LA BANQUE DES ETATS DE L’AFRIQUE CENTRALE :
INSTITUT D’EMISSION EN AFRIQUE CENTRALE
Créée en 1972, la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) est la banque
centrale commune aux six Etats qui constituent la Communauté Economique et
Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). Il s’agit respectivement du Cameroun, de la
République Centrafricaine, du Congo, du Gabon, de la Guinée Equatoriale et du
Tchad. La BEAC a pour missions de :
définir et conduire la politique monétaire de la CEMAC;
émettre la monnaie fiduciaire (billets de banque et pièces qui ont cours légal
et pouvoir libératoire dans la CEMAC) ;
conduire la politique de change de la CEMAC;
détenir et gérer les réserves officielles de change des Etats-membres ;
promouvoir le bon fonctionnement des systèmes de paiement et de
règlement ;
promouvoir la stabilité financière.
La Banque Centrale met à la disposition de la Commission Bancaire des Etats de
l’Afrique Centrale (COBAC), les moyens financiers, matériels et humains nécessaires
à l’exécution de sa mission de supervision bancaire; mission indispensable pour
garantir la stabilité économique de la CEMAC. Elle entretient aussi des relations
régulières et efficaces avec des partenaires internationaux faisant d’elle une
Institution monétaire et financière de référence.
LA BEAC EN QUELQUES CHIFFRES
Création : 22 novembre 1972
États membres : 6 pays (le Cameroun, la RCA, le Congo, le Gabon, la Guinée
Équatoriale et le Tchad)
Capital : 132 milliards de francs CFA
Siège : Yaoundé au Cameroun
Effectif : 2873 employés originaires des 6 pays de la CEMAC (au 30 juin 2018)
Gouvernance : Un gouvernement de 6 membres à représentants les six états de la
CEMAC. Tous sont nommés par la Conférence des Chefs d’Etats pour un mandat non
renouvelable : le Gouverneur ; le Vice-Gouverneur ; le Secrétaire Général et trois
Directeurs Généraux.
Un conseil d’administration de 14 membres à raison de 2 administrateurs par Etat
membre et deux pour la France.
Représentation : Outre le siège appelé « Services Centraux », la BEAC compte 23
Centres répartis dans les six (06) Etats de la CEMAC et une délégation extérieure à
Paris en France.
1972-2022 : 50 ANS D’HISTOIRE DE LA
BEAC
Créée le 22 novembre 1972, la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) est la
banque centrale commune aux six Etats qui constituent la Communauté
économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) : le Cameroun, la
Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad. Le 22 novembre
2012, la BEAC célébrera quarante années consacrées au bien-être des populations
de la CEMAC.
› Les six missions de la BEAC :
La BEAC a pour mission de :
Définir et conduire la politique monétaire de l’Union ;
Emettre et mettre en circulation le Franc CFA, monnaie commune de la zone
CEMAC ;
Conduire la politique de change de la zone CEMAC ;
Détenir et gérer les réserves officielles de change des Etats membres ;
Promouvoir les systèmes de paiement et de règlement et veiller à leur bon
fonctionnement ;
Promouvoir la stabilité financière au sein de l’Union monétaire.
› La BEAC moteur d’intégration économique
Par ses actions en faveur de la coopération monétaire, la BEAC participe au
renforcement de l’intégration économique dans la CEMAC. Sans remettre en cause
son objectif premier de stabilité monétaire, la Banque apporte son soutien aux
politiques économiques mises en œuvre par les Etats. Ainsi, dans un contexte
international difficile, la CEMAC affiche une croissance solide, projetée à 5,7 % pour
2012. La politique monétaire commune a permis de maintenir les tensions
inflationnistes autour de 3% ; tandis que la couverture extérieure de la monnaie
reste confortable.
En sa qualité de conseiller financier des Etats membres de la CEMAC, la BEAC
participe également aux rencontres avec les institutions financières internationales.
Cette coopération au niveau international associée à une meilleure gestion des
finances publiques ont permis un désendettement progressif de la plupart des Etats.
Enfin, la BEAC encourage la diversification des bases productives des économies de
la CEMAC en vue d’assurer la lutte contre la pauvreté et une croissance pérenne.
› La BEAC et le système financier
Depuis les années 1990, la BEAC s’est engagée dans un vaste chantier de réformes
visant à mettre en place un système financier sain et propice au développement.
La création de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale en 1990 et
l’harmonisation de la réglementation bancaire en Afrique centrale en 1992
témoignent d’une volonté ferme de consolider l’union bancaire et de promouvoir un
système bancaire solide.
La modernisation des systèmes et moyens de paiements engagée au début des
années 2000 marque une étape supplémentaire dans l’approfondissement du
système financier de la sous-région.
A travers cette réforme, la BEAC vise à moyen terme le renforcement des échanges
commerciaux au sein de la CEMAC, un meilleur accès des populations aux services
bancaires et une hausse du taux de bancarisation de la sous-région.
Par ailleurs, tirant les leçons des récentes crises financières et forte de l’expérience
des autres banques centrales, la BEAC accorde une plus grande attention au bon
fonctionnement du système financier de la CEMAC. C’est pourquoi en 2010 son
mandat a été étendu à la promotion de la stabilité financière au sein de la zone.
Dans les faits, cette nouvelle mission se traduit par une réorganisation au niveau
interne et la mise en place progressive d’un cadre de coopération entre la BEAC, les
Etats membres et les autres institutions financières de la sous-région.
› La BEAC, les réformes institutionnelles et la gouvernance
Afin de mieux répondre aux besoins des populations de la CEMAC et dans un souci
d’amélioration de ses performances, la BEAC a entrepris une révision de son mode
de fonctionnement interne. Cette action s’inscrit dans le programme des réformes
des institutions de la CEMAC.
Au niveau de la BEAC, ces réformes ont permis entre autres d’assurer la collégialité
dans la gestion interne et les prises de décision en matière de politique monétaire.
En effet, le Gouvernement de la Banque a été élargi de 3 à 6 membres, par la
création de trois postes de Directeurs Généraux. En outre, à l’instar de plusieurs
autres banques centrales, la BEAC s’est dotée en 2007 d’un comité de politique
monétaire.
Par ailleurs, la Banque a mis en place en 2010 un plan stratégique de trois ans dans
le but de s’aligner sur les standards internationaux en matière de gouvernance. Ce
plan, qui a bénéficié du soutien des partenaires extérieurs et des Etats membres,
comprend 85 mesures réparties entre les secteurs de la comptabilité, de la gestion,
des ressources humaines ou encore de l’informatique.
A cet effet, parce que la richesse d’une institution repose sur les femmes et les
hommes qui y travaillent, la gestion optimale des ressources humaines constitue un
enjeu stratégique. Aussi, avec le Plan Directeur des Ressources Humaines (PDRH)
initié en 2012, la Banque entend mieux mobiliser et développer les compétences de
son personnel tout en lui assurant un cadre de travail favorable.
22 novembre 1972 : Création de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) en
remplacement de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique Equatoriale et du
Cameroun (BCEAEC) et création du Francs de la Coopération Financière en Afrique
Centrale (FCFA). Son capital social souscrit en indivision entre les Etats membres est
de 1 250 000 FCFA.
1er février 1973 : Conférence des Chefs d’Etat de l’Union Douanière et Economique
des Etats de l’Afrique Centrale (UDEAC) à Fort Lamy (actuellement N’Djamena) ayant
désigné le pays du Siège (Cameroun) et la répartition des postes de responsabilité
entre Etats membres.
13 mars 1973 : Tenue du 1er Conseil d’Administration de la BEAC à Libreville sous la
présidence de Monsieur Paul MOUKAMBI, Ministre des Finances de la République
gabonaise, Premier Président du Conseil d’Administration
Nomination de MM. Christian JOUDIOU de nationalité française et Jean-Edouard
SATHOUD de nationalité congolaise aux postes de Directeur Général et de Directeur
Général Adjoint de la BEAC.
02 avril 1973 : Début des activités de la BEAC.
25 juin 1973 : Nomination :
– des trois premiers Directeurs Centraux :
Enoch DERANT LAKOUE (Centrafrique)
Gaston BOUCKAT-BOU-NZIENGUI (Gabon) et
BOUKAR BELINGAR (Tchad).
– des cinq premiers Directeurs Nationaux :
Marcel YONDO (Cameroun) ;
François PEHOUA (Centrafrique) ;
Gabriel BOKILO (Congo) ;
Casimir OYE MBA (Gabon);
Nicolas YAMOKO (Tchad).
12 avril 1975 : Adoption du statut du personnel par le Conseil d’Administration.
04 novembre 1975 : Ouverture de l’Agence de Pointe-Noire.
15 février 1976 : Démonétisation des billets de 5 000 et 10 000 F à l’effigie de l’ex-
Président du Tchad NGARTA TOMBALBAYE.
Pose de la première pierre du premier immeuble des Services Centraux de la BEAC à
Yaoundé.
1er janvier 1977 : Transfert du Siège des Services Centraux de la BEAC de Paris à
Yaoundé.
1er mars 1978 : Nomination de MM. Casimir OYE MBA et Jean-Edouard SATHOUD
respectivement de nationalité gabonaise et congolaise au poste de Gouverneur et
Vice-Gouverneur de la BEAC.
25 novembre 1977 : le capital est porté de 2 500 000 000 à 5 000 000 000 FCFA.
12 décembre 1979 : Inauguration de l’Immeuble de la Direction Nationale de Bangui.
1er mars 1980 : Ouverture du Centre de Formation et de Perfectionnement de la
BEAC.
23 novembre 1981 : Inauguration de l’Immeuble de la Direction Nationale de
Libreville.
29 janvier 1982 : Inauguration de l’Immeuble de la Direction Nationale de Yaoundé.
25 mars 1982 : Le capital de la BEAC est porté de 5 à 10 milliards de FCFA.
13 décembre 1983 : Le capital de la BEAC passe de 10 à 20 milliards de FCFA.
1er janvier 1985 : Entrée de la République de Guinée Equatoriale au sein de la BEAC.
15 mars 1985 : Le capital de la BEAC passe de 20 à 24 milliards de FCFA.
29 mars 1985 : Ouverture de l’Agence de Bafoussam (Cameroun).
29 juillet 1985 : Entrée dans le patrimoine de la Banque de deux bâtiments à usage
de Bureaux à Malabo et Bata appartenant à l’ancienne Banque de Guinée
Equatoriale.
30 juillet 1985 : Inauguration du nouvel immeuble de Port Gentil (Gabon).
1er septembre 1985 : Démonétisation des billets de 5 000 et 10 000 FCFA à l’effigie
de l’ancien Président AHIDJO du Cameroun.
30 novembre 1985 : Inauguration du nouvel immeuble de l’Agence de Garoua
(Cameroun).
26 novembre 1986 : Pose de la 1ère pierre du nouvel immeuble des Services
Centraux à Yaoundé.
26 novembre 1987 : Le capital de la BEAC est porté à 36 milliards de FCFA.
07 janvier 1988 : Inauguration du nouvel immeuble des Services Centraux à Yaoundé
(Cameroun).
07 janvier 1990 : Ouverture de l’Agence d’Oyem (Gabon).
24 juillet 1990 : Nomination de Monsieur Jean-Félix MAMALEPOT de nationalité
gabonaise au poste de Gouverneur de la BEAC en remplacement de Monsieur
Casimir OYE MBA, nommé Premier Ministre en République Gabonaise.
16 octobre 1990 : Importantes réformes monétaires et création de la COBAC.
12 janvier 1994 : Dévaluation du FCFA au taux de 1 FCFA = 0,01 FF.
14 mars 1994 : Inauguration du nouvel immeuble de la Direction Nationale de
N’Djamena (Tchad).
1er juillet 1994 : Lancement du marché monétaire en Afrique Centrale.
1er août 1995 : Reconduction de Monsieur Jean-Félix MAMALEPOT dans les fonctions
de gouverneur de la BEAC pour un deuxième mandat de cinq ans.
24 novembre 1995 : le capital de la BEAC passe à 45 milliards de FCFA.
17 mars 1998 : Nomination de Monsieur Rigobert Roger ANDELY de nationalité
congolaise au poste de Vice-Gouverneur de la Banque en remplacement de
Monsieur Jean-Edouard SATHOUD, admis à faire valoir ses droits à la retraite.
1er juillet 1998 : Nomination de Monsieur GATA NGOULOU de nationalité
tchadienne au poste de Secrétaire Général de la BEAC.
1er janvier 1999 : arrimage du FCFA à l’Euro au taux de 1 euro = 655,957 FCFA.
05 janvier 1999 : Création de la Caisse Retraite de la Banque Centrale ‘’CRBC’’.
14 décembre 1999 : Entrée en vigueur des nouveaux statuts de la BEAC faisant du
Gouverneur de la BEAC le Président du Conseil d’Administration. Les Ministres ne
siègent plus au Conseil d’Administration de la BEAC composé uniquement de hauts
fonctionnaires et présidé désormais par le Gouverneur.
30 juin 2000 : Changement de dénomination du Comité National de Crédit en Comité
Monétaire et Financier National ‘’CMFN’’.
1er août 2000 : Reconduction de Monsieur Jean-Félix MAMALEPOT dans les fonctions
de Gouverneur de la BEAC pour un troisième mandat de cinq ans.
8 septembre 2000 : Mise en chantier du projet de réforme du système de paiements
dans les pays de la CEMAC.
27 novembre 2000 : Agrément unique des établissements de crédit dans la CEMAC.
14 décembre 2000 : Libreville choisie par le sommet des Chefs d’Etat de la CEMAC
pour abriter le Siège du futur de la Bourse des Valeurs Mobilières d’Afrique Centrale
(BVMAC).
1er janvier 2001 : L’exercice comptable de la BEAC est aligné sur l’année civile (du 1er
janvier au 31 décembre) au lier du 1er juillet au 30 juin.
25 avril 2002 : Création du Comité d’Audit à la BEAC
18 juin 2002 : Mise en chantier du projet sur l’émission et la gestion des titres publics
à souscription libre.
23 Janvier 2003 : Nomination de Monsieur Pacifique ISSOIBEKA, ancien Directeur
National de la BEAC pour le Congo, au poste de Vice-Gouverneur de la BEAC, en
remplacement de Monsieur Rigobert Roger ANDELY, promu aux fonctions de
Ministre des Finances et du Budget de la République du Congo.
12 novembre 2003 : Décision du Comité ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique
Centrale (UMAC) de démonétiser et donc de priver du cours légal et pouvoir
libératoire sur l’ensemble du territoire de la CEMAC, les billets des gammes 72 et 82
ainsi que les billets dits de type ancien à compter du 1er avril 2004.
Décision du Comité ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale de retirer
progressivement de la circulation les billets de la gamme 92 au fur et à mesure de
leur retour aux guichets de la BEAC à partir du 1er janvier 2005.
23 novembre 2003 : Mise en circulation des billets de la gamme 2002 composée de 5
coupures de 500, 1 000, 2 000, 5 000 et 10 000 FCFA.
27 janvier 2004 : Le Comité Ministériel adopte le règlement portant création du
Fonds de Garantie des dépôts en Afrique Centrale « FOGADAC ».
1er avril 2004 : Démonétisation des billets de Banque des gammes 1972 et 1982
ainsi que ceux de types anciens.
16 août 2004 : Inauguration du nouvel immeuble de l’Agence de Franceville (Gabon).
2005 : Nomination de Monsieur Rigobert-Roger ADELY au poste de Vice-Gouverneur
de la BEAC, en remplacement de Monsieur Pacifique ISSOIBEKA, promu Ministre des
Finances et du Budget du Congo.
Mars 2006 : Mise en place d’un programme des réformes institutionnelles par la
Conférences des Chefs d’Etats de la CEMAC à Bata (Guinée Equatoriale).
29 mars 2006 : Mise en circulation d’une nouvelle gamme de pièces de monnaie de 1,
2, 5, 10, 25, 50, 100 et 500 FCFA dans tous les Etats de la CEMAC.
24 mars 2007 : Ouverture du Bureau de Berberati (République Centrafricaine).
03 avril 2007 : Le Capital de la BEAC est porté à 88 milliards de FCFA.
25 avril 2007 : La Conférence des Chefs d’Etats de la CEMAC à N’Djamena décide :
d’élargir le Gouvernement de la BEAC par la création de trois postes de
Directeurs Généraux ;
d’augmenter de 9 à 12 le nombre des Directeurs Centraux ;
de modifier la composition du Conseil d’Administration sur une base égalitaire
à raison de deux membres par Etat ;
de créer un Comité de Politique Monétaire (CPM) à la BEAC.
20 juin 2007 : Nomination de Monsieur Philibert Andzembe au poste de Gouverneur
de la BEAC, en remplacement de Monsieur Jean-Félix MAMALEPOT
15 octobre 2007 : Inauguration des nouveaux locaux du Bureau de la BEAC à Paris.
25 juin 2008 : La Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC tenue à Yaoundé décide
de nommer Messieurs Lucas ABAGA NCHAMA, René MBAPPOU ENDJENGUELE et
Théodore DABANGA, respectivement de nationalité équato-guinéenne,
camerounaise et centrafricaine aux postes de Directeurs Généraux de la BEAC.
La Conférence décide également de remplacer Monsieur GATA NGOULOU, arrivé au
terme de son second mandat de Secrétaire Général de la BEAC, par Monsieur Abbas
Mahamat TOLLI, ancien Ministre des Finances de la République du Tchad.
30 mars 2009 : Ouverture de l’Agence de la BEAC à Ouesso (Congo).
8 avril 2009 : Pose de la première du futur immeuble de la Direction Nationale de la
BEAC à Bangui (République Centrafricaine).
8 juillet 2009 : Le Conseil d’Administration, décide d’ériger le Bureau de Oyem en
Agence, compte tenu du développement des activités économiques, monétaires et
financières dans la province gabonaise du Woleu-Ntem et dans la localité où ce
Centre est situé.
17 Janvier 2010 : La Conférence des Chefs d’Etats de la CEMAC, tenue à Bangui
décide :
d’instituer le principe de la rotation, par ordre alphabétique des Etats
membres, au niveau de toutes les Institutions, Organes et Institutions
spécialisées de la Communauté, mettant ainsi fin au consensus de Fort Lamy ;
de nommer Monsieur Lucas ABAGA NCHAMA, de nationalité équatoguinéene,
au poste Gouverneur de la BEAC ;
de modifier les statuts de la BEAC, en rapport avec le partenaire extérieur et
de confier la présidence du Conseil d’Administration de la Banque au Ministre
en charge du Comité Ministériel ;
de renforcer la prise de participation de la BEAC au capital de la BDEAC à
hauteur de 30%.
08 Mars 2010 : Le Conseil d’administration a adopté à l’unanimité, la nouvelle
rédaction de l’article 30 alinéa 1er des statuts de la BEAC qui consacre la règle de la
présidence du Conseil d’Administration de la BEAC par le Président de Comité
Ministériel de l’UMAC.
05 Avril 2010 : Réaménagement des horaires de travail aux Services Centraux de la
BEAC, marquant le début du travail en journée continue.
7 juin 2010 : La conférence des Chefs d’Etats de la CEMAC, tenue à Brazzaville décide
de la nomination des membres du Gouvernement de la BEAC ci-après :
M. TAHIR HAMID NGUILIN au poste de Vice-Gouverneur ;
M. Daniel NGASSIKI au poste de Secrétaire Général ;
M. Jean Michel MONAYONG NKOUMOU au poste de Directeur Général du
Contrôle Général ;
M. Joachim LEMA OKILI au poste de Directeur Général des Etudes, Finances et
Relations Internationales ;
M. Yvon Bertrand SONGUET au poste de Directeur Général de l’Exploitation.
9 août 2010 : Inauguration du nouvel immeuble du Bureau de Moundou (Tchad).
28 décembre 2010 : Pose de la première pierre du Bureau de la BEAC à Abéché.
12 juillet 2011 : Le Conseil d’Administration de la BEAC adopte un plan d’action,
dénommé « Plan de réforme et de modernisation – Horizon 2013 ».
17 novembre 2011 : Lancement effectif par le Trésor public camerounais de la toute
première émission des titres publics à souscription libre organisé par la BEAC.
25 juillet 2012 : Décision des Chefs d’Etats excluant la possibilité que le pays abritant
le siège d’une institution communautaire ne prétende occuper le poste de premier
responsable de celle-ci.
LE FONCTIONNEMENT DE LA BEAC
Les différents organes et structures ci-après participent à l’administration, la gestion
et au contrôle de la Banque.
1 – LE COMITE MINISTERIEL DE L’UMAC
Régi par la Convention de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale, le Comité
Ministériel, composé de deux Ministres pour chaque Etat membre, dont le Ministre
des Finances, examine les grandes orientations en matière de politique économique
des Etats et assure leur cohérence avec la politique monétaire commune. Le Comité
Ministériel, entre autres :
décide de l’augmentation ou de la réduction du capital de la Banque ;
donne un avis conforme sur les propositions de modification des statuts de la
Banque soumises par le Conseil d’Administration ;
ratifie les comptes annuels de la Banque approuvés par le Conseil
d’Administration et décide, sur proposition de celui-ci, de l’affectation des
résultats ;
statue, sur proposition du Conseil, sur la création et l’émission des billets de
banque et des monnaies métalliques ainsi que sur leur retrait et leur
annulation.
2 – LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA BANQUE
Le Conseil d’Administration administre la Banque et veille à son bon fonctionnement.
Le Conseil d’Administration comprend quatorze (14) membres, à raison de deux (2)
administrateurs pour chaque État membre et de deux pour la France.
Chaque Administrateur a un suppléant désigné pour la durée de son mandat.
En cas d’empêchement, tout Administrateur peut se faire représenter par son
suppléant ou, en cas d’empêchement simultané de ce dernier, donne mandat à un
autre Administrateur ou à un Administrateur temporaire désigné par son État ;
notification de ce mandat est faite au Président du Conseil.
Les administrateurs sont désignés pour une durée de trois (3) ans, renouvelable, par
leurs États respectifs.
3 – LE COMITE DE POLITIQUE MONETAIRE
Le Comité de Politique Monétaire est l’organe de décision de la BEAC en matière de
politiques monétaire et de gestion des réserves de [Link] le Président, le
Comité de Politique Monétaire est composé de quatorze (14) membres délibérants,
à raison de deux (2) par État membre, dont le Directeur National de la BEAC, et de
deux (2) pour la France.
La Présidence du Comité de Politique Monétaire est assurée par le Gouverneur de la
Banque Centrale et, en cas d’empêchement de celui-ci, par le Vice-Gouverneur. Un
membre du Gouvernement rapporte les affaires inscrites à l’ordre du jour
conformément aux dispositions du Règlement intérieur du Comité de Politique
Monétaire.
4 – LES COMITES MONETAIRES ET FINANCIERS NATIONAUX
Il est créé dans chaque État membre, auprès de la Direction Nationale de la Banque
Centrale, un Comité Monétaire et Financier National ayant pour rôle, dans la limite
des pouvoirs qui lui sont délégués et suivant les directives données par le Conseil
d’Administration et le Comité de Politique Monétaire, notamment de procéder à
l’examen des besoins généraux de financement de l’économie de l’État membre et
de déterminer les moyens propres à les satisfaire, ainsi que de formuler des
propositions en vue de la coordination de la politique économique nationale avec la
politique monétaire commune.
Le Comité Monétaire et Financier National est composé ainsi qu’il suit :
les Ministres représentant l’État membre au Comité Ministériel ou leurs
représentants ;
les représentants de l’État membre au Conseil d’Administration de la BEAC ;
les représentants de l’Etat membre au Comité de Politique Monétaire de la
BEAC;
une personnalité nommée par le Gouvernement de l’État membre en raison
de ses compétences et de ses qualifications en matière économique,
monétaire et financière ;
Le Gouverneur de la Banque Centrale ou son représentant.
Le Comité est présidé par le Ministre des Finances de l’État membre ou son
représentant
5- LE GOUVERNEMENT DE LA BANQUE
Le Gouvernement de la Banque Centrale est composé de six (6) membres : le
Gouverneur, le Vice-Gouverneur, le Secrétaire Général et trois (3) Directeurs
Généraux.
Sous l’autorité du Gouverneur, le Gouvernement de la Banque Centrale assure la
direction et la gestion courante de la Banque Centrale, dans le respect des Statuts
ainsi que des dispositions des traités, conventions internationales, lois et textes
réglementaires en vigueur.
Le Gouverneur de la Banque est nommé par la Conférence des Chefs d’Etat de la
CEMAC. La durée de son mandat est de sept (7) ans non renouvelable. Il assure la
direction de la Banque. Le Gouverneur est assisté, dans l’exercice de ses fonctions,
par le Vice-Gouverneur, le Secrétaire Général et trois (3) Directeurs Généraux,
nommés pour un mandat de six (6) ans non renouvelable, par la Conférence des
Chefs d’Etat de la CEMAC.
6 – LE COLLEGE DES CENSEURS
Le Collège des Censeurs est composé de trois (3) Censeurs dont un (1) désigné par la
France. Les Censeurs sont désignés pour un mandat de trois (3) ans renouvelable
une (1) fois. Chaque Censeur a un suppléant désigné pour la durée de son mandat.
Les Censeurs contrôlent l’exécution du budget de la Banque et proposent au Conseil
d’administration toutes recommandations ou mesure appropriées résultant de ce
controle. Ils assistent, avec voix consultative, aux réunions du Conseil
d’Administration et à celles des Comités Monétaires et Financiers Nationaux où leurs
avis sont obligatoirement consignés au procès-verbal.
7 – LE COMITE D’AUDIT
Le Comité d’audit a essentiellement pour missions :
de superviser le système de contrôle de la Banque et particulièrement les
activités de l’audit externe;
de participer à la programmation des activités du contrôle externe ;
d’examiner l’état du système de contrôle de la Banque ;
d’analyser le rapport annuel du contrôle interne et les rapports des censeurs
et commissaires aux comptes, ainsi que de toute autre enquêtes ad hoc
relative aux activités de la Banque ;
de faire rapport au Gouvernement de la Banque et au Conseil d’Administration
des conclusions de leurs travaux.
La Présidence du Comité d’Audit est assurée par un Administrateur membre désigné
par le Conseil d’Administration.
Le Collège des Censeurs assiste aux travaux du Comité d’Audit avec voix consultative.
Le Comité d’Audit est composé de cinq (5) membres :
quatre Administrateurs, à raison d’un Administrateur par État membre non
représenté au collège des censeurs, désigné à la majorité simple par le Conseil
d’Administration. En cas d’empêchement, l’Administrateur est remplacé par
son suppléant ;
une personnalité extérieure, désignée à la majorité simple par le Conseil
d’Administration pour ses compétences en matière d’audit, sur une liste de
cinq (5) candidats proposés par le Gouvernement de la Banque Centrale, pour
un mandat de trois (3) ans renouvelable une (1) fois. Un suppléant est désigné
dans les mêmes conditions.
PROJETS EN COURS
LA CENTRALE DES INCIDENTS DE PAIEMENT
La Centrale des Incidents de Paiement est un dispositif de prévention et gestion des
incidents de paiement dans la zone CEMAC qui s’est traduit par l’adoption des
dispositions contenues dans le Règlement n°02/03/CEMAC/CM du 28 mars 2003
relatif aux systèmes, moyens et incidents de paiement instituant, d’une part, un
système de répression bancaire (avec l’interdiction bancaire d’émettre des chèques)
et, d’autre part, la mise en place d’un système technique.
L’architecture technique et fonctionnelle de la CIP comporte deux grandes
composantes :
une composante centrale, « CIP COLLECT », de recueil et de centralisation des
informations, constituée par quatre (04) fichiers régionaux subdivisés par
pays ;
et une composante de diffusion externe vers les Etablissements de Crédit, et
surtout vers les commerçants et les autres acteurs économiques porteurs ou
bénéficiaires des instruments de paiement dénommée « ALLO-INCIDENTS ».