0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues6 pages

Intoxications

Le document traite de l'intoxication au monoxyde de carbone (CO) et aux organophosphorés, en décrivant les mécanismes physiopathologiques, les symptômes, le diagnostic et la prise en charge thérapeutique. Il souligne l'importance de la surveillance des complications et des séquelles, ainsi que les spécificités des intoxications aux psychotropes. Les traitements incluent l'oxygénothérapie pour le CO et des mesures de décontamination pour les organophosphorés.

Transféré par

joueslatii
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues6 pages

Intoxications

Le document traite de l'intoxication au monoxyde de carbone (CO) et aux organophosphorés, en décrivant les mécanismes physiopathologiques, les symptômes, le diagnostic et la prise en charge thérapeutique. Il souligne l'importance de la surveillance des complications et des séquelles, ainsi que les spécificités des intoxications aux psychotropes. Les traitements incluent l'oxygénothérapie pour le CO et des mesures de décontamination pour les organophosphorés.

Transféré par

joueslatii
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

INTOXICATION CO :

- L’hémoglobine fœtale n’a pas de globuline beta ; remplacement progressif


des chaines gamma par des chaines beta.
- Une modification de la conformation influence l’affinité.
Effet Bohr  Bdan (Tissus)
- Par effet direct du CO2 et par diminution du pH (tense forme)
Effet Haldane  Hwe (poumon)
Le déplacement vers la gauche de la courbe favorise la captation de l’oxygène et
augmentation de l’affinité.
Hypothermie, alcalose, hypocapnie et ↘ DPG (situation d’activité métabolique faible)
Le déplacement vers la droite de la courbe favorise la libération de l’oxygène et
diminution de l’affinité.
Hyperthermie, acidose, hypercapnie et ↗ DPG (situation d’activité métabolique accrue)
- La plus grande quantité de CO2 est stockée dans l’organisme sous forme de
carbonates et bicarbonates de Calcium.
Chaine formation CO :
- Contamination continue et croissante en CO avec taux sanguins normaux en
HbCO chez les non-fumeurs est de 2-5% (8-10% chez les fumeurs).
Circonstances de découverte :
- La rétention de la vapeur d’eau en elle-même accroît la surproduction d’CO.
 Propriétés du CO le fait échapper de la conscience du danger.
- Les gaz d’hydrocarbures  Plutôt une anoxie directe par raréfaction de O2.
- Les incendies s’associent à des intoxications à d’autres produits (Cyanures…).
Physiopathologie intoxication CO :
- Défaut de transport du CO (défixation de l’O2) et désordres microcirculatoires.
 Le CO se fixe sur toutes les protéines qui contiennent l’hème (myoglobine
et cytochromes) empêchant l’utilisation de l’O2 avec histotoxicité locale
et perturbations microcirculatoires.
- La liaison du CO au niveau de l’Hb fœtale est retardée, + prolongée, + intense
 Modalités thérapeutiques adaptées.
Etablir le diagnostic de l’intoxication :
- Céphalées, vertiges et nausées sont au 1er plan avec parfois signes
neuropsychiques même passage en coma.
- Il faut évoquer l’intoxication au CO devant des symptômes qui se répètent
dans une même pièce chez les membres d’une seule famille.
- Signes non spécifiques mais doivent alerter et évoquer le diagnostic.
- L’apparition d’un coma avec changement de l’hypertonie par une hypotonie
associée à troubles neurovégétatifs et convulsions.
 Mauvais pronostique.
- Les troubles ECG sont observés dans 50% des cas
 Troubles de la repolarisation.
- Les autres manifestations présentent un intérêt diagnostique et pronostique.
- Un taux > 15% de CO est synonyme d’intoxication au CO.
- Un prélèvement tardif ne peut pas refléter le degré de souffrance tissulaire.
- Taux d’HbCO : inchangé dans les intoxications pures aux hydrocarbures.
- La présence d’HbCO dans le sang invalide la détermination de la PaO2 et la
SaO2 (similitude des spectres).
- Un Taux d’HbCO > 25% et une PEC tardive > 24H sont des facteurs de gravité
La prise en charge thérapeutique :
- Soustraction de la victime : ne pas oublier le risque explosif liée aux
propriétés PC du CO.
- Maintien des fonctions vitales : Ventilation ou remplissage selon le profil HD
- Dissociation CO : Oxygénothérapie à fort débit voir VM à FiO2 100%.
 Les troubles de la conscience et la PDC même brève sont des indications à
l’oxygénothérapie hyperbare.
- Transfert vers une unité de Réa est obligatoire pour bilan des lésions et se
prémunir de l’apparition de l’OAP.
- Le traitement se base sur l’oxygénothérapie et de la stabilisation des
fonctions vitales par traitement de support.
Complications et séquelles :
- Mortalité est de 5-10%, variables selon les critères de gravité et le retard PEC
- Syndrome post intervallaire survient après 2-40 jours (intervalle libre).
 Associe des signes d’atteinte neuropsychique importante.
ORGANOPHOSPHORES
 Mécanismes physiopathologiques :
- Les composés ont la même structure chimique et le même mode d’action.
- Lipophiles (franchissent toutes les barrières biologiques, liaison covalente aux CE) .
- Neuropathytargetesterase (NTE) : la diminution de sa forme lymphocytaire
est un facteur prédictif de complications tardives.
 Circonstance de survenue :
- Les vivants dans les zones d’épandage de OP sont exposés à une intoxication
chronique  diagnostic difficile.
 Etablir le diagnostic :
- Le terrain, la nature du produit et la dose ingérée conditionnent le tableau.
Syndrome muscarinique :
- Bradycardie +/- troubles de la conduction et hypotension jusqu’à un EDC.
- Hypersécrétion des glandulaire : hypersialorrhée, encombrement
bronchique, déshydratation…
- Action sur les muscles lisses : incontinence anale et urinaire, trouble
accommodation, douleurs abdominales par spasmes GI.
Syndrome nicotinique :
- Muscles striés : fasciculations, asthénie, paresthésies et parésies, clonies…
- La stimulation sympathique (par stimulation des neurones préganglionnaires) est
responsable d’hypertension, de tachycardie et de mydriase mais rare.
- Biologie : hypokaliémie, hyperleucocytose et hyperglycémie.
Syndrome central :
- Signes d’excitation : tremblements + signes dépression SNC : Somnolence
- L’analyse toxicologique permet de confirmer le diagnostic.
- Le dosage des cholinestérases plasmatiques (Pseudo) peut etre positif en cas
d’état de choc septique ou défaillances multiviscérales.
Prise en charge thérapeutique :
- Lavage gastrique doit être fait dans l’heure (absorption rapide des OP).
- Evacuation des portes d’entrée, Charbon activé n’est pas recommandé.
- Signes d’atropinisation : Délirium anticholinergique qui fait arrêter la
perfusion continue de l’atropine.
Surveillance :
- Surveillance de 48h car possibilité de réapparition de la symptomatologie par
réabsorption résiduelle.
- Complication Cardiovasculaire (dans les 15j) : IC gravissime avec vasoplégie
faisant suspecter une origine centrale.
- Complication Respiratoire : OAP lésionnel ++, mais parfois cardiogénique
pour certains OP.
- Complications neurologiques :
- Touche les muscles proximaux des membres, fléchisseurs de la nuque,
innervation céphalique et les muscles respiratoire.
- Spontanément réversible en 4-18j
- les anomalies électrophysiologiques précédèrent la traduction clinique.
PSYCHOTROPES
Généralités :
- L’intoxication aux AD se manifeste par une levée d’inhibition psychomotrice
et risque de passage à l’acte suicidaire.
- IMAO se diffèrent des Imipraminiques par l’absence d’effets cholinergiques,
délai d’action plus long et effets CV importants.
- Les ISRS sont dénudés des effets sur les récepteurs de type α-adrénergique,
cholinergique et histaminergique.
- Lithium les effets secondaires sont +/- proportionnels aux concentration P.
Etablir le diagnostic :
- L’Intoxications associant plusieurs médicaments et l’alcool +.
 Risque de potentialisation des toxiques.
- Tout d’abord il faut stabiliser le patient : traitement de support après avoir
examiner les 3 plans axiaux avec prise de T° et recherche de traumatisme.
- L’intoxication peut être une à cause d’une conjonction défavorable.
Syndrome confusionnel :
- Distorsion de la réalité et l’incompréhension du patient de ce qu’il a.
 S’accompagne toujours de troubles somatiques à rechercher.
Syndrome MNLP :
- Signes extra-pyramidaux et neurovégétatifs qui apparaissent ou s’aggravent
- S’accompagne aussi de troubles de la conscience ++.
Sérotoninergique :
- Souvent en association avec d’autres médicaments comme IMAO/Lithium.
- Manifestation d’une instabilité psychomotrice.
Imipraminiques :
- Associe des manifestations atropiniques, alpha bloquants, pyramidaux,
neurologique centraux et cardiovasculaires.
Atropiniques :
- Si isolé, est de moindre gravité, souvent association qui potentialise l’effet.
- L’effet sur l’SNC est remarquable en cas de dose toxiques avec excitation,
agitation, onirisme et hyperthermie.
- L’analyse quantitative est parfois systématique et indispensable si TTT
spécifique possible.
- Il faut faire un prélèvement sanguin à titre conservatoire pour analyse
toxicologique ultérieure.
Diagnostic étiologique :
 Barbituriques et apparentés (psycholeptiques) :
- Coma hypotonique hyporéflexique, avec hypoventilation centrale et
collapsus cardiovasculaire.
 Neuroleptiques :
- Antihistaminiques (anticholinergiques) et phénothiazines (variable selon radiaux).
 Syndrome malin des Neuroleptique : se voit en cas d’exposition prolongée
Critères majeurs : hyperthermie, élévation des CPK et rigidité.
 Antidépresseurs et apparentés (psychoanaleptiques) :
Les signes apparaissent tardivement après qq heurs, toxique pour D > 3g++.
- Encéphalopathie anticholinergique (avec syndrome confusionnel, hypertonie
pyramidale des 4 membres et syndrome végétatif atropinique).
- COMA : peu profond avec myoclonies.
- ESM : allongement QT, élargissement QRS (> 0.12s) et déviation axiale droite.
 Intoxication par les ISRS :
- Syndrome sérotoninergique, myoclonies est le symptôme le plus spécifique,
signes d’encéphalopathie sont plus fréquents.
 Intoxication par le lithium :
- Sujet non traité  sans gravité même pour des doses élevées, tableau plus
sévère pour patient traité au long cours.
 Pas de corrélation avec la lithémie et sévérité du tableau clinique.
 Risque de diabète insipide néphrogénique transitoire et de diarrhée qui
aggravent souvent le tableau d’IRF.
Traitement spécifique :
- L’évacuation digestive est indiquée dans l’heure (maximum dans les 2 heures),
en respectant les contre-indications
- Charbon indiqué jusqu’à 6 heurs dans les intoxications à tricycliques.

- COMA HYPOTONIQUES : Morphines, Lévo/chlorpromazine et BZD.

Vous aimerez peut-être aussi