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Le document présente un cours sur les accidents du travail et les maladies professionnelles, définissant les concepts clés et les procédures de prise en charge. Il décrit les rôles des différents intervenants, notamment la victime, l'employeur, le médecin traitant et la CPAM, ainsi que les types de maladies professionnelles indemnisables et non indemnisables. Les objectifs incluent la compréhension des définitions, des procédures et des enjeux liés à ces situations dans le cadre du régime général et des régimes spéciaux.

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Le document présente un cours sur les accidents du travail et les maladies professionnelles, définissant les concepts clés et les procédures de prise en charge. Il décrit les rôles des différents intervenants, notamment la victime, l'employeur, le médecin traitant et la CPAM, ainsi que les types de maladies professionnelles indemnisables et non indemnisables. Les objectifs incluent la compréhension des définitions, des procédures et des enjeux liés à ces situations dans le cadre du régime général et des régimes spéciaux.

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Items 108 et 109 : Accidents du


travail et maladies
professionnelles

Date de création du document 2008-2009

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Table des matières


1 Accidents du travail et maladies professionnelles : définitions................................................1

1 . 1 Accident de travail et de trajet........................................................................................... 1

1 . 1 . 1 Article L. 411-1 du code de la sécurité sociale.........................................................1

1 . 1 . 2 Article L. 412-2 du code de la sécurité sociale.........................................................1

1 . 2 Maladies professionnelles................................................................................................... 1

1 . 2 . 1 Maladies professionnelles indemnisables................................................................ 1

1 . 2 . 2 Maladies à caractère professionnel.......................................................................... 1

2 Prise en charge d'un accident du travail et d'une maladie professionnelle............................ 2

2 . 1 Accident du travail.............................................................................................................. 1

2 . 1 . 1 La victime................................................................................................................... 1

2 . 1 . 2 L ’employeur............................................................................................................. 1

2 . 1 . 3 Le médecin traitant....................................................................................................1

2 . 1 . 4 La CPAM de la victime............................................................................................. 1

2 . 2 Maladies professionnelles................................................................................................... 1

2 . 2 . 1 Les MPI.......................................................................................................................1

2 . 2 . 2 Les maladies à caractère professionnel (MP non I)................................................1

2 . 3 Consolidation, rechute et aggravation...............................................................................1

2 . 3 . 1 Guérison ou consolidation.........................................................................................1

2 . 3 . 2 Rechute....................................................................................................................... 1

2 . 3 . 3 Aggravation................................................................................................................ 1

OBJECTIFS
ENC :

● Définir un accident du travail, une maladie professionnelle, une incapacité


permanente, une consolidation. Se repérer dans les procédures et en comprendre les
enjeux.

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SPECIFIQUE :

● Savoir définir un accident du travail et une maladie professionnelle dans le régime


général et dans les régimes spéciaux.

● Connaître les principes de prise en charge d'un accident du travail et d'une maladie
professionnelle.

● Connaître les modalités de collaboration, dans l'intérêt du patient, entre médecin


généraliste, rhumatologue et médecin du travail.

● Connaître les bénéfices et avantages d'une prise en charge en accident du travail ou


maladie professionnelle.

● Connaître les maladies de l'appareil locomoteur indemnisables en tant que maladies


professionnelles (tableaux 57, 97, 98) en donner le nombre et la nature.

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I ACCIDENTS DU TRAVAIL ET MALADIES PROFESSIONNELLES :


DÉFINITIONS

I.1 ACCIDENT DE TRAVAIL ET DE TRAJET

I.1.1 Article L. 411-1 du code de la sécurité sociale

« Est considéré comme accident de travail, quelle qu’en soit la cause, l’accident
survenu par le fait ou à l’occasion du travail à toute personne salariée ou travaillant, à
quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs ou chefs
d’entreprise. »

I.1.2 Article L. 412-2 du code de la sécurité sociale

Il précise la notion d’accident de trajet : « Est également considéré comme accident de


travail, lorsque la victime ou les ayants droit apportent la preuve que l’ensemble des
conditions ci-après sont remplies ou lorsque l’enquête permet à la caisse de disposer sur
ce point de présomptions suffisantes, l’accident survenu à un travailleur mentionné par
le présent livre, pendant le trajet d’aller et de retour, entre :

– la résidence principale, une résidence secondaire présentant un caractère de stabilité


ou tout autre lieu où le travailleur se rend de façon habituelle pour des motifs d’ordre
familial et le lieu de travail ;

– le lieu du travail et le restaurant, la cantine ou, d’une manière plus générale, le lieu où
le travailleur prend habituellement ses repas, et dans la mesure où le parcours n’a pas
été interrompu ou détourné pour un motif dicté par l’intérêt personnel et étranger aux
nécessités essentielles de la vie courante ou indépendant de l’emploi. »

I.2 MALADIES PROFESSIONNELLES

Il n’existe pas à proprement parler de définition générale de la maladie


professionnelle, mais plutôt un ensemble de conditions qui font que celles-ci peuvent
être reconnues comme étant en relation avec l’activité professionnelle et donc être
réparées suivant les dispositions de la réglementation française, en attendant une future
harmonisation européenne (tableau 11.I).
Il existe deux types d’affections qui relèvent de la législation sur les maladies
professionnelles :
– les maladies professionnelles indemnisables ;
– les maladies à caractère professionnel non indemnisables.

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Tableau 11.I. Liste des maladies professionnelles rhumatologiques

suite du tableau 11.I

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I.2.1 Maladies professionnelles indemnisables

a. Conditions pour qualifier une maladie professionnelle indemnisable


Il existe des conditions :
– médicales ;
– professionnelles ;
– administratives.
Elles sont mentionnées sur les tableaux des maladies professionnelles, permettant de
qualifier une maladie de « professionnelle » sans que la victime ou ses ayants droit aient
à faire la preuve de la relation causale travail-maladie.
Si, pour une affection donnée, ces conditions sont remplies, la victime bénéficiera de la
présomption d’origine lui permettant d’obtenir la prise en charge des soins nécessaires,
une compensation éventuelle pour perte de salaire et, enfin, une indemnisation en
fonction de l’incapacité résiduelle après consolidation (incapacité partielle permanente :
IPP).
Il existe un nombre limité de tableaux de maladies professionnelles indemnisables : 98
dans le régime général, 57 dans le régime agricole. Les tableaux [Link] et [Link] en sont
deux exemples dans le régime général.
Depuis le 27 janvier 1993, une possibilité supplémentaire de reconnaissance des
maladies d’origine professionnelle a été incluse dans la législation (art. L. 461-1).
La Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) reconnaît l’origine professionnelle
d’une maladie après avis d’un Comité régional de reconnaissance des maladies
professionnelles (CRRMP).
Ce comité peut être amené à donner son avis dans les deux cas suivants :
– « Si une ou plusieurs conditions tenant au délai de prise en charge, à la durée
d’exposition ou à la liste limitative des travaux ne sont pas remplies, la maladie telle
qu’elle est désignée dans un tableau de maladies professionnelles peut être reconnue
d’origine professionnelle lorsqu’il est établi qu’elle est directement causée par le travail
habituel de la victime. »
– « Peut être également reconnue d’origine professionnelle une maladie caractérisée
non désignée dans un tableau lorsqu’il est établi qu’elle est essentiellement et
directement causée par le travail habituel de la victime et qu’elle entraîne le décès de
celle-ci ou une incapacité permanente d’un taux (…) au moins égal à un pourcentage
déterminé. »
b. Descriptif des tableaux
Chaque tableau comporte :
– un titre, où figure :
• le numéro du tableau ;
• l’intitulé de l’affection ou l’intitulé de l’agent causal (physique, chimique,
biologique) ;

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– trois colonnes :
• à gauche : désignation des maladies. Le praticien qui rédige le certificat médical initial
doit obligatoirement en respecter les termes.
Certains tableaux comportent des critères diagnostiques, ou éventuellement une
épreuve de réexposition ;
• au milieu : délai de prise en charge. Il s’agit de la période de temps maximale entre la
fin de l’exposition et la date d’apparition de la maladie ;
• à droite : liste limitative ou indicative des travaux susceptibles d’engendrer l’affection
professionnelle.

Tableau [Link]. Régime général, tableau 97. Affections chroniques du rachis lombaire provoquées
par des vibrations de basses et moyennes fréquences transmises au corps entier. Date de
création : 16 février 1999 (décret du 15 février 1999)

Tableau [Link]. Régime général, tableau 98. Affections chroniques du rachis lombaire provoquées
par la manutention manuelle de charges lourdes. Date de création : 16 février 1999 (décret du 15
février 1999)

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I.2.2 Maladies à caractère professionnel

Il s’agit des maladies pouvant être induites par le travail mais non indemnisables car
ne figurant pas sur les tableaux.
Art. L. 461-6 du code de la sécurité sociale : « En vue, tant de la prévention des
maladies professionnelles que d’une meilleure connaissance de la pathologie
professionnelle et de l’extension ou de la révision des tableaux, est obligatoire pour tout
docteur en médecine qui peut en connaître l’existence, notamment les médecins du
travail, la déclaration de tout symptôme d’imprégnation toxique et de toute maladie,
lorsqu’ils ont un caractère professionnel et figurent sur une liste établie par arrêté
interministériel, après avis du conseil supérieur de la prévention des risques
professionnels. Il doit également déclarer tout symptôme et toute maladie non compris
dans cette liste mais qui présentent, à son avis, un caractère professionnel (…) »

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II PRISE EN CHARGE D'UN ACCIDENT DU TRAVAIL ET D'UNE


MALADIE PROFESSIONNELLE
Le rôle des interlocuteurs est précisé par une réglementation issue du code de la
sécurité sociale.

II.1 ACCIDENT DU TRAVAIL

II.1.1 La victime

La victime doit informer l’employeur dans les vingt-quatre heures, sauf cas de force
majeure. Ses ayants droit ou des collègues de travail peuvent se substituer à elle. La
déclaration peut être faite directement à la Caisse Primaire d'Assurance Maladie, dans
un délai de deux ans maximum : par exemple, une plaie bénigne négligée, à l’origine
d’un tétanos tardif, ou plus classiquement en cas de refus de reconnaissance de
l’accident du travail par l’employeur.

II.1.2 L'employeur

L’employeur doit informer la CPAM dans les quarante-huit heures.


Il remet au salarié une feuille datée en trois exemplaires (le « triptyque ») pour
justifier la prise en charge des soins, même s’il conteste la réalité de l’accident du travail
dans un délai de vingt jours.
Pour les accidents du travail bénins, la tenue d’un registre est obligatoire (le « cahier
d’infirmerie »). Le recours à cette preuve écrite peut être nécessaire dans un second
temps (l’exemple d’un tétanos secondaire à une plaie superficielle).

II.1.3 Le médecin traitant

Le médecin traitant établit le « certificat descriptif initial » en double exemplaire. Ce


document a une valeur médico-légale. Il doit être le plus exhaustif possible pour
permettre de définir la présomption d’imputabilité. Un exemplaire est gardé par la
victime, l’autre est envoyé à la CPAM.
La suite des soins peut nécessiter la rédaction d’un « certificat de prolongation ».
Également en double exemplaire, il a la même vocation que le premier. À la fin des
soins immédiats, il établit un « certificat final » descriptif et précise la date de reprise de
travail avec la mention de l’une des trois conclusions suivantes :
– guérison avec retour à l’état antérieur ;
– guérison apparente avec possibilité de rechute ultérieure ;
– consolidation avec séquelles.
Ces certificats médicaux étant destinés au médecin-conseil de la sécurité sociale, le
médecin est délié de la notion de secret médical.

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II.1.4 La CPAM de la victime

La CPAM de la victime :
– reconnaît, ou pas, la réalité de l’accident du travail dans un délai de quinze jours ;
– informe l’inspection du travail ;
– réalise une enquête administrative, médicale et, si la gravité le nécessite, elle saisit le
tribunal d’instance.
Son rôle d’assureur consiste à prendre en charge :
– les prestations en nature (soins) ;
– les prestations en espèces (indemnités journalières) ;
– la fixation d’un éventuel taux d’Incapacité Partielle Permanente en cas de
consolidation.
La sécurité sociale va répercuter le coût de l’accident du travail sur le taux de la
cotisation patronale.
Elle conseille, voire met en demeure l’entreprise dans la prévention et la sécurité des
accidents du travail.

II.2 MALADIES PROFESSIONNELLES

Il existe deux types d’affections qui relèvent de la législation sur les maladies
professionnelles : celles qui sont indemnisables (les Maladies Professionnelles
indemnisables) et celles qui ne le sont pas (les MP non I).

II.2.1 Les MPI

a. Le médecin traitant
Il rédige le « certificat médical initial » qui doit indiquer la nature de la maladie, ses
manifestations cliniques et paracliniques, et les suites probables (quatre exemplaires
dont un est conservé par la victime).
b. L’employeur
Il est tenu de déclarer à l’inspection du travail et à la CPAM les procédés de travail
susceptibles de provoquer des maladies professionnelles. Il remet à la victime, son
salarié, une attestation de salaire.
c. La victime
Elle doit faire sa propre déclaration dans les quinze jours à la CPAM, après la
constatation médicale (dans les trois mois en cas de parution au JO d’un nouveau
tableau).
d. La CPAM
– Par une première lecture, elle s’assure que les critères administratifs contenus dans le
tableau sont totalement respectés (deuxième et troisième colonnes). La maladie
professionnelle est alors acceptée sans discussion. Le doute profite à la victime.

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– Une déclaration est adressée au médecin-conseil de la CPAM qui vérifie que toutes les
dispositions médicales du tableau sont réalisées.
– Une enquête technique s’assure de la réalité du risque dans l’entreprise.
– Un exemplaire est adressé au médecin de l’inspection du travail.
Si la CPAM reconnaît le caractère professionnel de la pathologie, elle la prend
totalement en charge d’une manière identique à un accident du travail (soins,
indemnités journalières, etc.).
Dans le cas contraire, la victime recevra des prestations au titre de l’assurance
maladie.

II.2.2. Les maladies à caractère professionnel (MP non I)

Ce sont des pathologies qui peuvent être induites par le travail, mais qui ne font pas
l’objet d’un tableau. Elles sont sous-estimées. Elles ne sont pas indemnisables, mais elles
peuvent faire l’objet d’une demande auprès de la CRRMP, qui statuera. Si elles ne sont
pas acceptées en maladie professionnelle, elles sont prises en charge par le régime de
l’assurance maladie.
a. Le médecin traitant ou le médecin du travail
– Il établit une déclaration sur un formulaire préétabli par la CPAM. Cet imprimé est
différent de celui commun aux accidents du travail et aux maladies professionnelles.
– Il adresse un exemplaire de la déclaration au médecin inspecteur du travail et de la
main-d’oeuvre, qui le transmet à l’inspection du travail.
b. L’inspection du travail
– Elle diligente les enquêtes et les études nécessaires.
– Elle adresse l’ensemble des données recueillies à son ministère de tutelle, le ministère
du travail.
c. Le conseil supérieur de la prévention des risques professionnels
Saisi par le ministère du travail, il peut proposer une révision ou une extension des
tableaux existants des maladies professionnelles. Le ministère du travail statue.

II.3 CONSOLIDATION, RECHUTE ET AGGRAVATION

II.3.1 Guérison ou consolidation

À la fin de la période de soins ou d’arrêt de travail, la guérison ou la consolidation


peut être proposée par le médecin traitant sur le certificat final descriptif,
éventuellement sur la proposition du médecin-conseil en l’absence de certificat final :
– Guérison : si aucune séquelle fonctionnelle n’est constatée (donc aucune IPP) ; elle
peut donner lieu ensuite à une rechute.
– Consolidation : ne correspond pas obligatoirement à la reprise de travail ; la lésion se
fixe et prend un caractère permanent, sinon définitif, tel qu’un traitement n’est plus, en
principe, nécessaire, si ce n’est pour éviter une aggravation ; les soins après

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consolidation sont possibles (demande spécifique de soins après consolidation) ; le


médecin-conseil convoque la victime pour statuer sur le taux d’incapacité permanente
(IPP).

II.3.1 Rechute

Il s’agit d’un fait nouveau en rapport avec la maladie professionnelle justifiant d’un
traitement différent ou d’un arrêt de travail. En cas de rechute, la présomption
d’imputabilité n’existe pas, le salarié doit apporter la preuve. La déclaration doit être
effectuée avec tous les justificatifs médicaux auprès de la CPAM — c’est le certificat
médical qui établit la relation de causalité et donc la preuve. Pendant la période de
rechute, la victime bénéficie des prestations en nature et des indemnités journalières
jusqu’à la guérison ou la consolidation des lésions.

II.3.2 Aggravation

La différence entre aggravation et rechute est sensible : un fait nouveau, un arrêt de


travail ou une modification de traitement ne sont pas nécessaires pour parler
d’aggravation. Mais elle permet la possibilité de révision du taux d’IPP.

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III ANNEXES

ABRÉVIATIONS
● CPAM : Caisse Primaire d'Assurance Maladie

● IPP : Incapacité Partielle Permanente

● MPI : Maladies Professionnelles indemnisables

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