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Le CubeSat est un format de nanosatellite cubique, généralement de moins de 20 kg, qui permet aux universités et aux entreprises de développer des satellites à faible coût. Créé en 1999 par des chercheurs californiens, le CubeSat a vu son utilisation croître, notamment pour l'observation de la Terre et l'exploration spatiale, avec 338 lancements en 2022. Les CubeSats sont soumis à des spécifications techniques strictes pour garantir leur sécurité et leur compatibilité avec les lanceurs.

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Le CubeSat est un format de nanosatellite cubique, généralement de moins de 20 kg, qui permet aux universités et aux entreprises de développer des satellites à faible coût. Créé en 1999 par des chercheurs californiens, le CubeSat a vu son utilisation croître, notamment pour l'observation de la Terre et l'exploration spatiale, avec 338 lancements en 2022. Les CubeSats sont soumis à des spécifications techniques strictes pour garantir leur sécurité et leur compatibilité avec les lanceurs.

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CubeSat

CubeSat, appelé également en France nanosatellite cubique, est un


format de satellite artificiel qui est le plus couramment utilisé pour les
engins de très petite taille (moins de 20 kilogrammes). Son cahier des
charges définit sa forme, sa masse maximale ainsi que certaines des
caractéristiques de ses composants et de son fonctionnement. Dans sa
forme basique, appelée 1U, c'est un cube (d'où son appellation) de
10 × 10 × 10 centimètres de côté et dont la masse ne doit pas excéder
deux kilogrammes. La majorité des CubeSats sont formés par la
juxtaposition de plusieurs cubes élémentaires (de 2U jusqu'à 24U).
ESTCube-1, un CubeSat 1U estonien.
Le cahier des charges définissant les caractéristiques des Cubesats est
rédigé en 1999 par l'Université polytechnique de Californie et
l'université Stanford (États-Unis). L'objectif en est de réduire les coûts
de lancement des très petits satellites et ainsi de permettre aux
universités de développer et de placer en orbite leurs propres engins
spatiaux. Le projet CubeSat assure la diffusion du standard et contribue
à garantir l’adéquation des satellites avec la charge utile principale des
lanceurs qui les mettent en orbite.

Les CubeSats sont maintenant de plus en plus utilisés pour des


applications professionnelles, en particulier dans le domaine de
l'observation de la Terre. Des constellations comprenant plusieurs
dizaines de satellites sont déployées à partir des années 2000. En 2022,
les CubeSats commencent à être utilisés pour des missions d'exploration Caméra embarquée à bord du CubeSat
du système solaire. La réalisation de satellites d'une taille aussi réduite a estonien ESTCube-1.
nécessité le développement d'équipements spécifiques compatibles avec
la taille, la masse et la quantité d'énergie disponibles.

Le nombre de CubeSats satellisés chaque année est resté faible jusqu'en 2012. À compter de cette date, le nombre de
CubeSats lancés a fortement cru et il était de 338 en 2022. Les opérateurs des lanceurs tels que Falcon 9 et le
véhicule de lancement de satellite polaire, (Polar Satellite Launch Vehicle, sigle PSLV, en anglais) proposent des
vols consacrés en partie ou totalement à la mise en orbite de ce type de satellite, pour lesquels des dispositifs de
déploiement spécifiques ont été mis au point. Les CubeSats 3U représentent la moitié du parc, suivis par les 6U et
les 1U. Près de la moitié des CubeSats sont développés par des institutions et sociétés américaines.

Historique : création du standard CubeSat


Le projet Cubesat résulte de la collaboration entre le professeur Jordi Puig-Suari de l'Université polytechnique de
Californie à San Luis Obispo et le professeur Bob Twiggs du Laboratoire de développement des systèmes de
l'Université Stanford (États-Unis). Le but initial du projet était de permettre à leurs étudiants de développer des
satellites aux capacités identiques aux premiers Spoutnik qu'ils seraient capables de piloter. La norme mise au point
en 1999 est adoptée par les autres universités, sociétés et agences gouvernementales et devient un standard pour les
nanosatellites (1 à 10 kg). Le premier CubeSat est lancé le 30 juin 2003 par une fusée russe Rockot. Le projet
CubeSat met aujourd'hui en relation une centaine d'universités et de sociétés privées pour le développement de
nanosatellites à vocation scientifique, technologique ou pour répondre à des besoins privés ou gouvernementaux.
L'Université polytechnique de Californie a la responsabilité du système de déploiement P-POD et de s'assurer que
1
les CubeSats développés ne peuvent pas constituer un risque pour le lanceur et le reste de sa charge utile .

Caractéristiques techniques
Les satellites les plus simples répondant au standard CubeSat ont la forme d'un cube d'un décimètre de côté (soit un
2
volume de précisément un litre), doivent peser moins de 2 kg et utilisent des composants électroniques banalisés.
Les dimensions retenues étaient considérées par ses concepteurs comme la taille minimum pour obtenir un satellite
opérationnel. La forme cubique permet au satellite, dont l'orientation n'est généralement pas contrôlée, de disposer,
quelle que soit celle-ci, d'énergie électrique si toutes les faces sont couvertes de cellules solaires. En définissant une
norme pour les nanosatellites (satellites de 1 kg à 10 kg), le CubeSat devait permettre aux universités du monde
entier de lancer dans l'espace des expériences scientifiques à un coût réduit en fixant les caractéristiques externes de
ces engins spatiaux et facilitant ainsi leur installation sur les lanceurs. Dans le même objectif un système de
déploiement, mis au point et construit par l'Université polytechnique de Californie, est systématiquement utilisé. Le
P-POD (Poly Picosatellite Orbital Deployer) sert d'interface entre le lanceur et les CubeSats et peut contenir trois
d'entre eux. Le lanceur envoie un signal électrique au P-POD qui déclenche l'ouverture de la porte et l'éjection à
3
l'aide d'un ressort des CubeSats .

Les satellites peuvent être constitués de l'assemblage de plusieurs CubeSats. Par convention le CubeSat de base est
désigné par l'abréviation 1U (One Unit). On trouve également des 2U (2 x 1U mises bout à bout), 3U (masse
supérieure à 4 kg), 1,5 U et des 6U. D'autres tailles intermédiaires, comme celle du 4U, plus petites (jusqu'au 0,25U)
ou plus grandes (jusqu'au 16U) sont utilisées en 2022. Les caractéristiques des CubeSats sont encadrés par un cahier
des charges (CubeSat Design Specification), qui limite par exemple la pression de tout composant interne à
1,2 atmosphère, impose des contrôles très restrictifs sur l'emport de produits dangereux (comme les ergols
hypergoliques utilisés généralement pour la propulsion) et limite l'énergie chimique stockée (dans des batteries) à
3
100 watts-heures . L'objectif de ces contraintes est de supprimer toute source de risque pour la charge utile
4
principale emportée par le lanceur chargé de placer en orbite le NanoSat .

Spécifications détaillées (extrait)


Le cahier des charges, mis à jour régulièrement par les créateurs du standard, définit précisément les caractéristiques
externes, certaines caractéristiques internes pour des raisons de sécurité et les tests que les développeurs doivent
5
satisfaire avant le lancement . Ci-dessous sont listées quelques-unes des contraintes.

Sont définies les dimensions externes, les limites dans lesquelles doivent s'inscrire le centre de
gravité du satellite, la masse, les caractéristiques des rails qui coulissent dans le système
d'éjection.
Les dispositifs pyrotechniques sont interdits
Aucun composant ne doit être libéré dans l'espace
Les composants sous pression ne doivent pas dépasser une pression interne de 1,2 atmosphère et
le facteur de sécurité doit être de 4
L'énergie chimique stockée (dans des batteries) doit être inférieure à 100 watts-heures
La mise en œuvre du système de propulsion doit nécessiter de désactiver après éjection du satellite
dans l'espace trois sécurités
Le dégazement doit induire une perte de masse inférieure à 1 %
Le système de propulsion et les produits dangereux stockés doivent se conformer aux normes de
sécurité définies dans AFSPC (norme de l'Armée de l'air américaine).
Le système fournissant l'énergie doit être désactivé jusqu'à son éjection pour empêcher la mise en
route du satellite. Trois interrupteurs distincts doivent prévenir toute mise en marche intempestive
Les éléments déployables ne doivent être déployés que 30 minutes après l'éjection
Aucun signal radio ne doit être généré tant qu'il ne s'est pas écoulé au moins 45 minutes depuis
l'éjection du satellite en orbite
Une liste des tests à réaliser est indiquée et des normes à respecter dans le domaine. L'opérateur
du lanceur a toute latitude pour fixer d'autres exigences de test.

Axes de recherche
Les domaines d'utilisation des CubeSats se heurtent à la taille, qui limite à la fois l'énergie disponible, la mobilité et
les capacités de la charge utile. Les industriels et les laboratoires mettent au point des équipements plus compacts et
moins consommateurs d'énergie que ceux embarqués sur les satellites traditionnels.

Propulsion
Une des principales difficultés à laquelle est confrontée la conception d'un CubeSat est le recours à une propulsion
capable de fournir un Delta-v suffisant malgré le faible volume disponible. Plusieurs modes de propulsion sont mis
en œuvre selon les missions : propulsion à gaz froid, propulsion à ergols liquides, moteur ionique, propergol solide.

Propulsion à gaz froid


La propulsion à gaz froid est une technique de propulsion spatiale utilisée par les engins spatiaux pour effectuer de
petites corrections d'orientation ou de vitesse. Un propulseur à gaz froid utilise un gaz stocké sous haute pression
qui est simplement libéré dans une tuyère, laquelle permet d'orienter la poussée exercée.

Propulsion à ergols liquides


Le moteur-fusée à ergols liquides est un type de moteur-fusée utilisant des ergols liquides pour son fonctionnement.
Comme les moteurs-fusées à propergol solide ou hybride, ce type de propulsion exploite l'énergie chimique
contenue dans les ergols qui est libérée soit par réaction exothermique d'un comburant et d'un combustible soit par
décomposition. Comme tous les moteurs-fusées, il agit en éjectant à grande vitesse la masse des gaz produits par la
réaction chimique à l'opposé de la direction du déplacement souhaité et il peut fonctionner dans le vide car il ne
prélève pas son comburant dans l'environnement extérieur.

Moteur ionique
Pour remplir les objectifs de certaines missions à destination d'orbite haute ou de l'espace interplanétaire, il est
nécessaire de modifier la vitesse de plusieurs centaines de mètres par seconde. La plupart des types de propulsion
spatiale permettant d'atteindre cette performance ont soit une masse ou un volume trop importants, soit sont trop
complexes pour rentrer dans le volume d'un CubeSat. Pour propulser Lunar IceCube (lancement en 2020), un
moteur ionique d'une poussée de 0,8 millinewton avec une impulsion spécifique de 2 130 secondes a été choisi. Le
volume disponible est mal adapté à un réservoir pressurisé (sphérique) utilisé pour stocker le xénon ergol utilisé
d'habitude pour les moteurs ioniques. Le fournisseur du moteur ionique (Busek) a choisi d'utiliser comme ergol du
diiode car celui-ci est stocké à l'état solide (donc non pressurisé) tout en disposant d'une masse molaire (facteur
ayant un impact directement sur le rendement du moteur) de 127 g proche de celle du xénon (130 g). La poussée est
limitée par la quantité d'énergie disponible (environ 65 watts). Le CubseSat emporte 1,5 kg d'ergols qui lui
permettent d'accélérer (Δv) de 1,2 km/s. Le moteur peut être orienté et faire un angle de 10° avec l'axe du
6, 7
satellite .

Propergol solide
Le moteur-fusée à ergols liquides est un type de moteur-fusée utilisant des ergols liquides pour son fonctionnement.
Comme les moteurs-fusées à propergol solide ou hybride, ce type de propulsion exploite l'énergie chimique
contenue dans les ergols qui est libérée soit par réaction exothermique d'un comburant et d'un combustible soit par
décomposition. Comme tous les moteurs-fusées, il agit en éjectant à grande vitesse la masse des gaz produits par la
réaction chimique à l'opposé de la direction du déplacement souhaité et il peut fonctionner dans le vide car il ne
prélève pas son comburant dans l'environnement extérieur.

Contrôle d'attitude
8
Par défaut, un CubeSat après son éjection dans État de l'art en 2021
l'espace va se mettre à tournoyer du fait des forces Equipement Performances
dissymétriques appliquées par le système de Couple max : 0,00023 – 0,3 Nm
Roue de réaction
déploiement. Certains CubeSats peuvent fonctionner Stockage : 0,0005 – 8 N m s
sans que l'orientation soit stabilisée mais pour une Magnéto-coupleur 0,15 A m² – 15 A m²
majorité d'entre eux il est nécessaire que l'orientation
Viseur d'étoiles précision : 8 secondes d'arc
soit à la fois stabilisée connue et maintenue à une
certaine valeur : il faut par exemple maintenir des Capteur solaire précision : 0,1 minute d'arc
panneaux solaires orientés vers le Soleil de manière à Capteur d'horizon de Terre précision : 0,25 minute d'arc
fournir le maximum d'énergie, tourner une caméra ou Gyroscope Dérive 0,15°/h
un appareil scientifique vers sa cible (Terre, Soleil
Accéléromètre Précision 3 µg
étoile...) ou orienter une antenne de manière à
optimiser le débit de données transmises. Récepteur GPS Position connue à 1,5 m

Equipement intégré précision : 5 – 0.002°


Les différents types d'équipement utilisés pour le
Horloge atomique Fréquence ! 10-150 MHz
contrôle d'attitude sur des satellites de plus grande
taille (gyroscope, accéléromètre, viseur d'étoiles, Navigation interplanétaire Bandes X, Ka, S et UHF
capteur solaire, capteur d'horizon de Terre, magnéto-
coupleur, roue de réaction, moteur de contrôle d'attitude) sont utilisés. Mais ils sont fortement miniaturisés pour
tenir dans le volume et l'enveloppe de masse des CubeSats tout en consommant un minimum d'énergie. Leurs
performances (notamment la précision du pointage) sont impactées par la réduction de leur taille. Les technologies
utilisées en 2021 sont relativement matures et les performances de ces équipements ne devraient progresser que de
manière réduite.

Pour les satellites circulant sur une orbite terrestre basse (champ magnétique terrestre élevé), le recours aux
magnétomètres pour déterminer l'orientation du CubeSat et au magnéto-coupleur pour corriger l'orientation est bien
adapté aux contraintes de masse et d'énergie des CubeSats. La roue de réaction est également souvent utilisée pour
corriger l'orientation car elle fournit un couple important en ne consommant que peu d'énergie. Leur utilisation se
heurte toutefois à la nécessité de les désaturer périodiquement. Les fabricants proposent des équipements
remplissant l'ensemble des fonctions d'un système de contrôle d'attitude par exemple combinant un viseur d'étoiles,
un magnétomètre trois axes, trois roues de réaction et trois magnéto-coupleurs.
9
Exemples d'équipements commercialisés en 2021
Consommation Tolérance
Type
Fabricant Modèle Masse énergétique aux Performances Commentaire
d'équipement
(pic) radiations

Comprend
trois roues de
réaction, trois
précision magnéto-
Système Blue Canyon
XACT-100 1,81 kg ? watt inconnue pointage coupleurs, un
intégré Technologies
0,007° viseur
d'étoiles et un
magnétomètre
trois axes.

couple max
0,007 Nm Nbre roue !
Roue de Blue Canyon
Rwp050 240 g 1 watt inconnue Moment
réaction Technologies 1 [pas clair]
stocké 0,05 N
ms
Magnéto- CubeTorquer couple max
CubeSpace 36 g 0,036 watt 24 krad 1 axe
coupleur Medium 0,66 A m²

Magnéto- couple max


GomSapce GST-600 156 g ? Watt inconnu 3 axes
coupleur 0,31-0,34 A m²

précision : 2
Viseur
Sodern Auriga-CP 210 g 1,1 Watt inconnu secondes
d'étoiles
d'arc
Magnétomètre précision : 1
Zarm AMR-RS422 60 g 0,3 Watt inconnu
3 axes degré

champ de
Coarse
Capteur vue : ±40° Capteur
Analog Sun 45 g 0 Watt > 100 krad
solaire précision : ±1° analogique
Sensor
(1 angle)

champ de
Digital Sun vue : ±128°
Capteur Redwire > 540 Capteur
Sensor 0,5 Watt 100 krad précision :
solaire Space g numérique
(±64°) ±0.25° (2
angles)

Énergie
Les CubeSats utilisent des cellules solaires pour convertir l'énergie solaire en électricité. Celle-ci est ensuite stockée
dans des batteries lithium-ion rechargeables qui fournissent de l'énergie pendant des éclipses ainsi que pendant les
10
périodes de pointe .

Télécommunications
Le faible coût de CubeSats a permis un accès sans précédent à l'espace pour les petites institutions et organisations,
mais, pour la plupart des formulaires CubeSat, la portée et la puissance disponible sont limitées. En raison du
tumbling et de la faible portée de puissance, les radiocommunications sont un défi pour les CubeSats.

Gestion des contraintes thermiques

Coût
Le coût de fabrication et de lancement d'un satellite CubeSat 1U est d'environ 150 000 US$, mais des nouveaux
11
opérateurs de lanceurs promettent de nouveaux prix d'environ 50 000 US$ - 90 000 US$ . De nombreux opérateurs
de lanceurs acceptent de mettre en orbite des CubeSats en tant que charge utile secondaire. Les lancements de
grappes de CubeSats sont la norme.

Développement des CubeSats


Deux facteurs contribuent à une forte croissance du
nombre de CubeSats au cours des années 2010.
Plusieurs sociétés offrent désormais de lancer des
CubeSats 1U à 3U en tant que charge utile
secondaire pour des sommes comprises entre
unité|50000 et 200000 US$ (le prix dépendant de sa
taille et de l'altitude visée). Certaines de ces sociétés
annoncent qu'elles abaisseront les prix jusqu'à un Nombre de CubeSats et picosats lancés annuellement entre
plancher de 10 000 US$ à l'horizon 2020. Le 1998 et 2022 (source : base [Link]).
deuxième facteur est la mise à disposition sur
étagère d'équipements spatiaux à bas prix utilisables
par les CubeSats. Le nombre de satellites lancés en 2017 utilisant ce standard et avec une masse comprise entre 1 et
12
10 kg, a atteint 287 alors qu'ils n'étaient que 77 en 2016 . La base de données "Nanosatellite" liste en juin 2019
13
2400 CubeSats et autres nanosatellites qui ont été lancés depuis 1998 .

Une organisation s'est mise en place pour faciliter le lancement des CubeSats. Le lanceur véhicule de lancement de
satellite polaire indien, (Polar Satellite Launch Vehicle, sigle PSLV en anglais) et le lanceur russe Dnepr (fusée) se
sont fait une spécialité des lancements groupés de CubeSats : le record a été atteint le 15 février 2017 avec le
lancement de 104 satellites avec une seule fusée. La PSLV-C37 de l'Organisation indienne pour la recherche spatiale
(sigle ISRO en anglais) a mis en orbite 104 satellites 650 kg dont seulement trois n'étaient pas des CubeSats. Sur les
101 nano-satellites restants, 96 viennent des États-Unis. Les cinq autres proviennent d'Israël, du Kazakhstan, des
15
Pays-Bas, de la Suisse et des Émirats arabes unis . Des micro-lanceurs comme Epsilon sont développés dans le but
de répondre à ce nouveau marché.

Les CubeSats sont initialement des satellites expérimentaux. Mais des recherches très actives sont menées afin de
déboucher sur des applications scientifiques ou commerciales en miniaturisant les instruments et les équipements
nécessaires pour contrôler l'orientation, l'orbite et améliorer la précision du pointage. Les agences spatiales, en
particulier la NASA, expérimentent l'utilisation de CubeSats pour traiter des problèmes scientifiques. Deux
16
CubeSats 6U ont été lancés en 2018 vers Mars pour une expérience de télécommunications . Des applications
commerciales débutent comme la constellation de satellites Dove qui fournit des images grâce à 200 CubeSats.

Applications

Démonstrateurs technologiques

Instruments
RaInCube (Radar In a CubeSat) est un CubeSat 6U développé par le JPL qui teste un radar
miniaturisé. Le lancement a eu lieu en 2018.
ASTERIA (Arcsecond Space Telescope Enabling Research in Astrophysics), lancé en 2017, est un
CubeSat 6U du Massachusetts Institute of Technology embarquant un télescope. Il a testé avec
17
succès un système de pointage dont la précision est de l'ordre de la seconde d'arc .
DeMi (Deformable Mirror Demonstration Mission) est un CubeSat 6U qui Nombre de CubeSats et
embarque un télescope destiné à tester une optique adaptative reposant Picosats lancés par pays
18 (plus de cinq CubeSats
sur l'utilisation de MEMS . 14
lancés)
Pays Nombre
Télécommunications
Etats-Unis 1390
Le laboratoire de Los Alamos a développé trois séries de CubeSats 1,5U — Perseus
Chine 85
(2010), Prometheus v1 (2013), Promotheus v2 (2017-2018) — pour tester les transferts
de données par nano-satellites entre des personnes équipées des terminaux portables et Japon 78
19
des stations terriennes mobiles . Russie 55

Allemagne 50
Matériaux Royaume-Uni 40
LignoSat est un prototype de CubeSat 1U développé par l'université de Kyoto pour un Espagne 35
usage radioamateur classique. Sa particularité est d'avoir une structure extérieure en Canada 33
bois, conçue en partenariat avec l'entreprise Sumitomo Forestry (en). Il est lancé lors
20 21, 22 Corée du Sud 24
de la mission SpaceX CRS-31 (en) et est déployé depuis l'ISS . Le satellite est
23 Israël 23
instrumenté pour étudier la réponse du matériau bois aux contraintes spatiales .
L'avantage principal attendu est une combustion complète de la structure en fin de vie Italie 22
lors de la rentrée atmosphérique du satellite, en minimisant la pollution par des résidus France 20
24, 25
toxiques .
Suisse 20

WISA Woodsat est un autre CubeSat 1U en bois, développé par l'entreprise finlandaise Australie 19
26, 27
Arctic Astronautics dont le lancement est prévu pour 2025 . Inde 19

Pologne 13
Voile solaire Brésil 10
LightSail-1 est un démonstrateur technologique (CubeSat 3U) propulsé par une voile Singapour 9
solaire. Il a été lancé le 20 mai 2015 à partir de Cap Canaveral (Floride). Ses quatre
Afrique du Sud 7
voiles sont faites d'une très fine pellicule de Mylar et ont une superficie totale de
Qatar 7
32 m2. Ce test avait pour but de permettre de démontrer qu'une voile solaire pouvait
28
être utilisée pour une mission principale en 2016 . Chili 6

Taïwan 6

Applications commerciales (imagerie, télécoms) Argentine 5

Dove est une constellation de 200 CubeSats 3U (satellites actifs courant 2018) Mexique 5
29
fournissant des images avec une résolution spatiale de 3 à 5 mètres . Thaïlande 5

Observation de la Terre (scientifique)


QB50 est une constellation d'une quarantaine de CubeSats 2U développés par différents instituts de recherche
européens dont l'objectif est l'étude de la thermosphère. Chaque nanosatellite emporte un des trois instruments de
mesure définis dans le cadre d'un cahier des charges : spectromètre de masse des ions neutres , expérience F de
30
mesure de l'oxygène, Sonde de Langmuir. Cette constellation est en cours de déploiement en 2018 .
TROPICS (Time-Resolved Observations of Precipitation structure and
storm Intensity with a Constellation of Smallsats) est une constellation
de 12 CubeSats 3U embarquant un radiomètre orientable pour fournir
une mesure de la température et de l'humidité avec une résolution
temporelle particulièrement fréquente. Ce projet, sélectionné par la
31
NASA en 2016, doit être déployé en 2019 .

Astronomie et exploration du système solaire


MinXSS (Miniature X-ray Solar Spectrometer CubeSat)
(lancé le 6 décembre 2015) est un CubeSat 3U financé par
la NASA qui emporte un spectromètre rayons X pour
l'observation des éruptions solaires
Schéma de RaInCube, qui embarque un
HaloSat est le premier CubeSat destiné à l'astronomie
radar miniaturisé.
financé par la NASA. Lancé le 21 mai 2018, il doit mesurer
la masse des gaz chauds dans notre galaxie.
Colorado Ultraviolet Transit Experiment est un CubeSat 6U
financé par la NASA qui doit déterminer les caractéristiques
des atmosphères des exoplanètes et mesurant leur courbe
spectrale dans l'ultraviolet proche. Il est lancé le 27
septembre 2021.
PicSat (2018) est un Cubesat 3U qui embarque un petit
télescope pour tenter de mesurer les caractéristiques d'une
exoplanète par la méthode des transits. Il est développé par
32
plusieurs laboratoires menés par l'Observatoire de Paris .
MarCO (2018) satellite de format CubeSat 6U de la NASA
utilisé de manière expérimentale comme relais de CubeSat ASTERIA.
télécommunications dans le cadre d'une mission vers
33
Mars
SPARCS (Star-Planet Activity Research CubeSat) est un
CubeSat 6U embarquant un télescope ultraviolet qui doit
observer les variations d'intensité du rayonnement
ultraviolet de 10 étoiles de faible masse. Le satellite est
34
financé par la NASA et son lancement est prévu en 2021 .
Inspire (en) (Interplanetary NanoSpacecraft Pathfinder In a
Relevant Environment) sont deux CubeSat 3U de la NASA
destinés à tester des fonctions mises en œuvre dans
35
l'espace interplanétaire .
BurstCube est un CubeSat 6U financé par la NASA et dont
le lancement a lieu le 21 mars 2024 lors de la mission
SpaceX CRS-30 qui doit détecter les sursauts gamma. CubeSat martien MarCO en cours de test
CAPSTONE (Cislunar Autonomous Positioning System avec son antenne (verticale) et ses
Technology Operations and Navigation Experiment) est un panneaux solaires (horizontaux)
CubeSat 12U financé par la NASA dont l'objectif est de déployés.
tester l'orbite lunaire NRHO de la future station spatiale
Lunar Gateway. Son lancement a lieu le 28 juin 2022 à bord
36
d'une fusée Electron .
Treize CubeSats 6U, embarqués en tant que charge utile secondaire, sont être placés dans l'espace interplanétaire par
la fusée Space Launch System dans le cadre de la mission Artemis 1 organisée par la NASA et lancée le 16
novembre 2022. Parmi ces nano-satellites figurent :

Lunar IceCube, un CubeSat 6U de la NASA, qui sera le premier satellite de cette taille embarquant
un moteur ionique. Celui-ci, d'une poussée d'un millinewton, a une impulsion spécifique de
2 130 secondes et utilise comme ergol de l'iodine. Le CubeSat emporte un spectromètre miniaturisé
6
qui doit lui permettre d'analyser les volatiles à la surface de la Lune ;
Lunar Flashlight, un CubeSat 6U de la NASA qui doit se placer sur une orbite particulièrement
basse autour de la Lune et utiliser un laser fonctionnant en proche infrarouge pour permettre à un
spectromètre embarqué d'effectuer des mesures des volatiles (dont l'eau) présents dans les régions
37
polaires restant en permanence à l'ombre ;
Lunar Polar Hydrogen Mapper, un CubeSat 6U de la NASA qui doit se placer sur une orbite basse
autour de la Lune et utiliser un détecteur de neutrons à scintillation pour mesurer la proportion
d'hydrogène présente dans la couche superficielle de la surface de la Lune et en déduire la
38
proportion d'eau ;
Near-Earth Asteroid Scout, un CubeSat 6U de la NASA qui utilise une voile solaire pour effectuer un
39
survol de l'astéroïde géocroiseur 1991 VG ;
OMOTENASHI, un CubeSat 6U développé par l'agence spatiale japonaise (JAXA) qui doit
démontrer la faisabilité d'un atterrisseur lunaire de très petite taille. Pour se poser sur la Lune
40
l'engin utilise un moteur à propergol solide de 6 kg et un airbag (vitesse d'atterrissage 60 m/s) .;
EQUULEUS, un CubeSat 6U développé conjointement par l'Université de Tokyo et l'agence spatiale
japonaise (JAXA) qui doit mesurer la distribution du plasma dans l'environnement spatial de la Terre
et valider l'utilisation de trajectoires à faible énergie pour se déplacer à proximité du point de
40
Lagrange L2 du système Terre-Lune ;
LICIACube, un cubesat 6U développé par l'agence spatiale italienne destiné à renvoyer des images
de l'impact de la mission DART à la surface de la lune de l'astéroïde (65803) Didymos.

Lancement et mise en œuvre

Déploiement de plusieurs CubeSats le


25 février 2014 à partir du module
NanoRacks de la station spatiale
internationale.

Statistiques

Nombre cumulé de CubeSats et PicoSats placés en orbite ou en cours de développement au 31 décembre 2023 (recensés
41
dans la base [Link])
Masse
type satellite Nombre Dimensions Remarques
typique

CubeSat 16U 79

CubeSat 12U 146 30 x20 x 20 cm 24 kg


CubeSat 8U 207

CubeSat 6U 605 30 x20 x 10 cm 12 kg

CubeSat 3U 1644 30 x 10 x 10 cm 6 kg
CubeSat 2U 215 20 x 10 x 10 cm 4 kg

CubeSat 1,5U 83 15 x 10 x 10 cm

CubeSat 1U 478 10 x 10 x 10 cm 3 kg
CubeSat 0,5U 10 2 kg
CubeSat 0,3U 29

CubeSat 0,25U 224

Autres CubeSat /
96
NanoSats
CubeSat 1U = 8 PocketQube
PocketQube 130 5 x 5 x 5 cm 250 g.
Ne sont pas des CubeSats

Forme cylindrique, ne sont pas des


TubeSat 7 800 g.
CubeSat

multiples de 0,145 x 10 x
ThinSat 31 1 à 2,2 kg ne sont pas des CubeSat
10 cm
Autre PicoSat 36 100 g à 1 kg ne sont pas des CubeSat

Galerie

Schéma éclaté du CubeSat Système normalisé de CubeSat 3U.


ArduSat3. stockage et de déploiement
de CubeSat.

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Spécifications CubeSat de 20/2/14 (version 13)
(en) Erik Kulu, « World's largest database of nanosatellites, over 3600 nanosats and CubeSats (http
s://[Link]/) », sur Nanosats Database (consulté le 9 janvier 2023)
Statistiques annuelles sur les CubSats et PicoSats lancés.

Voir aussi

Articles connexes
Satellite artificiel
Miniaturisation des satellites
Liste des CubeSats
Liste des missions SmallSat et CubeSat de la NASA

Liens externes
Sur les autres projets Wikimedia :
CubeSat ([Link]
g/wiki/Category:CubeSat_satellites?usela
ng=fr), sur Wikimedia Commons

(en) Site officiel ([Link]


Panorama réalisé par le CNES fin 2017 de l'activité mondiale et française dans le domaine des
CubeSats ([Link]
01_18.pdf)
(en) Liste des satellites de format CubeSat (dernière maj en 2009) ([Link]
[Link])
(en) Liste à jour ([Link]
(en) Démonstrateurs technologiques financés par la NASA ([Link]
entations/DevelopersWorkshop2017/1_JohnHanson.pdf)
(en) Micropropulseurs de Vacco ([Link]
2/Session%203/[Link])
[vidéo] « CUBESAT - Le FUTUR de l'exploration spatiale ! LDDE ([Link]
v=rY16zwgBB1o) », sur YouTube, chaine Hugo Lisoir.

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