LABORATOIRE D’ÉCONOMIE APPLIQUÉE
(L.E.A)
Travail personnel
LA DOMINANCE BUDGÉTAIRE
Chapitre 1 : Dominance budgétaire et politique monétaire
(Une revue de littérature)
1) Comprendre la dominance budgétaire et la politique monétaire
a) Comprendre la dominance budgétaire
La domination budgétaire est une situation au cours de laquelle la politique
budgétaire (les décisions liées aux dépenses publiques, à la fiscalité et aux
emprunts) influence de manière significative la politique monétaire (les décisions
prises par les banques centrales concernant les taux d'intérêt, la masse
monétaire et le contrôle de l'inflation).
b) Points de vue théoriques
Nous considérons trois approches théoriques, celle des monétaristes, celle des
keynésiens et enfin celle des nouveaux keynésiens.
b1) Approche des monétaristes
Ils soulignent l’importance de maintenir l’indépendance de la banque centrale. En
effet, la domination budgétaire compromet l’efficacité de la politique monétaire.
Lorsque les gouvernements enregistrent d’importants déficits ou accumulent une
dette excessive, les banques centrales peuvent être contraintes de s’adapter à
aux politiques budgétaires en maintenant des taux d’intérêt bas ou en achetant
des obligations d’État. Un comportement qui compromet leur capacité à contrôler
l’inflation et à stabiliser l’économie.
b2) Approche des keynésiens
Ils reconnaissent que la politique budgétaire joue un rôle crucial dans la
stabilisation économique. Pendant les récessions, l’augmentation des dépenses
publiques peut stimuler la demande globale et stimuler la croissance.
Toutefois, si l’expansion budgétaire est excessive, elle peut conduire à l’inflation.
Pour ne pas être confronté à une telle conséquence, ils prônent donc la
coordination entre les politiques budgétaires et monétaires pour parvenir à la
stabilité macroéconomique.
b3) L’approche des nouveaux keynésiens
Les nouveaux keynésiens mettent l’accent sur les attentes prospectives et les
comportements rationnels. Ils reconnaissent qu’une domination budgétaire peut
se produire, mais soutiennent que les banques centrales devraient communiquer
leur engagement en faveur de la stabilité des prix. Une communication claire
contribue à ancrer les anticipations d’inflation et réduit le risque de domination
budgétaire.
c) Faits historiques
Trois faits de l’histoire de la pensé économique retiennent particulièrement notre
attention : le cas du Japon, le cas de la Zone euro et le cas de l’Amérique latine.
c1) Japon
Le Japon a été confronté à une déflation prolongée et à une stagnation
économique entre les années 1990 et au début des années 2000. Malgré une
dette publique massive, la Banque du Japon a eu du mal à générer de l’inflation.
La domination budgétaire a entravé une politique monétaire efficace, car les
actions de la banque centrale étaient limitées par des pressions politiques.
c2) Zone euro
Durant la crise de la dette de la zone euro, certains pays ont été confrontés à des
contraintes budgétaires en raison de niveaux d’endettement élevés. La BCE a dû
trouver un équilibre entre son mandat de stabilité des prix et le soutien aux
économies en difficulté. La tension entre les politiques budgétaires et monétaires
a mis en évidence les défis de la domination budgétaire.
c3) Crises de la dette en Amérique latine
Au cours des années 1980, plusieurs pays d’Amérique latine ont connu des crises
de dette. Les gouvernements ont eu du mal à assurer le service de leur dette, ce
qui a entraîné des taux d’inflation élevés. Les banques centrales ont comblé les
déficits budgétaires en imprimant de la monnaie, exacerbant ainsi l’inflation.
Cette dynamique illustre la domination budgétaire en action.
d) Implications de la dominance budgétaire
La dominance budgétaire, de par sa capacité à influencer sur les décisions de la
politique monétaire a des implications. Nous retiendrons 4 implications dans le
cas de notre travail : dilemme des taux d’intérêts, le risque d’inflation, volatilité
du taux de change et l’indépendance de la banque centrale.
d1) Dilemme des taux d’intérêts
Lorsque les déficits budgétaires augmentent, les banques centrales peuvent
maintenir des taux d’intérêt bas pour faire face aux emprunts publics.
Cependant, cela peut conduire à des bulles d’actifs, à une instabilité financière et
à des distorsions dans l’allocation des ressources.
d2) Risque d’inflation
Une expansion budgétaire excessive peut alimenter l’inflation, surtout si les
banques centrales sont incapables de resserrer leur politique monétaire en raison
de la domination budgétaire.
d3) Volatilité du taux de change
La domination budgétaire peut affecter les taux de change, ce qui aura un impact
sur les balances commerciales et la compétitivité.
Lorsque les gouvernements enregistrent d’importants déficits, ils peuvent
recourir au financement monétaire (imprimer de la monnaie). Cette masse
monétaire excédentaire peut affaiblir la monnaie nationale, affectant les
balances commerciales et la compétitivité.
Sur les marchés émergents, la domination budgétaire conduit souvent à une
dépréciation de la monnaie, rendant les importations plus coûteuses et les
exportations plus compétitives. Cette dynamique influence les régimes de
change et la dynamique du commerce extérieur.
d4) L’indépendance de la banque centrale
L’indépendance de la banque centrale est entravé lorsque la politique budgétaire
prend le dessus sur le la politique monétaire par le principe de dominance
budgétaire.
e) Limité la dominance budgétaire
Pour limiter l’implication de la dominance budgétaire au sein d’une économie, il
faut nécessairement un équilibre. Celui-ci passe par une coordination des
politiques économiques, d’une part, et l’indépendance de la banque centrale,
d’autre part.
e1) La coordination des politiques économiques
Une communication et une coordination efficaces entre les autorités budgétaires
et monétaires sont essentielles. Des cadres politiques clairs peuvent atténuer les
conflits.
Une coordination renforcée entre les autorités fiscales et monétaires doit être
communiquée de manière transparente pour éviter les surprises. Des cadres
politiques communs peuvent atténuer les conflits.
A travers le Forward Guidance, les banques centrales doivent fournir des
indications claires sur leurs intentions, réduisant ainsi l'incertitude.
e2) L’indépendance de la banque centrale
Garantir l’indépendance des banques centrales leur permet de se concentrer sur
des objectifs à long terme, tels que la stabilité des prix.
L’indépendance permet de prendre des décisions fondées sur les fondamentaux
économiques, sans ingérence politique. Cette autonomie garantit stabilité et
crédibilité.
Les politiciens peuvent donner la priorité aux gains à court terme (tels que les
cycles électoraux) plutôt qu'à la stabilité à long terme. L’indépendance protège
les banques centrales de telles pressions.
Veiller à ce que les dispositions juridiques protègent l'indépendance de la banque
centrale. L’ingérence politique impacte négativement la crédibilité.
Les banques centrales doivent démontrer leur engagement en faveur de la
stabilité des prix, gagnant ainsi la confiance du public.
e3) Viabilité de la dette et règles budgétaires
Les gouvernements doivent gérer la dette de manière durable pour éviter une
domination budgétaire. Des objectifs et des règles claires en matière
d’endettement peuvent guider des emprunts prudents.
Les règles budgétaires devraient permettre une flexibilité en période de
ralentissement économique pour soutenir la reprise économique.
e4) Politique monétaire non conventionnelle
Les banques centrales peuvent utiliser le QE pour gérer les rendements des
obligations d'État, évitant ainsi une pression indue due aux déficits budgétaires.
2) Dynamique de la dominance budgétaire
a) Les premières relations budgétaires et monétaires
Les relations budgétaires et monétaires peuvent être appréhendé dès le début
part trois moments : la période des civilisations anciennes, la période médiévale
et l’ère mercantiliste.
Dans les civilisations anciennes, les dirigeants contrôlaient souvent à la fois les
questions fiscales et monétaires. En effet, les empereurs frappaient des pièces de
monnaie, collectaient des impôts et finançaient des projets publics. Le lien entre
les politiques budgétaires et monétaires était direct.
Pendant la période médiévale, les monarques émettaient des pièces de monnaie
et fixaient des normes monétaires. Les besoins fiscaux (guerre, infrastructures,
etc.) ont influencé les décisions en matière de monnaie.
L'ère mercantiliste (du XVIe au XVIIIe siècle) mettait l'accent sur l'accumulation
de richesses grâce aux exportations. Les gouvernements ont manipulé les
valeurs monétaires et les balances commerciales, mêlant objectifs budgétaires et
monétaires.
b) Gold Standard et contraintes budgétaires
Le Gold Standard (19e et début du 20e siècle) liait toutes les monnaies à l'or. Les
banques centrales maintenaient des taux de change fixes en ajustant les taux
d'intérêt et les réserves d'or.
La domination budgétaire est apparue lorsque les gouvernements ont été
confrontés à des contraintes dues à la convertibilité de l'or. Des dépenses
excessives ont conduit à l’inflation ou à la dévaluation.
La Grande-Bretagne est l’exemple le plus parlant dans l’histoire notamment à la
fin du XIXe siècle, ou les besoins budgétaires ont mis à rude épreuve l'étalon-or,
conduisant à des suspensions occasionnelles.
c) Guerres mondiales et période d’après-guerre
La Première et la Seconde guerre mondiale ont perturbé les systèmes
monétaires. Les gouvernements ont financé les efforts de guerre en émettant de
la dette.
Après la Seconde Guerre Mondiale, les accords de Bretton Woods ont établi des
taux de change fixes liés au dollar américain (qui était convertible en or). Les
politiques fiscales ont influencé les taux de change.
Les États-Unis ont été confrontés à une domination budgétaire pendant la guerre
du Vietnam, ce qui a conduit à l'effondrement de Bretton Woods.
d) Indépendance de la politique monétaire
Après Bretton Woods, les banques centrales ont recherchés leur indépendance
pour lutter contre l'inflation. Le Volcker Shock1 illustre ce changement.
La domination budgétaire a persisté dans certains pays. Des déficits élevés ont
contraint les banques centrales à accepter les emprunts publics.
Les pays d'Amérique latine ont été confrontés à une domination budgétaire lors
des crises de la dette.
e) Défis modernes et politiques non conventionnelles
La Grande Récession (2008) a suscité des politiques monétaires non
conventionnelles (assouplissement quantitatif, taux bas). La relance budgétaire
est devenue cruciale.
Le Zero Lower Bornd (ZLB) a contraint les banques centrales. L’expansion
budgétaire est venue compléter l’assouplissement monétaire.
Les Abenomics du Japon ont combiné des mesures fiscales et monétaires pour
lutter contre la déflation.
f) Tendances et débats récents
La pandémie de COVID-19 a intensifié la domination budgétaire. Des dépenses
publiques massives ont soutenu les économies.
Les critiques soutiennent qu'une intervention budgétaire excessive risque de
provoquer l'inflation et compromet l'indépendance de la banque centrale.
1
L'ère Volcker aux États-Unis (fin des années 1970 et début des années 1980) a marqué
une évolution vers une plus grande indépendance des banques centrales. Paul Volcker,
en tant que président de la Réserve fédérale, a donné la priorité à la stabilité des prix
plutôt qu’aux considérations politiques à court terme.
Le débat sur la théorie monétaire moderne (MMT) remet en question les visions
conventionnelles sur les relations budgétaires et monétaires.
La domination budgétaire a évolué parallèlement aux systèmes économiques,
aux guerres et aux crises. Équilibrer les besoins budgétaires et la stabilité
monétaire reste une tâche délicate. Comprendre les contextes historiques nous
aide à naviguer dans les complexités des politiques interconnectées
d’aujourd’hui.
3) Explorer la relation entre la domination budgétaire et la politique
monétaire
a) Contexte historique
Pour comprendre la domination budgétaire, il faut revenir aux épisodes
historiques. En temps de guerre ou de crise économique, les gouvernements
augmentent souvent leurs dépenses pour stimuler la croissance ou financer les
services essentiels. Cependant, des emprunts excessifs peuvent entraîner une
inflation, une dépréciation de la monnaie et une accumulation de dettes.
En considérant les scénarios de l'après Seconde Guerre Mondiale dans lesquels
les gouvernements étaient confrontés à un endettement élevé. Les banques
centrales ont été contraintes de répondre aux besoins budgétaires, ce qui a
donné lieu à des politiques monétaires souples. Ce contexte historique met en
évidence la prédominance potentielle des considérations budgétaires sur la
stabilité monétaire.
b) Indépendance monétaire versus influence budgétaire
Les économistes débattent de la question de savoir si les banques centrales
devraient conserver leur indépendance vis-à-vis des autorités budgétaires. Les
partisans de l’indépendance monétaire soutiennent qu’elle permet aux banques
centrales de se concentrer uniquement sur la stabilité des prix et la stabilité
macroéconomique.
Toutefois, les critiques soulignent qu'une indépendance totale n'est peut-être pas
réalisable. Les politiques budgétaires ont un impact sur la demande globale, les
anticipations d’inflation et les marchés financiers. Lorsque les gouvernements
enregistrent d’importants déficits, les banques centrales peuvent subir des
pressions pour soutenir l’émission de titres de dette ou supprimer les taux
d’intérêt.
c) Les canaux de transmission
La domination budgétaire affecte la politique monétaire à travers plusieurs
canaux, mais nous considérerons deux principaux canaux : le canal du taux
d’intérêt, d’une part, et le canal du taux de change, d’autre part.
S’agissant du canal du taux d’intérêt, lorsque les gouvernements empruntent
massivement, ils sont en concurrence avec les emprunteurs privés pour obtenir
des fonds. Les banques centrales devront peut-être maintenir des taux d’intérêt
bas pour permettre l’émission de titres de dette publique.
Un tel comportement de la part de la Banque centrale a comme conséquence
une hausse de l’inflation. En effet, les déficits budgétaires persistants peuvent
accroître les attentes d'inflation. Les banques centrales peuvent tolérer une
inflation plus élevée pour éviter de déstabiliser l’économie.
Quant au canal du taux de change, les emprunts publics excessifs affaiblissent la
monnaie, affectant les prix des importations et les balances commerciales.
Aussi, la stabilité financière peut-elle être atteinte. En effet, les déséquilibres
fiscaux peuvent mettre à rude épreuve les marchés financiers, incitant les
banques centrales à intervenir.
e) Compromis politiques
Les décideurs politiques sont aux prises avec des compromis entre les objectifs
budgétaires et monétaires. Le resserrement de la politique monétaire pour
freiner l’inflation peut nuire à la croissance économique, tandis que la satisfaction
des besoins budgétaires risque de provoquer des pressions inflationnistes.
L'environnement prolongé de taux d'intérêt bas au Japon reflète la tension entre
la relance budgétaire et la politique monétaire. La Banque du Japon (BoJ) soutient
les marchés des obligations d'État pour empêcher les hausses de rendements.
f) Stratégies de sortie
Sortir de la domination budgétaire nécessite des efforts coordonnés. Il est
essentiel de réduire les déficits, d’améliorer la discipline budgétaire et de
renforcer la crédibilité.
Le plan Real du Brésil dans les années 1990 a réussi à stabiliser l'économie en
ancrant les attentes et en réduisant la domination budgétaire.
g) Défis contemporains
Aujourd’hui, les dépenses liées à la pandémie ont accru les préoccupations en
matière de domination budgétaire. Les banques centrales du monde entier
subissent des pressions pour maintenir des politiques accommodantes.
La réponse de la Réserve fédérale américaine au COVID-19 s'est traduite par des
achats massifs d'actifs et des taux d'intérêt proches de zéro, alignés sur
l'expansion budgétaire.
La domination budgétaire et la politique monétaire sont étroitement liées, ce qui
nécessite un calibrage minutieux. Les décideurs politiques doivent trouver un
équilibre délicat pour garantir à la fois la stabilité et la croissance. Comprendre
ce cadre est crucial pour prendre des décisions éclairées dans un paysage
économique en constante évolution.
4) Questions sans réponse et domaines d'étude plus approfondis
a) Interactions dynamiques entre les politiques budgétaires et
monétaires
La danse complexe entre les politiques budgétaires et monétaires reste une
énigme. Quel est l’impact des changements dans les dépenses publiques ou la
fiscalité sur les décisions des banques centrales ? À l’inverse, quel est l’impact de
la politique monétaire sur les résultats budgétaires ? Les chercheurs doivent
démêler ce réseau d’interactions pour éclairer la conception des politiques.
Un scénario dans lequel une politique budgétaire expansionniste (augmentation
des dépenses publiques) coïncide avec un resserrement de la politique monétaire
d'une banque centrale (augmentation des taux d'intérêt). Comment ces forces
opposées influencent-elles l’inflation, la croissance et la stabilité financière ?
b) Espace budgétaire et durabilité
Qu'est-ce qui constitue une trajectoire budgétaire durable ? De quelle marge de
manœuvre dispose un gouvernement avant de se heurter à des contraintes
budgétaires ? Ces questions sont particulièrement pertinentes pour les pays très
endettés.
Le Japon, avec sa dette publique massive, a réussi à maintenir de faibles coûts
d'emprunt. S’agit-il d’un cas unique ou d’autres pays peuvent-ils reproduire cet
exploit ? Il est crucial d’étudier les déterminants de l’espace budgétaire.
e) Dominance monétaire contre domination budgétaire
La lutte acharnée entre ces deux dominations façonne les résultats économiques.
La domination monétaire se produit lorsque les banques centrales dictent leur
politique, tandis que la domination budgétaire implique que les gouvernements
exercent leur influence. Mais où est l’équilibre ?
Pendant une crise, les banques centrales devraient-elles s'adapter à l'expansion
budgétaire pour soutenir la croissance, au risque d'inflation ? Ou devraient-ils
donner la priorité à la stabilité des prix, ce qui pourrait limiter les mesures de
relance budgétaire ?
f) Politiques monétaires non conventionnelles et leurs effets
secondaires
L'assouplissement quantitatif, les taux d'intérêt négatifs et les indications
prospectives sont devenus des outils standards. Pourtant, leurs effets à long
terme sur les marchés financiers, la répartition des revenus et les bulles d’actifs
restent incertains.
Les taux d'intérêt négatifs de la banque centrale européenne ont suscité des
débats. Quel est leur impact sur les épargnants, les banques et les
comportements à risque ? Quelles conséquences inattendues pourraient
survenir ?
g) Économie politique des politiques fiscales et monétaires
La politique façonne souvent les décisions économiques. Comprendre
l’interaction entre les cycles politiques, les incitations électorales et les choix
politiques est essentiel.
Lors des années électorales, les gouvernements peuvent donner la priorité aux
gains à court terme plutôt qu'à la stabilité à long terme. Comment cela affecte-t-il
l’indépendance de la politique monétaire ?
h) Monnaies numériques et coordination budgétaire-monétaire
L’essor des monnaies numériques (monnaies numériques des banques centrales
ou CBDC) introduit de nouvelles dynamiques. Quel sera l’impact des CBDC sur les
transferts fiscaux, la collecte des impôts et le contrôle monétaire ?
En supposons qu'un gouvernement distribue directement des CBDC aux citoyens
pendant une récession. Comment cela modifie-t-il l’efficacité des outils fiscaux et
monétaires traditionnels ?
i) Répercussions mondiales et coordination
Les politiques budgétaires et monétaires ont des répercussions au-delà des
frontières. Des actions coordonnées ou des trajectoires divergentes peuvent
amplifier ou atténuer les chocs mondiaux.
Lorsque les grandes économies resserrent ou assouplissent simultanément leurs
politiques, comment cela affecte-t-il les marchés émergents ? La coordination des
politiques internationales peut-elle renforcer la stabilité ?