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Laboratoire D'Économie Appliquée (L.E.A) : La Dominance Budgétaire

Le document traite de la dominance budgétaire, une situation où la politique budgétaire influence significativement la politique monétaire. Il explore différentes approches théoriques, des exemples historiques et les implications de cette dominance, notamment sur l'inflation et l'indépendance des banques centrales. Enfin, il souligne l'importance de la coordination entre politiques budgétaires et monétaires pour assurer la stabilité économique.

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Dan Kevine Ondo Nguema
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Laboratoire D'Économie Appliquée (L.E.A) : La Dominance Budgétaire

Le document traite de la dominance budgétaire, une situation où la politique budgétaire influence significativement la politique monétaire. Il explore différentes approches théoriques, des exemples historiques et les implications de cette dominance, notamment sur l'inflation et l'indépendance des banques centrales. Enfin, il souligne l'importance de la coordination entre politiques budgétaires et monétaires pour assurer la stabilité économique.

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LABORATOIRE D’ÉCONOMIE APPLIQUÉE

(L.E.A)

Travail personnel

LA DOMINANCE BUDGÉTAIRE

Chapitre 1 : Dominance budgétaire et politique monétaire


(Une revue de littérature)

1) Comprendre la dominance budgétaire et la politique monétaire

a) Comprendre la dominance budgétaire

La domination budgétaire est une situation au cours de laquelle la politique


budgétaire (les décisions liées aux dépenses publiques, à la fiscalité et aux
emprunts) influence de manière significative la politique monétaire (les décisions
prises par les banques centrales concernant les taux d'intérêt, la masse
monétaire et le contrôle de l'inflation).

b) Points de vue théoriques

Nous considérons trois approches théoriques, celle des monétaristes, celle des
keynésiens et enfin celle des nouveaux keynésiens.

b1) Approche des monétaristes

Ils soulignent l’importance de maintenir l’indépendance de la banque centrale. En


effet, la domination budgétaire compromet l’efficacité de la politique monétaire.

Lorsque les gouvernements enregistrent d’importants déficits ou accumulent une


dette excessive, les banques centrales peuvent être contraintes de s’adapter à
aux politiques budgétaires en maintenant des taux d’intérêt bas ou en achetant
des obligations d’État. Un comportement qui compromet leur capacité à contrôler
l’inflation et à stabiliser l’économie.

b2) Approche des keynésiens

Ils reconnaissent que la politique budgétaire joue un rôle crucial dans la


stabilisation économique. Pendant les récessions, l’augmentation des dépenses
publiques peut stimuler la demande globale et stimuler la croissance.

Toutefois, si l’expansion budgétaire est excessive, elle peut conduire à l’inflation.


Pour ne pas être confronté à une telle conséquence, ils prônent donc la
coordination entre les politiques budgétaires et monétaires pour parvenir à la
stabilité macroéconomique.

b3) L’approche des nouveaux keynésiens

Les nouveaux keynésiens mettent l’accent sur les attentes prospectives et les
comportements rationnels. Ils reconnaissent qu’une domination budgétaire peut
se produire, mais soutiennent que les banques centrales devraient communiquer
leur engagement en faveur de la stabilité des prix. Une communication claire
contribue à ancrer les anticipations d’inflation et réduit le risque de domination
budgétaire.

c) Faits historiques
Trois faits de l’histoire de la pensé économique retiennent particulièrement notre
attention : le cas du Japon, le cas de la Zone euro et le cas de l’Amérique latine.

c1) Japon

Le Japon a été confronté à une déflation prolongée et à une stagnation


économique entre les années 1990 et au début des années 2000. Malgré une
dette publique massive, la Banque du Japon a eu du mal à générer de l’inflation.
La domination budgétaire a entravé une politique monétaire efficace, car les
actions de la banque centrale étaient limitées par des pressions politiques.

c2) Zone euro

Durant la crise de la dette de la zone euro, certains pays ont été confrontés à des
contraintes budgétaires en raison de niveaux d’endettement élevés. La BCE a dû
trouver un équilibre entre son mandat de stabilité des prix et le soutien aux
économies en difficulté. La tension entre les politiques budgétaires et monétaires
a mis en évidence les défis de la domination budgétaire.

c3) Crises de la dette en Amérique latine

Au cours des années 1980, plusieurs pays d’Amérique latine ont connu des crises
de dette. Les gouvernements ont eu du mal à assurer le service de leur dette, ce
qui a entraîné des taux d’inflation élevés. Les banques centrales ont comblé les
déficits budgétaires en imprimant de la monnaie, exacerbant ainsi l’inflation.
Cette dynamique illustre la domination budgétaire en action.

d) Implications de la dominance budgétaire

La dominance budgétaire, de par sa capacité à influencer sur les décisions de la


politique monétaire a des implications. Nous retiendrons 4 implications dans le
cas de notre travail : dilemme des taux d’intérêts, le risque d’inflation, volatilité
du taux de change et l’indépendance de la banque centrale.

d1) Dilemme des taux d’intérêts

Lorsque les déficits budgétaires augmentent, les banques centrales peuvent


maintenir des taux d’intérêt bas pour faire face aux emprunts publics.
Cependant, cela peut conduire à des bulles d’actifs, à une instabilité financière et
à des distorsions dans l’allocation des ressources.

d2) Risque d’inflation

Une expansion budgétaire excessive peut alimenter l’inflation, surtout si les


banques centrales sont incapables de resserrer leur politique monétaire en raison
de la domination budgétaire.

d3) Volatilité du taux de change

La domination budgétaire peut affecter les taux de change, ce qui aura un impact
sur les balances commerciales et la compétitivité.
Lorsque les gouvernements enregistrent d’importants déficits, ils peuvent
recourir au financement monétaire (imprimer de la monnaie). Cette masse
monétaire excédentaire peut affaiblir la monnaie nationale, affectant les
balances commerciales et la compétitivité.

Sur les marchés émergents, la domination budgétaire conduit souvent à une


dépréciation de la monnaie, rendant les importations plus coûteuses et les
exportations plus compétitives. Cette dynamique influence les régimes de
change et la dynamique du commerce extérieur.

d4) L’indépendance de la banque centrale

L’indépendance de la banque centrale est entravé lorsque la politique budgétaire


prend le dessus sur le la politique monétaire par le principe de dominance
budgétaire.

e) Limité la dominance budgétaire

Pour limiter l’implication de la dominance budgétaire au sein d’une économie, il


faut nécessairement un équilibre. Celui-ci passe par une coordination des
politiques économiques, d’une part, et l’indépendance de la banque centrale,
d’autre part.

e1) La coordination des politiques économiques

Une communication et une coordination efficaces entre les autorités budgétaires


et monétaires sont essentielles. Des cadres politiques clairs peuvent atténuer les
conflits.

Une coordination renforcée entre les autorités fiscales et monétaires doit être
communiquée de manière transparente pour éviter les surprises. Des cadres
politiques communs peuvent atténuer les conflits.

A travers le Forward Guidance, les banques centrales doivent fournir des


indications claires sur leurs intentions, réduisant ainsi l'incertitude.

e2) L’indépendance de la banque centrale

Garantir l’indépendance des banques centrales leur permet de se concentrer sur


des objectifs à long terme, tels que la stabilité des prix.

L’indépendance permet de prendre des décisions fondées sur les fondamentaux


économiques, sans ingérence politique. Cette autonomie garantit stabilité et
crédibilité.

Les politiciens peuvent donner la priorité aux gains à court terme (tels que les
cycles électoraux) plutôt qu'à la stabilité à long terme. L’indépendance protège
les banques centrales de telles pressions.

Veiller à ce que les dispositions juridiques protègent l'indépendance de la banque


centrale. L’ingérence politique impacte négativement la crédibilité.
Les banques centrales doivent démontrer leur engagement en faveur de la
stabilité des prix, gagnant ainsi la confiance du public.

e3) Viabilité de la dette et règles budgétaires

Les gouvernements doivent gérer la dette de manière durable pour éviter une
domination budgétaire. Des objectifs et des règles claires en matière
d’endettement peuvent guider des emprunts prudents.

Les règles budgétaires devraient permettre une flexibilité en période de


ralentissement économique pour soutenir la reprise économique.

e4) Politique monétaire non conventionnelle

Les banques centrales peuvent utiliser le QE pour gérer les rendements des
obligations d'État, évitant ainsi une pression indue due aux déficits budgétaires.

2) Dynamique de la dominance budgétaire

a) Les premières relations budgétaires et monétaires

Les relations budgétaires et monétaires peuvent être appréhendé dès le début


part trois moments : la période des civilisations anciennes, la période médiévale
et l’ère mercantiliste.

Dans les civilisations anciennes, les dirigeants contrôlaient souvent à la fois les
questions fiscales et monétaires. En effet, les empereurs frappaient des pièces de
monnaie, collectaient des impôts et finançaient des projets publics. Le lien entre
les politiques budgétaires et monétaires était direct.

Pendant la période médiévale, les monarques émettaient des pièces de monnaie


et fixaient des normes monétaires. Les besoins fiscaux (guerre, infrastructures,
etc.) ont influencé les décisions en matière de monnaie.

L'ère mercantiliste (du XVIe au XVIIIe siècle) mettait l'accent sur l'accumulation
de richesses grâce aux exportations. Les gouvernements ont manipulé les
valeurs monétaires et les balances commerciales, mêlant objectifs budgétaires et
monétaires.

b) Gold Standard et contraintes budgétaires

Le Gold Standard (19e et début du 20e siècle) liait toutes les monnaies à l'or. Les
banques centrales maintenaient des taux de change fixes en ajustant les taux
d'intérêt et les réserves d'or.

La domination budgétaire est apparue lorsque les gouvernements ont été


confrontés à des contraintes dues à la convertibilité de l'or. Des dépenses
excessives ont conduit à l’inflation ou à la dévaluation.
La Grande-Bretagne est l’exemple le plus parlant dans l’histoire notamment à la
fin du XIXe siècle, ou les besoins budgétaires ont mis à rude épreuve l'étalon-or,
conduisant à des suspensions occasionnelles.

c) Guerres mondiales et période d’après-guerre

La Première et la Seconde guerre mondiale ont perturbé les systèmes


monétaires. Les gouvernements ont financé les efforts de guerre en émettant de
la dette.

Après la Seconde Guerre Mondiale, les accords de Bretton Woods ont établi des
taux de change fixes liés au dollar américain (qui était convertible en or). Les
politiques fiscales ont influencé les taux de change.

Les États-Unis ont été confrontés à une domination budgétaire pendant la guerre
du Vietnam, ce qui a conduit à l'effondrement de Bretton Woods.

d) Indépendance de la politique monétaire

Après Bretton Woods, les banques centrales ont recherchés leur indépendance
pour lutter contre l'inflation. Le Volcker Shock1 illustre ce changement.

La domination budgétaire a persisté dans certains pays. Des déficits élevés ont
contraint les banques centrales à accepter les emprunts publics.

Les pays d'Amérique latine ont été confrontés à une domination budgétaire lors
des crises de la dette.

e) Défis modernes et politiques non conventionnelles

La Grande Récession (2008) a suscité des politiques monétaires non


conventionnelles (assouplissement quantitatif, taux bas). La relance budgétaire
est devenue cruciale.

Le Zero Lower Bornd (ZLB) a contraint les banques centrales. L’expansion


budgétaire est venue compléter l’assouplissement monétaire.

Les Abenomics du Japon ont combiné des mesures fiscales et monétaires pour
lutter contre la déflation.

f) Tendances et débats récents

La pandémie de COVID-19 a intensifié la domination budgétaire. Des dépenses


publiques massives ont soutenu les économies.

Les critiques soutiennent qu'une intervention budgétaire excessive risque de


provoquer l'inflation et compromet l'indépendance de la banque centrale.

1
L'ère Volcker aux États-Unis (fin des années 1970 et début des années 1980) a marqué
une évolution vers une plus grande indépendance des banques centrales. Paul Volcker,
en tant que président de la Réserve fédérale, a donné la priorité à la stabilité des prix
plutôt qu’aux considérations politiques à court terme.
Le débat sur la théorie monétaire moderne (MMT) remet en question les visions
conventionnelles sur les relations budgétaires et monétaires.

La domination budgétaire a évolué parallèlement aux systèmes économiques,


aux guerres et aux crises. Équilibrer les besoins budgétaires et la stabilité
monétaire reste une tâche délicate. Comprendre les contextes historiques nous
aide à naviguer dans les complexités des politiques interconnectées
d’aujourd’hui.

3) Explorer la relation entre la domination budgétaire et la politique


monétaire

a) Contexte historique

Pour comprendre la domination budgétaire, il faut revenir aux épisodes


historiques. En temps de guerre ou de crise économique, les gouvernements
augmentent souvent leurs dépenses pour stimuler la croissance ou financer les
services essentiels. Cependant, des emprunts excessifs peuvent entraîner une
inflation, une dépréciation de la monnaie et une accumulation de dettes.

En considérant les scénarios de l'après Seconde Guerre Mondiale dans lesquels


les gouvernements étaient confrontés à un endettement élevé. Les banques
centrales ont été contraintes de répondre aux besoins budgétaires, ce qui a
donné lieu à des politiques monétaires souples. Ce contexte historique met en
évidence la prédominance potentielle des considérations budgétaires sur la
stabilité monétaire.

b) Indépendance monétaire versus influence budgétaire

Les économistes débattent de la question de savoir si les banques centrales


devraient conserver leur indépendance vis-à-vis des autorités budgétaires. Les
partisans de l’indépendance monétaire soutiennent qu’elle permet aux banques
centrales de se concentrer uniquement sur la stabilité des prix et la stabilité
macroéconomique.

Toutefois, les critiques soulignent qu'une indépendance totale n'est peut-être pas
réalisable. Les politiques budgétaires ont un impact sur la demande globale, les
anticipations d’inflation et les marchés financiers. Lorsque les gouvernements
enregistrent d’importants déficits, les banques centrales peuvent subir des
pressions pour soutenir l’émission de titres de dette ou supprimer les taux
d’intérêt.

c) Les canaux de transmission

La domination budgétaire affecte la politique monétaire à travers plusieurs


canaux, mais nous considérerons deux principaux canaux : le canal du taux
d’intérêt, d’une part, et le canal du taux de change, d’autre part.
S’agissant du canal du taux d’intérêt, lorsque les gouvernements empruntent
massivement, ils sont en concurrence avec les emprunteurs privés pour obtenir
des fonds. Les banques centrales devront peut-être maintenir des taux d’intérêt
bas pour permettre l’émission de titres de dette publique.

Un tel comportement de la part de la Banque centrale a comme conséquence


une hausse de l’inflation. En effet, les déficits budgétaires persistants peuvent
accroître les attentes d'inflation. Les banques centrales peuvent tolérer une
inflation plus élevée pour éviter de déstabiliser l’économie.

Quant au canal du taux de change, les emprunts publics excessifs affaiblissent la


monnaie, affectant les prix des importations et les balances commerciales.

Aussi, la stabilité financière peut-elle être atteinte. En effet, les déséquilibres


fiscaux peuvent mettre à rude épreuve les marchés financiers, incitant les
banques centrales à intervenir.

e) Compromis politiques

Les décideurs politiques sont aux prises avec des compromis entre les objectifs
budgétaires et monétaires. Le resserrement de la politique monétaire pour
freiner l’inflation peut nuire à la croissance économique, tandis que la satisfaction
des besoins budgétaires risque de provoquer des pressions inflationnistes.

L'environnement prolongé de taux d'intérêt bas au Japon reflète la tension entre


la relance budgétaire et la politique monétaire. La Banque du Japon (BoJ) soutient
les marchés des obligations d'État pour empêcher les hausses de rendements.

f) Stratégies de sortie

Sortir de la domination budgétaire nécessite des efforts coordonnés. Il est


essentiel de réduire les déficits, d’améliorer la discipline budgétaire et de
renforcer la crédibilité.

Le plan Real du Brésil dans les années 1990 a réussi à stabiliser l'économie en
ancrant les attentes et en réduisant la domination budgétaire.

g) Défis contemporains

Aujourd’hui, les dépenses liées à la pandémie ont accru les préoccupations en


matière de domination budgétaire. Les banques centrales du monde entier
subissent des pressions pour maintenir des politiques accommodantes.

La réponse de la Réserve fédérale américaine au COVID-19 s'est traduite par des


achats massifs d'actifs et des taux d'intérêt proches de zéro, alignés sur
l'expansion budgétaire.

La domination budgétaire et la politique monétaire sont étroitement liées, ce qui


nécessite un calibrage minutieux. Les décideurs politiques doivent trouver un
équilibre délicat pour garantir à la fois la stabilité et la croissance. Comprendre
ce cadre est crucial pour prendre des décisions éclairées dans un paysage
économique en constante évolution.

4) Questions sans réponse et domaines d'étude plus approfondis

a) Interactions dynamiques entre les politiques budgétaires et


monétaires

La danse complexe entre les politiques budgétaires et monétaires reste une


énigme. Quel est l’impact des changements dans les dépenses publiques ou la
fiscalité sur les décisions des banques centrales ? À l’inverse, quel est l’impact de
la politique monétaire sur les résultats budgétaires ? Les chercheurs doivent
démêler ce réseau d’interactions pour éclairer la conception des politiques.

Un scénario dans lequel une politique budgétaire expansionniste (augmentation


des dépenses publiques) coïncide avec un resserrement de la politique monétaire
d'une banque centrale (augmentation des taux d'intérêt). Comment ces forces
opposées influencent-elles l’inflation, la croissance et la stabilité financière ?

b) Espace budgétaire et durabilité

Qu'est-ce qui constitue une trajectoire budgétaire durable ? De quelle marge de


manœuvre dispose un gouvernement avant de se heurter à des contraintes
budgétaires ? Ces questions sont particulièrement pertinentes pour les pays très
endettés.

Le Japon, avec sa dette publique massive, a réussi à maintenir de faibles coûts


d'emprunt. S’agit-il d’un cas unique ou d’autres pays peuvent-ils reproduire cet
exploit ? Il est crucial d’étudier les déterminants de l’espace budgétaire.

e) Dominance monétaire contre domination budgétaire

La lutte acharnée entre ces deux dominations façonne les résultats économiques.
La domination monétaire se produit lorsque les banques centrales dictent leur
politique, tandis que la domination budgétaire implique que les gouvernements
exercent leur influence. Mais où est l’équilibre ?

Pendant une crise, les banques centrales devraient-elles s'adapter à l'expansion


budgétaire pour soutenir la croissance, au risque d'inflation ? Ou devraient-ils
donner la priorité à la stabilité des prix, ce qui pourrait limiter les mesures de
relance budgétaire ?

f) Politiques monétaires non conventionnelles et leurs effets


secondaires

L'assouplissement quantitatif, les taux d'intérêt négatifs et les indications


prospectives sont devenus des outils standards. Pourtant, leurs effets à long
terme sur les marchés financiers, la répartition des revenus et les bulles d’actifs
restent incertains.
Les taux d'intérêt négatifs de la banque centrale européenne ont suscité des
débats. Quel est leur impact sur les épargnants, les banques et les
comportements à risque ? Quelles conséquences inattendues pourraient
survenir ?

g) Économie politique des politiques fiscales et monétaires

La politique façonne souvent les décisions économiques. Comprendre


l’interaction entre les cycles politiques, les incitations électorales et les choix
politiques est essentiel.

Lors des années électorales, les gouvernements peuvent donner la priorité aux
gains à court terme plutôt qu'à la stabilité à long terme. Comment cela affecte-t-il
l’indépendance de la politique monétaire ?

h) Monnaies numériques et coordination budgétaire-monétaire

L’essor des monnaies numériques (monnaies numériques des banques centrales


ou CBDC) introduit de nouvelles dynamiques. Quel sera l’impact des CBDC sur les
transferts fiscaux, la collecte des impôts et le contrôle monétaire ?

En supposons qu'un gouvernement distribue directement des CBDC aux citoyens


pendant une récession. Comment cela modifie-t-il l’efficacité des outils fiscaux et
monétaires traditionnels ?

i) Répercussions mondiales et coordination

Les politiques budgétaires et monétaires ont des répercussions au-delà des


frontières. Des actions coordonnées ou des trajectoires divergentes peuvent
amplifier ou atténuer les chocs mondiaux.

Lorsque les grandes économies resserrent ou assouplissent simultanément leurs


politiques, comment cela affecte-t-il les marchés émergents ? La coordination des
politiques internationales peut-elle renforcer la stabilité ?

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