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Introduction

Le document présente une analyse de la mission de l'Église à travers l'ouvrage de David J. Bosch, en se concentrant sur les multiples facettes de la mission. Il souligne que le terme 'mission' ne doit pas être utilisé de manière trop large, mais doit plutôt se référer à des concepts spécifiques tels que le témoignage, la justice et l'évangélisation. Enfin, il insiste sur l'importance de diriger la mission de l'Église vers la conversion et la croissance spirituelle, conformément à la volonté de Dieu.

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Introduction

Le document présente une analyse de la mission de l'Église à travers l'ouvrage de David J. Bosch, en se concentrant sur les multiples facettes de la mission. Il souligne que le terme 'mission' ne doit pas être utilisé de manière trop large, mais doit plutôt se référer à des concepts spécifiques tels que le témoignage, la justice et l'évangélisation. Enfin, il insiste sur l'importance de diriger la mission de l'Église vers la conversion et la croissance spirituelle, conformément à la volonté de Dieu.

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Introduction

Dans le souci d’avoir une idée sur la mission de l’Eglise hier et aujourd’hui, il nous a
été demandé de choisir un thème ayant un lien avec cette mission dans l’Église. Pour ce faire,
l’ouvrage Dynamique de la mission chrétienne de David J. Bosch, nous servira comme guide
pour notre réflexion. Cet ouvrage est édité aux éditions Karthala, Haha, Labor et Fides en
1995 et contient 774 pages. Il est structuré de la manière suivante: d’abord une introduction,
qui a pour titre la crise contemporaine. Ensuite, vient la première partie intitulée les modèles
de mission dans le Nouveau Testament; suivi des modèles historiques de la mission. Le livre
se clôture avec la troisième partie qui est vers une missiologie pertinente. Cependant, pour
notre travail, nous nous sommes basés sur le treizième point de la troisième partie qui a pour
titre : « les multiples facettes de la mission ». Il part de la page 683 jusqu’à la page 694 et il
s’etale sur deux sous petit points : «Mission, un terme passe-partout ? et Où va la mission ?»
Telle sera la partie que nous allons présenter dans l’élaboration de cet exposé.

1. Mission, un terme passe-partout ?

La forme interrogative de ce point veut tout simplement interpeler notre conscience sur les
différentes connotations que le monde actuel emploi pour signifier le terme de mission. A ce
sujet l’auteur dit : « on ne peut douter qu’on a assisté, durant les derniers décennies à une
surprenante escalade dans l’utilisation du terme de mission. »1Ceci, comme dit encore
l’auteur , c'est à cause « des critique sans précèdent de l’entreprise missionnaire »2qui ont
marqués les dernières années de notre temps. Pensant élargir le terme mission, il y a eu des
retombés positifs comme négatifs.

Parmi les conséquences négatives, l’auteur souligne le fait d’avoir tendance à donner un
sens trop large au terme mission. Ainsi, se référant à Neill dans sa fameuse maxime qui dit
« si tout est mission rien n’est mission »,3L’auteur trouve mieux de prendre en considération
ces aspects des choses. C’est ainsi qu’il a consacré tout cet ouvrage à la recherche de ce que
c'est la mission. Une réalité d’après ses recherches, qui n’avait pas vraiment de grande
importance pour les premiers chrétiens; sauf un peu comme il est dit chez Matthieu, Luc et
Paul. Il trouve en effet que « leurs écrits pouvaient être compris comme autant d’efforts
soutenus visant à définir et redéfinir ce que l’Eglise était appelée à faire dans le monde de
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David [Link], Dynamique de la mission chrétienne, Lome,Haho ;Paris,karthala ;Geneve labor et
fides ,1995,pg 682
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leur temps »4Et en même temps, il trouve que ce n'est que plus tard, vers le XIXe siècle,
qu’on débute la recherche sur la mission, avec en la définition appropriée qui lui est attribuée,
afin de signifier ce qu’elle est réellement, après plusieurs tentatives.

Aussi, il convient de souligner que ces recherches ont commencé « à peu près à
l’époque de la conférence du CIM à Jérusalem en 1928 .»5Mais, ces tentatives n’ont pas
donné des solutions adéquates concernant la définition du concept mission. C’est ainsi que
poursuivront d’autres conférences de CIM qui, de leur manière, tenteront avec les idées. En
1947, la conférence du CIM à Whitby utilisera « les kérygme et koinonia pour résumer sa
conception de la mission. »6 Et puis, en 1950 elle ajoute à ces deux termes un troisième à
savoir diakonia. A sa suite, la conférence de Willingen aborde le concept dans la même
perspective tout en ajoutant la notion de « témoignage ‘’ marturia ‘’ » Une définition qui sera
considérée comme meilleure que les autres, car « ce témoignage est rendu au moyen de la
proclamation de la communion et du service.»7Dès lors, cette conception a été au cœur des
discussions missiologique des trois dernières décennies en s’imposant comme une définition
« la plus adéquate et la plus complète pour décrire ce que la mission est ou est censée
être.»8

Par ailleurs, on note que cette définition reste limitée. C'est ce que nous explique l’auteur
après s'être référé à Rutti qui, d’après lui admet que cette définition « a servi à faire sortir la
mission de la camisole de force d’une définition faite uniquement en fonction de la
proclamation de l’Évangile ou de la plantation de l’Église ; il admet aussi qu’elle puisse
encore avoir son utilité ici ou là »9En même temps, il constate aussi que « cette analyse, elle
contribue seulement à mettre en lumière des idées et des activités traditionnelles .» 10

Adhérant dans la pensée de Rütti, l’auteur trouve cela fondée car selon lui, le concept
mission demande « une herméneutique plus radicale et plus globale de la mission. »11 Ainsi
pour y arriver, il recommande de fournir plus d’ efforts pour n’est pas tenter de considérer
tout comme mission, un danger qui nous guette et que nous devons chercher à l’éradiquer car
selon la conception de l’auteur du terme mission, il le prend comme « un ministre aux

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multiples facettés:témoignage, service, justice, guérison, réconciliation, libération, paix,
évangélisation, communion; plantation d’Églises, contextualisation et bien d’autre choses
encore. »12Cependant, en listant ces différentes dimensions que peut porter le terme mission,
il se trouve devant un défi. Car, ceci « laisse entendre qu’il est possible de définir ce qui est
infini.» C’est ainsi qu’il trouve que, pour donner à la mission ce sens multidimensionnelle qui
pourrait lui donner un caractère authentique de son originalité en définissant la nature et la
qualité de la mission, l’auteur fait appelle à « des image, des métaphores, des évènements et
des descriptions plutôt qu’à la logique ou l’analyse. »13Il les résume en six principaux
« évènements salvateurs » dont nous avons : « l’incarnation du christ, sa mort sur la croix,
sa résurrection le troisième jour, son ascension, l’effusion du Saint-Esprit à la pentecôte et la
parousie.»14

Ces événements salvateurs résument la vie de Jésus et ils laissent transparaitre le lien
existant entre sa vie et sa mission. A sa suite, les chrétiens doivent faire la même chose et
c’est de cette manière que la mission de l’Eglises revêtira son sens multidimensionnelle,
comme cela est expliqué dans l’un des événements que nous avons analysé en titre illustratif
qui est à savoir : l’Incarnation du christ.

Ainsi, faisant allusion à l’incarnation du Christ, David [Link] commence d’abord par un
rapprochement de la compréhension de ce concept d’après les Églises. Il souligne que, les
Églises protestantes ont en général une théologie insuffisante de l’Incarnation. Une réalité qui
est contraire à celle des Églises orientales, Catholiques Romaines et Anglicanes. Ces
dernières « ont toujours pris l’Incarnation beaucoup plus au sérieux, bien que les Églises
orientales, aient tendance à concentrer leur attention sur l’Incarnation dans le contexte de la
préexistence, de l’origine du Christ.»15En d’autres termes, nous pouvons dire que leur
conception de l’Incarnation n’avait rien en commun avec la notion de la mission. Cependant
cette notion s’est mise au côté de la mission avec l’avènement de la théologie de la libération
« qui a situé la mission chrétienne, beaucoup plus explicitement qu’on ne l’avait jamais fait
jusque-là en fonction du christ incarné, l’homme Jésus de Nazareth, qui a cheminé
péniblement sur les routes poussiéreuses de la Palestine en ayant compassion des
marginalisés. »16Ceci pour dire que le Christ n’est seulement pas celui qui se donne aux
hommes, ou qui s’incarna pour se faire l’un de nous. Il est bien plus que cela. Car, il accepte
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aussi de souffrir, de transpirer et de saigner avec les victimes de l’oppression. C’est de cette
manière que l’incarnation du Christ se met en relief avec sa mission.

2. Où va la mission ?

Dans le point précédent, l’auteur nous a présenté les six principaux évènements lies à la
mission de l’Église. Ces évènements sont d’une importance capitale puisque, « Dans notre
mission, nous annonçons le Christ incarné, crucifié, ressuscité et monté au ciel, présent
parmi nous par l’Esprit et nous entrainant vers l’avenir dans son cortège triomphal .» 17 Ces
événements sont intrinsèquement liés les uns aux autres. Les séparer de la mission de l’Église,
on communiquerait au « monde un Évangile tronqué » qui ne pattisera pas avec l’homme de
Nazareth dont sa vie est le résumé de ces évènements qui précédent.

Se référant aux différents auteurs qui ont d’après les recherches souligné quelques aspects
négatifs des missions des missionnaires en Asie (en l’occurrence Emerito Nacpil qui
demande de prendre comme modèle de mission), les occidentaux en décrivant la mission
comme : « un symbole de l’universalité, de l’impérialisme occidental parmi les générations
du tiers monde »,18l’auteur par contre, à travers ce point, veut plutôt interpeller les
missionnaires à savoir orienter la tâche que l’Église leur confie car dit-il, « la mission est la
missio Dei, qui cherche à intégrer en elle les missiones ecclesiae, “les programmes
missionnaires de l’Eglise’”» Et c’est à lui de poursuivre son idée en s'exprimant en ces
termes : « La mission de l’Église ne se définit ni par la compétition avec d’autres religions, ni
par l’édification du Royaume de Dieu, ni par l’activité sociale, économique ou politique .»19

Bien que ces éléments constituent des que peut viser un missionnaire, ce que l’Église
doit d’abord viser c’est « la conversion, sa propre croissance, le règne de Dieu. »20C’est
dans cette direction que doit s’orienter la mission de l’Église; ce qui est en même temps la
volonté de Dieu.

Conclusion

Nous venons de suivre une brève présentation de la treizième partie du livre Dynamique de la
mission chrétienne de David J Bosch; et dont le sous point s’intitule les multiples facettes de
17
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la mission. Partant de ces deux points: «mission, un terme passe-partout ? et Où va la
mission ?». De ces deux interrogations, nous avons essayé de faire dégager tout abord, dans la
première interrogation, l’idée de l’auteur, qui veut nous expliquer que la mission dans, le
contexte de l’Église, n’est pas un terme passe-partout, mais bien au contraire, il est un terme
qui s’emploi pour signifier le témoignage, le service, la justice, la guérison la réconciliation,
la libération, la paix, l’évangélisation, la communion… Au deuxième moment, nous avons
expliqué quelle orientation peut prendre la mission que nous sommes appelés à accomplir
dans l’Église. À ce propos, nous avons dit que la mission doit d’abord viser la conversion,
ensuite la croissance; ce qui conduira enfin au Royaume de Dieu.

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