Lycée Lakanal, Sceaux 2025/2026
MP – Mathématiques
A. Troesch
Programme des colles de la semaine 3 (06/10 – 11/10)
Note aux colleurs.
En raison d’un planning de DS ressérré, j’ai été amené à faire beaucoup de cours avec assez peu d’entraîne-
ment. Notamment, nous avons fait assez peu d’exercices sur le chapitre 3 et le chapitre 4 ; en particulier,
les exercices sur la continuité ont été reportés à la semaine prochaine, afin de pouvoir avancer sur le
chapitre 4 en vue du DS du 06/10.
Par conséquent, sur les dernières notions (continuité, puis suites et séries de fonctions), ne soyez pas trop
ambitieux, et proposez des exercices relativement simples (application directe du cours et des méthodes),
afin de vérifier surtout que le cours est bien assimilé. Si cela semble bien marcher, vous pouvez augmenter
le niveau.
Ces points seront de nouveau au programme de la semaine suivante (nous n’avancerons probablement
pas beaucoup le cours la semaine prochaine, par compensation).
Chapitre 3 : Espaces vectoriels normés
1. Normes sur un espace vectoriel
‚ Définitions et propriétés élémentaires
˚ Définition d’une norme (elle a été donnée avec la positivité, les étudiants doivent cependant
savoir prouver que cette hypothèse est redondante). Espace vectoriel normé (abréviation
autorisée e.v.n.). Le corps de base est K “ R ou C.
˚ Exemple : normes euclidiennes.
‚ Normes sur des ev de dimension finie
˚ Normes usuelles } ¨ }1 , } ¨ }2 , } ¨ }8 sur Rn
˚ Normes } ¨ }B,1 , } ¨ }B,2 , } ¨ }B,n sur un ev de dimension finie, muni d’une base B.
‚ Normes sur des espaces de fonctions
˚ Normes sur C 0 pra, bs, Cq : } ¨ }1 , } ¨ }2 , } ¨ }8
˚ L’espace BpA, Eq des applications bornées. Norme de la convergence uniforme } ¨ }8 sur
BpA, Eq.
‚ Normes sur KrXs
˚ Normes } ¨ }1 , } ¨ }2 , } ¨ }8 sur les coefficients.
˚ Si le point de vue est plus analytique, } ¨ }1 , } ¨ }2 ou } ¨ }8 sur C 0 pra, bs, Cq, appliquée à la
fonction polynomiale associée. Variantes possibles.
‚ Normes sur Mn pKq (ou plus généralement Mn,p pKq).
˚ Normes } ¨ }1 , } ¨ }2 , } ¨ }8 (pas encore de norme triple).
˚ Produit scalaire TrpAJ Bq associé à } ¨ }2 .
˚ Notion de norme matricielle sur Mn pKq.
˚ Les normes } ¨ }1 et } ¨ }2 sont matricielles (preuves à connaître). Pas } ¨ }8 .
˚ La norme triple ~ ¨ ~ n’a pas encore été vue.
‚ Produits d’e.v.n.
˚ Normes }¨ }1 , }¨ }2 et }¨ }8 construites à partir des normes de chaque composante du produit
cartésien.
˚ La norme } ¨ }8 est appelée norme produit.
2. Topologie d’un espace vectoriel normé
‚ Distances et boules
˚ Distance associée à une norme. Propriétés caractéristiques d’une distance.
˚ La notion d’espace métrique est hors-programme. Le cadre de toutes les définitions suivantes
est un e.v.n.
˚ Boules ouvertes B̊pa, rq (ou Bpa, rq s’il n’y a pas d’ambiguïté), boules fermées Bpa, rq,
sphère Spa, rq.
˚ Représentation des boules Bp0, 1q pour les normes } ¨ }1 , } ¨ }2 et } ¨ }8 sur R2 , sur R3 .
˚ Caractérisation des parties bornées par enfermement dans une boule non nécessairement
centrée en 0.
˚ Ensemble convexe. Les boules (ouvertes ou fermées) sont convexes.
‚ Voisinages, ouverts, fermés
˚ Voisinages d’un point. Ensemble Vpaq des voisinages d’un point.
˚ Union et intersection de voisinages.
˚ Partie ouverte de E. Partie fermée.
˚ Les intervalles ouverts sont ouverts, les boules ouvertes sont ouvertes. Cas des intervalles
fermés, des boules fermées.
˚ Unions et intersections d’ouverts ou fermés. Les étudiants doivent pouvoir redonner un
contre-exemple simple (dans R) pour les intersections infinies d’ouverts et les unions infinies
de fermés.
˚ Produit cartésien d’ouverts, de fermés (pour la topologie produit).
‚ Les notions d’intérieur, d’adhérence, de frontière n’ont pas encore été vues. Elles seront traités
dans un chapitre ultérieur.
3. Comparaisons de normes
‚ Domination de normes
˚ Domination d’une norme par une autre
˚ Caractérisation par l’image de la boule fermée unité, ou par l’image de la sphère unité.
˚ Transitivité
˚ Caractérisation de la domination par la comparaison des voisinages ; des ouverts. Seul le
sens direct est exigible (N1 dominé par N2 implique V1 paq Ă V2 paq).
˚ Comparaison des topologies et des voisinages.
˚ Comparaison du caractère borné. Comment montrer que N1 n’est pas dominée par N2 en
trouvant une suite bornée pour N2 mais pas pour N1 .
‚ Normes équivalentes
˚ Définition
˚ Comparaison des topologies et des voisinages.
˚ Équivalence des normes } ¨ }1 , } ¨ }2 et } ¨ }8 sur un produit cartésien fini.
˚ (Admis pour l’instant) Équivalence des normes sur un espace de dimension finie.
Topologie naturelle (d’e.v.n.) sur un espace vectoriel de dimension finie.
4. Convergences
‚ Suites convergentes
˚ Définition, équivalence entre le point de vue métrique et le point de vue topologique.
˚ Unicité de la limite.
˚ Effet d’un changement de norme, (cas dominé, cas de normes équivalentes)
˚ Caractère borné d’une suite convergente
˚ Caractérisation de la convergence dans un produit cartésien (pour la norme produit)
‚ Règles opératoires sur les limites
˚ Limite d’une somme un ` vn , limite d’une multiplication par un scalaire λn un .
˚ Limite d’un produit si E est muni d’un produit bilinéaire telle que la norme soit sous-
multiplicative à une constante près
˚ Caractérisation de la convergence (composante par composante) dans un produit cartésien,
pour la norme produit.
˚ Caractérisation de la convergence par les coordonnées en dimension finie.
‚ Séries dans un e.v.n.
˚ Série, série convergente, série divergente ; divergence grossière.
˚ Linéarité des sommes de séries convergentes. Cas DV + CV
˚ Lien suite-série (télescopage)
‚ Séries à valeurs dans un e.v.n. de dimension finie
˚ Convergence absolue.
˚ CVA implique CV.
˚ Exemple de la série exponentielle sur Mn pCq, sur LpEq, quand E est de dimension finie.
ENCORE PEU D’EXERCICES traités en cours sur les notions qui suivent.
5. Limites et continuité
Les fonctions sont définies sur une partie A d’un e.v.n. E, et à valeurs dans un e.v.n. F .
‚ Préliminaires topologiques et ensemblistes
˚ Définition de l’adhérence A de A Ă E.
Il s’agit seulement à ce stade d’établir le contexte, aucune manipulation technique portant
sur les adhérences n’est exogible à ce stade.
˚ Notation de l’image directe f pBq lorsque B n’est pas inclus dans le domaine de définition
A de f (commodité pour désigner f pA X Bq).
‚ Limites dans F en a P A
˚ Définition métrique. Cas d’une limite en ˘8 quand E “ R. Cas d’une limite infinie quand
B “ R.
˚ Reexpressions en terme de boules (ou d’intervalles ra, `8r).
˚ Limite lorsque }x} ÝÑ 8.
˚ Indifférence de la nature stricte ou large dans les inégalités de la définition
˚ Caractérisation topologique (par les voisinages), englobant tous les cas, y compris infinis,
par définition convernable des voisinages en `8, ´8 de R et 8 dans E.
˚ Unicité de la limite
˚ Caractérisation séquentielle
˚ Comparaison des limites (exitence et valeur) pour deux normes équivalentes
˚ Caractérisation des limites (existence et valeur) coordonnée par coordonnée lorsque F est
de dimension finie.
˚ Caractérisation composante par composante dans un produit cartésien (avec la norme pro-
duit)
˚ Bornitude de f au voisinage de a en lequel elle admet une limite (finie)
˚ Comparaison des limites (existence et valeur) de deux fonctions coïncidant au voisinage de
a.
˚ En cas d’existence, valeur d’une limite en un point a du domaine.
‚ Opérations sur les limites
˚ Combinaison linéaire
˚ Composée
˚ Limite d’un produit lorsque E est muni d’un produit bilinéaire vérifiant }xy} ď k}x} ¨ }y}.
‚ Continuité
Les fonctions sont définies sur une partie A d’une e.v.n. E, et à valeurs dans un e.v.n. F .
˚ Définition, expression métrique, expression topologique (avec voisinages)
˚ Continuité sur une partie X de A.
˚ Les règles opératoires découlent de celles des limites
˚ Comparaison de la continuité de f et g en a en cas de coïncidence sur un voisinage de a.
Comparaison globale en cas de coïncidence sur un ouvert U .
˚ Caractérisation séquentielle
˚ caractérisation coordonnée par coordonnée lorsque dim F ă `8.
˚ Continuité uniforme, applications lipschitziennes, Lipschitz implique u.c.
‚ Exemples importants de fonctions continues
Pour les 3 premiers cas, on montre en fait leur caractère lipschitzien, et donc aussi u.c.
˚ La norme est continue
˚ La distance dp¨, Aq à une partie A non vide est continue
˚ La projection sur un facteur d’un produit cartésien est continue.
˚ Définition d’une application polynomiale (chaque coordonnée est polynomiale en fonction
des coordonnées de x dans une base fixée). L’indépendance de la notion vis-à-vis du choix
des bases n’a été qu’esquissée oralement.
˚ Continuité des applications polynomiales quand dim E ă `8 et dim F ă `8.
˚ Continuité du produit matriciel et du déterminant.
‚ Extension des notations o et O
Dans ce paragraphe, E et F sont de dimension finie.
˚ Définition de f “ opgq et f “ Opgq, pour f à valeurs vectorielles (NB : la variable est
x0 x0
aussi vectorielle, et g est à valeurs dans R).
˚ Cas op}x}α q et p}x}α q : indépendance vis-à-vis de la norme (E et F étant de dimension
finie)
˚ Caractérisation par quotient
6. Fonctions vectorielles d’une variable réelle
Le but de ce paragraphe est d’étendre rapidement les définitions et propriétés usuelles des fonctions
réelles au cas vectoriel. Les fonctions considérées sont f : I Ñ F où I est un intervalle de R et F
un e.v.n. tel que dim F ă `8.
‚ Dérivation de fonctions vectorielles
˚ Définition par taux d’accroissement
˚ Caractérisation coordonnée par coordonnée.
˚ Dérivée d’une combinaison linéaire, d’une composée f ˝ φ, où φ : J Ñ I, (J aussi un
intervalle).
˚ Dérivée de Bpf, gq, où B est une forme bilinéaire sur F (on rappelle dim F ă `8)
˚ Dérvable implique continu. Caractérisation de la dérivée par DL à l’ordre 1. Interprétation
en terme de tangente à la trajectoire.
˚ Caractérisation des fonctions constantes sur un intervalle.
‚ Intégration de fonctions vectorielles
˚ Continuité par morceaux. Caractérisation de la c.p.m. par les coordonnées.
˚ Définition de l’intégrale (défini coordonnée par coordonnée). Indépendance de la définition
ş base de F .
vis-à-vis du şchoix de la ş
˚ Linéarités : f ` λg, αu où u est un vecteur fixé, L ˝ f , L P LpF q.
˚ Relation de Chasles
˚ Sommes de Riemann pour f c.p.m. (seulement les sommes sur des subdivisions régulières).
˚ Inégalité triangulaire
˚ Primitive, comparaison de deux primitives. Théorème fondamental du calcul intégral dans
sa version vectorielle.
˚ Expression de f P C 1 pI, F q comme intégrale de sa dérivée.
˚ Inégalité des accroissements finis (uniquement pour f P C 1 pI, F q).
‚ Formules de Taylor vectorielles
˚ Formule de Taylor avec reste intégral, exprimée vectoriellement.
˚ Inégalité de Taylor-Lagrange (pour f P C n`1 pI, F q)
˚ Formule de Taylor-Young (pour f de classe C n au coisinage de x0 ).
Chapitre 4 : Suites et séries de fonctions
1. Modes de convergence d’une suite de fonctions
Les fonctions fn sont définies sur une partie A d’un evn de dimension finie E, et à valeurs dans un
evn F de dimension finie. Dans la pratique, au moins dans un premier temps, on se concentrera
surtout sur les cas réel et complexe.
‚ Convergence simple
˚ Définition
˚ Unicité de la limite simple. Exemples et contre-exemple pour la continuité de la limite
simple d’une suite de fonctions continues.
‚ Convergence uniforme
˚ Convergence uniforme sur une partie B de A. Convergence uniforme sur A.
˚ Caractérisation par le caractère borné àpcr de fn ´ f et par la convergence de fn ´ f dans
l’evn pBpA, F q, } ¨ }8 q. Extension de la notation }f }8 dans R.
˚ Exemples d’étude de CVU. On commencera toujours par rechercher la limite simple. Puis
on procédera par majoration de }fn ´ f }8 . Dans le cas réel, si aucune majoration simple
ne ressort, on pourra étudier les extrema de la fonction fn ´ f .
‚ Convergence uniforme locale.
˚ Convergence uniforme au voisinage d’un point de A
˚ Cas où B Ă A et B “ U X A où U est un ouvert.
(Pour le moment, la notion d’ouvert relatif n’a pas été vue)
˚ Lorsque E “ R et A est un intervalle, la convergence sur les segments implique la conver-
gence uniforme locale (on n’a pas montré la réciproque, qui n’est pas au programme et est
bien moins utile)
2. Régularité des limites de suites de fonctions
‚ Continuité d’une limite uniforme
˚ Théorème de continuité des limites uniformes (avec CVU locale). Sur R, on montrera sou-
vent la CVU sur les segments.
˚ Contre-exemple lorsque la CVU n’a lieu que sur B Ă A. On n’a pas forcément continuité
sur tout B.
‚ Limite lorsque x ÝÑ a P A.
˚ Théorème de la double limite.
(Démonstration non exigible, nous n’avons pas démontré l’exitence de la limite des pℓn q)
˚ Un contre-exemple pour montrer l’importance de l’hypothèse de CVU.
‚ Interversion limite/intégrale
Dans ce paragraphe et le suivant, les fn sont définies sur un segment ra, bs Ă R. Dans la
pratique, on se limitera pour le moment à des fonctions à valeurs dans R ou C. Les résultats
ont été démontrés dans le cas de fonctions à valeurs dans un evn F de dimension finie, en
admettant implicitement la bonne définition de l’intégrale dans ce contexte, l’expression de
l’intégrale par les primitives, et l’inégalité triangulaire.
˚ Primitivation d’une limite localement uniforme de fonctions continues sur un intervalle I.
La suite des primitives s’annulant en un même point est aussi localement uniformément
convergente (i.e. sur les segments) ş
˚ Interversion limite uniforme / intégrale (passage à la limite sous le signe ).
˚ Un contre-exemple sans l’hypothèse de CVU.
˚ Le TCD n’a pas encore été vu.
‚ Dérivation.
˚ Exemples de suites uniformément convergente de fonctions dérivables telle que la limite
simple ne soit pas dérivable, ou telle que la limite simple soit dérivable, mais la dérivée
n’est pas égale à la limite des dérivées. Mise en garde sur l’hypothèse de CVU de pfn q qui
n’est pas pertinente (ou au moins pas suffisante).
˚ Théorème de dérivation d’une suite de fonctions de classe C 1 . La bonne connaissance précise
et rigoureuse des hypothèses est indispensable. On prendra garde notamment au fait que
l’hypothèse de CVU porte sur pfn1 q
˚ Théorème de la classe C p pour les suites de fonctions.
3. Séries de fonctions
‚ Modes de convergence
˚ Convergence simple, convergence uniforme
˚ Convergence normale. CVN implique CVU
˚ Comment montrer qu’une CV n’est pas CVN, n’est pas CVU.
˚ Comment justifier une CVU sans CVN par étude du reste. Cas particulier important des
séries alternées. Un exemple avec transformation d’Abel (ce type de techniques n’est pas
explicitement au programme, guider les étudiants si nécessaire).
‚ Régularité et interversions
˚ Continuité d’une sommeř uniformément convergente de fonctions continues
˚ Passage à la limite sous ř (version
ş sommatoire du théorème de la double-limite)
˚ Théorème d’interversion { (sur un segment, en cas de CVU).
(Le théorème d’intégration terme à terme sera vu dans un chapitre ultérieur)
˚ Théorème de dérivation terme à terme.
˚ Théorème de classe C p d’une série de fonctions.
˚ Intérêt de l’étude de la CVU sur les segments, ou sur des intervalles adaptés au problème,
lorsqu’on n’a pas CVU sur tout le domaine.
Liste des questions de cours à préparer.
Sauf mention explicite du contraire, les démonstrations des différents résultats cités sont aussi demandées
1. Convergence absolue entraîne convergence pour des séries à valeurs dans un e.v.n. de dimension
finie. Application à la définition de la série exponentielle matricielle.
2. Définition métrique d’une limite et caractérisation topologique (dans le cas où a et b ne sont pas
des infinis)
3. Caractérisation séquentielle de la limite (démonstration des deux implications)
4. Continuité de la norme et de la distance à une partie.
5. Dérivée de Bpf, gq pour f et g d’une variable réelle à valeurs dans F de dimension finie, et B
application bilinéaire sur F .
6. Continuité en a d’une limite de fonctions convergeant uniformément au voisinage de a (énoncé et
preuve). Théorème de la double limite (énoncé seul)
7. Théorème de primitivation d’une limite uniforme (ou localement uniforme), énocné et preuve.
8. Théorème de dérivation d’une suite de fonctions, énoncé et preuve. Théorème de la classe C p d’une
série de fonctions, énoncé seul. On donnera les hypothèses de CVU en terme de CVU locale (i.e.
sur les segments)
9. Notion de convergence normale, CVN implique CVU.
10. Énoncés sans preuve des théorèmes de continuité, interversion limite-somme, primitivation, déri-
vation et classe C p pour les séries.
Énoncé des exercices de la banque CCINP à préparer
Dans les exercices suivants, on pourra admettre, si nécessaire, qu’une application linéaire est continue,
ssi elle est continue en 0.
Exercice – (Banque CCINP no 1)
On note E l’espace vectoriel des applications continues sur r0, 1s à valeurs dans R. On pose :
ż1
@f P E, }f }8 “ sup |f ptq| et }f }1 “ |f ptq| dt.
tPr0,1s 0
1. Les normes } ¨ }8 et } ¨ }1 sont-elles équivalentes ? Justifier.
2. Dans cette question, on munit E de la norme } ¨ }8 .
"
E ÝÑ R
(a) Soit u :
f ÞÝÑ f p0q.
Prouver que u est une application continue sur E.
(b) On pose F “ tf P E | f p0q “ 0u. Prouver que F est une partie fermée de E pour la norme
} ¨ }8 .
3. Dans cette question, on munit E de la norme } ¨ }1 .
"
r0, 1s ÝÑ R
Soit c :
x ÞÝÑ 1.
#
˚ nx si 0 ď x ď n1
On pose : @n P N , fn pxq “
1 si n1 ă x ď 1.
(a) Soit n P N˚ . Calculer }fn ´ c}1 .
(b) On pose F “ tf P E | f p0q “ 0u. On note F l’adhérence de F .
Prouver que c P F .
F est-elle une partie fermée de E pour la norme } ¨ }1 ?
Exercice – (Banque CCINP no 35)
E et F désignent deux espaces vectoriels normés.
On note } ¨ }E ( respectivement } ¨ }F ) la norme sur E (respectivement sur F ).
1. Soient f une application de E dans F et a un point de E.
On considère les propositions suivantes :
P1. f est continue en a.
P2. Pour toute suite pxn qnPN d’éléments de E telle que lim xn “ a, alors lim f pxn q “ f paq.
nÑ`8 nÑ`8
Prouver que les propositions P1 et P2 sont équivalentes.
2. Soit A une partie dense dans E, et soient f et g deux applications continues de E dans F .
Démontrer que si, pour tout x P A, f pxq “ gpxq, alors f “ g.
Pour la question 2, on pourra prendre comme définition que A est dense dans E si tout vecteur de E est
limite d’une suite d’éléments de A.
Exercice – (Banque CCINP no 37)
On note E l’espace vectoriel des applications continues de r0; 1s dans R.
ż1
On pose : @ f P E, N8 pf q “ sup |f pxq| et N1 pf q “ |f ptq|dt.
xPr0;1s 0
1. (a) Démontrer que N8 et N1 sont deux normes sur E.
(b) Démontrer qu’il existe k ą 0 tel que, pour tout f de E, N1 pf q ď kN8 pf q.
(c) Démontrer que tout ouvert pour la norme N1 est un ouvert pour la norme N8 .
2. Démontrer que les normes N1 et N8 ne sont pas équivalentes.
Exercice – (Banque CCINP no 40)
Soit A une algèbre de dimension finie admettant e pour élément unité et munie d’une norme notée } ¨ }.
On suppose que : @pu, vq P A2 , }u ¨ v} ď }u} ¨ }v}.
1. Soit u un élément de A tel que }u} ă 1.
ÿ
(a) Démontrer que la série un est convergente.
`8
ÿ
(b) Démontrer que pe ´ uq est inversible et que pe ´ uq´1 “ un .
n“0
ÿ un
2. Démontrer que, pour tout u P A, la série converge.
n!
Exercice – (Banque CCINP no 54)
Soit E l’ensemble des suites à valeurs réelles qui convergent vers 0.
1. Prouver que E est un sous-espace vectoriel de l’espace vectoriel des suites à valeurs réelles.
2. On pose : @ u “ pun qnPN P E, }u} “ sup |un |.
nPN
(a) Prouver que } ¨ } est une norme sur E.
ÿ un
(b) Prouver que : @ u “ pun qnPN P E, converge.
2n`1
`8
ÿ un
(c) On pose : @ u “ pun qnPN P E, f puq “ .
n“0
2n`1
Prouver que f est continue sur E.
Exercice – (Banque CCINP no 61)
On note Mn pCq l’espace vectoriel des matrices carrées d’ordre n à coefficients complexes.
Pour A “ pai,j q 1ďiďn P Mn pCq, on pose : }A} “ max |ai,j |.
1ďjďn 1ďiďn
1ďjďn
1. Prouver que } ¨ } est une norme sur Mn pCq.
2
2. Démontrer que : @ pA, Bq P pMn pCqq , }AB} ď n }A} }B}.
p
Puis, démontrer que, pour tout entier p ě 1, }Ap } ď np´1 }A} .
ÿ Ap
3. Démontrer que, pour toute matrice A P Mn pCq, la série est absolument convergente.
p!
Est-elle convergente ?
Exercice – (Banque CCINP no 8)
1. Soit pun qnPN une suite décroissante positive de limite nulle.
ÿ k
(a) Démontrer que la série p´1q uk est convergente.
n
ÿ k
Indication : on pourra considérer pS2n qnPN et pS2n`1 qnPN avec Sn “ p´1q uk .
k“0
ÿ k
(b) Donner une majoration de la valeur absolue du reste de la série p´1q uk .
n ´nx
p´1q e
2. On pose : @ n P N˚ , @ x P R, fn pxq “ .
n
ÿ
(a) Étudier la convergence simple sur R de la série de fonctions fn .
ně1
ÿ
(b) Étudier la convergence uniforme sur r0, `8r de la série de fonctions fn .
ně1
Exercice – (Banque CCINP no 9)
1. Soit X un ensemble, pgn q une suite de fonctions de X dans C et g une fonction de X dans C.
Donner la définition de la convergence uniforme sur X de la suite de fonctions pgn q vers la fonc-
tion g.
n ` 2 ´nx2 `? ˘
2. On pose fn pxq “ e cos nx .
n`1
(a) Étudier la convergence simple de la suite de fonctions pfn q.
(b) La suite de fonctions pfn q converge-t-elle uniformément sur r0, `8r ?
(c) Soit a ą 0. La suite de fonctions pfn q converge-t-elle uniformément sur ra, `8r ?
(d) La suite de fonctions pfn q converge-t-elle uniformément sur s0, `8r ?
Exercice – (Banque CCINP no 10)
` ˘ nex ` xe´x
On pose fn pxq “ x2 ` 1 .
n`x
1. Démontrer que la suite de fonctions pfn q converge uniformément sur r0, 1s.
ż1
` 2 ˘ nex ` xe´x
2. Calculer lim x `1 dx.
nÑ`8 n`x
0
Exercice – (Banque CCINP no 11)
1. Soit X une partie de R, pfn q une suite de fonctions de X dans R convergeant simplement vers une
fonction f .
On suppose qu’il existe une suite pxn qnPN d’éléments de X telle que la suite pfn pxn q ´ f pxn qqnPN
ne tende pas vers 0.
Démontrer que la suite de fonctions pfn q ne converge pas uniformément vers f sur X.
sin pnxq
2. Pour tout x P R, on pose fn pxq “ .
1 ` n2 x2
(a) Étudier la convergence simple de la suite pfn q.
(b) Étudier la convergence uniforme de la suite pfn q sur ra, `8r (avec a ą 0), puis sur s0, `8r.
Prévisions pour la semaine 4 :
‚ Reprise du programme de cette semaine
‚ Compléments asymptotiques sur l’étude des séries de fonctions, mais sans doute rien de plus que
ça.