REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE,
RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET INNOVATIONS
INSTITUT SUPERIEUR DE COMMERCE DE KISANGANI
B.P 1010
KISANGANI
Isc.kis2010@[Link]
SECTION SCIENCES COMMERCIALES
REPONSES AUX 100 QUESTIONS DU TP DU DROIT COMMERCIAL
Réalisé par :
Par
LOTOMBA MBOLI Marie
Etudiante en L2 LMD Marketing/Jour
Travail Pratique présenté dans le cadre
du cours de Droit Fiscal enseigne par le
CT LIKITA.
ANNEE ACADEMIQUE 2025-2026
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1. Qu’entend-on par gestion administrative des contribuables ?
La gestion administrative des contribuables désigne l’ensemble des procédures et activités par
lesquelles l’administration fiscale enregistre, identifie, classe et suit les contribuables afin
d’assurer le recensement et la mise à jour des données nécessaires à l’établissement et au
recouvrement de l’impôt.
2. Quel est l’objectif principal de la gestion administrative des contribuables ?
L’objectif principal est d’avoir un répertoire fiable et à jour des contribuables pour faciliter
l’assiette, le contrôle et le recouvrement des impôts, et ainsi optimiser les recettes fiscales de
l’État.
3. Qu’est-ce que l’identification fiscale ?
L’identification fiscale est l’attribution d’un numéro unique à chaque contribuable (personne
physique ou morale) pour le reconnaître officiellement dans ses relations avec l’administration
fiscale.
4. Quel document matérialise l’identification fiscale en RDC ?
En RDC, le document qui matérialise l’identification fiscale est le Numéro d’Identification
Fiscale (NIF).
5. L’immatriculation fiscale est-elle obligatoire ?
Oui, l’immatriculation fiscale est obligatoire pour toute personne physique ou morale exerçant
une activité imposable en RDC.
6. Quelle administration est chargée de la gestion des contribuables en RDC ?
La Direction Générale des Impôts (DGI) est principalement chargée de la gestion des
contribuables en RDC.
7. Qu’est-ce qu’un fichier fiscal ?
Un fichier fiscal est une base de données informatisée ou manuelle contenant les informations
relatives à tous les contribuables identifiés, avec leurs caractéristiques fiscales et leurs
obligations.
8. À quoi sert la mise à jour du fichier fiscal ?
La mise à jour du fichier fiscal permet de tenir compte des changements (déménagement,
cessation, modification d’activité, décès, etc.) pour maintenir l’exactitude des données et
améliorer l’efficacité du recouvrement.
9. Qu’est-ce qu’une cessation d’activité fiscale ?
La cessation d’activité fiscale est la fin de l’exercice d’une activité professionnelle ou
commerciale imposable par un contribuable.
10. La cessation d’activité doit-elle être déclarée ?
Oui, le contribuable doit déclarer sa cessation d’activité à l’administration fiscale dans les délais
légaux.
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11. Qu’est-ce qu’un centre des impôts ?
Un centre des impôts est une structure territoriale de la DGI où les contribuables s’enregistrent,
déclarent et paient leurs impôts.
12. La gestion administrative inclut-elle le contrôle fiscal ?
Non, la gestion administrative est distincte du contrôle fiscal ; elle concerne l’enregistrement et
la mise à jour des données, tandis que le contrôle vérifie l’exactitude des déclarations.
13. Qu’est-ce qu’un contribuable actif ?
Un contribuable actif est celui qui déclare et paie régulièrement ses impôts conformément à ses
obligations.
14. Qu’est-ce qu’un contribuable dormant ?
Un contribuable dormant est un contribuable enregistré mais qui ne déclare ni ne paie d’impôts
pendant une période prolongée, sans avoir officiellement cessé son activité.
15. Pourquoi lutter contre les contribuables fictifs ?
Parce qu’ils faussent les statistiques fiscales, privent l’État de recettes et peuvent servir à des
fraudes ou à des détournements.
16. Qu’est-ce que la segmentation des contribuables ?
La segmentation des contribuables est le classement des contribuables en catégories selon des
critères tels que le chiffre d’affaires, le secteur d’activité ou le régime fiscal, pour adapter les
méthodes de gestion et de contrôle.
17. Citez un exemple de segmentation des contribuables.
Exemple : les contribuables sont segmentés en grands contribuables, moyens contribuables et
petits contribuables.
18. La gestion administrative favorise-t-elle la conformité fiscale ?
Oui, une gestion administrative efficace incite les contribuables à respecter leurs obligations en
réduisant les risques d’omission et en facilitant les démarches.
19. La gestion administrative est-elle une activité préventive ?
Oui, elle permet de prévenir les omissions, les fraudes et les contentieux en maintenant un
fichier fiable et en sensibilisant les contribuables.
20. Qu’est-ce qu’une obligation déclarative ?
L’obligation déclarative est le devoir pour le contribuable de fournir spontanément à
l’administration fiscale les informations nécessaires à la détermination de l’impôt.
21. La gestion administrative est-elle permanente ?
Oui, c’est un processus continu qui accompagne le contribuable depuis son immatriculation
jusqu’à sa radiation.
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22. Quel est le lien entre la gestion administrative et le recouvrement fiscal ?
Une bonne gestion administrative permet d’identifier correctement les redevables et d’établir
des rôles d’impôts fiables, ce qui facilite et accélère le recouvrement.
23. La gestion administrative peut-elle être informatisée ?
Oui, la DGI modernise progressivement ses systèmes avec l’informatisation du fichier fiscal et
la dématérialisation des procédures.
24. La gestion administrative relève-t-elle du pouvoir réglementaire ?
Oui, elle est encadrée par des textes réglementaires édictés par le gouvernement et la DGI.
25. En quoi la gestion administrative des contribuables renforce-t-elle l’État ?
Elle renforce l’État en améliorant l’efficacité du recouvrement, en élargissant l’assiette fiscale
et en garantissant des recettes stables pour financer les services publics.
26. Qu’est-ce que le recouvrement fiscal ?
Le recouvrement fiscal est l’ensemble des opérations visant à percevoir les impôts dus par les
contribuables.
27. Le recouvrement fiscal est-il une phase obligatoire de l’impôt ?
Oui, c’est la phase finale du processus fiscal sans laquelle l’impôt ne produit pas de recettes.
28. Qu’est-ce qu’un impôt exigible ?
Un impôt exigible est un impôt dont le paiement est devenu obligatoire à une date déterminée.
29. Qu’entend-on par recouvrement amiable ?
Le recouvrement amiable consiste à inviter le contribuable à payer spontanément ses impôts,
par des rappels, des mises en demeure ou des propositions d’échéancier.
30. Qu’entend-on par recouvrement forcé ?
Le recouvrement forcé est l’utilisation de moyens de contrainte légaux (saisie, opposition
bancaire, vente forcée) pour obtenir le paiement de l’impôt.
31. Qu’est-ce qu’une mise en demeure fiscale ?
C’est un acte formel par lequel l’administration fiscale somme le contribuable de payer ses
impôts dus dans un délai précis, sous peine de poursuites.
32. Le recouvrement forcé nécessite-t-il un titre exécutoire ?
Oui, il nécessite un titre exécutoire comme la contrainte fiscale délivrée par le directeur des
impôts.
33. Qu’est-ce qu’une contrainte fiscale ?
La contrainte fiscale est un acte administratif qui constate la créance de l’État et permet
d’engager les mesures de recouvrement forcé.
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34. Qu’est-ce qu’une infraction fiscale ?
Une infraction fiscale est une violation des règles fiscales commise par un contribuable,
susceptible de sanctions administratives ou pénales.
35. Donnez un exemple d’infraction fiscale simple.
Exemple : le défaut de déclaration dans les délais.
36. Donnez un exemple d’infraction fiscale grave.
Exemple : la dissimulation de revenus ou la fausse déclaration intentionnelle.
37. Qu’est-ce que la fraude fiscale ?
La fraude fiscale est l’ensemble des manœuvres délibérées pour échapper à l’impôt (fausses
déclarations, comptabilité fictive, etc.).
38. La fraude fiscale est-elle pénalement réprimée ?
Oui, la fraude fiscale est passible de poursuites pénales pouvant aboutir à des amendes et/ou à
des peines d’emprisonnement.
39. Qu’est-ce qu’une pénalité fiscale ?
Une pénalité fiscale est une sanction pécuniaire (majoration, amende) appliquée en cas de
manquement aux obligations fiscales.
40. Quelle est la finalité de la répression des infractions fiscales ?
La finalité est de dissuader la fraude, de garantir l’équité entre contribuables et d’assurer le
respect de la loi.
41. Les pénalités fiscales remplacent-elles l’impôt dû ?
Non, les pénalités s’ajoutent à l’impôt dû ; le contribuable doit payer l’impôt principal plus les
pénalités.
42. La bonne foi du contribuable est-elle prise en compte en matière de sanctions ?
Oui, dans certains cas, la bonne foi peut atténuer la sanction, mais l’erreur de bonne foi
n’exonère pas totalement.
43. Qu’est-ce qu’un redressement fiscal ?
Un redressement fiscal est la correction par l’administration des bases imposables déclarées par
le contribuable, entraînant un complément d’impôt et éventuellement des pénalités.
44. Le recouvrement fiscal peut-il être suspendu ?
Oui, dans des cas exceptionnels (sursis de paiement, recours contentieux) et sous conditions.
45. Quelle administration est chargée du recouvrement fiscal en RDC ?
La Direction Générale des Impôts (DGI) est chargée du recouvrement des impôts directs et
indirects.
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46. Qu’entend-on par délai de paiement en matière fiscale ?
Le délai de paiement est la période accordée au contribuable pour s’acquitter de l’impôt après
sa mise en recouvrement.
47. Le non-paiement de l’impôt constitue-t-il une infraction fiscale ?
Oui, le non-paiement volontaire dans les délais est une infraction pouvant entraîner des
poursuites.
48. La répression fiscale peut-elle être administrative et pénale ?
Oui, la répression fiscale en RDC a un double visage :
- Administrative : Elle se traduit par l'application de pénalités pécuniaires (majorations,
amendes fiscales) par l'administration elle-même.
- Pénale : Pour les infractions les plus graves (fraude, fausses déclarations
intentionnelles), l'administration peut saisir le parquet pour engager des poursuites
pénales, pouvant aboutir à des amendes pénales et/ou à des peines d'emprisonnement.
49. Peut-on cumuler sanctions fiscales et sanctions pénales ?
Oui, le cumul est possible car les deux types de sanctions poursuivent des objectifs distincts :
- Les sanctions fiscales ont pour but de réparer le préjudice financier subi par l'État et de
rétablir l'équité entre contribuables.
- Les sanctions pénales visent à punir et à dissuader les comportements frauduleux qui
portent atteinte à l'ordre public.
Ainsi, un contribuable reconnu coupable de fraude peut être contraint de payer l'impôt éludé,
des majorations (sanction administrative), et être condamné à une amende pénale par le tribunal.
50. Le recouvrement fiscal est-il une mission régalienne de l’État ?
Absolument. Le recouvrement de l'impôt est une mission régalienne fondamentale de l'État.
C'est par ce pouvoir que l'État finance ses actions et services publics (sécurité, éducation, santé,
infrastructures) et assure sa souveraineté. En RDC, cette mission est confiée à des
administrations spécialisées comme la DGI et la DGDA.
51. Qu’est-ce que la vérification fiscale ?
La vérification fiscale est une procédure de contrôle par laquelle l'administration fiscale (DGI)
examine et analyse la situation fiscale d'un contribuable pour s'assurer de l'exactitude et de la
sincérité de ses déclarations, de sa comptabilité et du paiement de ses impôts. Elle peut être
documentaire (sur pièces) ou sur place (au siège de l'entreprise). Son but est de corriger les
erreurs, de lutter contre la fraude et de garantir l'équité du système fiscal.
52. Quel est l’objectif principal de la vérification fiscale ?
L’objectif principal est de contrôler l’exactitude des déclarations et le respect des obligations
fiscales par le contribuable, afin de corriger les éventuels manquements, d’assurer l’équité
fiscale et d’optimiser le recouvrement.
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53. La vérification fiscale est-elle obligatoire pour tous les contribuables ?
Elle n’est pas systématique pour tous, mais tout contribuable peut en faire l’objet.
L’administration sélectionne les contribuables à vérifier selon des critères de risque ou d’aléa.
54. Qui est compétent pour effectuer la vérification fiscale ?
En RDC, ce sont les agents de la Direction Générale des Impôts (DGI) spécialement habilités
et assermentés qui sont compétents pour mener les vérifications fiscales.
55. Qu’est-ce qu’un contrôle fiscal sur pièces ?
C’est une vérification effectuée au sein des bureaux de l’administration, à partir des
déclarations, comptes et documents fournis par le contribuable, sans se déplacer chez lui.
56. Qu’est-ce qu’une vérification fiscale sur place ?
C’est une vérification menée dans les locaux du contribuable (entreprise, bureau) pour examiner
sur place sa comptabilité, ses documents et son activité réelle.
57. Le contribuable doit-il être informé avant la vérification fiscale ?
Oui, sauf dans le cadre de contrôles inopinés ou de vérifications spéciales, le contribuable doit
généralement être informé par une notification préalable précisant l’objet et la période
concernée.
58. Le contribuable peut-il se faire assister lors d’une vérification fiscale ?
Oui, le contribuable a le droit de se faire assister par un conseil (expert-comptable, avocat,
conseil fiscal) lors des opérations de vérification.
59. La vérification fiscale est-elle soumise à une durée légale ?
Oui, la durée de la vérification est encadrée. En RDC, elle ne peut généralement pas excéder
six mois pour une vérification sur place, sauf cas complexes ou extension motivée.
60. Qu’est-ce qu’un procès-verbal de vérification fiscale ?
C’est le document officiel qui dresse le bilan des constatations faites lors de la vérification. Il
mentionne les redressements proposés et est signé par le vérificateur et, pour prise de
connaissance, par le contribuable.
61. Qu’est-ce qu’un redressement fiscal contradictoire ?
C’est la phase de discussion qui suit la remise du procès-verbal, pendant laquelle le contribuable
peut présenter ses observations et ses justifications pour contester ou atténuer les redressements
proposés.
62. Le principe du contradictoire s’applique-t-il en matière de vérification fiscale ?
Oui, c’est un principe fondamental. Le contribuable doit pouvoir discuter les faits qui lui sont
reprochés et présenter sa défense avant toute décision définitive de l’administration.
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63. La vérification fiscale peut-elle aboutir à un rappel d’impôt ?
Oui, si des insuffisances, omissions ou inexactitudes sont constatées, l’administration établit un
rapport de redressement qui entraîne un rappel d’impôt (complément dû).
64. Qu’entend-on par rappel d’impôt ?
C’est le supplément d’impôt réclamé au contribuable à la suite d’un redressement,
correspondant à la différence entre l’impôt déjà payé et l’impôt réellement dû selon les
nouvelles bases corrigées.
65. Le silence du contribuable vaut-il acceptation des redressements ?
Non, le silence ne vaut pas acceptation. Cependant, si le contribuable ne conteste pas
formellement les redressements dans les délais, l’administration peut considérer les faits
comme établis et procéder à la mise en recouvrement.
66. La vérification fiscale est-elle limitée par la prescription ?
Oui, elle est soumise à des délais de prescription. En RDC, l’administration ne peut
généralement pas vérifier des périores de plus de trois ans révolus, sauf en cas de manoeuvre
frauduleuse ou d’absence de déclaration.
67. Qu’est-ce que la prescription fiscale ?
C’est la règle selon laquelle le droit de l’administration de redresser l’impôt s’éteint après un
certain délai (généralement 3 ans en RDC) à compter de l’année d’imposition.
68. La vérification fiscale peut-elle être partielle ?
Oui, elle peut porter sur un ou plusieurs impôts spécifiques ou sur une période limitée.
69. La vérification fiscale peut-elle être générale ?
Oui, une vérification générale examine l’ensemble de la situation fiscale du contribuable pour
tous les impôts et sur une période donnée.
70. La vérification fiscale doit-elle respecter les droits du contribuable ?
Absolument. Elle doit respecter les droits de la défense, le principe du contradictoire, le droit à
l’information et le droit à la vie privée des affaires dans les limites du contrôle nécessaire.
71. Peut-on vérifier plusieurs impôts au cours d’une même vérification ?
Oui, une même mission de vérification peut porter sur plusieurs impôts (impôt sur le revenu,
TVA, impôt sur les sociétés, etc.) si l’administration l’estime nécessaire.
72. Le contrôle fiscal constitue-t-il un pouvoir de l’État ?
Oui, c’est une prérogative régalienne essentielle qui permet à l’État de s’assurer du respect de
la loi fiscale et de garantir ses ressources.
73. La vérification fiscale vise-t-elle la justice fiscale ?
Oui, en assurant que chacun paie l’impôt selon ses capacités contributives et en luttant contre
la fraude, elle contribue directement à une plus grande équité et justice fiscale.
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74. La vérification fiscale peut-elle entraîner des sanctions ?
Oui, en plus du rappel d’impôt, elle peut entraîner l’application de pénalités (majorations,
amendes) en cas d’infraction constatée (défaut de déclaration, inexactitudes, etc.).
75. La vérification fiscale est-elle un instrument de lutte contre la fraude fiscale ?
Oui, c’est l’un des principaux instruments. En détectant et en sanctionnant les comportements
frauduleux, elle dissuade et réduit la fraude.
76. Qu’est-ce que le contentieux fiscal ?
C’est l’ensemble des litiges qui peuvent opposer un contribuable à l’administration fiscale
concernant l’interprétation ou l’application des lois fiscales (impôts contestés, pénalités, etc.).
77. Qu’entend-on par contentieux fiscal pénal ?
C’est la partie du contentieux qui concerne les infractions fiscales graves (fraude, fausses
déclarations intentionnelles) poursuivies devant les tribunaux répressifs et pouvant aboutir à
des sanctions pénales (amendes, emprisonnement).
78. Quelle juridiction est compétente pour connaître des infractions fiscales pénales ?
En RDC, ce sont les juridictions pénales ordinaires : le Tribunal de Grande Instance (en
première instance) et la Cour d’Appel (en appel). Le Parquet (Ministère public) déclenche et
mène les poursuites.
79. La fraude fiscale constitue-t-elle une infraction pénale ?
Oui, la fraude fiscale est une infraction pénale réprimée par le Code pénal et les lois fiscales
congolaises. Elle peut donner lieu à des poursuites aboutissant à des peines d’emprisonnement
et/ou à des amendes pénales.
80. Qu’est-ce que l’action publique en matière fiscale ?
L’action publique est le droit de l’État de poursuivre pénalement les auteurs d’infractions
fiscales.
81. Qui déclenche l’action pénale en matière d’infractions fiscales ?
Le Ministère public (Procureur de la République) déclenche l’action pénale, souvent sur
dénonciation de l’administration fiscale.
82. Le juge pénal est-il lié par les décisions de l’administration fiscale ?
Non, le juge pénal apprécie souverainement les faits et la légalité des poursuites.
83. Le contribuable peut-il contester une poursuite pénale fiscale ?
Oui, il peut contester devant le juge pénal et invoquer des moyens de défense.
84. Le paiement de l’impôt éteint-il l’action pénale fiscale ?
Non, le paiement de l’impôt n’éteint pas l’action pénale, mais peut être pris en compte pour
atténuer la peine.
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85. Qu’est-ce qu’une transaction fiscale ?
Une transaction fiscale est un accord entre l’administration et le contribuable pour régler un
litige sans procès, moyennant le paiement d’une somme déterminée.
86. La transaction fiscale fait-elle obstacle aux poursuites pénales ?
Elle peut suspendre les poursuites si elle est homologuée par le juge, mais elle n’empêche pas
toujours l’action publique pour fraude grave.
87. Le contentieux fiscal peut-il être administratif ?
Oui, il existe un contentieux administratif portant sur les rectifications, pénalités et décisions
de l’administration.
88. Le contentieux fiscal peut-il être judiciaire ?
Oui, notamment devant les juridictions civiles et pénales pour les litiges et infractions.
89. Quel est le rôle du juge pénal en matière fiscale ?
Il juge les infractions fiscales, prononce des sanctions pénales et garantit les droits de la défense.
90. Le juge pénal peut-il annuler l’impôt établi par l’administration ?
Non, le juge pénal ne peut annuler l’impôt, mais il peut constater l’absence d’infraction ou
prononcer une condamnation pénale indépendante.
91. Qu’est-ce qu’une plainte fiscale ?
Une plainte fiscale est une dénonciation faite par l’administration fiscale au parquet pour
poursuivre pénalement un contribuable.
92. Le contribuable bénéficie-t-il du droit à la défense en matière pénale fiscale ?
Oui, il a le droit de se défendre, d’être assisté par un avocat et de contester les preuves.
93. Le principe de légalité s’applique-t-il aux infractions fiscales ?
Oui, nul ne peut être poursuivi pénalement pour un fait non prévu et réprimé par la loi.
94. Peut-on cumuler sanctions fiscales et sanctions pénales en matière fiscale ?
Oui, le cumul est possible car les sanctions fiscales (administratives) et pénales ont des finalités
différentes.
95. La prescription pénale s’applique-t-elle aux infractions fiscales ?
Oui, les infractions fiscales se prescrivent après un délai fixé par la loi (généralement 5 ans en
RDC).
96. Le contentieux fiscal assure-t-il la protection des droits du contribuable ?
Oui, il permet au contribuable de contester les décisions abusives ou illégales de
l’administration.
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97. Le contentieux fiscal contribue-t-il à la protection des intérêts de l’État ?
Oui, il permet à l’État de faire respecter la loi, de recouvrer les impôts et de sanctionner les
fraudeurs.
98. Le juge pénal apprécie-t-il souverainement la preuve en matière fiscale ?
Oui, le juge pénal apprécie librement les preuves qui lui sont soumises.
99. Le contentieux fiscal est-il une garantie du droit au recours ?
Oui, il est une garantie constitutionnelle permettant à chaque partie de faire valoir ses droits
devant un juge.
100. Le contentieux fiscal participe-t-il à la réalisation de la justice fiscale ?
Oui, il équilibre les rapports entre l’administration et les contribuables et assure l’application
impartiale des règles fiscales.