Chap1 : La Commutation Ethernet
Historique
L'Ethernet est aujourd'hui la technologie la plus répandue pour les réseaux locaux (LAN).
Son histoire remonte aux années 1970, avec des origines dans les laboratoires de recherche de Xerox
PARC. En 1973, Robert Metcalfe et son équipe ont conçu ce qui allait devenir le protocole Ethernet, avec
pour objectif de permettre la communication entre plusieurs ordinateurs sur un réseau local.
Le premier standard Ethernet, publié en 1980 sous le nom de DIX Ethernet, a été développé en
collaboration avec Digital Equipment Corporation, Intel, et Xerox, d'où l'acronyme DIX. Ce standard
définissait une vitesse de transmission de 10 Mbps sur un câble coaxial.
C’est également dans cette version que la trame Ethernet classique, avec ses champs de destination,
source, type, données et CRC (Cyclic Redundancy Check), a vu le jour.
Au fil des années, Ethernet a évolué pour s'adapter aux besoins croissants en bande passante et en
connectivité. En 1983, l'IEEE a publié la norme IEEE 802.3, qui a formalisé Ethernet en tant que standard
pour les réseaux locaux. Cette norme a introduit plusieurs améliorations, y compris l'utilisation de câbles
"coaxiaux fins" (10BASE2) et, plus tard, de câbles à paires torsadées (10BASE-T).
L’évolution ne s’est pas arrêtée là. Dans les années 1990, la demande pour des réseaux plus rapides a
conduit à l’introduction de Fast Ethernet (100 Mbps) et, plus tard, de Gigabit Ethernet (1000 Mbps),
marquant une montée en puissance des réseaux Ethernet. Aujourd’hui, des variantes à 10 Gbps, 40
Gbps, et même 100 Gbps sont couramment utilisées dans les datacenters et d’autres environnements
nécessitant des vitesses élevées.
Un des éléments clés qui rendent Ethernet fiable est l'intégration du contrôle d'erreur par CRC dans
chaque trame.
I. Concepts de la commutation
La commutation étant l’action d’acheminer, le commutateur est un périphérique réseau permettant de
filtrer et acheminer les trames en fonction de leurs adresses MAC de destination.
Au sein du réseau local, le commutateur est central, car c’est lui qui se charge de transférer
rapidement le trafic d’une interface à l’autre. Il est capable:
• D’effondrer des réseaux (collisions)
• de prendre en charge des pics de trafic
• d’éviter la congestion du réseau
• de qualifier et classer le trafic (QoS)
• d’améliorer la sécurité locale
Typiquement les commutateurs sont identifiés comme étant du matériel de couche 2 (LD). Un
commutateur multicouche (multilayer switch) ou encore commutateur de couche 3 (L3 switch) embarque
la technologie des commutateurs Ethernet de couche 2 mais avec des fonctions avancées de routage et
de prise en charge du trafic.
[Link]
Le commutateur examine le trafic reçu par chacun de ses ports et la table
d’acheminement (FDB,Forwarding Data Base) est construite par examen des adresses
MAC sources;
Le commutateur apprend ainsi la localisation géographique des stations;
À réception d’une trame,le commutateur consulte la table d’acheminement (table de
commutation)et achemine latrame reçue sur le seul port où est localisé le destinataire;
Les trames àdestination d’une adresse non inscrite dans la table et celles de diffusion sont
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répétées sur tous les ports,sauf le port de réception.
2. Fonctionnement
Le commutateur prend ses décisions de transfert du trafic sur base des adresses MAC de destination
(apprises dynamiquement). Ce sont des composants matériels comme des puces spécialisées, des
ASIC (Application Specific Integrated Circuit), qui prennent en charge la décision de transfert.
• Apprentissage dynamique : le commutateur apprend la ou les adresses MAC attachées à
chacun de ses ports par écoute de trafic;
• Transfert rapide : le commutateur transfère rapidement le trafic d’une interface à une autre. Pour le
transfert rapide, il utilise une table TCAM (Ternary Content Addressable Memory) : une table de
correspondance entre les ports et leurs adresses attachées.
Processus de transfert du commutateur
Dans le premier diagramme (à gauche), la station A livre du trafic Unicast à la station B. Le
commutateur qui reçoit ce trafic enregistre l’adresse MAC de la station et l’associe au port
d’entrée dans une table de commutation. Le commutateur transfère le trafic sur le port qui
connecte la station B, car il a déjà pris connaissance de la présence de son adresse MAC sur ce
port.
Donc, si l’adresse MAC de destination du trafic est connue du commutateur, il le transfère sur le bon
port de sortie aussi rapidement que si les deux partenaires de communication étaient directement
connectés au même fil.
Par contre comme dans le second diagramme (à droite), si le trafic dispose d’une destination :
le commutateur le transfère par tous les ports sauf le port d’origine. On parle alors de
“Frame flooding”.
Dans l’exemple suivant, le commutateur connait toutes les adresses MAC qui sont attachées à ses
ports. La CAM table semble complète. Ces entrées ont été apprises dynamiquement en fonction du
trafic qui lui est déjà parvenu sur chacun de ses ports.
Exemple de CAM Table complète sur un commutateur
Mode commutation
Les commutateurs Cisco connaissent deux modes de commutation :
• Store and Forward: Stocker et fait suivre
• Fast-Forward : « Avance rapide »
• Cut-Trough: couper à travers
NB: Peu importe le type de commutation "store-and-forward" ou "cut-through" utilisé par
les commutateurs , la décision de transfert est basée sur l'adresse MAC de destination dans les
paquets de données ou les trames.
• Fragment Free: sans fragment mélange entre les deux modes précédents
NB: Aucun de ces modes ne se configure ; ils s’enclenchent dynamiquement sur les plateformes
Cisco haute-performance.
Le mode “Store and Forward” est le mode par défaut et le plus lent. On le trouvera sur tous les
commutateurs.
3) Domaine de collision
Un domaine de collision est un domaine physique dans lequel des collisions peuvent survenir.
Quelle est l’étendue des domaines de collision sur les périphériques du réseau ?
• Un domaine de collision par port de commutateur.
• Le commutateur divise un domaine de collision par port. 7
• Un concentrateur (hub) ou un répéteur étend le domaine de collision.
Topologie physique
Au XXe siècle on trouvait des topologies en bus. Le nombre de postes de travail
connectés divise la bande passante marginale par poste de travail. L’infrastructure
physique en câblage coaxial est difficile à gérer, car toute déconnexion interrompait la
disponibilité du réseau. Les architectures évoluent mal sans point de concentration.
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Topologie logique
En remplaçant un câblage à paires torsadées plus souples et en créant des points
de concentration avec des Hubs, les architectures se sont améliorées mais le domaine de
collision augmentait avec le nombre de clients connectés et diminuait les performances du
réseau.
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Topologie commutée
Au début du XXIème siècle, les Hubs ont été progressivement remplacés par des commutateurs.
Si les domaines de collision sont dédiés par port de commutateur et qu’aucune collision locale
ne peut plus survenir quand ce port connecte une seule station de travail, un commutateur
transfert le trafic de diffusion (Broadcast) par tous ses ports (sauf celui d’origine). Seul un
“routeur”, élément de couche 3, peut arrêter ce trafic.
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4) Domaine de diffusion (Broadcast)
Un domaine de diffusion (Broadcast) est un domaine physique dans lequel du trafic de
diffusion peut se propager.
• Un commutateur étend un domaine de diffusion
• Un routeur arrête la diffusion
• Un domaine de diffusion correspond à un domaine IP sur le plan logique.
SÉCURITÉ DES PORTS DE COMMUTATEUR
Un réseau sécurisé empêche les attaques d'intrus qui peuvent s'introduire dans votre réseau. La
configuration de la sécurité des ports constitue un moyen d'améliorer la sécurité de votre réseau.
La sécurité des ports permet de sécuriser le réseau en empêchant les périphériques inconnus de
transférer des paquets. Lorsqu'un lien tombe en panne, toutes les adresses verrouillées
dynamiquement sont libérées. La fonction de sécurité du port offre les avantages suivants :
Possibilité de limiter le nombre d'adresses MAC sur un port donné. Les paquets ayant une
adresse MAC correspondante (paquets sécurisés) sont transférés ; tous les autres paquets
(paquets non sécurisés) sont restreints.
Activation de la sécurité des ports par port.
Par défaut tous les ports des Switch sont activé. ll existe plusieurs façons de configurer la sécurité
des ports.
II. La trame Ethernet
« Le Media Access Control (MAC) » permet en réalité aux dispositifs « de parler » sur le
réseau Ethernet. Chaque dispositif a une adresse MAC unique comprenant 6 octets qui
est régie par IEEE et le fabricant de produit pour maintenir l’unicité. Cette adresse MAC est
utilisée dans l’adresse source (SA) pour indiquer quel nœud a envoyé la trame et est
utilisé dans l’adresse de destination (DA) pour indiquer la destination de la trame.
Une simple trame Ethernet/IP peut contenir plus de 1500 octets de données, selon les
besoins de l’application. La combinaison de contrôle en temps réel avec la haute
capacité de données fait de l’Ethernet industriel un support de plus en plus attractif, avec
plus d’intelligence incorporée dans moins de dispositifs.
Analyse de protocoles
Une trame Ethernet contient d’abord un champ sur 6 octets représentant « l’adresse physique
» de destination, puis un champ sur 6 octets représentant « l’adresse physique » source, suivi
d’un champ sur 2 octets indiquant le type de données encapsulées, et enfin un champ sur au
minimum 46 octets contenant les données. Le champ Type valant 0x800, il s’agit de données IP.
Structures d’une trame Ethernet
Préambule :permet de synchroniser l'envoi.
SFD (Starting Frame Delimiter) : indique à la carte réceptrice que le début de la trame va
commencer.
Adresse destination :adresse MAC (Medium Access Control) de l'adaptateur destinataire.
•Les trois premiers octets désignent le constructeur.
•Les trois derniers octets désignent le numéro d'identifiant de la carte.
Adresse source :adresse MAC (Medium Access Control) de l'adaptateur émetteur. 16
Ether Type :type de protocole
• 0x0800 - IPv4
• 0x8100 :802.1q (encapsulation vlan)
• 0x0806 - ARP
• 0x8019 - Domain
• 0x8035 - RARP
• 0x809B - AppleTalk
• 0x86DD - IPv6
Données : entre 46 et 1500 octets et contient les données de la couche 3. Si la taille des
données est inférieure à 46 octets, alors elle devra être complétée avec des octets de
bourrage (padding);
FCS :séquence de contrôle de trame.
o TTL (TimeTo Live) :indique la durée de vie maximale du paquet Protocole :représente le type de
Data
•01 - 00001 - ICMP
•02 - 00010 - IGMP
•06 - 00110 – TCP
•17 - 10001 – UDP
o Checksum :représente la validité du paquet de la couche 3
o Adresse IP source :adresse IP source ou de réponse
o Adresse IP destination :adresse IP destination
o Options :optionnel
o Bourrage :permet de combler le champ option 17
Vue d’ensemble de la trame Ethernet
Datagramme IP
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BARRY SEIDOU JACQUES
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BARRY SEIDOU JACQUES
Début du datagramme IP
BARRY SEIDOU JACQUES 20
II. l'identificateur d'interface IPv6 a partir de l'adresse MAC
La nouvelle génération de IP, IPng (next generation), ou IPv6 va offrir de nouvelles capacités
d’adressage, des options de sécurité, et bien d’autres fonctionnalités qui vont faciliter les
interconnexions globales.
IPv6 a été recommandé par les responsables de la nouvelle génération du protocole Internet de l’IETF
(Internet Engineering Task Force) au cours du meeting de l’IETF de juillet 1994 a Toronto et
définitivement spécifié par la recommandation RFC 1752.
Il est important de souligner que les changements des protocoles comme TCP ou IP affectent
fatalement les applications existantes. En conséquence, de tels changements doivent être effectués
avec précaution et seulement quand ils deviennent nécessaires.
Deux solutions ont été recommandées pour faire face aux insuffisances de IPv4 tout en gardant la
même longueur pour les adresses :
- Subnetting (création de sous-réseaux) en décomposant le champ Numéro Réseau en deux, Prefixe.
Réseau et Préfixe Sous-réseau ;
- CDIR (Classless Inter-Domain Routing) : routage sans notion de classe ce qui permet une allocation
d’adresses plus efficace.
Même avec ces solutions, les adresses IP vont manquer (prévision entre 2000 et 2028). Par
conséquent, le futur d’Internet passe par une reconsidération fondamentale de l’adressage dans le
21
protocole IP.
Principales extensions apportées par IPv6
IPv6 a été conçu comme une évolution de IPv4 et non comme un changement radical du protocole IP.
Par conséquent,les applications fonctionnant sous IPv4 devraient fonctionner normalement sous IPv6.
Les changements entre IPv4 et IPv6 peuvent être classées de la manière suivante :
- capacités d’adressage et de routage étendues :la taille des adresses passe de 32 a 128 bits ;
- introduction d’un nouveau type d’adressage appelé anycast permettant d’identifier un groupe de
machines et un paquet envoyé a une adresse anycast est délivré à une des machines appartenant au
groupe désigné par l’adresse ;
- simplification du format de l’ entête de paquet :pour réduire le coût de traitement des entêtes,
certains champs ont été supprimées et d’autres sont rendus optionnels ;
- possibilités de définition de la qualité de service demandée par certains types d’applications (les
applications temps réel notamment) ;
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- capacités d’authentification et de confidentialité.
Système d’adressage
o Types d’adresses
IPv6 définit trois types d’adresses :
- Unicast :une adresse pour chaque interface (équipement).Un paquet envoyé a une adresse unicast
est délivré a une seule interface.
- Anycast :une adresse désigné un groupe d’interfaces. Un paquet envoyé a une adresse anycast
est délivré à une des interfaces identifiées par l’adresse anycast.
- Multicast :une adresse désigne un groupe d’interfaces. Un paquet envoyé a une adresse multicast
est délivré a toutes les interfaces identifiées par l’adresse multicast.
Une interface (c’est-a-dire un équipement, un ordinateur, … ) peut avoir plusieurs adresses de types
éventuellement différents (unicast, anycast et multicast).
Il n’y a pas d’adresses Broadcast, l’adressage IPv6 permet de regrouper les adresses hiérarchiquement,
par réseau, par fournisseur d’accès Internet, géographiquement, par société, etc. De tels
regroupements devraient permettre de diminuer la taille des tables de routage et d’accélérer le
traitement au niveau des routeurs comme dans IPv4, car leur fonction est réalisée par les adresses
multicast.
De plus, la fonction broadcast est pénalisante, car elle nécessite un certain traitement pour chaque
nœud, même si celui-ci va ignorer le paquet diffusé en broadcast. Le multicast cible certains nœuds
seulement,ce qui est plus économique.
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Le type spécifique d’une adresse est indiqué par les premiers bits de cette [Link] exemple,les
préfixes suivants sont définis :
- Adresses globales de fournisseurs d’accès :préfixe = 010
- Adresses globales géographiques :préfixe = 100
- Adresses unicast sur lien local :préfixe = 1111111010
- Adresses multicast :prefixe = 11111111
Actuellement,près de 85% de tout l’espace d’adressage reste disponible pour le [Link] adresses IP
peuvent être écrites de trois manières :
- une forme hexadécimale complète :X :X :X :X :X :X :X :X où chaque X représente une
valeur sur 16 bits ;
- une forme hexadécimale abrégée qui ressemble à la forme précédente mais dans
laquelle les valeurs X égales à 0 sont condensées comme dans l’exemple suivant
(attention l’abréviation ::ne peut apparaître qu’une seule fois dans une adresse) :
1 :0 :0 :0 :0 :0 :0 :15 s’écrit en forme condensée1 ::15 ;
- une forme permettant le rapprochement entre adresses IPv4 et adresses IPv6 qui
s’écrit sous la forme :X :X :X :X :X :X :d.d.d.d où chaque X représente une valeur sur
16 bits et chaque d représente une valeur sur 8 bits.
Par exemple au lieu d’écrire l’adresse IPv4 0 :0 :0 :0 :0 :0 :[Link] avec des zéros on l’écrit
de la manière suivante ::[Link]. 24
Une adresse IPv6 qui contient une adresse IPv4 commence par une série de 96 bits a zéro.
0 :0 :0 :0 :0 :0 :0 :0 (ou ::) est appelée adresse non spécifié[Link] ne doit être assignée a aucun nœud et
ne peut être utilisée comme adresse de destination.
0 :0 :0 :0 :0 :0 :0 :1 (ou ::1) est appelée adresse de loopback (bouclage) et peut être utilisée par un
nœud pour s’envoyer un paquet a lui-même. Cette adresse est l’équivalent de l’adresse
[Link] dans IPv4.
Plan d’adressage
L’identifiant d’interface
L’indentifiant d’interface dans IPv6 correspond à la notion d’Host I D d’IPv4.
Afin de faciliter les opérations d’autoconfiguration et de disposer d’un identifiant unique au niveau
mondial, l’identifiant correspond a une nouvelle proposition d’extension de l’adressage IEEE sur 64
bits.
Ce nouvel identifiant d’interface sur 64 bits (EUI-64, End-User Interface) garantit l’unicité d’adresse.
Pour les interfaces non dotées de cet identifiant, celui-ci peut être déduit de l’adresse MAC IEEE de
48 bits (figure suivante).
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Lorsqu’une interface n’est dotée d’aucun identifiant, l’administrateur local peut lui attribuer un
identifiant.
Méthode
Pour créer l'identificateur d'interface IPv6 a partir de l'adresse MAC :
- Vous devez convertir l'adresse IEEE 802 en une adresse EUI-64 puis appliquer une
complémentation au bit U/L ;
- Insérer ensuite 0xFF-FE entre les troisième et quatrième octets de l'adresse MAC.
Le bit Universelle/Locale prend la valeur 0 (ou 1) s'il a pour valeur 1 (ou 0).
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Exemple de conversion d'adresse IEEE 802
L'hôte A possède l'adresse MAC Ethernet 00-AA-00-3F-2A-1C. Dans un premier temps, il est converti
au format EUI-64 par insertion de FF-FE entre les troisième et quatrième octets, ce qui génère
l'adresse
00-AA-00-FF-FE-3F-2A-1C. Ensuite, le bit U/L, qui est le septième bit du premier octet, subit une
complémentation.
Le premier octet au format binaire est 00000000. Apres complémentation du septième bit, il devient
00000010 (0x02). Le résultat final est 02-AA-00-FF-FE- 3F-2A-1C qui, une fois converti en notation
hexadécimale a deux-points, devient l'identificateur d'interface 2AA:FF:FE3F:2A1C.
Par conséquent,l'adresse limitée à la liaison qui correspond a la carte réseau portant l'adresse MAC
00-AA-00-3F-2A-1C est FE80::2AA:FF:FE3F:2A1C.
Remarque :
Lorsque vous appliquez une complémentation au bit U/L, ajoutez 0x2 au premier octet si
l'adresse EUI-64 est gérée universellement ou retirez 0x2 si elle est gérée localement.
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Exemple :
Pour l'adresse MAC : 00-60-08-52-F9-D8:
Network prefix est: 2001:0B30:5000:0011::/64
Les chiffres hexadécimaux 0xFF-FE sont insérés pour former l'adresse 64 bits :
00-60-08-FF-FE-52-F9-D8
Le bit Universelle/Locale de l'adresse MAC ayant pour valeur 0, il prend la valeur [Link], le
premier octet, 0x00, prend la valeur 0x02.
Par conséquent, l'identificateur d'interface IPv6 correspondant a l'adresse MAC est :
02-60-08-FF-FE-52-F9-D8
Et l’adresse IPv6 limitée a la liaison qui correspond a la carte réseau est :
2001:0B30:5000:0011:0260:08FF:FE52:F9D8/64
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Les adresses Unicast
Elles désignent une et une seule machine.
Elles comportent une partie réseau "préfixe" et une partie hôte "suffixe":
La partie réseau ou préfixe est codée sur 64 bits :les 48 bits publics "Global Routing Prefix" et
les 16 bits de site définissant le sous-réseau.
La partie hôte ou suffixe est codée aussi sur 64 bits, fabriquée à partir de l'adresse MAC de
l'interface, elle permet d'identifier la machine dans un réseau donné.
Prenons par exemple cette adresse fe80::20d:61ff:fe22:3476.
fe80::, en réalité fe80:0000:0000:0000 correspond au préfixe ou partie réseau
20d:61ff:fe22:3476 correspond au suffixe ou partie hôte.
Les adresses Unicast sont les plus simples car désignant une interface unique, permettent à un paquet
envoyé à une telle adresse,d’être remis à l'interface ainsi identifiée.
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Les adresses Multicast
Le protocole IPv6 généralise l'utilisation des adresses multicast qui remplacent les adresses de type
"broadcast" (diffusion) qui n'existent plus en IPv6. La raison de cette disparition est que l‘émission d'un
paquet broadcast était très pénalisante pour toutes les machines se trouvant sur un même lien.
Une adresse multicast est une adresse désignant un groupe d'interfaces donné. Une interface est libre
de s'abonner a un groupe ou de le quitter a tout moment, c'est donc moins pénalisant qu'en IPv4.
Flag (drapeau) : contient 0000 pour une adresse permanente (qui est affectée par une
autorité compétente de l’IETF) et 0001 pour une adresse temporaire. Par exemple, une adresse
multicast est allouée de manière temporaire a un ensemble de participants le temps d’une
téléconférence.
Scope (champ d’action de l’adresse): les quatre bits indiquent le domaine de validité de
l’adresse : Le champ Scope permet de garantir le confinement des paquets dans une zone
déterminée et éviter ainsi que des paquets associés par exemple à une téléconférence se
dispersent sur tout le réseau mondial.
· ff01 :nœud local,les paquets ne quittent pas l'interface.
· ff02 :lien local, les paquets ne quittent pas le lien. 30
· ff05 :site local, les paquets ne quittent pas le site.
N B : La scope est une nouvelle notion qui n'existait pas en IPv4. En fait une interface ne possède pas
une seule adresse IPv6 mais peut en avoir plusieurs.
Les adresses Anycast
Anycast est un nouveau type d'adressage. Il identifie un nœud, parmi un groupe de nœuds, qui doit
recevoir l'information.
Une adresse anycast, comme une adresse multicast, désigne un groupe d'interfaces, à la différence
qu'un paquet émis avec comme destinataire une adresse anycast ne sera remis qu'a un seul membre
du groupe, par exemple le plus proche au sens de la métrique des protocoles de routage, même si
plusieurs interfaces ont répondu au message.
Un usage prévu pour les adresses anycast est l’identification des groupes des routeurs appartenant a
une entreprise fournissant un accès a Internet, ce qui permet de banaliser l’accès aux routeurs de
cette entreprise.
L'interface de destination doit spécifiquement être configurée pour savoir qu'elle est anycast.
L’expérience de l’utilisation large des adresses anycast reste pour le moment assez limitée.
31
Portée des adresses
Les quatre portées d'adresses sont :
- Nœud-local: il s'agit de l'adresse de loopback. Elle est notée ::1/128 ;
- Lien-local: adressage commun aux machines d'un même lien physique reliées entre elles sans
routeur intermédiaire .Ces adresses ont comme préfixe fe80::/64. Seuls les équipements de la
couche 2 du modèle OSI peuvent utiliser ces adresses pour communiquer entre eux. Cette adresse
est obtenue par auto-configuration.
- Site-local: adressage commun des machines d'un même site. Par exemple, un site qui n'est pas
encore relié a Internet peut utiliser ce type d'adresse. C'est un peu le concept des adresses privées
en IPv4 (192.168.x.x ou 10.x.x.x). Une adresse site local a comme préfixe fec0::/48 suivi d'un
champ de 16 bits permettant de définir des sous-réseaux.
- Globale: ce sont des adresses dont le routage est effectué sans restriction. Leur préfixe est
2000::/3, ce qui signifie qu'elles commencent par 001 en [Link]ètement, on utilise 2xxx ou
3xxx.
On distingue :
· Pour les adresses unicast :
- Nœud-local ;
- Lien-local ;
- Site-local ;
- Globale. 32
· Pour les adresses anycast,la portée est identique aux adresses unicast.
· Pour les adresses multicast ff00 ::/8 :Les 4 bits les moins significatifs du 2eme octet (ff0s ::) identifient
la portée de l’adresse :
-Si s=1, l’adresse multicast est locale a l’hôte ;
-Si s=2, l’adresse est lien-local,
-Si s=5, l’adresse est locale au site,
-Si s=e, l’adresse est globale.
Fig. Les Types des adresses IPv6
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Structure des adresses IPV6
Elles passent de 4 octets en IPv4 a 16 octets en IPv6 = 128 bits => ≈ 3,4 ×1038 .
Règle d'écriture:
- En IPv4, on a des valeurs en décimal séparées par un point: [Link]
- En IPv6, l'adresse IPv6 est en hexadécimal ( 1 caractère hexa = 4 bits ) avec séparateur ":" entre
groupes de 2 octets = 4 codes hexa par groupe = 16 bits par groupe.
Exemple :
0010000111011010 0000000011010011 0000000000000000 0000000000000000
0000001010101010 0000000011111111 0000000000000000 1001110001011010
En hexadécimal :21DA :00D3 :0000 :0000 :02AA :00FF :0000 :9C5A
Les zéros en tête de chaque bloc sont supprimés. Cependant chaque bloc doit avoir
au moins un chiffre individuel.
21DA :D3 :0 :0 :2AA :FF :0 :9C5A
Une séquence contiguë de 0 peut être remplacé par ‘ :‘ une unique fois.
21DA :D3 :0 :0 :2AA :FF :0 :9C5A
21DA :D3 ::2AA :FF :0 :9C5A
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Exemples adresses IPV6 :
· L’adresse de lien local :FE80 :0 :0 :0 :0 :BABE :C AF E :0042 peut être compressée
en :
FE80 ::BABE :CAF E :42
· L’adresse multicast :FF02 :0 :0 :0 :0 :0 :0 :2 peut être compressée en :FF02 ::2
· Une série contiguë de 16 bits seulement :FF02 :30 :0 :0 :0 :0 :0 :5
FF02 :3 ::5 F A U X !!!
FF02 :30 ::5 O K
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