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Introduction

Dans cet extrait de Manon Lescaut, Des Grieux exprime sa profonde douleur suite à la mort de Manon, illustrant un désespoir total et une souffrance insurmontable. Malgré cette perte, son amour pour elle demeure inébranlable, le transformant en un héros romantique prêt à tout sacrifier pour sa mémoire. Le style lyrique de Prévost accentue l'émotion et la grandeur de cet amour tragique, touchant ainsi le lecteur.

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Introduction

Dans cet extrait de Manon Lescaut, Des Grieux exprime sa profonde douleur suite à la mort de Manon, illustrant un désespoir total et une souffrance insurmontable. Malgré cette perte, son amour pour elle demeure inébranlable, le transformant en un héros romantique prêt à tout sacrifier pour sa mémoire. Le style lyrique de Prévost accentue l'émotion et la grandeur de cet amour tragique, touchant ainsi le lecteur.

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Introduction

Le texte que nous allons étudier est tiré du roman Manon Lescaut de
l’abbé Prévost, publié au XVIIIᵉ siècle. Dans cet extrait, le héros Des Grieux
raconte comment il enterre la femme qu’il aime, Manon, morte dans le
désert. Ce passage très émouvant montre toute la douleur d’un homme
détruit par la perte de son amour.
Nous pouvons nous demander comment Prévost fait ressentir à la
fois la souffrance, la fidélité et la grandeur de Des Grieux.
Pour répondre, nous verrons d’abord que le texte exprime une douleur
profonde et désespérée, puis nous verrons que cet amour
malheureux devient une preuve d’héroïsme et de fidélité.

I. La douleur et le désespoir de Des Grieux (lignes 1 à 8)

Dès le début, le narrateur montre que ce souvenir le fait terriblement


souffrir : « Pardonnez, si j’achève en peu de mots un récit qui me tue. »
Cette expression montre une douleur si forte qu’elle semble l’anéantir. Ce
n’est plus seulement de la tristesse, mais presque une torture.
Il dit aussi : « Toute ma vie est destinée à le pleurer ». On comprend qu’il
ne se remettra jamais de cette perte. La mort de Manon a détruit le sens
de son existence.
Le champ lexical du malheur et de la souffrance (malheur, horreur,
misérable, languissante) revient plusieurs fois. Ces mots soulignent que le
personnage est plongé dans un désespoir total. Même son corps est
affaibli : « j’eus besoin de quantité d’efforts pour me tenir debout. »
Il est si épuisé qu’il n’a plus la force de vivre. Le texte devient de plus en
plus triste, jusqu’à la phrase finale : « j’attendis la mort avec impatience. »
Cette phrase résume tout son état d’esprit : il n’a plus d’espoir.
Mais cette douleur, très forte, touche aussi le lecteur. On compatit à sa
peine car Prévost nous fait entendre la voix d’un homme sincère, presque
au bord de la folie.
→ Ainsi, dans cette première partie, le narrateur montre un homme écrasé
par la douleur, qui ne survit que pour raconter son malheur.

II. Un amour fidèle et héroïque (lignes 9 à 27)

Même après la mort de Manon, Des Grieux continue de l’aimer avec


passion. Il reste près d’elle : « Je demeurai plus de vingt-quatre heures la
bouche attachée sur le visage et sur les mains de ma chère Manon. » Ce
geste montre un amour absolu, qui ne s’arrête pas à la mort.
Ensuite, il décide de lui donner une sépulture digne d’elle, même s’il est
très faible. Il veut l’enterrer de ses propres mains : « Je formai la
résolution de l’enterrer, et d’attendre la mort sur sa fosse. » Ce choix
prouve son courage et son attachement profond.
Le moment où il « rompit son épée pour s’en servir à creuser » est très
symbolique. L’épée, d’habitude utilisée pour combattre, devient ici un outil
d’amour et de fidélité. Cela transforme le personnage en un véritable
héros romantique.
Son dernier geste, « Je me couchai ensuite sur la fosse [...] avec le dessein
de ne les ouvrir jamais », montre qu’il veut mourir auprès d’elle. Il n’a plus
de but sans Manon. Cet acte rappelle les héros tragiques prêts à mourir
pour l’amour.
Malgré la tristesse, cette scène est aussi très belle, car elle montre un
amour sincère et total. Des Grieux devient presque un modèle de fidélité,
un homme qui va jusqu’au bout de sa passion.
→ Dans cette partie, Prévost fait de son personnage un véritable héros de
l’amour, courageux et dévoué jusqu’à la mort.

III. Un style lyrique qui renforce l’émotion (lignes 27 à 31)

Le texte est raconté à la première personne : « je demeurai », « je m’assis


», « je la considérai longtemps ». Cela rend le récit plus intime et plus
émouvant, car on entend directement la voix de Des Grieux. On ressent sa
peine comme si on la vivait avec lui.
Les répétitions comme « mille fois » ou « toute ma vie » insistent sur la
force de ses sentiments. Ces répétitions montrent qu’il revit sans cesse le
même chagrin.
Le rythme lent des phrases, souvent longues, donne un ton grave et
solennel. Cela rappelle une prière ou une cérémonie funèbre. Les verbes
au passé simple, eux, renforcent l’idée d’un souvenir important et
douloureux.
De plus, Prévost emploie plusieurs mots religieux : Ciel, âme, idole,
secours du Ciel. Grâce à ce vocabulaire, Manon semble presque devenir
une sainte, et l’amour de Des Grieux prend une dimension spirituelle. Il
souffre, mais cette souffrance paraît pure et noble.
Le style, à la fois simple et poétique, touche le lecteur. On sent que cet
amour est sincère, et que la mort ne peut pas le détruire.
→ Ce ton lyrique et religieux donne au texte une beauté particulière, qui
fait de cette scène un moment d’émotion et de grandeur.

Conclusion

Dans ce passage, l’Abbé Prévost montre un homme écrasé par la douleur,


mais aussi grand dans son amour. Des Grieux souffre profondément, mais
il reste fidèle jusqu’à la fin. Son geste d’enterrer Manon lui-même fait de
lui un héros d’amour.
Grâce à un style lyrique et sincère, le texte émeut le lecteur et fait
réfléchir sur la force de la passion. Cet extrait nous montre que l’amour,
même malheureux, peut donner à l’homme une grandeur tragique.
Ainsi, dans cette première partie, le narrateur montre un homme écrasé
par la douleur, qui ne survit que pour raconter son malheur.

→ Dans cette partie, Prévost fait de son personnage un véritable héros de


l’amour, courageux et dévoué jusqu’à la mort.

→ Ce ton lyrique et religieux donne au texte une beauté particulière, qui


fait de cette scène un moment d’émotion et de grandeur.

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