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Student Course Notes On Continuity

Le document traite de la continuité des applications entre espaces topologiques, en introduisant les concepts de continuité globale et locale, ainsi que les conditions équivalentes pour qu'une fonction soit continue. Il aborde également les notions de homéomorphisme, de topologie induite, de topologie produit et de topologie quotient. Des propositions et des exemples illustrent les propriétés des fonctions continues et des espaces topologiques associés.

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Le document traite de la continuité des applications entre espaces topologiques, en introduisant les concepts de continuité globale et locale, ainsi que les conditions équivalentes pour qu'une fonction soit continue. Il aborde également les notions de homéomorphisme, de topologie induite, de topologie produit et de topologie quotient. Des propositions et des exemples illustrent les propriétés des fonctions continues et des espaces topologiques associés.

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UE MATH 321.

Continuité et applications
1 Introduction
2 Continuité
2.1 Lemme fondamental
On considère deux espaces topologiques (E, OE ) et (F, OF ); f : E −→ F une application. Les conditions suivantes
sont équivalentes:
1. Pour tout ouvert O de F , f −1 (O) est un ouvert de E.
2. Pour tout a ∈ E et tout V ∈ OF tel que f (a) ∈ V, il existe U ∈ OE tel que a ∈ U et f (U ) ⊂ V

2.2 Définitions
Définition: Continuité globale
f est dite continue sur E (ou tout simplement continue) si pour tout ouvert O de F , f −1 (O) est un ouvert de E.

Définition: Continuité locale


f est dite continue en a ∈ E si pour tout V ∈ OF tel que f (a) ∈ V, il existe U ∈ OE tel que a ∈ U et f (U ) ⊂ V

Proposition
f est continue sur E (ou tout simplement continue) si f est continue en tout point a de E.

Exemples
1. Si f : E −→ F est une application constante, alors f est continue.

2. Si E est muni de la topologie discrète, alors toute application f : E −→ F est continue.


3. Si F est muni de la topologie grossière, alors toute application f : E −→ F est continue.
4. Composition: Soient E, F, G des espaces topologiques.
Si f : E −→ F et g : F −→ G sont des applications telles que f continue en a et g continue en f (a), alors
g ◦ f est continue en a.

Proposition: continuité et base d’ouverts


On considère deux espaces topologiques (E, OE ) et (F, OF ); f : E −→ F une application. On suppose que BF est
une base d’ouverts de (F, OF ). f est continue si et seulement si pour tout V ∈ BF , f −1 (V ) ∈ OE .

2.3 Continuité et voisinages


Proposition
Soit f : E −→ F une application, et a ∈ E.
1. f est continue en a si pour tout voisinage V de f (a), il existe un voisinage U de a tel que: f (U ) ⊂ V .

2. f est continue en a ssi ∀ V ∈ VF (f (a)), ∃ U ∈ VE (a)/ f (U ) ⊂ V


3. f est continue en a si l’image réciproque de tout voisinage de f (a) est un voisinage de a
2.4 Continuité, intérieur et fermeture
Proposition
Soit f : E −→ F une application. Les propositions suivantes sont équivalentes:
1. f est continue.
2. Pour tout ouvert O de F , f −1 (O) est un ouvert de E.
3. Pour tout fermé B de E, f −1 (B) est un fermé de E

4. ∀A ⊂ E, f (A) ⊂ f (A)

◦ z }| {
5. ∀B ⊂ F, f −1
(B) ⊂ f −1 (B)

Proposition
Soit f : E −→ F une application, et a ∈ E. Les conditions suivantes sont équivalentes.

1. f est continue en a
2. ∀ V ∈ VF (f (a)), ∃ U ∈ VE (a)/ f (U ) ⊂ V .
3. ∀ V ∈ VF (f (a)), f −1 (V ) ∈ VE (a)
4. ∀A ⊂ E, a ∈ A ⇒ f (a) ∈ f (A)

◦ z }| {
5. ∀B ⊂ F, f (a) ∈ B ⇒ a ∈ f −1 (B)

2.5 Continuité et comparaison de topologies


Proposition
Soit E un ensemble muni de deux topologies O1 et O2 .
O1 est plus fine que O2 si set seulement si IdE : (E, O1 ) → (E, O2 ) est continue.

2.6 Application ouverte, fermée


Remarque
Si f : E −→ F une application continue, l’image directe d’un ouvert n’est pas nécessairement un ouvert, l’image
directe d’un fermé n’est pas nécessairement un fermé.

Définitions
E et F sont des espaces topologiques. f : E → F une application.

• f est dite ouverte si pour tout ouvert O de E, f (O) est un ouvert de F


• f est dite fermée si pour tout fermé B de E, f (B) est un fermé de F .

3 Homéomorphisme
D’une façon générale, on dit que des espaces E et F sont isomorphes, s’il existe une bijection E → F qui conserve
la structure. On parlera d’isomorphismes pour les espaces vectoriels. Pour des espaces topologiques, on parlera
d’isomorphismes entre deux espaces topologiques E et F s’il existe une bijection f : E → F qui transforme les ouverts
de E en des ouverts de F ; c’est-à-dire si:
• ∀O ouvert de E, f (O) ouvert de F ⇔ f −1 est continue.

• ∀Ω ouvert de F , f −1 (Ω) ouvert de E ⇔ f est continue.


Donc deux espaces topologiques sont isomorphes s’il y’a une bijection f : E → F telle que f et f −1 sont continues.
Un isomorphisme d’espaces topologiques s’appelle un homéomorphisme.
3.1 Définition
f : E → F est un homéomorphisme de E sur F si:
1. f est bijective
2. f est continue
3. f −1 est continue
On dit alors que f est bijective et bicontinue.
S’il existe un homéomorphisme entre E et F , les espaces E et F sont dits homéomorphes.

Exercice
Soit f : E → F bijective et continue. Montrer que les propositions suivantes sont équivalentes.
1. f est ouverte
2. f est fermée
3. f est un homéomorphisme

3.2 Définition: Propriété topologique


Une propriété P est dite topologique ou être un invariant topologique si toutes les fois qu’un espace topologique (E; O)
a la propriété P; alors tout espace homéomorphe à (E; O) a également la propriété P.

4 Continuité et construction de topologies


4.1 Topologie induite; Sous-espace topologique
Soit E un espace topologique.
Soit A une partie de E: quelle topologie est-il naturel de définir sur A?
Ce qui est naturel c’est de faire en sorte que l’inclusion canonique i : A → E, x 7→ i(x) = x soit continue.
Ce sera le cas si ∀O ouvert de E, i−1 (O) est un ouvert de A, c’est-à-dire si O ∩ A est un ouvert de A.
Or l’ensemble
OA = {Ω/ Ω = A ∩ O, O ∈ O}
a les propriétés des ouverts.

Définition
Soit E un espace topologique, soit A une partie de E.
L’ensemble OA = {Ω/ Ω = A ∩ O, O ∈ O} est une topologie sur A appelée topologie induite.
A muni de cette topologie s’appelle un sous-espace topologique de E.

Proposition
• La topologie induite est la moins fine des topologies sur A rendant l’injection canonique i : A → E continue.
• Les fermés dans le sous espace A sont les intersections avec A des fermés de E
• ∀x ∈ A, les voisinages de x dans A sont les intersections de A et des voisinages de x dans E.

Remarque
Un ouvert dans A n’est pas nécessairement un ouvert dans E. Un fermé dans A n’est pas nécessairement un fermé
dans E

Proposition
On considère deux parties A et B de E telles que B ⊂ A, on a:
• Si B est ouvert dans (E, O), alors B est ouvert dans (A, OA )
• Si B est fermé dans (E, O), alors B est fermé dans (A, OA )
• (OA )B = OB (Les topologies O et OA induisent sur B la même topologie. )
Proposition
• Si A est un ouvert de E, alors: U est un ouvert de A ssi U ⊂ A et U ouvert de E.
• Si A est un fermé de E, alors: F est un fermé de A ssi F ⊂ A et F fermé de E.

4.2 Continuité et restriction


Soit f : E −→ F une application; A ⊂ E

4.2.1 Définition
On dit que f est continue sur A si la restriction de f à A, f|A est continue pour la topologie induite OA sur A.
f continue sur A ssi f|A : (A, OA ) → (F, OF ) est continue.

Remarque
• Si f est continue en tout point de A pour la topologie de E, alors f est continue sur A. La réciproque est fausse.
• Si f = χQ est la fonction indicatrice de Q. f est continue sur A = Q, cependant f n’est continue en aucun point
de Q pour la topologie usuelle de R.

4.2.2 Proposition
Les propositions suivantes sont équivalentes:
1. f est continue sur A
2. Pour tout ouvert O de F , f −1 (O) ∩ A est un ouvert de A
3. Pour tout fermé B de F , f −1 (B) ∩ A est un fermé de A

4.3 Sous-espace topologique et connexité


4.3.1 Définition: Partie connexe
Soit (E, O) un espace topologique et A une partie de E. On dit que A est une partie connexe de E si A muni de la
toplogie induite est connexe c’est-à-dire si (A, OA ) est connexe.

4.3.2 Proposition: Connexes de R


Une partie de R est connexe ssi c’est un intervalle.

5 Topologie produit
Comment définir de manière naturelle une topologie sur le produit de deux espaces topologiques?

Soient (E1 , O1 ), (E2 , O2 ), deux espaces topologiques; désignons par E l’ensemble E = E1 × E2 .


A cet ensemble produit est associé de façon canonique les applications projections

π1 : E → E1 ; (x1 , x2 ) 7→ π1 (x1 , x2 ) = x1

π2 : E → E2 ; (x1 , x2 ) 7→ π2 (x1 , x2 ) = x2

On va choisir la topologie - si elle existe- qui rend continue, ces deux applications.
Ceci implique que pour tout ouvert O1 de E1 , π1−1 (O1 ) soit un ouvert de E. On a π1−1 (O1 ) = O1 × E2 .
De même, π2−1 (O2 ) = E1 × O2 doit être un ouvert de E quelque soit l’ouvert O2 de E2 . Bien sûr, une intersection
finie de tel ouverts doit être également un ouvert; or (O1 × E2 ) ∩ (E1 × O2 ) = O1 × O2 .
Donc tous les O1 × O2 où O1 ∈ O1 et O2 ∈ O2 devront être des ouverts de E pour cette topologie.

5.1 Théorème et définition


Soient (E1 , O1 ), (E2 , O2 ), deux espaces topologiques.
Les ensembles U × V , où U est un ouvert de E1 et V un ouvert de E2 , forment une base d’ouverts pour une topologie
sur E = E1 ×E2 . l’ensemble E muni de cette topologie s’appelle produit topologique de E1 et E2 ou espace topologique
produit de E1 et E2 .
Exemple
La topologie de R2 est la topologie produit de R × R

5.2 Proposition
La topologie produit est donc la moins fine des topologies rendant continues les projections.

5.3 Application à valeurs dans un produit


Proposition
Une application f d’un espace topologique E vers l’espace topologique produit F1 × F2 est continue si et seulement si
les applications (composantes) π1 ◦ f et π2 ◦ f sont continues.

6 Topologie quotient
Soit E un espace topologique, R une relation d’équivalence sur E.
Soit E/R l’espace quotient formé des classes d’équivalence pour la relation R
On a une application canonique π : E → E/R, c’est la surjection canonique.
On va définir une topologie sur E/R de telle sorte que l’application π soit continue.

6.1 Théorème et définition


Soit E un espace topologique, R une relation d’équivalence sur E, et π : E → E/R la surjection canonique.
L’ensemble des parties U de E/R, telles que π −1 (U ) soit un ouvert de E, vérifie les propriétés d’une famille d’ouverts
sur E/R. La topologie définie par ces parties U est appelée la topologie quotient.

6.2 Proposition
1. Pour la topologie quotient, les fermés sont les parties V de E/R telles que π −1 (V ) soit un fermé de E.
2. La topologie quotient est la plus fine des topologies sur l’espace quotient rendant la surjection canonique continue.

Exercice
Soit E un espace topologique, R une relation d’équivalence sur E, et π : E → E/R la surjection canonique.

1. Caractériser les voisinages d’un point b ∈ E/R


2. Donner une condition nécessaire et suffisante pour qu’une application f de l’espace topologique quotient E/R
vers un espace topologique F soit continue.

3. Soit f : E → F une application compatible avec R. Montrer qu’il existe une application f : E/R → F vérifiant:
• f =f ◦π
• f continue si et seulement f est continue.

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