PLAN
INTRODUCTION
I-/ ANALYSE THEORIQUE DE L’EQUIVALENCE RICARDIENNE
A-/ ORIGINES DE L’EFFET RICARDO-BARRO ET INEFFICATE DE LA
POLITIQUE BUDGETAIRE
1-Origines de l’effet RICARDO-BARRO
2-Inéfficacité de la politique budgétaire
B-/ LES PRINCIPALES CRITIQUES ET LES IMPLICATIONS
1- Les principales critiques
2- Les implications
II-/ L’ANALYSE EMPIRIQUE SUR LA THEORIE DE L’EQUIVALENCE
RICARDIENNE
A-/ MODELISATION THEORIQUE
1- Modélisation du comportement
2- Présentation des données
B-/ RESULTATS EMPIRIQUES
1- Interprétation des tests
2- Interprétations des résultats
CONCLUSION
1
INTRODUCTION
« La dette d’aujourd’hui, constitue l’impôt de demain » [Link] effet
l’augmentation aujourd’hui de la dette publique dans l’optique de relance de
l’activité économique conduisant à un accroissement des impôts requise demain
pour le remboursement de cette dette, et le paiement de ses intérêts, justifie la
présence de l’effet Ricardo-Barro ou théorie de l’équivalence ricardienne.
La littérature autour de l’effet Ricardo-Barro revêt d’intérêts divers sur un plan tant
théorique qu’empirique. En effet sur le plan théorique cette conjecture a été
énoncée en premier lieu par David RICARDO, économiste classique du 19ième
siècle ; selon lui il y aurait sous certaines conditions, équivalence entre
l’augmentation de la dette publique aujourd’hui et l’augmentation des impôts
requise demain pour le remboursement de cette dette et le paiement des intérêts.
R Barro (1974) élargira cette l’analyse non seulement en la modernisant, dans un
article majeur de l’histoire de la pensé économique « Are gouvernment bonds net
wealth ? ».pour lui dès lors que les agents économiques se comportent de manière
rationnelle ,une politique de relance c'est-à-dire de distribution de revenus
financée par la dette publique ne les poussera pas à consommer mais plutôt à
épargner ,en prévision à la hausse des impôts futures; mais aussi par les transferts
intergénérationnels .En effet, en considérant que les agents économiques seraient
parfaitement informés, et totalement rationnels ces derniers feraient preuve
d’altruisme intergénérationnel total du fait qu’ils iront jusqu’à prendre soin du
bien-être de leurs lointains descendants comme du leur ;en outre les marchés
financiers seraient efficients et permettraient aux agents économiques de lisser
leur consommation dans le temps en fonction de leurs perspectives de revenus à
long terme .De plus J .Buchaman (1976) en appliquera le principe aux politiques
économiques keynésiennes pour en montrer l’inefficacité ,en effet, si l’état
augmente son déficit en baissant les impôts ou en accroissant les dépenses
publiques ,Les ménages ne consomment pas plus et le entreprises n’investissent
pas si bien que le multiplicateur keynésien est nul ;ainsi la politique budgétaire
n’a donc aucun effet sur l’activité économique .Sur le plan empirique ,bien que
l’équivalence ricardienne repose sur des hypothèses peu réalistes, elle a connu un
regain d’intérêts dans les années quatre-vingt-dix et deux milles sur la base
d’études empiriques mettant en évidence des multiplicateurs nuls, voire négatifs
,dans des pays ayant mis en œuvre d’importants programmes de réductions de
leurs déficit public .Ces études se sont inscrites dans la lignée de travaux menés
d’abord par [Link] et [Link] puis [Link] et [Link], ainsi que [Link]
et [Link] ;Ainsi dans plusieurs pays comme le Canada, le Danemark, L’Irlande
et la suède, dont la situation était caractérisée par des déficits structurels
important et une croissance très faible, de vigoureuse mesure de réduction de
déficit ont été prise et n’ont apparemment pas eu d’impact négatif sur l’activité car
celle-ci est rapidement repartie à la hausse .
A cet effet la théorie de l’équivalence ricardienne est-elle pertinente pour les pays
en développement ?
2
Pour mieux analyser notre étude nous allons circonscrire notre étude sur les pays
de l’Afrique de l’est plus précisément Madagascar pour plusieurs raisons à savoir
ce sont des pays relativement pauvre d’une part et creusent de façon régulière leurs
déficits budgétaire pour relancer l’activité économique d’autre part
Dans le but d’apporter des éléments de réponse à notre interrogation, il nous sied
dans un premier temps, de présenter une analyse théorique en passant d’une part
par les origines de l’effet Ricardo –Barro et l’inefficacité des politiques budgétaires
et d’autre part par les principales critiques et les implications puis dans un second
temps nous ferons une analyse empirique de l’équivalence ricardienne dans le cas
précis de Madagascar
I-/ ANALYSE DE L’EQUIVALENCE RICARDIENNE
L’équivalence ricardienne est un concept qui est repris dans la Nouvelle Economie
Classique (NEC) dans les années 70 suite aux chocs économiques, remettant en
cause l’analyse keynésienne. C’est ainsi que nous aborderons les origines de
l’équivalence ricardienne et l’inefficacité des politiques budgétaires.
A-/ ORIGINES DE L’EFFET RICARDO-BARRO ET INEFFICATE DE LA
POLITIQUE BUDGETAIRE
1-Fondements et hypothèse
Cette théorie a été annoncée en premier lieu par David Ricardo, économiste
classique du XIXème siècle. Selon lui, il y aurait, sous certaines conditions,
équivalence entre l’augmentation de la dette publique aujourd’hui et
l’augmentation des impôts requise demain pour le remboursement de cette dette
et le paiement des intérêts. La solution du financement d’une guerre par l’état en
levant 20 millions de livres sterling d’impôt serait identique à la solution de
l’émission de titres de dette.
Cette théorie avait déjà fait l’objet d’une intuition exprime par Mirabeau qui écrit
en 1787 dans une lettre au roi de France : « Dès que l’état emprunte des sommes
dont ses revenus actuels ne peuvent pas même payer les intérêts ; l’impôt existe
soit qu’on le déclare ou non. Il faudra donc imposer réellement un jour pour se
procurer le gage de l’emprunt fait aujourd’hui »
La théorie de l’équivalence ricardienne repose sur les hypothèses de comportement
suivantes :
-En cas de financement par emprunt, les agents anticipent le surcroit d’impôt qui
sera prélevé ultérieurement pour rembourser. En conséquence, ils épargnent le
montant actualise correspondant. Leur richesse globale comme leur
consommation restent donc inchangées (la rationalité et esprit anticipateur des
agents économique)
3
-En cas de financement monétaire, les agents prévoient l’émission régulière de
nouvelle monnaie et partant anticipent rationnellement l’érosion de leurs encaisses
par l’inflation. Dès lors, ils épargnent pour constituer la valeur réelle de leurs
encaisses. Il n’y pas donc aucun effet multiplicateur sur la demande globale
-Ces derniers tiennent compte de l’avenir de leur progéniture (altruisme
intergénérationnel)
- Pas de contraintes de liquidités
-Perfection des marchés financiers
-les agents seraient parfaitement informes
2-L’inefficacité de la politique budgétaire
L’effet Ricardo-Barro remet en question l’efficacité des politiques de relance
économique. En effet, les agents économiques seraient parfaitement informés,
totalement rationnels et feraient preuve d’un altruisme intergénérationnel total(ils
prendraient soin du bien-être de leurs lointains descendants comme du leur).En
outre, les marchés financiers seraient efficients et permettraient aux agents
économiques de lisser leur consommation dans le temps en fonction de leurs
perspectives de revenus à long terme ;autrement dit si l’état augmente son déficit
en baissant les impôts ou en accroissant les dépenses publiques, les ménages(ou
les entreprises à travers leurs actionnaires) anticipent que les impôts
augmenteront dans le futur pour rembourser ce supplément de dette publique.
Leur comportement d’épargne et de consommation étant détermine par leurs
perspectives de revenus à long terme, ils constituent dès à présent une épargne de
précaution permettant de payer ces futurs impôts ; sous ces hypothèses, il est
possible de démontrer que l’épargne privée de précaution ainsi constituée est égale
à l’augmentation du déficit public s’accroit, si bien que le « multiplicateur
keynésien » est nul. La politique budgétaire n’a donc aucun effet sur l’activité
économique.
B/PRINCIPALES CRITIQUES ET IMPLICATIONS
1-Les principales critique de la théorie de l’équivalence
ricardienne
La théorie de l’équivalence ricardienne a été critiqué pour plusieurs raisons. Tout
d’abord, certains économistes remettent en question l’hypothèse selon laquelle les
agents économiques anticipent parfaitement les changements fiscaux futurs. En
réalité, il est difficile de prédire avec précision les politiques fiscales à venir. De
plus cette théorie suppose que les individus ont des comportements rationnels et
sont capables d’ajuster leur épargne en fonction des changements fiscaux.
Cependant, dans la réalité, les comportements économiques peuvent être
influences par des facteurs psychologiques et sociaux qui ne correspondent pas
4
toujours à une rationalité parfaite. En outre, certains critiques soulignent que
même si une partie de la population anticipe une augmentation future des impôts
et décide donc d’épargner d’avantage, cela ne signifie pas nécessairement que toute
la population adoptera le même comportement. Certains individus peuvent réagir
différemment en augmentant leurs dépenses ou en cherchant des moyens d’éviter
les impôts
2-Implications
Si la théorie de l’équivalence ricardienne est valide, cela veut dire que les décideurs
politiques doivent prendre en compte le comportement des agents économiques qui
anticipent une augmentation future des impôts. Dans ce cas toute politique de
relance budgétaire visant à stimuler l’économie par une augmentation des
dépenses publiques pourrait être inefficace.
Les implications pour les décideurs politiques seraient les suivantes :
-Les mesures de relance budgétaire pourraient ne pas avoir l’effet escompté sur la
demande globale et la croissance économique, car les agents économiques
réagiraient en augmentant leur épargne plutôt que leur consommation
-Les décideurs politiques devraient envisager d’autre moyens de stimuler
l’économie, tels que des réformes structurelles ou des incitations fiscales ciblées,
qui pourraient être plus efficace si la théorie de l’équivalence ricardienne est valide.
-Il serait important pour les décideurs politiques d’anticiper les réactions des
agents économiques et d’adapter.
II-/ L’ANALYSE EMPIRIQUE SUR LA THEORIE DE L’EQUIVALENCE
RICARDIENNE
Dans le but de d’apporter une preuve plus palpable, on réalise une étude
empirique en modélisant en premier la théorie de l’équivalence ricardienne et par
la suite donner les résultats empiriques.
A-/ MODELISATION THEORIQUE
1-Modélisation du comportement
Nous avons pour ambition de tester la validité de la Théorie de l’Equivalence
Ricardienne sur l’économie Malgache et d’en déterminer son degré d’application.
Pour effectuer cette analyse, il faut établir une modélisation Econométrique du
côté de la demande, et plus précisément du côté de la consommation globale car
c’est au niveau de cette dernière que la réticence des ménages à consommer,
5
suite aux hypothèses d’anticipation rationnelle, va être détectée et avec quelle
importance.
Les variables choisis pour représenter les effets de la
politique budgétaire sur la consommation sont les suivantes : la
Consommation Globale des ménages (C), le Produit Intérieur Brut (Y), le Déficit
Public (DEF), les Dépenses Gouvernementales (G), La dette Publique (D), et les
Recettes Fiscales (T) suivant un remaniement du modèle de BERHEIM (1987).
𝑪 = 𝒇 (𝒀, 𝑫𝑬𝑭, 𝑮, 𝑫, 𝑻)
-Elasticités
L’utilisation des calculs des élasticités est souvent rencontrée dans les travaux
des Economistes qui veulent démontrer la sensibilité des certaines variables par
rapport à d’autres. Ainsi, il a été définit que l’utilisation des élasticités facilite la
lecture du modèle parce que la valeur de des élasticités de la variable endogène par
rapport aux variables exogènes sont égales aux valeurs des paramètres estimés. Notons
E(.) l’élasticité de la variable endogène par rapport à une variable exogène. Dans
cette analyse portée sur la consommation globale, il nous faudra donc dresser
autant de formules l’élasticité qu’il y aura de variables exogènes.
1) Elasticités de C par rapport à Y
Cette valeur définit la sensibilité des variations de la consommation globale par
rapport à la variation de la production nationale. C’est d’après Keynes (1936)
dans le but d’augmenter la consommation que l’Etat accepte volontairement de
se mettre en situation de déficit budgétaire, car d’après lui, Y est la variable qui
influence plus sur C, d’où l’élasticité sera élevée. Il y a donc une élasticité positive
entre Y et C.
2) Elasticité de C par rapport à DEF
Le déficit budgétaire est le moyen d’action par excellence des Keynésiens pour
lutter contre le sous-emploi. Ainsi E(DEF) est positif.
3) Elasticité C par rapport à T
L’efficacité de la politique budgétaire dépendra aussi du taux des valeurs des
6
prélèvements fiscales (impôts directs et indirect). E(T) est généralement négative,
puisque l’augmentation des impôts à la consommation décourage les ménages à
consommer que ce soit pendant la période en cours ou à l’avenir. De plus, au
sein des hypothèses sus dites, une évolution des rapides des impôts vers la
hausse fait en sorte que les ménages anticipent une augmentation future de cette
variable, suite au remboursement qu’il faut effectuer au niveau de la dette.
4) Elasticité de C par rapport à G
Les dépenses Publiques servent à redynamiser l’Economie, c'est-à-dire à créer de
l’emploi. Elles servent de substitue aux investissements privés en temps de
crises. Donc, en général E(G) est positif.
5) Elasticité de C par rapport à D
L’efficacité de la politique budgétaire dépend fortement du montant et de la durée
d’expansion de la dette. Dans ce cas, afin de définir si elle est bénéfique pour la
consommation ou pas, il faudra calculer E. En général E(D) est négative puisque
la charge d’une dette importante dans la comptabilité nationale détériore la
solvabilité d’un pays. De plus, si la gestion des dépenses publiques n’est pas
correctement administrée, les dettes ont tendances à s’accumuler sans qu’elles
n’aient influencé positivement la consommation et l’investissement.
Estimation du modèle
Afin de faire apparaître les différentes élasticités dans la régression qui va
s’opérer ci- dessous, notre travail va employer une fonction de consommation log
linéaire. L’application de la fonction log linéaire est avantageuse pour deux
raisons : (i) elle permet de dégager les élasticités de chaque variable, donc cela
facilite la lecture et les interprétations du modèle ; (ii) elle permet d’obtenir un R2
relativement proche de 1.
Le modèle a donc été présenté comme suit :
𝐥𝐧 𝑪 = 𝑎𝟎 + 𝑎𝟏 𝐥𝐧 𝒀 + 𝑎𝟐 𝐥𝐧 𝑫𝑬𝑭 + 𝑎𝟑 𝐥𝐧 𝑻 + 𝑎𝟒 𝐥𝐧 𝑫 + 𝑎𝟓 𝐥𝐧 𝑮 + 𝝁
Où α0 est une constante α1, α2, α3, α4, α5 sont les élasticités de chaque paramètre.
7
Par ailleurs, le terme d’erreur µ rapporte la divergence entre la régression et le
véritable modèle (BOURBONNAIS 2000). La méthode des moindres carrées
ordinaires est utilisée afin de faire l’estimation des paramètres et des variables
explicatives de la consommation globale.
Différents tests économétriques seront appliqués à notre model. Ces tests
concernent notamment la significativité globale, et individuelle des paramètres.
Ces tests porteront aussi sur la vérification des hypothèses prises sur les erreurs
pour réaliser une estimation à l’aide de la méthode des moindres carrés
ordinaires : c'est-à-dire concernant l’indépendance des erreurs, ainsi que de
l’homoscédasticité de leur variance.
Les tests utilisés sont :
Le test de Fisher, afin de vérifier la significativité globale des paramètres
du model.
Le test de Student, pour vérifier les significativités individuelles des
paramètres du model.
Le test de Durbin - Watson, dans le but de vérifier l’indépendance des
variables erreurs, c'est-à-dire déceler une éventuelle présence
d’autocorrélation de ces dernières.
Test de FISHER
Ce test consiste à tester l’hypothèse suivante :
H0 : α0 = α1 = α2 = α3 = α4 = α5 =0
H1 : au moins l’un des paramètres α0, α1, α2, α3, α4, α5 ≠0
Après avoir posé cette hypothèse, force est utile de calculé la valeur F*, définit
par la formule suivante :
𝐑𝟐
𝐤
𝐅∗ = 𝟐
𝐧−𝐤−𝟏
Avec k : le nombre de variables explicatives ; et n : le nombre d’échantillon.
8
Dans ce procédé, on se réfère aux valeurs d’un F tirée de la table de Fischer qu’on
va noter F (k, n - k- 1). D’où la règle de décision est la suivante :
Si F*> F (k, n - k – 1), alors on réfute l’hypothèse H0, c'est-à-dire que le
modèle est globalement significatif et qu’il existe au moins un paramètre n’étant
pas de valeur nulle.
Si F*< F (k, n - k – 1), alors on accepte l’hypothèse H0, ce qui a pour conséquence
la nullité des valeurs de toutes les paramètres.
Test de STUDENT
L’application de ce test se fait au niveau de tous les paramètres, afin d’en tirer
ceux qui ne sont pas déterminant de notre variable endogène. Il faut donc tester
l’hypothèse suivante:
H 0 : αi = 0 avec i = 0, 1, 2, 3, 4, 5
H 1 : αi ≠ 0
Ces hypothèses se vérifient de la manière suivante :
Tout d’abord, il faut calculer un opérateur noté T*, définit par la formule suivante
𝑎𝒊
𝑻∗ =
Avec V (.) est l’opérateur de la variance, et i=0, 1, 2, 3, 4, 5.
Dans le cas d’un test de Student, on se réfère aux valeurs d’un T tirée de la table
de Stusent qui sera noter T (n – k - 1). D’où la règle de décision est la suivante :
Si |𝑇∗| > T (n – k - 1) alors on réfute l’hypothèse H0, c'est-à-dire que le
paramètre testé est relativement significatif et qu’il n’admet pas de valeur nulle.
Sinon, alors on accepte l’hypothèse H0, ce qui a pour conséquence la nullité de
la valeur du paramètre.
Test de DURBIN WATSON
Ce test de Durbin-Watson est un test d’auto-
9
corrélation d’ordre 1. Les hypothèses du test sont les
suivantes :
H0 : a=0 où les erreurs ne sont pas auto
corrélées
H1 : t = a t-1 + où les erreurs sont auto corrélées
vt d’ordre 1
La statistique du test est :
𝑡=9
∑𝑡=0 (𝛍𝐭 − 𝛍𝐭−𝟏)2
DW =
∑𝑡=9
𝑡=0 𝛍𝐭
2
Où les valeurs t sont les résidus du modèle que l’on a estimé par la
méthode des moindres carrés ordinaires. La valeur de DW est comprise entre
0 et 4. Et la décision dépend de deux paramètres notés dL et dU, qui sont des
paramètres issues de la table de Durbin- Watson.
dL est la valeur dite inférieure et dU est la valeur dite
supérieure. Ainsi, la règle de décision est la suivante
Si 0 < DW < dL ou encore si (4 – dL) < DW < 4 l’hypothèse H0 est refutée, donc
il existe une auto corrélation des erreurs.
Si dL < DW < (4 – dU), l’hypothèse H0 est acceptée, donc il n’existe pas d’auto
corrélation des erreurs.
2- Présentation des données
Les données utilisées s’étendent sur la période 2000 à 2009. Elles comprennent
le PIB Malgache courant, la consommation finale des ménages, la dette publique,
le déficit budgétaire et les recettes fiscales de l’Etat.
1) PIB
Elles proviennent de la compilation des informations tirées des différents
10
rapports économiques et financiers de l’année 2000 à 2010. Le PIB calculé par
dans le rapport économique et financier, par les soins de la vice primature
chargée de l’Economie et de l’Industrie de Madagascar est l’agrégation de
valeurs ajoutées de toutes les entreprises formellement enregistrées dans les
registres de l’INSTAT à Madagascar.
2) Consommation finale des ménages
Elles proviennent de la compilation des informations tirées des différents rapports
économiques et financiers de l’année 2000 à 2010. La valeur de la consommation
finale est la somme des valeurs des achats de tous les biens produits par les
entreprises nationales taxés.
3) La dette publique
Ces valeurs proviennent à la fois des rapports économiques et financier. En
effet, ce sont les pourcentages de la dette publique totale qui ont été trouvé sur
le site internet du Journal Français les Echos, intitulé « Les [Link] ».
4) Le déficit budgétaire
Elles sont obtenues à partir des données de récapitulations des rapports de la
vice primature chargée de l’Economie et de l’Industrie de Madagascar obtenu ci-
dessus. Elles résultent de la déférence entre les dépenses et les recettes
publiques et qui constituent des valeurs positives ou négatives au niveau du
budget.
5) Les dépenses gouvernementales
Ce sont les valeurs des dépenses qui sont ceux issue du budget en générale.
6) Les recettes fiscales
Les données des recettes publiques de l’année 2000 à 2007 sont tirées des
rapports Economiques de la Vice Primature tandis que les valeurs de 2008-2009
sont tirés de la revue de la politique budgétaire de la Banque Mondiale intitulée
« Madagascar : Politique Budgétaire et Investissement Public en période
d’instabilité politique ».
Ces recettes fiscales ont été calculées par la Vice Primature et par la Banque
mondiale de la manière suivante :
Recettes fiscales = Impôts sur les revenus, les bénéfices et gains
11
+ Impôts sur la propriété + Impôts sur les biens et services
+ Autres recettes fiscales
B-/ Résultats empiriques
Cette partie présentera les différents résultats des estimations économétriques,
ainsi que de leurs interprétations sur le plan pratique. Les interprétations de la
régression seront analysées à travers deux parties : une interprétation des tests
des paramètres et des erreurs du modèle, et une interprétation des élasticités des
variables
1- Interprétation des tests
Il est devenu plus aisé de déterminer la valeur des estimations grâce au logiciel
Américain STATA. Il analysé les différents effets des variables exogènes sur la
consommation. L’utilisation des fonctions logarithmes népériennes facilite ces
interprétations puisque les raisonnements sont menés en termes d’élasticité.
𝐥𝐧 𝑪 = −1,3510 + 1,1388 𝐥𝐧 𝒀 − 0,0501 𝐥𝐧 𝑫𝑬𝑭 − 0,2963 𝐥𝐧 𝑻 + 0,0683 𝐥𝐧 𝑫 +
0,2151 𝐥𝐧 𝑮 + 𝝁
(0,4970) (0,1029) (0,0392) (0,0887) (0,0451) (0,0586)
R2 = 0,9986
DW = 2,4012
F-Fisher 584,66
Les tests sur les paramètres sont principalement le test de Fisher et de Student.
Test de Fisher
La valeur obtenue de ce test semble infirmer l’hypothèse nulle de non
significativité globale des paramètres. En effet le F* calculé est d’une valeur de
584,66 qui est supérieure à la valeur donnée par la table de Fisher à 5% de seuil
de significativité.
Test de Student
A partir des traitements des données, on a obtenu les valeurs des t de Student
12
supérieures aux valeurs de la table comparée aux valeurs de la table de Student
à 8 degré de liberté au seuil de 5%.
A partir de ces tests basics, il faut en conclure qu’il est possible de poursuivre
les analyses, étant donné la significativité globale et partielle des paramètres.
Maintenant reste à identifier si les erreurs sont auto corrélées et/ou si elles sont
homos ou hétéroscédastiques. Il serra procéder, à cet effet, respectivement les
tests de Durbin- Watson et le test de White.
Test de Durbin-Watson
Les coefficients de DW permettent de dégager qu’il n’existe pas d’auto corrélation
des erreurs d’ordre 1, avec DW est égale à 2,4012 puisque cette valeur est
comprise entre les bornes dL et (4 – dU) de la statistique de Durbin- Watson
à 6 degré de liberté et à 10 échantillons.
2) Interprétations des résultats
Effectivement, les valeurs des paramètres correspondent aux hypothèses qui ont
été formulé auparavant concernant leur signe (négatif ou positif). Les
interprétations de chaque élasticité seront présentées ci-après :
- Elasticités de C par rapport à Y
L’élasticité de la consommation globale par rapport au PIB est de 1,1388. Cette
élasticité est positive et détient une valeur supérieure à 1. Cela signifie que la
sensibilité de la consommation par rapport à l’augmentation du PIB ou du
Revenu Nationale est très élevée.
Les habitudes de consommation des ménages Malgaches sont donc fortement
conditionnées par le revenu. Une politique budgétaire de relance engendrerait
des résultats très positifs pour l’amélioration de la consommation et des
investissements des Malgaches.
-Elasticités de C par rapport à DEF
La valeur de l’élasticité de la consommation par rapport au déficit est -0,0501 ;
13
elle est négative contre toutes attentes, puisqu’il a été prévu dans les hypothèses
de départ que le déficit est un instrument de relance pour l’Economie. Or force
est de constater que l’administration publique présente des faiblesses dans sa
manière de gérer le déficit public, du budget apporte des conséquences néfastes
à la relance de la demande et ainsi à la dynamique de la politique économique.
Mais bien que cette élasticité soit négative, elle est relativement proche de 0, donc
ses effets sont relativement peu conséquents sur la demande globale des
ménages.
-Elasticités de C par rapport à T
La valeur de l’élasticité de la consommation par rapport aux recettes fiscales est
de -0,2963. Comme, il a été posé dans les hypothèses, les effets de la fiscalité sur
la relance de la demande sont négative. Cela vient du fait que les charges fiscales
dissuadent les entrepreneurs d’investir, et surtout en temps de crise car il faut
admettre que cette dernière décennie a fait face à plusieurs crises politico-
économiques.
-Elasticités de C par rapport à G
On retrouve une valeur de cette élasticité égale à 0,2151. L’hypothèse de départ
sur le signe positif de cette valeur s’avère exacte, puisque les dépenses publiques
jouent le rôle de bouclier de la demande vis-à-vis des chocs dont les
investissements privés ont fait face cette dernière décennie.
-Elasticités de C par rapport à D
D’après les résultats de la régression, l’élasticité de la consommation par rapport
aux dettes porte une valeur positive de 0,0683. Cela semble invraisemblable à
priori, or pour le cas de Madagascar, ce cas est possible. En effet, c’est grâce à
l’augmentation de la dette d’une manière très difficilement soutenable que
Madagascar a pu bénéficier de la remise de la dette grâce au programme IPPTE, ce
qui n’a pas manqué d’encourager les autorités publiques à faire de nouvelles
investissements. Ainsi, exceptionnellement pour cette décennie, on peut admettre
une contribution positive de la dette à l’augmentation de la consommation, bien
que cette contribution soit de faible valeur, et s’applique durant un temps très
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éphémère.
Résultats
Nous pouvons dire que la demande globale est surtout affectée par le revenu
national, et les dépenses Gouvernementales. D’après notre analyse
économétrique, la sensibilité de la demande face à la dette et aux impôts ne sont
pas si néfaste que cela pour le cas d’une politique budgétaire à Madagascar entre
2000 et 2009. Ainsi, le degré d’Equivalence Ricardienne est relativement faible,
voire sans effet
15
CONCLUSION
Au sortir de notre analyse nous avons présenté la théorie de l’équivalence
ricardienne en passant par ses fondements et ses hypothèses d’une part ,et
d’autre part l’inefficacité des politiques budgétaire face à la théorie de
l’équivalence ricardienne et les principales critiques qui y sont assignées ,ainsi
le théorème de l’équivalence ricardienne est l’une des théories qui contrebalance
le plus la théorie keynésienne ;l’hypothèse de l’équivalence ricardienne décrit la
politique budgétaire comme étant sous le blocage des anticipations des ménages
à propos de l’augmentation future des impôts a cause d’un niveau important des
dettes qui devront être rembourses tôt ou tard ;il en est finalement conclu que le
degré d’équivalence ricardienne est impuissant pour réduire les effets de relances
de la politique budgétaire dans le cas de Madagascar.
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BIBLIOGRAPHIE
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political economy,Décembre 1974
BARRO,Robert, « The Ricardian Approach to Budget Deficit »,journal of
Economic Perspectives,1989
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growth »[Link],13 mars 2012
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Google scholar
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paper,2015
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M.PAGANO1996
[Link] 1993
[Link] 1993
[Link] 2009
[Link] 1996
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Extrait des calculs du logiciel STATA 15
. regress log_Consofinale log_PIB log_RecettesFis log_deficitbudg
log_DettePubli log_Depgouver
Source SS df MS Number of obs = 10
F(5, 4) = 584.66
Model 1.66869309 5 .333738618 Prob > F = 0.0000
Residual .0022833 4 .000570825 R-squared = 0.9986
Adj R-squared = 0.9969
Total 1.67097639 9 .185664043 Root MSE = .02389
log_Consofinale Coef. Std. Err. t P>t [95% Conf. Interval]
log_PIB 1.138825 .1029583 11.06 0.000 .8529672 1.424684
log_DettePubli .068302 .0450805 1.52 0.204 -.0568615 .1934656
log_RecettesFis -.2963887 .0887757 -
0.029 -.5428696 -.0499078
3.34
log_deficitbudg -.0500976 .0392362 -
0.271 -.1590347 .0588394
1.28
log_Depgouver .2151285 .0586697 3.67 0.021 .0522353 .3780217
_cons -1.351016 .4970701 -2.72 0.053 -2.731103 .0290724
Tableau des données statistiques de madagascar
Dette Recettes Déficit Dépenses Consommation
années PIB Publique Fiscales budgétaire Gouvernementales finale
2000 5610 6765,66 594 359 891,9 4368,67739
2001 5968 6212,688 578,8 483,4 1050,3 4513,66843
2002 6008 6891,176 460,8 330,4 943,2 5057,08169
2003 6779 7104,392 678,4 284,71 1288 5549,46572
2004 8156 8180,468 887,1 464,8 2047,1 6893,75179
2005 10093 8619,422 1020 434 2139,7 8698,42263
2006 11815 5375,825 1260,8 577,2 2516,5 9688,4795
2007 13768 6126,76 1569,5 399,2 2560,8 10986,4078
2008 16099 7276,748 2087,2 301,5 2998,7 12690,4487
2009 16824 10464,528 1782 469 2552,8 13651,0434
18
19
20
21
22
Tableau des données statistiques de Madagascar : PIB, Dette Publique, Recettes
Fiscales, Déficit Budgétaire, Dépenses Gouvernementales, et Consommationfinale
en valeur nominale de l’année 2000 jusqu’en 2009 (en milliards d’Ariary).
Dette Recettes Déficit Dépenses Consommation
années PIB Publique Fiscales budgétaire Gouvernementales finale
2000 5610 6765,66 594 359 891,9 4368,67739
2001 5968 6212,688 578,8 483,4 1050,3 4513,66843
2002 6008 6891,176 460,8 330,4 943,2 5057,08169
2003 6779 7104,392 678,4 284,71 1288 5549,46572
2004 8156 8180,468 887,1 464,8 2047,1 6893,75179
2005 10093 8619,422 1020 434 2139,7 8698,42263
2006 11815 5375,825 1260,8 577,2 2516,5 9688,4795
2007 13768 6126,76 1569,5 399,2 2560,8 10986,4078
2008 16099 7276,748 2087,2 301,5 2998,7 12690,4487
2009 16824 10464,528 1782 469 2552,8 13651,0434
Source : Rapport Economique et financière (2000 à 2011)/ VPEI, « Les [Link] », nos
propres calculs
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