsi = 450 (droite a) ==> φsi = 1.305 - 655 = 0.62

-pour que le poteau soit stable, il faut vérifier cette condition :


1 𝜑𝑏∗𝐵𝑟∗𝑓𝑐28
Nθ = 𝛽 * ( + fe + Σ Ai * φsi)
0.9∗1.3
Β = 1.26
Br= 0.19 m2

1 0.19∗25∗0.654
➔ Nθ = 1.26 * ( + 500 * 11.3 * 10-4(0.37+0.6+0.62))
0.9∗1.3
= 2.820 MN= 2820.2 KN > Ns =1913 KN
➔ Le poteau est stable pendant 2 heures.

8.2.4. Vérification de la stabilité au feu avec arch. Poteau :

143
Figure 152: Note de calcul

144
Figure 153: Analyse du coupe-feu

145
Conclusion

Dans ce projet de fin d’étude, j’ai conçu ; modéliser et dimensionner la superstructure


et l’infrastructure en béton armé d’un bâtiment situé à CAEN, France.

La première partie a détaillé les hypothèses de calcul ; les charges adoptées et


présenter l’architecture du projet afin de donner une idée générale sur la répartition des
espaces et sur leurs usages et qui permettra de choisir la conception structurale la plus
adéquate.

Ce travail a été menée tout en respectant les règles d’art de la construction et la


faisabilité technique.

La deuxième partie consiste à modéliser l’ossature via Arch afin de dimensionner les
éléments structuraux.

En confrontant les problématiques du projet, cela m’a augmenté le taux de réflexion et


la créativité afin de s’adapter facilement aux exigences de n’importe quel projet.

146
Bibliographie

➢ Cours béton armé de Mr. Mohamed Hadj Taieb


➢ Cours sécurité incendie de Mr. Atef Daoud
➢ Cours de mécanique des sols de Mr. Houssem Trabelsi
➢ HENRI. THONIER Conception et calcul des structures de bâtiment
➢ Rapport géotechnique

147
Annexes

➢ Tableau des classes d’exposition


➢ Annexe E5 de la norme française BAEL 91 : Méthodes de calcul et dispositions
d’armatures des parois fléchies
➢ Tableau des charges d’exploitation (Q)
➢ Tableau des charges permanentes des bâtiments (G)
➢ Tableau des treillis soudés de structure

148

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