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Dieu

Le document critique l'aliénation spirituelle des Africains, qui se tournent vers un dieu étranger au détriment de leur héritage culturel et spirituel. Il souligne que l'éducation a contribué à cette déconnexion en enseignant des valeurs étrangères, tout en encourageant la méfiance envers la famille et la communauté. L'auteur appelle à un retour vers les ancêtres et à la reconnexion avec la sagesse naturelle pour retrouver sa véritable identité spirituelle.

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Dieu

Le document critique l'aliénation spirituelle des Africains, qui se tournent vers un dieu étranger au détriment de leur héritage culturel et spirituel. Il souligne que l'éducation a contribué à cette déconnexion en enseignant des valeurs étrangères, tout en encourageant la méfiance envers la famille et la communauté. L'auteur appelle à un retour vers les ancêtres et à la reconnexion avec la sagesse naturelle pour retrouver sa véritable identité spirituelle.

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L’AFRICAIN SANS DIEU : LE SACRIFICE DE SON ÂME SUR L’AUTEL DE

L’ALIÉNATION

Regarde-toi, agenouillé, suppliant un dieu qui ne t’a jamais vu, qui ne te reconnaît même pas. Tu
lèves les mains vers un ciel étranger, vers un paradis qu’on t’a décrit mais que personne n’a jamais vu. Et
pendant ce temps, ton propre dieu t’attend. Il t’appelle. Mais tu l’as abandonné, le reniant comme un enfant
honteux de ses parents.

Tu es prêt à croire qu’un os déposé dans une église est une relique sacrée, une œuvre divine. Mais
si ce même os est retrouvé chez toi, dans ton village, il devient instantanément un symbole de sorcellerie.
Qui t’a appris à penser ainsi ? Qui a déformé ton regard au point que tout ce qui vient de chez toi te semble
impur, et tout ce qui vient d’ailleurs te semble saint ?

Ceux qui t’ont imposé ce dieu, ces dogmes, ces prières interminables, savaient exactement ce qu’ils
faisaient. Ils ne cherchaient pas ton salut. Ils cherchaient ton asservissement. Et tu es tombé dans leur piège,
t’éloignant de la seule force qui pouvait véritablement te sauver : ton propre héritage spirituel.

L’école ne t’a pas éduqué, elle t’a dompté

Ils t’ont donné des livres et des diplômes. Ils t’ont fait croire que tu étais éduqué, éveillé. Mais en
réalité, tu es devenu un être domestiqué, un esclave sophistiqué. Un être qui parle bien, qui écrit bien, qui
pense mal.

Tu es allé à l’école, mais qu’as-tu appris ? Tu sais réciter des versets venus d’ailleurs, tu connais
par cœur les prières d’un dieu importé, mais tu ignores tout de tes propres ancêtres. Et tu oses dire que
l’Afrique est en retard ? Que nous sommes maudits ? Que nous devons prier plus fort ?

Réveille-toi ! Nous ne sommes pas maudits, nous sommes perdus. Il ne s’agit pas de prier plus, mais de
prier juste. Le problème n’est pas notre foi, mais l’objet de notre foi. Nous prions un dieu qui ne nous
connaît pas, alors que le nôtre, fatigué, nous regarde mourir en silence.

• La rupture familiale : la dernière victoire de l’ennemi

Ils t’ont appris à couper les liens avec ta famille, à te méfier de tes proches, à voir des sorciers dans
chaque oncle, chaque tante, chaque voisin. Ils t’ont convaincu que ton propre sang est ton ennemi. Et
maintenant, tu es seul, vulnérable, une proie facile pour le monde.

Quand tout s’effondre dans ta vie, tu cherches un coupable. Tu pointes du doigt les sorciers, les jaloux,
les envieux. Mais tu refuses de voir la vérité. Tu es le seul et unique sorcier de ta propre existence. Car c’est
toi qui as coupé les racines qui te nourrissaient.

Un arbre sans racines meurt. Un homme sans ancêtres s’effondre. Tu es devenu un simple corps errant,
manipulable à souhait. Un pion sur l’échiquier de ceux qui t’ont volé ton âme.

Le seul et unique Dieu n’a jamais écrit de livres


On t’a fait croire que Dieu a laissé des livres. Faux ! Dieu n’a jamais écrit de livres. Son plus grand
livre, c’est la nature. Il a laissé des montagnes pour témoigner de sa grandeur. Il a laissé des fleuves pour
couler à travers les âmes. Il a laissé des ancêtres pour guider ceux qui savent encore écouter.

Mais toi, au lieu de lever les yeux vers cette sagesse naturelle, tu plonges ton regard dans des textes
qui n’ont jamais été écrits pour toi. Tu oublies que chaque peuple a son propre chemin vers le divin, et que
le tien n’a jamais été celui qu’on t’a imposé.

Aujourd’hui, même les chiens sont plus intelligents que toi. Pourquoi ? Parce qu’un chien ne
s’accouple jamais avec un autre chien du même sexe. Il suit la loi de la nature. Mais toi, dans ton illusion
de modernité, tu valides toutes les folies qu’on t’impose.

Ceux qui prétendent te guider spirituellement ne sont que des marchands. Ils vendent un paradis
hypothétique contre ton obéissance aveugle. Et pendant ce temps, ton propre dieu t’attend.

Tourne-toi vers le dieu de tes ancêtres

Pourquoi pries-tu un dieu qui n’existe pas pour toi ? Pourquoi attends-tu un miracle qui ne viendra
jamais ? N’as-tu pas remarqué que tes prières ne sont jamais exaucées ? Que tu cries, que tu pleures, que tu
jeûnes, rien ne change ?

C’est parce que tu t’adresses à un dieu étranger. Un dieu qui ne connaît pas ton langage, qui ne
comprend pas ta détresse.

Tourne-toi vers le dieu de tes ancêtres. Invoque les esprits qui ont guidé ton peuple à travers les
âges. Reconnecte-toi à la force qui t’appartient.

Car tant que tu resteras esclave d’un dieu qui n’est pas le tien, tu resteras esclave dans tous les aspects de
ta vie.

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