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DS 3 de Mathématiques: Mpsi 3 Devoir Surveillé 2025-2026

Le document est un devoir surveillé de mathématiques pour la classe MPSI 3, d'une durée de 4 heures, interdisant l'utilisation de calculatrices. Il contient des exercices et problèmes sur des sujets variés tels que les systèmes d'équations, le théorème des quatre carrés, des estimations asymptotiques, et des groupes de cardinal p² et pq. Les consignes précisent l'importance de la rédaction et de la rigueur dans les réponses.

Transféré par

Zakaria Assandi
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Le document est un devoir surveillé de mathématiques pour la classe MPSI 3, d'une durée de 4 heures, interdisant l'utilisation de calculatrices. Il contient des exercices et problèmes sur des sujets variés tels que les systèmes d'équations, le théorème des quatre carrés, des estimations asymptotiques, et des groupes de cardinal p² et pq. Les consignes précisent l'importance de la rédaction et de la rigueur dans les réponses.

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MPSI 3 Devoir surveillé 2025-2026

DS 3 de mathématiques

Durée : 4h.

• Les calculatrices et autres technologies sont interdites.

• Une attention particulière sera portée à la qualité de la rédaction et à la rigueur du


raisonnement. La copie doit être lisible, les pages numérotées, les calculs suffisamment
détaillés, les résultats mis en valeur...

• Les 2 exercices et les 2 problèmes sont indépendants et peuvent être traités dans un
ordre quelconque.

• Si vous repérez une possible erreur d’énoncé, vous êtes invité(e) à venir le signaler.

Dans tout le sujet, P désigne l’ensemble des nombres premiers.

1 Exercice – Contrôle technique


1. Déterminer les x ∈ Z solutions du système suivant :

 x ≡ 1 [3]
x ≡ 2 [5]
x ≡ 3 [7]

2. (a) Montrer que 310 ≡ −1 [25].


(b) Déterminer les deux derniers chiffres (dans l’écriture en base 10) de 532025 .

1
2 Exercice – Théorème des quatre carrés
1. Identité des quatre carrés d’Euler.

(a) Soient u, v, w, z ∈ C. Montrer que

(|u|2 + |v|2 )(|w|2 + |z|2 ) = |uw − vz|2 + |uz̄ + v w̄|2 .

(b) En déduire1 que si a, b, c, d, p, q, r, s ∈ Z, alors

(a2 +b2 + c2 + d2 )(p2 + q 2 + r2 + s2 ) = (ap − bq − cr + ds)2 +


(aq + bp − cs − dr)2 + (ar + bs + cp + dq)2 + (−as + br − cq + dp)2 .

p−1
Soit p un nombre premier impair. On note q = .
2

J0, qK → Z/pZ
2. Montrer que l’application f : est une injection.
u 7→ u2

3. En déduire qu’il existe u, v ∈ J0, qK et d ∈ J1, p − 1K tels que u2 + v 2 + 1 = dp.

On note m le plus petit entier naturel non nul tel qu’il existe (x, y, z, t) ∈ Z4 vérifiant

x2 + y 2 + z 2 + t2 = mp

et on fixe un tel quadruplet (x, y, z, t). On suppose par l’absurde que m > 1.

4. Montrer que m est bien défini et que m < p.


m m
5. On note x′ , y ′ , z ′ , t′ les entiers dans K − , K tels que
2 2
x ≡ x′ [m], y ≡ y ′ [m], z ≡ z ′ [m], t ≡ t′ [m].

Montrer qu’il existe r ∈ J1, m − 1K tel que x′2 + y ′2 + z ′2 + t′2 = mr.

6. En déduire qu’il existe x2 , y2 , z2 , t2 ∈ Z, divisibles par m, tels que

x22 + y22 + z22 + t22 = m2 rp.

7. Obtenir une contradiction.

8. Montrer que tout entier naturel est somme de quatre carrés.2

1
La seule vérification de la formule annoncée ne sera pas valorisée.
2
Théorème dû à Lagrange, démontré en 1770.

2
X1
3 Problème – Asymptotique de
p≤n
p
Pour tout n ∈ N∗ , on désigne par Pn l’ensemble P ∩ J1, nK.
X1
Le but de l’exercice est de déterminer un équivalent de , quand n → +∞.
p∈P
p
n

3.1 Préliminaires analytiques


Z k+1
1 1 dt
1. En comparant, pour tout k ∈ J1, nK les valeurs de , et , montrer que
k k+1 k t
n
X 1
ln n ≤ ≤ ln n + 1.
k=1
k
n
X
2. Montrer de manière analogue que ln k ≥ n ln n − n.
 n n k=1

En déduire que n! ≥ .
e
3. Montrer que pour tout réel x > 0, on a l’égalité
n x
xk
Z
x
X 1
e = + (x − u)n eu du.
k=0
k! n! 0

En déduire que, pour tout réel x > 0,


n
x
X xk xn+1
0≤e − ≤ ex .
k=0
k! (n + 1)!

3.2 Minoration
X1 n
X 1
Soit n ∈ N . Jusqu’à la fin du problème, on note An =

et Hn = .
p∈P
p k=1
k
n


4. Soit m ∈ N∗ . Montrer qu’il existe r ∈ J1, ⌊ m⌋K, k ∈ N et p1 , . . . , pk deux à deux
distincts dans Pm tels que m = r2 p1 . . . pk .

5. En déduire l’inégalité suivante :



⌊ n⌋ !
X 1 Y 1
Hn ≤ 1+ .
r=1
r2 p∈P
p
n

3
N
X 1
6. Montrer que 2
≤ 2, pour tout N ≥ 1.
r=1
r

1
7. En déduire que eAn ≥ Hn .
2

3.3 Majoration
Soit n ∈ N∗ . Pour tout i ∈ N∗ , on note fi l’application définie de (Pn )i dans N∗ par

fi : (p1 , . . . , pi ) 7→ p1 . . . pi .

8. Soit i ∈ N∗ . Identifier les éléments de l’image de fi et montrer qu’un élément dans


l’image de fi a au plus i! antécédents.

9. Soit k ∈ N∗ . Déduire de la question précédente que :


k
Ai Ak+1
X  
n
≤ Hnk puis que e An
1− n
≤ Hnk .
i=0
i! (k + 1)!

On admet3 qu’il existe une constante C > 0 telle que, pour tout n ≥ 3, An ≤ C ln(ln n).
Pour tout n ≥ 3, on pose k(n) = ⌊ln2 (ln n)⌋.
k(n)+1
An
10. Montrer que → 0, quand n → +∞.
(k(n) + 1)!

11. Montrer4 que ln Hnk(n) ∼ ln(ln n).




3.4 Conclusion
X1
12. Montrer5 que ∼ ln(ln n), quand n → +∞.
p∈P
p
n

3
Ceci mériterait d’être dans le sujet mais une erreur s’était glissée et a été détectée un peu tard...
4 un
On rappelle que un ∼ vn signifie que → 1, quand n → +∞.
vn
5
Résultat dû à Euler, publié en 1744.

4
4 Problème – Groupes de cardinal p2 et pq
4.1 Théorème de Lagrange
Soit G un groupe, soit H un sous-groupe de G. On définit une relation RH sur G par

∀x, y ∈ G, x RH y ⇐⇒ x−1 y ∈ H.

1. Montrer que RH est une relation d’équivalence sur G.

2. Soit x ∈ G. Définir une bijection de H vers clRH (x).

3. En déduire que, si G est fini, alors |H| divise |G|.

4. Soit G un groupe de cardinal p, où p ∈ P. Montrer que, pour tout x ∈ G \ {e},


G = ⟨x⟩. À quel groupe G est-il isomorphe ?

4.2 Groupes d’ordre p2


Soit G un groupe. On définit une relation R sur G par

∀x, y ∈ G, x R y ⇐⇒ ∃g ∈ G : y = g −1 xg.

5. Montrer que R est une relation d’équivalence sur G.

Soit x ∈ G. On définit :
• le centralisateur de x par C(x) = {g ∈ G | gx = xg} ;

• l’application px : G → clR (x) par : ∀g ∈ G, px (g) = gxg −1 .

6. Montrer que C(x) est un sous-groupe de G.

7. Montrer que px est surjective et que

∀g, g ′ ∈ G, px (g) = px (g ′ ) ⇐⇒ g RC(x) g ′ .

8. On suppose G fini. En déduire que |G| = | clR (x)| × |C(x)|.


\
On définit le centre de G par ZG = C(h). On rappelle que c’est un sous-groupe de G.
h∈G

9. Montrer que x ∈ ZG ⇐⇒ clR (x) = {x}.

On suppose désormais que G est fini de cardinal pn , où p ∈ P et n ≥ 1. On note K


le nombre de classes d’équivalence – pour R – non réduites à un singleton et on fixe un
élément xi dans chacune de ces classes, pour i ∈ J1, KK.

5
K
X
10. Montrer que p = |ZG | +
n
| clR (xi )|.
i=1

11. En déduire que |ZG | est de la forme pk , pour un k ∈ J1, nK.


On suppose maintenant que G est de cardinal p2 – avec p ∈ P – et que G n’est pas
monogène. On fixe x ∈ ZG \ {e} et y ∈ G \ ⟨x⟩.
12. Montrer que les éléments xk y ℓ , avec (k, ℓ) ∈ J0, p − 1K2 , sont deux à deux distincts.
En déduire que G est abélien.
On définit f : Z/pZ × Z/pZ → G, (k̄, ℓ̄) 7→ xk y ℓ .
13. Montrer que f est bien définie et que c’est un isomorphisme de groupes.

4.3 Groupes d’ordre pq


Soient H et K deux groupes, dont la loi de groupe est notée multiplicativement. On note
Aut(H) le groupe des automorphismes de H – pour la composition – et on se donne un
morphisme f : K → Aut(H). Sur l’ensemble H × K, on définit une loi de composition
interne ∗ par ∀(h, k), (h′ , k ′ ) ∈ H × K, (h, k) ∗ (h′ , k ′ ) = (hf (k)(h′ ), kk ′ ).
14. Montrer que ∗ définit une structure de groupe sur l’ensemble H × K.
15. On suppose que H et K sont abéliens.
Montrer que (H × K, ∗) est abélien ssi ∀k ∈ K, f (k) = idH .
Quelle structure de groupe retrouve-t-on sur H × K dans ce cas ?
16. Soit n ≥ 2 un entier.

Z/nZ → Z/nZ
(a) Soit k ∈ Z tel que k ∧ n = 1. Montrer que mk : est un
u 7→ ku
automorphisme de Z/nZ.
On rappelle qu’on note (Z/nZ)× l’ensemble des inversibles de l’anneau Z/nZ. C’est
l’ensemble des k tels que k ∧ n = 1 et c’est un groupe pour la multiplication.
(Z/nZ)× → Aut(Z/nZ)

(b) Montrer que f : est bien défini et que c’est un
k 7→ mk
isomorphisme de groupes.

On considère p < q ∈ P. On admet que le groupe (Z/qZ)× , × est monogène.




17. Montrer qu’il existe un morphisme non trivial6 de Z/pZ dans Aut(Z/qZ) ssi p | q − 1.
18. En déduire l’existence d’un groupe non abélien de cardinal pq si p | q − 1.
19. Expliciter la construction d’un groupe non abélien de cardinal 21.
6
c’est-à-dire différent de l’application constante égale à idZ/qZ

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