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DL 2

Le document traite des concepts de pseudo-inverse et de transposition d'endomorphismes dans le contexte des espaces vectoriels. Il présente des résultats théoriques et des démonstrations concernant les propriétés des matrices, les relations entre les images et les noyaux, ainsi que les conditions d'existence d'un pseudo-inverse. Enfin, il aborde la transposition d'endomorphismes et ses implications sur les rangs et les automorphismes.

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Institution Al Qalam E SPACES VECTORIELS ET DUALIT É

I. Pseudo inverse
Le but de ce problème est de généraliser la notion d’inverse d’une matrice carrée à coefficients dans R.
On notera Mn (R) l’ensemble des matrices carrées d’ordre n à coefficients dans R et trA la trace de la matrice A.
Pour toute matrice A ∈ Mn (R) , on notera φA l’endomorphisme de Rn qui lui est canoniquement associé. KerφA et ImφA seront
simplement notés KerA et ImA.
Soit A une matrice non nulle de Mn (R).
Pour M ∈ Mn (R) , on définit les relations :

(1) AMA = A, (2) MAM = M, (3) AM = MA

Si (1) et (2) sont vérifiées, on dit que M est un inverse faible de A , et si (1), (2) et (3) sont vérifiées, on dit que M est un
pseudo-inverse de A.
1 Deux résultats préliminaires :
1.a. Démontrer que, pour tout couple (A, B) de matrices carrées d’ordre n , Im(AB) ⊂ ImA et KerB ⊂ Ker(AB).
1.b. Démontrer que, pour tout couple (A, B) de matrices carrées d’ordre n , rg(AB) ≤ min(rg(A), rg(b))
   
1 0 1 1
2 On pose A = Calculer A3 et en déduire un pseudo-inverse de A. Vérifier que est aussi un inverse faible de A
0 0 0 0
. Est-ce aussi un pseudo-inverse ?
 
0 0
3 On pose A = Quels sont les inverses faibles de A ? Montrer que A ne possède pas de pseudo-inverse.
1 0

4 On suppose que M vérifie (1), c’est-à-dire que AMA = A .


4.a. Prouver que AM et MA sont des matrices de projection.
4.b. Prouver que rgA = rg(AM) = rg(MA) = tr(AM).

5 On suppose A inversible. Si M vérifie (1), prouver que M est unique, et que c’est un pseudo-inverse de M. Peut-on obtenir les
mêmes conclusions si on suppose seulement que M vérifie (2) et (3) ?

6 On suppose que M et M 0 sont des pseudo-inverses de A. Calculer AMAM 0 et MAM 0 A . En déduire AM 0 = MA puis M = M 0 .
Conclure.

7 En supposant que A admet un pseudo-inverse M , prouver que les matrices suivantes ont un pseudo-inverse et le calculer :

M; λ A(λ ∈ R∗ ); Ak (k ∈ N∗ ); t
A; PAP−1 (P inversible)

8 On suppose que ImA ∩ KerA = {0}


8.a. Montrer que Rn = ImA ⊕ KerA.
8.b. On note p la projection sur ImA parallèlement à KerA. Démontrer que φA ◦ p = p ◦ φA = φA
8.c. Montrer que, pour tout v ∈ Rn , il existe un unique élément w de ImA tel que φA (w) − v ∈ KerA .
8.d. On note alors w = φ (v). Montrer qu’on définit ainsi un endomorphisme ϕ de Rn , et que sa matrice relativement à la base
canonique est un pseudo-inverse de A .

9 On suppose que A admet un pseudo-inverse M.


9.a. Montrer que ImM = ImA , que KerM = KerA et que Rn = ImA ⊕ KerA
9.b. Montrer que AM est la matrice de la projection de Rn sur ImA parallèlement à KerA.

10 Prouver que les conditions suivantes sont équivalentes :


(i)A admet un pseudo-inverse ;
(ii)Im(A2 ) = Im(A) ;
(iii)Ker(A2 ) = Ker(A) ;
(iv) A et A2 ont même rang ;
(v) il existe V ∈ Mn (R) vérifiant : A2V = A ; (4)
(vi) il existe W ∈ Mn (R) vérifiant : WA2 = A. (5)

11 Soient V et W dans Mn (R)) vérifiant (4) et (5) respectivement.


Prouver que l’on a WAV = AV 2 = W 2 A et que WAV est un pseudo-inverse de A.

II. Transposition d’un endomorphisme


K désigne R ou C.
E désigne un espace vectoriel de dimension finie sur K.
Pour tout endomorphisme f de E, et toute forme linéaire ϕ sur E, on note T f (ϕ) = ϕ ◦ f .
L’application f →T f est appelée transposition de L(E).
1 1.a. Montrer que la transposition est une application de L(E) dans L(E ∗ ).
1.b. Montrer que cette application est linéaire.

1
1.c. Montrer que cette application est injective.
1.d. Conclusion ?

2 Montrer que pour tous endomorphismes f et g de E, T (g ◦ f ) = T f ◦T g.

3 3.a. Identifier l’application T IdE .


3.b. Soit f un automorphisme de E.
Montrer que T f est un automorphisme de E ∗ et que (T f )−1 =T ( f −1 ).
3.c. Réciproquement soit f un endomorphisme de E.
On suppose que T f est un automorphisme de E ∗ . Montrer que f est un automorphisme de E.

4 Soit f un endomorphisme de E. Montrer que rg f = rgT f .

5 Soit (e) = e1 , e2 , ..., en une base de E, et soit (e∗ ) la base duale. Soit f un endomorphisme de E, de matrice A dans la base (e).
Montrer que la matrice de T f dans la base (e∗ ) est T A.

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