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Dexter

L'article explore la notion d'équivalence ricardienne, développée par Robert J. Barro en 1974, qui postule qu'une augmentation de la dette publique entraîne une anticipation d'impôts futurs, rendant ainsi les politiques budgétaires inefficaces. En analysant les fondements et implications de cette théorie, il est démontré que les agents économiques, en raison de leur rationalité et de leur altruisme intergénérationnel, ajustent leur épargne en prévision des futurs impôts, annulant ainsi les effets des relances budgétaires. L'article se conclut par une modélisation théorique visant à fournir des preuves empiriques de cette équivalence.

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Dexter

L'article explore la notion d'équivalence ricardienne, développée par Robert J. Barro en 1974, qui postule qu'une augmentation de la dette publique entraîne une anticipation d'impôts futurs, rendant ainsi les politiques budgétaires inefficaces. En analysant les fondements et implications de cette théorie, il est démontré que les agents économiques, en raison de leur rationalité et de leur altruisme intergénérationnel, ajustent leur épargne en prévision des futurs impôts, annulant ainsi les effets des relances budgétaires. L'article se conclut par une modélisation théorique visant à fournir des preuves empiriques de cette équivalence.

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C’est dans un article intitulé « Are goverment bonds net wealth » publié en 1974, que l’économiste

américain Robert J. BARRO remet en lumière la notion d’équivalence ricardienne dont David RICARDO en
avait déjà parlé en 1821, pour expliquer qu’il y a une équivalence entre la dette publique et l’impôt. En
effet lorsque le gouvernement met en place une politique de relance économique par le biais des
dépenses publiques financés par l’emprunt, les individus réagissent prévoyant ces dépenses seront
éventuellement remboursées par les impôts plus élevés à l’avenir. Les agents économiques anticipent les
effets de la politique budgétaire, en particulier l’augmentation des impôts et la rend nulle.

Dès lors il semble pertinent de nous demander, comment l’effet ricardo-barro montre que le creusement
du déficit ne peut relancer l’activité économique ?

Dans le but d’apporter des éléments de réponse à notre interrogation, il conviendra pour nous dans un
premier temps, de présenter une analyse de la notion d’équivalence ricardienne et un second temps de
faire une analyse empirique de l’équivalence ricardienne.

I-/ Analyse de l’équivalence ricardienne

L’équivalence ricardienne est un concept qui est repris dans la Nouvelle Economie Classique (NEC) dans
les années 70 suite aux chocs économiques, remettant en cause l’analyse keynésienne. C’est ainsi que
nous aborderons les origines de l’équivalence ricardienne et l’inefficacité des politiques budgétaires.

A-/Origines de l’équivalence riacardienne

1-Fondements

Cette théorie a été annoncée en premier lieu par David Ricardo, économiste classique du XIXème siècle.
Selon lui, il y aurait, sous certaines conditions, équivalence entre l’augmentation de la dette publique
aujourd’hui et l’augmentation des impôts requise demain pour le remboursement de cette dette et le
paiement des intérêts. La solution du financement d’une guerre par l’état en levant 20 millions de livres
sterling d’impôt serait identique à la solution de l’émission de titres de dette.

Cette théorie avait déjà fait l’objet d’une intuition exprime par Mirabeau qui écrit en 1787 dans une
lettre au roi de France : « Dès que l’état emprunte des sommes dont ses revenus actuels ne peuvent pas
même payer les intérêts ; l’impôt existe soit qu’on le déclare ou non. Il faudra donc imposer réellement
un jour pour se procurer le gage de l’emprunt fait aujourd’hui »

La théorie de l’équivalence ricardienne repose sur les hypothèses de comportement suivantes :

-En cas de financement par emprunt, les agents anticipent le surcroit d’impôt qui sera prélevé
ultérieurement pour rembourser. En conséquence, ils épargnent le montant actualise correspondant.
Leur richesse globale comme leur consommation restent donc inchangées (la rationalité et esprit
anticipateur des agents économique)

-En cas de financement monétaire, les agents prévoient l’émission régulière de nouvelle monnaie et
partant anticipent rationnellement l’érosion de leurs encaisses par l’inflation. Dès lors, ils épargnent pour
constituer la valeur réelle de leurs encaisses. Il n’y pas donc aucun effet multiplicateur sur la demande
globale
-Ces derniers tiennent compte de l’avenir de leur progéniture (altruisme intergénérationnel)

- Pas de contraintes de liquidités

-Perfection des marchés financiers

-les agents seraient parfaitement informes

2-Implications de l’équivalence ricardienne

L’analyse de l’inefficacité de la politique économique conjoncturelle de Lucas et Barro à pousser les


nouveaux économistes classiques à rejeter la contribution keynésienne de la politique économique. Une
politique économique En effet, les agents économiques seraient parfaitement informés, totalement
rationnels et feraient preuve d’un altruisme intergénérationnel total(ils prendraient soin du bien-être de
leurs lointains descendants comme du leur).En outre, les marchés financiers seraient efficients et
permettraient aux agents économiques de lisser leur consommation dans le temps en fonction de leurs
perspectives de revenus à long terme ;autrement dit si l’état augmente son déficit en baissant les impôts
ou en accroissant les dépenses publiques, les ménages(ou les entreprises à travers leurs actionnaires)
anticipent que les impôts augmenteront dans le futur pour rembourser ce supplément de dette
publique. Leur comportement d’épargne et de consommation étant détermine par leurs perspectives de
revenus à long terme, ils constituent dès à présent une épargne de précaution permettant de payer ces
futurs impôts ; sous ces hypothèses, il est possible de démontrer que l’épargne privée de précaution
ainsi constituée est égale à l’augmentation du déficit public s’accroit, si bien que le « multiplicateur
keynésien » est nul. La politique budgétaire n’a donc aucun effet sur l’activité économique.

B-/ L’inefficacité des politiques budgétaire

1-Effet inflationniste

2-Effet d’anticipation
Sur la base de l’hypothèse d’anticipations rationnelles, la « nouvelle école classique » résume certains
aspects de l’approche initiée par Lucas [1972], BARRO les politiques macroéconomiques et leurs limites
l’argument selon lequel la politique budgetaire n’a d’effet sur l’activité l’activité économique que si elle
n’a pas été anticipée par les ménages et les entreprises. Dans le cas où la politique budgetaire a été
pleinement anticipée par les agents, seuls les prix sont affectés et, même à court terme, les relances
budgetaire n’ont donc que des effets inflationnistes nul avec le mutiplicateur keynesiens.

II-/ Analyse empirique partant d’une modélisation théorique de la théorie l’équivalence ricardienne

Dans le but de d’apporter une preuve plus palpable, on realise une étude empirique en modélisant dans
un premier la théorie de l’équivalence ricardienne et par la suite donner les résultats empiriques.

A-Modélisation théorique

1-Moélisation du comportement

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